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Accueil du site > Actualités > Politique > Sarkozy, la « baisse » des impôts et l’injustice fiscale

Sarkozy, la « baisse » des impôts et l’injustice fiscale

Ce que dissimule les promesses fiscales de Nicolas Sarkozy - où un calcul rapide permet de démasquer une escroquerie : la « baisse des impôts ».

Dans Le Monde du 23 janvier 2007, Nicolas Sarkozy précise ses ambitions fiscales pour la France. Son raisonnement est le suivant : en baissant l’impôt sur le revenu, on rend du pouvoir d’achat aux Français, lesquels vont consommer davantage, ce qui aura pour effet d’augmenter les recettes de l’Etat via la TVA. Un petit décryptage s’impose.

Rappelons d’abord que l’impôt sur le revenu est un impôt progressif et "redistributif ", l’impôt solidaire par excellence : plus vos revenus sont importants, plus vous payez, et donc plus vous contribuez à la solidarité nationale. Dit autrement, une partie de ce que vous gagnez est redistribuée à l’ensemble des Français via le financement des services publics de la santé, de l’enseignement, de la police, de la justice, etc... - car il est utile de rappeler qu’on ne place pas dans un coffre-fort les fonds collectés par les impôts.

Illustrons ce mécanisme avec un exemple simple (et des chiffres volontairement simplifiés) : supposons que chaque Français reçoive de l’Etat mille euros par an via l’accès aux services publics (scolarité des enfants, accès à l’hôpital, sécurité...).

Via l’impôt sur le revenu et son assiette progressive, un Français (appelons-le Jean) qui gagne 1000 € par mois paiera 500 € d’impôt sur le revenu par an ; un autre (disons Béatrice) qui gagne 2000 € mensuel paiera 1500 € d’impôt annuel (elle gagne le double de Jean mais contribue au triple à la solidarité nationale, et c’est là tout l’intérêt de la progressivité de l’impôt : la redistribution solidaire des ressources) ; et enfin Nicolas, qui gagne 4000 € chaque mois, paie, quant à lui, 5000 € par an en impôt sur le revenu (même chose donc...).

En net (c’est-à-dire compte tenu que chacun reçoit en retour 1000 € via les services publics), Jean reçoit de l’Etat 500 €, tandis que Béatrice ne contribue réellement au fonctionnement de l’Etat que pour 500 € et Jean pour 4000 € - mais il reste que Jean a un revenu net d’impôt de 11 500 € (contre 12 000 avant redistribution), tandis que celui de Béatrice est de 22 500 € (contre 24 000 avant redistribution) et celui de Nicolas de 43 000 € (contre 48 000 avant redistribution), chacun d’entre eux ayant par ailleurs un accès égal aux services publics de l’Etat (du moins en théorie...).

Disons maintenant que la population française est répartie de la manière suivante : pour vingt Français qui gagnent 1000 € par mois (et sont donc dans le cas de Jean), quatre gagnent 2000 € (comme Béatrice) et deux gagnent 4000 € (comme (Nicolas). On remarquera que, dans cet exemple très simplifié, l’Etat a des dépenses strictement équivalentes à ses recettes.

Faisons alors ce que préconise Mr Sarkozy et baissons l’impôt sur le revenu de tout ce petit monde (c’est d’ailleurs peu ou prou la politique menée par les gouvernements Raffarin-Sarkozy-Villepin depuis cinq ans).
Rendons donc à chacun 10% de ce qu’il paie en impôt sur le revenu :

  • Jean récupère 50 € de pouvoir d’achat, à comparer à son revenu annuel net qui était de 11 500 € (donc une augmentation de moins de 0,5 % de son pouvoir d’achat) ;
  • Béatrice de son côté récupère 150 € (soit un gain de 0,7% sur son pouvoir d’achat) ;
  • quant à Nicolas, il gagne dans l’opération 500 € : 1,15% de pouvoir d’achat en sus, et en valeur, dix fois plus que Jean, lequel gagne pourtant quatre fois moins... Terrible constat mathématique qui détruit un effet d’annonce, mais que le lecteur, et encore plus le téléspectateur, ne fera jamais, car personne ne prendra le temps de le lui expliquer. Cette analyse jamais effectuée démontre pourtant amplement que l’impact d’une baisse d’imposition n’a absolument rien d’égalitaire. Au contraire, elle renforce l’inégalité existante !


INJUSTICE FISCALE

Mais regardons maintenant cette "opération Sarkozy" d’un autre point de vue : selon ses propres termes, 2600 € sont ainsi "rendus aux Français" en pouvoir d’achat. Sur ces 2600 €, 1000 € vont aux deux Français qui gagnent déjà... 4000 € par mois, 600 € vont aux quatre français qui gagnent 2000 € par mois et enfin 1000 € sont répartis entre les ... vingt Français qui eux gagnent seulement 1000 € par mois. Dit autrement, le cadeau fiscal de M. Sarkozy profiterait autant à 10% des Français les plus riches qu’à 75% des contribuables français les plus pauvres. On peut sans doute avoir une autre conception de la justice fiscale !

On aura par ailleurs remarqué que cet exemple a mis de côté tous les Français qui en réalité gagnent suffisamment peu pour ne pas payer l’impôt sur le revenu (48 % des personnes en mesure de l’acquitter) et qui de fait ne profiteraient pas du tout du "cadeau" de M. Sarkozy. De même qu’on n’a pas ici évoqué le cas des très riches... dont une part du revenu échappe déjà en grande partie par des déductions légales combinées.

Le second problème est maintenant que notre Etat, dont les dépenses étaient équilibrées (c’est une théorie), se retrouve avec 2600 € de moins dans ses caisses... et peut donc obligatoirement rendre moins de services, moins redistribuer. Mais Nicolas Sarkozy nous dit qu’il avait la solution : ce pouvoir d’achat, qu’il redistribue de cette manière socialement douteuse, ira à la consommation, donc rapportera à l’Etat en TVA.

Remarquons d’abord que l’hypothèse est pour le moins très discutable : dès lors que ce pouvoir d’achat est distribué pour moitié à des catégories sociales suffisamment aisées pour avoir déjà eu la possibilité de constituer une épargne, et qui donc ont les moyens de consommer à hauteur non seulement de leurs besoins mais également de beaucoup de leurs désirs, on peut facilement comprendre qu’une bonne partie de ce pouvoir d’achat supplémentaire viendrait en réalité tout simplement grossir une épargne déjà constituée.

LE COMPTE N’Y EST PAS !

Mais admettons, admettons que tout ce pouvoir d’achat soit consommé et rapporte à l’Etat 19,6% de TVA. Ce serait alors seulement... à peine 20% de la somme investie par la diminution qui serait récupérée par l’Etat.

Le compte n’y est pas du tout, et il faudra donc également diminuer les dépenses (dépenses pour l’école, pour la santé, pour la justice, pour la sécurité...) si l’on ne veut pas creuser un déficit déjà beaucoup trop lourd. Et ainsi, ce ne sont plus 1000 € qui pourront être redistribués à chaque Français via leurs services publics, mais plus que 920, soit une perte de 80 € pour chacun ! Les gens qui auront déjà perdu subiront une double peine dans la mesure où ce sont les petits et moyens revenus qui " consomment" les services publics, les autres ayant en tant que besoin recours au privé.

Faisons finalement les comptes de la supercherie, du miroir aux alouettes électorales :

Jean gagnerait... 50 € annuel sur sa feuille d’impôt, qu’il consomme et sur lesquels donc il paye 20% en TVA, soit 10 €, et on arrive donc un gain net annuel de 40 € auquel il faut ajouter qu’il subira de plein fouet les suppressions de postes dans les écoles, les hôpitaux, et les autres services publics, l’Etat ne consacrant plus que 920 € à leur financement. Au total, ce brave Jean, alors qu’on lui vend une réduction de sa charge fiscale, n’aura absolument rien gagné, et se retrouvera en réalité perdant de 40 € ! Il aura de fait été politiquement abusé !

Béatrice qui doit gagner 150 € annuels sur sa feuille d’impôt, moins 30 € reversés en TVA, aura finalement un gain net annuel de 120 €. Et au total (en tenant compte des sommes que l’Etat ne peut plus lui redistribuer), un gain réel de seulement 40 € . Et pour elle aussi l’illusion risque d’être cruelle.

Nicolas, pour sa part, gagne 500 € d’impôt sur le revenu, il reverse 100 € en TVA (à moins bien sûr qu’il ne choisisse d’épargner, mais bon...) ; il fait donc un gain net annuel de 400 €, qui lui permettront facilement de financer les 80 € que l’Etat ne consacre plus à sa santé ni à sa sécurité - et il lui reste même plus de 300 € pour payer un soutien scolaire privé à ses enfants (l’enseignement public étant défaillant faute de moyens suffisants), ou un accouchement dans une clinique privée pour sa femme (l’hôpital public n’ayant plus les moyens de fonctionner efficacement), à moins plutôt qu’il ne choisisse de les placer dans une caisse de retraite privée...

UNE ESCROQUERIE FLAGRANTE

Dans cette démonstration, on a en outre omis de préciser que la TVA est un impôt proportionnel, donc totalement non progressif et non distributif, contrairement à l’impôt sur le revenu, et voilà donc une injustice sociale supplémentaire que de vouloir rendre d’un côté de l’impôt sur le revenu et prélever de l’autre par la TVA.

Mais on se souvient que c’est une pratique habituelle des amis de Nicolas Sarkozy, lesquels, il n’y a pas si longtemps, lorsque Alain Juppé était Premier ministre, avaient fait passer la TVA de 18,6% à 20,6% tout en prétendant baisser l’impôt sur le revenu. De même que nous savons déjà d’expérience que la baisse de l’impôt sur le revenu est accompagnée de la régionalisation de nombreuses dépenses, lesquelles sont alors financées via les impôts locaux (bien moins redistributifs eux-aussi...)

Au bout du compte, les impôts auront en réalité augmenté, et auront d’autant plus augmenté que vous êtes moins riches.

En conclusion, il faut évidemment remercier Nicolas Sarkozy de remettre au cœur du débat politique ces évidences qui font que prétendre que droite et gauche seraient des notions dépassées est une vaste duperie. Il y a pour les Français un véritable choix à faire - et il ne s’agit pas seulement de la fiscalité. Espérons que le débat - et l’information sur le débat - sera à la hauteur des enjeux qui président à ce choix. Faute de second tour, ce ne fut pas le cas en 2002. Il est aujourd’hui plus que temps que le débat ait lieu au grand jour, tout masque baissé et toute langue de bois rentrée. Ce petit texte a l’ambition d’y contribuer un peu...


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67 réactions à cet article    


  • (---.---.130.52) 15 février 2007 12:09

    et c’est ainsi que j’attends les effets des 30 milliards d’impots accordes aux contribuables par chirac !!!!


    • Tom@ (---.---.27.227) 15 février 2007 12:15

      Avec un déficit budgétaire conséquent j’ai toujours été contre les baisses d’impôts ou les « cadeaux fiscaux » offert par l’état Français.

      Par contre je n’avais jamais vu le problème sous l’angle par lequel cet article l’aborde... et du coup je suis parfaitement ébahi par une telle malhonnêteté de la part de nos politiques...

      Je trouve même inquiétant que personne n’ai jamais relevé ce simple calcul qui même s’il est très « théorique » reste révélateur d’un manque flagrant de travail journalistique en france... smiley


      • titinu (---.---.156.13) 15 février 2007 12:18

        faux .... seulement 47% des foyers fiscaux payent réellement des impots !


        • Tom@ (---.---.27.227) 15 février 2007 12:36

          ou là là... oui c’est sûr il s’est trompé de 1%.... mais par contre tu aurais pas autre chose à dire pour contredire cet article ? smiley


        • Dedalus (---.---.163.209) 15 février 2007 12:37

          oui, et du coup pour ceux-là, non seulement il ne profite pas du cadeau fiscal, mais ils en subissent de plein fouet les conséquences néfastes, puisque c’est autant d’argent en moins consacré aux services publics (école, santé, justice, police...) et à la solidarité nationale (aides sociales)... alors même que ce sont ceux qui en auraient le plus besoin - car s’ils ne paient pas l’impôt sur le revenu c’est bien parce que leurs revenus sont trop faibles pour être considérés comme imposable.

          notons par ailleurs que dire qu’ils ne paient pas d’impôts est fondamentalement faux puisqu’ils le paient via la TVA chaque fois qu’ils dépensent leur argent, donc à hauteur de 20% de leurs déjà maigres revenus - TVA qui est l’impôt le moins juste, le moins redistributif et qui contribue le plus aux ressources de l’Etat !


        • jcm (---.---.74.65) 15 février 2007 13:16

          Excellent !!!

          Pour qui souhaiterait manifester son attachement à la progressivité de l’impôt une pétition est en ligne : Appel : « Pourquoi nous consentons à l’impôt ».


          • Elric77 (---.---.186.250) 15 février 2007 13:19

            La vraie question est :

            Comment faire pour que les contribuables « Béatrice » soient les plus nombreux ?

            C’est pas en augmentant les impôts sur le revenu. Car avec ta logique : tu finiras par prendre tout l’argent et tu redonnera 500 euros à chaque « Jean », « Béatrice »... Pourquoi travailler si de toute façon on nous donne/laisse 500 euros !!!

            Relisez les Droit de l’homme de 1789...


            • MarreDesCocos (---.---.180.89) 15 février 2007 14:03

              L’injustice c’est que par 1000 euros de gagnés :

              Jean paie 41,67 euros d’impôts.

              Béatrice paie 83,33 euros d’impôts.

              Nicolas paie 104,17 euros d’impôts.


              • Dedalus (---.---.163.209) 15 février 2007 14:32

                TOTALEMENT FAUX !!! La progressivité de l’impôt fait en sorte que sur les mille premiers euros gagné chaqun paye exactement la même chose, puis sur les mille euros suivants également mais un peu plus, puis encore pour les mille suivants, etc... la seule différence d’un foyer fiscal à l’autre est que certains ne gagne pas les mille suivants.

                mais peut-être n’est-ce pas assez clair, donc reprenons un exemple schématique :

                - vous gagnez 1000€, vous êtes imposez dessus à 10%, soit 100 € ;

                - vous gagnez 2000€, vous êtes imposez dessus à 10% pour 1000 et 15% pour les 1000 suivants, soit 100+150=250 € ;

                - vous gagnez 3000€, vous êtes imposez dessus à 10% pour 1000, 15% pour les 1000 suivants, 18% pour les derniers, soit 100+150+180=430 € ;

                etc...

                (les chiffres et même les ordres de grandeurs sont pris uniquement à titre d’exemple, juste pour illustrer un mécanisme et contredire un lieu commun. la réalité est que lorsque quelqu’un vous dit qu’il est imposé à 50%, c’est qu’il gagne déjà suffisamment pour arriver jusqu’à cette tranche et on ne lui demande 50% que sur la dernière part de son revenu, celle qui le fait aller jusqu’à cette tranche - s’il gagne par exemple 10 000€ par mois, sur les 3000 premiers euros il paie exactement la même chose que celui qui n’en gagne en tout et pour tout que 3000 €)

                cela s’appelle la progressivité de l’impôt et c’est sur cela que repose le système de redistribution, garant de la solidarité nationale.


              • jujubinche (---.---.235.222) 15 février 2007 14:35

                Indécrottable. Salaud de pauvres !


              • habon (---.---.132.20) 15 février 2007 14:16

                Si tu veux nous expliquer que lorsque lon baisse l’impot sur le revenu cela profite a ceux qui en paye le plus... ce n’etait pas la peine d’ecrire un article aussi long.

                He oui, baisser les impots n’est interessant que pour ceux qui en payent..... cest a dire moins de la moitie des francais (on a dit justice ?)

                Ensuite en ce qui concerne l’epargne, il fini toujours par etre depense a un moment donne, ce n’est qu’une question de temps....

                La verite est que la TVA est l’impot le plus SOCIAL et EFFICACE. Il faudrait imperativement monter les taux de TVA pour :
                - > faire contribuer tous les touristes/visiteurs a notre systeme social
                - > faire payer plus de contributions sur les produits importes.

                Bien sur cela ferait de l’inflation quil faudrait compenser en baissant les charges sur les salaires, et en augmentant les minima sociaux.

                Cest ce qui se passe en allemagne qui est en ce moment en pleine reprise economique....


                • jujubinche (---.---.235.222) 15 février 2007 14:37

                  A creuse .., mais réduire la reprise en Allemagne à son taux de TVA, par contre ..


                • Dedalus (---.---.163.209) 15 février 2007 14:48

                  soyons très clair : la TVA est l’impot libéral par excellence : il n’est absolument pas redistributif et va à l’encontre de tout principe de solidarité... smiley

                  quand à son efficacité : M. Juppé l’avait augmenté de deux points en 1995... avec les résultats économiques catastrophiques que l’on sait, sans parler même de l’échec social auquel cela avait également conduit... smiley


                • habon (---.---.132.20) 15 février 2007 14:59

                  Ce n’est pas l’impot qui est redistributif ou non. Cest sa facon de le depenser, pas la facon de le collecter.

                  tous les impots arrivent dans une caisse commune appelee BUDGET qui est ensuite redistribue. Il n’y a pas d’euro estampille ’Justice sociale’.

                  Pour l’etat il n’y a que des euros collectes et depenses.


                • habon (---.---.132.20) 15 février 2007 15:12

                  Au fait je viens de tomber sur cette publicite...

                  http://www.investinmacedonia.com/

                  vive la solidarite europeene


                • Dedalus (---.---.163.209) 15 février 2007 15:12

                  le budfet de l’état est affecté à l’armée, à l’école, à la justice, à la santé, à la police... autant de service rendu aux citoyens, tous les citoyens, pauvres ou riches : ce n’est pas de la redistribution.

                  cependant, si l’Etat ne met pas suffisamment d’argent dans tel ou tel service, les plus riches ont eux la faculté de faire appel au privé : c’est inégalitaire et ce fait seul justifie la redistribution.

                  c’est donc bien l’impôt en lui même qui est redistributif, en prenant proportionnellement plus sur la part qui va de 9000 à 10000 euros de revenu mensuel que sur la part qui va de 1000 à 2000 euros mensuels.

                  cela s’appelle la solidarité et en effet Sarkozy, dont le credo est le libéralisme, considère que c’est une mauvaise politique. on peut juste lui reprocher de ne pas le dire clairement. pire, il laisse croire l’inverse aux français.


                • habon (---.---.132.20) 15 février 2007 15:21

                  Si on augmente la TVA et simultanement on baisse les charges et on augmente les minimas sociaux, ce sera neutre pour les bas salaires.


                • machinchose (---.---.168.64) 15 février 2007 18:11

                  habon vous dies n’importe quoi. La TVA est un impot qui va à l’encontre d’a peu pret tout ce que vous dites.

                  (et je vous rappelle que les touristes peuvent la faire sauter puisqu’ils ne sont pas citoyens français)


                • Tom@ (---.---.27.227) 16 février 2007 09:49

                  eux... oté moi d’un doute... les étrangés ne demandent ils pas à se faire détaxé ce qu’il achète ?

                  Je dis ça parce que je vois toujours ça à la fnac et dans les aéroports... alors le coup de la TVA pour faire payer aux étrangés notre système de santé j’ai un petit doute... smiley


                • machinchose (---.---.168.64) 16 février 2007 10:00

                  mais bien sur que si.

                  pourquoi voudriez vous qu’ils paient un impot français...

                  Habon ne sait de toute évidence pas de quoi il parle. c’est tout.


                • Icks PEY (---.---.232.221) 15 février 2007 15:04

                  @ l’auteur

                  Tout ça pour ça ???

                  Je rejoins « Habon » pour dire que si vous vouliez dire qu’une baisse de l’IR profite d’abord à ceux qui en paie, votre article est très long.

                  En outre, vous raisonnez de façon empirique, ce qui est évidemment la meilleure source d’erreur. Enfin, vos référentiels de base sont faux : un contribuable qui touche 1.000 euros nets par mois ne paie pas d’IR du tout (faudrait voir d’ailleurs s’il n’a pas droit à la prime pour l’emploi) tandis que celui qui touche 2.000 en paie 1773 et non 1500 et enfin, celui qui gagne 4000 euros nets mensuels n’en paie pas 5000 mais plus de 7.700 euros d’IR ... et encore, ce sont les nouveaux barèmes de 2006, les montants devaient être plus forts avec l’ancien.

                  Je crois comprendre ce qui motive la taxophilie des gens de gauche : c’est parce qu’ils raisonnent toujours en notion de « reste-à-vivre ». Cette notion plutôt utilisée en droit de la consommation pour les cas de surendettement permet d’identifier le revenu dont dispose le contribuable après avoir payé toutes ses charges et contributions.

                  Alors ils disent toujours : de quoi se plaignent les riches, il leur reste bien assez pour vivre, en tout cas, bien plus que ceux qui gagnent moins. C’est sûr ! Dans votre exemple, Nicolas qui gagne 4000 euros nets mensuels aura un reste à vivre bien supérieur à celui de Jean qui ne gagne que 1000 euros nets par mois. pas la peine de faire un article de 15 paragraphes là-dessus : vous enfoncez des portes ouvertes.

                  Mais c’est là où vous êtes dans l’égalitarisme et l’utopie socialiste : niveller par le bas. Sous prétexte que Nicolas jouit d’un niveau de vie bien supérieur à celui de Jean, il n’aurait le droit que de se taire et serait donc une vache à lait pour les impôts : comment oste-t-il se plaindre de son impôt alors qu’il lui reste tant pour vivre !!

                  Vous appelez solidarité ce quie st en réalité de la jalousie : vous ne supportez pas l’idée qu’un citoyen puisse avoir des revenus nets plus élevés qu’un autre ?

                  Ainsi, je suis sûr que si Nicolas devait payer 2000 euros par mois d’impot sur ses 4000 de revenus, il y en aurait encore qui dirait que Nicolas n’a pas à se plaindre car il lui reste quand même 2000 euros pour vivre là où Jean n’a que 1000 ! Et on n’est qu’à 50% de taux de prélèvement : imaginons jusqu’à 73 % !

                  Mais si Nicolas doit se retrouver avec 2000 euros net d’IR alors qu’il en gagne 4000, il ne faut pas s’étonner qu’il renonce à gagner autant d’argent puisque de toute façon, cet argent ne lui profite pas ou si peu. Ou alors, qu’il s’exile ailleurs.

                  Les gens de gauche doivent s’habituer à l’idée que l’équité n’est pas forcément l’égalité : nous devrions tous être égaux dans les moyens de faire de l’argent (accès aux études, accès aux métiers, etc.) cela je suis entièrement d’accord, mais cela est nuisible de vouloir une égalité dans les résultats : l’identité de revenus pour tous, cela s’appelle du communisme, et on sait dans quelle impasse économique cela a projeté des générations de travailleurs.

                  Bien cordialement

                  Icks PEY


                  • Dedalus (---.---.163.209) 15 février 2007 15:25

                    d’abord, j’ai précisé dans mon article que les chiffres étaient volontairement faux et que seule la logique importait, qui elle est tout à fait le reflet de ce qui se passe dans la réalité.

                    ensuite, vous dites - ou répétez - des contre-vérités : il n’arrive jamais qu’un très riche n’aient plus intérêt à travailler parce qu’on lui prendrait tout, voire même plus qu’il ne gagnerait. simplement, plus il y gagna, plus on lui demande de participer davantage à la solidarité nationale. encore un exemple (avec des chiffres faux) :

                    - mettons que Nicolas gagne 50.000 euros par an

                    - supposons qu’il puisse en gagner 10.000 de plus : il devra sur ces 10.000 là payer en impôt sur le revenu (disons) 5000 euros. il lui reste tout de même 5000 euros de plus dans sa poche.

                    - supposons maintenant qu’il gagne en fait 20.000 de plus (que les 50.000) : sur ces 20.000, 10.000 donneront lieu à un prélèvement fiscal de 5.000, et les 10.000 suivants à un prèlèvement de (toujours par exemple) 6.000. le reste est pour sa pomme et il a donc eu raison de bosser pour cela.

                    ON A TOUJOURS INTERET A PAYER PLUS D’IMPOTS !!! (inversement ce n’est jamais bon signe - financièrement parlant - d’en payer peu, ou pas du tout)


                  • Icks PEY (---.---.232.221) 15 février 2007 15:50

                    Vous dites qu’on a toujours intérêt à payer de l’impôt ... je ne suis pas d’accord, et ce pour deux raisons :

                    1. d’abord, il arrive un niveau de rémunération où la pression fiscale est telle que le travail fournit ne mérite sans doute plus l’investissement qu’on y met.

                    Je donne un exemple : un artisan/commerçant qui a déjà des revenus pas forcément gros mais importants. Disons qu’il est au taux marginal de l’impot : 45% par exemple.

                    Et bien dans la logique d’un investissement, son rendement sera d’autant plus faible que son taux d’imposition est fort : or, à un certain niveau de risque, il sera préférable de continuer à gagner 100.000 euros comme avant plutôt que d’envisager d’en gagner 150.000 en embauchant un salarié ou en investissant dans une machine.

                    Vous raisonnez toujours en reste à vivre : bien sûr que le solde reste positif : on ne paie jamais plus d’impot qu’on ne gagne d’argent (et encore, voire l’ISF !) mais il arrive souvent dans les entreprises qu’une faible rentabilité ne justifie pas un investissement.

                    2. Autre exemple moins dans les gros revenus : vous ne connaissez visiblement pas les effets de seuils. or, il arrive pour les salaires moyens voire modestes que la hausse d’un revenu du travail fasse tomber certaines allocations ou revenus complémentaires. Lorsque vous comptez que la cantine des enfants, les gardes d’enfants, lcertaines allocations CAF, certaines allocations chomage, meme les subventions de votre comité d’entreprise, etc. tous ces revenus « accessoires » sont souvent calculés et attribués en fonction de votre salaire de référence de l’impôt.

                    Or, si vous augmentez votre salaire de référence, certes, votre impôt sur le revenu n’augmentera pas d’un même montant : vous croyez donc être gagnant : mais en réalité, vous risquez de l’être très peu au final, voire être perdant car vous payerez plus cher les cantines des enfants, les gardes d’enfants, vous perdrez telle allocation qui dépend de vos revenus, etc...

                    Moi même en, début de carrière, j’ai vécu cela puisque j’ai perdu à quelques centaines de francs près une allocation de la CAF pour je ne sais quel enfant car mon employeur avait osé me verser une prime de fin d’année ! Et bien l’un dans l’autre, entre l’impôt sur le revenu en plus et l’allocation CAF en moins, j’étais perdant !

                    Bien cordialement

                    Icks PEY


                  • Dedalus (---.---.163.209) 15 février 2007 16:07

                    d’accord sur les effets de seuil de la deuxième partie de votre commentaire, mais on n’est plus là dans le sujet original de l’article... et je suis pour ma part pour l’inclusion des aides sociales dans la déclaration de revenu, et plus généralement de toutes les formes de revenus.

                    pas forcément d’accord en revanche avec votre première partie : ce qui est imposable est le revenu net et non le chiffre d’affaire. si vous ré-investissez - que ce soit dans une machine ou un salarié - ce n’est plus du revenu et ce n’est pas imposable. pour parvenir à ces 10.000 euros de revenus supplémentaires, il faut déduire ce qui est investissement, salaires et charges afférentes, ce sont 10.000 qui restent dans votre poche dont on parle ici.

                    mais si votre intervention visait simplement à dire qu’il est plus difficile de gagner encore plus, alors je suis d’accord avec vous. et ça ne me parait pas aberrant.


                  • Inquiet (---.---.2.226) 15 février 2007 16:15

                    Consternant M. Pey.

                    D’autant plus que vous faites une analyse juste : on se préoccuperait du « reste pour vivre ».

                    Peut-on être contre cette vision JUSTE des choses ? Ce qui est dommageable c’est que vous l’écrivez, donc en toute connaissance de cause, et que vous le dénigrez.

                    En résumé : vous vous êtes par vous même rendu compte de la réalité des chiffres a considérer par rapport à la vie réelle des gens, et malgré tout vous vous mettez en porte à faux avec cette réalité que vous acceptez smiley

                    Champion du monde smiley


                  • Icks PEY (---.---.164.80) 15 février 2007 18:48

                    Avant de me dire que je suis consternant, peut-être faudrait-il vérifier si vous comprenez bien ce que j’écris.

                    A moins que ce soit le fait que je ne pense pas comme vous qui soit consternant ? Dans ce cas, je vous laisse à votre consternation ...


                  • (---.---.66.75) 15 février 2007 23:02

                    Tout ce que vous dénoncez c’est qu’il y a anomalies dans le système, pas que le principe est injuste.

                    Donc oui il faut réformer l’impôt pour que les habitants de l’île de Ré smicards ne payent pas l’ISF, oui il faut réformer l’impôt pour éviter les effets de seuil, et oui il faut réformer l’impôt pour éviter que les très riches ne se réfugient dans les niches fiscales et s’arrangent pour contribuer moins que d’autres qui n’ont pas les moyens de contourner le système. Mais ca ne justifie pas de remettre en question cette redistribution.


                  • c florian (---.---.162.37) 15 février 2007 16:05

                    raisonnement clair bien que simplifié. l’impot sur le revenu est un impot solidaire visant à financer les dépenses de l’état. on l’a voulu progressif afin que les plus riches participent plus que les plus pauvres, ce qui parait tout à fait normal. il est donc logique que les plus riches profitent plus de la baisse de cet impot, mais qui profite de la baisse n’est pas vraiment le probléme. il faut plutot se demander si l’ir est trop élevé, si il est judicieux de baisser un impot quand les finances ne sont pas au mieux, si une baisse des dépenses de l’état n’est pas prioritaire, si l’équilibre est bon entre les impots sur les revenus, les biens, la consommation, la production... on peut aussi s’interroger sur le partage des richesses qui est loin d’être équitable et va en s’aggravant.


                    • Xav (---.---.189.88) 15 février 2007 17:40

                      Ce pamphlet est très bien écrit, mais ne tient pas tout à fait debout : en effet vous considérez que l’impôt sur le revenu est « progressif », et que la redistribution par l’Etat sous forme de prestations publiques est « égalitaire » pour tous. S’il est vrai que l’impôt sur le revenu est progressif, il en est aussi de la redistribution, puisque nombre de prestations sont conditionnées à un plafond de ressources. L’accès au crèches est quasi impossible pour un couple gagnant + de 3000 euros par mois, la redistribution inégalitaire pour ce qui concerne les allocations familiales, les aides à la rentrée scolaire, prime pour le premier enfant, prime de Noël, prime pour l’emploi... et j’en passe. L’accès aux services de l’Etat est donc complètement inégal, contrairement à ce que vous tentez de faire croire dans votre raisonnement.

                      Donc dans votre exemple Jean perçoit beaucoup plus de richesses de l’Etat que Nicolas.

                      Enfin, même en se tenant à votre raisonnement, on peut aussi analyser les choses de la manière suivante : pour « bénéficier » de 920 euros (théoriques) de services publics, Jean doit débourser 450 euros, tandis que Nicolas doit débourser...4500 euros.

                      Et on nous dit que Jean est abusé politiquement ?


                      • Dedalus Dedalus 15 février 2007 18:25

                        l’immense majorité du budget n’est pas dépensé dans les quelques aides sociales que vous décrivez et qui ne sont qu’un complément - des aides justement. cette immense majorité est dépensé pour l’armée, pour l’école, pour la santé, pour la justice, pour la sécurité, etc... et qui donc concerne et bénéficie à chaque français de manière assez égale. merci donc de confirmer le raisonnement que je fais.

                        quant au fait que l’un débourse 450 euros (pour un revenu annuel de 12.000 euros) tandis que l’autre débourse 4500 euros (pour un revenu annuel de 48.000 euros) : pour ce qui est du raisonnement ça s’appelle la redistribution, justement. pour ce qui est des ordres de grandeur, je répète encore une fois que les chiffres ont été pris à titre d’exemple, pour simplifieer... c’est une logique fiscale qui est ici expliqué, afin d’illustrer comment M. Sarkozy berne les électeurs en les caressants dans le sens du poil alors même que ses bonnes intentions ne concernent en réalité que ceux qui gagnent vraiment déjà beaucoup, et non les classes moyennes auxquelles il prétend s’adresser (sans parler des autres...)


                      • phileb (---.---.126.27) 16 février 2007 12:44

                        Une correction importante : L’immense majorité de la collecte de l’IR, ne va pas à l’école, à l’armée, aux transport en commun, ... 90% de l’IR va ... au remboursement des INTERETS de la dette !

                        Autre remarque, vous inversez totalement les choses. Vous dites qu’il s’agit d’un cadeau fiscal.

                        Non, les revenus d’une personne sont dus à son travail ou à l’argent (de son travail) qu’il prête. S’il gagne plus, c’est que son apport à la société est plus important. Vous accepter de payer plus cher un service ou un bien en fonction de la satisfaction qu’il vous apporte. Sa rétribution n’est donc que justice.

                        Concernant l’impôt. Un simple pourcentage est déjà redistributif, si on paie 45% de 1000 ou 45% de 4000, on paie quatre fois plus cher dans le second cas. pourtant l’usage des services publics est le même. La police ou l’armée me protège autan, je prend la même place dans les transport public, j’occupe le même espace sur les routes, etc. Que mon revenu soit faible ou fort.

                        Enfin, comme plusieurs personne l’ont signalé, il y a une totale injustice, et même une spoliation à prélever des impôts progressifs puis à distribuer des aides dégressives.

                        Et enfin, il ne faut jamais oublier que lorsqu’un service/bien est rendu par l’Etat, alors qu’il pouvait l’être par une entreprise privée, il est par essence plus cher et moins performant.

                        Pourquoi plus cher, parce que quand vous acheter un service/bien à une entreprise privée, vous le payez directement à cette entreprise alors que pour l’Etat, il dépense 1/3 pour la collecte, 1/3 pour la redistribution et le dernier 1/3 pour le service/bien lui-même.

                        Moins bien, parce l’entreprise privée est en concurrence, et que pour vous garder comme client, elle à tout intérêt à vous faire le meilleur prix pour le meilleur service. Qu’est-ce qui peut inciter un fonctionnaire à vous offrir la meilleur prestation possible : sa conscience professionnelle uniquement, en cela, il n’est pas différent de l’opérateur privé, mais contrairement à ce dernier, c’est la seule incitation. Le privé, c’est en plus son revenu qui est lié à votre satisfaction. Il a donc, je me répète, intérêt à bien vous servir, et son salaire, s’il est supérieur, est totalement justifié. Vouloir lui confisquer cela s’appelle de la spoliation.

                        En résumé, rien ne justifie de payer plus d’impôts, et il est même urgent d’en payer beaucoup moins pour que plus de richesses soient produites et que chacun puisse en prendre sa part.


                      • Dedalus Dedalus 16 février 2007 14:37

                        oui pour la dette... laquelle n’a jamais été aussi élevé que depuis que les amis de M. Sarkozy et M. Sarkozy lui-même gouvernent... en appliquant à la lettre depuis cinq ans et avec une majorité absolue (et pléthorique) de député de l’UMP ET sarkozistes.

                        cela rend d’autant plus dérisoire les sommes consacrés aux aides sociales qui viennent encore après les budgets de l’armée, de la police, de la santé, de la justice, de l’éducation...

                        pour ce qui est de la proportionalité qui existe entre l’apport à la société et le revenu d’une personne, les ouvriers, les salariés des classes moyennes, les enseignants, les policiers... cpompareront leurs propres salaires avec ceux des cadres supérieurs et des dirigeants d’entreprises et apprécieront... Mais là encore cela a le mérite de révéler le fond de la pensée sur laquelle M. Sarkozy entend appuyer sa politique... tout en prétendant récompenser le travail à son mérite, laissant croire que selon lui les classes moyennes sont méritantes... oui, à hauteur de ce que l’on consent déjà à les sous-payer.

                        quant aux bienfaits de la concurrence et du privé sur les prix, les consommateurs sauront mettre en regard les privatisations de France Telecom et d’EDF (pour m’en tenir là) avec l’augmentation des prix des prestations correspondantes (sans parler de la qualité de service). ces entreprises sont peut-être mieux gérés, au sens où elles font davantage de profit... par une politique de hausses des prix, d’austérité salariale et de diminution de la qualité... profits qui bénéficient aux dividendes des actionnaires et à la rémunération des dirigeants : les classes moyennes quant à elles voient : du côté des salariés, des salaires plus bas (quand ils n’ont pas été licenciés), et du côté consommateurs, des services qui leur coûtent plus cher pour une qualité de service moindre.

                        ça s’appelle placer l’économie au centre de tout plutôt que l’homme : c’est le choix libéral que propose M. Sarkozy aux français... sans leur dire trop fort (vous aurez sans doute remarqué qu’il n’a toujours pas présenté son programme présidentiel, voir ici : http://sarkononmerci.fr/files/sarkozy%20programme%20presidentiel%20medias.html )


                      • Dedalus Dedalus 16 février 2007 14:45

                        A tous ceux qui se plaisent à croire qu’on ne peut être pour l’impôt que si l’on n’en paie pas, je dis que la solidarité et le sens de la justice sociale désintéressé existent... et je les invite par exemple à consulter ceci : http://www.alternatives-economiques.fr/petition/ ... où l’on comprendra que beaucoup sont heureux de payer l’impôt parce qu’ils sont sincèrement préoccupés par le sort de ceux qui gagnent moins qu’eux.

                        on ne vote pas nécessairement dans son propre intérêt...

                        ... et d’ailleurs les classes moyennes et populaires qui, séduites par ses beaux discoursn, voteront pour M Sarkozy auront voté contre leur propre intérêt.


                      • antlac (---.---.127.180) 15 février 2007 19:06

                        « Mais admettons, admettons que tout ce pouvoir d’achat soit consommé et rapporte à l’Etat 19,6% de TVA. Ce serait alors seulement... à peine 20% de la somme investie par la diminution qui serait récupérée par l’Etat. »

                        Certes. L’état n’en recueillerait que 20%, dans un premier temps mais les 80 autres % réinjectés dans l’économie privé, contribuerait à leur tour à l’accroissement de revenus qui génèrait à leur tour de nouvelles dépenses et de nouvelles recettes pour l’état. Ce n’est pas un sytème statique et fermé dont nous parlons mais d’un système ouvert et dynamique.

                        Vous me direz que l’état en récuperant 100% de l’impôt qu’il aurait du percevoir aurait contribué lui aussi à l’alimentation du système économique. Mais est-on bien sûr que les choix opérés par l’état soient les meilleurs possible en matière de création de richesse ? Etant donné que depuis presque 30 ans la France vit avec un des taux de prélèvement obligatoire les plus forts d’Europe et une des croissance les plus molles du même continent, permettez-moi d’en douter. C’est tout l’intérêt d’une relance un peu plus libéral en France sans renier les nécessités de la redistribution.

                        Et même si une partie de cet argent se réfugiait dans l’épargne plutôt que la consommation, vous semblez avoir fait assez d’économie pour savoir qu’à terme cela pourrait contribuer à relancer l’investissement. Mais c’est un autre débat.

                        Rien n’est aussi sûr et certain dans un système à la fois dynamique et ouvert que vous emblez l’affirmer et les CQFD sont difficelement de mise.


                        • Dedalus Dedalus 15 février 2007 19:30

                          Merci de ce commentaire tout à fait pertinent et éclairé... et qui nous plonge au coeur de ce que devrait être ce débat présidentiel.

                          Nous nous rejoignons sur l’analyse que j’ai présenté dans cet article et sur l’alternative qui en conséquence se présente pour définir une politique économique : comment allouer les ressources afin de créer la richesse et la répartir ?

                          La réponse libérale pose qu’il suffit de laisser faire le marché, laisser à cette fameuse main invisible le soin d’injecter le maximum de liquidité dans l’économie et lui faire confiance pour que ça retombe comme il faut. J’ai pour ma part tendance que ça retombe toujours sur ceux qui ont déjà beaucoup.

                          La réponse de l’économie régulée qui préconise que l’Etat prélève une part de la richesse créée afin de la redistribuer de manière consciente, en faisant des choix par exemple écologiques et sociaux). C’est que la main invisible a tout de même tendance à être également aveugle.

                          En touit cas, on aimerait que le débat ce tienne sur la place publique et qu’on puisse avoir une campagne à la hauteur des choix qui se présentent à nous et des enjeux qui en découlent.

                          merci donc, et encore, pour cette contribution.


                        • (---.---.127.180) 16 février 2007 14:47

                          Laissez moi vous retourner le compliments sur la pertinence de la réaction. Mais croyez aussi que je ne suis pas pour le laisser faire sans contrôle. La main invisible a, on le sait, trop tendance à sacrifier le long terme au court terme.

                          En revanche, je vois que l’Etat a perdu la notion de la justice dans sa gestion de l’argent des contribuables. L’absence de réformes profondes (notamment au niveau des échelons administratifs) et d’un contrôle régulier et effectif de la dépense publique conduisent à des abus et des deséquilibres au moins aussi dommageable à long terme sur la croissance et la créativité que le liberalisme sans controle peut l’être sur la cohésion sociale et l’environnement.

                          Je ne parle pas de trouver un juste milieu entre libéralisme et étatisme. J’ai toujours été persuadé que les justes milieux ne conduisent qu’à l’indécision (au ni-ni en d’autres termes). Je parle refonder un pacte (mot à la mode semble-t-il...) qui redéfinisse clairement les missions de l’Etat et libère la sphère privée de ses innombrables pesanteurs destinées à maintenir à bout de bras un système étatique boursouflé à bout de souffle.

                          Des mots, des mots... Pas facile à mettre en oeuvre. Pour l’instant, le seul programme qui s’en approche semble être celui de Bayrou. Mais je le soupçonne fortement de ninisme aggravé et je ne vois pas très bien comment il pourra maintenir une majorité solide et pérenne pour mettre en oeuvre les réformes profondes nécessaires. Alors qui ??? Va bien falloir que je me décide.


                        • Julien (---.---.107.47) 15 février 2007 19:38

                          La question de fond est pourquoi une personne qui gagne 4000 euros par mois doit payer 5000 euros pour un service qui lui en « rapporte » que 1000 ?

                          Pour compenser le fait que les autres gagnent moins ? Parce que j’ai de l’argent je dois payer un ticket de metro 10 fois plus chers qu’une personne qui touche le SMIC ? A quand l’application a la baguette et au papier toilette ?


                          • (---.---.66.75) 15 février 2007 23:12

                            Si on reprend votre principe, il n’est donc pas normal qu’une grande entreprise puisse payer moins cher ses fournisseurs qu’une PME car elle bénéficie des avantages de l’achat de masse. Et pourtant un libéral de droite comme vous devez l’êtes cautionne ce principe.

                            C’est effectivement une conception particulière de la justice.

                            La solidarité ca vous dit quelque chose ?


                          • (---.---.52.5) 16 février 2007 01:55

                            La solidarite est une notion d’une autre epoque


                          • Rdlm (---.---.114.107) 15 février 2007 20:28

                            Nicolas, pour sa part, gagne 500 € d’impôt sur le revenu, il reverse 100 € en TVA (à moins bien sûr qu’il ne choisisse d’épargner, mais bon...)

                            S’il épargne il devra acquitter de 10% de RDS sur les bénéfices + l’impôt sur le revenu !

                            De plus on emporte pas son argent dans la tombe donc NIcolas finira soit par payer 20% de TVA (en plus de la RDS + l’impôt sur le revenu déjà payé) soit ses héritier le feront à sa place et toujour en plus de la RDS , l’impot sur le revenu et peut-être l’ISF et pour encore quelque temps l’impôt sur les successions !

                            Au final en épargnant on dépense plus d’impôt qu’en dépensant tout !

                            Sans parler que l’épargne qui est investi en livret A sert à financer les logements sociaux, celle en action du CAC40 sert à conserver françaises les entreprises du CAC40 plus surement que si elle appartenaient à des investisseurs étranger bref, à garder des emplois en france !

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