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Accueil du site > Actualités > Politique > Sarkozy-Royal : faut-il interdire le tourisme électoral ?

Sarkozy-Royal : faut-il interdire le tourisme électoral ?

De la poignée de main de Nicolas Sarkozy à la Maison Blanche aux prises de position de Ségolène Royal sur le nucléaire civil iranien, les candidats à la présidence de la République ont multiplié les visites à l’étranger et les déclarations décalées. Faut-il encadrer cette surenchère, voire interdire ce tourisme d’un nouveau type, le tourisme électoral ?

Lorsque le ministre de l’intérieur et président de l’UMP Nicolas Sarkozy rencontre le président Georges W. Bush à la Maison Blanche le 12 septembre, c’est, dit-on officiellement, pour assister aux cérémonies commémoratives du World Trade Center, et en tant que responsable de la sécurité du pays, pour s’entretenir de terrorisme avec ses alliés américains. Il est vrai qu’il a, durant sa visite de quatre jours, rencontré la secrétaire d’Etat Condolizza Rice, le conseiller national à la Sécurité nationale Stephen Adley , et le chef de la Sécurité intérieure Michaël Certoff.

Mais lors de son discours devant la Fondation franco-américaine à Washington, c’est le programme d’un candidat à l’élection présidentielle que l’on a entendu. D’Israël à l’Irak, en passant par le nucléaire iranien et la situation au Darfour, Nicolas Sarkozy déroule les thèses du programme de l’UMP concernant les questions internationales. Quand il regrette ouvertement l’arrogance de la France à la veille de l’intervention américaine en Irak, il contredit directement les positions du président de la République et du ministre des Affaires étrangères de son propre gouvernement. On le voit, la frontière entre mission officielle et campagne officieuse est ténue. En témoignent les longues tractations avec le service de presse de la Maison Blanche, pour obtenir une photo de la poignée de main "impromptue" avec le président Bush. Ou bien la prise en charge par l’UMP des frais de location d’un hôtel new-yorkais liés à une séance de dédicace de son dernier ouvrage Témoignage. Les services de N. Sarkozy avaient également envisagé un temps de convier la presse à le suivre dans un airbus gouvernemental. Ils ont prétexté que l’avion n’était pas libre pour inviter les journalistes à se rendre aux Etats-Unis par leurs propres moyens. Il fallait préserver les apparences. Le porte-parole du PS, Julien Dray, n’a bien sûr pas manqué de dénoncer le subterfuge concernant "le voyage du candidat à l’élection présidentielle" : "C’est avec l’argent du contribuable qu’il part aux Etats-Unis."

Le voyage au Moyen-Orient de Ségolène Royal visait également à renforcer son image internationale. Il s’agissait de combler une faiblesse qui était apparue lors des débats des primaires du Parti socialiste, sa méconnaissance des dossiers internationaux, et de renforcer sa stature de femme d’Etat. C’est donc ouvertement en tant que candidate à l’élection présidentielle investie par les militants du Parti socialiste que Ségolène Royal entreprend sa tournée au Liban, dans les territoires palestiniens et en Israël. Les intentions de départ sont volontairement modestes : "Si je peux contribuer par cet échange d’informations à faire en sorte que les choses soient comprises sous d’autres facettes, je crois que c’est très utile", déclare-t-elle, se limitant à une mission de "facilitatrice".

Mais lorsqu’elle déclare : "Vous avez devant vous la seule responsable politique qui s’est clairement exprimée contre l’accès de l’Iran au nucléaire civil", elle excède volontairement son mandat de départ. Elle répond ainsi à distance à la fois à la position de Nicolas Sarkozy favorable au développement du nucléaire iranien civil, exprimée lors de sa visite aux Etats-Unis, et aux tentatives de l’UMP de focaliser l’attention des médias sur son supposé faux-pas lors de l’audition auparavant de députés du Hezbollah. S. Royal n’hésite pas, pour ce faire, à prendre une position totalement opposée à celles de la France dans les institutions officielles, notamment par la signature du Traité de non-prolifération liant 189 pays.

Cette surenchère dans les déclarations chocs, en opposition parfois manifeste avec le travail diplomatique de fond des autorités officielles, pose la question de la légitimité de leurs auteurs. En quel nom parlent M. Sarkozy et Mme Royal lors de leurs déplacements de campagne ? Nicolas Sarkozy s’exprime-t-il comme ministre de l’Intérieur lorsqu’il parle du Darfour ? Ségolène Royal s’exprime-t-elle comme présidente de la Région Poitou-Charente quand elle fait référence à son rôle de responsable politique ? Ils est évident qu’ils s’expriment avant tout en tant que représentants de formations politiques, candidats à l’élection présidentielle. Mais qu’est-ce qui empêcherait demain Olivier Besancenot ou Jean-Marie Le Pen d’aller déclamer à leur tour leurs positions sur ces sujets à la Maison Blanche ou à la Knesset ? Quel en serait l’impact sur la crédibilité de la France sur la scène internationale ? Ne faut-il pas tout simplement, pour éviter des dérapages futurs, interdire ce type de déplacement et de prise de position dans le cadre d’une campagne électorale ? Les intérêts de la France, et surtout ceux des pays en proie aux difficultés, ne sont pas la préoccupation première de ces touristes d’un nouveau genre, venus chercher les rayons des flashs des journalistes : les touristes électoraux.


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33 réactions à cet article    


  • tropik (---.---.215.50) 8 décembre 2006 15:49

    Malgrè le peu de foin médiatique et le buzz simplisme, alors que Sarko n’a fait que critiquer une attitude tout en soutenant la politique étrangère de la France, Ségo ne s’est pas gènée pour prendre le contrepied de Chirac. On peut critiquer l’un sur la forme, l’autre sur le fond

    Si Sarko a des sympathies « atlantistes » (comme on dit) Ségo a donné des signes inquiétants de politique « néoatlantiste » (comme ondit aussi)

    Je les renverrais bien dos à dos comme l’auteur, mais franchement Ségo a dépassé les limites. smiley


    • Jean-Christophe Loric jean-christophe 8 décembre 2006 17:54

      Le pire parait-il c’est que Ségolène Royal a obtenu l’accord officiel de l’Elysée pour se rendre au moyen-orient, elle a bénéficié d’un acceuil chaleureux de l’ambassadeur français au Liban, qui est un proche de Chirac. Espoir de la pousser au faux pas ? ou de nuire à N Sarkozy ? il n’y a pas de limite au cynisme...


    • Norbert Van der Meulen Norbert Van der Meulen 26 décembre 2006 17:10

      Bonjour M.TROPIK,deux choses ;l’actualté vient d’ailleurs de vous donner tort.D’une part,en aucune manière Madame Ségolène Royal a des positions néoatalantistes,si c’est sur la question du Liban,il se trouve qu’elle a confirmé une certaine politique française de la région,qui ne date pas d’hier,elle y a ajouté sa touche personnelle en allant parler à tous les acteurs locaux,N’oubliez pas que c’est la France qui est à l’origine de la résolution 1701 de l’ONU et qui donne Mandat onusien pour la finul,dont la France a le commandemant pour l’instant,aidé en cela par des troupes italiennes,le général Pellegrini dirigeant l’ensemble.Vous semblez ignoré de façon étonnante qu’il y eut une guerre au Liban et une nécessité pour les forces françaises de rapatrier les français.D’autre part,la résolution 1734 sur les sanctions de l’ONU sur le nucléaire Iranien sont en conformité avec les déclarations de Madame Ségolène Royal lors de son débat aux élections primaires et sur le TNP,ne vous en déplaise.Il va s’en dire que mettre Madame Ségolène Royale à égalité avec M.Sarkosy est un véritable leurre et une rumeur que tout honnête homme et tout intellectuel qui se respecte ne peut pas faire,surtout quand on sait que des soldats français sont engagés sur le terrain au Liban par l’ONU,et non par l’OTAN,je crois que vous mélanger volontairement deux choses.Ce qui ne nous empêchent nullement de participer à des exercices militaires sous l’égide de l’OTAN sur les mers et dessous également ! amicalement, Norbert Van der Meulen,officier marine marchande retraité.


    • Briseur d’idoles (---.---.168.116) 8 décembre 2006 16:27

      Je ne sais pas si vous avez remarqué, ils ou elles commençent toujours leur campagne électorale par une visite en Israël !


      • domdi (---.---.47.207) 8 décembre 2006 18:37

        c’est très dommage et dommageable que madame Royal ait emboîté le pas de ce que l’on souhaiterait justement ne plus voir : des politiciens croyant que leur mandat leur permet de décider ce qui doit se faire ailleurs, c’est exactement cette politique internationale de complaisance totale et de supériorité affichée qui fait naître les tensions. C’est précisément LA seule leçon que l’on peut tirer de la croisade contre l’Iraq !

        J’ai aussi été très décu de madame Royal sur ce point, quel acoquinage ! et je ne crois pas que ce fut très utile de se contredire du tout au tout suivant l’interlocuteur qu’on a en face. Tout se passe comme si les politiciens, voyant qu’ils ne peuvent régler quoi que ce soit en leur pays vont du coup proférer et dicter aux autres nations ce qu’elles doivent faire. STOP !

        Que l’Occident sorte de cette folie stupide de se croire supérieur aux autres nations, voilà un grand souhait d’avenir ! N’avons nous rien appris avec ce con de Bush ? Que chacun s’occupe de son propre pays !

        Roule boule smiley


        • heso (---.---.84.32) 13 décembre 2006 20:46

          tellement vrai.


        • heso (---.---.84.32) 13 décembre 2006 20:58

          personnellement, je trouve que pour juger du futur président français, voir l’expérience et la facon de procéder du candidat français est importante. MAIS, pas avant le début officiel des campagnes, et pas avant le deuxième tour. au moins au deuxième tour, on peut penser que le candidat représente une tendance française forte. et comme cela a été dit, pas la peine d’aller tres loin pour montrer une position international... un pays européen aurait été un geste fort, juste, et revelateur. il est plus facile de faire une bourde hors de l’Europe et plus difficile de la defaire en dehors. en raison de différence de culture continental.

          (mais bon, sarko, a demander baisé les main des empereurs americain, et la madonne sego a eclairer de ses charmes les espoirs des communautarisme arabo/israelien/catho/musulmo/juive qui forme un vaste electorat en france )


        • heso (---.---.84.32) 13 décembre 2006 20:59

          personnellement, je trouve que pour juger du futur président français, voir l’expérience et la facon de procéder du candidat français est importante. MAIS, pas avant le début officiel des campagnes, et pas avant le deuxième tour. au moins au deuxième tour, on peut penser que le candidat représente une tendance française forte. et comme cela a été dit, pas la peine d’aller tres loin pour montrer une position international... un pays européen aurait été un geste fort, juste, et revelateur. il est plus facile de faire une bourde hors de l’Europe et plus difficile de la defaire en dehors. en raison de différence de culture continental.

          (mais bon, sarko, a baisé les main des empereurs americain, et la madonne sego a eclairer de ses charmes les espoirs des communautarisme arabo/israelien/catho/musulmo/juive qui forme un vaste electorat en france )


        • (---.---.28.112) 8 décembre 2006 23:01

          C’est débile. Un homme politique qui veut avoir une présence nationale doit en avoir une internationale : Un enfant comprendrait cela. smiley


          • Jean-Christophe Loric jean-christophe 9 décembre 2006 00:12

            on devrait faire des charters alors ça reviendrait moins cher à tout le monde


          • (---.---.18.196) 9 décembre 2006 08:59

            Pourquoi parlez-vous d’argent sur cette question ?


          • Bruno de Beauregard (---.---.36.94) 9 décembre 2006 09:24

            Pourquoi donc un candidat à l’élection présidentielle ne devrait-il pas aller à la rencontre de dirigeants étrangers en fonction, notamment dans les coins brulants, et ce dans le cadre de sa campagne électorale ???

            Si les gouvernants de ces pays n’ont pas envie de les recevoir, et bien les candidats en question restent derrière la porte. Et si la porte leur est ouverte, où est le mal ?

            Croyez vous un instant que lesdits gouvernants rencontrés ne sont pas au courant du jeu politique de leurs visiteurs ? Et croyez vous un instant que cela affaiblisse alors l’image de la France ?

            Moi je crois que seul un candidat qui n’est pas à la hauteur risque un affaiblissement. D’ailleurs, à part Sarko et son UMP-propriétaire, qui s’est plaint de l’initiative de Ségolène ?

            Les principaux intéressés, à savoir l’Elysées et le ministère des affaires étrangères n’ont rien dit de négatif à ma connaissance.

            En revanche, il n’en fut pas de même lors du voyage de Sarkozy, lequel nous explique maintenant que Ségolène a fait quelque chose de grave contre la France, alors que lui est allé ouvertement critiquer le président Français en fonction aux US ...

            Si Ségolène à été reçue par ces dirigeants, c’est qu’elle compte à leur yeux. Geoges Bush lui n’a pas reçu en personne Sarkozy, preuve s’il en est que ledit candidat ne pèse pas grand chose côté US. Et son coup de la photo de la poignée de main pour faire croire aux naîfs citoyens français qu’il serait important en dit long sur le bonhomme. D’ailleurs, au niveau local, ses sbires sont aussi minables et manipulateurs dans leurs manières de vouloir faire croire qu’ils sont importants.

            Un candidat à une élection présidentielle qui est porté par un grand nombre de citoyen a bien plus de légitimité que n’importe quel ministre, ambassadeur, député ou sénateurs.

            Or ceux là font bien souvent des rencontres de ce type ...


            • (---.---.253.173) 9 décembre 2006 16:34

              « Un candidat à une élection présidentielle qui est porté par un grand nombre de citoyen a bien plus de légitimité que n’importe quel ministre, ambassadeur, député ou sénateurs. »

              ERREUR !

              C’est l’election qui donne la légitimité, pas la candidature.

              Le candidat ne représente que lui même et son parti

              L’ambassadeur a une MISSION permanente représenter la France. Le député ou sénateur à l’étranger ne représente que lui même.


            • Bruno de Beauregard (---.---.36.94) 10 décembre 2006 00:20

              L’ambassadeur représente le gouvernement en place, lequel n’a pas été élu par 100 % des français.

              Ségolène a gagné l’élection des primaires du PS, donc elle est légitime en qualité de simple candidate pour représenter bon nombre de citoyens français, et ce dès à présent. Bayrou a tout aussi bien une légitimité, ainsi que tous les autres candidats, qu’ils me plaisent ou pas.

              Comme je l’ai dit plus haut, le seul risque qu’un candidat fait prendre c’est celui de ne pas être lui-même à la hauteur.

              Autre exemple, si demain j’avais moi-même l’occasion en tant que simple citoyen de rencontrer un gouvernant étranger et de parler avec lui, je ne m’interdirai certainement pas de lui donner mon opinion si l’occasion se présentait sur tel ou tel sujet.

              Vous oui ?

              Tous les jours je vois nos gouvernants faire et dire des choses qui ne me plaisent pas, et pour ma part, je n’ai aucunement l’intention de laisser penser à qui que ce soit que ces gens là me représentent.

              La démocratie ce n’est pas « fermer sa g... ». Au contraire, c’est l’ouvrir.

              Et encore plus quand on sait que notre démocratie à nous n’est que bananière. Notre état de droit n’est que de façade. Les contre-pouvoirs à tous les échelons de la société sont inexistants.

              En plus d’être vraiment à état de droit, une démocratie en phase avec l’ère du temps se doit d’être participative.

              Ainsi, le temps où nos politiciens élus grâce à des modes de scrutin fort contestables ont le monopole de la représentativité des français est bel et bien terminée, que ça plaise ou pas.


            • caramico (---.---.227.137) 9 décembre 2006 14:20

              Moi j’aurais aimé que dans les priorités de ces 2 candidats, il n’y ai en ce qui concerne la politique étrangère ni les USA, ni le Proche-Orient, mais l’Europe.


              • (---.---.246.78) 10 décembre 2006 19:20

                @ Bruno de Beauregard

                Vous avez une conception de la démocratie bizare : Un candidat qui n’a été élu par personne serait plus représentatif qu’un représentant du gouvernement élu par une majorité de français ?

                Votre particule ne vous aurait elle pas monté à la tête ?


              • Bruno de Beauregard (---.---.36.94) 11 décembre 2006 07:28

                Vous dîtes : « Un candidat qui n’a été élu par personne serait plus représentatif qu’un représentant du gouvernement élu par une majorité de français ».

                Si aujourd’hui il y a avait une élection opposant Ségolène à Chirac, qui d’après vous la gagnerait ? Lequel des deux représenterait le plus de citoyens ?


              • (---.---.254.112) 11 décembre 2006 17:23

                Jusqu’a nouvelle élection le président est Chirac quelque soient ses défauts.

                La démocratie exige des régles. Chacun peut avoir son candidat préféré. Mais les suputations ne peuvent changer la régle : l’élection est pour 5 ans.

                Vous pensez Sego d’autres Sarko d’autres Duchnoc aller dans votre sens n’apporterait que l’anarchie ou le rêgne du « bon plaisir »


              • Bruno de Beauregard (---.---.36.94) 12 décembre 2006 01:57

                Dans une démocratie digne de ce nom, l’opposition doit pouvoir jouer son rôle de contre-pouvoir, et ce pas uniquement dans les 5 minutes qui précède l’élection suivante.

                Il est donc contraire à la conception de la démocratie d’interprêter la règle de la durée d’un mandat comme celle pendant laquelle il va falloir fermer sa g...

                Sinon, votre raisonnement rabaisserait la démocratie à une sorte de dictature de 5 ans.

                En acceptant que des candidats sortent de l’hexagone dans le cadre de leurs job, ce n’est ni l’anarchie ni le règne du « bon plaisir » puisque les opposants n’ont pas de pouvoir de signer des accords diplomatiques ou autres engageant le pays. Leurs interlocuteurs savent très bien à quoi s’en tenir. Ils ne peuvent que faire des rencontres, s’informer en direct, etc.

                Par contre, quand Sarkozy s’est déplacé aux USA en qualité de ministre de l’Intérieur mais au passage à critiqué sans détour le président du gouvernement auquel il appartient, et ce pour jouer le rôle de candidat au frais du contribuable et non pas de l’UMP, là il y a faute lourde.

                Dans le privé, il aurait été salement viré ...


              • (---.---.215.39) 12 décembre 2006 12:54

                @ Bruno de Beauregard

                Vous confondez l’etat et les personnes.

                - J’ai le droit d’aller ou je veux dans le monde et de raconter ce qui me passe par la tête.
                - Je ne peux en aucun cas proclamer ce que pense la France.
                - L’opposition peut elle aussi dire ce qu’elle pense en tant qu’opposition.
                - Sego et Sarko ont été faire de l’esbroufe à l’étranger. C’est leur problème.
                - Même quand Sarko critique, il le fait en son nom et non pas au nom de la république.

                Je maintiens, pour la stabilité de l’état qu’il ne faut pas mélanger les genres, et cela n’a rien d’une dictature, c’est la régle démocratique déterminée par l’élection.


              • fab (---.---.105.232) 13 décembre 2006 17:56

                parce que ce vous croyez que Ségolène a fait le voyage a ses frais ???? et qui finance les partis d’après vous ????


              • moniroje moniroje 9 décembre 2006 19:15

                Interdire, interdire !!!

                Mais enfin, vous faites comme nos dirigeants !!! vous ne savez qu’interdire !!!

                Foutez-leur la paix à ces candidats à la présidentielle ; ça fait parti de leur boulot de se faire photographier à l’étranger. Ce qu’on ne vous montre pas c’est que Ségo ou Sarko, ils ont fait la queue derrière le président du Bénin puis de Chili puis d’Algérie puis d’Indonésie puis... pour se faire photographier en train de serrer la paluch à l’israëlien ou au Bush.

                Voilà ce qui m’effraie en France : ce besoin d’interdire ne viendrait donc pas de nos dirigeants mais du peuple entier ?

                Interdit de fumer !! pendant des mois on nous bassine avec aux infos : tous les jours !! interdit de boire ! interdit de gradins ! interdit de serrer la main, interdit de voyager !!

                Pas grave que nos candidats disent des conneries ; français, on en entendra parler qu’en France ; le centre du monde est en France pour les français ; comme il est au Rwanda pour les rwandais.

                Alors cool !!! calmos !!! respirez à fond !!! fermez les yeux ; imaginez l’océan bleu et les cocotiers ; les alizés... pas de panneaux d’interdiction ; pas interdire !!!


                • Jean-Christophe Loric jean-christophe 11 décembre 2006 00:50

                  il est pas interdit d’interdire quand même ?! chacun est libre certes, mais enfin, les ficelles de la com sont tellement grosses qu’on ne voit plus les marionnettes... quel est le résultat de ces voyages pour les pays vistés ? num. est-ce constructif ? non . Sommes-nous d’accord avec ce qui est dit ? non plus ! je pourrais rajouter : impact sur l’image des candidats ? discutable... et très discuté ! tout ça financé au mieux par les partis (notre argent à 50% je vous rappelle, par le jeu des déductions d’impots) au pire par le ministere (notre argent aussi) tout ça c’est de la comnunication, donc c’est mon role de citoyen de dire : j’ai vu que c’etait de la com’ et je trouve que c’est parler au nom de tres peu de gens, que c’est contre-productif (et que ça coute des sous pour rien).


                • Seb (---.---.29.95) 11 décembre 2006 00:56

                  Je reconnais une erreur à M.Sarko comme à Mme Royal, je souhaite juste soulever une différence entre les deux....

                  Les conséquences possibles à court terme...

                  J’ai de la famille (militaire) détachée actuellement sur ce conflit et M.Sarko a appris à ses dépends qu’une parole de travers peut déclencher un raz de marée (CF nos cités en 2005)... Mme ROYAL qui l’avait ouvertement critiquée sur ces propos à l’époque ne semble pas avoir retenue la leçon ...heureusement ses interlocuteurs à elle étaient plus pondérés et peut être moins violents.

                  On ne joue pas avec la vie des gens, y compris avec celle des militaires français engagés sur un terrain opérationel trés difficile. Il n’en faut pas beaucoup de nos jours pour mettre le feu aux poudres et faire sauter ceux qui sont en première ligne.


                  • yvan (---.---.148.16) 11 décembre 2006 10:01

                    Merci Monsieur pour ce commentaire vrai, les autorités Françaises n’auraient pas du accepter de cautionner le déplacement de Mme Royal au Liban (pouvaient-elles l’empêcher ???).

                    Au delà de cet épisode, on est effectivement en droit de se demander quel peut-être l’objectif de ces déplacements... si ce n’est, pour les candidats, de se mettre eux-mêmes à l’épreuve(ou de se faire plaisir) .

                    Je rencontre , sur ce site, nombre d’internautes qui me semblent être des inconditionnels de Mme Royal...qu’ils me permettent de leur rappeler que l’esprit critique doit toujours procéder d’un effort d’objectivité sans lequel la liberté de pensée n’existe pas.

                    Je leur demande aussi de bien considérer, pour cette élection, si le pays a besoin de tant d’artificiel( voir d’artifices !), de la part des personnes qui aspirent à le gouverner.

                    voir www.enjeux-2007.org


                  • (---.---.56.31) 11 décembre 2006 16:29

                    Pensez-vous que Mme de Panafieu était en extrême orient de son propre chef ?!


                  • Juanito (---.---.229.29) 11 décembre 2006 01:08

                    • Nico (---.---.48.191) 11 décembre 2006 02:14

                      Ils s’expriment comme des parlementaires élus à l’assemblée nationale

                      dans le cas de Ségolène Royal, ses déplacements à l’étranger sont encore plus légitimes depuis sa désignation comme candidate du PS pour les prochaines présidentielles, et c’est au titre de candidate à l’élection présidentielle qu’elle effectue ces déplacements

                      et ce que tous les autres font et ont toujours fait dans l’histoire de la 5ème même si c’est beaucoup moins médiatisé

                      ce qui est la moindre des choses, car si elle est prochainement élue, il lui faut bien nouer des contacts et des relations dans la communauté internationale

                      elle est dans son rôle, en plus de son statut de parlemantaire qui lui autorise déjà ce type de déplacements

                      ton terme de « tourisme électoral » est certes accrocheur mais je trouve ça aussi un peu démago et réducteur...au final, ça ne veut rien dire...


                      • ffi (---.---.2.226) 11 décembre 2006 10:51

                        Nicolas Sarkozy 24.6% (2410 votes) Jean-Marie Le Pen 22.5% (2196 votes) Ségolène Royal 21.3% (2083 votes )

                         smiley smiley smiley


                        • JF (---.---.67.92) 11 décembre 2006 16:18

                          Si je suis d’accord avec l’idée que ce type de tourisme électoral peut être nuisible au « travail de fond de la diplomatie française », il est néanmoins assez singulier de vouloir limiter ou encadrer ces déplacements. On attend d’un président de la République qu’il endosse l’habit dans toute sa dimension. Je préfère connaître les opnions des candidats avant de les élire surtout sur des sujets hyper sensibles (type nucléaire iranien). L’idée « d’encadrer » ces voyages et ces prises de position est d’ailleurs quelque peu déplacée : aucun candidat ne pourrait dès lors plus s’exprimer sur la politique étrangère française avec toute la latitude qu’il souhaite ou rencontrer ceux avec qui il souhaite travailler en priorité une foi élu. Il n’aura échapper à personne par exemple que toute la classe politique française n’a pas réagi de la même façon à l’élection de Mme Bachelet à la présidence du Chili !! (certain se montrant plus enthousiaste que d’autre). Encore heureux que chacun puisse faire entendre sa différence, les « affaires internationales » relèvent aussi du domaine POLITIQUE, il convient de ne pas l’oublier, et il est important d’afficher ses amitiés et ses convictions en politique, fut-elle étrangère.


                          • ARTHUR (---.---.5.82) 11 décembre 2006 20:47

                            bien sur que chirac en donnant son aval a sego a sans aucun doute pour moi contre carre sarko mais de toute façon qu’il sache qu’il a fait l’affaire de Mr.LEPEN


                            • David Hury, journaliste au Liban (---.---.34.4) 12 décembre 2006 16:45

                              Pour avoir suivi le séjour de Ségolène Royal au Liban, je peux affirmer une chose : ce déplacement n’a pas eu d’impact sur la scèmne locale, contrairement à ce qu’elle prétendait, et que finalement, ce séjour s’est résumé à la polémique sur la traduction des propos du député du Hezb, Ali Ammar. Bref, un voyage sans intérêt. Pour plus d’infos : http://chroniquesbeyrouthines.blog.20minutes.fr


                              • Norbert Van der Meulen (---.---.170.230) 3 janvier 2007 02:05

                                Non,monsieur,un député représente le peuple français et doit être reçu comme tel dans n’importe quel pays,et c’est bien ce qui se fait la plupart du temps quand des commisssions se déplacent,ou bien quand des délégations sont invitées et pas seulement du même parti politique.Alors vous pouvez facilement imaginer qu’un député qui se présente à la candidature officielle à la présidence d’une république telle que la France,ne va pas être pris pour un camelot gesticulant pour nous vendre un produit frelaté et que ses interlocuteurs vont être des gogos qui vont dire amen à tout.Drôle d’image que vous avez de la représentation nationale.Nous faisons de même chez nous,et que je sache,jusqu’à maintenant,même à l’assemblée nationale,M.Jean-Michel Debré,président de la chambre des députés, a rendu les honneurs et les hommages qui sont dus aux délégations étrangères.Il serait dommage que vous ayez pris le voyage de Madame Ségolène Royal pour un voyage d’agrément ou d’une simple visite de courtoisie,non,c’était plus profond qu’il ne vous a paru,en tout cas pour cette partie du monde qui peut effectivement nous entrainer dans des processus irréversibles pour pas mal d’années.Je suis sûr que si Madame ségolène Royal est élue présidente,et elle le sera ,les relations nouées dans le cadre de son voyage au proche-Orient pèseront beaucoup sur l’avenir de cette région,et cela n’a rien a voir avec un quelconque esprit electoraliste en l’occurence,il s’agit de problèmes extrêmement graves ,qu’il faut traiter au mieux et le plus vite possible.Madame Ségolène Royale n’a fait que confirmer la politique étrangère de la France et c’est un bien,et appuyer le travail de nos soldats français sur le théatre des opérations à travers la FINUL,pour un LIBAN libre,démocratique et indépendant des puissances étrangères.En cela,elle poursuit la politique du quai d’Orsay et je ne vois rien à y redire personnellement.Notre soutien au Liban,ne nous dispense pas d’aller dicuter avec les israêliens et ceci avec la franchise et l’honnêteté qui se doit à un pays ami. Pour la Nième fois,mais,je ne m’adresse pas uniquement à vous,ne sous-estimez pas la réflexion et l’intelligence de Madame Ségolène Royale ! Norbert Van der Meulen ,Officier Marine Marchande retraité

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