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Accueil du site > Actualités > Politique > Sarkozy, six mois partout

Sarkozy, six mois partout

Déjà une demi année que notre speedy président gouverne le pays, en long en large et en prime time. Si le style s’est imposé, les réformes, elles, se font attendre, les grèves menacent et la croissance ne fait pas le moindre bond. L’unique révolution réside dans la disparition du gouvernement, rien que ça.

Déjà plus de six mois que le petit Nicolas a gravi quatre à quatre les marches du Palais. Six mois depuis le concert gratuit de la Concorde, Mireille Mathieu, Enrico Macias et compagnie, avec Cécilia en fond d’écran. Six mois depuis le yacht de Bolloré, les lunettes noires, les enfants blonds et le lancement de la lettre de Guy Môquet. Six mois si vite passés que les deux mandats de Chirac nous paraissent soudain des siècles, que les deux septennats de Mitterrand nous semblent préhistoriques. Six mois pour donner un grand coup de balai dans les habitudes guindées, dans les conventions et sur les vieux lustres. Six mois durant lesquels on a disséqué, analysé, étudié, paraphrasé, décortiqué comme jamais les faits et la geste présidentiels. On n’avait jamais vu ça. Autant de journalistes, de caméras, de photographes aux basques d’un président de la République. Il faut dire que ce président-là, moins académique que les précédents, moins figé, moins naphtaline, ne reste pas souvent en ses murs, et préfère, loin du Palais, chausser ses lunettes, ses baskets et son tee-shirt, embarquer dans le premier avion venu, se rendre sur le dernier point chaud crucial, se montrer, enfin, à tout prix, à n’importe quelle heure d’audience. Un président qui s’est attaché à se rendre inévitable. Impossible à ne pas voir, parce que partout. Nicolas « Je suis partout » Sarkozy, règne sans partage.

Et ça marche. Parce que, au bout de six mois de tapage nocturne, diurne, et même le week-end, les Français ne se lassent pas. Ils en redemandent. Plus de photos, plus de reportages, plus de vidéos plus ou moins tronquées, plus de petites phrases, plus d’énervement avec les pêcheurs, plus de divorce avec Cécilia, plus de jogging, plus de Ray Ban. Les Français ne se lassent pas, on peut même les soupçonner d’aimer. Le style passe bien. Il faut dire qu’il est difficile de ne pas accorder au président qu’au moins, il s’implique. Tout n’est peut-être pas parfait, mais il est là. Il montre l’exemple, à défaut de montrer le chemin. Il mène la course, mais sans forcément se soucier de savoir si derrière, ça suit. Ainsi, on sait que Fillon, lui, Premier ministre, premier donc après le Premier, n’arrive pas à suivre. Que les rares fois où le chef ne serait pas contre qu’il mouille la chemise, il se fait un peu griller la politesse par le jogger à tics qui démarre plus vite que son ombre de collaborateur. Un Fillon dépité, tête souvent basse, l’air las d’un Juppé en fin de grève, qui se demande un peu, à demi-mots, ou à trois quarts mots même, à quoi il sert. Simple collaborateur ? Ami ? Partenaire ? Secrétaire ? Inaugurateur de chrysanthèmes ? François n’est pas très sûr, mais se désespère. Et il n’est pas le seul. Parce que la grande révolution sarkozienne inscrite d’ores et déjà dans le marbre, c’est cela : la disparition du gouvernement.


Fillon se lâche

Les ministres, les secrétaires d’Etat, tous grillés, tous écrasés par le poids et l’omniprésence du chef. On ne voit que lui, et eux tentent tant bien que mal de figurer, produits de l’ouverture ou pas, ils essaient d’exister, comme ils peuvent, eux que Sarkozy, dès qu’il le peut, ne se prive pas de traiter d’ « incapables ». Dur métier, donc, que celui de ministre sous sa Majesté Sarkozy 1er, qui ne délègue rien, sauf les miettes, ou les casseroles.

Sarkozy occupe donc tout le temps de gouvernement disponible, mais pour faire quoi ? A part les coups d’éclat, très visibles, très montrés, très commentés, quoi de neuf ? Des réformes ? Beaucoup de chantiers, aucune fin de travaux. Des étrangers expulsés ? Hortefeux, très proche de Nicolas Sarkozy, n’a pas atteint son objectif, loin s’en faut : sur la question des expulsions de sans-papiers, la situation n’a pas changé, ou très peu. Le pouvoir d’achat ? Il ne s’améliore pas plus que la croissance ne monte. La réforme de la Justice ? Rachida Dati, chouchou du chef, s’est mise à dos les trois quarts de la magistrature et pas mal de ses collègues UMP. Le droit de grève ? Le service minimum ? On attendra les grands mouvements annoncés durs de la fin novembre pour juger sur pièce, mais on peut émettre quelques doutes. Non, vraiment, qu’est-ce qui a changé sous Sarkozy qui n’existait pas avant ? Rien, ou si peu. Quelques tests ADN par-ci, un musée de l’immigration par-là, pas de quoi désespérer Pompidou. Même au niveau du journalisme, rien n’a vraiment bougé. Ni censure excessive, ni liberté totale. Deux ou trois pressions, par-ci par-là, mais rien de stalinien, loin s’en faut. Non, vraiment, si le spectaculaire a bien envahi l’écran, on n’a assisté à aucun changement radical. Et c’est peut-être là que la déception se niche. Déception pour ses partisans qui attendaient et attendent encore un virage prononcé, déception chez ses opposants aussi, qui n’ont pas trop de grain à moudre dans l’immédiat.

C’est que, contre beaucoup d’attentes, Nicolas Sarkozy, impulsif, instinctif mais pas bête, a semble-t-il choisi une sorte de méthode douce. Sur les réformes des régimes spéciaux de retraite, sur les sans-papiers, sur la réforme de la carte judiciaire, sur la réforme des universités, il avance, certes, mais tranquillement. Sans pour autant se cacher, sans se dissimuler : il se montre, il est là. Pour déminer, désamorcer, en imposer aussi, peut-être. Pour affronter, avant d’expliquer. On n’avait jamais vu un président autant sur le terrain. Sur n’importe quel terrain. Un président qui vient se faire chahuter par les cheminots, ou les pêcheurs, crânement, loin des bureaux et des dossiers. En rappelant à chaque fois que « lui, au moins » il « vient ». En prenant à partie, sans gants, ceux qui le molestent. Chez ses prédécesseurs, les exemples de telles rixes étaient rares, chez lui elles sont déjà légion. On attend avec une certaine impatience Sarko dans les amphis, qui commencent à se réveiller. Il y a gros à parier que le zébulon de Neuilly ne décevra pas ses fans. Les confrontations, il aime ça, ça se voit, et c’est ce qu’il fait le mieux : s’agiter, gesticuler, parler fort. La politique est ailleurs, diront certains, mais il n’empêche que ce style fonctionne. Il fonctionne parce qu’il surprend, il surprend parce qu’il est nouveau ici. Un style bien plus proche d’un Hugo Chavez que d’un Tony Blair, d’un Lino Ventura que d’un de Funès. Loin de l’ENA et de sa langue de bois. Un nouveau discours, une sémantique jusqu’ici plutôt réservée aux repas de famille qu’aux réceptions de l’ambassadeur.

Six mois, donc, que Sarkozy est partout, tout le temps. Une sorte de matière première made in France, une espèce d’aliment de base de l’information. Un président sans partage, sans retenue, sans calcul, qui fonce, bille en tête, apparemment sûr de son fait. Dont on peut encore se demander, toutefois, s’il construit véritablement quelque chose ou s’il ne fait que brasser de l’air. Réponse d’ici 2012.


Sarkozy insulté par les pêcheurs au Guilvinec

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177 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 9 novembre 2007 09:43

    Depuis l’élection du nouveau président Nicolas Sarkozy,élu sur un vrai projet de société et de modernisation de notre pays,nous voyons que depuis 6 mois,la fonction de Président « monarchie absolue » du passé que nous avions connu avec F Mitterand et J Chirac appartient maintenant à l’histoire de France.

    Oui,Nicolas Sarkozy à compris que pour réformer la France cela devait se faire avec les Français et non de monter les classes sociales les unes contre autres.

    Un Président réactif,dynamique,hyper-actif,comme nous,Français,qui voulons pouvoir vivre heureux dans notre pays,qui reste une grande nation et qui doit etre un modèle social et économique.

    Bien des militants socialistes cherchent un « Sarkozy de gauche » au parti socialiste,car Nicolas Sarkozy ne dit pas comme le camarade Jospin

    « On ne peut rien faire... »

    Les français lui sont reconnaissant de mettre en application dans sa fonction de Président LA RUPTURE avec le passé

    Quel Président de la République,dans l’histoire de France a osé discuter avec des syndicalistes,des marins-pécheur sur le terrain pour expliquer qu’il était à leur coté ?


    • Redj Redj 9 novembre 2007 10:32

      « Depuis l’élection du nouveau président Nicolas Sarkozy,élu sur un vrai projet de société et de modernisation de notre pays,nous voyons que depuis 6 mois,la fonction de Président »monarchie absolue« du passé que nous avions connu avec F Mitterand et J Chirac appartient maintenant à l’histoire de France. »

      ==> smiley Trop fort Lerma, c’est exactement l’inverse qui se passe, y’a pas plus monarchie absolue que maintenant avec la quasi disparition du gouvernement et l’omniprésene du président !!!

      « Oui,Nicolas Sarkozy à compris que pour réformer la France cela devait se faire avec les Français et non de monter les classes sociales les unes contre autres. »

      ==> smiley smiley encore trop fort, il a été élu en montant les français les uns contre les autres, et ça continu !! C’est sa marque de fabrique !!

      « Un Président réactif,dynamique,hyper-actif,comme nous,Français,qui voulons pouvoir vivre heureux dans notre pays,qui reste une grande nation et qui doit etre un modèle social et économique. »

      ==Je me marre encore une fois : la France est tellement une grande nation qu’on est devenu incapable d’imaginer un modèle de société, et on est réduit maintenant à aller voir « ce qui marche » dans d’autres pays pour s’en inspirer !!!

      « Bien des militants socialistes cherchent un »Sarkozy de gauche« au parti socialiste,car Nicolas Sarkozy ne dit pas comme le camarade Jospin  »On ne peut rien faire..."

      ==> c’est sûr que lui ne le dit pas, mais bon Mme Lagarde s’en charge pour lui, donc l’honneur est sauf...

      « Quel Président de la République,dans l’histoire de France a osé discuter avec des syndicalistes,des marins-pécheur sur le terrain pour expliquer qu’il était à leur coté ? »

      ==> tous il me semble !!

      Conclusion : avec ce genre d’aveuglement et de mauvaise foi on n’est pas près de sortir de la merde dans laquelle on est !!


    • alexis-LON 9 novembre 2007 13:01

      Te fatigues pas a repondre a Lerma. Le seul but du Lerma est d’etre le 1er a poster un commentaire sur avox concernant son maitre Sarkozy pour le defendre a tout prix ... et de ne jamais repondre.

      Je le soupsonne quand meme de chronometrer en combien de temps ses commentaires atteignent les -20 ...


    • Chichile Chichile 9 novembre 2007 13:46

      En même temps, avec vos propositions, non plus.


    • Redj Redj 9 novembre 2007 14:26

      « En même temps, avec vos propositions, non plus. »

      ==> gné ? Je ne propose rien moi vous devez vous tromper...


    • Chichile Chichile 9 novembre 2007 15:44

      Non, non, je ne me trompe pas, j’attends juste avec impatience que l’on sorte de la critique pour la critique, et que vous fassiez des propositions, puisque cela ne vous convient pas.

      Ca reste tout de même confortable, de dire « non » à tout. Mais passé l’âge de 4 ans, c’est assez... pénible.


    • Redj Redj 9 novembre 2007 16:28

      Alors effectivement Chichille je ne propose rien. Ce n’est pas que je n’ai rien à proposer, mais disons que mes idées vont à l’encontre de ce que peux faire le gouvernement actuellement, sans être un crypto bolchévique pour autant.

      Je ne suis pas le seul à voir remarqué quand même que mis à part les gesticulations de notre président, il n’y a pas grand chose qui se passe. Ou si, mais c’est plutôt l’inverse des promesses faites lors de la campagne electorale :

      Sarkozy était le candidat du pouvoir d’achat, il est président de la précarité galopante. Sarkozy était le candidat la réduction de la dette, il est président de la gabégie à la tête de l’état. Sarkozy était le candidat du « travailler plus pour gagner plus », il est président du travailler plus pour gagner moins.

      Si vous voulez je peux énumérer toutes ses promesses de campagne qui n’ont pas été réalisés, mis à part bien sûr les cadeaux fait aux plus riches. D’ailleurs qui peut me dire combien de foyers qui avaient fuit la france à cause de l’ISF sont revenu ? Combien ?

      Et puis quoi, si on propulse des gens à des responsabilités aussi importantes que les siennes, n’est-on pas en droit d’attendre qu’il s’occupe de nos vrais problèmes plutôt que de truster tous les temps d’antenne possible ?

      Alors Chichille, merci bien, mais je continuerai à critiquer dès qu’une décision qui me semblera injuste sera prise, d’autant plus que je n’ai pas voté pour lui (ni pour l’autre d’ailleurs).


    • Chichile Chichile 9 novembre 2007 17:10

      Le côté café du commerce, je l’avais bien noté,je vous en remercie smiley

      Je ne conçois pas que l’on se contente tout simplement de critiquer sans apporter d’éléments constructifs, c’est tout. S’opposer pour le principe m’a toujours irrité, et le sentiment qui se dégage est justement de l’opposition pour le principe.

      Et loin de moi l’idée de dire qu’il faut fermer sa gueule, juste ne pas l’ouvrir en permanence pour dire « non », je trouve ça... puéril.


    • brieli67 9 novembre 2007 21:32

      ah bon très sympa pour LERMA 4 ANS !


    • Yohan Yohan 9 novembre 2007 23:03

      Je ne comprends pas bien pourquoi tout le monde s’acharne sur ce pauvre lerma. C’est vrai qu’il est souvent outrancier mais bon. Mais faut chercher à comprendre : Ancien sympatisant socialiste devenu sarkosiste, c’est un peu comme le fumeur qui a arrêté de fumer. c’est toujours celui là qui gueule le plus contre ceux qui enfument.


    • Theophraste 10 novembre 2007 08:34

      Ce commentaire sur le chronomètre montre à quel point vous souhaitez rester entre vous....Et à quel point les attaques deviennent vite personnelles !

      Juste pour information, ce qui n’ote rien à votre droit de commentaires (normalement et démocratiquement dans le respect de l’autre et sans insulte) la majorité des français a voté pour Sarkozy et recommencerait demain s’il le fallait... En toute démocratie, il faut bien aussi le reconnaitre.... Ce premier commentateur n’est pas comme vous semblez vouloir le faire croire, un commentateur non représentatif.... Il l’est, autant, voire compte tenu des sondages, plus que le vôtre... Vale....


    • Halman Halman 10 novembre 2007 13:30

      Lui et DW on dirait qu’il se font la chasse aux votes négatifs, celui qui aura les pires.

       smiley


    • Gwendal 10 novembre 2007 15:30

      « la majorité des français a voté pour Sarkozy »

      Non, c’est seulement la majorité des votants qui on votés pour Sarkozy, ce qui fait une sacrée différence.


    • JL JL Rennes 10 novembre 2007 16:41

      Yohan, : «  »Ancien sympatisant socialiste devenu sarkoziste«  »

      J’aimerais savoir où vous vous situez politiquement pour croire qu’il existe une si grande différence entre UMP et PS qui expliquerait l’insondable ineptie d’un converti pareil.

      Avez-vous entendu parler de l’UMPS ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 novembre 2007 02:14

      Je trouve amusant que le texte en lien, que j’ai pondu bien avant de lire le texte de lerma, en soit la si parfaite contradiction. http://nouvellesociete.org/5171.html

      Pierre JC Alard


    • nessoux 9 novembre 2007 10:14

      Sarko va profondement modifier notre pays qui en a bien besoin avec tout le retard accumullé depuis 30 ans.

      Son dynamisme nous change des champions de l’immobilisme style Chirac-Mitterrand qui l’ont précédé.


      • Zalka Zalka 9 novembre 2007 11:37

        Vous confondez dynamisme et agitation. Sarkosy fait beaucoup de vent.


      • FGsuperfred 9 novembre 2007 23:47

        c’est un ouragan qui ne fait pas sourciller un seul brin d’herbe de la poudre aux yeux qu’il est rien de plus... malheureusement un président de plus qui s’est foutu de nous... on a la chance en france d’avoir le droit de vote mais y’en a qui devraient le droit de ne pas se présenter même si en face y’avait rien du tout et mes propos n’ont rien de sexiste !!!


      • evilman7 15 novembre 2007 02:28

        tout à fait d’accord, 5 ans de sarkozy vont profondément modifier la France. dans le bon sens ? Ca m’étonnerait fort mais la je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent qu’un sarkozy ne bouge pas plus qu’un brin d’herbe, au contraire il en résultera une profonde modification des mentalités qui aura commencé avec une stigmatisation des habitants de nos banlieues et des immigrés. avec une complicité passive totale des citoyens qui acceptent de voir au JT qu’on renvoie chez eux des personnes ayant leur famille ici voir meme parfois leurs enfants nés sur le sol francais et donc Francais.


      • bernard29 candidat 007 9 novembre 2007 10:21

        « Parce que, au bout de six mois de tapage nocturne, diurne, et même le week-end, les Français ne se lassent pas. Ils en redemandent. Plus de photos, plus de reportages, plus de vidéos plus ou moins tronquées, plus de petites phrases, plus d’énervement avec les pêcheurs, plus de divorce avec Cécilia, plus de jogging, plus de Ray Ban. Les Français ne se lassent pas, on peut même les soupçonner d’aimer. »

        Vous le croyez vraiment que les français en redemandent ?? ou bien vous êtes vous interrogés sur votre dépendance à la presse ?


        • TALL 9 novembre 2007 11:14

          Enfin, un article sur Sarkozy !

          Ben oui, plus rien depuis hier déjà, j’étais en manque.

          Ouf, sauvé ! smiley


          • brieli67 9 novembre 2007 16:20

            http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftqyp.html

            Lerma doit en baver !!

            Quel Maître-étalon !


          • Harald 9 novembre 2007 11:20

            Sarkozy, un style bien plus proche (...) d’un Lino Ventura que d’un de Funès ?

            Ce serait plutôt le contraire, non ?


            • Eve 10 novembre 2007 11:28

              Idem pour moi : beaucoup plus de Funès que Ventura.

              Le choix serait plus difficile entre un tartuffe et un Mr Jourdain.

              Reste l’image qui s’impose chaque fois que je vois, entends Sarkozy : Aldo Maccione et sa célèbre démarche. J’ai honte de ne pas me lasser du jeu de Sarkozy (plus encore de son aura auprès de ses adeptes-sans-argument) alors que je me suis très vite lassée du jeu de l’acteur Maccione mais peut-être est-ce dû au fait qu’il n’y a aucun jeu chez Sarkozy, rien que sa triste réalité ?


            • custerwest custerwest 9 novembre 2007 11:31

              C’est fou le nombre de gens à qui la gauche manque... ou est-ce le clown de Chirac ? A croire qu’une partie de la population a une sincère admiration pour les losers...


              • biztoback 9 novembre 2007 12:48

                « une sincère sympathie » nuance...


              • Traroth Traroth 9 novembre 2007 17:21

                Il ne suffit de faire du vent pour être un « winner », hein ! Et depuis mai, le peu qui a été fait est plutôt mauvais. Mais je ne suis pas inquiet : vous saurez voir votre erreur quand le prochain démago débarquera...


              • Icks PEY Icks PEY 9 novembre 2007 11:59

                Article moyen : Lilian aurait-il perdu sa verve et son ton caustique ?

                Sur le fond, force est de constater que notre président est atypique.

                J’aimerai quand même rajouter un élément qui contribue à ce sentiment d’omniprésence de Sarko.

                Pour l’instant, la droite est unie (globalement) face à une gauche introuvable, donc le président parait être seul dans le paysage politique : cela explique son « omniprésidence ».

                Lorsque la gauche se sera refaite un peu une image sexy, et/ou lorsque la droite recommencera à se diviser (les villepinistes n’attendents que cela, et je suis convaincu que Fillon attend son heure pour débarquer son président et reprendre la main), la situation sera bien différente.

                La mi-2008 marquera un tournant : exit les municipales et les cantonales, les grandes manoeuvres politiciennes recommenceront et la vie politique française redeviendra plus « équilibrée ».

                Bien cordialeme,t

                Icks PEY


                • brieli67 9 novembre 2007 16:42

                  c’est l’OUVERTURE LOCALE vers les nationaux !

                  Si à Paris on sème la Zizanie dans les salons en recrutant des dadais en France d’en bas ..... c’est en-avant le sabre au clair vers toutes ces marais orphelins du FN.

                  Toutes les vélléités des Modem et autres Centres même les Blairistes et ex-Rocardiens compris se pulvérisént en poussières et en larmes.

                  C’est du travail de pro de vrai boucher de hyène d’un sanguinaire ! C’est l’hallali de la bête immonde de Saint-Cloud.

                  La bataille aux Centres une formalité.

                  Ce qu’on demande au PS c’est de stopper net la pipolisation. de reconnaitre que ce virage catho-militaire-nationaliste de la candidate est une fausse-route. La Gauche ne peut être que généreuse. Keynes or not Keynes is not the question ! Be or not be.... est vital !

                  donc se calmer et organiser un CONGRES avec débats d’idées donner le temps au temps !


                • ytty54 ytty54 9 novembre 2007 12:22

                  fan de Lino Ventura je ne souhaite pas qu’il soit ainsi aussi mal comparé, autant l’un est massif, franc, fidèle, respectueux autant...

                  Pour répondre à Lerma il faut se souvenir que la démagogie de proximité avec le peuple n’est pas nouvelle, Giscard lui-même ne dînait il pas avec des éboueurs ?


                  • Gandalf Tzecoatl 11 novembre 2007 10:17

                    Sarko est l’astar, et vive l’avalstar.


                  • Imhotep Imhotep 9 novembre 2007 13:18

                    Voilà quelques désaccords avec cet article :

                    Sarkozy au style nouveau Ah Bon ? Et que faisait-il en tant que ministre de l’intérieur ? la même chose. Que faisait-il en tant que ministre du budget et des finances ? La même chose le même brassage d’air. Je me souviens de sa première intervention en Grande Bretagne aux côtés des autres ministres (cette fois-là Chirac n’était pas présent pour prendre sa place comme lui fait maintenant) et nous allions voir ce que nous allions voir. Grande déclaration économique. Le résultat nous le connaissons.

                    Enfin vous dites que les français aiment ça et en redemandent. Ah bon ? J’ai pondu un article en instance et que j’attends qu’on publie car on ne parle que peu des sondages ici et ce dernier est édifiant. Vous verrez si cet article est publié que c’est l’effondrement général Fillon en tête, mais aussi de la quasi totalité des ministres, mais aussi de l’UMP et également de Sarkozy qui à ce rythme sera négatif dans trois mois. mais ce n’est pas tout : sur tous les sujets (pouvoir d’achat, chômage, confiance dans le gouvernement à agir, influence de la France dans le monde) c’’est la plongée aux enfers. Alors si avec ça vous trouver que la France en redemande, votre analyse diffère considérablement de la mienne. Aujourd’hui il retrouve son étiage des élection (53 %) mais sa pente est dirigée radicalement vers le bas alors que la courbe des mécontents progresse en sens inverse. Et cela avant la prime au président de 172 %.

                    Je suis d’accord avec d’autres ici pour dire que cet article est assez ambigu et peu réel même si vos phrases sont toujours aussi bien tournées et un style très plaisant.


                    • Forest Ent Forest Ent 9 novembre 2007 14:52

                      « il retrouve son étiage des élections »

                      Disons qu’il retrouve son niveau des élections. A mon avis, l’étiage se situe beaucoup plus bas. smiley


                    • FGsuperfred 9 novembre 2007 23:51

                      71% des français pensent que le gvt est incapable de résoudre les problèmes de pouvoir d’achat... mais qui a voté pour eux alors ??? les morts ???


                    • Theophraste 10 novembre 2007 09:18

                      Ils seraient cependant plus nombreux à voter pour lui si la présidentielle avait lieu aujourd’hui dans le même sondage (54 % je crois ?) Les français pensent donc que Personne parmi les candidats n’aurait pu faire mieux. Ca c’est pour le verre à moitié plein à comparer au verre à moitié vide...


                    • Forest Ent Forest Ent 9 novembre 2007 13:19

                      Pour une fois, je suis d’accord avec l’auteur, qui décrit assez bien le berlusconisme.

                      Pinocchio est sur toutes les télés. Il ne délègue rien. Il semble que le gouvernement ne fasse rien. L’économie empire.

                      Mais j’ajouterai quand même le fait que pendant que Pinocchio occupe les antennes avec des promesses creuses et des faits divers, il y a quand même tout un tas de très sales coups qui se font en douce et dont on ne parle pas trop. C’est la face noire du berlusconisme : l’affairisme.


                      • Eve 10 novembre 2007 11:48

                        « Vous avez le choix entre la déception et l’échec, ou la déception et la réussite ».

                        Au moins, sur ce point, Sarkozy n’aura pas menti : il annonçait la couleur dès son élection ou Les Lauriers rien que pour Sa Majesté. Il semble que ses adeptes n’aient pas encore compris son langage...


                      • Adama Adama 9 novembre 2007 13:24

                        que le petit Nicolas

                        Dixit Lilian...

                        Sûr que Lilian n’est pas adipeux,nain,chauve, bref un apollon !

                        Ce discours eugéniste de Lilian est à gerber.

                        Bientôt viendra la fine description du nez aquilin, des cheveux crépus...


                        • Imhotep Imhotep 9 novembre 2007 13:33

                          Vous semblez vous tromper de combat. Tous les hommes politiques du fait de leur sur-représentaton sont soumis à quolibets sur leur physique. La célèbre poire de louis XVIII. Cela ne date donc pas d’aujourd’hui et c’est parfois juste une ironie facile. Et vous qui vous dites dans les livres vous devriez regardez un simple dictionnaire et y lire la définiton d’eugénisme. Par ces mots vous vous mettez dans la position de ceux que vous voulez critiquer. Vous êtes vraiment à côte de la plaque.

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