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Sécu / Retraites / Etat / Collectivité : Couts de gestion et réformes radicales ?

Après les augmentations de cotisations pour les retraites,celles d’impôts ou de rabotage de niches fiscales,nous voici passé maintenant dans les augmentations de contribution du malade aux frais de la Sécu pour équilibrer des comptes qui sont depuis des années en déséquilibre récurrent. Comme d’habitude il y a des coupables désignés d’avance qui sont montré du doigt. Ce sont les médicaments de confort, l’industrie pharmaceutique, le cout de fonctionnement de l’hôpital etc etc Vous connaissez déjà.

Dans chacun des cas cité en rubrique, il y a un élément du système dont on nous parle quasiment jamais, qui est le coût de fonctionnement et de gestion de tous ces organismes.De même que l’on semble s’en tenir, pour les réformer, à des modifications a minima sans chercher à se poser des questions plus fondamentales comme une révision sérieuse des missions de l’Etat, des collectivités locales et de leur limites respectives ou celle des retraites par capitalisation en appoint de la répartition.

Sans vouloir présumer du résultat, peut être serait il utile de faire un audit complet du fonctionnement de ces systèmes administratifs, de leurs coûts de fonctionnement, de la satisfaction qu’en expriment leurs usagers/clients et des améliorations possibles que l’informatique moderne pourrait leur apporter. La Cour des Comptes par exemple ou un cabinet indépendant pourrait peut être faire cet audit, nous rassurer sur l’efficacité du système et nous proposer éventuellement des pistes d’amélioration ? Après tout, si un expert suisse n’était pas venu, à la demande du Sénat, faire un audit des réseaux ferroviaires français, nous n’aurions jamais su qu’ils étaient en très mauvais état ! 

Une telle étude nous permettrait peut être de savoir quels sont les services efficaces, apportant un service de qualité à l’usager et ceux au contraire que l’on pourraient réduire, au lieu de s’en tenir comme cela semble être le cas au simpliste non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Sinon on risque de laisser se perpétuer des services inefficaces et déshabiller de leur personnel ceux qui demanderaient au contraire un renforcement. Je vois bien la crainte de l’Etat qui est qu’une telle évaluation des performances des différents services ne se traduise par du mécontentement social, des grèves et des demandes multiples de personnels supplémentaires.Tellement la culture du "toujours plus" y est infiniment plus présente que celle du "Plus avec moins" sur lequel fonctionne(par obligation du fait de la concurrence) le secteur privé.

Il y a ensuite les reflexions plus fondamentales comme celle sur le rôle de l’Etat et des collectivités locales ou celle sur le retraites par capitalisation en appoint à celles par répartition qui curieusement n’est pas apparu une seconde dans le long débat public sur les retraites. Car nos enfants, qui assistent à nos débats infantiles sur le sujet(cf la pantalonnade de potaches à l’Assemblée Nationale), sont eux convaincus qu’ils n’auront pas, ou peu, de retraites et que donc il leur faudra se la constituer eux même. Et que feront ils pour cela ? Ils économiseront et placeront leurs économies, qui dans l’immobilier et qui dans des fonds de placements. Un système de retraite par capitalisation qui ne dira pas son nom puisqu’il est tabou en France et qui ne bénéficiera pas, surtout, de déductions fiscales

En ce qui concerne la simplification du millefeuille administratif qui gère notre pays, c’est déjà perdu. La montagne, la Commission Balladur, a accouché d’une souris. Toujours 36 000 communes, les intercommunalités qui au fil des ans sont devenues des vaches à lait pour les élus, et toujours des conseils généraux et des conseils régionaux . On a quand même réussi, avec beaucoup de difficultés, à inventer le Conseiller Territorial qui siègera au Conseil Général et Régional, la souis en l’occurrence. Question : s’il siège aux deux pourquoi avons nous besoin d’un Conseil Général et d’un Conseil Régional avec leurs installations, leur personnel administratif et forcement une duplication de tache et des aller retours permanent ?Je vous laisse répondre mais c’est une confirmation de plus que des gens qui bénéficient d’un système ne seront jamais capable de le réformer pour le rendre plus efficace et moins couteux contre leurs propres intérêts.

Quant à la révision encore plus globale des missions de l’Etat, comme l’avait fait le Canada il y a dix ans alors qu’ils étaient eux même dans une situation catastrophique sur le plan financier, impossible de l’appliquer chez nous, bien sur ! Rappelons qu’elle avait consisté, au lieu de réduire de 5% les effectifs sur la totalité des missions de l’Etat et de raboter les niches fiscales c’est à dire accroitre les revenus, à repartir de la page blanche et à rebâtir un Etat nouveau à partir de missions redéfinies et épurées. Pour plus de précision, je vous renvoie à mon message du 18 décembre 2005 sur ce sujet.Et en plus ca a marché !

Tout ceci pour dire que dans quelque domaine que ce soit, Sécu, Structure de l’Etat et de l’organisation territoriale, Retraites, ce ne sont pas les mesurettes qui se préparent qui permettront de diminuer de Trente pour cent les frais de fonctionnement des systèmes administratifs.Car les 5 à 7 pct de déficit tels qu’exprimés en pourcentage du PIB correspondent en réalité à des dépenses de l’Etat supérieures de ce montant à ses recettes !   

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6 réactions à cet article    


  • JL JL 28 septembre 2010 16:13

    Le coût du fonctionnement de la Sécu ?

    C’est bien une démarche haïssable, que de dire aux autres qu’ils font mal leur travaiil !

    Alors parlons-en du travail mal fait :

    Ce matin, à 7H50, Mr Philippe Lefébure sur France Inter, je cite de mémoire : « La note de confiance de la CPAM auprès des marchés c’est triple A. Ceci veut dire que la CPAM peut se financer à des taux intéressants ». Et il poursuivait : « en fin de compte, les remboursements de Sécu, c’est soit les taxes, soit les marchés financiers ».

    Ce monsieur pratique l’amalgame obscurantiste et la désinformation malhonnête comme il respire. Amalgamer une taxe et un emprunt pour payer du fonctionnament, c’est une hérésie ! Prétendre pouvoir payer demain, à la fois les remboursements des soins et ceux des des emprunts, alors qu’aujourd’ui on prétend ne pouvoir payer ni l’un, ni a fortori l’autre est une énormité mensongère ! Et demain, ce seront les mêmes qui viendront nous dire que la Sécu est en faillite parce qu’elle ne peut payer ses dettes.

    Vous je ne sais pas, mais moi je pense que, puisqu’il continue d’être payé avec notre argent (France Inter !), c’est qu’en haut lieu, on considère qu’il fait bien son boulot. Et j’en conclue qu’aujourd’hui, bien faire son boulot c’est mentir odieusement au peuple.

    Le lobbying c’est la corruption des esprits : le lobbying est le mot novlangue pour désigner la corruption !


    • emile wolf 28 septembre 2010 18:24

      J.L

      Le coût de la sécu, à en croire le dernier rapport de la Cour des Comptes, n’est pas le résultat du mauvais travail de ses collaborateurs que vous « relevez » avec désapprobation, mais les mauvais choix politiques du Gouvernement. Les pages 133 et suivantes de l’ouvrage cité les examinent avec soins. Permettez-moi de vous y renvoyer vous ne serez pas décu.

      J’ai, bien entendu après avoir pris connaissance de votre propos, joins Philippe Lefébure. Il m’a promis dorénavant de pratiquer la désinformation honnête. Soyez rassuré !
      Il m’a également confirmé votre conclusion :« Bien faire son boulot c’est mentir au peuple ».


    • JL JL 28 septembre 2010 18:31

      émile Wolf,

      apparemment vous écrivez aussi mal que vous lisez, et réciproquement : d’une part vous n’avez pas compris ce que j’ai écrit, d’autre part votre post est incompréhensible.


    • JL JL 28 septembre 2010 18:36

      Ps. à émile Wolf : on peut désinformer par ignorance et bêtise.

      Le contraire de désinformation malhonnête est information honnête.

      Mais je n’attends rien et surtout pas une information honnête de la part de Mr Lefébure.


    • JL JL 28 septembre 2010 16:17

      « Après tout, si un expert suisse n’était pas venu, à la demande du Sénat, faire un audit des réseaux ferroviaires français, nous n’aurions jamais su qu’ils étaient en très mauvais état !  » (çadérange)

      Qui ça « nous » ? Nous, le peuple ?! Ou bien les experts français !?

      Dans le premier cas, comment un expert suisse aurait-il pu « nous » avertir alors qu’aucun expert français ne l’a fait ?

      Dans le second cas, voulez-vous dire que nous avons des experts incompétents ?

      Que répondez vous ?


      • titi 29 septembre 2010 07:51

        « Toujours 36 000 communes... »

        « Le pas des boeufs est lent, mais la terre est patiente.. »
        Les 36000 communes sont toujours là, mais plus le temps passe plus elles perdent des compétences au profit de l’intercommunalité.
        C’est bientot la fin...

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