Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Ségolène Royal et la « lignée mitterrandienne »

Ségolène Royal et la « lignée mitterrandienne »

Alors que le numéro deux du Parti Socialiste, François Rebsamen, appelle Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang à se retirer de la candidature à l’investiture PS pour la présidentielle de 2007, Ségolène Royal invoque un « héritage mitterrandien ». Mais que signifie exactement un tel « héritage » ?

 

C’est incroyable, ce qu’on peut faire de nos jours avec quelques images, un appareil de propagande et une bonne emprise sur les médias. Jusqu’à présenter quasiment comme un idéal "de gauche" ce qui fut la "rigueur" d’abord (1982), la politique dite d’austérité ensuite, la montée du chômage, la liquidation de secteurs industriels que l’on a ensuite retrouvés dans des pays à délocalisations, le début de la politique de privatisations et de liquidation des services publics... C’est le pari de Ségolène Royal dans sa pré-campagne électorale.

Si Laurent Fabius, qui fut entre autre premier ministre de juillet 1984 à mars 1986, président de l’Assemblée Nationale de juin 1988 à janvier 1992 et de juin 1997 à mars 2000, ministre de l’Economie, des finances et de l’industrie de mars 2000 à mai 2002... parvient à passer à présent pour une sorte de "gauchiste" tout en faisant partie de la Trilatérale, le tour de force de Ségolène Royal n’est pas moins "méritant" en la matière. Elle a certainement de très bonnes raisons de revendiquer l’héritage de François Mitterrand à qui elle doit onze ans de sa carrière et à qui François Hollande doit également une bonne partie de la sienne.

D’après le dictionnaire, lignée signifie notamment filiation spirituelle ou intellectuelle. De ce point de vue, rien d’étonnant à ce que Ségolène Royal déclare suivre la "lignée mitterrandienne". L’ennui, c’est que l’héritage de celui qui fut président de la République de 1981 à 1995 ne peut attirer un électorat populaire qu’à une condition : que celui-ci reste dans l’ignorance de son contenu réel. Mais François Mitterrand avait bien réussi le tour de force d’occulter à de larges secteurs de l’opinion publique son passé et ses rapports avec les courants proches du Front National. Des informations discrètement celées pendant deux décennies et qu’ont mises sur la place publique en 1994 des ouvrages comme "La main droite de Dieu" d’Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez (Editions du Seuil), dont le premier chapitre est accessible sur la Toile.

Au fond, Ségolène Royal a-t-elle le choix ? Ne pouvant pas renier son propre passé politique, autant jouer quitte ou double et revendiquer haut et fort cet "héritage" comme un point positif. Après tout, combien d’électeurs auront accès à des informations leurs permettant de démasquer cette fuite en avant ? Et, entre deux sourires médiatisés, Ségolène Royal compte bien accroître sa pression sur l’électorat dit "de gauche" en mettant à profit la politique du "c’est ça, ou rien" déjà amorcée par François Hollande avec ses consignes tendant au blocage des "petits candidats". C’est comme cela que fonctionne la "démocratie française".

Au même moment où Ségolène Royal "invoquait Mitterrand pour rassembler", une nouvelle circulait : le Rainbow Warrior vient de recevoir de la Communauté Urbaine de Marseille l’annulation de l’autorisation d’accoster au Vieux Port qui lui avait été accordée le 27 juillet. Tout un symbole, si on pense à la lourde signification de la triste affaire du premier Rainbow Warrior commencée en 1985, à une époque où Ségolène Royal était chargée de mission de l’Elysée d’après sa propre biographie. Une affaire qui, comme celles de Tchernobyl ou d’Eurotunnel, est vite rentrée dans le domaine de la "politique unique" où "droite" et "gauche" se couvrent et s’épaulent mutuellement. L’énarque Ségolène Royal, dont on peut quasiment dire que le parcours professionnel a commencé à l’Elysée sous François Mitterrand, est précisément une élève appliquée de la "pensée unique" forgée dans les années 1970 via notamment des cercles "transversaux" comme le Siècle et qui n’a cessé de se renforcer et de s’implanter. Les OGM nous fournissent un autre exemple de cette "transversalité" de la politique, de même que les principales options économiques, sociales ou de politique étrangère que les gouvernements successifs ont adoptées depuis 1982.

C’est pourquoi, dans la partie de chasse qui a déjà commencé et où "droite" et "gauche" abordent les électeurs par deux côtés différents de façon à les amener finalement vers le vote de la "politique unique", la "droite" se montrera relativement aimable avec Ségolène Royal. Elle ne lui reprochera pas outre mesure sa référence à François Mitterrand, un président avec qui cette "droite" a "cohabité" à deux reprises et avec qui elle a "partagé" les scandales cités plus haut ainsi que bien d’autres.

Car, au fond, qui tient à "remuer" ce que l’on voudrait pouvoir refouler dans le territoire de l’histoire "passée" ? Si à la Libération François Mitterrand fut embauché par l’ex-éminence grise de la Cagoule, le fondateur de l’Oréal Eugène Schueller, en tant que PDG des éditions du Rond-Point avec une enveloppe budgétaire pour ses activités politiques (source : "La main droite de Dieu"), son ami André Bettencourt ne tarda guère à commencer une belle carrière politique avec les Républicains Indépendants, faisant partie du gouvernement de Pierre Mendès-France en 1954-55 et plus tard (1967-73) de ceux formés sous les présidences de Charles de Gaulle et Georges Pompidou, apparemment sans qu’il lui soit trop tenu rigueur de son passé sous l’Occupation. Ce ne sont que deux exemples particulièrement parlants des recyclages et valses d’étiquettes politiques de la France d’après la Libération.

Mais François Mitterrand fut Secrétaire Général aux Prisonniers en 1944 sous Charles de Gaulle et Ministre des Anciens Combattants et des Victimes de guerre en 1947 et 1948, sous Paul Ramadier et Robert Schuman, alors qu’en 1945 il prenait publiquement la défense du maréchal Pétain à la veille de son procès. Il écrit notamment, le 26 mai 1945 : "D’où vient la trahison ? La chance du fascisme en Europe fut dans la mollesse de nos démocraties. La chance du fascisme en France fut dans l’incohérence et la mesquinerie de notre démocratie...", le 11 juillet : "M. Daladier déposant au procès Pétain, cela nous paraît une galéjade..." et le 18 juillet : "Puisque nous en sommes aux explications, nous attendons celles de M. Daladier, qui ne manquera pas de nous exposer son plan de réarmement, et celles de M. Pierre Cot, qui doit avoir des aperçus intéressants sur l’efficacité de l’aviation moderne...", etc... (source : "La main droite de Dieu", déjà cité). Telle fut d’ailleurs la plaidoirie de l’avocat du maréchal Pétain, Jacques Isorni : si on juge Pétain, alors il faut juger tout le monde.

François Mitterrand, c’est aussi la répression en Algérie, un vote favorable à l’exécution du militant communiste Fernand Iveton en 1957, la participation en tant que témoin de la défense au procès du général Raoul Salan à la demande de l’avocat Jean-Louis Tixier-Vignancour qui appellera à voter pour lui en 1965, etc.

Autant de données dont la portée est tout sauf négligeable, mais qui dépasseront en général les informations dont disposera l’électeur "de base" à qui Ségolène Royal assène cette "lignée" politique. Est-ce bien éthique ? Car chacun peut avoir ses opinions, mais de nos jours le premier problème qui se pose aux citoyens est de savoir exactement pour quoi ils vont voter. Entre les promesses jamais tenues, les lois au contenu jamais vraiment exposé de manière claire, les rapports peu transparents entre les différents lobbies politiques, la désinformation générale... il y a de quoi se méfier de toute cette "élite" qui gouverne le pays au milieu d’alternances de façade où rien ne change vraiment .

Le prince de la Renaissance qui inspira Machiavelli avait pour devise : "Aut Caesar aut nihil" (Empereur ou rien). Au vu du fonctionnement actuel du monde politique, on serait tenté d’écrire : "Caesar nihilque" (Empereur et rien).


Moyenne des avis sur cet article :  4.1/5   (366 votes)




Réagissez à l'article

176 réactions à cet article    


  • lefranc-tireur lefranc-tireur 21 août 2006 12:15

    tout est dit


    • zilao (---.---.101.81) 21 août 2006 12:26

      Je ne vote plus depuis 1981... J’avais alors 40 ans... Quelle chance de ne plus donner sa voix sa parole à la mafia et la corruption... D’ailleurs combien de temps aura-t-on encore la liberté de ne pas voter ? Dans le doute abstiens-toi (pas l’abstention mais pas voter !) si tout le monde faisait ça, je pense que le pouvoir commencerait à ce poser des questions... Vite résolu d’ailleurs... on l’a vu avec l’europe : c’est comme si le référumdum n’avait jamais existé... fi ce peuple d’ignorant ... Comment ose-t-il voter non !


      • (---.---.76.165) 21 août 2006 16:24

        Oui, et le vote blanc ? pourquoi n’est-il pas considéré lors des dépouillements ?


      • Zermikus (---.---.56.113) 22 août 2006 09:03

        Oui, nous sommes au moins deux dans ce cas de figure.... J’ai effectivement cessé de mettre un bulletin d’adhésion dans les urnes, depuis 81... Il y a longtemps que nous ne sommes plus en démocratie en France, mais personne ne semble s’en soucier, on continue à faire comme si...

        Et toujours la même rangaine : « Oui, mais voyez alleurs comme c’est encore pire »... Sûrement, si on n’en juge par le nombre de personnes qui souhaitent vivre en France... Ce qui ne démontre en rien que l’on ne pourrait pas vivre nettement mieux, et pour un prix très nettement inférieur ...

        Je vais toujours voter (sauf cas de force majeur), parfois, je mets un bulletin fantaisiste... Effectivement, si tout le monde... etc...

        Mais non, tout le mode ne fera pas, il y a trop de gens qui profitent largement de la manne. Ou pire, qui ne savent pas que l’on peut faire autrement : si aucun candidat ne nous convient, inutile d’en élire un du lot, sous le fallacieux et pervers prétexte qu’il en faut bien un. Oui,il en faut un, mais pas dans ceux qui sont présentés.... (rappellez vous, les vieux, « bonnet blanc et bland bonnet »...) Par ailleurs, il faut savoir que le vote est validé à partir de 5% de voix, mais je ne sais pas si c’est des suffrages exprimés ou des inscrits. Il est clair que le législateur a donné là encore une preuve flagrante de son mépris pour l’électeur : en ayant l’air d’avoir fait quelque chose de démocratique, un seuil minimum pour valider une élection, le législateur a, en réalité, institué une fausse mesure, qui, en tout état de cause, ne sera jamais utilisable...

        Les français ne semblent pas tous avoir admis que le seul talent d’un politicard, c’est celui de savoir se faire légitimer... En octroyant un chèque en blanc à des gens qui les méprisent, les électeurs donnent du même coup le fouet et le glaive qui sert à les torturer... Et après, ils trouvent anormal d’avoir mal....


      • Ingrid (---.---.65.58) 21 août 2006 12:29

        Les campagnes électorales des grands partis ont une clientèle militante garantie : ceux qui espèrent obtenir des postes, des promotions, des avantages personnels... La décadence de la démocratie se mesure à la capacité, pour ce genre de « noyaux durs », de crier plus fort que l’ensemble des citoyens.


        • Les gros sabots (---.---.4.105) 21 août 2006 12:33

          Si elle ses références sont aujourd’hui à gauche (en l’occurence Mitterrand ) après avoir préféré le blairisme et la politique repressive de Sarko, c’est uniquement pour se raccrocher le courant de Montebourg. Le ralliement récent de Montebourg à Royal fait en effet des remous dans les rangs de Rénover Maintenant et elle craint que ces militants ne filent vers Fabius. En rappel à la 6ème république, elle appelle même à une « nouvelle république ». C’est un peu les gros sabots quand meme !

          un site sur la laicité et les candidats 2007 :

          http://vigilance-laique.over-blog.com


          • patrice delgado (---.---.59.112) 22 août 2006 15:28

            Quand Mitterrand a rejoins la FGDS, un des bon pères qui l’avait formé s’était inquiété du S (pour socialiste). Le jeune député répondis que c’était le parti le plus à droite qu’il avait pu trouver à la chambre des députés (ancien nom de l’assemblée nationale).

            Je ne vois donc pas l’incohérence entre être mitterandiste et blairiste.


          • CAMBRONNE (---.---.127.236) 21 août 2006 13:06

            PATRICK

            Là je ne comprends pas . Qui est Beurk ?

            Pour l’Article j’aurais tendance à le trouver bon . Il a le mérite de rappeler ce que les Français , peuple de peu de mémoire comme disait le Maréchal : « Français vous avez la mémoire courte »ont tedance à oublier sur Mitterand ,sa personne ambigue , et sa politique .

            Si ce type qui est à mes yeux l’archétype de ce que la politique peut engendrer comme trahison et tromperie doit servir de référence et bien tant pis pour Ségolène qu’elle aille se rhabiller .

            Salut et fraternité .


            • CAMBRONNE (---.---.127.236) 21 août 2006 13:14

              @L’AUTEUR

              Les aspects de Mitterand que vous citez pour mieux le faire connaitre , finalement me font le trouver plus sympathique .

              Soutenir Pétain en 1945 , c’était courageux . Soutenir Salan idem . Lutter pour l’Algérie française , à l’époque c’était bien .

              Ceci dit cela ne fera pas de moi un admirateur du personnage ni de sa « lignée »

              Vive la république quand même .


            • (---.---.19.57) 21 août 2006 13:24

              « Soutenir Pétain en 1945 , c’était courageux . Soutenir Salan idem . Lutter pour l’Algérie française , à l’époque c’était bien . »

              Vous oubliez que derrière l’action de Mitterrand à la Libération il y avait le soutien dont il bénéficiait d’un certain nombre d’anciens vichystes. L’enjeu étant la réhabilitation d’un maximum d’entre eux, dans les meilleures conditions possibles. Ce qu’il s’employa à obtenir, d’après l’ouvrage « La main droite de Dieu » que cite l’auteur, et dont il tira le plus grand profit pour sa carrière personnelle.

              Et derrière ses prises de position sur la question de l’Algérie française, il y avait ses liens, déjà à l’époque, avec un certain nombre de groupes politiques qui étaient tout le contraire de ce qu’il disait représenter. En 1965, il parviendra à obtenir, à la fois, le soutien de Tixier-Vignancour et du Parti Communiste. Avec l’ex-doriotiste Jean-André Faucher comme attaché de presse, alors que c’était soi-disant une « candidature de gauche ».


            • CAMBRONNE (---.---.127.236) 21 août 2006 14:35

              @99 19 57

              Nous sommes bien d’accord . Je me faisais un peu provocateur dans mes propos et je confirme que pour moi Mitterand incarne le faisandé , l’homme à double visage enfin viscéralement je n’ai jamais pu le supporter . Donc Ségolène a tout faux en se raccrochant à cette lignée . Tant mieux car je n’ai pas envie de la voir au pouvoir .

              C’est clair comme ça ?

              Vive la République quand même .


            • La Taverne des poètes 21 août 2006 13:10

              Sur l’héritage de Mitterrand, votre article ne fait pas preuve d’honnêteté intellectuelle, ne mettant en avant que les aspects négatifs. Mitterrand a aussi le courage de réformes imposantes comme la décentralisation par exemple.

              Si Ségolène Royal se revendique de Mitterrand, escamotant d’ailleurs au passage le bilan de Jospin, ce doit être du Mitterrand de la Francisque car ses valeurs sont travail, famille et patrie.

              Ségolène Royal a voulu se plonger ainsi dans un bain de légitimité plus étendu que l’image médiatique dont elle bénéficie déjà. Mais cela n’a pas le lyrisme et la force d’un De Gaulle à Bayeux...

              Contrairement à Mitterrand, elle avance sans programme (ne se sent aucunement liée au programme du P.S dont elle s’est désintéressée) et sans vision, ce qui la distingue de Jeanne d’Arc qu’elle vénère tant (passion partagée avec Le Pen. Pas étonnant : les idées extrêmes droitières sont très prégnantes dans la famille Royal : le père, la soeur).


              • (---.---.19.57) 21 août 2006 13:33

                « Sur l’héritage de Mitterrand, votre article ne fait pas preuve d’honnêteté intellectuelle, ne mettant en avant que les aspects négatifs. Mitterrand a aussi le courage de réformes imposantes comme la décentralisation par exemple. »

                On ne peut pas regarder toute la politique, ni même l’essentiel, sous l’angle régionaliste. Il fallait bien que Mitterrand se fasse quelque part un peu de clientèle électorale (en plus des reports de voix du FN). Mais les grandes options ont bien été la « rigueur », l’ « austérité », le début de la casse du secteur public, un autoritarisme croissant de l’Etat...

                En passant, c’est un ancien chef de cabinet de la ouiste Marylise Lebranchu (elle-même ministre de la loi permettant le rejet « accéléré » des pourvois en cassation) qui, en tant que commissaire du gouvernement du Conseil d’Etat, demanda le rejet du recours des centrales syndicales contre le Contrat Nouvelle Embauche en octobre 2005.


              • Darkfox (---.---.141.125) 21 août 2006 14:25

                Bonjour, je repend cette partie car elle montre a peu près où en est la politique de nos jours...

                « Contrairement à Mitterrand, elle avance sans programme (ne se sent aucunement liée au programme du P.S dont elle s’est désintéressée) et sans vision, ce qui la distingue de Jeanne d’Arc qu’elle vénère tant (passion partagée avec Le Pen. »

                Ce qui fait froid dans le dos car ses idées ne sont pas celle du fameux regroupement du PS donc si elle devait être notre futur président, ma question serait : quelles idées seraient appliquées ? et d ailleurs qu’est ce qu’elle ferait ... car à force d’être en opposition de tout que ce soit pour se démarquer de son propre parti, comme de ses opposants. On en arrive à se demander « mais que va t on faire !? »

                Sinon @ l auteur : tres bon article


              • CAMBRONNE (---.---.127.236) 21 août 2006 14:42

                Ha bon , Ségolène vénère Jeanne d’Arc ?

                C’est la pucelle , la Lorraine , la libératrice de la France ou l’Amazone à cheval la lance à la main ?

                Nous risquons d’avoir Mazarine à la culture ...

                Vive la république bananière quand même .


              • CAMBRONNE (---.---.127.236) 21 août 2006 15:27

                PATRICK

                Tu es courageux , ça n’est pas nouveau et je ne peux que respecter ton opinion sur Mitterand .

                Moi contrairement à toi je n’ai jamais , au grand jamais voté à gauche . C’est comme ça ! comme il y a des gens qui n’ont jamais et ne voteront jamais à droite . Ce n’est pas un signe d’intelligence en ce qui me concerne mais c’est culturel .

                Nous ne sommes jamais que le produit de notre milieu familial , de notre éducation et de nos fréquentations .

                Je n’ai jamais aimé Mitterand et pourtant je ne peux balayer tes arguments d’un revers de main .

                Pour Vichy , je suis bien d’accord , à l’époque les choix n’étaient pas aussi faciles que maintenant aprés coup une fois qu’on connait la fin du film .

                Pour juger des choix il faut toujours bien préciser la date de ces choix . A part De Gaulle et une poignée de résistants de la première heure , la trés grande majorité des français était Pétainiste jusqu’en Novembre 1942 .

                Les Maréchaux Juin , de Lattre ont attendu cette date pour se rebeller .C’était logique , l’armistice avait été rompue par les Allemands et c’était ce qui donnait sa légitimité au Gouvernement du Maréchal . S’il n’avait pas été diminué par le grand age il aurait du foutre le camp et rejoindre alger . Peut être aussi qu’il n’a pas voulu abandonner son peuple aux mains de l’occupant .

                Ceci dit le personnage( Mitterand) est assez complexe pour qu’on lui trouve des qualités morales , politiques et intellectuelles . De toute façon ce n’a jamais vraiment été un homme de gauche comme Chirac n’a jamais vraiment été un homme de droite . Ils se comprenaient assez bien d’ailleurs et si j’en crois les bons chroniqueurs comme Franz olivier Giesbert C’est Mitterand qui a choisi Chirac pour lui succéder en 1995 à la place de Jospin .

                Comme toi je trouve que Chirac en ce moment sur le plan international est bon ! Je me tue à le dire sur un autre fil à propos de nos soldats à envoyer au Liban .

                Peu d’hommes politiques de ces cent dernières années ont réussi à obtenir de moi une admiration béate et inconditionnelle .

                Je suis trés moyennement Gauliste , voire pas du tout si on parle du De Gaulle d’aprés ciquante neuf . Oui , de ciquante huit à Cinquante neuf il a été bon , surtout en nous apportant la constitution de la cinquième république . La manière dont il a bradé l’empire a profondèment écoeuré le jeune homme que j’étais . Il fallait donner leur indépendance aux peuples colonisés , mais pas comme ça .

                J’ai beaucoup apprécié Giscard d’Estaing ! Hé oui , je sais que ce n’est pas la mode . Bigeard , mon grand ancien est un inconditionnel et Dieu sait qu’il est trés sceptique à l’égard des politiques ! Sous Giscard c’est la seule fois depuis que je suis conscient qu’il y a eu un effort réel de réhabilitation de l’Armée française tant sur le plan matériel que sur le plan moral .

                Content d’avoir pu discuter de tout ça avant que des trolls malveillants ne viennent poluer ce fil .

                Salut et fraternité .


              • Yann (---.---.186.72) 21 août 2006 15:41

                Vous vous référez à VGE qui à mis en place l’oligarchie ploutocratique au sein de tout les ministères, parfois je me pose des questions c’est à lui que l’on doit l’abrogation de la peine de mort, l’avortement généralisé et le regroupement familial, trois des mesures qui ont détruit les piliers fondateurs de la nation, bravo à vous pour votre clairvoyance, non vraiment hormis le Général et Pompidou nous n’avons eu que des sous merdes antifrançaise....


              • harold1 (---.---.211.225) 21 août 2006 13:11

                Bravo ! Remarquable condensé de que fut la vie tortueuse et cauteleuse de Mitterand ! Ségolène essaie de grapiller quelques voix qui tomberaient du Saint Suaire que l’on a taillé à ce Président ! Même les Marx Brothers ( Lang, Fabius, Strauss-Khan ) , ne parlent plus de Tonton ! Quand a Patrick Adam, il a une réaction de cocu dépité , croit-il vraiment à ce qu’il dit ? De quelle CAGOULE parlez-vous , Monsieur ? De celle de Mitterand et de son ami de BENOUVILLE ? Dont on pas pas finit de parler, jusqu’à éclaicissement des circonstances de l’arrestation de Jean MOULIN ?


                • plo (---.---.245.180) 21 août 2006 13:30

                  Excélent article qui remet les faits dans un processus historique. On ne peut que constater que le choix qui nous est proposé par l’UMP et le PS sont des faux choix. sarkosy, en tant que membre reconnu de la famille est le candidat objectif des multinationales mondialisé et du cosmopolitisme, tandis que gogolène est la marionnette des multinationnales mondialisé et des cosmopolites. Voyez vous la nuance qui justifie votre choix ?!. Pour qu’ils en arrivent là, c’est qu’ils ont vraiment la trouille car ils sentent qu’ils ne vont pas pouvoir verrouiller encore longtemps le sytème. Courage, patience et détermination divent être les maitres mots, car je crois que le prochain scrutin et les années à venir vont être stupéfiantes ... En effet, « la gôche » s’est alliéné le peuple de gauche depuis un certain temps, tandis que la « droite » est en train de s’alienner déffinitevement le peuple de droite est le processus est très avancé (il est un peu plus long pour ce peuple du fait de son concervatisme, bien compréhensible, du fait de sa position sociale). Lorsque les 2 peuples aurront compris leur avantage commun a en finir avec ces gens là, cela va etre rock’n roll ...


                  • Minority report (---.---.134.168) 22 août 2006 15:26

                    Dieu vous entende pour paraphraser les tendances à la mode...

                    Ceci étant quand le peuple (et encore une infime frange de celui-ci) se révolte, c’est avec les tripes (ventre creux) et non avec la tête...

                    Les derniers équipements reçus par nos forces de police, ainsi que la domestication de nos restes de velléités par les mèmes du pouvoir médiatico-économique omni-présents, ne laissent que peu de marge de manoeuvre aux néo-révolutionnaires qui bouillonnent.

                    Quand l’édifice pourrit et tombe de lui-même, inutile de le dynamiter. Juste attendre.


                  • gerardlionel (---.---.83.246) 21 août 2006 13:34

                    Les dérives des hommes de pouvoir, au pouvoir, mais ce ne sont que des hommes ! Q’attendre d’autre ? La perfection, l’intégrité ? Les avez-vous jamais rencontré chez De gaulle, Pompidou, Giscard ? Chirac mort : pourrez-vous nous faire le même article sur sa lignée avec Sarkozy ? C’est si facile d’insister sur les aspects négatifs du personnage, il y a certes de quoi faire, mais des qualités, du caractère, de l’intelligence !

                    Ca ne me choque guère que S.Royale puisse se réclamer de cet homme remarquable, malgré ses zones d’ombre et ses insuffisances si humaines !


                    • (---.---.24.29) 21 août 2006 13:46

                      « ce ne sont que des hommes... »

                      De Gaulle, Pompidou et d’autres avaient, certes, leurs défauts. Mais là, on parle de défense publique du maréchal Pétain au moment de son procès, de liens avec le patron de l’Oréal qui avait été l’un des maîtres à penser de la Cagoule, de contacts permanents avec un spectre politique qui n’avait rien à voir avec la façade que Mitterrand présentait devant les électeurs, etc...

                      On ne peut reprocher, ni à De Gaulle, ni à Pompidou, ni à Giscard, ni à Chirac, d’être allées si loin. La comparaison n’est pas possible.

                      Sous la pression de Barre, Giscard refusa la réhabilitation professionnelle des putschistes d’Alger. Mitterrand courut la leur promettre. Quant aux liens entre l’entourage de Mitterrand et le Parti des Forces nouvelles, ça se passait très bien depuis les années 1970 via Jean-André Faucher, etc... Lire « La main droite de Dieu » m’apparaît très utile pour voir jusqu’où Mitterrand est allé.


                    • gerardlionel (---.---.83.246) 21 août 2006 13:58

                      La comparaison me parait plus que possible, allons-nous faire les bilans des scandales liés à chacun de ces personnages ?ou de leurs erreurs politiques ?

                      1958, n’était-ce pas pour certains à la limite du coup d’état ? Qui a tué Robert Boulin qui allait être nomé 1er ministre ? Chirac ne traine aucune casserole ? Non dans le domaine politique, le pouvoir corromps absolument ! Mais ces humains là avait aussi des qualités que je ne veux pas ignorer !


                    • (---.---.50.244) 22 août 2006 20:17

                      Non, Vichy et tous ces milieux que Mitterrand a fréquentés, c’est autre chose que ce que De Gaulle et d’autres ont pu faire.

                      Et, par la suite, accepter l’argent d’Eugène Schueller et prendre publiquement la défense de Pétain, être à la tête de la répression en Algérie, prendre la défense de Salan, embaucher un attaché de presse comme l’ex-doriotiste Faucher qui a servi d’intermédiaire avec la « famille politique » que l’on sait, etc... Le tout en se faisant passer pour « socialiste », car c’est ce mensonge politique permanent qui est grave.

                      A ce genre de jeux sordides, Mitterrand a été LE PIRE, et de très loin. Son entourage était trop plein d’anciens vichystes et de réacs d’extrême-droite d’avant-guerre pour que cela puisse être accidentel.


                    • Patrick Adam Patrick Adam 21 août 2006 13:40

                      @ Cambronne

                      Mon commentaire ayant disparu, je précise un peu le fond de ma pensée. Moi, sans être Mitterrandolâtre, le personnage m’a toujours intéressé. Je préfère un individu intelligent à la tête d’un état qu’un sinistre crétin opportuniste. Je comprends que ça puisse étonner mais je n’ai jamais aimé hurler avec les loups comme il est de bon ton de le faire dès qu’on parle de Mitterrand.

                      Mitterrand a eu un début de parcours cahoteux, assomé par la défaite majeure que la France venait de subir et s’offrant pour le redressement le plus rapide, comme nombre de Français jusqu’en 42/43. Son passé de résistant n’est pas à mettre en doute par la suite. Il suffit de lire le très beau livre de Marguerite Durras « La douleur » pour en avoir un réél témoignage.

                      Du reste, tous les grands résistants (Chaban en tête), n’en ont jamais douté. Mitterand a donc fait le parcours de Ghunter Grass en Allemagne en allant se mettre au service de Pétain quand il a vu la France à genoux ? La belle affaire. J’aurais bien aimé voir le parcours qu’auraient fait tous ceux qui s’empressent aujourd’hui de lui crahcer dessus. 90% des Français ne pensait-ils pas alors qu’il fallait agir de la sorte ?

                      Plus tard, il a été un ministre de la 4ème République comme tant d’autres, dans une période où les forces démocrates étaient prises en étau entre un Parti communiste surpuissant qui alimentait des foyers de guerre civile dans les usines à la SNCF et dans les ports (en s’alliant avec les Gaullistes) et une droite revancharde. Son bilan n’est pas pire que d’autres, on peut mettre à son crédit sa politique africaine d’alors. S’il a refusé l’indépendance de l’Algérie, Mendès en a fait tout autant. Papon, a été nommé par De Gaulle à Bordeaux, puis il est devenu ministre de Giscard. Pour Mitterrand, Bousquet, c’était la Depêche du midi et il s’en est servi. Crois-tu qu’il ait été le seul parmi tous les radicaux du Sud-Ouest ?

                      Quant à la politique suivie par la France dans les années 80 et au-delà, l’histoire commence à la juger avec un peu moins de rigueur que la volée de bois qu’il était de bon ton de lui administrer jusqu’à présent.

                      Alors pondre un tel article me semble malsain. Je sais ce que je dis est totalement à contrecourant, mais là aussi, je m’en fous. Mitterand s’est battu pour maintenir une certaine cohésion sociale dans le pays. Il a su parler à la gauche et à la droite aussi, quand il le fallait. Quatorze ans de Mitterandisme ne nous ont pas amené aux émeutes de banlieues que la France a connue l’hiver dernier. Il n’a cherché à kärchériser personne. Pas plus qu’il n’a passé son temps à cracher sur ses « ennemis » politiques. Je comprends qu’une partie de la droite lui en veuille encore d’avoir tenu si longtemps...

                      La page du mitterandisme est tournée depuis longtemps. Mais les gens de « gôche » qui lui crachent dessus ne devraient pas oublier que Jaurès lui même s’était mis au service de la « mission » colonisatrice de la France. Rappeler le passé de Mitterrand, c’est aussi rappeler l’abolition de la peine de mort, la 5ème semaine de congés, la revalorisation des retraites, le droit du travail renforcé, l’ouverture culturelle (on peut la critiquer mais elle existe), l’ouverture de l’Europe à la Méditerranée, l’Acte Unique, la monnaie Unique, le tunnel sous la Manche, le discours au Kremling réclamant la libération de Shakarov, le discours à la Knesset réclamant la création d’un état palestinien, la libération des médias, la paix au Cambodge, l’engagement au Liban, l’arrêt des visées de Khadafi sur la Tchad, les efforts pour empêcher la premirèe guerre du Golfe (pour ceux qui en doutent lire Védrine), le discours au Buntestag sur les euromissiles, mais ce n’est quand même pas à moi à faire un tel bilan...

                      Vois-tu Cambronne, je n’ai jamais aimé Chirac, mais en ce moment (pour ce qui est du Liban) je le trouve bon, fin et tenance, et j’ai envie de le dire.

                      Patrick Adam


                      • (---.---.24.29) 21 août 2006 13:54

                        « Son passé de résistant n’est pas à mettre en doute par la suite. »

                        Comme beaucoup, Mitterrand a établi des contacts avec la résistance lorsque ça commençait à mal tourner pour l’Allemagne nazie.

                        L’attaque allemande contre l’URSS avait été déclenchée en juin 1941 et, en 1942, les actions militaires de l’Axe marquaient le pas un peu partout. Tous les experts avaient compris que l’Axe était en passe de perdre la guerre sur le plan stratégique.


                      • Antoine (---.---.24.29) 21 août 2006 13:58

                        « La page du mitterandisme est tournée depuis longtemps. »

                        Non, justement, car Mitterrand incarne un certain type de comportement politique et institutionnel.

                        Combien de résistants de ceux qui avaient vraiment pris les armes ont pu accéder à des responsabilités importantes après la guerre ? Mitterrand provient de Vichy, Delors des Compagnons de France... Tillon a été vite limogé.


                      • CAMBRONNE (---.---.127.236) 21 août 2006 15:30

                        Patrick

                        Ma réponse se trouve plus haut .

                        Cdt


                      • minijack minijack 22 août 2006 04:35

                        Vous avez raison. Rien n’est jamais tout blanc ni tout noir. Je tenais Mitterrand pour un homme détestable mais TRES intelligent. Chirac restera sans doute dans l’histoire comme une intelligence moins fine mais un homme beaucoup plus « couillu », loyal et opiniâtre, que son prédécesseur. Aucun doute que l’un comme l’autre ont ou avaient « leur idée » de la France.

                        Il y a des gens intéressants de tous côtés. Le problème n’est pas tant la qualité des individus mais le système des partis auquel ils doivent se plier pour tenter d’en contrôler une faible part à leur profit électoral. Ségolène n’échappe pas à cette obligation. Je suis très attentif à ce qu’elle déclare car son attitude d’écoute « sans certitudes ni à prioris » m’a heureusement surpris, et il n’est pas impossible que pour la première fois de ma vie je vote à gauche. Elle représente un renouvellement de personnel et de méthodes dont la France a bien besoin. Mais l’individu est une chose, le parti une autre...

                        .


                      • Manu (---.---.93.161) 22 août 2006 09:55

                        Pour Patrick Adam, Merci pour tes mots .


                      • Olivier (---.---.176.131) 22 août 2006 10:07

                        « Alors pondre un tel article me semble malsain. »

                        Pour ma part, c’est la premiere fois que je me suis poser des questions, que j’ai naviguer sur les liens, bref que j’ai passer une heure à lire les informations connexes à cette article. Même si, sur le fond je ne suis pas pleinnement d’accord, j’ai été trés heureux de lire un article engagé et recherché.


                      • (---.---.67.105) 22 août 2006 12:11

                        « Elle représente un renouvellement de personnel et de méthodes dont la France a bien besoin... »

                        Vous rigolez, elle a fait six ans d’Elysée pendant la plus sinistre période de la présidence de Mitterrand. Ce sont les méthodes de Mimi qu’elle nous amène, et d’ailleurs le même de « relations » egalement.


                      • clairette (---.---.118.110) 21 août 2006 13:49

                        Voilà un article qui va intéresser les jeunes ! Vos références à Pétain sont innovantes ! Bravo pour ce déploiement d’objectivité dans votre argumentation ! J’ai un certain âge, j’ai manifesté en son temps contre la guerre d’Algérie, en faveur de la contraception et de l’avortement, et pour d’autres causes diverses et variées. je ne suis pas une « fan » de François, mais Ségolène me plaît, même si je pensais ne jamais lui pardonner sa position pour le « oui » l’an dernier !

                        Et, ne vous en déplaise, je commence à lui trouver beaucoup de charme... encore quelques réquisitoires comme le vôtre et je voterai pour elle !

                        Cordialement.


                        • Antoine (---.---.24.29) 21 août 2006 14:01

                          Ségolène est un pur produit du mitterrandisme, et il est essentiel par exemple que les jeunes sachent ce que ça a été.

                          Comme ça, en passant, ils comprendront également qui sont ceux qui ont cohabité avec Mitterrand. L’article l’explique fort bien.


                        • (---.---.67.65) 21 août 2006 14:34

                          « On vote pour un individu en fonction de sa doctrine politique »

                          Exemple typique d’argument ultra-opportuniste, surtout s’agisant de Mitterrand qui a bien montré, par ses relations, par les gerbes au Maréchal, par ses propres déclarations... qu’il n’avait rien renié de son passé et que son progressisme n’était que de façade.

                          Mitterrand s’est servi notamment du FN comme d’un épouvantail pour étouffer les revendications sociales au nom de la « défense de la démocratie ». C’est vraiment très grave.


                        • C.D.MAB (---.---.158.161) 21 août 2006 13:54

                          Je trouve votre argumentation assez biaisée. C’est comme reprocher à un fils ce qu’a pu faire son père.

                          Ce n’est pas pour autant que je rejette le rapprochement entre les deux personnages.

                          Je trouve qu’ils ont en commun ce qui m’a toujours fait préférer Mendès à Mitterrand. La volonté de gagner à tout prix, sans considération pour les gens et sans convictions véritables, l’a-t-elle acquise à l’Elysée ou l’avait-elle déjà en elle ? L’avenir va nous dire où ça risque de la conduire.

                          Je pense qu’en réaction, elle ouvrira un boulevard aux Le Pen de demain.


                          • Antoine (---.---.24.29) 21 août 2006 14:03

                            On ne choisit pas son père, mais on choisit ses protecteurs et si on reste avec eux, c’est que la soupe est bonne et qu’on veut la garder.

                            Ségolène Royal a été embauchée à l’Elysée via Attali, alors qu’elle était sortie de l’ENA depuis peu. Auparavant, Attali avait également recruté François Hollande dans les mêmes conditions.


                          • barbenoire (---.---.85.237) 21 août 2006 14:03

                            Excellente analyse du grand carrieriste et opportuniste que fut Mitterand, et penser que certains osent le comparer à De Gaulle ! Je trouve intéressant que Royal revendique l’héritage politique de feu monsieur le prince de l’équivoque, comme cela au moins l’électorat sais à quoi s’en tenir.


                            • marco (---.---.186.199) 21 août 2006 14:32

                              Reprocher à un président de se poser en défenseur du pluralisme, n’est-ce par faire preuve d’une tendance pour le moins fasciste. Mitterrand a intercédé en faveur de personnes qui n’avaient pas accès aux médias, voilà de quoi on l’accuse sur ce forum ! Mais même si mes pensées politiques sont radicalement opposées à Le Pen, je suis heureux d’avoir voté pour un Mitterrand capable de tenir et d’assumer ce rôle...Et ne devons-nous pas l’ascension d’un FN à toutes ces années de silence que ces mêmes médias lui ont réservé, suivies plus tard de débats endiablés sur toutes les chaînes car Le Pen était gage de spectacle, et donc d’audience !!! Maintenant, faire un procès à Mme Royale quand elle invoque l’héritage de cet homme me fait doucement rire. Vous fait-elle si peur que ça ? Si oui c’est qu’il y a danger pour cette droite. Je saute donc de joie à l’idée de réserver à Ségolène mon bulletin afin de la voir bouter Sarkosy et ce lobbying de la terreur loin de du pouvoir.

                              Continuez Ségolène, contrairement à bon nombre « d’éléphants », vous nous donnez envie de marcher dans vos pas...


                              • (---.---.67.65) 21 août 2006 14:38

                                « Reprocher à un président de se poser en défenseur du pluralisme, n’est-ce par faire preuve d’une tendance pour le moins fasciste. »

                                Mitterrand n’a en rien défendu le pluralisme. Il a « poussé » le FN pour des raisons purement politiciennes, et les résultats ont été dévastateurs.

                                Royal est un Mitterrand bis et, si elle veut négocier avec le FN, elle n’aura vraisemblablement pas besoin d’un Faucher ou d’un Dumas comme intermédiaires. Sa famille ancrée très à droite lui suffit amplement.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès