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Ségolène voulait consigner le mammouth

Il aura suffi d’une vidéo « pirate » pour transformer la pasionaria blairiste en politicienne de gauche lucide et responsable. Faire travailler les profs 35 heures effectives : la meilleure proposition de Royal depuis des lustres.

Ségolène enfin crédible, enfin sympathique, enfin différente ! Si c’est effectivement un sbire de DSK qui est allé chercher au fond de quelque tiroir une copie de l’enregistrement vidéo de janvier 2006 qui tourne en boucle sur le Net depuis trois jours, c’est une grande idée qu’il a eue là, mais peut-être pas dans le sens où il l’espérait : la favorite socialiste y apparaît soudain lucide, réaliste, consciente de ses propos, le verbe simple, le timbre posé, le regard affirmé, le ton décidé de la femme politique qui n’est pas là pour arroser les chrysanthèmes ou noyer le poisson. Royal en pleine possession de ses moyens, assurée et décidée, franche et ferme comme jamais on ne l’a entendue tout au long de ces primaires socialistes qui n’étaient pas là que pour la piéger, mais qui l’auront quand même largement desservie. Au contraire de cette vidéo. Au contraire des propos qu’elle tient dans cette vidéo.

De quoi parle-t-elle ? Des « profs », comme on les appelle quand on dénombre leurs grandes semaines de vacances, leurs revendications urbaines ou la sacro-sainte réduction qu’ils n’oublient jamais de réclamer quand ils passent en caisse. Les « profs », ces salariés d’un autre temps (partiel) qui ne travaillent « que » 17 heures par semaine mais qui, le « reste du temps » ne se reposent point mais « corrigent les copies », « préparent les cours », « relisent les copies » et « organisent leur emploi du temps ». Enfin, non, l’emploi du temps, c’est en début d’année que ça se passe, quand chacun y va de ses desiderata, entre celui qui souhaite prendre son vendredi, celui que le mercredi arrange, le mardi, ou le jeudi... Un casse tête pour les chefs d’établissements, que de satisfaire ces enseignants dont le temps libre n’est pas vraiment du temps libre mais qu’ils souhaitent quand même organiser comme tel.

Les « profs ». Fatigués quand ils sortent d’une semaine de vacances (la Toussaint, par exemple), dépités quand ils s’aperçoivent, fin juillet, qu’ils sont déjà à « la moitié de leurs vacances d’été ». Les « profs » qui ont un tableau d’absence. Un tableau jamais vierge, parfois rempli jusqu’à la gueule de noms suivis de dates. C’est fou ce qu’il y a comme grippes, comme infections en tout genre, comme gastro, comme virus dans l’Education nationale. Claude Allègre avait pointé du doigt en son temps cet « absentéisme ». Il avait souhaité, à l’époque, « dégraisser le mammouth », ce secteur public enseignant qu’il jugeait un peu enrobé. Mais le mammouth, grandes oreilles, grosse trompe, gros sabots syndicaux ne l’avait pas entendu de cette oreille et avait renvoyé ledit ministre à la période glaciaire.

On ne s’attaque pas aux « profs » impunément, on l’a vu encore ce week-end. Immédiatement ils répliquent, par la voix de leurs représentants syndicaux, affutés, préparés, qui n’attendent que ça pour se rappeler au bon souvenir de tout candidat.

Ségolène Royal, elle qui fait de l’éducation une priorité, sait tout cela. Et d’emblée, dans son petit laïus, elle prévient : « Moi j’ai fait une proposition - par ailleurs je ne vais pas encore la crier sur les toits parce que je ne veux pas me prendre des coups des organisations syndicales enseignantes. » Lucide Ségolène. Ne pas la crier sur les toits, sage décision. Le problème c’est que certains ont choisi de franchir le toit et de porter la parole royale sur la place publique. Dix mois après. Quelle est-elle, cette proposition ? « Je pense qu’un des nœuds de l’échec scolaire se joue au collège. C’est-à-dire que les enfants arrivent en 6e, 5e, et là s’ils décrochent, on sait déjà ceux qui n’iront pas jusqu’au baccalauréat ou ceux qui seront en situation de décrochage scolaire. » D’abord le constat, lucide. L’auditoire de la dame du Poitou opine, il ne sait pas encore ce qui va suivre.

« Je pense qu’une des révolutions c’est de faire les 35 heures au collège. C’est-à-dire que les enseignants restent 35 heures au collège. » Gloups ! Celui dans la salle qui avait déjà planifié ses week-ends accolés aux jours fériés commence à s’étrangler légèrement. Trente-cinq heures, en une semaine, se dit-il, ça fait combien par jour ?... « Et dans ce paquet global, il y a des cours, mais ils ne quittent pas le collège quand ils ont fini leurs cours... » Ne pas quitter le collège quand on a fini les cours... Notre ami enseignant a la bouche sèche, soudain, il se demande quand il va pouvoir profiter de sa piscine, son jardin, de ses skis ou de ses réductions easy jet s’il doit rester au collège trente-cinq heures par semaine... Et ses copies, qui les corrigera, alors ?...

« On est quand même dans un système absurde où aujourd’hui en France, on a maintenant des entreprises cotées en Bourse, Acadomia, etc., qui donnent droit à des déductions fiscales, et ceux qui donnent ces cours, ce sont les profs du secteur public ! » Là, dans la salle, on écoute toujours, mais le brouhaha prend du volume, ça s’agite, ça remue, Ségolène est proche de la fin de l’envoi et à la fin de l’envoi, elle va toucher : « Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d’aller faire du soutien individualisé payant, et ils n’ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements scolaires ? » Boum. Un soupir d’encaissement s’entend alors. D’encaissement, oui, comme le bruit qu’on fait quand on encaisse un coup, quand un rugbyman bleu encaisse un trois quarts black. Oumff, ou quelque chose dans ces eaux-là.

« Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d’aller faire du soutien individualisé payant, et ils n’ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements scolaires ? » C’est moi qui repose la question, comme pour la souligner. La meilleure question de la candidate Royal, une question à la fois plus pertinente et mieux posée que l’attaque trop frontale d’Allègre. Plutôt que de critiquer un réel mais inquantifiable « absentéisme », Ségolène pose une équation simple, sans inconnue, facile à résoudre. Ou les professeurs ont, comme ils le prétendent, autant de travail, sinon plus, à faire à la maison qu’au collège, et à ce moment-là, ils n’auraient pas le temps de donner des cours de soutien scolaire, ou ils ont tout le temps nécessaire pour donner des cours de soutien scolaire qui soignent leurs fins de mois parce qu’ils n’ont fondamentalement rien d’autre à faire. Ils vaquent. S’ils vaquent, c’est qu’ils ont du temps libre, et s’ils ont du temps libre, que celui-ci serve à leurs élèves en difficulté. Voilà ce que dit Royal, heurtée à juste titre par l’incongruité (le mot est faible) de voir certains profs du secteur public donner à titre privé des cours à leurs propres élèves ! Et Royal a raison. Elle a raison de dire que ce système « confus » peut favoriser l’échec scolaire. Elle a raison de dire que ce système est scandaleux quand il concerne les enseignants du secteur public. Elle a raison de dire qu’un professeur présent à temps plein dans son établissement sera plus efficace et utile à ses élèves qu’un professeur seulement là aux heures de cours et ensuite injoignable. Elle a aussi raison de penser que certains, assis sur leurs « privilèges », ne voudront pas entendre parler de modifier leurs « 17 heures », qu’ils resteront sur leurs « acquis ». Elle a raison de craindre que jamais les syndicats ne l’écouteront.

Elle n’a même jamais eu autant raison. Mille fois raison.

Mais c’était il y a dix mois. Depuis la dame est plus candidate que jamais, a changé d’épaule son fusil, et se voit fort embarrassée de voir resurgir ces propos. Elle recule, fait marche arrière, salue le « corps enseignant ». Dommage. Parce que comme elle le disait au début du film, elle se montrait là « assez révolutionnaire ». Elle mettait enfin le doigt, précisément, clairement, sur un des grands problèmes de notre société. En exhumant cette vidéo, DSK ou ses amis lui ont fait un superbe cadeau. Elle l’a refusé. Elle n’aurait pas dû. Elle ne « pointait » pas « du doigt le corps enseignant », comme l’a prétendu hier cet âne de Bayrou, aussi révolutionnaire, lui, qu’un directeur de programme de M6, mais elle situait un mal, elle circonscrivait remarquablement les raisons, ou une partie d’entre elles en tout cas, d’un échec scolaire qui coûte cher aux jeunes, à l’école et plus tard sur le marché du travail.

Mais il sera dit que personne, décidément, ne s’attaquera de front au mammouth. Les hommes d’hier, moins armés, moins intelligents, le harcelaient, l’encerclaient jusqu’à le piéger, l’entraver, le blesser, à mort. Les hommes d’aujourd’hui ne l’approchent qu’à peine, effrayés par sa masse syndicale, son empattement, son art consommé de bloquer les rues.

Il n’est pas né, celui qui mettra le mammouth à poil.


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218 réactions à cet article    


  • Marsupilami (---.---.93.165) 13 novembre 2006 11:23

    Article démagogique... Comme Ségolène. Elle qui plaide la transparence joue les vierges effarouchées parce que cette vidéo (peu importe comment elle est apparue) prouve qu’elle sait très bien être opaque et masquer ses intentions réelles.


    • (---.---.92.58) 13 novembre 2006 12:04

      Mais non Marsu, c’est stratégique. Il faut que l’on parle d’elle. Elle est donc faussement « éffarouchée » pour que les autres apparaissent bas et manipulateurs.


    • Wywy (---.---.102.114) 13 novembre 2006 12:26

      Ah toujours ces eternels moules du net accrochés a leur clavier et sautant sur la moindre occaion pour recracher leur bile et leur haine viscérale a l’endroit d’une candidate de leur propre camp.

      Bientot vous verrez les anciens supporters de Fabius faire campagne pour Sarkozy sous pretexte que Royal est fausse smiley

      Allez expliquez nous en quoi Madame Royal a commis un impair.


    • Sceptique (---.---.27.61) 13 novembre 2006 12:53

      Ah toujours ces éternelles huîtres du Net accrochées à leur récif et sautant sur la moindre occasion pour recracher leur propagande médiatique, leur victimisation et les leçons de bourrage de crâne sagement apprises au profit de leur nouvelle idole, la Jeanne d’Arc de l’an 2000, la Catherine de Médicis de notre temps.

      Allez expliquez-nous en quoi Madame Royal est crédible autrement qu’en s’accrochant à cet opportunisme sondocratique qui permet de retrancher tout argument de fond derrière un « Votez pour moi ou la droite gagnera, les sondages l’ont dit ! » J’ai hâte de m’instruire.


    • aurelien (---.---.69.253) 13 novembre 2006 13:32

    • aurelien (---.---.69.253) 13 novembre 2006 13:34

    • Wywy (---.---.102.114) 13 novembre 2006 17:29

      Diantre je viens de me prendre un c’est celui qui qui y est dans la tete.

      omg ca vole haut !!!


    • FredSud37 (---.---.249.83) 13 novembre 2006 19:05

      Afin que chacun puisse se faire sa propre opinion sur ce qu’a publiquement déclaré la candidate officielle de la presse « people » et de la « gauche caviar », ladite vidéo est disponible : ICI.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 novembre 2006 11:35

      Lilian, un peu de retour à la vie réelle. Mais bel article montrant comment l’irréel s’invite dans la campagne électorale

      Acadomia, ça paye 10 ou 12 euros nets de l’heure. Une fois déclaré, ça fait pas besef pour un enseignant qui au black peut se faire 20 ou 30 euros net d’impôts. Acadomia recrute des étudiants essentiellement. Pour le reste, tout n’est qu’un enchaînement de cliché et je ne me laisserai pas entraîné dans ce populisme à la limite d’un esprit pétainiste.


      • Doumé (---.---.217.108) 13 novembre 2006 12:23

        A choisir, mieux vaut donc qu’ils le fassent au « black », évidemment. Echappant en plus à l’imposition... et c’est d’ailleurs ce que font la plupart.

        Je m’étais toujours demandé comment mes amis enseignants, tellement « mal payés », arrivaient à créer des entreprises (au nom de leur épouse), alors qu’un sans emploi désireux d’en créer une, n’y parvient pas faute de financement et du temps nécessaire aux démarches administratives, qui plombe la prospection...

        Cependant, mon expérience personnelle me laisse à penser qu’un petit 5% d’enseignants se comportent réellement comme des gens qui ont cette vocation. Si, si, il y en a, vraiment... qui servent allègrement (sic) d’alibi à tous les autres !


      • Wywy (---.---.102.114) 13 novembre 2006 12:41

        Je confirme je me souviens d’une de mes profs qui a la fin de ses cours fesait sa pub, « Si vous voulez de l’aide pour étudier je suis disponible le soir apres les cours je donne des cours de soutien, parler en a vos parent. » disait-elle. « Comment ca ? Vous chez nous !!! »

        Et nous repartions la tete pleine de reve, a l’idée de se retrouver en tete avec notre belle prof de mécanique, ses longs cheveux blond, son joli sourire, ses formes harmonieuse, hum hum je me ressaisis. Et nous nous regrettions amèrement d’etre né fils de prolétaire.

        Aaah que de bon souvenir c’était il y a pas plus de quatre ans quand j’étais encore lycéen. Merci a vous Mlle ...... pour ces belles paroles qui ont nourris les fantasme de centaine d’adolescent boutonneux que nous étions.

        Mais entre temps la raison est passée par la, l’affaire était louche, en y repensant il n’y avait rien de tres républicain dans l’affaire.


      • LE CHAT (---.---.75.49) 13 novembre 2006 11:37

        tous ceux qui ont voulu toucher au mammouth s’y sont cassé les dents .Le mammutus corporaticus est un animal très coriace qui a du mal à évoluer . Une proposition pas plus nulle qu’une autre , pourquoi ne pas remplacer la moitié des conférences pédagogiques par des cours d’arts martiaux , au moins ça serait utile dans les Z.E.P


        • Lionel (---.---.145.168) 13 novembre 2006 11:47

          Bravo !!!! Simplement Bravo !!! Hélas, tout le monde connait l’origine du mal, quelqu’il soit, délinquance, accident de la route, tabagisme, retraite, etc... Mais personne ne veut le soigner à la racine. Il est plus rentable de taxer, ponctionner, punir, que de modifier une infrastucture minée à sa base. 1789, ce n’était pas pour supprimer certains privilèges par hasard ? Qu’en pense nos « Chers » syndicats et « Camarades Travailleurs » (quoique pour le dernier mot j’ai un doute..........)


          • Cochonouh Cochonouh 13 novembre 2006 12:03

            « Je pense qu’un des nœuds de l’échec scolaire se joue au collège. C’est-à-dire que les enfants arrivent en 6e, 5e, et là s’ils décrochent, on sait déjà ceux qui n’iront pas jusqu’au baccalauréat ou ceux qui seront en situation de décrochage scolaire. ».

            T’appelle ça un constat lucide ? Tu crois que toutes nos têtes blondes (ou crépues) arrive du primaire en sachant correctement lire, écrire et compter ? Et Madame Royal aussi crois ça ?

            Je l’ai déjà écrit sur un autre fil, même en obligeant les profs de collèges à dormir sur place, on ne relèvera pas le niveau à la sortie du CM2.

            Certains gamins (environ 1 sur 5) abordent la classe de 6eme avec de telles lacunes qu’on sait déjà qu’ils ne suivront pas la progression du reste de la classe.

            Et cela avec ou sans soutien.


            • Fredal (---.---.121.76) 14 novembre 2006 04:55

              j’ai quand meme l’impression que la 6 eme est un tournant dans le sens ou les gamins doivent apprendre a travailler par eux memes. Et c’est pas évident, si ils ont la chance d’avoir des parents, grand freres ou étudiant/prof particuliers qui leurs « aprennent a apprendre » ca peut etre crucial.

              Maintenant pas la peine d’avoir besoin d’un prof pour faire réviser ses lecons a un cours de 6 eme, Il y a toujours, moyen que les parents le fassent, sinon il y aura bien un ami/cousin qui sera pret a donner un coup de main sans qu’on lui offre des fortunes !! Faut pas tout attendre des profs.


            • Voltaire Voltaire 13 novembre 2006 12:08

              Je ne commenterai pas ici la forme du message vidéo (il y a un autre article sur le sujet) mais le fonds.

              Mme Royal fait en effet deux erreurs surprenantes pour une ancienne ministre déléguée à l’enseignement scolaire :

              - la première erreur est de penser que tout se joue au collège, et qu’en imposant 35h de présence aux enseignants du collège pour assurer un soutien scolaire aux élèves en difficulté, on résoudra une grande part de l’échec scolaire.

              En effet, tout se joue dans le primaire. C’est à ce niveau que se creusent souvent de façon définitive les retards en matière de connaisances de base (lecture, calcul...). C’est bien l’absence de ces compétences de bases qui sont le plus souvent responsables de l’échec scolaire

              - La second erreur se situe bien sûr au niveau de l’emploi du temps des enseignants, qui ne se limite pas à ces 17h de presence supposée (même si on observe de fortes disparités entre disciplines, et entre enseignants débutants et expérimentés).

              Enfin, Mme Royal utilise une posture démagogique (en pointant du doigt une catégorie de fonctionnaire) sans prendre en compte deux éléments importants :

              - Les enseignants ont choisis ce métier souvent parce qu’il permettait un temps de présence plus important chez eux (d’où la proportion de femmes très élevée) ; cela fait donc parti du contrat en quelque sorte, et il serait assez malhonnête de revenir sur un contrat sans contreparties.

              - Le métier d’enseignant est l’un des rares métiers où l’on fait la même chose quasiment toute sa carrière, d’où une usure psychologique souvent importante au bout de 20-25 ans de métier, usure encore accentuée par les conditions de plus en plus difficiles rencontrées au collège avec des élèves perturbants.

              S’il aurait donc été légitime pour Mme Royal de poser la questions du soutien scolaire, en proposant par exemple des incitations supplémentaires aux enseignants, et autres aménagements du temps de travail, prendre au contraire pour hypothèse de base que les enseignants ne travaillent qu’à mi-temps puisqu’ils ont le temps d’aller donner des cours dans des boîtes de soutien scolaire (ce que fait une infime minorité d’enseignants) relève du procès d’intention et d’une certaine maladresse.


              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 13 novembre 2006 16:13

                « S’il aurait donc été légitime pour Mme Royal de poser la questions du soutien scolaire, en proposant par exemple des incitations supplémentaires aux enseignants, et autres aménagements du temps de travail.. »

                C’est justement ce qu’elle fait ! Si tant est que l’on ne caviarde pas ses propos...


              • Voltaire Voltaire 13 novembre 2006 17:07

                D’après votre commentaire, je crois que nous n’avons pas vu la même vidéo...

                Amusant votre remarque, car j’ai aussi beaucoup entendu d’explications a posteriori sur sa propositions de jury populaire, qui pourtant était assez explicite dans le document initial.

                Mme Royal a tout a fait le droit de changer d’avis, ou de corriger ses propos, je trouve d’ailleurs que c’est faire preuve de sagesse, mais il faut assumer...


              • (---.---.102.114) 14 novembre 2006 09:20

                Voltaire,

                Assumer quoi ? Ce qu’elle dit c’est vous qui ne l’assuler pas, pas elle. Car vous partez du principe et beaucoup ici d’ailleurs partent de ce meme principe que tout ce qu’elle dit est faux (il est au passage fort drole de voir réunis sous la meme banière des xenophobe a peine voilée tel Marsupilami et d’autre personne se pensant fin analyste).

                Dites moi comment peut-il y avoir discussion avec des gens qui ont la science infuse ? D’ailleurs qu’ils l’ont tellement qu’ils se gardent bien de faire des proprositions mais se contente de commenter d’autre position, en distribuant des bons point.

                Dans votre long argument vous dites qu’elle fait une grossière erreur en disant qu’elle pense que tout se joue au collège.

                Alors rectification, elle ne dit pas LE noeud du probleme est au collège, mais UN des noeud du problème est au collège. Ce qui est carrément autre chose que de resteindre ses paroles est une simple analyse se limitant au collège.

                Ensuite je ne vois pas en quoi un prof qui a 25 ans de mêtier est plus usé psychologiquement qu’un macon qui a 25 ans de mêtier, ou qu’un policier, ou qu’un avocat. Y’aurait-il une exception professionnel ?

                Concernant le probleme de l’echec scolaire, ce n’est pas une question de capacité intellectuelle comme baucoup aiment ici a se l’entendre dire, (oui oui pour beaucoup certains enfant naissent incapable d’apprendre, et incapable de suivre des études normale car ne possédant pas les memes capacités, les pédaguogues n’ont qu’a bien se tenir, au passage on notera que les enfants juger incapable sont le plus souvent issus de famille défavorisé) mais une simple question de travail. Pour beaucoup d’ado qui sont en echec et prennent du retard c’est simplement parce qu’il ne font pas leurs devoir que leur prof leur donne. Ils rentrent chez eux et ils sont livrés a eux memes, alors ils sortent trainés, ou regardent la télé. Faut pas aller chercher des excuses genetique. On sait ou ca mene ces idées.


              • alan (---.---.218.19) 14 novembre 2006 10:26

                « Le métier d’enseignant est l’un des rares métiers où l’on fait la même chose quasiment toute sa carrière »

                Il est vrai que chez renault en tant qu’ouvrier on s’éclate tellement, c’est tellement epanouissant intellectuellement et non répétitif que c’est l’éclate, c’est bien connu.......


              • (---.---.176.251) 14 novembre 2006 10:33

                114 : « Pour beaucoup d’ado qui sont en echec et prennent du retard c’est simplement parce qu’il ne font pas leurs devoir que leur prof leur donne »

                Avant de faire les devoirs, il faut d’abord étudier les leçons pour les comprendre, puis apprendre ces leçons.

                L’échec scolaire vient en partie de l’oubli de ce principe.


              • philippe33 (---.---.39.92) 14 novembre 2006 11:20

                « Le métier d’enseignant est l’un des rares métiers où l’on fait la même chose quasiment toute sa carrière »

                Est-ce une blague ? Pour avoir travaillé à la chaîne, pour avoir travaillé dans les vignes, pour avoir travaillé en bibliothèque, je m’oppose avec virulence avec cette idée que la métiers d’enseignant est l’un des rares où l’on fait la même chose toute sa carrière. C’est profondément faux. N’importe quel travailleur vous le dira : le risque de monotonie est réel, Education Nationale ou non. De plus, si les pieds de vignes, si les carrosseries à peindre ne changent vraiment pas, les profs ont la change de voir les gamins changer, évoluer. Chercher à faire croire que les pauvres profs ont un boulot de merde du fait de sa répétition est une réflexion de personne coupé du monde du travail. Rien de plus.


              • Wywy (---.---.102.114) 14 novembre 2006 16:06

                « Avant de faire les devoirs, il faut d’abord étudier les leçons pour les comprendre, puis apprendre ces leçons. »

                Etudier, apprendre, c’est ce qu’on appel faire ses devoirs, je pense pas que les devoirs est en subtance beaucoup changé durant les quatre derniere années. Reviser, s’exercer cela fait parti du cycle d’apprentissage du travail a la maison.


              • Wywy (---.---.102.114) 14 novembre 2006 17:27

                « Avant de faire les devoirs, il faut d’abord étudier les leçons pour les comprendre, puis apprendre ces leçons. »

                Apprendre ses lecons, les étudier. C’est ce qu’on appel faire des devoirs mon ami. Ou vous avez eu de droles de prof


              • Wywy (---.---.102.114) 14 novembre 2006 17:29

                Oups désolé je me repete mais je croyais que mon message avait disparu. Alors je l’ai réecris en plus court.


              • Jipi (---.---.17.100) 13 novembre 2006 12:10

                Jamais vu un article aussi populiste...j’ai même pas été jusqu’au bout... « les »profs...c’est du même tonneau que....« les » fonctionnaires.....« les » immigrés...« les » musulmans...etc etc.. Il y a surement des choses a améliorer...des idées à avoir...mais quand on généralise...fustige toute une catégorie de personnes.....ben on ne s’étonne pas ensuite que tout le monde soit dans la rue.. J’ai connu..moi..tout au long de ma scolarité..beaucoup d’instits..et de profs qui étaient complêtement dévoué à leur travail...et qui investissaient beaucoup plus de 35h par semaine de leur temps...Comment peuvent ils réagir quand ils entendent ce genre de discour ?? Les généralités sont l’arme des populistes et des démagos..


                • L'Hérétique Anaxagore 13 novembre 2006 22:42

                  Idem pour moi : c’est , je crois, l’article le plus démagogique que j’aie jamais lu sur AgoraVox. J’ajoute qu’on voit clairement que l’auteur ne sait vraiment pas de quoi il parle. J’ai tout de même fini de lire l’article. Même avis que vous sur la place des généralités dans la bouche des populistes et des démagogques de tout poil...


                • Jules 13 novembre 2006 12:17

                  Il devrait en être pour l’enseignement comme pour l’allaitement au sein : ne devraient en parler que ceux qui l’ont pratiqué.


                  • Caiius (---.---.50.12) 13 novembre 2006 13:47

                    Belle preuve de démocratie, la seule institution qui touche tous les français ne souffre aucun débat, aucune critique. Après l’oisiveté, bientôt le despotisme ? C’est dans l’ordre des choses historiquement.

                    Admettons. Qu’ils ne se mêlent pas d’économie ou de politique en général. Le devroir de réserve n’implique-t-il (en principe) de ne pas insulter l’Islam en y accolant son etiquette de prof de philo ?

                    Amicalement, balayez devant votre porte avant que quelqu’un ne le fasse à votre place et ne vous envoie la facture.

                    Quelle belle profession, surtout pour ceux qui l’exercent.


                  • L'Hérétique Anaxagore 13 novembre 2006 22:52

                    Surtout avec de tels poncifs. La sortie sur les profs qui pleurent à l’idée de retourner en cours est d’une nullité qui laisse pantois. Quand je pense que je me fais une joie de chaque rentrée scolaire.


                  • alan (---.---.218.19) 14 novembre 2006 10:28

                    L’école étant obligatoire jusqu’à 16 ans, tout le monde peut donc en parler pour l’avoir pratiqué !


                  • (---.---.1.122) 13 novembre 2006 12:21

                    Lire, sur le blog de De ço qui calt ? , l’article du 12 novembre :

                    http://360.yahoo.com/quicalt

                    Emploi du temps des enseignants et vrais problèmes des institutions françaises


                    • (---.---.20.53) 15 novembre 2006 09:19

                      Lire aussi : « Ségolène Royal et l’enseignement scolaire », http://marseille.indymedia.org/news/2006/11/7304.php


                    • La Taverne des Poètes 13 novembre 2006 12:28

                      Je trouve l’article gentiment provocateur et drôle.

                      Sur le principe, je suis en accord avec la proposition de Ségolène Royal de remobiliser les moyens en personnel des collèges pour l’éducation des « enfants de la République » afin qu’ils y consacrent là le temps nécessaire plutôt que dans des actions privées lucratives réservées à quelques élèves.

                      Sur le principe, je dis bien, car il restera à mesurer l’ampleur et les formes de la dérive ici dénoncée et à ouvrir un dialogue social pour dégager des propositions de solutions concertées et surtout efficaces.


                      • gégé (---.---.226.105) 13 novembre 2006 12:28

                        Rassure-moi, Lilian : si on considère Agoravox dans son ensemble, c’est un article troll que tu nous as écrit, là ?


                        • Bill Bill 13 novembre 2006 12:31

                          Je conçois qu’on puisse trouver l’article un peu démagogique, cependant comme souvent Ségolène (comme Sarkozy), met le doigt là où ça fait mal. On ne peut que déplorer en effet que l’éducation nationale (j’y reviens pardon, mais je préfère définitivement le terme d’instruction publique, l’éducation relevant des parents) relache des jeunes gens sans instruction véritable. Les plus riches ont d’autres possibilités (cours particuliers, écoles privées...) que les pauvres. Je n’ai pas la solution miracle, mais je constate que dans le privé les enfants réussissent mieux que dans le public ! Le discours que je tiens là est toujours taxé d’anti fonctionnaire... allez faire une réflexion sur une faute professionelle d’un professeur, on ne vous répondra même pas ! Par contre un mauvais professeur dans le secteur privé sera aussitôt limogé.


                          • parkway (---.---.18.161) 13 novembre 2006 13:49

                            a bill « cependant comme souvent Ségolène (comme Sarkozy), met le doigt là où ça fait mal. »

                            ce qui fait vraiment mal, ils n’en parlent pas, comme par exemple que 55% des français ont dit non au TCE de Giscard.

                            Ca c’est qd m^me plus important que 2 ou 3 profs qui profitent de leur situation...

                            Et pendant qu’ils s’engeulent devant les téléspectateurs, ben on ne parle pas de l’essentiel...

                            c’est comme d’hab ! rien ne changera jamais sans une , révolution contre les nouveaux nobles du genre duc de bourgogne, rebsamen...


                          • Bill Bill 13 novembre 2006 15:52

                            Parkway, je suis bien d’accord avec toi, mais c’est en commençant à parler des petites choses que bous aboutirons peut-être à parler des plus importantes.

                            bien à toi.


                          • parkway (---.---.18.161) 13 novembre 2006 17:52

                            a bill !

                            depuis 30 ans y font que ça parler des petites choses qui les font mousser à la télé !

                            Y’en a marre, maintenant !


                          • Kiri (---.---.49.127) 13 novembre 2006 12:35

                            Excellent article, merci ! même s’il est un peu trop « passionné » pour être entièrement « juste ».

                            Pour rebondir sur la proposition de « Voltaire » (entre guillemets car le vrai était plus audacieux et intègre intellectuellement) :

                            - Tout ne se joue pas au collège, d’accord
                            - Donc il faut passer aux 35 heures au collège ET en primaire. (et pourquoi pas au lycée voire à l’université où il est également dur de trouver un enseignant)...

                            Kiri

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