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Selon l’INSEE, la pauvreté a continué à augmenter en France en 2011

Ceux de mes lecteurs qui ont pu visionner certaines de mes conférences - et notamment les versions les plus récentes de la conférence "La Tragédie de l'euro" - se rappellent probablement que j'y présentais un graphique sur l'évolution de la pauvreté en France.

Selon les données de l'INSEE que j'expliquais au public, le nombre de Français pauvres avait spectaculairement diminué au cours des "Trente Glorieuses" et avait atteint un point bas au tournant du XXIe siècle. Puis il était en remontée rapide depuis lors jusqu'en 2010, dernière année disponible.

Les calculs et les procédures de l'INSEE étant spécialement longs sur cette question, on vient d'apprendre aujourd'hui (13 septembre 2013) ce qu'il en a été en 2011.

En dépit d'un nouveau calcul qui intègre désormais les revenus du patrimoine et qui a permis de réduire d'environ 100 000 le nombre des personnes concernées, l'étude de l'INSEE publiée aujourd'hui révèle que les inégalités et la pauvreté ont continué de progresser en France en 2011, surtout en raison du chômage.

Selon cette enquête :

  • les niveaux de vie ont augmenté uniquement pour les 50% de Français les plus aisés, alors qu'ils ont reculé pour la troisième année consécutive pour la moitié la plus modeste ;
  • la pauvreté s'est accrue en 2011 avec 8 729 000 Français, soit 14,3% de la population, vivant avec moins de 60% du revenu médian (soit 977 euros mensuel) contre 14% de la population vivant sous le seuil de pauvreté en 2010 ;
  • la grande pauvreté a également augmenté, avec 4 856 000 Français vivant avec moins de 50% du revenu médian (soit 815 euros mensuel) ;
  • la pauvreté s'accroît davantage parmi les chômeurs et les jeunes. La proportion de chômeurs vivant sous le seuil de pauvreté est ainsi passée de 35,8 à 38,9% entre 2010 et 2011, et de 17,7% à 19,4% pour les jeunes âgés de 18 à 29 ans.

Source : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1464#inter4

CONCLUSION

J'ai complété, avec ces nouvelles données, le tableau que je présentais dans mes conférences, ce qui donne ce qui suit :

Comme tout un chacun peut le constater, non seulement la pauvreté ré-augmente de façon significative et tendancielle depuis plusieurs années mais le point d'inflexion correspond grosso modo à l'introduction de l'euro et aux réformes indispensables exigées par la Commission européenne au nom de la viabilité de la monnaie commune européenne.

Comme le dit le dicton, un dessin vaut mille mots...

La lutte contre la pauvreté passe d'abord et avant tout par la sortie de l'euro, le retour aux contrôles des mouvements de capitaux et de marchandises, et donc, aussi, par la sortie de l'UE dans laquelle ces mesures de sauvegarde sont interdites. C'est, depuis sa création, l'un des buts essentiels de l'UPR.

François Asselineau
 

Site Internet : http://www.u-p-r.fr/
Facebook : http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau
Twitter : https://twitter.com/# !/UPR_Asselineau
Blog : http://www.francoisasselineau.fr
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15 réactions à cet article    


  • kimbabig 14 septembre 2013 20:43

    Au contraire, Démosthène, la paupérisation est une conséquence directe de l’intégration européenne, notamment l’union monétaire, et est une des meilleures raisons pour exiger le retrait de l’union européenne.

    Ce que ne veulent pas comprendre les européistes bornés, c’est qu’entre des pays aux intérêts incompatibles, l’union ne fait certainement pas la force mais plutôt la faiblesse. Elle mène ses pays membres à la ruine et constitue un tout moins fort que les plus fortes de ses parties.

    Démosthène devrait aller vivre un mois la vie d’un chômeur du pays d’origine du mec à qui il piqué le nom pour en faire son pseudo. Histoire de voir la malnutrition de ses mômes comme manifestation de la force de l’union qu’il trouve si merveilleuse... http://www.communcommune.com/article-grece-des-signes-alarmants-de-malnutrition-119498525.html

    Et quant aux soi-disant « catastrophiques » conséquences de cette salutaire sortie de l’union européenne, notamment de son volet monétaire, Sapir, directeur d’études en économie, a pu démontrer, lors de son débat passionant avec Mélenchon, les conséquences d’un retour au Franc chez nous, en France : 5% de croissance, 2 millions de chômeurs en moins, et plus aucun déficit.

    http://www.youtube.com/watch?v=tQx4UM8YFhU

    Écoutez un peu ce que dit Sapir, il répond à toutes vos angoisses éculées à propos du retour au Franc sur l’évolution de la dette, du prix des carburants, de la compétitivité économique.

    La France n’a pas forcément besoin d’une monnaie forte, elle a besoin d’une monnaie adaptée à son économie, et gérée en fonction des besoins du peuple tels qu’il les expriment lors des scrutins.

    Une monnaie qui lui permette d’exporter le fruit de ses nombreux savoir-faire. Et on a pas trop d’inquiétudes à se faire à ce sujet, la France a de bons chercheurs, ingénieurs et techniciens pour innover et inventer de nouveaux produits qui s’exporteront bien.

    Et faudrait aussi que l’on arrête de se couper des marchés à l’export pour s’aligner sur des choix géopolitiques qui ne sont pas les nôtres mais ceux de Washington (retrait de PSA d’Iran sur ordre US), et ont des conséquences catastrophiques pour l’image de la France (guerre en Syrie).

    Pour cela le retrait de l’union européenne et de l’euro doit s’accompagner d’un retrait de l’otan. C’est ce que défend Asselineau et il a entièrement raison de le faire.

    C’est d’ailleurs ce que devrait faire tout élu Français honnête digne de ce nom. Ne pas le faire revient à accepter une soumission aux banques & multinationales US, et ses conséquences intolérables : plans d’austérité imposés par l’europe, soutien aux USA dans leurs guerres d’agression (en échange de conditions de financement plus avantageuses ?)


  • kimbabig 14 septembre 2013 20:45

    Et si vous attendez que tous les pays membres de l’ue se mettent d’accord pour la changer, vous pouvez attendre longtemps, Démosthène...


  • kimbabig 14 septembre 2013 20:59

    Je n’apprécie en général pas trop les interventions de l’helvète (transpirant généralement d’une idéologie que je trouve assez nauséabonde, comme le montre le fait qu’il ne veut pas voir que la France se refuse par principe à distinguer ses citoyens soi-disant « de souche » des autres, et que le génie Français est issu de tous les Français, et non d’une partie d’entre eux), mais je me garderais bien de lui faire de mauvais procès.

    Et force est de constater que sa petite Suisse réussit très bien d’être à l’écart du merdier nommé union européenne, et pas seulement grâce à ses banques, ses montres et ses réunions d’oligarques impérialistes occidentaux (Davos).

    La Suisse a une des économies les plus compétitives de la planète, elle a de nombreuses industries, et notamment une forte industrie chimique et pharmaceutique.

    Elle maîtrise sa monnaie, son économie, et respecte la volonté de son peuple quand il l’exprime par référendum


  • kimbabig 15 septembre 2013 05:28

    Mais non, l’helvète, le génie Français vient tous les Français, de ceux qui ont des ancêtres gaulois, comme de ceux issus d’Afrique Francophone, à l’instar de Bertin Nahum, d’ascendance Béninoise et né au Sénégal, patron d’une PME Héraultaise à la pointe des technologies médicales, et Malamine Koné, Malien immigré en France et patron-fondateur de la plus grande marque de vêtements de sport Française (Airness, la marque à la panthère noire). Ce sont aussi des gens comme eux qui font avancer la France.

    Depuis le Chevalier de St-Georges (le Mozart noir, maître de musique de Marie-Antoinette mais aussi une des plus fines lames de son époque) jusqu’à Aimé Césaire en passant par Alexandre Dumas, on ne peut ignorer la part nègre du génie Français.

    Ce que je reproche à l’europe, à l’idée d’unification européenne, c’est aussi de couper la France des pays Francophones d’Afrique, d’où est issue la moitié des écrivains Francophones actuels, c’est à dire de couper le génie Français de sa part Nègre.

    Sinon, je savais bien que la Suisse affichait de bonnes performances au plan économique et notamment industriel, merci de ces précisions utiles. On ne peut ignorer l’importance de la Suisse dans le domaine de la chimie et de la pharmacie avec des grosses boîtes comme celle-ci, et le grand génie helvète qui en fut l’employé, génie dont Démosthène a semble-t-il abusé de la plus célèbre invention.

    Car Démosthène reste perché dans son merveilleux monde imaginaire d’européiste borné ou les gentils membres de l’union européenne, cette Union des Supplétifs de l’Amérique se mettraient tous d’accord pour réécrire les Traités dans un sens gentil et solidaire.

    S’il daignait redescendre un peu, il se rendrait compte à quel point le cauchemar européen est le « bad trip » bien réel de plusieurs centaines de millions de personnes dans 28 pays...

    Il verrait les ravages que provoque l’intégration européenne, pourtant ce n’est pas faute de lui avoir expliqué, les enfants souffrants de malnutrition en Grèce et en Espagne, les Espagnols qui émigrent au Maroc ou en Amérique Latine parce que c’est la misère chez eux (merci l’europe).

    Eh oui, Démosthène, dans le monde réel il ne peut y avoir de solidarité instituée qu’au niveau national, certainement pas à un niveau supranational. Une tentative d’intégration supranationale amène à la destruction de toute forme de solidarité, car elle neutralise la solidarité au plan national (en retirant aux Nations les moyens de protéger leurs systèmes de solidarité par le contrôle de leur monnaie et de leurs barrières douanières), en étant par nature incapable d’en créer une à l’échelle supranationale.

    Parce les habitants d’un pays n’ont aucune envie de financer un autre pays à perte. Comme le dit si bien Olivier Berruyer sur BFM : « un pays qui file 100 milliards à un autre, ça s’est jamais vu. A moins d’une invasion militaire... ». Il parlait là des sommes que l’Allemagne devrait verser à la Grèce pour maintenir la zone euro. Il fut hélas souhaité que l’Allemagne et la Grèce partagent la même monnaie, seulement les Allemands n’ont aucune envie de financer les frais occasionnés par le décalage de compétitivité sur l’économie grecque.

    Et c’est logique, Démosthène. Il est de même d’une grande naïveté de s’offusquer du fait que la Suisse ne soit pas solidaire avec ses voisins. Ca ne l’empêche pas de proposer au vote de ses citoyens une idée novatrice, solidaire et généreuse : le revenu minimum garanti.

    Les Suisses seront peut-être solidaires entre eux, mais pas avec les autres pays, et c’est logique. C’est d’ailleurs valable pour tous les pays, c’est ce qui fait que l’union européenne est un échec.

    L’établissement d’une solidarité instituée implique l’existence d’une communauté envers laquelle existe un sentiment d’appartenance fort, une communauté qui s’est dotée de règles, écrites ou coutumières, acceptées par tous, un contrat social.

    La Nation est la communauté la plus large pouvant remplir ce rôle. Au dessus, il y a la communauté humaine dans son ensemble. L’europe ne peut en aucun cas être cette communauté solidaire : les différences et incompatibilités entre les pays membres de l’ue font que le contrat social faisant office de dénominateur commun entre ces pays se limite à « Marche ou crève ».

    La Suisse a su retenir les bonnes leçons du 20ème siècle en évitant de se mêler des affaires de ses voisins, car c’est en général comme ça que les conflits éclatent : quand on veut se mêler des affaires des autres, et l’union européenne a le sérieux inconvénient de pousser ses pays membres à le faire entre eux.

    Pourtant, je ne pense pas que la Suisse soit isolée, et on a vu qu’elle est loin d’être à la ramasse économiquement. Sa compétitivité oblige même la Banque Centrale à intervenir à coups de planche à billets pour éviter que le CHF s’envole

    Ce fameux jour que tu rêves, Démosthène, ou tous les pays européens se mettront tous d’accord pour être solidaires entre eux et isoler les « méchants » Suisses n’arrivera jamais. Il est grand temps de redescendre, Démosthène. Redescendre vers la réalité, dans laquelle les nuisances de l’union européenne se voient chaque jour un peu plus, dans laquelle le seul moyen viable d’instituer une solidarité efficace est de rendre à l’État-Nation ses prérogatives économiques et monétaires.

    Et ne flippe pas, la sortie de l’euro ne sera pas une catastrophe, au contraire : Sapir t’explique pourquoi dans la vidéo que je t’ai déjà invité plusieurs fois à regarder.

    Donc, non, l’essence ne va pas augmenter inconsidérément (7% pour 25% de dévaluation), la dette ne posera pas de problème car elle est à 85% sous contrat Français, et on a plein de choses à exporter qu’on pourra exporter encore plus facilement avec une monnaie adaptée à nos besoins.

    5% de croissance, 2 millions de chômeurs en moins, et plus aucun déficit. Que demander de plus ?

    Rappelles toi 2005, quand les oui-ouistes nous disaient qu’il n’y avait pas de plan B, car il avait fallu trouver un compromis à 25 pays, et que donc ce serait ça ou rien. La suite a montré que c’était la seule vérité au milieu du tissu de mensonges sorti de la bouche de ces gens-là. C’est pourquoi ta renégociation des traités dans un sens solidaire n’arrivera jamais. C’est donc indispensable : il faut quitter au plus vite l’union européenne et sa monnaie ainsi que l’otan, pour éviter de se faire embarquer dans les guerres d’agression du bloc occidental.

    D’ailleurs, comme moyens de régler le problème de la dette, on peut aussi, comme l’auteur de l’article le fait parfois sur d’autres sujets, s’inspirer de l’histoire. Voir comment Philippe le Bel et Colbert ont réglé les problèmes de surendettement de l’état à leurs époques : le 1er en brûlant les banquiers et en bannissant les créanciers, le second en embastillant ces derniers et en saisissant tous leurs biens.


  • kalagan75 15 septembre 2013 07:39

    Encore une fois, Demosthene parle d’un sujet sans le connaitre .Es-tu déjà allé en Suisse ? manifestement pas (ok , à part les röstis la bouffe n’est pas terrible ) .
    140 000 français passent la frontière chaque jour et ils ne sont pas tous traders.
    tu trouveras ici quelques réalités sur l’industrie suisse
    http://www.contrepoints.org/2013/07/12/130243-pas-de-politique-industrielle-dans-les-pays-qui-reussissent

    Et que pensent les suisses des français, voici un exemple :
    La responsable du recrutement d’une PME se plaint notamment que les Français embauchés étaient "souvent malades le lundi et le vendredi", fustigeant leur attitude revancharde et revendicatrice, rapporte l’afp « Il y a toujours un problème. Alors que les Espagnols et les Portugais, ça n’a vraiment rien à voir »


  • kimbabig 15 septembre 2013 23:58

     Voyons l’helvète, vous pinaillez un peu...

    Lisez l’article sur Bertin Nahum et vous réaliserez qu’il est pas loin de valoir un Louis Pasteur. Les recherches effectuées sous sa direction par son apparemment modeste PME ont permis de grands progrès dans la robotisation des interventions neurochirurgicales. Peut-être qu’un de vos proches victime d’une tumeur cérébrale, d’un AVC ou d’un grave tauma crânien pourra bénéficier des travaux de ce monsieur pour retrouver une vie normale après ce genre d’épreuve que je ne souhaite à personne. Ses travaux repoussent la fatalité conséquente à la maladie comme naguère ceux de Louis Pasteur avec son vaccin antirabique.

    Quant à Alexandre Dumas, c’est tout simplement l’écrivain Français le plus connu à l’étranger. On ne compte plus les adaptations, ou même références aux œuvres de Dumas dans le cinéma international. Le reste du Monde connaît bien plus Les Trois Mousquetaires ou le Comte de Monte-Cristo qu’Eugénie Grandet, c’est un fait objectif... Les romans de Dumas sont représentatifs du génie Français aux yeux du reste du Monde, bien plus que ceux de Balzac.

    Les gaulois avaient eux aussi une tradition orale, leurs druides se transmettaient leur savoir oralement. Pourtant lorsque les romains leur ont apporté l’écriture, ils ont fini par l’adopter, et c’est qui a permis à la Gaule, devenue la France, d’évoluer. Il en est de même pour les pays Africains : il n’y a pas de raison qu’ils restent au « stade oral », n’en déplaise à certains différentialistes. Eux aussi ont vocation à évoluer, à se développer. Ces pays en développement ont l’avenir devant eux en raison de leur vitalité démographique, au contraire de la plupart des pays européens, dont le déclin démographique semble inéluctable.

    Nous en France nous avons une démographie satisfaisante qui n’est pas, contrairement à ce que disent les mauvaises langues, issue de l’immigration : seuls 7% des enfants nés en France sont nés de 2 parents étrangers http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF02233, ce qui est inférieur à la proportion d’étrangers dans la population (5 514 154 / 65 114 689, soit 8,47%), ce qui tendrait à montrer qu’ils font leurs gosses avec des conjoints français, soit un signe manifeste d’intégration. Quand aux naissances de Français « de souche », dont les 2 parents sont Français, il a connu un léger repli en 2011 après avoir connu un record en 2010 avec 667 707 bébés.

    Rien que cette divergence démographique entraîne une divergence profonde entre les besoins de l’économie Française et les besoins des économies des autres pays vieillissants de la zone euro.

    Je refuse de voir mon pays, la France, compromettre son avenir dans l’europe déclinante et manœuvrée de façon à ce que le déclin de ses pays membres soit accentué et leur asservissement organisé.

    Je refuse de voir la France se couper des pays Africains qui partagent sa langue, cette langue Française qui est le fondement de la personnalité de ce pays, pour les préjugés raciaux assez débectants qui semblent manifestement à l’origine de la volonté de rechercher exclusivement le partenariat de ses voisins européens.

    Alors qu’il serait tellement plus judicieux d’essayer de construire une nouvelle relation avec ces pays d’Afrique, qui soit débarrassée du poison de la condescendance et de l’exploitation néo-colonialiste qui fut celle des réseaux Foccart. Une relation ou la France ne se contenterait pas de laisser piller des pays entiers (que ce soit leurs matières 1ères ou leurs jeunes diplômés) par certaines de ses multinationales, mais essayerait d’accélérer le développement économique de ces pays Francophones d’Afrique, qui nous sont liés par l’histoire et la culture, afin de disposer rapidement de partenaires économiques dynamiques, viables et Francophones. Le problème d’immigration économique en provenance de ces pays se résoudra de lui-même s’ils atteignent un niveau de développement satisfaisant.

    Tout cet effort que l’on nous a fait faire, pour développer l’économie du Portugal, de l’Espagne ou de la Grèce via certains fonds structurels européens, efforts totalement vains puisque la crise de l’euro a ramené ces pays dans une situation pire qu’en entrant dans l’ue, c’est vers le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Gabon qu’il faut les faire après la sortie de l’union européenne, sans pour autant commettre l’erreur de l’intégration supranationale qui fut commise avec les voisins européens. Ce sera bien plus profitable à la France mais aussi aux pays Africains.

    Je rêve d’une France qui soit libérée de tout projet d’unification européenne, libérée de toute contrainte liée à la prise en compte des visions de ce que devrait être « l’europe », notamment lorsqu’elle émane de citoyens de pays qui ne partagent notre conception Française jacobine, républicaine et universaliste de la société.

    Après, ces pays, ces peuples, ont le droit de vivre comme ils l’entendent, c’est leur problème et je ne ne veux pas que la France s’en mêle car je ne revendique aucune « vision pour l’europe ».

    L’universalisme républicain consiste, entre autres, à garantir l’égalité dans l’accès à certains services et équipements, que l’on soit dans une commune riche ou une commune pauvre. C’est aussi cela que l’europe met gravement en danger, alors qu’il s’agit d’un principe primordial en France.

    Eh oui, le Suisse, vous n’avez semble-t-il pas compris ce qui a fait force tranquille de votre pays : ne pas se mêler des affaires des autres... Alors gardez vos rêves sur l’europe, vous avez au moins la chance d’être d’un pays qui n’en fait pas partie.


  • marco1960 16 septembre 2013 10:24

    @ SCHWEIZER,


    Vous savez quand Démosthène intervient (et c’est tjrs pour contredire), je pense qu’il ne faut même pas répondre.
    Il est un peu attardé ce garçon, il n’a pas compris grand chose en tout et est surtout bon à rien, il mélange tout, il en est même parfois risible, voire rigolo
    C’est un garçon qui est resté enfant, accroché à des valeurs idéologiques totalement dépassées, Il raconte n’importe quoi, le pire c’est qu’il croit ce qu’il dit, c’est terrible !!!
    J’adore car ces ’’résistants’’ d’extrême gauche vantent l’industrie française par rapport à nos voisins, qui aujourd’hui se meurt de par l’excès des prélèvements pour faire vivre cet amas fonctionnaire gélatineux, flasque et d’une inefficacité incommensurable. Or ce ne sont certainement pas les courants politiques qu’il défend qui favorisent le développement industriel d’une nation... ça se saurait.... Et puis ces gochos sont agrippés à leur ’’état providence’’, cette organisation mafieuse, qui pille indéfiniment les entreprises pour faire vivre une caste, bien installée dans ses charentaises en attendant la béquée, et ensuite ce même individu prétend ceci ; en parlant des ’’libéraux’’ ;
    ’Sauf que tout leur’ raisonnement ’ tient en une seule condition, l’asservissement des services publics à la finance privée’’
    Alors il va quand même falloir que ce Mossieur DEMOTHENE le donneur de leçonnous dise QUI a permis cela ? QUI a permis cet asservissement des services publics à la finance si ce ne sont ses patrons qu’il chéris, les dirigeants de son très cher et adoré ’’ETAT’’. Je l’ai déjà questionné à ce sujet mais évidemment c’est le silence, il est entré dans sa classe, là où, s’il déblatère les même inepties à ses élèves ou étudiants que sur Agoravox, on pourra alors s’inquiéter gravement pour l’avenir de nos enfants...
    D’autre part sa démonstration sur la suisse est totalement erronée, il manipule les chiffres et détourne le sujet, multiplie des kg avec des litres... enfin... c’est du n’importe quoi comme à toutes de ses interventions. Pov gars

  • kimbabig 16 septembre 2013 23:48

    Vous pinaillez encore, le Suisse...

    C’est justement l’union monétaire qui a coulé les pays Méditerranéens, car cette monnaie commune est inadaptée car trop forte pour leur compétitivité économique. Vous appelez ça un manque de prédispositions, je dirais plus que ces pays ont des habitudes différentes, que la Grèce et l’Espagne ne produisent pas la même chose que la France qui elle-même a des habitudes et des productions différentes de celles de l’Allemagne.

    Vous me direz que le problème se posera aussi avec les pays Francophones d’Afrique avec qui je trouvais important de renouer des liens. C’est pour cela que je disais qu’il valait mieux éviter une nouvelle tentative d’intégration supranationale, mais juste les accompagner dans leur développement, car vu que tout reste à faire là-bas, c’est un investissement à long terme qui sera très profitable pour chaque partie.

    Évidemment, il ne s’agit pas d’en faire du jour au lendemain des pays aux économies ultra-performantes en un clin d’oeil, car ça n’arrivera pas, pas plus que la compétitivité Grecque ne rattrappera l’Allemande. Mais qu’ils puissent parvenir en 1 ou 2 décennies à assurer le gros de la sous-traitance pour l’industrie Française et avoir les moyens d’importer nos produits en masse, cela devrait pouvoir se faire. D’autres pays ont réalisé un cheminement du même genre. Pour commencer, il faudrait arrêter de piller ces pays sans vergogne et y investir, arrêter d’y financer des dictateurs complaisants, et sans doute donner un peu d’air au CFA, ce qui n’a pas été fait depuis bientôt 20 ans. Car le CFA est lié à l’euro, qui lui transmet ses problèmes de surévaluation.

    Le problème de la zone euro vient du fait que les pays les plus riches n’ont ni l’envie ni même les moyens de combler par des transferts monétaires les déficits générés dans les pays les plus faibles par ce décalage de compétitivité, par le fait que la monnaie commune est trop forte pour leur économie.

    En gros, l’Allemagne ne veut pas, et ne peut sans doute pas financer la Grèce et le Portugal comme La Lombardie finance les Napolitains et les Siciliens au sein de l’Italie (ou comme vous le rappelez il existe de grosses disparités de revenus entre Nord et Sud), ou comme, en France, Paris, Lyon et leurs agglomérations financent la Lozère, la Creuse, la Martinique...

    Et c’est tout à fait normal pour les raisons que j’ai exposées plus haut, à savoir que la Nation est la communauté la plus large au sein de laquelle puisse être établie une solidarité institutionnelle. La France est une Nation, ses parties les plus riches financent les plus pauvres. Même chose pour l’Italie. S’il est possible pour un individu de quitter son pays pour aller s’intégrer dans un autre pays, il est impossible d’intégrer plusieurs pays ensemble pour en faire une nouvelle nation à moins de les y contraindre par la force.

    Pour cela, je ne souhaite pas étendre la conception Française de la société à l’ensemble de la planète, mais je trouve normal qu’elle prévale en France. Cet universalisme qui voit la Nation comme un tout unique et refuse à raison de reconnaître des communautés ne nie pas les différences, au contraire il les ramène au niveau de l’individu qu’il considère comme unique au sein de la communauté prise dans son ensemble, à savoir la Nation, et non pas catégorisé selon une appartenance communautaire réelle ou supposée.

    En cela c’est un grand progrès par rapport au différentialisme qui lui veut à tout prix catégoriser les individus en fonction de leur appartenance communautaire, réelle ou supposée, voire même, dans sa formulation la plus arriérée, en fonction de traits morphologiques. Je trouve cela stupide et méprisant pour l’individualité de chacun. Évidemment l’éducation, le « bain culturel » formate un individu, et peut lui faire adopter des comportements parfois stéréotypiques. Mais même le plus moutonnier des conformistes restera toujours malgré lui un individu unique.

    Sinon je ne crois pas que les pays situés entre Sagres et le détrioit de Béring soient les meilleurs partenaires pour une confédération. La France a des liens bien plus forts avec des pays situés hors de cet espace qu’avec la plupart des pays qui en font partie. Idem pour le Portugal, l’Espagne et le Royaume-Uni. Je ne vois pas au nom de quoi la France devrait se sentir plus liée à la Lituanie et à la Slovaquie qu’au Gabon ou au Québec.

    Si je vais dans un bar à Montréal ou à Libreville en disant : « une bière s’il vous plait », on me sert. A Vilnius ou Bratislava c’est pas dit.


  • kimbabig 16 septembre 2013 23:55

    Et Topaze le naze qui revient faire l’étalage de sa bêtise...

    S’il a pas encore compris pourquoi cette union monétaire néfaste nous mène droit à la ruine, il n’a qu’à relire les argumentaires, si bien ceux de l’article que des commentateurs...

    Ou écouter Sapir en train de l’expliquer à Mélenchon :
    http://www.youtube.com/watch?v=tQx4UM8YFhU

    Après ça, s’il ne comprend toujours pas... Faudra qu’il s’achète un cerveau ! smiley


  • Marc Chinal Marc Chinal 14 septembre 2013 16:54

    <<<<<les niveaux de vie ont augmenté uniquement pour les 50% de Français les plus aisés, alors qu’ils ont reculé pour la troisième année consécutive pour la moitié la plus modeste<<<<<
    .
    cela voudrait dire qu’avec le merveilleux outil qu’est la monnaie, lorsque l’un gagne, l’autre perd, et donc que nous vivons dans un monde de tarés ?
    Non, je ne puis le croire !
    ... Heu, ha si, je le crois, et c’est pour cela que je suis post-monétaire.
    .
    et puis, Monsieur François Asselineau, il faudrait éviter de cacher votre profond nationalisme derrière « l’euro il est méchant, avec le franc c’était super mieux »... ce serait plus honnête de votre part.


    • Claudec Claudec 14 septembre 2013 18:33

      Les « Trente glorieuses » et les crises n’expliquent pas tout.

      Si en France, comme partout dans le monde, les inégalités se creusent inexorablement, si la pauvreté augmente inlassablement, les raisons en sont l’augmentation considérable de la population combinée avec celle de la richesse globale que cette même population génère par son activité, avec l’aide du progrès ; le partage de cette richesse étant une toute autre affaire.

      Sur les 200 à 250 000 individus qui viennent quotidiennement augmenter la population de la planète, 70% environ vont loger à la base de la pyramide sociale. Or l’atrophie de celle-ci, sous l’effet combiné de l’augmentation de richesse et du nombre d’êtres humains, se traduit par son élévation, éloignant toujours davantage les plus riches des plus pauvres.

      Plus le nombre de ceux qui prennent part au partage est élevé, plus faible est la part de chacun.

      L’accroissement de richesse (collective comme individuelle) n’a pas de limite, alors que la pauvreté en a une : le niveau zéro.

      Pour approfondir cette réaction, voir  :

      http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

      Les articles et commentaires publiés sur ce blog sont accompagnés de schémas, à l’intention des visiteurs que décourage la lecture.



      • eric 15 septembre 2013 08:43

        On se croirait au NPA ! Ces questions sérieuses mériteraient des réflexions sérieuses.

        Trois exemples :

        2002 61 millions d’habitants, 7,5 millions de « pauvre »
        2012 65 millions, 8 millions de pauvres
        Donc en pourcentage exactement la même chose !
        En revanche, comme le niveau de vie a augmente, les pauvres de 2012 le sont moins que ceux de 2002...
        Comme avec le regroupement familial, il a 200 000 entrées par ans pour 100 000 sorties, on a un solde d’un million de personnes entrées pour rejoindre une famille.

        AInsi, un type qui etait au smic n’etait pas dans la grande pauvrete « statistique » parce que meme si ilenvoyait l’argent a sa femme et ses 2 gosses, cela ne se voyait pas statistiquement. Des qu’ils sont en France son revenu est divise par 4 !

        Si on a désormais intégré le patrimoine aux revenus, alors, comme les revenus du patrimoine sont plus inégalitaires que les salaires, on aurait du mécaniquement assister a une augmentation forte du nombre de pauvre et non a une baisse ! Le revenu médian aurait du augmenter, et la part de ceux qui sont en dessous faute de patrimoine aussi.

        Enfin, tous le monde sait que l’essentiel des « nouveaux pauvres » ce sont des femmes qui élèvent des enfants sans soutien paternel. Les facilites qu’offre le PACS pour ne pas ou peu payer, datent de 1999. Si cela se trouve, les abandons de responsabilité familiale pourraient aussi bien expliquer la stagnation du nombre de pauvre malgré un énorme effort social que la création de l’Euro....La duree moyenne d’un pacs est de 28 mois, le temps de faire au moins un gosse, et dans 60% des cas se termine par une separation.

        Enfin, dans le décile inférieur des salaires, plus de la moitie des revenus est composée de transferts monétaires et non monétaires. Un etudiant finance par ses parents rentre dans la catégorie des pauvres, et une famille de cadre supérieure nombreuse avec ses revenus divises par le nombre « d’unité de consommation », sans tenir compte des économies d’échelle, peut très bien s’y retrouver statistiquement quand bien même elle vie normalement.

        A nouveau, il existe de vraies questions graves liees a la pauvrete en France. Certaines sont économiques, d’autres ont des causes avant tout humaines ( par exemple l’instabilité familiales financée par le contribuable).

        Elles méritent qu’on en parle serieusement


        • smilodon smilodon 15 septembre 2013 14:18

          A l’auteur : Le PS au pouvoir tape à tour de bras sur les « riches » !... Pour nos « nantis » qui gouvernent, un « riche » c’est un ménage qui, en bossant à 2, touche plus de 2000 euros par mois, un couple de retraités à plus de 1500 euros, un célibataire qui bosse pour 1200 euros, etc.... !!... Dans l’esprit « PS » un pauvre ne survit que grâce aux « aides » !... RSA, CMU, allocs familiales, etc... Sinon, c’est un riche !..... Pas bien compliqué !... Déjà, celui qui bosse devrait brûler un cierge par jour !... C’est un miracle !!... Et c’est un miraculé !... Miraculé qu’il faut plumer jusqu’au croupion !.... Et qui sera plumé jusqu’au croupion !.... Au moins pour assurer à nos 37 ministres leurs 6000 euros mensuels !... Sans les primes ni les autres avantages !..(Bagnoles, chauffeurs, repas etc) !... Bon, je verse mon « obole » moi aussi (3ème tiers), je paye tout ce qu’on me demande de payer, tant que je peux, j’irais aux courses dans 15 jours si je ne peux pas avant !!... Mais quand même, quand même !.... Ils font quoi avec tout le fric qu’on leur donne ?????!!... Ils achètent des bagnoles blindées ou bien ???!!... Parce que, finalement, pour eux, ça pourrait être un bon investissement !.... Vu le poids des caillasses que j’ai envie de leur envoyées sur le crâne !!!.......PS ou pas !!.....Adishatz.


          • marco1960 16 septembre 2013 13:31

            @Smilodon 


            ’Dans l’esprit « PS » un pauvre ne survit que grâce aux « aides » !...’’

            Evidemment, c’est comme cela que le PS asservit son électorat.
            Imaginer une seconde 65 millions de gens aisés...fini le PS.
            Les aides et la misère sont le fond de commerce du PS, 
            Le PS de Léon Blum est une histoire ancienne. A même se demander s’il n’est pas né d’un rêve collectif...


            • kimbabig 17 septembre 2013 00:13

              Et revoici Topaze le gros naze !

              Le mec qui joue les gauchistes mais ne veut surtout pas qu’on touche à son europe ultra-capitaliste qui se contrefout du vote des gens, oh non, surtout pas, le « gauchisme » tendance mongolienne de Topaze ne s’attaque qu’à ceux qui essaient de défendre la souveraineté nationale (soit dit en passant, la base de toute démocratie, mais c’est pas grave) puisque selon lui c’est du fascisme, c’est tellement mieux, pour le « gauchiste » jaunâtre Topaze, les structures supranationales ou les peuples se font presser comme des citrons et dépouiller de leurs biens publics avec juste le droit de fermer leur gueule.

              Avec de pareils « gauchistes », on a plus besoin de fascistes ! Mais de toutes on a pas besoin de fascistes, surtout des collabos dans son genre.

              Les euros à la fin du mois, c’est bien, les Francs, c’est mieux...

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