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Accueil du site > Actualités > Politique > Service civique obligatoire : retour vers le futur

Service civique obligatoire : retour vers le futur

Désir d’Avenir, nostalgie du passé, inconstance du présent... On a tous voulu croire aux propos de Razzye Hammadi, président du Mouvement des jeunes socialistes, quand il a annoncé à la presse que Ségolène Royal renonçait au service civique obligatoire, optant pour un service « volontaire ».

Ce choix était selon lui "la preuve que les débats participatifs ne sont pas là pour faire joli, ils sont là pour enrichir le projet socialiste". Mais notre soulagement n’a été que de très courte durée : quelques jours plus tard, la candidate du PS rétablissait le service civique obligatoire en expliquant que le volontariat ne serait qu’une première étape d’expérimentation nécessaire avant la généralisation de l’obligation...

Soyons clairs : Razzye Hammadi avait très bien compris. Julien Dray, porte parole du PS, avait même précisé alors : « Nous, nous ne sommes pas droits dans nos bottes, nous n’avons pas les certitudes de certains », ajoutant que les organisations syndicales de jeunes « ont insisté auprès de nous en disant que le caractère obligatoire pouvait peut-être amener à remettre en cause l’adhésion des jeunes au service civique, parce qu’il devenait une contrainte et que l’acte civique qu’on voulait lui donner perdait son sens. [...] On ne va pas imposer de manière autoritaire les choses. »

"Pas droits dans nos bottes", c’est le moins qu’on puisse dire ! En tout cas, de bruits de bottes il en est maintenant et à nouveau pleinement question. On change de déclaration en fonction du public, on adapte ses promesses au baromètre des sondages... C’est du grand n’importe quoi, sauf pour les jeunes qui sont assurés en 2008 de retrouver les joies de l’encadrement militaire !
Même son de cloche du côté de l’UMP. Dans une interview publiée par le mensuel "Défense et sécurité internationales", Nicolas Sarkozy propose la création d’une Agence de la défense civile pour animer et renforcer "l’esprit de défense" dans la société française. Il explique que le service civique obligatoire pourrait utilement contribuer au renforcement des capacités de réaction de la France. Par le biais d’un volet militaire et de sécurité, il permettrait à la France d’avoir "une réserve opérationnelle plus consistante, à même de soulager [les] armées déjà fortement sollicitées sur les théâtres extérieurs".

Pour l’U.D.F, la décision de créer ce service civique obligatoire sera soumise à référendum . Par contre on ignore encore si ce référendum s’adressera aux seuls jeunes concernés ou à l’ensemble de la population ! S’il ne s’adresse qu’aux jeunes, la réponse sera négative, s’il s’adresse à l’ensemble de la population, c’est risqué (pour les jeunes) car il est plus facile d’être pour l’obligation des autres...
Pour ce "beau résultat", on doit remercier le journal La Vie qui est à l’origine de l’Appel pour un service civique obligatoire, et en particulier Max Armanet qui vient de publier un "Manifeste pour le service civique obligatoire" . Remercier aussi l’acharnement de Bernard Kouchner qui a remis récemment son Rapport sur la mise en œuvre du SCO à Ségolène Royal. Remercier peut être aussi, tous ceux qui sont concernés et qui ne disent rien, qui laissent faire, y compris dans le milieu associatif qui serait pourtant en première ligne pour l’accueil de ces appelés.

A ce sujet, un seul avis contradictoire a été publié dans la presse (non sans mal) : celui de Jean Bastide, membre du Conseil Economique et Social et président de France Bénévolat, dans un article des Echos intitulé "Un service civil obligatoire : demain on improvise", exposé très lucide sur les ambiguïtés du projet, rassurant aussi, on se sent moins seuls après l’avoir lu... Jean Bastide se demande à quoi ressemblerait une société dans laquelle toute action civique deviendrait obligatoire, nous interpelle quant aux conséquences prévisibles sur l’emploi ainsi que sur l’équilibre fragile entre les différents acteurs que sont les bénévoles, les salariés et les volontaires. Pour lui, l’improvisation comme l’expérimentation ne sont pas envisageables.
Nous saluons aussi au passage le Pasteur Marc Muller, du service protestant de Mission, qui a rédigé au nom de plusieurs organismes protestants une Lettre Ouverte aux candidats à l’élection présidentielle contre le SCO.

Des medias sous influence ? Notre petit collectif "Pour une alternative au SCO" a été contacté pour participer le vendredi 16 février à un débat sur I>télé (chaîne du groupe Canal+). L’un de nos membres a répondu présent et il devait donner la réplique à Razzie Hammadi. L’affaire était comme on dit "dans le sac" ! Malheureusement, pour un motif que la chaîne ne nous a toujours pas expliqué, au dernier moment le représentant de notre collectif a été subitement remplacé par Jean Yves de Chaisemartin, le Président des Jeunes UDF. Sur le site de la chaîne on pouvait pourtant lire : « Jean-Jérôme Bertolus anime un débat quotidien qui oppose deux acteurs de l’actualité. Points de vue contradictoires, arguments affûtés, tout les sépare. Face à face, ils s’expliquent. » La raison de notre éviction, c’est sans doute M. Bertolus lui-même qui l’a annoncée en introduction au débat lorsqu’il a avancé l’unanimité des candidats présidentiels pour un service civique obligatoire. En fait, le débat n’a jamais eu lieu puisque les invités en étaient tous les deux partisans !

En attendant que la parole soit aussi donnée à la contestation (faute de quoi il nous faudra encore la prendre de force), nous voilà bel et bien repartis pour la reconquête du civisme et du sentiment d’appartenance à la collectivité nationale mixés à la soupe Grand Mélange du SCO. Pour faire passer la pilule : une pincée de canicule, deux cuillères de Le Pen ou de CPE (selon les goûts), trois pincées de révolte des banlieues, laisser cuire au feu doux d’un discours moralisateur et pleurnichard ou alarmiste sur la perte des valeurs et la montée de l’incivisme, et manger tiède. Sans oublier le conseil du Chef : pour donner du goût à cette soupe réchauffée, tous les ingrédients sont permis - à l’exception près de l’intelligence, du sens critique et du libre arbitre. Cette recette médiévale qui a tout de la potion magique serait censée provoquer « l’envol sacré de la jeunesse vers le dieu du civisme », pour reprendre l’expression de Charles, membre de notre collectif.

Pour terminer sur une note positive, Dominique Voynet a déposé au Sénat le 12 février dernier une proposition de loi relative à la promotion d’une culture de non-violence et de paix et au service civil volontaire. Ce projet de loi a pour but de mettre en place les conditions d’un véritable engagement volontaire pour la paix et la résolution non-violente des conflits à travers la création d’un service civil de paix, et le réaménagement de l’actuel service civil volontaire. Dans l’exposé des motifs, il est souligné la propension actuelle à une certaine militarisation des esprits dans la société civile, qui vise à imposer des justifications et des solutions sécuritaires à des questions de société. Dans ce texte de loi, Dominique Voynet et ses collègues s’inscrivent résolument dans une autre dynamique qui met en avant des instruments et des moyens d’action qui privilégient l’apport fondamental de la société civile dans l’établissement d’une paix juste et durable. On peut lire notamment à la page 4 : « Alors que la signification de l’engagement volontaire a été détournée au profit d’une prétendue lutte contre le chômage des jeunes, nous voulons ici en réaffirmer la dimension civique et volontariste ainsi que l’importance d’une préparation adéquate et pertinente préalable à l’accomplissement d’une mission en France ou à l’étranger. Notre conception du service civil est donc celle d’un engagement volontaire au service de la collectivité pour des actions d’intérêt général qui contribuent au renforcement des liens sociaux en France et à l’établissement d’une paix durable dans le monde. »

Ce texte de loi ouvre donc des pistes de réflexion sur d’autres définitions du civisme et de l’engagement, bien loin des discours moralisateurs et des esquisses autoritaires du SCO. A suivre...

Miriam, du collectif Pour une alternative au SCO


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20 réactions à cet article    


  • Voltaire Voltaire 28 mars 2007 15:19

    L’objectif primaire su service civil obligatoire est de rétablir un brassage des jeunes de milieux différents.

    S’il existe des possibilités qu’un service volontaire ait le même résultat, pourquoi pas, mais il devra être sacrément incitatif, pour qu’une proportion suffisament important des jeune y participe, couvrant tous les milieux sociaux.


    • alex (---.---.132.84) 28 mars 2007 20:33

      et quel est l’intêret du brassage social ? Il n’y a pas assez de brassage dans les métros déjà ? Et dans la Gare du Nord, par exemple ? Pourquoi punir les jeunes bien éduqués et qui respectent les lois en les mélangeant avec des rebelles et des délinquants ?


    • charleston (---.---.117.137) 29 mars 2007 03:07

      Ceux qui pensent comme Voltaire doivent aussi avoir son âge. beaucoup de personnes âgées ont la nostalgie du service militaire. Elles ont été brassées et rebrassées dans tous les sens et un certain masochisme du style,,,« si on n’a pas fait l’armée on est pas un homme » continue à soudre de ces milieux de retraités tranquilles. Alors, les jeunes n’ont déjà pas d’argent et de boulot et en plus ils devraient fournir gratos 6 mois de prestations ou plus pour eux... hallucinant ! On va tous fuir à Londres ou à Madrid. Il n’y a aucun pays qui veut rétablir la corvée féodale du travail forcé sous le nom de service civique obligatoire. Mais on le voit aux programmes du PS, de l’UDF et de l’UMP. Qund on dit que la clsse politique française est décdrochée... Ouf Ségolène Royal a retiré le mot obligatoire dans ses 100 points du pacte présidentiel au chapitre du service civique. En fait on devrait supprimer la retraite pendant 6 mois à tous ces retraités et faire un sondage après sur ce qu’ils pensent du service civqiue obligatoire. Pour le moment il faut qu’ils sachent que ce sont les jeunes qui travaillent qui payent leur retraite.


    • (---.---.241.62) 28 mars 2007 17:13

      Le service volontaire civil existe déjà depuis une dizaine d’années : www.unis-cite.org


      • rock.marshall41 (---.---.47.157) 28 mars 2007 17:21

        La plupart des candidats veulent ré-introduire le service civil obligatoire.


        • David972 (---.---.101.188) 28 mars 2007 23:49

          Tout le monde sait qu’avec un service civique volontaire, personne n’irait. Alors arrêter votre connerie de service volontaire. Ce service ne sera efficace que si il est obligatoire. Et je parle en toute objectivité !


          • selim (---.---.98.98) 29 mars 2007 00:46

            On cherche en vain les arguments de l’auteur contre le projet d’un SC obligatoire.

            Les arguments d’ordre politique et moral en faveur du SCO sont développés par exemple dans un livre de Michel Herland, « Lettres sur la justice sociale », livre dont il a été rendu compte ici-même :

            http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=14740


            • Eponymus Eponymus 29 mars 2007 00:48

              Pourquoi ne pas le réserver aux auteurs d’un premier délit ? Un service qui proposerait une remise à niveau scolaire, depistage toxicomanie, règles de civilité, éducation civique, projets à réaliser en commun utiles ou même vitaux pour la société, action humanitaire pourquoi pas ? Une alternative à la tôle dès le premier délit par contre (et je dis délit dans le sens juridique du terme, pas contravention) et qui toucherait tous les délits (y compris le jeune bourge roulant sans permis dans la ferrari de papa).


              • El_Che (---.---.120.8) 29 mars 2007 14:26

                Financé par qui ? Qui seront les encadrants ? Quel sera le programme des activités des « primo-délinquants » ? Y aura-t-il des miradors et des chiens pour les empêcher de s’enfuir à la moindre occasion ?

                A moins qu’il ne s’agissent que de grandes paroles de campagne électorale (qui n’engagent que ceux qui les écoutent), les réponses se tirent toute seules du passé : Soit on recrée les maisons de correction, soit le service militaire. Parce qu’en dehors du personnel pénitentiaire ou militaire, je ne vois pas quelle organisation dispose des moyens matériels et humains pour s’occuper d’autant de gamins (à problèmes ou non).

                L’éducation nationale, à la rigueur, pourrait essayer de fournir les profs : ceux-là mêmes qui sont déjà débordés par les gamins, ceux qu’on pousse à enseigner en zone difficile en échange de points d’avancement, et qui pêtent les plombs au bout de quelques années..

                Qu’est-ce qu’on entend comme « ya ka », en ce moment ! Je n’ai pas le souvenir d’avoir autant entendu parler de mesures délirantes dans les précédentes élection, au moins depuis 1981.. Ah si, grande nouveauté, maintenant on se préoccupe de savoir combien ça va coûter.. mais sans savoir d’où on tirera les fonds smiley


              • BAERTJC (---.---.48.222) 30 mars 2007 09:41

                Vous n’avez pas tort dans ce que vous dites. Une raison simple : voici venu le temps des éoliennes politiques de nouvelle génération. Au pays de c’est go l’haine, tous aux abris, cela va tanguer sec .Civique, civil le service est d’abord fait pour soi même afin de parfaire les statistiques du chômage en « casant » 200000 à 300000 jeunes. On nous avait fait le coup des CES, des Contrats d’insertion et autres trucs à caser pas trop cher les sans compétences fixes,on nous a inventé par Kouchner interposé le sercice civique, produit de la valorisation du merdier sans frontière,tout cela n’est que le reflet de la médiocritude en marche.


              • aquad69 (---.---.33.228) 29 mars 2007 10:03

                Bonjour Miriam,

                ce que je retiens de votre article, ce n’est pas le cas particulier du service civil ; c’est, d’abord, que l’esprit premier de ce pays est le principe du « tout obligatoire ».

                Et c’est au nom de l’égalité (de plus en plus synonyme d’uniformité), et de la citoyenneté que l’on arrive à justifier celà !

                Nous devrions un peu nous intéresser à ce genre de dérive, et tenter de la décortiquer pour comprendre comment nous sommes manipulés au point d’en venir à accepter que toutes les valeurs citoyennes soient utilisées à rebours et que l’on nous serve systématiquement le contraire de ce qui était promis par l’esprit de notre constitution.

                Et d’autre part il est remarquable que chaque fois qu’un projet nouveau et important comme celui-ci est introduit, le débat est toujours (100% des cas !)éludé et faussé, et si possible dissimulé jusqu’à ce que nous soyons mis devant le fait accompli.

                Autant dire qu’il n’y a plus que les naïfs imbéciles comme vous et moi pour croire que ce pays soit encore une démocratie ou même une république, si peu que ce soit !

                Quand on lit sur ce site tous les articles concernant des choses comme la citoyenneté, la républiques, la démocraties, sur ce qui ne va pas et ce qu’il faudrait faire, comme si nos avis avaient encore une importance quelconque, on ne sait plus s’il faut éclater en sanglots ou se rouler par terre de rire...

                Tristement -Thierry


                • Miriam (---.---.69.227) 29 mars 2007 15:11

                  En écrivant ce papier mon intention n’était pas de développer des arguments contre le S.C.O mais de faire un point sur les prises de position des candidats à la présidentielle et de souligner l’absence sidérante de débat contradictoire sur le sujet. S’il entrait en vigueur le S.C.O pourrait à plus ou moins longue échéance devenir un recours indispensable au fonctionnement des associations. Or les associations ont besoin de bénévoles motivés et de professionnels compétents, le S.C.O est une mesure qui ne répond pas à cette attente. Il semble même que la volonté de nos dirigeants de proposer des statuts de plus en plus précaires au secteur associatif et de favoriser le dumping social se durcisse au lieu d’aider efficacement les associations. L’exercice de la solidarité est incompatible avec le carcan étatique inauguré par le sco. La légitimté des associations prend racines dans la société civile, pour ensuite remonter et porter les revendications et doléances de celle-ci jusque dans les plus hautes institution. Le sco propose lui un mouvement en sens inverse, antidémocratique de surcroit, qui ne peut que scléroser la spontanéité du mouvement associatif, en le transformant en gestionnaire d’un processus d’obligation, qui se trouve aux antipodes de ce qui le fonde. Au lieu de vouloir imposer la solidarité de manière autoritaire, cherchons donc les moyens de préserver et de développer cet équilibre fragile des associations, fragile parceque libre, vivant et riche. P.S/ à Thierry : vous ne semblez ni naif, ni imbécile !...


                  • Milla 29 mars 2007 21:52

                    @ l’auteur

                    une émission ce soir sur antenne 2, les académies au USA, passionnant, éducation stricte, obeissance, études, enfin la rigueur...la droiture...

                    pour ou contre je ne sais pas trop... mais...

                    Milla


                    • titi (---.---.119.180) 30 mars 2007 07:54

                      Le problème n’est pas à mon sens pour ou contre le SCO...

                      Le problème c’est pourquoi en arriver à dire que pour inculquer les principes de discipline, pour instaurer le brassage sociale, il soit nécessaire de mettre en place une nouvelle institution, alors que ces deux objectifs font partie intégrante des objectifs de l’école laïque publique et obligatoire.

                      En clair on est devant un dysfonctionnement de l’appareil éducatif. Plutot que de le corriger on va inventer un nouveau « machin »...

                      Lorsque j’ai fait mon service militaire, sur une compagnie d’environ 130 appelés, une section de 30 regroupait les jeunes ne sachant soit pas lire et/ou ecrire. Des gens qui, pour signer des documents, faisaient une croix. Ce n’était pas au XIX siècle. C’était en en février 1994 Pourtant ces 30 là ont été à l’école. Que s’y est il passé ? Comment peut on sortir de 16 ans de scolarité sans savoir lire ? Sans savoir ne pas être en retard ? Qu’à fait le corps enseignant ?


                    • Thierry 31 mars 2007 23:59

                      Royal proposait un service civique obligatoire, mais le MJS le préférait volontaire. Sauf qu’un service civique volontaire serait vidé de son sens : réconcilier TOUS les français avec le civisme, même (surtout) ceux qui ne sont pas convaincus au départ ! C’est vrai, Royal a « composé » (comme elle dit) avec le MJS (mais à l’époque, elle « composait » avec tous les socialistes pour faire « l’union »). Et puis elle a réalisé que cette union était bancale (et pas souhaitée par ses « supporters » de base). Alors elle a repris sa liberté pour retourner sur SON chemin.

                      Ce revirement ne signifie pas que les débats participatifs sont vains. Car dans ces débats, des avis contradictoires sont exprimés (je peux en témoigner). Dans ce cas, il faut donc que Ségolène « tranche », à travers le filtre de SES valeurs et objectifs.

                      « Les jeunes qui sont assurés en 2008 de retrouver les joies de l’encadrement militaire » : N’importe quoi ! C’est un service CIVIQUE et non pas un service MILITAIRE (missions dans des associations, dans l’aide aux personnes et EVENTUELLEMENT dans la défense). Il n’y a donc pas de « retour vers le futur ».

                      Enfin, si Ségolène Royal est revenue au service obligatoire, c’est avec un aménagement de taille : la possibilité de l’effectuer en plusieurs fois (par exemple pendant des périodes de chomage). Ce qui résoud le principal défaut du service obligatoire dénoncé par le MJS : être « bloqué » pendant plusieurs mois d’affilée pendant qu’on a peut-être d’autres projets.

                      Conclusion : c’est obligatoire, comme le voulait Royal ; ça ne nuit pas à ses projets professionnels, comme le voulait le MJS. Ségolène appelle ça le système « gagnant-gagnant », et ça marche !

                      A bientôt sur mon site (lien ci-dessous)


                      • Miriam (---.---.97.30) 1er avril 2007 08:40

                        Il est difficile d’exprimer un avis actuellement sans s’exposer à une balle perdue de partisans politiques d’un candidat ou d’un autre ! Que mon papier soit injuste pour Ségolène Royal là n’est pas la question. L’existence du facteur de coercition nécessiterait la mise en place de mesures d’accompagnement spécifique devant favoriser la participation des jeunes. Les politiques ne semblent pas du tout conscients des problèmes pratiques que les associations devraient s’employer à résoudre pour gérer une telle organisation : entretiens, orientation, formation éventuelle, gestion administrative, accompagnement, écoute, voire surveillance... Avec une nécessité de renouvellement tous les six mois (dans le meilleur des cas). La possibilité d’effectuer ce service de manière erratique (sur des périodes de chômage) rendrait cette gestion tout simplement IMPOSSIBLE, ce n’est pas réaliste. Les associations sont au service de leurs usagers, non du baromètre du chômage. Pour des raisons purement juridiques, le S.C.O ne pourra pas se faire sans le recours à l’armée, d’où le volet militaire qui est prévu. Il s’agit donc bel et bien d’un retour au service national obligatoire. « Réconcilier tous les français avec le civisme » par l’obligation de se mettre à la disposition quasi gratuite des associations, des collectivités ou de l’armée, voilà un pari très risqué qui pourrait tout aussi bien dégoûter les jeunes de la notion de « civisme ».


                      • Miriam (---.---.97.30) 1er avril 2007 10:39

                        Il est difficile d’exprimer un avis actuellement sans s’exposer à une balle perdue de partisans politiques d’un candidat ou d’un autre ! Que mon papier soit injuste pour Ségolène Royal là n’est pas la question. L’existence du facteur de coercition nécessiterait la mise en place de mesures d’accompagnement spécifique devant favoriser la participation des jeunes. Les politiques ne semblent pas du tout conscients des problèmes pratiques que les associations devraient s’employer à résoudre pour gérer une telle organisation : entretiens, orientation, formation éventuelle, gestion administrative, accompagnement, écoute, voire surveillance... Avec une nécessité de renouvellement tous les six mois (dans le meilleur des cas). La possibilité d’effectuer ce service de manière erratique (sur des périodes de chômage) rendrait cette gestion tout simplement IMPOSSIBLE, ce n’est pas réaliste. Les associations sont au service de leurs usagers, non du baromètre du chômage. Pour des raisons purement juridiques, le S.C.O ne pourra pas se faire sans le recours à l’armée, d’où le volet militaire qui est prévu. Il s’agit donc bel et bien d’un retour au service national obligatoire. « Réconcilier tous les français avec le civisme » par l’obligation de se mettre à la disposition quasi gratuite des associations, des collectivités ou de l’armée, voilà un pari très risqué qui pourrait tout aussi bien dégoûter les jeunes de la notion de « civisme ».


                      • Peyo (---.---.10.18) 1er avril 2007 22:43

                        SCO, SCO quand on le prononce ça un petit arrière gout de STO le Service du Travail Obligatoire des années 1940 et la suite. Il est vrai que Mme ROYAL est fille de militaire. Elle a entendu parler. Mais l’effort de tous les jeunes en ages d’y être soumis (au STO) était de se « débrouiller » pour passer à travers cette « obligation » Alors un SCO qui aurait du succès et permettrait ce « brassage » social qui est un des objectifs affichés ? De qui se moque-t-on ? Le fils de bonne famille du 7ème ou du 16ème arrondissement aller se frotter à des analphabètes sans culture ? Déjà à l’armée ce fils de bonne famille avait des chances de se retrouver tranquille dans un bureau ou a défaut sergent ou sous lieutenant. Il n’était qu’accessoirement au contact des demeurés, des bouseux et autres manuels. Et on voudrait que cela soit un service volontaire ou obligatoire mais civil. Franche rigolade, Heureusement nous sommes le.....1ER AVRIL.


                        • (---.---.38.189) 1er avril 2007 22:55

                          Ceux qui ont aboli le service militaire sont des criminels de la Nation. Ils ont largement contribué à accroître l’incivisme et la violence des 18/25 ans.

                          Mais ils ont encore fait pire. Tout ceci était dans la même ligne.

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