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Accueil du site > Actualités > Politique > Si ! Il est possible de réformer de façon intelligente !

Si ! Il est possible de réformer de façon intelligente !

A peine un mois après les élections municipales qui furent un avertissement (à tort ou à raison) pour l’UMP et le gouvernement, on entend parler de réductions des dépenses publiques. Enfin, devaient se dire les partisans de Nicolas Sarkozy et les tenants d’une gestion budgétaire plus stricte. Hélas pour eux (et pour les contribuables français), ces réductions risquent d’être entachées par une nouvelle polémique inutile, car le gouvernement refuse de parler officiellement de « plan de rigueur ».

Ou comment une bonne idée a priori va être gâchée par les principes idéologiques du parti au pouvoir et par un manque total de bon sens...

Ils nous l’avaient promis : il n’y aura pas de plan de rigueur après les élections municipales. Pourtant, je ne sais pas comment on peut appeler ces réductions budgétaires, mais cela y ressemble fortement. Mais quelle couardise a pris le gouvernement de ne pas reconnaître officiellement qu’il faut faire entrer le pays dans une certaine rigueur, alors que cela faisait en plus partie des exigences du candidat Sarkozy lors de sa campagne présidentielle ?

En effet, il serait à la fois présomptueux et illusoire d’objecter quoi que ce soit : l’Etat français est très fortement endetté. Attention, je parle du Leviathan institutionnel, puisque les Français (c’est-à-dire les particuliers et les entreprises), quant à eux sont en très bonne santé économique, contrairement aux Américains et aux Anglais qui sont tellement endettés qu’ils ont conduit ces nations à des ralentissements économiques.

Et il serait aussi périlleux de ne pas reconnaître que cet Etat déficitaire est la contribution de trente ou quarante ans de politiques budgétaires plus ou moins hasardeuses, d’une administration mille-feuilles qui entasse les couches et qui finit par déborder et d’une redistribution parfois trop généreuse.

Cependant, je vais énerver les tenants du libéralisme et de la limitation de l’Etat dans la gestion de la France, mais si c’étaient les seules raisons valables, il aurait été sûrement plus facile de régler ces déficits publics. Or, le déficit est aussi si important à cause de nombreuses décisions, plus ou moins récentes, qui ont coûté plus cher à l’Etat qu’elles n’ont rapporté : exonération des charges patronales sur les Smic (20 % des salaires tout de même), baisses d’impôts sur le revenu assez importantes, sans avoir touché au fond du problème ni rééquilibré en conséquences (par la TVA ou autres), une croissance molle et quasi structurelle qui est responsable de la baisse des entrées dans les caisses (puisque les entrées sont souvent proportion de l’activité économique, on l’a vu en 1997-2000 lors de la bonne croissance nationale)... On peut aussi y rajouter une tendance tenace de toujours budgétiser l’Etat avec une croissance haute depuis des décennies, alors qu’il vaudrait mieux se baser sur la fourchette basse des précisions. En effet, imaginez qu’on vous annonce une prime de fin d’année de 20 000 € et que vous basiez votre budget sur cette rentrée d’argent. Si vous ne touchiez finalement que 15 000, vous avez une moins-value de 5 000 qui, si elle a déjà été dépensée, risque d’être difficile à combler.

La croissance n’a pas été si catastrophique que prévue (+1,9 % selon l’Insee), mais c’est quand même 0,3 points de moins que la croissance prévue dans le budget. A hauteur de plusieurs centaines de milliards d’euros, cette différence, minime a priori, risque de faire mal à la gestion des comptes.

Donc, oui, il va falloir, qu’on le veuille ou non, et quelle que soit l’appellation qu’on lui donne, faire du ménage dans les comptes de l’Etat. On ne peut d’ailleurs que féliciter l’Etat d’avoir le courage de s’attaquer à cette chimère nationale. Personne n’ose en effet s’y atteler depuis dix ou quinze ans et, mis à part le gouvernement Jospin (mais pour des raisons autres que celle de l’orthodoxie budgétaire, puisque la croissance forte a permis à l’Etat de combler machinalement certaines lacunes), aucun gouvernement n’a vu le budget s’arranger lors de son mandat.

Or, on devrait se féliciter d’une telle décision (moi le premier), mais encore une fois, l’idéologie, l’absence de bon sens "de base" et parfois (il faut le dire) le manque de compétence des personnes qui s’occupent de ces dossiers, risquent de pénaliser l’équilibre budgétaire. En effet, on annonce des coupes (qu’il faudrait appeler "franches", tellement cela y ressemble) dans des postes du budget auxquels il ne faudrait pas toucher actuellement !

Demandez à n’importe quel Français moyen si l’éducation, la santé, l’emploi, le logement, la justice ou encore la sécurité sont importants à leurs yeux, ils vous répondront à l’immense majorité oui. Et, si vous lui demandez s’il est normal que l’Etat consacre une large part de son budget à ces postes, ils vous répondront probablement oui aussi. Or, si l’éducation et la justice ont déjà subi des réductions drastiques dans des projets de loi adaptés, le gouvernement annonce qu’il devrait (je laisse bien entendu le conditionnel, rien n’ayant été confirmé) tailler dans les postes de la santé, de l’emploi et du logement.

Si la Sécurité sociale est la cible d’attaques répétées des idéologues de l’amaigrissement du poids de l’Etat dans la société, il est juste étonnant de toucher aux sacro-saints postes de l’emploi et du logement, surtout à l’heure où le gouvernement Fillon a décidé d’en faire ses chevaux de bataille. Il y a bien entendu du ménage à faire pour ces postes, je le conçois aisément, mais était-ce vraiment le plus urgent ? La croissance n’est pas forcément folle et le chômage n’est pas encore au plus bas pour se permettre de priver les Français des différentes aides au travail et au logement.

On pourrait parler de postes inutiles et qui coûtent très cher à l’Etat, et qui feraient faire automatiquement des économies. Par exemple, supprimer le Secrétariat d’Etat aux Anciens combattants, après la mort du dernier Poilu de la guerre de 14 aurait été symbolique. Les coûts d’entretien de ce poste ministériel sont plus importants que les soldes reversés aux quelques soldats de la Seconde Guerre et de la guerre d’Algérie (principalement). L’intégrer en tant que service spécial au ministère des Armées aurait probablement fait faire des économies de plusieurs milliards.

Et ne parlons pas de la Banque de France ! Plusieurs milliards d’euros de budget pour une institution inutile, puisque les décisions se font maintenant à la Banque européenne à Francfort ! Profitons des départs en retraite pour supprimer cette institution archaïque, gardons les postes qui peuvent encore servir en les intégrant au ministère de l’Economie et revendons les bâtiments. Les économies arriveront rapidement !

Je ne veux même pas parler du réarrangement administratif de la France, puisque Nicolas Sarkozy a mis son veto sur cette proposition de Jacques Attali. En effet, il est avéré que la France dispose, à l’heure de l’Europe, d’un échelon administratif de trop. Entre la commune, le département et la région (sans parler des communautés de commune), il faudrait raccourcir le chemin de l’un à l’autre, surtout que les compétences se recoupent parfois.
Jacques Attali avait proposé de supprimer le département, mais, suite à l’opposition massive des élus et politiques de droite comme de gauche (qui risqueraient de perdre de nombreux sièges aux Conseils généraux !), le président Sarkozy a annoncé qu’il ne prendrait pas de mesure à ce sujet. Et c’est dommage ! Pour ma part, je pense que ce n’est pas le département qu’il faudrait supprimer, mais la commune !

J’explique mon point de vue : il faudrait donner un véritable statut électif et budgétaire aux communautés d’agglomération et de communes qui "fusionneraient" leurs budgets et éviteraient aussi le doublon de compétences (les villes et les CA disposent toutes deux de capacités d’embauche, souvent pour les mêmes besoins). On supprime les élections sénatoriales et on réforme les élections des conseillers généraux ; ainsi ces nouveaux conseillers généraux siègeraient au Sénat pour parler des problèmes locaux de façon centralisée, comme le font actuellement les députés à l’Assemblée nationale lors des questions gouvernementales, ce qui permettrait aux députés de se consacrer exclusivement au débat et au vote des lois à vocation nationale !

Mais ce n’est qu’une proposition comme une autre ! Il y a sûrement mieux à faire, mais c’est sûrement mieux que le statu quo frileux du président...

Et il existe de nombreux postes plus ou moins dédiés à récompenser tel ou tel ami, comme on donnait un duché ou un royaume aux frères et cousins du roi lors de la monarchie absolue, qui ne servent à rien, et qui, cumulés, pourraient réduire de façon drastique la dette nationale de plusieurs millions, voire milliards d’euros !

Il y a tellement de choses à faire pour réduire les coûts, mais on préfère juste taper dans les budgets sans réfléchir aux conséquences. On a pu constater que les différentes réformes de la santé n’ont pas eu les effets escomptés, entre décisions hasardeuses (notamment le principe du médecin traitant, qui n’est pas efficace si on augmente les honoraires du médecin de façon presque annuelle) et suppression des charges patronales non compensées (il est maintenant de notoriété publique que le montant total annuel des exonérations de Sécurité sociale patronales sont équivalentes au trou annuel de la Sécu).

Et, en plus, une rumeur parle de supprimer la "Prime pour l’emploi". Bon, ce dispositif n’est pas clairement le meilleur système inventé en France, mais il a le mérite, en ces périodes où le pouvoir d’achat est la préoccupation majeure des Français, d’apporter un petit complément aux travailleurs précaires ou faiblement rémunérés. La supprimer risque de pénaliser un peu plus les smicards et les temps partiels, qui ont déjà un mal fou à joindre les deux bouts. Entre-temps, on a fait un cadeau fiscal de 8 milliards d’euros en septembre aux plus aisés de nos concitoyens, mais l’effet est imperceptible en ces périodes de dollar faible (eh bien oui : quand on a les moyens de faire ses courses à New York, on y va !).

Bref, comme je l’ai dit dans le chapeau, les hommes politiques français (de droite comme de gauche d’ailleurs) fonctionnent par pure idéologie et sans apporter le moindre temps de réflexion logique, ce qui risque de pénaliser une fois encore le pays et les Français. On peut être tenant de l’orthodoxie budgétaire et partisan d’une réduction de l’Etat dans le fonctionnement du pays, mais il faut voir les choses en face : un grand pays, même le plus libéral possible, a toujours un grand Etat fort et riche. Aux Etats-Unis, pays pourtant du "moins d’Etat possible", le service public est très puissant, avec des postes richement dotés, notamment l’éducation (les meilleures universités américaines disposent de subventions publiques), l’armée (je ne parle même pas de la Nasa) ou la recherche.

Il paraît que les Français sont frileux aux réformes. La plupart des études et autres enquêtes prouvent le contraire. Il semblerait plutôt que ce sont les dirigeants du pays (et les chefs d’entreprise, mais là n’est pas le propos) qui sont particulièrement timorés de faire les "vraies" réformes, d’avoir le courage de prendre les problèmes à bras-le-corps, de peur de perdre leur siège électoral ou ministériel.

Alors Messieurs et Mesdames les élus et dirigeants de notre pays, ayez les c... de faire de grosses réformes, sérieusement, objectivement, loin des conflits idéologiques stériles et pour le bien-être général ! Je suis sûr que les Français sauront faire la différence entre les courageux qui prennent de vrais risques sensés et les froussards qui osent peu, et en dépit du bon sens !

Nicolas Sarkozy nous avait promis qu’il saurait avoir le courage de ses opinions, mais, pour l’instant, de ce courage on n’en a vu que l’ombre... La "rupture" commence à se faire attendre... Et ne nous répondez pas que nous sommes impatients : cela va faire bientôt un an que vous êtes élu, et vous aviez promis de travailler vite sur les réformes !


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16 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 3 avril 2008 12:25

    Je ne suis jusqu’ici pas dépaysé par rapport au quinquennat précédent.

    Il n’y a plus d’élections à venir pour un moment. Je pense que les vrais choix de ce quinquennat, ceux qui traduiront au mieux ses orientations globales, sont ceux qui seront faits cette année.


    • Alexandre 4 avril 2008 12:01

      Parler de "réformer" sans parler du contenu des réformes est particulièrement manipulateur ou débile.

      Hitler en son temps a beaucoup réformé.


    • Valou 3 avril 2008 14:23

      Hmm, qu’est-ce qui se passera quand l’Etat fera faillite ? (ie : l’interêt de la dette > au PIB)


      • RilaX RilaX 3 avril 2008 14:39

        On se felicitera d’avoir (enfin) réussi a supprimer tous les fonctionnaires ?


      • Valou 3 avril 2008 15:03

        Que se passerait-il si la France faisait faillite ? Ce qui serait le cas je suppose si l’intrête de la dette devenait suprérieur au PIB.

         


        • Valou 3 avril 2008 15:03

          désolé : bug je croyais que mon commentaire avait sauté.


        • reaper95 reaper95 4 avril 2008 13:01

          Je veux faire une remarque sur votre position sur une "faillite" de l’Etat. Contrairement à une entreprise, un Etat ne peut pas faire faillite, car il a le pouvoir de lever autant d’impôts qu’il veut pour se "rémunérer" (je shématise très brièvement bien entendu). Une entreprise ne peut pas ’s’auto-vendre’ des produits pour augmenter son chiffre d’affaires.

          En contrepartie, seules les finances de l’Etat sont mauvaises ; celles des Français sont plutôt bonnes (merci l’épargne !). Ce qui pourrait être dangereux pour une Nation, c’est que ce soient leurs habitants qui soient en situation de faillite (ce qui ne risque pas d’arriver, la somme des particuliers et des entreprises est largement excédentaire par rapport aux dépenses dans l’Hexagone). Théoriquement (mais j’insiste sur ce mot), si la situation de l’Etat français (c’est-à-dire des institutions étatiques) s’aggravait davantage, nous pourrions toujours nous appuyer sur les possessions des Français (épargne, bons du Trésor, retraites complémentaires,actions,etc...)

          La situation des Etats-Unis est à mon avis bien plus préoccupante : à une dette absolument colossalle (et un gouffre qui s’est creusé à cause de la guerre en Irak et en Afghanistan) s’ajoutent les millions de faillites personnelles et de société qui sont nées d’un trop fort endettement des ménages et qui sont pénalisées par les très aguichantes et lucratives "subprimes". Idem en Angleterre (même si les finances de l’Etat sont, elles, plus saines).

          En plus, en France, notre système est fait de telle façon qu’un surplus de croissance entraîne automatiquement un surplus dans les caisses (rappelez-vous la fameuse "cagnotte" de Jospin à la fin des années 1990) ; en effet, notre système de cotisations et de reversement (qui est tel qu’il est) fait que plus les gens travaillent, plus les gens cotisent et plus l’argent entre dans les caisses (Là encore, je shématise).

          L’erreur majeure du Gouvernement actuel n’est pas d’avoir voulu faire des économies, mais d’avoir calculé son budget sur la fourchette haute de la croissance, pénalisant de ce fait toutes les entrées d’argent prévues avec une croissance à 2,5% (alors qu’elle est de 1,9%). 0,6% de différence, ce n’est pas énorme, mais à l’échelle de plusieurs centaines de milliards d’euros, la facture peut être très différente ! Tous les économistes expliquent que, pour faire un bon budget, il faut prendre la fourchette basse des prévisions (il vaut mieux de bonnes surprises que de mauvaises). Mais parce que les dépenses effectuées en début de mandat (paquet fiscal notamment) ne pouvaient se financer que par une croissance élevée, il a fallu bluffer les Français, au risque de gréver les finances publiques un peu plus (ce qui ne dérange pas outre mesure un gouvernement de droite, dont l’objectif est de réduire la taille de l’Etat dans le pays, donc c’est un argument valable de plus).

          Du coup, la France va être obligée de faire des économies de bouts de ficelle, alors qu’une réforme structurelle de l’administration du pays est urgente, nécessaire et pas si difficile à faire (80% des Français la soutiennent, même chez les fonctionnaires, qui sont les premiers à se plaindre du manque d’efficacité dans certains domaines. Et de tailler en outre dans des postes phares et juste super indispensables en période de crise comme en ce moment. Pour protéger certains acquis de l’élite, on préfère le forcer à serrer la ceinture aux plus démunis, alors qu’en général, une bonne politique de rigueur commence par faire faire des sacrifices aux plus privilégiés (et je ne parle pas des fonctionnaires, mais des VRAIS privilégiés, ceux qui gagnent plusieurs centaines de milliers d’euros par an). Or, le Gouvernement de Fillon et Sarkozy a commencé par, non pas leur demander des sacrifices, mais de les récompenser avec un bouclier fiscal à 50% (qui n’a même pas fait revenir les élites exilées en Suisse), et de leur reverser 250 millions d’euros par le Fisc, alors que soi-disant (selon les dires du Président) "les caisses sont vides".

           

          Il est juste dommage (et je ne dénonce que cela dans mon article, pas le principe même des économies) qu’une fois encore, des intérêts privés, des positions idéologistes et des réactions à brûle-pourpoint risquent d’enfoncer encore un peu les déficits de la France et de rendre la situation des Français un peu plus difficile...


        • Céphale Céphale 3 avril 2008 15:14

          @l’auteur

           

          Article très pertinent, ce qui n’est pas le cas de celui de Lomig paru à côté, sur le nombre des fonctionnaires. Je lui ai laissé un petit commentaire.

           

          A vous, pas de commentaire. J’adhère totalement, et je n’ai rien à ajouter. L’essentiel est dit !


          • valere valere 3 avril 2008 16:33

            Le problème avec Sarkozy n’est pas les réformes qu’il veut mettre en place, mais le système qu’il emploi pour y parvenir.

            Il fait une réforme "paquet fiscal" pour annoncer ensuite aux plus démunis que les caisses sont vides et que le pouvoir d’achat ne changera pas (sauf en baissant encore).

            Sur ce coup là j’estime qu’il a fonctionné « à l’envers du bon sens.

            Il nous dit qu’il va falloir serrer la ceinture, d’ailleurs Mme Lagarde s’est fendue de quelques conseils : « soyez débrouillards et achetez moins » pour dépenser moins. On croit rêver !!

            Et que dire des dépenses des Ministres et autres sujets du roi. Dati explose son budget en réceptions, Estrosi voyage en jet privé, etc.

            Et après Sarko s’étonne que les gens réagissent mal dès qu’on parle de réformes.

            Le problème est que les français n’ont pas confiance en ce que dit Sarkozy. Il a trop parlé durant sa campagne et l’effet « contre coup » se fait ressentir maintenant car les gens ont bien compris que c’était beaucoup de mensonges pour arriver au poste qu’il occupe aujourd’hui.

            Je n’ai d’ailleurs moi même aucun espoir dans l’avenir des français. On va encore payer des impôts, taxes, etc. pour assurer le train de vie élyséen de la troupe de comique qui sert de gouvernement.


            • jkw 3 avril 2008 19:52

               

              Quelques commentaires sur les réformes…..

              Une réforme est (selon le Petit Larousse 2005) un changement important, radical, apporté à quelque chose, en particulier à une institution en vue de l’améliorer ; réformer : changer en mieux.

              Ainsi noble tâche, le gouvernement envisage d’améliorer nos institutions : pourquoi pas ?

              Que leur reproche-t-on à ces institutions ? en d’autre termes " quelle analyse a-t-on fait de leur fonctionnement ou plutôt de leur dysfonctionnement ? " Sur quelles données factuelles va-t-on s’appuyer pour analyser les causes et rechercher ainsi les solutions les mieux adaptées ?

              Cela aurait un effet pédagogique pour les électeurs ! Enfin on ne balance pas des solutions toutes faites parce que ce sont celles du " parti " ou du patronat mais parce qu’on a analysé les faits.

              OUI, pour opérer un changement il faut une méthode !

              Souvenez vous : c’était sous le gouvernement Raffarin, Douste Bla bla comme il a été surnommé par la suite était invité pour présenter la nième réforme de la Sécurité Sociale. Pendant deux heures il a récité le catalogue des mesures qui allaient être prises pour sauver la sécu. A la fin de l’émission, un journaliste (pourtant pas de gauche) est venu et lui a posé une terrible question : " mais au fait, quels sont les problèmes de la sécurité sociale " . Voilà une question " qu’elle est bonne " ! Eh bien oui, c’est bien par là qu’aurait dû commencer l’émission ! Deux heures de blabla pendant lesquelles le citoyen a compris qu’il allait devoir mettre la main à la poche, mais avec qu’elle crédibilité  ? tout le travail pédagogique d’accompagnement qui aurait permis une bonne compréhension du phénomène a été oublié.

              Pourquoi ? Parce que les " méthodes de résolution de problèmes " ne sont pas enseignées à l’ENA…ils sont au-dessus de çà …pourtant à la vue des faibles résultats qu’ils obtiennent ils devraient rester plus modestes !

              Ils n’ont pas compris encore la différence entre les causes et les effets : c’est pourtant simple, relisez cette histoire de Coluche :

              C’est les indiens et les bûcherons

              Le bûcheron il est entrain de couper du bois et il dit : je vas demander à un indien s’il va faire froid cet hiver, parce que les indiens ça doit s’y connaître bien en température. Il arrête l’indien et lui dit " dites donc est ce que vous croyez qu’il va faire froid cet hiver ? ".

              L’autre il fait : " Oh oui, hiver rigoureux ! "

              Alors le bûcheron il coupe encore du bois, il coupe, il coupe, il en a un gros tas derrière lui !

              L’indien repasse il lui dit

              " oui ! oui ! très rigoureux l’hiver ! "

              Alors il recoupe du bois, il en a un énorme tas

              L’indien repasse

              " Oh la la très très rigoureux ! "

              Il dit " Comment tu le sais ? "

              Parce que chez nous il y a un dictons :

              " quand l’homme blanc coupe du bois, c’est que l’hiver sera rigoureux ! "

              Coluche

              Bref, on tourne en rond !

              Et le trou de la sécu est toujours là !

              Alors aborder ces réformes sans méthode rigoureuse conduira à une dégradation du fonctionnement des ces institutions.

              Même si le seul but recherché est de faire des gains de gestion…on aurait pu faire autrement !

              Réduire le nombre de fonctionnaires, c’est avant tout procéder à une analyse rigoureuse des processus de fonctionnement et engager une forte démarche de simplification (supprimer les doublons et les paperasses inutiles.. mieux coordonner et rapprocher certaines institutions qui travaillent sur des bases de données identiques..etc…) ANPE et ASSEDICS est certainement l’exemple de quelque chose d’utile …mais encore une fois, le travail pédagogique d’accompagnement a été oublié.. alors les intéressés (qui n’ont pas été sollicités !) perçoivent cela comme une brimade, une injustice.. ils n’ont pas été " acteurs " s’ils avaient été sollicités ils auraient pu mieux comprendre et ainsi obtenir des réponses à leurs craintes…mais en France, nous avons encore des difficultés à considérer les travailleurs comme des adultes ! Les chefs décident, les autres (de la France d’en bas…) exécutent ! Que de temps perdu !

              Sans ce travail de simplification, nous obtiendrons un fonctionnement dégradé de ces institutions : le personnel en place ayant à faire son travail + celui des personnes parties en retraite….bref, du stress et de la démotivation en perspective.. voir des heures d’attente aux guichets pour les usagers…(pardon j’allais dire des clients !)

              Il faut que tous nos organismes d’état entreprennent une grande démarche qualité car après cette " rupture " infligée, il faudra poursuivre l’amélioration continue de nos institutions…. C’est à ce prix que nous pourrons nous préparer à l’avenir.

              DES METHODES et DU MANAGEMENT PARTICIPATIF !

               


              • Céphale Céphale 3 avril 2008 21:42

                Bravo jkw !

                 

                Sarkozy se vante de diriger la France comme une entreprise. Mais s’il était le chef d’une petite entreprise, avec les méthodes qu’il utilise son entreprise ferait faillite au bout d’un an


                • k2pal k2pal 4 avril 2008 07:00

                  @céphale

                  Non je ne suis pas d’accord, Sarko s’occupe très bien de "sa petite entreprise " (clin d’oeil au sens que lui donne Bashung bien sûr)


                  • gnaume 4 avril 2008 09:36

                    oui oui une entreprise ou on augmente les dirigeants et actionnaires tout en diminuant les salaires c’est sur que c’est visionnaire !

                    à court terme peut-être mais à long terme c’est une autre histoire.

                    Tout comme cette manie de délocaliser. Alors oui l’entreprise va faire plus de bénefices, oui les tarifs seront peut-être (loin d’être sûr) revus à la baisse mais en générant du chomage. Quand les gens ne consommeront plus, ils seront contents les patrons avec leurs produits sur les bras !


                    • YVAN BACHAUD 4 avril 2008 14:23

                      Bonjour,

                      Tout d’abord il faut être clair les Français veulent des réformes et des vraies évidemment.

                       

                       93% des Français jugent urgent de mener des réformes en France (dont 54% très urgent)." (IFOP 16/05/2006 pour Acteurs publics)

                      Mais il y a aussi une profonde défiance des Français envers les hommes politiques…

                       - 69% des Français n’ont « confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays dans les prochaines années. » (15%=à la D/ 15%= à la G/ 1% NSPP ),
                      « Le Baromètre Politique Français » de mars 2006 réalisé par l’IFOP et le CEVIPOF sur 5 650 personnes.

                      - 61 % encore au même sondage en mars 2007 à quelques semaines de la Présidentielle.. !

                      On aura bientôt le chiffre de 2008 qui devrait je pense remonter nettement.

                      Il ne faut pas s’en étonner après trente ans d’échec des politiques menées dans tous les domaines par réformettes et soupoudrages un coup, a droite un coup à gauche..avec 6 alternances jusqu’à l’alternance avec soi-même c’est nouveau ça vient de sortir.. smiley 

                      Ce que veulent les Français S.ROYAL l’a entendu dans ces centaines de réunions avec les Français .Elle ecrivait sur son site " Désirs d’avenir" :

                       

                      « Une nouvelle présidence »

                      Remontée des débats

                      Les citoyens veulent prendre la parole plus souvent et plus directement pour décider eux-mêmes.(…) »

                       C’est la description même du référendum d’initiative citoyenne…qui n’était pourtant pas dans son programme smiley

                      Cela est confirmer par plusieurs sondages :

                       

                      - 82 % des Français souhaitent « pouvoir lancer des référendums sur les sujets de leur choix.. »  ( Sofres pour « Lire la politique » du 12 mars 2003). http://www.sofres.fr/etudes/pol/310303_particpol_r.htm

                      - 88 % des Français pensent « qu’il faudrait faire un Référendum si un nombre élevé de gens le demandent » p. 112 dans « La Démocratie à l’épreuve » Gérard Grunberg (Presse de Sc-Po)

                       

                      - 68% des Français sont pour « Le référendum d’initiative populaire, qui pourrait être

                      demandé par 500 000 signatures de citoyens » ( BVA du 11 07.2007 pour le Figaro/LCI )

                      http://www.bva.fr/data/sondage/sondage_sondage/589/sondage_fichier/fichier/ rapportraformeinstitutionstd915_623e3.pdf

                      Il y a une baisse car la modalité est précisée et que le chiffre de 500.000 a pu écarter des oui qui le considère trop élevé et d’autre faible. Cette modalité est mauvaise.

                       Terminons encore par une question du sondage BVA de Juillet 2007 :

                      « A qui accorder prioritairement de nouveaux pouvoirs ? Aux citoyens 66%, au Parlement 28% »

                      N. SARKOZY l’a relevé également  à la fin  de son investiture il a évoqué ce « peuple français qui ne veut pas  que l’on décide à sa place, et qui par-dessus tout ne veut plus que l’on pense à sa place…“  ( Voir extrait vidéo http://www.ric-france.fr/videos/ns.wmv  ) 

                      . Mais il refuse pourtant d’organiser un référendum sur le nouveau traité européen.. smiley

                      Les Français en ont raz le bol .. Il faut militer et AGIR pour que le peuple devienne véritablement le Souverain dans notre pays en disposant du référenduml d’initiative citoyenne en toutes matières et d’abord constitutionnelle.

                      Vous trouverez " tout" sur la question sur le site www.ric-france.fr 

                      Coment l’auteur de l’article peut-il affirmer vouloir des réformes , en avancer même quelques unes et ne pas demander à la fin l’instauration du RIC ? 

                      TOUS les partis du FN ou PCF avaient le RIC dans leur programme en ..1993..Il va faloir que les masques tombent que les partis qui prétendent vouloir s’opposer aux réformes SARKOZY et en avaoir des " alternatives" , soient cohérent et mettrent une proposition de loi à l’ordre du jour de, l’ A.N car ce n’est pas en gesticulant avec des motions de censure vouées à 200% à l’échec qu’ils pourraont faire qq chose d’utile aux Français pendant plus de 4 ANS ;;

                      CIROYENS REVEILLEZ-VOUS... !

                      Yvan BACHAUD

                       

                       


                      • Céphale Céphale 4 avril 2008 17:15

                        Les propositions que l’auteur fait dans son article d’hier me paraissent très pertinentes, ainsi que le commentaire qu’il a ajouté aujourd’hui. Les néolibéraux comme Lomig disent qu’un Etat doit être géré comme une entreprise. C’est un non-sens parce qu’une entreprise a pour but de rapporter de l’argent à ses actionnaires, ce qui n’est pas le cas de l’Etat. On pourrait dire que l’Etat sarkozien a pour but de rapporter de l’argent aux riches, ce qui est exact, mais il vaut mieux ne pas plaisanter sur un sujet aussi sérieux.

                         

                        Non seulement Sarkozy considère l’Etat comme une entreprise, mais il applique des méthodes qui conduiraient n’importe quelle entreprise à la faillite, sa principale "méthode" étant l’exhortation. Je remercie l’auteur de rappeler dans son commentaire qu’un Etat ne peut pas faire faillite, et que pour l’instant si les finances de l’Etat sont mauvaises, celles des Français sont plutôt bonnes. Il a raison également de remarquer que c’est l’inverse aux Etats-Unis. Il est important de le dire, parce que Sarkozy a pris pour modèle la culture américaine.

                         

                        Sarkozy a trois ans devant lui pour faire des coupes sombres dans le budget de l’Etat. Il risque de les faire sans discernement. Ce qui me préoccupe le plus, c’est l’effet à long terme de ces coupes sombres sur la santé et l’éducation.


                        • impots-utiles.com 4 avril 2008 17:34

                          le gouvernement parle de plan de rigueur mais n’est il pas inconvenu en ces périodes de faible croissance d’avoir un gouvernement qui regarde aussi peu a la dépense quand il s’agit de son train de vie ?

                          http://www.impots-utiles.com/train-de-vie-de-l-etat-79-des-francais-pour-une-reduction.php

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