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Accueil du site > Actualités > Politique > Solidarité et égalité, valeurs des Trente Glorieuses ; responsabilité et (...)

Solidarité et égalité, valeurs des Trente Glorieuses ; responsabilité et équité, valeurs du siècle nouveau

Les valeurs de solidarité et d’égalité, triomphantes pendant les Trente Glorieuses, semblent désormais en perte de vitesse, en France comme ailleurs dans les autres démocraties européennes et occidentales.

De nombreux facteurs y contribuent : l’exacerbation de la concurrence entre nations, territoires, entreprises et personnes ; le renforcement du « capital » (libéralisation effrénée des marchés, globalisation des échanges et flux financiers…) au détriment du « travail » (déclin des syndicats, chômage de masse, précarité, modération salariale…) ; la fragilisation des outils de régulation historiques (bureaucratisation de l’Etat social, usure des Etats-Nations,…) et des repères traditionnels de la société (famille, travail, école…) ; l’individualisation et la fragmentation des trajectoires personnelles ; etc.

Pas de solidarité sans équité

La solidarité ne va ainsi plus de soi. La solidarité nationale (Etat social : sécu, assédics, retraites…), par exemple, est de moins en moins vue comme une manière de faire société où chacun contribue et bénéficie à la fois, mais de plus en plus comme un système tendant à l’arbitraire et à l’injuste, un système qui « me prend à moi pour donner aux autres » [1], c’est-à-dire la voie ouverte vers le chacun pour soi et l’individualisme marchand. Bref, une régression de civilisation. , souvent suspects, en outre, de ne pas le mériter… (Sarkozy a d’ailleurs joué avec habilité, pendant la présidentielle 2007, sur cette impression que « ce sont toujours les autres qui reçoivent de l’aide », des autres « qui font moins d’effort »).

Les gens ont ainsi de plus en plus tendance à percevoir ce que la solidarité « leur prend », beaucoup moins comment ils en bénéficient. Ce qui se profile derrière, c’est l’idée qu’« en gardant mon argent pour moi, j’en ferai un meilleur usage »

Ceci dit, cela ne veut pas dire que la solidarité est rejetée ; mais elle ne peut plus être acceptée sans garantie d’équité qui devient une valeur importante de la société. L’équité, c’est-à-dire non pas une « égalité au rabais » (ce terme est parfois utilisé avec ce sens), mais la capacité à « donner à chacun, de manière juste, ce qui lui est dû ».

Pas d’égalité sans responsabilité

Même constat de défiance à l’égard de l’égalité, aujourd’hui souvent comprise a priori comme un « égalitarisme » (vouloir tout le monde pareil), ce que la société refuse maintenant dans son ensemble. L’époque tranquille où une majorité (la « classe moyenne ») voulait (et souvent pouvait avoir) les mêmes produits et formulait les mêmes aspirations est révolue. Bienvenue dans la « société de consolation » où, dans le chaos contemporain, Ma télé, Mon mobile, Ma paire de basket m’aident à construire Mon identité, forcément différente et singulière.

Cette « égalité égalitariste » passe d’autant moins bien que la France se caractérise par un grand écart hypocrite entre un discours emphatique de « liberté, égalité et fraternité républicaines » [2] ! et une réalité digne d’une monarchie, combinant inégalités socio-économiques, reproduction des élites et ghettos territoriaux… Inutile d’être bourdieusien pour se rendre compte que l’ascenseur social ne monte plus et même qu’il descend

Il existe aussi une version plus positive de l’égalité, qui passe beaucoup mieux : celle de « l’égalité des chances », des potentiels (vs égalité des trajectoires). Donner plus à ceux qui ont moins sur la ligne de départ, pour qu’ils puissent concourir plus justement avec ceux déjà bien dotés (capital culturel, social, économique). Passer d’une égalité formelle (hypocrite et abstraite) à une égalité réelle (vécue et concrète).

Cette vision de l’égalité, valorisée par la société, est indissociable d’un devoir de responsabilité : elle ne se prononce pas sur ce qui arrive « après le départ de la course », qui ne dépend plus que du mérite, des efforts et de la responsabilité de la personne concernée.

Chacun a une responsabilité première dans l’évolution de sa vie, ce que « l’égalité égalitariste » a eu tendance à nier, du moins à effacer. Le contexte personnel (famille, milieu, école, territoire…), s’il est important, ne prédétermine pas tout. « L’essentiel, disait Sartre, n’est pas ce qu’on a fait de l’homme mais ce qu’il a fait de ce qu’on a fait de lui ». A la politique de rééquilibrer les conditions de départ, au profit de ceux handicapés par des circonstances indépendantes de leur volonté (lieu de naissance, milieu familial, maladie…).

Responsabilité et équité infiltrent l’économie, lentement mais sûrement

Après des années 80 bling-bling, les années 90 ont vu un retour en force de la conscience morale dans l’économie, à travers les notions de responsabilité et d’équité.

Les développements du commerce équitable et de la responsabilité sociale des entreprises en sont deux illustrations frappantes. Elles mettent en évidence l’émergence d’une véritable citoyenneté économique, c’est-à-dire l’implication du citoyen dans les affaires de l’Economie, pour la rendre plus responsable et équitable.

Autres exemples (parmi d’autres) de cette montée en puissance : les scandales provoqués par les 9,8 millions d’euros d’indemnités accordées à Daniel Bernard, évincé en février 2005 de la direction de Carrefour pour performances insuffisantes (+ une retraite complémentaire allant jusqu’à 29 millions d’euros) ou plus récemment l’affaire Kerviel - Société Générale et ses 5 milliards d’euros partis en fumée… ; la responsabilité environnementale des entreprises (désormais chargées de prévenir ou de réparer les dommages graves qu’ils pourraient causer à l’environnement), adaptation d’une directive européenne, votée début août ; une droite qui parle maintenant explicitement (et c’est nouveau) de la nécessité d’un « partage de la valeur » plus équitable en faveur des salariés, à travers notamment un renforcement de la participation et l’intéressement (projet de loi prévu en septembre) ; etc.

La nécessaire évolution de la gauche

La gauche met traditionnellement en avant les deux valeurs de solidarité et d’égalité, mais sans vraiment les articuler avec celles de responsabilité et d’équité. De ce point de vue, elle n’est plus en phase avec la société et n’est plus audible et crédible au-delà des milieux militants et convaincus.

La solidarité promue traditionnellement par la gauche apparaît au pire comme une façon de prendre aux "méritants" pour donner aux "fainéants" (« assistanat »), au mieux comme un doux rêve déconnecté des réalités et non crédibles. L’égalité portée par la gauche apparaît, elle, comme une volonté de niveler les individus et de pénaliser les « meilleurs » de peur qu’ils sortent du lot…

Ségolène Royal (que je ne soutiens pas particulièrement) a compris cela avant tous les autres leaders du PS. Elle a investi plus clairement ces notions de responsabilité et d’équité (par exemple avec son fameux "ordre juste"), ce qui a contribué à la rendre beaucoup plus audible auprès de la population que les autres prétendants à l’investiture, pendant la pré-campagne présidentielle.

Mais globalement, la gauche n’a pas encore compris comment intégrer ces notions de responsabilité et d’équité, pour construire un discours de solidarité et d’égalité qui soit audible et crédible (ce qui, par ailleurs, est plus que jamais nécessaire !).

Il est vrai que la droite, sous la férule de Sarkozy, a su les préempter et les traduire politiquement, d’autant plus qu’elles sont en phase avec son identité culturelle. Pour autant, la société française de 2008 n’est pas plus responsable ou équitable qu’hier, et ne semble pas en prendre la voie.

Il y a là une opportunité à saisir pour la gauche (ou tout autre mouvement se réclamant de l’humanisme) : avoir une approche plus juste de la responsabilité (tout le monde doit exercer sa responsabilité, à proportion de son pouvoir) et une approche plus responsable de l’équité (donner à chacun son dû, répartir les richesses avec justice, en distinguant les richesses de rente et les richesses entrepreneuriales, les richesses créées de manière responsable et celles focalisées sur le profit à court terme, les richesses globales et les richesses strictement économiques).

Nous sommes aujourd’hui à un croisement : nous avons quitté le « tous ensemble », c’est sûr ; soit nous nous dirigeons vers le « chacun pour soi » ; soit vers le « libre ensemble », c’est-à-dire une vision où chacun peut exprimer sa singularité et réaliser son potentiel, tout en étant relié aux autres et en évoluant dans un cadre collectif, ouvert et solidaire, équitable et responsable.

Faites vos jeux !

La fronde économique


[1] Pour l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), le système de santé français, (encore) essentiellement « socialisé », est globalement le plus performant du monde ; le système des États-Unis, majoritairement privé, est lui classé 37ème. Et en plus d’être plus efficace que celui des américains, le système français est également moins coûteux : moins de 10 % du PIB en France contre 14 % aux USA. Source : OMS, Rapport sur la Santé dans le monde 2000, pour un système de santé plus performant. Rapport disponible sur http://www.who.int/fr/

[2] Sur ce sujet, à lire (entre autres) : Les classes moyennes à la dérive, Louis Chauvel, Seuil, 2006 et Le descenseur social, enquête sur les milieux populaires, Philippe Guibert et Alain Mergier, Fondation Jean Jaurès, Plon, 2006


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12 réactions à cet article    


  • Marc Bruxman 17 août 2008 02:39

    http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3944159,00-quand-les-francais-critiquent-le-ps-.html

    Voir le sondage plus haut. Extraits :

    "Et 55% estiment que le
    PS n’est pas proche des préoccupations des Français. 66% ne sont pas d’accord quand on leur demande si le PS a des dirigeants de qualité. "Le PS a un projet pour la France" : pas d’accord, répondent à 67% les sondés."

    Ce qui montre qu’effectivement les idées portées par la gauche actuelle n’ont plus de raisonance dans l’opinion. Pourtant d’après ce même sondage beaucoup reprochent au PS de ne pas assez s’opposer au gouvernement. Il y a donc bien un probléme et ce probléme c’est que la gauche ne veut pas faire évoluer ses idées comme l’ont fait les partis européens équivalents. Et de plus en plus elle est en décalage avec l’opposition que souhaiteraient les français. C’est pour cela qu’elle perd systématiquement les élections nationales. Au niveau des élections locales, le vote PS est un avertissement au gouvernement que ce même gouvernement sait sans frais au niveau national.

    Et pour ceux qui penseraient que cela veut dire que le PS n’est pas assez à gauche :

    "A 41% les Français souhaitent une alliance du PS en priorité avec le MoDem de François Bayrou, 30% avec les autres partis de gauche (PCF, Verts, radicaux), et 18% avec le parti d’Olivier Besancenot."

    C’est donc bien vers le centre et un parti qui a accepté l’économie de marché que les français veulent voir venir le PS en premier lieu. Sachant qu’une alliance avec le facteur est impossible pour des raisons idéologiques et que les autres partis comme le PCF ne représente plus rien (répondre aujourd’hui alliance avec le PCF signifie répondre "pas d’alliance") , il ne reste effectivement que la constitution d’un grand parti de centre - gauche débarassé de l’idéologie bolchévique. Cela serait révolutionnaire et cela seulement mettra fin à la main mise de l’UMP sur le pays. Au final, cela serait très positif d’avoir une opposition crédible.

    Malheureusement cela a l’air mal parti. Si cela continue, Sarkozy aura un boulevard en 2012 alors même qu’il sera fortement impopulaire. Vous vous souvenez de Chirac en 2002 ? Je ne serai pas surpris que le PS revive le cauchemar et que ce soit le Modem qui joue le role du fossoyeur. Si cela pouvait arriver aux présidentielles l’opposition pourrait alors se faire sur la ligne d’affrontement UMP - Modem et la France sera alors rentrée dans le XXIème siécle.



  • La fronde économique 17 août 2008 16:56

    Cher monsieur, je ne parle pas de ma perception, je parle de celle de la société en général. Alors, on peut le déplorer, mais c’est comme ça. Il faut plutôt se demander comment agir pour modifier cette perception ! Qu’en pensez-vous ? Que faut-il faire ?


  • sisyphe sisyphe 16 août 2008 14:41

    Nous sommes aujourd’hui à un croisement  : nous avons quitté le «  tous ensemble  », c’est sûr  ; soit nous nous dirigeons vers le «  chacun pour soi  »  ; soit vers le «  libre ensemble  »,

    Ce n’est pas faux.
    Mais, manifestement, c’est, de loin, le chacun pour soir vers lequel les dirigeants de ce pays (et d’autres)  le(s) mènent à grands pas.
    Et pour plusieurs raisons.

    - celle du diviser pour mieux règner, bien sûr : stratégie vieille comme le monde, qui marche toujours

    - celle de la rupture du lien social, pour isoler les individus, et les empêcher de pouvoir réagir ensemble

    - celle, surtout, pronée chaque jour par toutes les émissions de TV ; concours starac et autres, comme miroir aux alouettes d’une possible réussite, mais toujours individuelle, ; au détriment des autres

    L’ascenseur social est définitivement  bloqué dans la position descente ; aussi, utilise-t-on le leurre des escaliers de la gloire, pour faire espérer autre chose qu’un avenir définitivement bouché.

    Chacun pour soi, oui, et plus que jamais, comme un écho du self made man du rêve américain ; celui-là même qui mêt, chaque jour, des milliers de gens à la porte de leur maison, et n’a pour but, en fait, que d’assurer la suprématie des puissances financières, compagnies pétrolières, spéculateurs de tout poil, en donnant au bon peuple, du rêve  et des jeux.

    Rêvez dans votre coin ; big brother s’occupe de tout le reste...


    • Forest Ent Forest Ent 16 août 2008 17:02

      Le problème n’est plus depuis longtemps de savoir quelles valeurs nous mettons en avant, mais comment nous les faisons prévaloir dans un contexte mondialisé et dérégulé. La notion de solidarité s’exerce dans le cadre d’un ensemble défini d’individus, par exemple une nation. Ce cadre n’existe plus, et nous discutons de choses éteintes. En gros, ce que le PS feint de n’avoir pas compris, c’est que la notion de solidarité imposerait maintenant de quitter l’UE.


      • jeanclaude 16 août 2008 18:13

        Réflexion intéressante. Qui gène une partie de la gauche, qui va donc vous envoyer promener.

        Deux remarques :


        - oui l’individualisme s’étale - moi même le suis. La pensée de gauche aurait tort de se limiter à un contrefeu moral. Je suis convaincu que c’est un mouvement de société, résultante de multiples facteurs (existentiels, weltanschauung, sociologiue, économique,...) ; question que je n’ai pas creusée personnellement. SR a effectivement abordé ce thème et c’était un point positif de son programme, malheureusement annulé - en ce qui me conccerne - par des propositions populistes en fin de parcours. Cet épisode est aussi un signe qu’il n’y a pas eu de réflexion claire sur ce sujet dans le parti ces dernières années. Une des tendances lourdes et plombantes de toute la gauche ( la réformiste et l’anti-capitaliste), c’est d’interpréter le réel d’aujourd’hui avec des conceptions obsolètes.


        - il y a quelques jours, je suis intervenu à propos d’un autre article, pour témoigner de plusierus réactions de personnes de mon entourage. A savoir que des personnes qui ont un emploi peu payé constatent avec amertume que des concitoyens de leur voisinage se sont pour ainsi dire intégrés à faire leur vie avec le RMI et toutes les aides sociales complémentaires ; que financièrement ils s’en portent pas si mal (pas de carburant pour aller au boulot notamment) et que travailler pour garder sa dignité, çà apporte juste de l’argent de poche. Un intervenant m’a traité de paternaliste, traitant les pauvres de haut. Le message n’a donc pas passé. Des personnes modestes qui faisaient un don à la Croix Rouge ont arrêté quand elles ont appris que l’aide allait à un voisin d’un type que je viens de décrire.

        Ces deux remarquent confortent votre analyse.



        • Philou017 Philou017 17 août 2008 10:17

          Les Rmistes font ce qu’ils peuvent dans un systeme dur où il n’y a pas de la place pour tout le monde. Vous n’avez sans doute rien de mieux à faire que de vous en prendre aux recalés de la société. Les multinationales qui délocalisent et essorent leur personnel, les dirigeants qui touchent des millions en quittant leur société, la disparition des systeme de protection sociale, tout cela ne vous concerne sans doute pas.

          Le niveau zero de la reflexion, désolé de vous le dire.


        • c.d.g. 16 août 2008 20:28

          bon article
          une autre explication au changement serait que le gateau ne grossit plus comme dans les annees 60
          du coup, pour donner a l un il faut forcement prendre a l autre


          • Marc Bruxman 17 août 2008 02:25


             
            bon article
            une autre explication au changement serait que le gateau ne grossit plus comme dans les annees 60 du coup, pour donner a l un il faut forcement prendre a l autre


            Si dans les années 60 le gateau grossisait moins vite qu’aujourd’hui ou nous avons accès à beaucoup de choses. La seule chose c’est que dans les années 60 la guerre n’était pas loin et que les gens savaient encore ce qu’était la misére. Aujourd’hui ils l’ont oublié et peuvent donc de façon indécente demander un HLM alors que le revenu du foyer est de 4000 €. Mais c’est qu’un exemple hein !

            Le phénoméne BoBo ou des gens objectivement riches se la pétent "à la je suis pauvre" et je vais passer une nuit au Disney-Clodo du canal saint martin est révélateur. Le mot "pauvre" en France a été galvaudé et ne veut plus rien dire. Y compris des riches se l’attribuent pour faire style.
            C’est pour cela en partie que la société se barre en couille.

          • JL JL 17 août 2008 07:56

            Tout d’abord précisons une chose : l’égalité républicaine n’est qu’une égalité de droits.

            Inégalité en langage néolibéral se dit équité.

            Les inégalités sont plus ou moins injustes, ou pour ceux qui voient le verre à moitié plein, plus ou moins justes. Cet équilibre entre juste et injuste, à savoir, le plus juste possible ou le moins injuste possible, n’est pas une donnée en soi.

            Il n’y a que deux manière de dire si un partage est juste : le consensus, ou la loi du plus fort. Le consensus s’exprime de deux manières possibles : par la démocratie ou par le marché.

            Il se trouve que la démocratie est corruptible, et que le marché s’apparente à la loi du plus fort.

            Remplacer dans notre devise nationale le mot Liberté par celui d’équité n’a d’autres buts que d’instaurer une inégalité de droits, autrement dit, tuer la République et revenir à l’Ancien régime si ce n’est au Moyen âge. Mais l’histoire est un éternel recommencement.


            • Philou017 Philou017 17 août 2008 09:20

              promouvoir la responsabilité, quand nos dirigeants sont si irresponsables : trou budgetaire énorme, installation du libéralisme contre la volonté du peuple, irresponsabilité écologique, scandales de santé (amiante, sang contaminé), gaspillages et gabégie budgetaires (voir le doublon departements/regions),etc,etc, etc

              Promouvoir l’équité (concept flou et creux mais attirant), quand les inégalités s’accroissent(et pas qu’un peu), que le piston se développe, que les dirigeants économiques accumulent les avantages (parachutes en or, stocks-options), que l’économie n’a plus aucune morale (chomage, délocalisation, concurrence sauvage, publicité abrutissante, marketing cynique, exploitation des gens et du systeme), etc

              Il faut le faire. Un discours tres bien construit et insidieusement séduisant. De la grande propagande, comme je n’en ai plus lu depuis longtemps.
              Tres fort la culpabilisation des chomeurs, qui ne font pas preuve de responsabilité, et ne sont pas équitables en "profitant" du systeme.
              Pour le reste c’est zéro. Parfaitement écoeurant de cynisme.

              Apres un tour sur le blog de cette philanthropique association, j’ai tiré ceci (entre autres) :
              "Non, non et non. Tout cela ne pas évidemment ni juste ni responsable. Nicolas Sarkozy qui parle à juste titre de la nécessaire « moralisation du capitalisme financier » en est sûrement conscient. Mais il doit agir bien davantage et pour cela, profiter de la fenêtre d’opportunité de la présidence française de l’Europe."

              Donc, une officine de propagande de l’UMP, au service de la manipulation des foules.


              • La fronde économique 17 août 2008 17:05

                Arrêtons de voir de la propagande partout ! Ca élèvera le niveau du débat.

                Je ne suis pas plus sarkozyste que bayrouiste ou royaliste. Je m’intéresse aux idées, aux actions, aux faits, qu’ils soient de droite ou de gauche, m’importent peu ! Désolé, je ne vis pas dans un monde où la droite a toujours tort, et la gauche toujours raison, où la droite défend le Mal et la gauche le Bien...
                 
                Sur le fond : en effet, le discours sur le sanctionnement des chômeurs, l’assistanat, etc. est mauvais et immoral. Je vous rejoins là dessus. Mais force est de constater qu’il est dominant. Donc ne faisons pas l’autruche : reconnaissons qu’il est là, essayons d’analyser le pourquoi, et d’explorer des pistes d’actions pour changer la donne. C’est la modeste ambition de cet article que de vouloir y contribuer...



                • zed44 17 août 2008 21:23

                  l’égoïsme théorisé avec des grand mots et des pseudo reflexions sociologiques, de la belle ouvrage...


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