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Accueil du site > Actualités > Politique > Sortir du Nucléaire, une catastrophe pour l’emploi ?

Sortir du Nucléaire, une catastrophe pour l’emploi ?

Vous avez probablement dans votre entourage, des enseignants. C'est normal, ils sont plus d'un million, il est donc naturel que chacun d'entre nous en connaisse quelques-uns. Vous avez aussi probablement dans votre entourage autant de personnes qui travaillent dans le nucléaire. Non ? Inexact ? Pourtant EDF nous dit qu'un million de personnes travaillent dans ce secteur !

 Dans les médias, ces derniers jours, les chiffres de l'emploi dans l'industrie nucléaire ont fluctué. On a entendu, et lu, 700 000 personnes, puis le PDG d'EDF, Henri Proglio, nous a dit un million, on a avancé aussi le chiffre de 400 000 personnes. Que faut-il comprendre ?

EDF compte dans son million, 500 000 emplois dans l'industrie "gourmande" en énergie. Le raisonnement est le suivant : si on sort du nucléaire, l'énergie devient trop cher, ces entreprises vont se délocaliser. Ce raisonnement est très discutable : d'abord, il est parfaitement contestable que l'énergie nucléaire soit moins chère à l'avenir. Ensuite, le faible coût du kilowatt français est une exception typiquement hexagonale, presque partout ailleurs, l'énergie est plus chère. Pourquoi les industries partiraient pour retrouver les mêmes tarifs ailleurs ?

Ensuite, EDF compte 100 000 emplois que la filière nucléaire espère créer à l'avenir en se développant : EDF rend responsable par avance les anti-nucléaires d'emplois qui n'existent pas encore !

Reste 400000 emplois mais ceux-ci comprennent les emplois directs, les emplois indirects (sous traitant, entreprise à l'activité associée) et les emplois induits (les commerces et activités de service pour la population travaillant dans le secteur). En réalité, la filière n'emploie directement que moins de 150 000 personnes en comptant la recherche, le traitement et le stockage (qui resteront quoi qu'il arrive !) et probablement les emplois liées à la défense nucléaire.

On mesure la vaste fumisterie que représente ce chiffre d'un million. Plus sérieusement, regardons les emplois perdus par la fermeture d'une centrale. Prenons l'exemple de Gravelines. Avec ses 4 réacteurs, il s'agit de 1600 emplois, soit 400 par réacteur ! Or la France dispose de 59 réacteurs réparties dans 19 centrales. L'accord PS-verts prévoit la fermeture de 24 réacteurs d'ici 2025, soit la perte directe de ... 10000 emplois en 13 ans !

On est loin du catastrophisme des pro-nucléaires. Les 408 térawattheures produites par le Nucléaire représente un ratio de 60 emplois par térawattheure, si on ne compte que l'entretien des centrales.

Tournons-nous maintenant vers les énergies renouvelables. L'Allemagne emploie, en 2010, plus de 350 000 emplois dans les ENR. Un quart seulement de ces emplois sont pérennes car ils correspondent aux opérations d'entretien et de maintenance ; le reste des emplois provient de l'installation de nouvelles centrales solaires, éoliens ou au biogaz. Mais la filière ENR allemande produit plus de 100 térawattheures par an. Le ratio des ENR est donc de 700 emplois par térawattheure, en ne comptant que les emplois stables de maintenance et de gestion des centrales. 

On peut donc dire que le secteur des ENR représente douze fois plus d'emplois que le nucléaire. Et cela sans compter tous les emplois que va créer la filière pour voir monter en puissance les ENR avec toutes ces éoliennes et ces centrales solaires et au gaz qu'il va falloir construire.

Tous le discours autour du nucléaire, industrie de l'avenir et de l'emploi s'écroule devant l'évidence : les énergies renouvelables ont des avantages indéniables pour l'emploi. En ces temps de crise, il faut seulement trouver la méthode qui va permettre de financer leur développement.


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109 réactions à cet article    


  • Slipen’Feu 28 novembre 2011 10:08

    Le gouvernement n’a pas le contrôle de l’emploi.
    quand les grandes entreprises française délocalisent
    le gouvernement envoi un escadron de CRS pour
    fermer la gueule des mécontents,c’est tout.


    • Croa Croa 28 novembre 2011 23:28

      « Le gouvernement n’a pas le contrôle de l’emploi. »

      Oui mais il a celui de l’information !  smiley

      Et qu’est-ce qu’on peut entendre comme conneries ! smiley


    • Fergus Fergus 28 novembre 2011 10:13

      Bonjour, Rcoutouly.

      Entièrement d’accord avec cet article : il est évident que la sortie du nucléaire, d’ici à quelques décennies, va dans le sens de l’histoire, et il est évident que les emplois détruits seront compensés par des emplois nouveaux dans l’industrie de l’énergie renouvelable.

      Sur ce dossier, c’est par conséquent Hollande qui est un homme de l’avenir et Sarkozy un homme du passé, recroquevillé sur une vision passéiste et populiste de la société. Et, comble du ridicule, qui n’hésite pas, avec son « retour à la bougie » à utiliser des images grotesques, au niveau des discussions anisées les plus beaufs. Pathétique !

      Quant à Proglio et ses chiffres aberrants, évidemment repris par Sarkozy, c’est Lauvergeon, ex pédégé d’Areva, qui en parle le mieux : « Il a fumé la moquette ! »


      • lesdiguières lesdiguières 28 novembre 2011 17:28

        Avec 700 emplois par térawattheure en ENR contre 60 pour le nucléaire, le pris des bougies va flamber, pauvre de nous, qui aura encore les moyens de consommer du courant ?


      • Croa Croa 28 novembre 2011 23:32

        Même pas !

        à voir comment il méprise les Verts, ce n’est pas Hollande non plus qui va nous libérer du nucléaire !


      • PascalR 28 novembre 2011 10:16

        Je trouve ce genre d’article aussi raccourci que le discours des EEV qui affirme que les emplois perdus à cause de l’arrêt des tranches de centrales nucléaires seront compensés par ceux créés par les ENR.
        Comment peut-on tenir des propos aussi démagogiques et irréalistes ?
        Pensez-vous sérieusement que ceux qui travaillent dans les centrales pourront, d’un claquement de doigt, aller fabriquer des éoliennes ou des cellules photovoltaïques ?
        Vous parlez d’EDF, mais quid des emplois au CEA, chez AREVA et tous les indirects ?
        Il est probable que le nucléaire fasse travailler en France des centaines de milliers de personnes.
        Quid des reconversions ? Le financement ? Quid des périodes sans emplois ? Comment fera un travailleur du nucléaire de 55 ans pour se reconvertir dans l’éolien ?
        Autre question : comment, concrètement, allons-nous substituer l’énergie produite par la vingtaine de réacteurs arrêtés : 25 GWh ? Avec des éoliennes et des cellules solaires ? Et lorsque le vent s’arrête et que le soleil se cache, il se passe quoi ?
        Il serait temps que les EEV deviennent intelligents et arrêtent de prendre les gens pour des imbéciles.
        Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire pour augmenter la part des ENR, bien au contraire, mais cette manière de présenter les choses est irresponsable et inconsciente.
        Un changement, ça s’accompagne dans la durée avec une véritable stratégie concrète et réaliste.
        Pour l’instant, on n’entend que du baratin stupide.


        • Harfang Harfang 28 novembre 2011 11:47

          Je ne m’en fais pas trop pour les emplois dans le nucléaire : rien que le démantèlement des centrales et la gestion des stocks de déchets peut générer de l’emplois pour des dizaines et des dizaines d’années. Il faut bien garder à l’esprit que même si on fermait toutes les centrales dans les 10 années qui viennent (irréaliste évidemment), on ne peut se contenter de juste appuyer sur le bouton « off », contrairement à ce qui se passe pour la plupart des autres filières.


        • Fergus Fergus 28 novembre 2011 13:37

          Bonjour, PascalR.

          Un seul exemple pour montrer que vous faites les mêmes arreurs d’analyse que Sarkozy : les emplois indirects. Croyez-vous sérieusement que les industries du renouvelable ne crééraient pas, elles aussi, des emplois indirects ?


        • foufouille foufouille 28 novembre 2011 15:25

          les centrales peuvent etre recycler dans la geothermie profonde


        • lesdiguières lesdiguières 28 novembre 2011 17:30

          Avec 700 emplois par térawattheure en ENR contre 60 pour le nucléaire, le prix des bougies va flamber, pauvre de nous, qui aura encore les moyens de consommer du courant ?


        • ralph 28 novembre 2011 18:56

          Et puis il y a ceux qui fabriquent les bombes à l’uranium appouvri...ils se reconvertiront dans le solaire ??
          Et ceux qui fabriquent les bombes à neutrons...on va les envoyer au chomage ???
          Le changement c’est une NECESSITE’ et le plus tôt sera le mieux car il faut
          « travailler utilement » pour la société autrement c’est toujours une regression.


        • Croa Croa 28 novembre 2011 23:43

          à lesdiguière :

          L’électricité semble chère à ceux qui se chauffent avec ! ( malgré un tarif privilégiant ces gens là aujourd’hui.) Pour des usages normaux et aussi avec une nouvelle tarification plus favorables aux petits consommateurs ce ne sera pas insupportable.


        • Valas Valas 29 novembre 2011 10:43

          @pascal

          Aaaah, je cherchais justement le commentaire de « l’abruti de base » suite à cet article, je me demandais "mais où sont les commentaires de ces fameux manipulateurs à la solde de Sarkoland et Cie ? Et voilà j’ai trouvé : Sur cet article c’est vous !

          Félicitation ! Votre commentaire est digne d’un Gros Troll !!!


        • Robert GIL ROBERT GIL 28 novembre 2011 10:18

          La catastrophe japonaise démontre une fois de plus la prétention technologique de l’industrie nucléaire qui ne parvient pas plus à maitriser les risques d’accidents et à en traiter les conséquences, qu’à trouver des solutions durables pour les déchets qu’elle produit.Le chantage a l’emploi a bon dos !
          http://2ccr.unblog.fr/2010/11/04/creer-de-lemploi-ou-des-richesses/


          • Croa Croa 28 novembre 2011 23:46

            Elle a surtout démontré que l’on nous ment sur les risques, qu’un réacteur est un truc instable sensible aux agressions ou à une perte de contrôle.


          • Gabriel Gabriel 28 novembre 2011 10:25

            Non seulement des centaines de milliers d’emplois peuvent être créés dans les industries écologiques et les énergies renouvelables, mais des milliers d’emplois de la filière nucléaire seront nécessaires pour le démantèlement des centrales qui se fera sur une trentaine d’années. Agité l’épouvantail de l’emploi (Dont ils se foutent éperdument) de la part de ce gouvernement et de leurs petits copains pro nucléaire est encore une insulte à la face des citoyens mais après la peur de la facture énergétique qui va exploser, ils faut bien qu’ils étoffent leurs mensonges pour sauvegarder leurs petits avantage.


            • sisyphe sisyphe 28 novembre 2011 10:31

              « Sortir du nucléaire, c’est le retour au Moyen-âge », qu’y dit le petit Ubu...



              Et tous les autres pays qui développent les énergies renouvelables, non-polluantes, sans nucléaire, ils sont au Moyen -âge ? 

              De fait, grâce à la puissance et à l’influence du lobby nucléaire en France depuis 50 ans, qui a fait de nous le SEUL pays à choisir le tout-nucléaire (et à produire des milliers de tonnes de déchets dont on ne sait toujours que faire), on n’est pas au moyen-âge ; on est dans l’apocalypse et le no future...


              A ce sujet, une enquête dans « Le Monde » daté de Vendredi dernier, qui montre que le coût de la sortie du nucléaire, est équivalent au coût de la poursuite du nucléaire ; les risques en moins, et la création d’emplois dans les énergies renouvelables compenserait largement la perte d’emplois liés au nucléaire ; surtout échelonnée sur de nombreuses années. 


              • bnosec bnosec 28 novembre 2011 12:46

                Pour info la Nouvelle-Zélande, par exemple, émet 8.48 tonnes de CO2 par habitant, contre 6.20 pour la France (chiffres 2007).
                Pour info, l’Allemagne rouvre des centrales à charbon et achète de l’électricité nucléaire à ses voisins.

                Pourquoi le sujet « sortir du nucléaire » chasse systématiquement le sujet « réchauffement climatique » dès qu’il est évoqué ?
                Le réchauffement climatique représenterait il un risque moins important que le nucléaire ?


              • sisyphe sisyphe 28 novembre 2011 13:07

                Pour la NOuvelle-Zélande, l’émission de CO2 est certes plus élevée que le France ; mais les chiffres de 2007 sont : 7,72 pour la NZ et 5,82 pour la France. , et la NZ a entamé une politique réelle de réduction de co2 pour les années à venir 


                Le chemin de la Nouvelle-Zélande vers la durabilité – et la neutralité en CO2 – inclut les aspirations d’être :

                • Neutre en CO2 dans le secteur de l’électricité d’ici 2025
                • Neutre en CO2 dans le secteur de l’énergie stationnaire d’ici 2030
                • Neutre en CO2 dans le secteur des transports d’ici 2040
                • Neutre en CO2 dans l’ensemble du secteur de l’énergie d’ici 2040

                Afin de guider ce processus, le gouvernement a adopté les objectifs suivants pour la Nouvelle-Zélande :

                • D’ici 2025, 90% de la génération d’électricité proviendra de sources renouvelables
                • D’ici 2040, les émissions de gaz à effet de serre per capita des transports du pays seront réduit de moitié par rapport à 2007
                • La Nouvelle-Zélande sera un des premier pays au monde à mettre en circulation des véhicules électriques sur une grande ampleur.
                • La Nouvelle Zélande restera un leader mondial dans le domaine de la recherche de réductions des émissions issues de l’agriculture, et dans l’adoption et l’application précoce de nouvelles technologiques et de procédés qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture.
                • D’ici 2020, le pays parviendra à un accroissement net de la superficie des forêts de 250’000 hectares comparé à 2007.

                 

                Stratégie

                Un certain nombre de politiques et de stratégies majeures forment la base de la réponse du gouvernement de la Nouvelle-Zélande face aux changements climatiques, allant de l’énergie et des déchets aux transports et à la sensibilisation du public.

                Le système d’échange de quotas d’émissions de la Nouvelle-Zélande (NZETS ) est le deuxième plus important, et un des plus ambitieux, système d’échange de quotas d’émissions au monde. Il couvre les six gaz à effet de serre visés par le Protocole de Kyoto, et tous les secteurs.

                La stratégie énergétique de la Nouvelle-Zélande (NZES) expose la vision du gouvernement d’un système d’énergie fiable et fort livrant à la Nouvelle-Zélande des services énergétiques durables et à émissions réduites, et décrit les actions nécessaires pour faire de cette vision une réalité.

                Et les Néo-zélandais se passent TOTALEMENT du nucléaire ; c’est à dire pas de déchets, pas de risque d’accident, pas de radiations : ils y gagnent largement au change, et n’hypothèquent pas l’avenir de la planète par des millions de tonnes de déchets radioactifs dont on ne sait que faire. 





              • sisyphe sisyphe 28 novembre 2011 13:24

                .. et la Nouvelle Zelande n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres que j’ai cité ; concernant la part du nucléaire dans la production d’électricité dans le monde, où la France est très très largement en tête de tous les pays, émissions de co2 ou pas. 


                On peut donc très aisément réduire la part du nucléaire, qui est, de très loin, l’énergie présentant le plus de risques de toutes les énergies. 
                Sans avoir recours au charbon, mais en développant les énergies non- polluantes et renouvelables : hydraulique, marémotrice, solaire, éolienne, bio-masse, etc, etc... 

              • bnosec bnosec 28 novembre 2011 14:04

                D’accord avec vous, mais ne met on pas la charrue avant les boeufs en claironnant la fermeture de tant de centrales nucléaires si rapidement sans avoir lancé les projets alternatifs ?

                Par ailleurs, un élément à prendre en compte également, quel sera l’impact sur la facture au bout du compte ?

                PS :
                Je suis pour un référendum, sur ce sujet comme sur d’autres sujets de société.


              • dawei dawei 28 novembre 2011 16:15

                je pense que l’impossibilité à traiter les déchets, ajouté aux risque d’accidents nucleaire est nettement plus grave pour l’environnement que l’émanation de CO2 qui a toujours existé, et existera toujours meme sans nous, et qui n’a jamais été un polluant, (c’est même l’aliment principal des végétaux) et qui n’est évidemment pas la cause unique des changement climatiques, qui eux aussi ont toujours existé et existeront toujours .
                De plus, les 2 chiffres d’émission de CO2 que vous confrontez sont du même ordre de grandeur, donc les confronter alors que la France souffre du problème nucleaire en plus prouve bien que les neozelandais sont mieux lotis que nous. Donc merci de rajouter des arguments à la sortie du nucleaire en présentant votre cas néozelandais.


              • Croa Croa 28 novembre 2011 23:55

                à Bnosec :
                « D’accord avec vous, mais ne met on pas la charrue avant les boeufs en claironnant la fermeture de tant de centrales nucléaires si rapidement sans avoir lancé les projets alternatifs ? »

                Oui, si l’important c’est le commerce.

                Non, si nous voulons nous sauver ! Gérer la pénurie ça s’apprend très vite et

                ça nous ferait le plus grand bien  smiley


              • bnosec bnosec 29 novembre 2011 08:11

                @dawei :

                Les néozélandais emettent 36% de plus de CO2 par tête de pipe, et vous trouvez ces émissions « de même grandeur » ???


              • bnosec bnosec 29 novembre 2011 08:13

                @croa :

                Ca n’a rien à voir avec le commerce, mais avec la possibilité de chauffer sa maison, d’aller au travail, de prendre une douche chaude...


              • Croa Croa 29 novembre 2011 10:17

                «  la possibilité de chauffer sa maison, d’aller au travail, de prendre une douche chaude... » ça ne ressemble pas à la condition de pigeons accros au tout électrique ?


              • roro46 29 novembre 2011 10:48

                "Ca n’a rien à voir avec le commerce, mais avec la possibilité de chauffer sa maison, d’aller au travail, de prendre une douche chaude...« 

                A mon avis, ce sont trois exemples  »pas très" convaincants...

                - Chauffer sa maison :
                d’autant plus rentable si on le fait sans électricité ; ce ne sont pas les solutions qui manquent
                De plus, en France, on en est à simplement découvrir, l’air béat, les maisons BBC, alors que dans d’autres pays on en est aux maisons qui ne consomment rien et ne nécessitent pas de chauffage (jouant sur l’isolation, l’exposition au soleil, etc...)

                - aller au travail :
                la voiture électrique - qu’on veut d’aillleurs nous imposer à l’avenir - n’est pas très répandue vous en conviendrez ! ...ce n’est pas avec l’energie électrique que nous déplaçons. En plus, si une volonté politique voulait bien, enfin, re localiser l’emploi, ça nous économiserait bien des déplacements (sans parler de la re création du lien social de proximité qui lui ne se chiffre pas)

                - prendre une douche chaude :
                là je peux témoigner directement puisque toute ma famille prend des douches chaudes toute l’année sans la moindre once d’électricité (je dois même avouez que nous avons trop d’eau chaude, le système étant un peu surdimensionné !)


              • dawei dawei 29 novembre 2011 11:17

                @bnosec
                et en terme de beckerel par tete de pipe ça fait quoi ?


              • dawei dawei 29 novembre 2011 11:19

                je rappelle que le CO2 est captable par les vegetaux ... alors que les dechets radiactifs restent des dechets radioactifs pendants des millenaires.
                Donc qui est le pollueur ? Le néozelandais ou le français ?


              • bnosec bnosec 29 novembre 2011 12:35

                Que font les « pigeons accros au tout électrique » si toute leur installation est électrique ?
                Ca fait une sacré rénovation de changer son système de chauffage dans une maison ancienne déjà équipée.

                Quand aux maisons BBC, même constat : que fait on de l’habitat ancien ?
                Le retour sur investissement est incertain sur de l’habitat ancien.

                Aller au travail :
                Les trains, métros, RER, tramways marchent au gaz ?

                Prendre une douche chaude :
                D’autres moyens que les ballons d’eau chaude existent (chaudière à granulés, panneaux solaires, gaz, etc), mais l’implantation en rénovation nécessite, comme tout le reste, un budget.

                Sinon merci de vos conseils avisé, mais ayant moi même rénové une maison très ancienne, je connais un peu les problèmes.
                Je n’ai pas lésiné sur l’isolation, chauffe la moitié de la maison au bois, et chauffe l’eau au gaz.
                Reste la moitié de la maison en chauffage elec, et le train pour aller bosser. Je peux certes reprendre la voiture, mais nos amis verts intégristes me cracheraient dessus, alors comment on fait ?


              • roro46 29 novembre 2011 16:29

                Quand aux maisons BBC, même constat : que fait on de l’habitat ancien ?
                Le retour sur investissement est incertain sur de l’habitat ancien.

                Vous plaisantez ? Pas du tout. incertain ; un projet bien pensé et bien réalisé est rentable sans problème.

                Aller au travail :
                Les trains, métros, RER, tramways marchent au gaz ?

                Non. C’est bien pour ça que je crois indispensable de relocaliser le travail (et beaucoup de nos échanges aussi, d’ailleurs) ; il faut, je pense, aller vers des solutions diminuant au maximum nos besoin de déplacement.

                Prendre une douche chaude :
                D’autres moyens que les ballons d’eau chaude existent (chaudière à granulés, panneaux solaires, gaz, etc), mais l’implantation en rénovation nécessite, comme tout le reste, un budget.

                Oui, comme tout le reste en effet. Il est évident que chaque particulier ne peut pas se colleter le financement de mise à niveau à cause de tant des décennies perdues à faire des logement passoire chauffer à l’electrique ! C’est d’ailleurs bien triste d’avoir laissé faire ça, on voit maintenant le retard qu’on a prit. Il convient donc de, dès maintenant, bien diriger les investissements incontournable, en effet. ça évitera bien des déconvenus à l’avenir. Par exemple, à mon sens, miser sur le BBC actuellement est une erreur ; on devrait aller bien plus loin que ça, en misant sur des maisons passives.

                Sinon merci de vos conseils avisé, mais ayant moi même rénové une maison très ancienne, je connais un peu les problèmes.
                Je n’ai pas lésiné sur l’isolation, chauffe la moitié de la maison au bois, et chauffe l’eau au gaz.
                Reste la moitié de la maison en chauffage elec, et le train pour aller bosser. Je peux certes reprendre la voiture, mais nos amis verts intégristes me cracheraient dessus, alors comment on fait ?

                Il existe quelques pistes ; j’en parle plus haut ; et ma fois on peut affirmer sans risque de se tromper ques les assos écolo ou les différents partis de cette obédience en proposent des pistes ,et depuis tant d’années....

                Mais si, à chaque fois qu’on propose des pistes, on nous dit « qu’est-ce qu’on fait ? » - ou encore mieux : « écolo intégristes »..., ça peut durer longtemps !


              • Deneb Deneb 28 novembre 2011 10:36

                Il suffit, pour démanteler les assertions des pro-nucléaires, d’inclure une application de Loi de Moore dans les prévisions. Les possibilités de la production, du stockage et des économies d’énergie vont centupler en peu de temps. Des lobbies emploient des grands moyens à occulter ces idées pour faire croire à notre addiction au nucléaire, mais celui qui sait s’informer n’est pas dupe.


                • dawei dawei 28 novembre 2011 16:19

                  exact, et c’est d’ailleur la meme technique que pour le tout petrole.
                  Alors qu’avant, les textiles et plastiques etaient fait à base de plantes qui poussent partout, comme le chanvre, le lin, le coton ... le lobby petrolier par exemple joué sur le fait que le chanvre peut etre un narcotique pour l’interdire, et obliger à passer dans le tout petrolier . Ca s’appelle de l’obscurantisme criminel pour mettre en place et maintenir un monopole. Le GIEC aussi semble est une cellule obscurantiste pronuke.


                • rom92 rom92 28 novembre 2011 10:44

                  Et quand bien même elle permettrait de diminuer le nombre d’emplois !

                  De nombreux politiciens (tous ?), qu’ils soient de gauche ou de droite, considèrent que le plein-emploi est un objectif, ou en tout cas qu’il est une situation meilleure que le « manque d’emplois ». Je pense qu’au contraire, nous devrions lutter contre le plein-emploi.

                  Le « manque d’emploi », actuellement considéré comme un défaut, devrait être reformulé en « grande efficacité de production », nécessitant moins de travail pour produire la même chose voire plus. En effet, le travail humain permet de surmonter les obstacles à la satisfaction des besoins. Regretter la trop grande facilité avec laquelle les obstacles sont franchis (car alors il y a moins de travail pour y parvenir), c’est combattre le but pour préserver le moyen.

                  Supposons par exemple que l’on parvienne à une efficacité de production telle que l’emploi de 5% de la population active suffise à satisfaire les besoins de tous : nous serions dans une société qui n’a jamais été aussi productive et riche. Pourtant, nous aurions un taux de chômage de 95%. Si les revenus étaient exclusivement issus du travail rémunéré, une écrasante majorité de la population n’aurait aucun revenu. Restaurer une situation de plein emploi, impossible en pratique, reviendrait à imposer à de nombreuses personnes l’occupation d’un emploi utile ni pour elles, ni pour la société.

                  L’emploi tendant à se raréfier avec l’augmentation de l’efficacité et de la productivité, le paradoxe mis en évidence est fondamental : si le revenu provient de l’emploi, cela signifie que l’amélioration de la société tend à augmenter la pauvreté. La solution n’est pas d’arrêter l’amélioration et d’empêcher l’utilisation de technologies plus efficaces (comme le pensent de nombreuses personnes, notamment dès qu’il s’agit de remplacer des travaux pénibles par des robots). Mais elle n’est pas non plus d’accepter la pauvreté, et surtout le lien de causalité entre amélioration de la société et pauvreté.

                  Pour résoudre ce paradoxe, il est inévitable de dissocier le revenu et l’emploi : la monnaie correspondant aux richesses créées par les machines doit être, d’une manière ou d’une autre, distribuée à la population. Sans cela, nous nous trouvons dans une situation aberrante où il y a abondance de richesses réelles et pénurie de monnaie pour y accéder, et nous ne pouvons faire autrement que d’accepter avec fatalité les conséquences négatives de l’amélioration de la société (sic).


                  • Croa Croa 29 novembre 2011 00:03

                    « qu’ils soient de gauche ou de droite, considèrent que le plein-emploi est un objectif,  »

                    Faut pas croire ce qu’ils racontent ! 
                     Si c’était vraiment leur objectif le chômage n’aurait jamais décollé ! (Il n’existe que depuis le dernier quart du siècle dernier.) Le chômage leur profite trop comme le montre le présent chantage, arrangé en plus !


                    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 28 novembre 2011 17:22

                      Copé ? Le type qui passe ses vacances avec des trafiquants d’armes au motif qu’il distinguerait « l’amitié personnelle » de ses « activités professionnelles » ?


                    • Deli 28 novembre 2011 11:16

                      "Quand j’ai vu que le patron d’EDF, en une d’un quotidien, affirmait qu’un million d’emplois était en jeu, je me suis dit qu’il avait fumé la moquette !« , a raconté Mme Lauvergeon
                       »Il y en aurait plutôt 125.000 directs et 400.000 indirects selon une étude que j’avais fait faire", a ajouté l’ex-patronne d’Areva...


                      • olivier cabanel olivier cabanel 28 novembre 2011 11:29

                        @ l’auteur

                        juste une petite rectification,
                        il y a 110 000 personnes employées dans le nucléaire en France (pas cent mille), 
                        ceci dit bravo pour votre article,
                        j’avais déjà évoqué ça il y a une semaine sur agoravox, avec d’autres détails


                        • mortelune mortelune 28 novembre 2011 11:56

                          Assez du nucléaire ! Du balai ! Stop ! Place aux autres...

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