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Sous le régime de l’Embrouille le pouvoir d’achat fait place au salaire minimum

La représentation du cirque à la présidence bat son plein. Même avec NKM en tutu de Loyale, sur la piste de sciure qui dissimuler le crottin du numéro précédent mais pas l'odeur, l’Auguste élyséen n’amuse plus personne. Copé, lui-même, et sa troupe d’humoristes flingueurs souffrent de 5 années de déficit et budgétisation de trous en tout genre que DSK n’arriverait pas à combler. L’hyper-candidat succède à l’hyper-président et continue à mépriser les pauvres qui lui tournent le dos pour mieux se faire reprendre !

Victimes du pouvoir d’achat à la Sarkozyenne, en mai 2012 les loufiats du Fouquet’s regretteront le pourliche royal qui couronna l’élection précédente, l’usurpateur prévoit de les bouder au cas où… Quant aux autres citoyens, ils doivent se faire une raison : le salaire minimum va être majoré, c’est promis juré ! L’Embrouille tient ses engagements, c’est connu ! L’ennui c’est que, comme d’habitude, les trouvailles de Baroin (s’il est l’auteur de cette moquerie opportune) ne présagent rien de bon. 

Vu les finances du pays à un stade fort avancé du syndrome de la dette, le budget de l’état déjà amputé des niches fiscales qui servent à subventionner les délocalisations ne saurait résister au coût de la formation bienfaisante des assistés. Leurs rangs ne cessent de s’allonger sur les trottoirs pourtant larges jouxtant le pôle emploi.

C’est pourquoi celui qui gouverne, en violation de son mandat constitutionnel, entend baisser davantage les charges patronales, histoire de maintenir cette compétitivité qui nous a permis de pulvériser le record négatif de notre balance du commerce extérieur avec 90 milliards dans le rouge tandis que, pour compenser, nos cousins d’Outre-Rhin amélioraient le leur, dépassant les 100 milliards dans le plus, sans pour autant que, l’un dans l’autre, les salaires et les charges des entreprises allemandes soient plus bas que les nôtres, contrairement au bruit qui court dans le discours des faux-économistes à la Maître Copélovici, l’omni-savant du 21ème siècle.

Autre façon de relever les compteurs, le souteneur de l’économie, qui veut protèger le peuple à coups de mandales afin que lui et les siens puissent se goberger cinq ans de plus, ne nous dit pas que toute baisse de charges patronales est un manque à gagner de plus s’ajoutant aux niches sociales qui voient fondre les rentrées de la Sécurité Sociale depuis qu’il dirige fébrilement la politique du pays. Mais, pour celui qui aime la France sans le savoir, ne sait pas compter et s’en moque, le financement de la Sécurité Sociale continuera à faire l’objet d’emprunt n'entrant pas dans la méthode de calcul de l’U.E.. Il ne participera donc pas à aggraver le déficit de l’Etat consolidé par la TVA sociale aux yeux des Bruxellois. Du cousu main !

Qui croit-il convaincre avec de telles propositions cet abuseur public ? 

En revanche ce principe de vases communicants rappelle celui exposé dans le discours populiste jonché de statistiques tronquées sur la moyenne d’augmentation de la durée de vie, que l’Embrouille tenait, sur la pointe des pieds, pour justifier toujours plus haut la réforme des retraites. A titre d’exemple, le déficit de la Sécurité Sociale, tous régimes confondus, atteignait en 2009, année précédant la réforme, 24,9 milliards € tandis que le montant des niches sociales (réduction des charges sociales patronales) étaient de 22,383 milliards€ et que l’exonération fiscale des heures supplémentaires générait une niche fiscale de 2,953 milliards€, sans pour autant, cela va de soi, que le chômage ait diminué d’un poil, bien au contraire. Le déficit du compte « retraites » de cet organisme s’élevait alors à 8,9 milliards. Il était donc particulièrement indigne de désigner le poste « Retraite » responsable du déficit global pour convaincre par ce procédé d’embrouille du bien-fondé de la mesure législative projetée et adoptée. Ce, tandis que le montant des niches de toute nature dépassait les 172 milliards d’Euros et le déficit du budget 143 milliards €. Comme le dit le candidat Bayrou : le principe de l’Embrouille est de prendre aux pauvres pour donner aux pauvres, j’ajoute en leur faisant croire que c’est un cadeau qu’ils ne méritent pas. Le leader du Modem oublie, en effet, pudiquement les frais de digestion prélevés au passage pour aider les riches à se faire la malle avec armes et bagages.

C’est désormais établi : l’honnêteté est une qualité exclue des discours démagogues et de la vie politique. Le niveau de la campagne politique de l’Embrouille est, à l’image de son bilan : misérable. J’ai du mal à imaginer que le tribun aussi peu imaginatif de la France forte puisse jouir de quelque crédibilité auprès du corps électoral. Mais c’est, dit-on, une tradition, la majorité des Français votent de préférence contre. La seconde élection de Chirac l’a confirmé. Ils ont alors le choix d’exprimer leur rejet de Sarkozy, Hollande, Bayrou, Mélenchon, Joly et de tous ceux qui auront recueilli les 500 signatures.

Dans l’hypothèse où Marine Le Pen ne recueillerait pas cette somme obligée de présentateurs, ce qui serait le comble de l’anti-démocratie, les zélateurs de la Gauche très démocrate qui ont élu J.Chirac en 2002 et défriché le chemin de l’Embrouille en 2007 seraient sans doute très frustrés. Il convient, ici, de constater qu’aucun candidat, sauf peut-être Mélenchon qui souhaite proposer au peuple une nouvelle Constitution (celle-ci restant à établir), ne s’embarrasse du mandat constitutionnel. Tous ne songent qu’à gouverner pour appliquer, coûte que coûte, leur prétendu projet pour saigner jusqu’au bout la France. Entre la droite et la gauche nous sommes en révolution permanente, nous tournons en rond et nous déplumons jusqu’à l’irrémédiable. La calvitie guette !

Sans doute Mélenchon, petit garçon de Marine Le Pen et Général d’Ariane Walter qui confond Charles et François, a-t-il raison de vouloir une autre république et une nouvelle Constitution… Dommage qu’il ait été à l’école du « Vieux » comme il appelle feu François Mitterrand !

Après tout il est ahurissant qu’une personnalité réunissant 20% du corps électoral et le soutien de B.B ne puisse constitutionnellement prendre part à la compétition parce que, malgré ses convictions religieuses, elle ne digère pas la bouffe Halal. Sans doute le moment est-il venu de rappeler à cette fervente chrétienne, friande de steaks bleus, que selon les règles du Pentateuque acceptées par le Nouveau Testament, l’abattage sanglant préconisé est, contrôle du prêtre inclus, le même que celui du Coran, sans parler (tiens voilà du boudin !) du cochon, de la volaille et des lapins saignés à blanc par nos bouseux. La dame du Front National aurait-elle quelque chose contre la France profonde qui, au rythme du Muezzin, renifle les tapis de la mosquée le vendredi en Alsace en lieu et place du macadam à Marseille ou à Lyon ? Vous ne me le ferez pas croire de cette fine fleur de la démocratie !  

Quand les Français seront vraiment las d’être pris pour des bourriques qu’on mène à la longe, ils balaieront enfin les écuries si mal tenues du Faubourg Saint-Honoré. Comme dit l’Embrouille, elle-même, à propos de la Syrie : « Cela suffit ! Il est temps que ce régime parte. » disparaisse eut été plus exact. Un régime, même celui de l'Embrouille, est cul-de-jatte, il ne saurait partir seul..
 


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1 réactions à cet article    


  • chapoutier 24 février 2012 09:52

    bonjour
    pour aller dans le sens de l’auteur, cette embrouille de sarko sur le salaire est un cheval de troie contre le financement de la sécurité sociale et de la retraite.

    on peut parier que ce débat sur l’augmentation des bas salaires servira de rampe de lancement à une offensive contre la sécu et la retraite basée sur la solidarité inter-générationnelle afin d’aider les amis de sarko de faire main basse sur les milliards d’euros que représentent nos cotisations.

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