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Accueil du site > Actualités > Politique > Sur la grève...

Sur la grève...

Une grève reconductible commence mardi soir dans les transports publics. Les universités françaises sont à nouveau bloquées par des étudiants minoritaires opposés à la « loi Pécresse ». Tout est en place, la grève peut commencer... Mais qu’est-ce donc que la grève ? Voici quelques notes sur la grève...

Dans l’ancienne France le mot « grève » avait du panache, il avait de la profondeur, il avait de la cuisse. Certains de nos plus grands poètes n’hésitaient pas à l’employer ouvertement, tel Victor Hugo dans une évocation échevelée de l’océan : « Oh ! que de vieux parents qui n’avaient plus qu’un rêve / Sont morts en attendant tous les jours sur la grève / Ceux qui ne sont pas revenus ! », ou bien Paul Verlaine : « J’ai vu passer dans mon rêve / Tel l’ouragan sur la grève / D’une main tenant un glaive / Et de l’autre un sablier / Ce cavalier... ». A cette époque on n’hésitait pas à faire rimer grève avec rêve. La grève était une plage, un petit banc de sable... On y regardait volontiers les jolies baigneuses étendues, on s’y allongeait parfois pour s’enivrer de vin de palme en écoutant chanter le vent...

Mais la grève a changé, c’est certain. Mais qu’est-ce qu’une grève aujourd’hui ? J’avoue que je ne sais pas vraiment, ignorant que je suis. Dans le doute je vais me documenter à la médiathèque de Saint-Malo... Dans le compte rendu sténographié du Congrès national de la SFIO de 1913 (on dira que j’ai de bien étranges lectures...), le « citoyen » Dewinne n’hésitait pas - déjà - à parler de la grève comme d’un acte de dignité et même de « virilité »... Diantre ! De la virilité ! Faut-il donc en manquer à ce point pour en voir jusque dans l’arrêt de travail... Dans un dictionnaire contemporain, on découvre bien des facettes de la grève, qui semble être une activité très festive, très « sympa »... c’est un délassement aux mille visages : la grève, qui est donc une cessation de travail, peut être « générale », « surprise » (sans préavis), « sauvage » (décidée directement de la base), « tournante » (affectant alternativement divers ateliers d’une usine), « sur le tas » (s’accompagnant de l’occupation des locaux), « du zèle » (visant au ralentissement de l’exécution d’un travail), « perlée » (interruptions régulières de la production), etc.

Voilà des définitions très liées au monde de l’industrie de transformation, au secteur « secondaire », aux usines, aux cheminées fumantes dans l’azur, aux machines-outils vibrantes et hennissantes de plaisir, façon La Ligne générale d’Eisenstein... « Virilité » quoi ! Au-delà on pense au Germinal de Zola, à Etienne Lantier, à la révolte de mineurs... On pense aux barricades. Ca sent la sueur. Ca sent la pénibilité du travail, l’exploitation de l’homme par l’homme. On pense aux grandes grèves qui ont suivi mai 68. On pense aussi à Jean-Sol Partre sur son baril de pétrole à 100$, devant les usines Renault de Billancourt, en train de haranguer la foule ouvrière... Il y a du romantisme, donc, dans la grève. De la référence historique et littéraire. Du « gras » culturel. De la matière... La médiathèque de Saint-Malo ferme ses portes. En sortant j’entends la mer gémir au loin. J’en sais un peu plus sur l’imaginaire révolutionnaire des grévistes, mais je ne parviens pas à saisir le rapport entre leurs revendications et le monde moderne, avec le confort social français, avec l’eau et le gaz à tous les étages dans les grandes villes hexagonales, avec le paiement des jours de grève, etc. Je rentre chez moi et j’interroge mes amis sur Facebook : qu’est-ce donc qu’une grève les gars ? Ils ne savent pas... ce sont de rustres travailleurs du privé pour la plupart. Un talon cassé du capitalisme ? Un grain de poussière qui bloque la machine ? Une sardine dans le port de Saint-Malo ? Un jeu sadique de petits enfants gâtés ? (Vous voyez, une atmosphère à la Simenon, avec des fils de notables qui vont harceler le petit peuple, représenté par des gens aussi dégueulasses qu’eux...) Cela ne m’avance pas beaucoup. Mais tout est en place. La grève peut commencer...

Je compulse un peu la presse pour en savoir plus. Xavier Bertrand, ministre du Travail et des Relations sociales, n’hésite pas à déclarer dans le Figaro à propos de la semaine mouvementée à venir : «  Chacun des usagers doit se préparer à une grève qui peut durer. » L’exécutif tremble... les préavis de grève qui ont été déposés à la SNCF, à la RATP à EDF et à GDF sont reconductibles. Autant dire que la France s’achemine vers un engluement sérieux... La « grogne syndicale » porte sur la question de la réforme des « régimes spéciaux » (alignement des régimes spéciaux sur celui des fonctionnaires), mais tend - en réalité - à un objectif politique nettement plus défini : la lutte contre Nicolas Sarkozy et contre l’action du gouvernement Fillon. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT et sémillant ex-leader chevelu des grandes manifs de 1995 (ouch... douze ans dans les dents, au passage, et pas un cheveu blanc !), espère bien transformer la « grogne » de ces derniers jours en glorieuse révolution prolétarienne... et il compte bien passer à la télé une vingtaine de fois par jour pour répéter que le temps du « mépris » est révolu, que les types qui portent des Ray Ban Aviator, même par ciel nuageux, ne peuvent pas régner sur la France - surtout s’ils viennent de se faire augmenter, de se faire plaquer par une femme superficielle et que leur nom se termine par un « i » grec ! L’opposition socialiste espère que la France se retournera soudainement contre le président qu’elle a élu et contre le système alternatif qu’elle a démocratiquement appelé de ses vœux (communication, réformes égalitaires, liquidation des miasmes intellectuels de « mai 68 », réalisme économique, etc.). Bruno Julliard, prometteur patron d’une UNEF qui fête cette année ses 100 ans dans l’indifférence générale, est dans les starting-blocks : et si les étudiants minoritaires, qui bloquent actuellement une vingtaine d’universités françaises, se ralliaient au mouvement général ? De son côté la ravissante secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, appelle les étudiants opposés aux blocages à se manifester... On rêve d’un tête à tête romantique - au Fouquet’s ou chez Lipp - entre Bruno Julliard et Valérie Pécresse, devant un vieux Dom Pérignon, idéalement chambré, et des toasts au saumon. Tout est en place. La grève peut commencer...

La grève s’assimile donc à de l’agitation sociale ? Bien. La grève est l’apanage de ceux qui ne travaillent pas encore et des employés du secteur public... Bien. La grève est donc une pratique récréative de nature socialement déterminée, segmentée, particulière. Bien. C’est encore le coup du village gaulois rigolo, aux guerriers un peu crados, minoritaires, bornés, irrésistiblement burlesques... les résistants à une Rome rationnelle et moderniste. Mais René Goscinny n’est plus là pour écrire les blagues. Il est en grève. Il est mort le mec ! C’est un peu « Asterix » mais sans la rythmique implacable des gags. Ca doit être tristounet un local syndical du métro parisien, un jour de grève... même si les types ont de la moustache et des glaives d’apparat. Surtout à quelques mois des élections municipales. Pas certain que ça ressemble à un village gaulois de fantaisie, avec son marchand de poisson pourri, son barde, son chef enveloppé, son livreur de mégalithes, etc. On voit bien les murs recouverts de carrelage froid. Il fait froid d’ailleurs. On imagine bien les posters sur les murs... un portrait de Che Guevara, de la réclame pour la prochaine Fête de l’Huma, une photo dédicacée de Georges Seguy, à côté d’une autre de Manu Chao, etc. On imagine bien les machinistes, en habits décontractés, mais griffés (cf. la grille de salaires de la RATP... un conducteur de métro gagne davantage qu’un gendarme... j’ai jamais compris ça moi...), en train de voter à mains levées la poursuite de la grève, contre la pénibilité de leur travail, contre la pression patronale, contre le pouvoir de la finance, contre les courants d’air, contre le cancer du poumon, contre celui de la prostate, contre les mecs qui se jettent bourrés sur les voies pour en finir avec la vie et les grèves, contre la mort, contre les mecs qui se garent en double file, contre les Velib’ qui sont le cauchemar quotidien des chauffeurs de bus, contre la ligne automatisée « 14 » qui rend ses usagers heureux... C’est triste et beau. Tout est en place. La grève peut commencer...

Ecrivant aux 160 000 cheminots dont elle est la muse parfumée, Anne-Marie Idrac, patronne de la SNCF, craint dans cette nouvelle grève un « divorce (des cheminots) avec les Français »... Les « Français » ? Lesquels ? Certainement ceux qui n’ont pas la possibilité pratique de faire grève, ceux qui travaillent dans le secteur privé, ceux qui se lèvent tôt, ceux qui se couchent tôt, ceux qui n’ont pas la culture de la lutte sociale... Bien entendu, dans les jours à venir, on verra à la télévision des reportages très favorables à la grève, avec des micros-trottoirs bidouillés ne faisant intervenir que des gens « cool », et même « beaux », qui sont « solidaires » des grévistes. Essentiellement de jolies étudiantes, idéalement souriantes, plutôt blondes et attirantes, qui diront : « Ouais j’attends mon train depuis trois heures, mais c’est pas grave... je suis solidaire avec les grévistes... il faut lutter contre Sarkozy qui reconduit à la frontière de l’ADN et des intermittents sans papiers d’Arménie. En plus avec son salaire payé en dollar par Bush, il se prend des vacances au Tchad... C’est un scandale ! Grève générale ! Et demain j’enlève le bas ! » Les types agacés par la grève passeront pour des crétins. Des barbons moliéresques. Ce seront essentiellement des hommes, des quadras et des quinquas un peu brutaux, en costume-cravate, à lunettes, exprimant leur indignement dans un langage distingué mais ferme, les caractérisant comme psychorigides notoires. Tout est en place. La grève peut commencer...

Mais les pays ont vraiment les grèves et les grévistes qu’ils méritent.

Pendant ce temps-là, de l’autre côté de l’océan Atlantique... alors que les petits frenchies s’amusent avec des grèves de machinistes ferroviaires, de fonctionnaires gaziers, et d’étudiants (la notion de « grève » d’un usager d’un service public d’éducation m’a toujours laissé pantois), d’autres pays plus importants sont confrontés à des grèves autrement plus sérieuses... Les Etats-Unis vivent en ce moment une crise sans précédent : les scénaristes hollywoodiens, membres du syndicat de la Writers Guild of America (la Guilde des auteurs d’Amérique) sont en grève depuis plusieurs semaines : ils demandent une meilleure rétribution sur la vente des DVD (8 cents l’unité au lieu de 4 actuellement) par les studios - cinéma et télévision - pour lesquels ils travaillent. Les chaînes de télévision ont des épisodes de séries en avance, mais seulement de quoi tenir jusqu’en décembre, peut-être même janvier. Mais après ? Desperate Housewives, CSI, Heroes ou Grey’s Anatomy devront peut-être s’effacer du petit écran. Pas de scénario, pas d’histoire. Pas d’histoire, pas de tournage possible. Pas de série TV, pas de temps disponible pour Coca-Cola... Au même moment les machinistes des théâtres de Broadway se sont également mis en grève... « En raison d’un mouvement de grève du syndicat des machinistes, il n’y aura aucun spectacle aujourd’hui samedi dans de nombreuses salles et théâtres de Broadway », a indiqué Charlotte St.-Martin, directrice-générale du groupement professionnel League of American Theatres and Producers, dans un communiqué. Tout est en place. La grève peut commencer...

C’est là que l’on s’interroge... qu’est-ce qui touchera le plus les Français ? La paralysie durable des transports en commun, ou l’arrêt de la diffusion de certaines de leurs séries télévisées favorites ? Alors « virile » la grève ? En sortant de cette déambulation sur la capacité des Français à s’automutiler et à se nuire mutuellement, je repense - étendu sur la grève - à ces vers du grand Gérard Manset...

Marchand de rêves,
Va t’en plus loin, toujours
Avec ta barque sur la grève.
Marchand de rêves
Laisse tomber au fond du sac
Les têtes coupées
Qui chantent encore.
Y’a plus personne debout
Dans les rues d’Angkor.

*

* *


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162 réactions à cet article    


  • François-Xavier Ajavon François-Xavier Ajavon 12 novembre 2007 10:28

    Ouais je sais que ce serait criminel de chambrer du Dom Pé. C’était un gag. Je le dis en préventif.

    fx


    • snoopy86 12 novembre 2007 11:43

      Il est des sujets comme la température du champagne sur lesquels il est quasi-criminel de plaisanter...


    • Yohan Yohan 12 novembre 2007 10:59

      La grêve a complètement perdu son sens historique chez nous. Revendication catégorielle de fonctionnaires ou happening politique, elle n’est plus aujourd’hui qu’un succédané de la vie politique. La preuve, la récente déclaration d’un syndicat étudiant qui mèle régularisation des sans papiers, tests ADN, doits d’entrée des étrangers avec la réforme Pécresse. On voit bien qui tire les ficelles dans les syndicats d’étudiant. Avec des grèves aussi stériles qu’improductives, on finit par être dégouté de ce mot. Comme disait Charles, les français sont des veaux. j’ajoute : qui vont à l’abattoir avec un sourire niais


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 novembre 2007 06:41

        @ Yohan : On veut voir, par habitude, la grève comme un geste progressiste, alors qu’une grève contre l"État et qui prend la population en otage est une mesure insensée. On a mis la société sous hypnose. Il faut de nouvelles formes de combat pour la justice sociale.

        http://nouvellesociete.org/102.html

        Pierre JC Allard


      • stephanemot stephanemot 13 novembre 2007 09:17

        @jca

        La grêve « a eu été » progressiste. Aujourd’hui, le ressort semble cassé :


      • Le péripate Le péripate 12 novembre 2007 11:02

        C’est vrai. Le pays a les grèves qu’il mérite.

        Et ces grèves sont politiques.

        Les grévistes qui lèvent bien haut le majeur vers le gouvernement signifient par ce geste qu’ils n’ont pas (du tout) l’intention de rester sans réagir pendant que le régime essaie de leur grignoter le service public - oui, da, c’est politique, et même, tiens-toi bien, cher auteur : idéologique.

         smiley


        • mike-tango 12 novembre 2007 11:16

          Défense du service public ! Je suis outré d’entendre ce genre d’ineptie. Il ne s’agit que de la défense des privilèges d’une caste digne de la noblesse de l’Ancien Régime.


        • Martin Lucas Martin Lucas 12 novembre 2007 11:36

          Vous voulez sans doute parler de cette caste qui a reçu 15 milliards d’euro récemment et se verra exonérer de droits de succession. Merci de nous rappeller qu’inexorablement nous glissons vers l’ancien régime.


        • Gasty Gasty 12 novembre 2007 12:46

          Excellente réplique ! smiley


        • Fred 12 novembre 2007 13:12

          « Vous voulez sans doute parler de cette caste qui a reçu 15 milliards d’euro récemment et se verra exonérer de droits de succession. Merci de nous rappeller qu’inexorablement nous glissons vers l’ancien régime. »

          pourriez vous nous détailler comment vont être distribué ces 15 milliards, car vous semblez dire que l’ensemble va aux plus riches.


        • chevsinclair 12 novembre 2007 17:31

          15 milliards distribués aux riches ? Oui alors au lieu de lancer des affirmations comme celles là, je voudrais juste les sources et le détail si c est pas trop demandé !!! encore la propagande d’extrême gauche relayée par les petits soldats...gentils mais complètement aveuglés ! si sarko a des liens avec les médias, on peut pas dire que les gauchistes ne sont pas armés pour répondre : une armée entière de trouducs qui répètent sans réfléchir et sans chercher la vérité , ce que disent leurs camarades à collier de barbe.


        • 5A3N5D 12 novembre 2007 18:10

          Et le « bouclier fiscal », c’est fait pour les pauvres ???


        • free-spirit 12 novembre 2007 19:41

          Vous vouliez le détail, en voici une bonne partie :

          Travail

          Les principales mesures du paquet fiscal

          (23/08/2007)

          La loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat a été publiée au Journal officiel du mercredi 22 août 2007.

          Elle prévoit une exonération d’impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires et complémentaires effectuées au-delà de la durée légale du travail. Cette exonération s’applique à la rémunération horaire normale et à la majoration salariale. Une réduction des cotisations salariales de sécurité sociale est également prévue pour les heures supplémentaires travaillées.

          Le texte prévoit par ailleurs d’autres mesures fiscales :
          - la somme globale d’impôts directs payée par le contribuable ne peut, en aucun cas, dépasser le plafond de 50% de ses revenus ;
          - l’impôt de solidarité sur la fortune est réduit en cas d’investissements dans les PME ou en cas de dons au profit d’organismes d’intérêt général agissant dans la recherche, l’enseignement supérieur ou l’insertion par l’activité économique ;
          - un crédit d’impôt est instauré sur les intérêts des nouveaux emprunts souscrits pour l’achat ou la construction d’une résidence principale. Il est plafonné à 3 750 euros pour une personne seule, 7 500 euros pour un couple et majoré de 500 euros par personne à charge ;
          - les salariés de moins de 25 ans qui travaillent pour financer leurs études bénéficient également d’une exonération d’impôt sur le revenu, dans la limite de 3 fois le montant mensuel du SMIC ;
          - la suppression des frais de succession pour le conjoint survivant ou le partenaire pacsé.

          L’expérimentation du revenu de solidarité active (RSA) est renforcée. Ce revenu, qui s’adresse aux bénéficiaires du RMI et de l’allocation parent isolé (API) qui reprennent un emploi, cherchent à augmenter leurs ressources afin d’atteindre un revenu garanti qui compense la perte financière issue de l’arrêt des versements des minima sociaux.

          Je vous laisse juger de ce qui est apporté aux petits revenus par rapport aux gros !

          « - la suppression des frais de succession pour le conjoint survivant ou le partenaire pacsé. » Imaginons un locataire d’un taudis dans une superbe cité HLM, et le propriétaire d’un immeuble complet huppé, lequel des deux profite au max de ladite mesure ?

          Pour la première partie sur les heures supp défiscalisées, les comptables du coin préviennent les patrons de ne pas en faire faire aux salariés tant que les modalités d’application ne seront pas clairement établies, et ce, pour leur éviter des rattrappages de l’URSAF au printemps 2008 pour erreur de déclaration....

          etc... etc... On pourrait continuer ainsi, mais je n’en vois pas l’intérêt. Ces mesures ne favoriseront que les plus fortunés. CQFD


        • ddacoudre ddacoudre 12 novembre 2007 19:55

          bonjour péripate.

          tu fais dans le lèse majesté de la grande ignorance.

          cordialement.


        • ddacoudre ddacoudre 12 novembre 2007 19:58

          bonjour martin.

          si tu avais été un adhérant ils aurait pus retirer ta cotisation de ces millions.

          cordialement.


        • ddacoudre ddacoudre 12 novembre 2007 20:30

          Bonjour axvier Ajavon.

          l’article est excellent, et d’ailleurs mon commentaire l’est à l’adresse de certains autres commentaires ignorant de leurs connotations « totalitarisantes ». je n’ai d’ailleurs fait qu’un copié coller d’une réponse à l’article de David « ras le bol d’un étudiant ».

          Tu abordes un sujet vieux comme le monde qui fait parfaitement comprendre que la raison, n’est pas tout, et que les jolies histoires sur les mouvement sociaux, sur les révolutions ne sont pas le reflet de réalités qui se montrent beaucoup plus irrationnelle, heureusement.

          C’est pour cela qu’il faut toujours qu’il existe une structure représentative, c’est le rôle des syndicats. Etre les portes parole et les interlocuteurs qui font aussi entrer de la raison dans les comportements irrationnels ou colériques, et organise ce qui pourrait se transformer en de dangereuses dérives.

          L’opposition dans notre société est un droit, chose que tu ne dois pas ignorer, et le fait d’être un droit emporte celui de s’organiser en son non, voire de lui en fournir les moyens.

          L’opposition qui s’exercerait sans l’exercice d’une pression serait vidée de son sens. L’exercice du rapport de force n’est pas un élément de déstabilisation même s’il provoque des difficultés momentanées.

          L’absence de cet élément caractérise toutes les dictatures, sans le savoir ceux qui sont favorable à la limitation du droit d’opposition sans exclusive, sont des personnes qui sans le savoir nous préparent un état totalitaire.

          Nous ne sommes pas en situations de pénurie ni de catastrophes pour que notre démocratie ne puisse pas supporter ce qui la caractérise, le droit de tout citoyens de se coaliser de s’associer pour défendre au sein d’organisations ses intérêts particuliers.

          Ces dernières années c’est inversé un discours qui considère que le rapport de force ne doit pas apporter de gène aux autres citoyens. Tant et si bien que souvent l’on voient ceux qui l’utilisent rendre leur mouvement populaire, faut-il que la régression des citoyens soit grande ou que leur peur l’égale, pour dans un moment de recul social sans précédent ils veuillent se séparer du seul outil qui peut les aider, le droit d’opposition sans restriction.

          La gêne qu’engendre les pressions exercées, ne constitue pas une privation de liberté pour les autres, cette rhétoriques est d’un usage abusif par tous ceux qui sont de permanents spectateurs des événements et ceux qui ne sont pas concernés, (ou plus nuisible quand c’est l’état qui tient ce discours).

          En cela il n’y a rien d’anormal ces groupes constituent les éléments de stabilité, sans cela rien ne pourrait ce faire, et l’opposition n‘aurait pas à convaincre de son bien fondé. Mais leur rôle n’est pas d’empêcher l’exercice de l’opposition.

          Bien sur les frontières ne sont jamais précises et s’entremêles car rien n’est jamais simple et il n’y a qu’une bonne dose de citoyenneté pour comprendre où se situent les limites à ne pas dépasser, c’est aussi à ce rôle que doivent veiller les organisations représentatives.

          D’expérience toute opposition est toujours l’exercice d’une minorité qui grossit parfois mais ne parvient que rarement à être majoritaire. Le test de Milgram dont parle un article démontre bien que seulement 1/3 des individus ont une capacité transgressive de jugement alors que les 2/3 sont obéissant, et pour que la démocratie ne devienne pas une société obéissante totalitaire ils faut que ce 1/3 soit actif.

          je comprends aussi qu’il n’est pas donné à tout un chacun de vivre un évènement pour le comprendre, mais les livres c’est comme le disait Socrate être savant d’un commerce commode qui n’est que celui des souvenirs.

          mais il a aussi été chanté l’audace des utopistes.

          Y en a pas un sur cent et pourtant ils existent La plupart Espagnols allez savoir pourquoi Faut croire qu’en Espagne on ne les comprend pas

          Les anarchistes.

          Ils ont tout ramassé Des beignes et des pavés Ils ont gueulé si fort Qu’ils peuv’nt gueuler encore Ils ont le cœur devant Et leurs rêves au mitan Et puis l’âme toute rongée Par de foutues idées.

          Y en a pas un sur cent et pourtant ils existent La plupart fils de rien où bien fils de si peu Qu’on ne les voit jamais que lorsqu’on a peur d’eux

          Les anarchistes.

          Ils sont morts cent dix fois Pour que dalle et pourquoi Avec l’amour au poing Sur la table ou sur rien Avec l’air entêté Qui fait le sang versé Ils ont frappé si fort Qu’ils peuvent frapper encore

          Y en a pas un sur cent et pourtant ils existent Et s’il faut commencer par les coups d’ pied au cul Faudrait pas oublier qu’ ça descend dans la rue

          Les anarchistes.

          Ils ont un drapeau noir En berne sur l’espoir Et la mélancolie Pour traîner dans la vie Des couteaux pour trancher Le pain de l’amitié Et des armes rouillées Pour ne pas oublier.

          Y en a pas un sur cent et pourtant ils existent Et qu’ils se tiennent bien bras dessus bras dessous Joyeux et c’est pour ça qu’ils sont toujours debout

          Les anarchistes.

          Cordialement.


        • Fred 12 novembre 2007 23:10

          « Et le »bouclier fiscal« , c’est fait pour les pauvres ? ? ? »

          sachant que 80% des personnes assujetti au bouclier fiscal gagne moins de 7500euros par an, je dirais que la majorite n’est effectivement pas riche. Ensuite la majorite de l’argent partira aux riches. Le cout total max du bouclier fiscal est estime a 800 millions pour 2007 sachant quand 2006 sur les 90 000 personnes assujetti uniquement 1400 l’ont reclame pour un cout de 100 millions sur les 400 millions potentiels.

          On est encore loin de 15 milliards pour les riches uniquement.


        • Fred62 17 novembre 2007 15:09

          Je ne sache point que les droits de succession concernent une caste particulière - ou alors il faut considérer comme ’particuliers’ tout ceux qui ont eu la sagesse, durant leur vie, de mettre un peu d’économies de côté pour les transmettre à leurs enfants ...


        • Christophe Christophe 12 novembre 2007 11:17

          @L’auteur,

          Il serait bon de se poser surtout la question du pourquoi d’une grève, de toute cette agitation sociale ?

          Pour ma part, je le considère comme un moyen qui ne nait qu’à la suite d’un échec de négociation. Or, un échec est autant de la responsabilité des syndicats de salariés que des syndicats patronaux ou du gouvernement.

          Lorsque vous abordez le rationalisme et le modernisme, pourriez-vous exposez plus avant votre propos. Qu’est-ce que le rationalisme et qu’est-ce que le modernisme dans votre prose ? Croyez-vous vraiment que certaines organisations syndicales n’ont aucune proposition rationelle pour tendre vers le modernisme ?

          Certainement ceux qui n’ont pas la possibilité pratique de faire grève, ceux qui travaillent dans le secteur privé, ceux qui se lèvent tôt, ceux qui se couchent tôt, ceux qui n’ont pas la culture de la lutte sociale

          Vous faites là un amalgame car, tout en travaillant dans le privé, je refuse le statut de mouton que vous revendiquez pour les salariés du secteur privé. Même dans le privé, nous avons le droit de réfléchir, de nous informer et de réagir en conséquence, pas toujours favorables aux grèves, mais pas toujours opposés ... deux réactions qui mettent en évidence le manque flagrant d’autonomie de pensée. Ils ont donc la possibilité pratique de faire grève, mais ils n’en n’ont plus le courage, il me semble que la nuance est importante.

          J’ai pourtant voté favorablement à votre article, car il ouvre un débat intéressant sur la nature de la grève. Cependant, il y a dans votre propos une orientation intentionnelle qui tend à ridiculiser le peu qu’il reste des acteurs sociaux pour placer au dessus de ces combats que vous semblez juger puérils nos gouvernants et dirigeants.

          A force de construire des sociétés démocratiques sans les peuples, nous pouvons nous questionner sur la direction sociétale que nous prenons. Cela fait bien longtemps que les salariés du privé ont abandonné leurs prérogatives sociales pour céder au fatalisme ; principalement à cause d’une peur bien ancrée et des pressions qu’ils subissent. Comme vous le dites, nous sommes surtout ce que nous méritons d’être !


          • Saï 12 novembre 2007 13:14

            C’est encore une fois en partant de la présupposition systématique que les mouvements de grève ne trouvent une origine que dans la légitimité de braves travailleurs floués par des mesures élitistes, pondues par des bureaucrates aux aspirations capitalistes radicales, qu’on en arrive à des situations de blocage social telles que celle qui s’annonce.

            Vous est-il venu à l’esprit que l’échec de négociations avec les partenaires sociaux puisse être, partiellement au moins, imputable aux organisations syndicales ? Que le moindre retour sur tout acquis social soit d’avance et par définition voué à l’échec, au motif que si tout le monde s’accorde à dire que des réformes sont nécessaires, personne n’est disposé à entamer soi-même le moindre effort pour les rendre possibles ?

            La France des syndicats est une France où il est devenu inconcevable qu’une autre source financière que les fonds privés des plus riches vienne apporter une solution aux difficultés économiques du moment. Demander à une majorité au pouvoir d’achat moyen de se serrer la ceinture relève jusqu’ici de la science-fiction ; l’issue du bras de fer à venir nous dira si c’est toujours le cas.

            Seulement, s’il n’est d’autre solution, en termes d’harmonie sociale, que de condamner la minorité au fort pouvoir d’achat à payer pour les autres, ce sont les capitaux et les investissements qui fuiront pour créer l’emploi ailleurs. Il sera alors toujours temps de pleurer sur les acquis sociaux disparus faute de rentrées financières pour les maintenir. Au moins les syndicats auront gagné leur combat contre les riches. Quand à l’argent, lui, il n’a pas de frontière.


          • Christophe Christophe 12 novembre 2007 14:16

            Bonjour Saï,

            C’est encore une fois en partant de la présupposition systématique que les mouvements de grève ne trouvent une origine que dans la légitimité de braves travailleurs floués par des mesures élitistes, pondues par des bureaucrates aux aspirations capitalistes radicales, qu’on en arrive à des situations de blocage social telles que celle qui s’annonce.

            Je n’ai, en mon propos, et jamais de tels présupposés.

            Vous est-il venu à l’esprit que l’échec de négociations avec les partenaires sociaux puisse être, partiellement au moins, imputable aux organisations syndicales ?

            Relisez mon intervention, il y a reconnaissance de la responsabilité mutuelle de tous les acteurs.

            Que le moindre retour sur tout acquis social soit d’avance et par définition voué à l’échec, au motif que si tout le monde s’accorde à dire que des réformes sont nécessaires, personne n’est disposé à entamer soi-même le moindre effort pour les rendre possibles ?

            Pas du tout. Ce que vous dites est exactement ce que les médias tendent à nous faire croire. Il faudrait avoir une expérience de la négociation, qu’elle soit sociale ou associative pour comprendre les rouages des négociations ; et surtout savoir s’informer sans aucun présupposé, sans être guidé par le moindre dogme.

            La France des syndicats est une France où il est devenu inconcevable qu’une autre source financière que les fonds privés des plus riches vienne apporter une solution aux difficultés économiques du moment.

            Ce n’est pas exactement cela ! Le monde syndical se bat actuellement majoritairement pour freiner le recul incessant des fruits du travail dans le cadre de la répartition des richesses dégagées. C’est une tendance forte qui ne cesse pourtant de s’accentuer, jusqu’où ?

            Demander à une majorité au pouvoir d’achat moyen de se serrer la ceinture relève jusqu’ici de la science-fiction ; l’issue du bras de fer à venir nous dira si c’est toujours le cas.

            Les cheminots comme chez EDF, ... font partie de cette majorité au pouvoir d’achat moyen ! De qui donc parlez-vous ?

            Seulement, s’il n’est d’autre solution, en termes d’harmonie sociale, que de condamner la minorité au fort pouvoir d’achat à payer pour les autres, ce sont les capitaux et les investissements qui fuiront pour créer l’emploi ailleurs.

            Vous croyez encore ce compte de fées ? Il n’existe aucune relation directe entre le taux d’investissement et la rentabilité au regard des garanties sociales. C’est le résultat d’une étude de l’OCDE.

            Il sera alors toujours temps de pleurer sur les acquis sociaux disparus faute de rentrées financières pour les maintenir. Au moins les syndicats auront gagné leur combat contre les riches. Quand à l’argent, lui, il n’a pas de frontière.

            La plupart des syndicats ne sont pas contre les riches. Comme exprimé plus haut, ils se battent pour tenter d’éviter que se creuse encore plus un fossé déjà existant. Nous pouvons regarder sous n’importe quel angle les modes de répartition des richesses, ils indiquent tous la même chose : les détenteurs de capitaux s’accaparent la plupart des richesses dégagées. L’exemple des Etats-Unis met en évidence que 10% de la population récolte 40% des revenus nationaux ; et la tendance est à la hausse. Ce qui signifie que ceux qui vivent de leur force de travail ramassent des miettes de plus en plus insignifiantes. Jusqu’où ces gens là admettront-ils de voire leur pouvoir d’achat se réduire ?

            Je reviendrai sur le présupposé dont vous m’affublez d’entrée dans votre propos.

            Il est vrai que j’ai maintenant 20 ans d’expérience de négociation associative avec l’Etat, la Région, le Département et la Municipalité. J’ai aussi quinze ans d’expérience de négociation sociale aux mêmes niveaux. Dans une négociation, il faut être deux de tendance divergente pour trouver un compromis ; il ne faut pas se leurrer, dans une négociation les divergences sont des divergences d’intérêts. Si l’on crie haro sur les classes (la lutte des classes) il reste évident que les différentes catégories n’ont pas les mêmes intérêts. Trouver des compromis est parfois difficile, les discutions sont parfois houleuses ; et la seule possibilité donnée aux plus faibles dans la négociation, c’est-à-dire la représentation des salariés, est l’épreuve de force sur laquelle joue souvent les dirigeants. Dans le privé, ce poids est nul, chacun pensant pouvoir faire cavalier seul en préservant ses petits intérêts individuels (corporatisme atomique si nous pouvions le rapporcher du corporatisme). Dans la fonction publique, ce poids est important, donc ils en usent ; à savoir si parfois ils n’en abusent pas ; mais ils ont cette possibilité de faire infléchir des négociations qui n’ont que le nom, mais dans les faits, si les syndicats ont été consultés, en aucun cas une consultation est une négociation. Dans une négociation, beaucoup d’éléments entrent en considération ; quel niveau d’économie au regard de toutes les mesures préconisées et mises en application par exemple pour les pêcheurs (ils ne cotiseront plus pendant un temps pour l’assurance maladie et les retraites). Vouloir réformer est une chose ; faire des réformes efficaces et conserver le cap en mettant en place des mesures cohérentes en est une autre. Le bilan des réformes, que cela concerne l’Assurance Maladie ou les retraites, ont montré que les réformes ne faisaient qu’accentuer les problèmes qu’elles étaient censées résoudre, et cette augmentation n’est pas insignifiante. Où est le problème ?

            Il faut rappeler tout autant que, par exemple, lorsque nous abordons les négociations sociales chez EDF, la SNCF, ... l’actionnaire majoritaire ou même le détenteur de la structure est l’Etat ; ce qu’ont ces structures n’est rien d’autre qu’un compromis admis jusqu’alors par les deux parties que sont les salariés et les dirigeants. Si au niveau de la législation, il est préférable de traiter de façon équitable notre accession à la retraite, faire fi de certaines spécificités n’a aucun rapport avec la notion d’équité ; tous les salariés, selon leurs environnements de travail ne sont pas sur un pied d’égalité.

            L’un des principes de service public applicable à la SNCF consiste à fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Est-ce le cas partout dans le privé (c’est aussi le cas des hopitaux, ...). Ce qui reste assez marrant, in fine, n’est autre que le gouvernement renvoie à des négociations entreprise par entreprise pour de telles spécificité sans aucune garanties alors qu’il est, faut-il le souligner, actionnaire majoritaire ou dirigeant seul ; cela sent l’arnaque !


          • Saï 12 novembre 2007 16:09

            Bonjour Christophe,

            Merci de votre intervention détaillée. Je vais commencer par clarifier un point : je ne vous vise pas personnellement en parlant de présupposition. Il s’agissait de mettre le doigt sur cette idée largement répandue qui a une nette tendance à fausser le débat social dans le pays, voire à servir de base à une bonne part de la contestation. Et à la colère de ceux qui en subissent les conséquences en se retrouvant pris en otage, au motif (totalement présupposé lui) que l’opinion est solidaire du mouvement social en dépit du prix qu’il lui coûte.

            « Relisez mon intervention, il y a reconnaissance de la responsabilité mutuelle de tous les acteurs. »

            Certes, seulement vous les renvoyez dos à dos et ce n’est pas mon cas. Les syndicats ont prévenu dès l’élection qu’ils pratiqueraient l’obstruction systématique de la politique gouvernementale et particulièrement en ce qui concerne ces réformes aussi nécessaires qu’attendues. Outre l’influence reconnue (et parfaitement assumée par ces derniers) de cette position dans le bras de fer actuel, l’étendue même de celui-ci témoigne de l’écart général entre les revendications syndicales et les mesures gouvernementales. En d’autres termes les prétentions des représentants ont simplement été jugées préalablement irréalistes malgré plusieurs consultations. On est ici dans une logique de troisième tour social, prévu de longue date, dont la connotation fortement idéologique a gravement plombé le débat pragmatique que requièrent ces ajustements sensibles.

            « Pas du tout. Ce que vous dites est exactement ce que les médias tendent à nous faire croire. Il faudrait avoir une expérience de la négociation, qu’elle soit sociale ou associative pour comprendre les rouages des négociations ; et surtout savoir s’informer sans aucun présupposé, sans être guidé par le moindre dogme. »

            C’était évidemment une image médiatique et exagérée de la réalité. Seulement c’est une impression globale dans le pays, qui est loin d’être infondée autant se l’avouer. Vous vous retranchez derrière la complexité des rouages de la négociation. En cela vous tenez le même discours que les organisations syndicales qui se retranchent en dernier recours derrière leur statut d’interlocuteur social et sa difficulté quand la grogne anti-blocage se fait trop forte.

            La négociation est une chose délicate, certes. J’ai passé du temps à l’apprendre moi aussi. Mais savoir la mener sans se laisser guider par le moindre dogme, dites-vous ? Sans présupposé ? Vous estimez sérieusement que c’est là l’approche d’organismes comme la CGT et FO ? Une neutralité totale et pragmatique, dénuée d’idéologie, dans l’intérêt des travailleurs ? Allons...

            C’est d’ailleurs toute l’origine du principe de consultation, par rapport à une vraie négociation. Ce gouvernement a été élu sur la base d’un programme économique en désaccord avec la répartition des ressources voulue par les syndicats. Ce qui rend une véritable négociation irréaliste.

            « Ce n’est pas exactement cela ! Le monde syndical se bat actuellement majoritairement pour freiner le recul incessant des fruits du travail dans le cadre de la répartition des richesses dégagées. C’est une tendance forte qui ne cesse pourtant de s’accentuer, jusqu’où ? »

            Mais c’est précisément là le problème : les syndicats ramènent toute discussion à cet angle d’approche. Or il ne faut pas tout mélanger. La réforme des régimes spéciaux est une mesure de financement (discutable, bien sûr) de l’assurance-retraite, alors qu’un véritable débat sur la répartition des richesses ne peut se faire qu’autour d’autres thèmes réellement appropriés, tels que les bénéfices de l’actionnariat par exemple. Une négociation où les interlocuteurs ne parlent pas de la même chose est nécessairement vouée à l’échec, bien que ce soit une vision très simplifiée du débat, je vous l’accorde.

            « Les cheminots comme chez EDF, ... font partie de cette majorité au pouvoir d’achat moyen ! De qui donc parlez-vous ? »

            Précisément de certaines catégories dont celle que vous citez. On en revient à ce postulat de base dans lequel il est inconcevable de demander encore des efforts à d’autres CSP que celles au pouvoir d’achat supérieur.

            « Vous croyez encore ce compte de fées ? Il n’existe aucune relation directe entre le taux d’investissement et la rentabilité au regard des garanties sociales. C’est le résultat d’une étude de l’OCDE. »

            Impeccable, dans ce cas le problème est résolu, il suffit de taxer davantage le capital puisqu’il n’existe aucun risque de le voir investi ailleurs... smiley

            De tout temps il a existé une concentration d’une grosse part des richesses entre les mains d’un petit pourcentage. C’est un constat faisable à l’échelle de l’humanité dont la modification n’est pas à la portée d’un gouvernement national. C’est aussi une situation qui, pour regrettable qu’elle soit en termes d’équilibre, permet l’investissement et la réalisation de projets ambitieux parce que cette concentration autorise un processus décisionnel efficace. Cet écart est donc appelé à durer, en France ou ailleurs. Et nos possibilités à échelle nationale sont seulement de le réduire suffisamment pour qu’un maximum de nos compatriotes y trouve son compte. En d’autres termes, envisager la répartition sociale sous l’angle d’une compensation systématique des besoins d’une majorité au pouvoir d’achat limité par un prélèvement sur le pourcentage le plus aisé est une douce utopie au niveau macro-économique. Qui sert pourtant, bien trop souvent, de fondement aux revendications, parce qu’il est légitime de faire valoir qu’en bossant deux fois plus que son voisin, on gagne deux fois moins que lui.

            Quand au bilan des réformes à venir qui aurait montré qu’elles ne vont qu’accentuer le problème et à la présentation d’une solution alternative plus équitable, beaucoup de Français attendent ces informations avec la plus grande impatience pour s’unir comme un seul homme derrière la paralysie syndicale au programme ce mois-ci.

            Enfin je vous rejoins sur les divergences d’intérêt lors d’une négociation et l’influence de celles-ci sur les blocages qui s’ensuivent lorsqu’aucun accord n’a pu être trouvé. Seulement, quand c’est tout un pays qui est pris en otage dans un bras-de-fer à la connotation clairement plus idéologique que pratique, ce n’est plus de la négociation, c’est à nouveau une minorité qui impose ses actions à la majorité. Sans en avoir la légitimité, à la différence d’un gouvernement démocratiquement élu sur la base d’un programme.

            Pour résumer je doute que les actions syndicales trouvent le même soutien de l’opinion qu’il y a douze ans. On aura bientôt la réponse.

            Cordialement


          • Christophe Christophe 12 novembre 2007 18:29

            @Saï,

            Il s’agissait de mettre le doigt sur cette idée largement répandue qui a une nette tendance à fausser le débat social dans le pays, voire à servir de base à une bonne part de la contestation. Et à la colère de ceux qui en subissent les conséquences en se retrouvant pris en otage, au motif (totalement présupposé lui) que l’opinion est solidaire du mouvement social en dépit du prix qu’il lui coûte.

            Nous sommes d’accord sur ce point de vue ; mais il est aussi quelques présupposés de la part de ceux qui dirigent. La problématique est, à mon sens, un manque de transparence de tout côté.

            Certes, seulement vous les renvoyez dos à dos et ce n’est pas mon cas. Les syndicats ont prévenu dès l’élection qu’ils pratiqueraient l’obstruction systématique de la politique gouvernementale et particulièrement en ce qui concerne ces réformes aussi nécessaires qu’attendues.

            Je ne crois pas que toutes les organisations syndicales aient tenues de telles positions.

            Outre l’influence reconnue (et parfaitement assumée par ces derniers) de cette position dans le bras de fer actuel, l’étendue même de celui-ci témoigne de l’écart général entre les revendications syndicales et les mesures gouvernementales. En d’autres termes les prétentions des représentants ont simplement été jugées préalablement irréalistes malgré plusieurs consultations. On est ici dans une logique de troisième tour social, prévu de longue date, dont la connotation fortement idéologique a gravement plombé le débat pragmatique que requièrent ces ajustements sensibles.

            Le pragmatisme auquel vous faites référence est tout autant chargé d’idéologie que certaines positions syndicales. J’ai déjà eu l’occasion de le faire savoir, mais pour ceux qui cherchent des compromis dans des positions où les dirigeants et les organisations syndicales majoritaires tiennent chacun leur position dogmatique, la place de la négociation est quelque peu difficile à trouver.

            En cela vous tenez le même discours que les organisations syndicales qui se retranchent en dernier recours derrière leur statut d’interlocuteur social et sa difficulté quand la grogne anti-blocage se fait trop forte.

            Mon intention n’est pas de me retrancher derrière quoi que ce soit. J’assume autant mes positions devant mes électeurs que devant mes responsables syndicaux ; je m’oppose à ces derniers quand cela est nécessaire. Mon souhait était simplement de mettre en évidence que la négociation, particulièrement sociale, est souvent faussée. Il reste regrettable que les organisation syndicales utilisent les mêmes armes que les dirigeants ; à savoir la désinformation. Ce jeu de pouvoir me gonfle sérieusement ! smiley

            La négociation est une chose délicate, certes. J’ai passé du temps à l’apprendre moi aussi. Mais savoir la mener sans se laisser guider par le moindre dogme, dites-vous ? Sans présupposé ? Vous estimez sérieusement que c’est là l’approche d’organismes comme la CGT et FO ? Une neutralité totale et pragmatique, dénuée d’idéologie, dans l’intérêt des travailleurs ? Allons...

            Pour la pratiquer, je reconnais que vous avez raison pour la CGT. Pour FO, c’est encore et toujours l’organisation syndicale qui signe et a signé le plus grand nombre d’accords. Seulement, ils n’attendent pas d’être sous les feux de la rampe pour se montrer. D’ailleurs, les seuls à faire référence dans leur statut à la révolution prolétarienne sont la CGT et la CFDT.

            C’est d’ailleurs toute l’origine du principe de consultation, par rapport à une vraie négociation. Ce gouvernement a été élu sur la base d’un programme économique en désaccord avec la répartition des ressources voulue par les syndicats. Ce qui rend une véritable négociation irréaliste.

            Et c’est bien là tout le problème. Les rapports sociaux se lient par une approche constructive des problématiques à résoudre en tenant compte des intérêts de chaque partie. Dans un programme politique, si il est fait état de changements sociaux, cela est donc une décision unilatérale ; nul besoin de pseudo-consultation puisque, comme vous le dites, les jeux sont faits. N’est-ce pas justement là le plus gros problème apposé aux rapports sociaux dans ce pays ?

            Mais c’est précisément là le problème : les syndicats ramènent toute discussion à cet angle d’approche. Or il ne faut pas tout mélanger. La réforme des régimes spéciaux est une mesure de financement (discutable, bien sûr) de l’assurance-retraite, alors qu’un véritable débat sur la répartition des richesses ne peut se faire qu’autour d’autres thèmes réellement appropriés, tels que les bénéfices de l’actionnariat par exemple. Une négociation où les interlocuteurs ne parlent pas de la même chose est nécessairement vouée à l’échec, bien que ce soit une vision très simplifiée du débat, je vous l’accorde.

            Le syndicalisme doit-il s’insérer dans le débat politique à ce niveau ? J’en doute ! Nos gouvernants n’ont aucune volonté d’aller sur ce terrain ; et à nouveau nous tournons en rond !

            De tout temps il a existé une concentration d’une grosse part des richesses entre les mains d’un petit pourcentage. C’est un constat faisable à l’échelle de l’humanité dont la modification n’est pas à la portée d’un gouvernement national. C’est aussi une situation qui, pour regrettable qu’elle soit en termes d’équilibre, permet l’investissement et la réalisation de projets ambitieux parce que cette concentration autorise un processus décisionnel efficace. Cet écart est donc appelé à durer, en France ou ailleurs. Et nos possibilités à échelle nationale sont seulement de le réduire suffisamment pour qu’un maximum de nos compatriotes y trouve son compte. En d’autres termes, envisager la répartition sociale sous l’angle d’une compensation systématique des besoins d’une majorité au pouvoir d’achat limité par un prélèvement sur le pourcentage le plus aisé est une douce utopie au niveau macro-économique. Qui sert pourtant, bien trop souvent, de fondement aux revendications, parce qu’il est légitime de faire valoir qu’en bossant deux fois plus que son voisin, on gagne deux fois moins que lui.

            Nous ne sommes plus à ce niveau de comparaison, ni au niveau du questionnement concernant la centralisation de certaines richesses. Qu’il y ait des riches ne pose strictement aucun problème en soit ; je pense que nous seront d’accord sur ce point. Par contre, que la richesse se concentre de plus en plus dans les mêmes mains d’une minorité en constatant que certains de nos concitoyens, tout en travaillant, n’ont plus les moyens de subsister reste un problème qui, a mon sens, nous mènent à la catastrophe.

            Quand au bilan des réformes à venir qui aurait montré qu’elles ne vont qu’accentuer le problème et à la présentation d’une solution alternative plus équitable, beaucoup de Français attendent ces informations avec la plus grande impatience pour s’unir comme un seul homme derrière la paralysie syndicale au programme ce mois-ci.

            Les constats se font a posteriori malgré des positions bien plus nuancées des organisations syndicales lors des phases de négociation (ou de consultation). Il y a eu négociation pour l’Assurance Maladie et les Retraites. Le gouvernement est passé en force en manipulant l’opinion public. Pour l’Assurance maladie, nous sommes passés d’un déficit (quelques dizaines de millions de francs) qui était largement couvert par le dû gouvernemental à un abysse incommensurable (une bonne dizaine de milliards d’euro). Pour les retraites, laissons arriver 2008, mais le constat est déjà déplorable ; le modèle gouvernemental est indéxé ... sur le chiffre du chômage.

            Enfin je vous rejoins sur les divergences d’intérêt lors d’une négociation et l’influence de celles-ci sur les blocages qui s’ensuivent lorsqu’aucun accord n’a pu être trouvé. Seulement, quand c’est tout un pays qui est pris en otage dans un bras-de-fer à la connotation clairement plus idéologique que pratique, ce n’est plus de la négociation, c’est à nouveau une minorité qui impose ses actions à la majorité. Sans en avoir la légitimité, à la différence d’un gouvernement démocratiquement élu sur la base d’un programme.

            C’est le problème lié aux transports en général. Il y a des contingences due aux mouvements sociaux dans ces secteurs d’activité. Exprimer qu’il y a prise d’otage est encore forcer le trait. Quand à la légitimité, vous faites erreur, du moins à mon sens. Un programme politique est globalement acceptable et on vote pour ; c’est le cas d’un accord proposé, il est globalement positif et on le signe ; par contre cela ne veut absolument pas dire que l’on vote (on que l’on signe) une validation de chaque point.

            Pour résumer je doute que les actions syndicales trouvent le même soutien de l’opinion qu’il y a douze ans. On aura bientôt la réponse.

            Mais quelle importance !!! Si les salariés du public avaient besoins de ceux du privé pour soutenir leurs mouvements, cela se saurait, non ??? Je crois plutôt que c’est l’inverse qui est souhaité !


          • ddacoudre ddacoudre 13 novembre 2007 22:51

            Bonjour christophe et Saï

            J’ai lu votre échange je vous invite à lire le commentaire que j’ai écris plus haut.

            Vos propos sont sensés mais il faut qu’il tiennent compte d’une manipulation systématique que font tous les présidents.

            Au premier tour chaque candidat reçoit le vote de ceux qui sont d’accord avec leur programme, en l’espèce ceux qui sont favorable au programme Sarkozy sont ceux du premier tour. Et je crois me rappeler qu’il arrivait tout juste au 1/3.

            Le deuxième tour n’est qu’un choix par élimination, et hormis les partisans déjà connus les autres, se prononcent sur d’autres choix que leurs seulement leur programme.

            Alors quand un président dit que la majorité des Français l’ont élu pour qu’il applique son programme électoral c’est faux. Les autres présidents savaient cela, lui le sait aussi, mais fait celui qui l’ignore pour répondre seulement à son électorat, c’est pour cela qu’il le répète sans cesse dans une espèce d’autojustification.

            Alors l’autre partie des français ils sont en droit au nom de l’opposition de défendre leurs intérêts particuliers de quelle nature qu’il soit, c’est le principe de base du libéralisme auquel se réfèrent tous les tenants du capitalisme, sauf quand cela ne les concerne pas.

            Bien entendu j’ai parfaitement compris qu’en l’occurrence ces réformes sont l’acceptations du recul des progrès sociaux accomplis jusqu’à aujourd’hui, que les conditions du renouveau capitaliste importé par la mondialisation rendront momentanément obsolète les états riches, si leurs citoyens pour rester dans la compétition n’acceptent pas de s’appauvrir pour permettre au capitalisme de maintenir des activités chez eux aussi rentables que dans les nouveaux pays où ils prospèrent actuellement. Etait-ce si difficile de le dire clairement.

            Ce conflit c’est cela et tout le monde du travail est concerné qu’il soit public ou privé. Faute de comprendre cela dans l’avenir ce n’est plus les chômeurs que nous comptabiliserons mais l’accroissement de la pauvreté qui touche de plus en plus de gens qui travaillent.

            Alors s’occuper de son existence en choisir les modes de déroulements s’appelle faire de la politique, avoir une opinion est avoir un idéal est donc une idéologie, penser que seul son idéal doit s’appliquer aux autres est entrer dans le dogmatisme.

            Intéressant tout de même votre échange et d’autres d’ailleurs.

            Cordialement.


          • O.Z.Acosta 12 novembre 2007 11:17

            Revendication de fonctionnaire ???? la SNCF et le RATP sont des entreprises publiques, il n’y a pas de fonctionnaires ni à la SNCF, ni à la RATP quand aux petits groupes étudiants ils sont seules.

            Les syndicats des personnels de l’éducation nationale ne sont pas en grève et au contraire souhaite de la grogne s’arrête. La loi à été NEGOCIE avec les syndicats étudiants et personnels donc il n’y a pas de raison de « battre le pavé » contre une loi négocié et souhaité par l’université.

            Sarkozy peut aller a l’affrontement car sur les régimes spéciaux il est suivi par l’opinion ( manipulé ) et sur l’université par les personnels ( concerné directement par la réforme contrairement aux étudiants ). Par contre la grogne des Français risque d’arriver sur :
            - le pouvoir d’achat
            - la hausse du prix a la pompe
            - les franchises médicales
            - la décision unilatéral de son augmentation et la non réforme des régimes spéciaux des parlementaires.
            - les lois extremistes conscernant l’immigration.

            bref la politique à vu du gouvernement de M sarkozy, on ne peut pas dire fillon car il n’existe pas.

            Et ca ce ne sera pas seulement les fonctionnaires mais le peuple français qui sera dans la rue pas en semaine mais le Samedi. Ca à déjà commencé, ca va continuer jusqu’a un confli de génération entre ceux qui ont voté NS ( majoritairement des non actifs retraité ayant plus de 65 ans ), les jeunes et les salariés qui eux veulent « travailler pour gagner » mais pas seulement pour remplir les poches des parlementaires ou du présidents de la république.

            @ l’auteur, les journée de grève n’ont jamais été payé dans l’administration encore une désinformation de nos gouvernants.

            Z


            • Fred 12 novembre 2007 11:23

              « @ l’auteur, les journée de grève n’ont jamais été payé dans l’administration encore une désinformation de nos gouvernants. »

              jamais, vous êtes sur ?


            • O.Z.Acosta 12 novembre 2007 11:34

              ho oui, je dirais même plus dans le privée poour une heure de grève vous êtes décompté de 1 heures. Dans l’administration, 1 journée de grève = 1/30 du salaire en moins.

              Les rembourssements des journées de grèves sont négociés avec l’entreprise directement, dans le privée je me suis déjà fait remboursé plus de 90 heures de grève mais après négociation. ce n’est pas automatique et fait parti de la négociation « sorti de grève ».

              Que l’état donne partiellement le traitement aux agents lors de grandes et importantes grèves aux salarié du publique c’est un fait mais cela est négocié, durement et fait parti des régles de la négociation pas d’un automatisme que certains voudraient bien nous faire croire.

              cela arrive aussi bien dans le privée que dans le publique.

              Z


            • Vincent 12 novembre 2007 14:29

              Il me semble que dans la fonction publique ou assimilé, certains accords dans le passé ont permi de lisser les jours de grève sur 6 mois.


            • debonsens 12 novembre 2007 16:04

              pour repondre a vincent—oui les jours de greve ont parfois ete lisses sur plusieurs mois surtout lors que le mouvement a ete long mais ils ont etes retenus integralement, de plus c’est le salaire brut qui est retenu auquel s’ajoute la part patronale des cotisations sociales(retraite, secu,.ect)ce qui fait que au bout d’une vingtaine de jour de greve environ vous ne perçevez rien de votre mois.voila la verite.


            • Fred62 17 novembre 2007 15:29

              je vous cite :

              Sarkozy peut aller a l’affrontement car sur les régimes spéciaux il est suivi par l’opinion ( manipulé ) et sur l’université par les personnels ( concerné directement par la réforme contrairement aux étudiants ). Par contre la grogne des Français risque d’arriver sur :
              - le pouvoir d’achat
              - la hausse du prix a la pompe
              - les franchises médicales
              - la décision unilatéral de son augmentation et la non réforme des régimes spéciaux des parlementaires.
              - les lois extremistes conscernant l’immigration.

              Concernant le pouvoir d’achat, il pourra y avoir un mouvement de grogne contre Sarko le jour où la majorité sera convaincue que ses efforts sur le pouvoir d’achat n’auront pas été cournonnés de succès. Le premier budget voté par la nouvelle majorité étant celui de 2008, je ne crois pas que cela puisse se produire avant fin 2008 au plus tôt. Concernant la hausse du prix à la pompe, elle était déjà patente sous Chirac, et elle est liée à des facteurs extérieurs dont on ne peut tenir grief ni à Sarko ni au gouvernement. De plus, l’abandon de la fameuse ’tipp flottante’ me paraît aller dans le sens voulu par le Grenelle de l’environnement, ou alors j’ai mal lu ... Les Franchises médicales sont ouvertement liées à un effort de lutte contre Alzheimer, il me paraît très peu probable de mobiliser une partie significative des Français contre cette démarche. Si la Gauche s’engage là-dedans, ele mangera son chapeau très vite et elle le sait ! Les lois ’extrémistes’ concernant l’immigration ont quant à elles une large majorité de français pour les soutenir, et je ne vois pas pourquoi celà risquerait de changer aujourd’hui.

              Je ne partage donc pas votre opinion sur les sujets qui risquent de faire monter un front de lutte ’anti-sarko’, bien au contraire il me semble que tant qu’il tiendra ses promesses de campagne, qui plus est en pratiquant une ouverture réelle et bien mise en valeur, il ne risque rien d’un affrontement avec la gauche ou avec le ’peuple de gauche’, car tout simplement l’angle d’attaque dans sa défense n’existe pas aujourd’hui ... Ce fin stratège qu’est F. Hollande le sait très bien d’ailleurs, il se tait aujourd’hui en sachant que la critique de mesures plébiscitées ne ferait que lui nuire plus encore.


            • Fred 12 novembre 2007 11:21

              La grève des régimes spéciaux est du n’importe quoi. On vit dans un système par répartition et donc quand on vit plus longtemps, soit on cotise plus longtemps, soit on augmente le montant des cotisations soit on baisse les pensions. Sachant que personne ne veut payer plus maintenant ou toucher moins à la retraite, la solution est d’augmenter la durée de cotisation.

              Les régimes spéciaux apparemment pensent qu’ils peuvent continuer à cotiser de la même façon demandant au reste de la population de financer leur caprice comme si eux ne vieillissaient pas.

              Il vous diront quand j’ai signé mon contrat, c’était 37.5 ans. Oui mais il n’y a aucune clause dans le contrat de travail qui stipule que la durée de cotisation doit rester à 37.5 ans. Par contre dans leur contrat de travail, il y avait aussi écrit que la semaine de travail était de 40 (ou 39 en fonction de la date) heures et maintenant ils font 35, doit-on aussi revenir sur ça car ce n’était pas dans leur contrat ? Il vous parle de solidarité et bien comme d’habitude la solidarité marche que dans un seul sens ; il faut que le reste de la population paie pour que eux.

              Les étudiant ne font pas grève car ils n’ont pas de travail, ils protestent ce qui est aussi autorisé. Par contre ce qui ne l’est pas est de se mettre au milieu des voies pour se faire entendre. Je me demande si ceux qui manifestent font parti de la bonne bonne moitié qui ne venait pas aux cours lorsque j’étais en fac.


              • O.Z.Acosta 12 novembre 2007 11:28

                justement, à la SNCF ils cotisent 12,5 % de plus que les autres.

                ILs veulent bien revenir dans le systeme générale mais être remboursé de leurs cotisations, comme les notaires qui eux cotisent double.

                Le gouvernement essaie de nous faire croire que les retraites seront « sauvés » grace à la disparition des régimes spéciaux. La réforme va permettre de récupérer 200 millions d’euro bien loin de 15 milliards qu’ils manquent ( combien de cadeaux en cotisation vers les entreprises privées, l’état doit combien aux caisses ).

                Ceci n’est que la méthode déjà connu de la droite, vider les comptes et privatiser.

                Z


              • Roche 12 novembre 2007 11:37

                liberté de grève ça dit quelque chose à qulqu’un non ? liberté, droit aussi, appremment chacun tourne autour de son patit égo pour critiquer les autres, ceux qui savent encore ce que c’est mais au fait la révolte sur le web ça marche mieux hein ! allez dans un service oncologique d’un hopital et vous verrez qu’il n’y a pas que les agents de la ratp et sncf qui sont concernés, malin sarko qui stigmatise sur ce qu’il veut... d’ailleurs etes vous tous syndiqués pour savoir ce que c’est ? quand aux étudiants par pitié, mais quel cynisme de ne pas voir ce qui se trame derrière cette loi qui les guette, julliot qui prétendait satifait des négociation avec la pécresse et sublitmemt appelle à l’intensification du mouvement sait parfaitement que ce mouvement lui échappe ! continuez derrière votre petit écran à manifester votre désapprobation, c’est là votre place d’ailleurs smiley


              • Roche 12 novembre 2007 11:42

                @ l’auteur, pour connaitre ce qu’est une grève il faut remonter aux principaux fondateurs du syndicalisme jadis unifié, aujourd’hui sectorisé parcellisé, l’union faisait la force aujourd’hui la division amoindri, c’est bie nconnu, votre texte est une chonologie de la critique de la grève et non les objectifs, d’ailleurs vous devez allier syndicalisme et grève parce que indissociable !


              • nessoux 12 novembre 2007 11:45

                Ils sont 1,1 million retraités pour 500 000 mille « actifs » si on peut dire. Forcémment, en partant à la retraite à 50- 52 ans ça fait beaucoup de retraités...

                Ils ne peuvent donc pas équilibrer leur régime vieillesse et ce sont les contribuables qui épongent les déficits.


              • O.Z.Acosta 12 novembre 2007 12:03

                ok mais alors normalement dans les Entreprises publiques, ils n’ont pas beaucoup de probabilité de se retrouver au chomage donc ils ne cotisent plus pour le chomage car ca ne leur sert a rien et la solidarité ca n’existe plus !!!!

                Qui profité des autres dans ce cas là !!!!!!

                Pour la loi sur l’autonomie, rien ne conscerne les étudiants dans cette loi. les contenu des diplomes ne sont pas modifiable par les entreprises car directement calqués sur les plaquettes du ministère.

                oui il y aura moins de place pour certaines filières et alors, les autres pays européens sont déja passé par là et ce n’est pas pour cela qu’ils ont arrété toutes les filières psycho, socio, lettres ou droit !!!!! mais il est surement temps de revoir l’enseignement que ce soit les colléges, les lycées, les facs, ou les « grandes » écoles.

                Z


              • thirqual 12 novembre 2007 12:12

                Bien entendu, pas un mot sur la modernisation et la chute des effectifs de la sncf depuis 1980, hein, raison principale pour laquelle le rapport retraités/actifs est si fort.


              • Fred 12 novembre 2007 13:14

                "justement, à la SNCF ils cotisent 12,5 % de plus que les autres.

                ILs veulent bien revenir dans le systeme générale mais être remboursé de leurs cotisations, comme les notaires qui eux cotisent double.

                Le gouvernement essaie de nous faire croire que les retraites seront « sauvés » grace à la disparition des régimes spéciaux. La réforme va permettre de récupérer 200 millions d’euro bien loin de 15 milliards qu’ils manquent ( combien de cadeaux en cotisation vers les entreprises privées, l’état doit combien aux caisses ).

                Ceci n’est que la méthode déjà connu de la droite, vider les comptes et privatiser.

                Z"

                Ils cotisent plus parce que la part patronale est plus élevée et la part patronale est payée par qui ?

                http://www.observatoire-retraites.org/observatoire/rubriques/dossiers/lecout/1cout.htm


              • bozz bozz 12 novembre 2007 14:03

                d’ailleurs en réalité ces salariés eux mêmes cotisent moins.


              • vivelecentre 12 novembre 2007 14:42

                coco , il cotsie 12,5% de plus , mais sur le traitement ! Pas sur les primes sur lesquelles aucunes cotisations sociales n’est prelevé, ni pour la retraite...ni pour la maladie !

                cela ne les empeches pas d’avoir un systeme gratuit alors que le commun des mortels fait l’avance des frais medicaux et est remboursé à 100% si il a une mutuelle ...payante !

                ce n’est qu’un exemple !

                ce même comun des mortels devant payer, toujour par exemple, le transport pour lui et sa petite famille, enfants comme parents, pour se deplacer sur les lieux de villegiature de ses conges payés...

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