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Accueil du site > Actualités > Politique > Sus au globish ! Cultivons le français du XXIème siècle

Sus au globish ! Cultivons le français du XXIème siècle

Faire un debriefing en one to one, développer le B to B, assurer le backup avant son day off, et ce, asap (as soon as possible), risque d’être de plus en plus compliqué. L’anglais comme langue corporate connait quelques déboires. Attaquées pour non-respect de la loi Toubon, des entreprises ont perdu en justice.

Dès 1975, les parlementaires soucieux de préserver la langue française face aux mots anglais passés trop vite dans le langage courant adopte la loi Bas-Lauriol. Cette loi allonge la longue liste des textes mort-nés, sans réelles mesures d’application, elle tombe rapidement en désuétude. Il faut attendre la motivation de quelques parlementaires, et un ministre en charge simultanément de la culture et de la francophonie pour voir ce projet de loi réapparaitre.

En 1994, Jacques Toubon fait de l’adoption de ce texte « une question de société, une question pour la place de la France et pour son avenir. » Le principe de cette loi est « de sortir du modèle unique anglo-marchand qui est en train de se répandre dans un certain nombre de pays. » Rien que ça. Le débat à l’assemblée nationale n’est pas très virulent. Les parlementaires ne sont pas contre le projet, ils sont simplement assurés qu’une fois encore cette loi va finir dans un placard sans avoir aucun impact sur l’arrivée de nouveaux termes anglo-saxons. 

Sans grande difficulté nait donc la loi nº 94-665 du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française plus connue sous le nom de loi Toubon. En quelques mots, cette loi prévoit que toute annonce, affiche, publicité visible dans les lieux publics ou dans les médias soit en français ou traduite dans notre langue de manière visible. Le détail de la loi est bien sûr plus complexe (lire ici), il prévoit aussi un quota de créations francophones à la radio et à la télévision ainsi que des mesures protégeant les travailleurs.

Si les parlementaires ne se sont pas opposés à cette loi, la presse notamment étrangère va railler sa publication. En France on évoque un « nationalisme linguistique », un « chauvinisme de la langue » ou une « fierté nationale mal placée ». Les critiques les plus virulentes viennent de nos amis anglais. Avec des titres en français comme « Ne Parlez Pas Anglais » ou « Why france should be linguistically laissez-faire »1 les journalistes outre-manche se moquent de notre langue que l’on préserve comme une espèce protégée. L’amende prévues en cas de non respect de la loi (entre 3000 et 20000 francs de l’époque soit actuellement entre 500 et 3000€) est présentée comme démesurée et ridicule. N’ayant pas peur des clichés les anglais présentent Jacques Toubon (dénommé All-good) avec une baguette sous le bras et ce devant la Tour Eiffel expliquant que c’est l’image qu’il donne de la France. Avec un peu d’humour un journaliste de The Independent conclut son article par la formule suivante : « Any Anglo-Saxon with a soupcon of savoir-vivre would see the lack of chic in venturing up a linguistic cul-de-sac so palpably vieux jeu. »2

Pourtant le France est loin d’être le seul pays à avoir légiférépour protéger sa langue. On peut prendre le cas du Quebec, du Mexique, de la Grèce, de la Catalogne ou encore de la Lituanie. Ce dernier pays interdit toute enseigne rédigée dans une autre langue que la langue officielle. Le Mexique, fort de 98 millions d’habitants, a cru bon se protéger de l’anglais. Les lois et règlements mexicains exigent non seulement l’usage de l’espagnol sur tout produit destiné au consommateur, mais ils vont jusqu’à prohiber l’anglais ou toute autre langue que l’espagnol sur les produits fabriqués au Mexique. Pour ce qui est des produits étrangers, un règlement imposait dès 1974 des caractères plus petits que l’espagnol. 

La loi française a parfois été très protectrice pour les salariés. Elle constitue un recours en matière de droit au travail, à l’information, à la santé. A titre d’exemple, Europ Assistance a perdu en octobre dernier un procès qui l’oblige dès à présent à traduire un des logiciels mis à la disposition des employés. On a aussi vu des entreprises étrangères devoir adopter le français comme langue de travail, des études venant prouver que l’utilisation de termes anglais lors des réunions génère une double conséquence négative. D’une part certains salariés ne comprenant pas toujours les informations sortent de réunions sans en avoir saisi le sens ce qui peut avoir des conséquences plus ou moins graves. D’autre part cette pratique de l’anglais crée une sorte de discrimination et une hiérarchisation des employés en fonction de leur compétence linguistique ce qui défavorise particulièrement les employés plus âgés.

Si l’aspect protecteur de la loi est plutôt une réussite, force est de constater que ce texte n’a pas endigué la diffusion de l’anglais. Les termes de la nouvelle technologie sont essentiellement issus du monde anglo-saxon et les publicités utilisent toujours aussi souvent des slogans en anglais. Comme le cas de la Française des jeux qui bien qu’étant une entreprise publique diffuse actuellement cette publicité avec son slogan « j’ai la win ».

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir mis les moyens. L’un des corollaire de la loi Toubon est la création de la très sérieuse commission générale de terminologie et de néologie chargée de proposer des équivalents aux termes anglais importés massivement en France. Si cette commission peut se vanter de quelques réussites comme la diffusion du terme baladeur en lieu et place du walkman elle compte à ce jour quelques glorieux échecs dus à sa lenteur de fonctionnement. En moyenne il faut compter sept mois avant qu’un terme proposé à la commission ne fasse son entrée au journal officiel. Une procédure d’urgence a permis à la commission de proposer le terme de « téléchargement pour baladeur » pour podcasting mais cela n’a pas empêché que la périphrase proposée ne soit pas utilisée. Le vocabulaire paraissant au Journal Officiel s’impose pourtant à l’administration et aux établissements publics, depuis sa création en 2006 la commission a proposé sept cents équivalents à des termes anglais.

Pour ne donner qu’un petit exemple si vous voulez vous plier aux propositions de la commission ne dîtes plus : Je check mes mails, je supprime mes spams et si je suis pas trop dans le rush, je ferai un post sur mon blog avant le brainstorming sur notre startup et le B. to B. Mais dîtes plutôt, je vérifie si je n’ai pas reçu de courriers électroniques (si vous êtes dans le coup dîtes courriel), je supprime l’arrosage et si je ne suis pas trop en épreuve, je ferai un billet sur mon bloc-note avant le remue-méninges sur notre jeune-pousse et l’entreprise à entreprise en ligne (EEL). Il n’est pas dit que tout le monde vous comprenne du premier coup… 

Pour permettre la diffusion de ce vocabulaire, la commission propose (ici et ça vaut le détour !) un dictionnaire des équivalents français des termes importés, on laisse bien sûr de côté les mots présents depuis longtemps et déjà digérés par notre langue. Méfiez-vous, si vous ne prenez pas soin de corriger vos erreurs de langage vous risquez de vous retrouver couronné du prix de la carpette anglaise décerné par l’académie du même nom dirigée par Philippe de Saint-Robert, président de l’association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française.


1Pourquoi la France devrait avoir une politique linguistique plus souple.

2Tout anglosaxon avec un soupçon de savoir vivre verrait le manque de chic des cette politique linguistique qui est un cul de sac manifestement vieux jeu.


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26 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 26 janvier 2009 11:57

    Bonjour,
    Oui, revenons à quelques principes de bon sens préconisés par le linguiste polyglotte Claude Hagège


    • biotope 26 janvier 2009 13:27

      Moi je propose une amende à quiconque parle arabe dans la rue. ça fera rentrer de l’argent dans les caisse de l’Etat.


      • Jojo 26 janvier 2009 23:24

         smiley smiley smiley
        Entièrement d’accord, ensuite et par mesure de réciprocité, l’Algérie fera de même pour tous ceux qui parleront français dans la rue. De quoi remplir les caisses de l’Etat, pour des siècles, bien après la dernière goutte de pétrole ! Quand je pense que personne n’y avait pensé plus tôt…

        A l’auteur,
        Vous vous trompez, B.2.B ce n’est pas Business to business et c’est au contraire, tout ce qu’il y a de plus français. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bagn%C3%A8res-de-Bigorre
        J’ajouterais que cette ville me manque, mais qu’à lire certains commentaires, je n’y suis plus le bienvenu smiley 


      • Krokodilo Krokodilo 26 janvier 2009 14:15

        Oui, bravo, on le le dira jamais assez, il faut défendre le français. Mais ce sujet fait partie d’un problème plus global qui est la barrière des langues et la construction européenne.
        Rappelons que l’anglais est maintenant imposé à l’école primaire dans la majorité des cas, la liberté de choisir sa ou ses langues étrangères a disparu de France !
        Gouvernement, publicitaires, journalistes pour beaucoup d’entre eux, sont complices pour nous mener à l’Union européenne monolingue anglophone. Déjà , la plupart des coopérations professionnelles se font en anglais, et le seul domaine où le français était encore utilisé, le juridique, est sous le coup des attaques du gouvernement, qui, en décembre, a pris un décret imposant l’anglais au concours d’anglais des magistrats : un bon magistrat est un magistrat anglophone... Le français est trahi par ses propres représentants, c’est aussi triste que grave, mais le délit de trahison de la langue n’a pas été prévu par le code pénal...
        Il devient difficile de comprendre certaines radios, que peut bien être un tribute ? Après un moment de réflexion ,j’ai supposé qu’il s’agissait d’un hommage ou une reprise, un disque de chansons d’un auteur interprétées par un autre chanteur.
        Et je ne crois pas que courriel fasse "dans le coup", il me semble qu’il est bien implanté et cohabite tranquilement avec mél et mail, l’usage tranchera. comme quoi, si tous les termes proposés ne prendront pas, une langue qui ne veut pas finir comme le suédois doit traduire tous les termes anglosaxons, ou au moins proposer des équivalents, à charge pour les locuteurs de choisir.

        Vu près de chez moi : "Pièces auto center" !


        • beubeuh 27 janvier 2009 14:44

          Il me semble que courriel est nettement plus en usage au Québec qu’en France (ou je n’entends que mail au bureau...). En même temps mail (de plus en plus prononcé "mèl") est finalement une francisation d’un mot anglais, ce qui est un réflexe linguistique assez normal. Je ne vois pas tellement la nécessité d’inventer un nouveau mot à racine latine, l’essentiel est que la prononciation suive (étant donné l’accent pourri de la plupart des Français en anglais, ce n’est pas difficile).

          Personellement, ce qui me choque beaucoup plus, c’est l’utilisation en français de termes anglais, dont on ignore souvent le sens véritable, à la place de mots français existant.
          Donc comme dans mon cas vous êtes dans le "project management" (gestion de projet, c’est pourtant plus court), vous avez régulièrement droit à des "briefings" (présentations, exposés, préparations) avec du Powerpoint (ça on y peut rien, c’est une marque déposée), où vous bouffez des "slides" (diapos) jusqu’à l’indigestion.
          Et là l’horrible terme qui me fout hors de moi à chaque fois, c’est quand on vient à parler de "l’implémentation" du projet. Transcription littérale de l’anglais "implementation", qui veut dire, selon le contexte : mise en oeuvre, en application, en place, en exercice etc. Là où le français dispose d’une grande variété de termes et de nuances, on utilise de plus en plus le terme anglais, par paresse et par ignorance. Bien pratique que ce mot "d’implémentation", qui permet de rester dans le vague tout en faisant comme si vous saviez ce que le terme recouvre, bref de cacher le fait qu’on a rien à dire.
          Et ceci, mon cher Krokodilo, me semble plus une conséquence d’une mauvaise connaissance généralisée de l’anglais que l’inverse, c’est typiquement le comportement de gens qui veulent se la péter en utilisant de l’anglais à tord et à travers mais qui dans le même temps seraient bien incapables de faire une version de niveau première année de fac correcte (il faut dire que cet exercice exige aussi une bonne connaissance du français !)

          Je constate que les Français, dont le niveau d’anglais est assez notoirement médiocre, utilisent finalement beaucoup plus de mot anglais dans la langue courante que les Québecquois, qui pour la plupart maîtrisent parfaitement l’anglo-américain. Au Québec la plupart des mots anglais qu’on entend dans la rue, c’est de l’argot (comme l’arabe chez nous, quoi...).


        • Hermes Hermes 30 janvier 2009 10:49

          Beubeuh, pour les francais mauvais en langue, je nuancerais vos propos. D’une part aucun test objectif d’évaluation a été fait, et sachant que l’experience individuelle peut être très variable d’une personne à l’autre, cel n’est pas très objectif. D’autre part il faut distinguer le niveau de langue, anglais basic ou d’élite. Il faut reconnaitre que les francais semblent, ne pas avoir un bon niveau en moyenne en anglais basic par rapport à leurs voisins. Mais au niveau du anglais elite, la france se place plutot parmis les premiers. Remarque les evaluations TOEIC effectuées périodiquement sur plus de 2 millions de personnes à travers le monde montre que le niveau moyen en anglais est encore en dessous de C1 pour la plus part des pays ; et la france se situe dans le pelotons de tête.Par contre au niveau du polyglotisme dans divrses langues nous sommes bien placer car dans la plus part des pays d’europe seules deux ttrois langues sont possibles dans les ecoles, alors qu’en france le choix est très vaste, m^me si une proportion très importante se tourne vers l’anglais et l’espagnol


        • beubeuh 2 février 2009 18:29

          Je n’ai pas dit mauvais, j’ai dit médiocre, ce qui n’est pas la même chose. Il est clair qu’il y a pas mal d’européens beaucoup plus mauvais que nous en langues, mais on est pas des stars, quoi. J’admet il s’agit d’un jugement totalement subjectif, mais j’ai l’impression de le partager avec pas mal de monde.
          D’autre part je pense que l’on a aussi une certaine disparité entre l’écrit et l’oral due à notre système éducatif. A la différence de beaucoup d’Européens, nous écrivons souvent mieux que nous ne parlons les langues étrangères.


        • Deneb Deneb 26 janvier 2009 16:13

          "L’anglais comme langue corporate connais quelques déboires"

          La petite coquille, je ne l’aurais pas remarqué avec un autre sujet d’article. C’est tout de même malheureux de commettre des fautes d’orthographe en défendant le français.

          En dehors de ça, pour pouvoir défendre efficacement la belle langue de Molière, on pourrait essayer d’apprendre quelques langues étrangères. En effet, paradoxalement, le fait de connaitre d’autres langues consolide et enrichit la connaissance de sa propre langue. Le français souffre surtout de manque de polyglottes.


          • Krokodilo Krokodilo 26 janvier 2009 18:31

            C’est un cliché, Deneb, les Français sont dans la moyenne question langues étrangères. Et les plus mauvais sont de loin les anglophones, GB ou USA.



          • srobyl srobyl 26 janvier 2009 18:51

            La petite coquille, je ne l’aurais pas rearqué..e  ? Non ?


          • Isocelle 15 février 2009 14:00

            La petite coquille, je ne l’aurais pas remarquée...
            Le complément d’objet direct est placé avant le verbe alors le participe passé s’accorde. C’est vrai que le français est une langue difficile, pleine d’exceptions, de réflexions grammaticales à mener avant d’orthographier un mot. Pas facile de défendre une langue pleine de pièges qui finit par donner des complexes à la plupart de ses locuteurs ! Si le français survit, ce sera sous une forme simplifiée, que cela nous plaise ou non... Avec plus ou moins d’anglicismes, selon notre capacité à être créatifs. Tout anglicisme n’est d’ailleurs pas à proscrire, il faudrait discerner. Entreprise à entreprise pour B to B, ça ne pourra jamais prendre parce que c’est long et ennuyeux. B to B est plus rapide, plus ludique, sonne mieux. Par contre, remue-méninges vaut largement brainstorming et mériterait d’être propagé. On pourrait faire des campagnes de propagation de mots, organiser des concours d’invention de mots... Il faudrait faire de la défense du français autre chose qu’un combat d’arrière-garde mené par les académies, les puristes, les xénophobes et les plus de cinquante ans...


          • Jean-paul 26 janvier 2009 19:14

            Je ne vois pas ou est le probleme de parler francais et d’ apprendre l’anglais pour communiquer avec le reste du monde .Soyons bilingue !!!!!!


            • herbe herbe 26 janvier 2009 22:47

              chiche !
              Que ceux qui parlent anglais commencent donc !

              Ceci dit plus sérieusement,si je parle( pas fluent) anglais donc je n’ai rien contre en fait, je partage l’avis de cet auteur sur la question et force est de constater qu’il y a asymétrie :

              http://www.volle.com/opinion/marre.htm




            • Krokodilo Krokodilo 26 janvier 2009 22:58

              Jean-Paul, bilingue veut simplement dire sa langue dite maternelle, plus une autre langue, pas forcément l’anglais. Vous avez des bilingues qui parlent occitan, allemand, espagnol, italien,etc... Seuls notre ministre Darcos et Mme Pecresse (lauréate du prix de la Carpette anglaise) croeint que bilingue c’est français+anglais.


            • Jean-paul 27 janvier 2009 05:32

              Bien sur pas forcement l’anglais ,mais on parle italien....en Italie ,allemand en Allemagne .
              L’espagnol en Espagne +pratiquement toutel’Amerique latine(sauf le Bresil ) +les USA
              L’anglais au Royaume Uni + USA + Afrique du sud +Canada+Australie+Singapour .
              Donc soyons pratique ,quitte a apprendre une langue autant qu’elle nous serve .


            • sophie 27 janvier 2009 09:04

              En ce moment, l’anglais nous dessert plus qu’il nous sert ! Tout pays qui a misé en plein sur l’anglais a vu sa langue régresser à un niveau purement domestique et même folklorique ! Est-ce cela que vous voulez pour le français ? Devenir comme le suédois ? Ou comme l’irlandais ? Il est vrai que pour l’irlandais, à l’époque, on appliquait le chatiment corporel aux enfants qui osaient le parler ! Ah, comme Darcos et Pécresse (surtout elle) doivent en rêver : un mot de français = un coup de bâton ! Si ces personnes avaient été ministres vers 1942-43, ils auraient imposé l’allemand ? Je le pense, oui ! La loi du plus fort ...

              Par contre, pour l’espagnol, d’accord ! Même mieux : que nous tous, peuples latins ou latinophones (francophones, hispanophones, lusophones et locuteurs de l’italien) apprenions des notions des autres langues latines, afin de favoriser l’inter-compréhension entre nous ! Si on nous additionne, nous les Latins, on écrase (pacifiquement) en nombre les anglophones et les nordiques soumis de la planète ! Et n’oublions pas des citoyens des Etats-Uins hispanophones (et aussi les francophones, Acadiens et autres).

              Ca nous fera de quoi communiquer, non ?


            • Krokodilo Krokodilo 27 janvier 2009 09:52

              Et la liberté ? La liberté de choisir sa ou ses langues étrangères ?


            • beubeuh 27 janvier 2009 17:30

              Comme je l’ai dit plus haut, ce débat sur l’enseignement de l’anglais est hors-sujet.
              En général, ce sont les pires cancres en anglais qui truffent leurs conversations françaises d’anglicismes.
               


            • beubeuh 27 janvier 2009 17:54

              @ sophie

              Si ces personnes avaient été ministres vers 1942-43, ils auraient imposé l’allemand ? Je le pense, oui ! La loi du plus fort ...

              Comme l’a dit Michel Sardou, "s’il n’y avait pas les Ricains, nous serions tous en Germanie"... Si on avait gagné la guerre tout seul comme des grands, on aurait même pas ce genre de débat.

              "Si on nous additionne, nous les Latins, on écrase (pacifiquement) en nombre les anglophones et les nordiques soumis de la planète !"

              Joli calcul...qui oublie malheureusement 100 millions de francophones africains, ainsi quelques centaines de millions d’Africains, d’Antillais et d’Indiens anglophones (et je parle seulement des pays ou c’est la langue officielle). Il paraît d’ailleurs que c’est un débat aux Etats-Unis et en Angleterre... Ces deux pays, références "historiques" de la langue anglaise, voient celle-ci lui échapper du fait de leur infériorité ou l’Académie Française, ça part un peu dans tous les sens.
              Un jour peut-être, l’anglais de référence ne sera plus celui de Londres ou New York, mais celui de Bombay ou Lagos...



            • beubeuh 27 janvier 2009 19:01

              Oups, une partie de ma phrase a été coupée, fausse manip de ma part je pense :

              Ces deux pays, références "historiques" de la langue anglaise, voient celle-ci lui échapper du fait de leur infériorité démographique. Du fait de l’absence d’institutions équivalente à la Francophonie ou l’Académie Française, ça part un peu dans tous les sens.
              Un jour peut-être, l’anglais de référence ne sera plus celui de Londres ou New York, mais celui de Bombay ou Lagos...


            • Romain Desbois 28 janvier 2009 22:37

              oui sophie comme la Belgique où les jeunes wallons et flamands parlent leur langue et l’anglais alors que leurs parents apprenaient la langue de l’autre communauté !


            • sophie 31 janvier 2009 08:20

              L’anglais est devenu un rouleau compresseur destiné à massacrer toutes les autres langues jusqu’à leur disparition finale ! C’est dommage aussi pour cette langue, belle langue de culture britannique, porteuse de l’histoire de ... la Grande-Bretagne !!!!!! Vrai anglais destiné à être aussi éliminé au profit de sa version outre-atlantique !

              Aussi, en Belgique, pays formé de deux peuples à deux langues, rien ne va plus ! Alors qu’en effet, il était si simple pour chaque citoyen belge d’apprendre la langue de l’autre peuple avec qui il partage le même pays, la même nationalité ! Et de discuter avec l’autre en alternant les deux langues ! Mais non ! C’est la guerre ! Pourquoi ?J’sais pas ! Et on déteste tellement "l’autre" et surtout "sa langue" que l’on veut la détruire ! Que choisit-on pour cela ? Le rouleau compresseur cité plus haut ! Qui détruira les deux langues à la fois ! Ah ! La HAINE qui pousse à s’auto-détruire s’il le faut si c’est la condition pour détruire "l’ennemi" !

              Et voilà ce qui se passe dans un pays avec deux langues ! Deux langues seulement ! Et on voudrait que le monstre à 27 têtes et 23 langues marche ?


            • L'enfoiré L’enfoiré 27 janvier 2009 10:44

               Comme j’aime l’originalité et que j’ai déjà donné mon opinion ailleurs, je dirais "Et si on utilisait le langage des signes pour changer" ? smiley


              • Romain Desbois 28 janvier 2009 22:44

                Langage des signes ? Et les aveugles ? Et puis faut-il encore enfoncer les aprioris !
                Le langage des signes n’est pas internationale ! smiley


              • sophie 28 janvier 2009 08:33

                @ beubeuh
                C’est pourquoi je parlais de "latinophones" soit pas automatiquement latins mais parlant une langue latine, donc les Africains ne sont pas oubliés ! Comment oublier d’ailleurs ce sympathique continent où sont la majorité des francophones, avec des tas d’expressions sympathiques qui enrichissent notre langue commune le français ! Si vous en avez l’occasion (et les moyens car en ce moment avec la crise, bon c’est pas le sujet) visitez le Sénégal, l’Afrique du Nord, etc... Les gens sont gentils, accueillants (j’ai visité l’Afrique du Nord - les 3 pays - et le Sénégal) ensuite, les racistes vous paraîtront encore plus répugnants !

                Pour les Ricains qui nous ont libéré, ou plutôt qui ont aidé les résistants (on a tendance à les oublier) c’était (outre leurs intérêts personnels car la guerre commençait à les atteindre avec les Japonais ?) pour nous libérer, nous rendre notre fierté et liberté d’être Français ? Ou pour nous occuper à leur tour ? Et quand nous leur avons envoyé La Fayette et son armée pour les aider à avoir leur indépendance, leur avons-nous imposé la langue française ?

                Car quellle que soit la langue étrangère imposée, c’est le même problème, pas de différence, c’est une humilition, rien d’autre ! Se faire imposer la langue anglaise, ce n’est pas anodin, ce n’est pas pour la facilité de communication, non ! C’est pour mieux imposer la pensée unique ! Même notre Président l’a dit !

                Sinon, c’est vrai que les plus accros aux anglicismes sont les nuls en anglais (vocabulaire = My Darcos and my Pécresse are rich !") et souvent les racistes (vous avez jamais entendu ceux-ci dire "si c’est pas l’anglais ce sera l’arabe, alors faut mieux l’anglais" idiot, écoeurant, mais hélas souvent entendu !).

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