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Accueil du site > Actualités > Politique > Syrie : une censure qui ne fait pas la une des journaux

Syrie : une censure qui ne fait pas la une des journaux

Leila Aïchi, avocate spécialisée dans les problèmes environnementaux, est sénatrice EELV de Paris. A ce titre elle est secrétaire du bureau de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.

Leila Aïchi n'est pas une pacifiste bêlante, loin s'en faut. Elle peut même prendre parti en faveur de l'intervention de la France au Mali. Mais en ce qui concerne la Syrie son opinion est beaucoup plus nuancée que celle de certains bellicistes de son parti n'ayant comme horizon personnel que les ors d'un ministère et ayant dans cette perspective le petit doigt placé sur la couture du pantalon.

Leïla Aïchi doute, ce qui est tout à son honneur. Elle doute à propos de certains éléments de l'argumentaire va-t-en-guerre, quand elle n'en a en revanche aucun sur le caractère indispensable d'un feu vert de l'ONU avant tout passage à l'acte militaire.

Et, comme cela avait été prévu au sein du groupe écologiste, elle aurait souhaité le dire au nom des sénateur(trice)s EELV hostiles à une intervention dans les conditions fixées par le gouvernement, lors du débat au Sénat sur la Syrie le mercredi 4 septembre. Le temps de parole de 12 minutes accordé à EELV avait donc été divisé en deux interventions de temps égal afin que s’expriment les deux points de vue.

Or elle affirme dans son blog et dans la matinale de Bourdin sur RMC : "quelques heures avant le débat une partie de mon groupe a décidé que comme j'étais en défaveur de l'intervention, volonté du président, on m'a évincée" (interview à 17' 51'').

Ainsi donc pour n'avoir pas voulu s'aligner sur la doctrine présidentielle, dans une affaire aussi grave que celle de l'entrée en guerre de notre pays qui, rappellons-le, n'est pas l'objet d'une agression par une armée étrangère ou d'une action terroriste provenant d'un Etat, Leila Aïchi s'est vue "privée de parole" !!

Sans aller jusqu'à poser la question ironique suivante au risque de tomber dans l'outrance, bien que nous ayons à faire ici à un cas de censure digne d'un régime autocratique : " Où se situe donc "l'ennemi" ? En Syrie, ou dans les couloirs du palais du Luxembourg ? ", il n'en reste pas moins qu'il s'agit incontestablement de censure, et d'une censure indigne d'un pays qui se veut démocratique.

Quand la bêtise peut être dans le camp des va-t-en-guerre ("l'esprit munichois" d'Harlem Désir), quand la rhétorique pernicieuse chez un homme intelligent peut revêtir ce genre d'atours, il n'est pourtant pas superflu d'entendre une voix de la sagesse.

Patrick Samba

 

La position de Leila Aïchi sur la Syrie :

Le drame syrien qui se joue sous nos yeux avec près de 100 000 morts en deux ans de guerre civile est avant tout un échec patent de la communauté internationale qui, à force de calculs stratégiques hasardeux et de protection d’intérêts divergents, s’est révélée incapable de peser politiquement pour contrer et faire plier le régime de Bachar el-Assad.

Notre réaction à l’annonce de l’utilisation d’armes chimiques le 21 août dernier n’est que l’illustration de cette incapacité collective à nous réformer.

Pour autant, l’évolution de cette guerre civile vers un niveau d’horreur insupportable, interpelle à plusieurs égards.

Si l’usage des armes chimiques constitue un crime de guerre, la gravité d’une décision de recours à la force ne peut cependant s’accommoder d’une ingénuité stratégique. 

a) Sur la légalité

I – Tout d’abord, une intervention sans mandat de l’ONU rendrait de fait l’opération militaire illégale et illégitime auprès de la communauté internationale. Et ce n’est pas la supposée caution de la Ligue arabe qui pourrait combler ce manque de légitimité. 

Mais par-delà l’absence de légitimité, et en écartant les experts de l’ONU, c’est de l’affaiblissement des institutions internationales qu’il s’agit.

Stratégiquement, la rupture de la légalité internationale, seule discipline imposée à la puissance des grandes nations, est en soi une erreur politique majeure. 

D’ailleurs, à ce stade, sommes-nous certains que l’utilisation des armes chimiques vienne exclusivement du camp de Bachar el-Assad et non des insurgés, puisque l’opposition syrienne, qui pour certaines de ses composantes ne sont pas démocratiques et proches d’al-Qaïda, a elle aussi, en son temps, utilisé des armes chimiques ? 

Veillons à échapper au syndrome de Timișoara et à celui de la deuxième guerre d’Irak dont nous cherchons encore les armes de destructions massives. 

Le droit, mais surtout la sagesse, imposent que nous attendions les conclusions des inspecteurs de l’ONU avant de nous prononcer. 

b) Sur l’effet déstabilisant d’une intervention dans la région

II – Ensuite, au niveau local, la situation n’est pas aussi manichéenne que nous l’imaginons. La guerre civile en Syrie est protéiforme, multidimensionnelle, complexe par ses racines ethniques, religieuses et historiques. Elle ne peut se satisfaire d’une réponse simple. 

Ce conflit ne se résume pas à l’émancipation d’un peuple du joug de son dictateur, comme on tente de nous le faire croire, mais il a révélé un caractère multiconfessionnel, vecteur de radicalisation. 

L’opposition, on l’a dit est plurielle. Ses différentes composantes que sont l’armée syrienne libre (ALS), la coalition d’opposition, les islamistes et les Kurdes syriens où l’équilibre des forces est déjà en faveur des islamistes, ne défendent pas le même projet de société, et portent déjà en leur sein tous les ingrédients d’une guerre civile. 

La population syrienne se partage entre Arabes sunnites (60 %), chrétiens (10 %), alaouites, ramification chiite (12 %) druzes (6 %), et diverses minorités ethniques sunnites, principalement kurdes et arméniennes. 

Le régime syrien s’est appuyé pendant près de quatre décennies sur son groupe religieux les alaouites qui se sont alliés aux chrétiens et aux druzes notamment. 

Les alaouites représentent 140 000 des 200 000 soldats de métier dans une armée qui compte environ 300 000 soldats actifs. Environ 80 % des officiers sont alaouites et les 20 % restants représentent les ethnies alliées au régime. L’opposition syrienne est essentiellement sunnite.

À l’instar du Liban et de l’Irak, tous les éléments sont en place pour que ce conflit dégénère en guerre ethnique et religieuse.

Force est d’admettre que si ce constat ne doit pas limiter notre aide, il contraint de fait notre action. 

Modifier l’équilibre des forces par la paralysie des moyens du régime risque de profiter aux forces les plus radicales. 

Dans cette configuration de guerre civile, initier une intervention entraînerait à coup sûr une déstabilisation de la région (les flux de réfugiés déstabilisent déjà les États voisins (Turquie : 350 000, Jordanie : 375 000 ; Irak Kurdistan : 121 000). 

De vacillante, la situation sécuritaire régionale ne peut que sortir dégradée, voire simplement annihilée pour l’Irak, le Liban, et la Jordanie. 

c) Sur l’efficacité limitée d’une intervention

III – Les conséquences possibles d’une intervention en termes d’escalade de la violence, d’impact sécuritaire régional et de rupture de la légalité internationale exigent une prise de recul dépassant la réaction émotive ou l’opération vengeresse. 

Or, c’est précisément l’efficacité même de cette intervention qui interpelle. 

Quel est l’intérêt de lancer des frappes aériennes sur des cibles du régime, alors que nous savons que tous les centres de commandement et de communications ont déjà été évacués ? 

Quel est l’intérêt de lancer des frappes aériennes en Syrie, alors que les Etats-Unis ne veulent pas renverser le régime en place ? 

Quel est l’intérêt de lancer des frappes aériennes, si elles se révèlent incapables de renverser le cours de la guerre civile en Syrie et si elles ne font qu’accentuer le fossé entre Russes, Chinois et Américains ? 

Punir le régime de Bachar el-Assad n’est qu’une réaction de court terme. La solution à ce conflit est avant tout politique.

Les responsables de notre diplomatie, et par ricochet ceux d’EELV, devraient garder leur sang-froid. 

Le devenir de la Syrie et le peuple syrien méritent mieux que nos approximations et nos incertitudes. 

La France doit être force de proposition avec un plan d’action pour relever la Syrie en associant tous les acteurs de la région ; à commencer par l’Iran qui cherche manifestement à rétablir le dialogue. 

Enfin, le temps des protectorats est révolu. Plutôt que de se tourner vers l’Angleterre dans la nostalgie d’un XXe siècle qui n’existe plus, la France devrait contribuer à la construction d’une diplomatie européenne qui seule a du sens dans la nouvelle donne planétaire. 

Leila Aïchi

Sénatrice de Paris, groupe des écologistes

Secrétaire du bureau de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

 


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32 réactions à cet article    


  • Ricquet Ricquet 6 septembre 2013 09:52

    Leila Aïchi évincée...

    Qu’elle en tire les conséquences et clame ce qu’elle a sur la conscience.
    Le peuple lui en sera reconnaissant.
    C’est une chance audacieuse à saisir que de dénoncer cette démocratie de façade et de bouffons.

    • Patrick Samba Patrick Samba 6 septembre 2013 10:38

      Bonjour Ricquet,

      «  Qu’elle en tire les conséquences et clame ce qu’elle a sur la conscience » dites-vous, et c’est bien ce qu’elle a fait en dénonçant cette censure sur son blog, dépendant du site officiel d’EELV, et en répondant à l’invitation de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.

      Et cette dénonciation manifestement ne manque pas de courage politique !


    • Ricquet Ricquet 6 septembre 2013 13:49

      @Patrick

      Tu dis : le courage politique...
      Le courage politique, ça ne devrait pas exister.
      Lorsque l’on est investi d’une charge élective, l’on fait ce que l’on a à faire par devoir, dans le respect de ses valeurs pour ses administrés qu’il faut défendre et entendre.
      Renoncer, c’est être en dessous de tout.
      Je réfute l’argument de courage qui est un pis aller, et je dis que Léila Aïchi doit profiter des tribunes, pour alerter les communautés manipulées constamment par un mainstream médiatique assourdissant.
      Sortir de sa réserve et porter son message dans les veines de la république.


    • Hervé Hum Hervé Hum 7 septembre 2013 01:25

      Excellente analyse de la sénatrice !

      Surtout cette phrase qui résume tout le débat

      "Stratégiquement, la rupture de la légalité internationale, seule discipline imposée à la puissance des grandes nations, est en soi une erreur politique majeure. "

      Je dirais même plus, c’est une faute politique tragique, car c’est vouloir signer l’arrêt de mort de l’ONU. En effet, dans un monde où il n’y a plus de super puissance mais de grandes puissances tendant à s’allier dans des coalitions de défenses militaires et économiques, la fin de l’ONU nous fait revenir ipso facto à la situation qui prévalait avant la seconde guerre mondiale avec une SDN incapable de se faire respecter dans ses règlements.

      Mais peut être est ce le but recherché !

       Car la difficulté pour les dirigeants voulant la fin de l’ONU, est de ne pas apparaître comme le méchant au yeux de l’opinion publique...


    • Patrick Samba Patrick Samba 6 septembre 2013 10:52

      Bonjour schweizer.ch,

      que cette censure ne soit qu’interne au groupe écologiste du Sénat, cela demande à être confirmé. On peut aussi imaginer les pressions de la direction d’EELV, celles éventuellement exercées par les ministres EELV, voire provenant de plus haut....

      Si maintenant et en pleine crise mondiale de surcroit, il fallait démissionner face à la moindre difficulté, bientôt EELV ne serait plus qu’une poussière de parti. Au contraire elle doit y rester et défendre bec et ongles sa position ! EELV a une belle histoire, et c’est grâce à des gens comme elle que l’on s’en souvient. Tandis qu’on aurait plutôt tendance à l’oublier du fait de sa Direction actuelle et des ministres en place....


    • Onecinikiou 6 septembre 2013 18:42

      Dernier sondage en date : alors que 64% des français sondés se prononcent contre toute intervention internationale en Syrie (bond de 20 points par rapport au courant de l’été), 44% des sympathisants Front de gauche se prononcent POUR, tout en ayant la plus forte proportion de ceux qui y sont tout à fait favorable (19%), devant même les partisans socialistes ou écologistes, qui sont eux majoritairement en faveur d’une intervention (57%), démontrant par la même l’alliance objective entre l’ensemble de la gauche française et le courant néoconservateur pro-américain.



      Voilà de quoi mettre en évidence l’incurie intellectuelle totale de nos front-de-gauchistes et autres écologistes, totalement soumis à la pensée unique dominante pseudo droit-de-l’hommisme, un faux-nez qui sert incroyablement les intérêts des atlanto-sionistes.

    • Le printemps arrive Le printemps arrive 7 septembre 2013 08:06

      @onecinikiou

      et tu crois les sondages ?


    • Le printemps arrive Le printemps arrive 7 septembre 2013 08:27

      @onecinikiou,

       en flagrant délit d’analyse frauduleuse : FDG , c’est 44% de l’ensemble du « total favorable » et 56% de l’ensemble du « total opposé », sinon c’est 19% tout à fait favorable et 19% pas du tout favorable.

      Si ces chiffres veulent dire quelque chose, en effet impossible de savoir combien de personnes sympathisants du front de gauche sur les 972 ont été interrogées.

      Ensuite, c’est un sondage découlant d’un questionnaire auto-administré en ligne : fiabilité ?


    • HELIOS HELIOS 6 septembre 2013 10:36

      ... malgré ce que certains voudraient, l’ecologie n’est pas un parti politique.

      Depuis leur origine, les « ecologistes politiques » se cachent derriere l’ecologie pour creer un espace politique propre. Ils l’ont fait parce que certains français (et d’autres ailleurs) confondent les bons sentiments et la « politique politicienne. »

      L’evolution de notre societe, qui perd ses reperes moraux - soutenus par des valeurs et des spiritualités rassembleuses - se raccroche a des individualités et des influences de pouvoirs sous-tendus par des orientations et des resultats economiques predateurs et diviseurs.

      A partir de là, nous avons tous vu comment les ecologistes et EELV, peu importe leur nom, sont entrés dans la representation nationale et dans l’executif. Pour agrandir le cercle des segmentation, entre le bleu et le rouge, malgré les nuances, il y a maintenant le vert, mais ce n’est pas la couleur qui donne du fond, c’est juste une nouvelle collection d’etiquette qui vient se rajouter... a coller sur le front de ceux qui « nous representent » !!!

      Initile de citer tous les exmples qui confirment que le parti « ecologiste » n’est que politique et surtout pas porté par des valeurs d’ecologie, Duflot en est le symbole.

      Alors Leila Aïchi, qui fait partie integrante de ce parti, qui en est un membre et qui n’est autre qu’une femme politique, vient de faire les frais des mouvements de forces internes a ce parti et se plaint, j’aimerai oser cette image : « comme un jeune chiot a qui on vient de marcher sur la queue ».

      Or, elle sait tres bien comment cela se passe, a elle a elle même profité de circonstances identiques, mais elle etait du bon coté. ... en fait, pas de quoi fouetter un chien, quoi...

      PS : s’il etait necessaire de le dire, nous voyons que le parti EELV n’est en rien un parti republicain et democratique(1), puisque les membres de ce parti doivent s’aligner ou disparaitre lorsque justement l’institution demande l’expression des tendances... en clair l’ecologie politique est dogmatique et n’a rien a envier aux partis religieux fondamentalistes... s’il y avait une « sharia ecologiste » ils l’appliqueraient... a quand le voile vert ?

      - (1) - democratique : respect du representant elu des citoyens


      • Patrick Samba Patrick Samba 6 septembre 2013 11:24

        Bonjour Hélios,

        qu’un parti ne soit « que politique », c’est une chance ! Il serait autre chose et il faudrait s’en inquiéter quand cela dépasserait une certaine limite. Et c’est justement ce qui arrive actuellement à EELV dont la politique actuelle prend une tournure bien trop politicienne, au point de renier ses valeurs et notamment antinucléaires.

        Alors bien sûr il y a eu en mai une radicalisation de son Conseil fédéral qui a exigé brutalement du gouvernement un changement de cap. Mais on a vu dans le passé les capacités de neutralisation des anciens d’Europe écologie quand tentaient de s’affirmer les convictions antinucléaires des Verts. Et c’est ce qui s’est passé à Marseille lors des journées d’été. Quel sens du spectacle et quelle maitrise des média quand Duflot est parvenue à imposer la présence de Christiane Taubira (pour qui j’ai la plus grande estime) qui n’avait pourtant aucun motif politique d’importance à phagociter ainsi « l’image ». Résultat on y a à peine parler de Fukushima et de l’indispensable processus de dénucléarisation de la France.

        Et dans ces conditions il ne faudra pas s’attendre à voir prochainement la fermeture de Fessenheim. Quand pourtant, au vu de ce qui se passe à Fukushima, cela devrait être une priorité.(cf l’article d’Olivier Cabanel de ce jour Fukushima, le tonneau des Danaïdes - AgoraVox le média citoyen )


      • HELIOS HELIOS 6 septembre 2013 12:29

        ... merci pour votre réponse...

        Au fait, savez vous la difference qu’il y a en dogme et politique ?

        — Le dogme ne se discute pas, il est d’essence exterieure a l’homme !!! je vous renvoie a sa definition...
        — La politique, c’est un art du compromis, refletant les tendances et orientations d’un groupe (en general un pays)

        Les deux sont « normalement » antinomique parce que le dogme ne peut etre negociable sur l’autel d’un quelconque arbitrage.
        Mais, dans le domaine des « verts » « EELV », le dogme politique existe, puisque leur objectifs ne semblent pas etre discutables, vous m’en fournissez l’exemple a propos du nucleaire : où et quand ai-je entendu les verts parler d’un arbitrage quelconque en faveur du nucleaire ?

        Le parti politique EELV est de nature dogmatique, c’est a dire que jamais il n’acceptera de compromis, et en ce sens il se rapporche de tous les groupes sociaux humains dont les religieux, integristes, fondamentalistes etc etc...

        Alors ne nous etonnons on pas qu’un avis different en leur sein soit gommé, effacé, supprimé, au nom du dogme, peu importe le sujet... les plus forts du parti en sont les messies.

        Aujourd’hui c’est Aicha qui en fait les frais (elle a peut etre fait parti des forts a un autre moment), il y a rien en cela d’anormal, je ne verserai jamais une larme sur l’ecologie sous cette forme.


      • agent orange agent orange 6 septembre 2013 12:41

        Leila, I WANT TO MARRY YOU !


        • Patrick Samba Patrick Samba 6 septembre 2013 12:53

          Finalement, aujourd’hui, un premier titre parle de cette affaire :
          Leila Aïchi : « Pas d’unanimité chez les écologistes sur la Syrie »

          On peut y lire :

          "Juste avant la séance, on a retiré mon temps de parole car je ne partageais pas la ligne d’une partie du groupe. Je regrette l’absence de débat sur un sujet si grave. Je condamne avec force l’utilisation d’armes chimiques sur des populations civiles. Les responsables devront être traduits devant la Cour pénale internationale.

          Chez les Verts, n’êtes-vous pas minoritaire ?

          La position exprimée au Parlement ne reflète pas celle du parti. Il n’y a pas d’unanimité sur l’engagement militaire. Sur les douze sénateurs du groupe, sept sont grosso modo pour, les autres sont contre ou s’abstiennent. Beaucoup de militants écologistes se sont élevés contre cette intervention et réclament un débat. J’ai reçu beaucoup de messages de soutien."


          • foufouille foufouille 6 septembre 2013 13:03

            ce sont des écoploutocrates. seul compte le pouvoir


            • Lemaïsjekiff R Nesto’r 6 septembre 2013 13:23

              Salut ...

              Et ouais ils la veulent leur guerre les donneurs de leçons, si t’es pas d’accord on te fait taire. On comprend d’ailleurs pourquoi nous ne recevons pas par les journaux télévisés des informations qui iraient dans l’autre sens ... Ils font taire les parlementaires tout comme ils manipulent les gens par la télévision tout ça pour arriver à leur faim ... Faire la guerre !

              Faire la guerre Pour virer Assad et mettre à la place des mecs qui après avoir tués des soldats les ouvrent prennent leurs cœurs et leurs foies pour le bouffer ... Mais ça chut faut pas le dire ... On n’a le droit que de dénoncer la barbarie d’Assad pas celle du camp d’en face ...


              • Deneb Deneb 6 septembre 2013 13:26

                Bizarre, aux dernières nouvelles elle est toujours présidente du « Groupe d’Amitié France-Arabie Saoudite » au sénat. Je ne m’attendais pas à ça de sa part, c’est courageux. En revanche, ses amis saoudiens risquent de lui tirer la tronche.


                • juluch juluch 6 septembre 2013 13:48

                  Elle est dubitative, comme je l’a comprends.


                  Cette histoire sur une intervention en Syrie sans rien savoir et en visant uniquement le pouvoir en place est une erreur.


                  Une fois le régime au sol qui va gouverner ?? Des Islamistes ?


                  Et puis.....................Hollande est incapable de rétablir la sécurité en France et il veut faire la police à l’Etranger.......



                    • almodis 6 septembre 2013 19:58

                      voir l’excellent article de J.Bricmont au sujet de « la gôche » et de la Syrie :






                      • almodis 6 septembre 2013 19:59

                        le copié collé ne marche pas ! 

                        voir : « LE GRAND SOIR » 
                        Jean Bricmont


                        • yvesduc 6 septembre 2013 20:06
                          Merci pour cette information importante qui explique, petit rouage après petit rouage, comment on formate l’opinion des élites dans notre pays.

                          Le plus incroyable est que l’opinion de Leila Aïchi repose largement sur les éléments répandus par les médias… et faux. Il faut croire que les nuances qu’elle y apporte sont déjà de trop.

                          Il y aurait beaucoup à dire, par ailleurs, sur la « légalité internationale ». Si les traités internationaux sont d’inspiration pacifiste, ici encore c’est la loi de la jungle. D’un côté, les principales puissantes militaires s’octroient l’impunité, par l’intermédiaire du droit de veto. Le veto permet de bloquer toute mesure à l’encontre de ses intérêts. De l’autre, les conditions d’entrée en guerre, a priori extrêmement restreintes, laissent un flou autorisant des interprétations tirées par les cheveux et ouvrent toutes grandes les portes de l’arbitraire. Ainsi, une seule école coranique en Afghanistan peut être perçue par une « menace sur la paix » par une grande puissance et justifier une action militaire au nom du chapitre VII. Dans ce cas, il faut cependant un peu d’émotion (par exemple, quelques victimes chez la grande puissance) pour lubrifier le mécanisme et masquer la mauvaise foi évidente du raisonnement. Le droit international offre donc simultanément un chèque en blanc et l’immunité aux grandes puissances militaires. Les pacifistes devraient donc moins demander le respect de ce droit, que sa réforme.

                          • eau-du-robinet eau-du-robinet 6 septembre 2013 22:42

                            Bonjour Patrick,

                            « Leïla Aïchi doute, ce qui est tout à son honneur. Elle doute à propos de certains éléments de l’argumentaire va-t-en-guerre,... »

                            Avec raison et nous sommes de plus en plus nombreux à en douter.

                            Dans un nouvel article exceptionnel, l’ancien Secrétaire Adjoint au Trésor américain Paul Craig ROBERTS démonte avec acuité l’ampleur des mensonges des dirigeants américain, britannique et français, qu’il n’hésite pas à qualifier de «  criminels de guerre » ... source

                            The US Government Stands Revealed to the World as a Collection of War Criminals and Liars

                            Paul Craig Roberts

                            Does the American public have the strength of character to face the fact that the US government stands before the entire world revealed as a collection of war criminals who lie every time that they open their mouth ? Will Congress and the American public buy the White House lie that they must support war criminals and liars or “America will lose face” ?

                            The obama regime’s lies are so transparent and blatant that the cautious, diplomatic President Putin of Russia lost his patience and stated the fact that we all already know : John Kerry is a liar. Putin said : « This was very unpleasant and surprising for me. We talk to them [the Americans], and we assume they are decent people, but he [Kerry] is lying and he knows that he is lying. This is sad. » source

                            Ici il est fait allusion au mensonge de Jhon Kerry quand M. Poutine a traité John Kerry ( secrétaire d’État des États-Unis ) de « menteur », après que le secrétaire d’Etat a nié la présence d’éléments d’Al-Qaida dans les rangs de l’opposition syrienne.


                            • Yohan Yohan 6 septembre 2013 22:49

                              Evincée ? pas étonnant. Hollande tient absolument à nous embarquer dans un conflit pour faire oublier son impuissance à résoudre les problèmes de la France. C’est aux actes qu’on juge les vrais démocrates. Hollande est comme les autres, un as de l’embrouille et pseudo démocrate. Il a déjà trahi ses électeurs, il va passer outre le non français et le non européen. Quelle engeance d’avoir un personnel politique aussi faiblard à l’image de l’EdF de foot.


                              • soi même 8 septembre 2013 13:15

                                Un peut tardivement, je crois que certains élues prennent consciences qu’ils y a quelque chose qui cloche en France.

                                Il y a tous à craindre de cette guerre, surtout quand on remet en perceptive cette information :
                                http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/11/13/peak-oil-pourquoi-le-pentagone-est-pessimiste-exclu/


                                • Luc le Raz Luc le Raz 8 septembre 2013 14:26

                                  Oui, en effet, je pense qu’ « il est urgent d’attendre ». Deux ans de guerre civile vs 3 semaines pour le rapport de l’ONU, peanuts ! Bravo Leilla. Intervention interdite car non conforme ? Shame on you, sénateurs EELV !


                                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 9 septembre 2013 07:41

                                    Si les Verts ne s’occupent pas d’écologie, ils servent à quoi ?

                                    Ben... à neutraliser les écologistes (les vrais) pour qu’ils évitent de demander la sortie de l’ UE et à sortir de l’influence néfaste de Monsanto et des articles 38 &39 des Traités qui imposent l’agriculture intensive à toute l’ Europe...

                                    Et ils servent aussi à imposer la fin des Nations européennes, en soutenant les euro-régions et « le local ».

                                    Les vrais écologistes sont des gens plutôt instruits des dégâts sur la planète, plutôt motivés et remuants, mieux vaut les neutraliser en mettant dans les gouvernements cette pseudo variété d’ Organisme Génétiquement Modifié, que sont les Verts.

                                    Qui les dirige ? Cohn Bendit, Vice Président de la section française du Mouvement européen, créé par la CIA après la guerre...

                                    Vidéo de François Asselineau sur les euro-régions sur le site de l’ UPR, et le livre de Pierre Hillard « La décomposition des Nations européennes. »


                                    • bnosec bnosec 9 septembre 2013 07:54

                                      Cette dame, comme la majorité de ses collègues politiques de profession, pratique quotidiennement la censure envers ceux qui s’insurgent contre leur pensée dominante. D’ailleurs EELV doivent être les plus forts dans ce domaine.
                                      Et là elle se plaint d’être elle même victime de censure.
                                      Risible !


                                        • Komastes 9 septembre 2013 16:40

                                          http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/intervention-francaise-en-syrie-140707

                                           

                                          De la capacité à dépenser l’argent que l’on a pas !

                                           

                                          La volonté du Président Hollande d’intervenir en Syrie soulève de nombreuses questions et mérite quelques éclaircissements :

                                          - au moment où le gouvernement demande aux français de faire des efforts

                                          - au moment où l’insécurité explose partout en France

                                          - au moment où les responsables politiques n’arrivent pas à venir à bout d’une augmentation de la pauvreté parmi les français

                                           

                                          A ce même moment, le Président Hollande explique qu’il y a suffisamment d’argent dans les caisses pour financer une intervention qui coûtera des centaines de millions d’euros (à court terme) et probablement des milliards à moyen terme en tenant compte des effets collatéraux… et sans compter le coût d’un enlisement d’un conflit et des multiples répercussions qu’il aura au Moyen Orient…

                                           

                                          Tout cela est-il bien raisonnable ?

                                           

                                          http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/intervention-francaise-en-syrie-140707


                                        • Komastes 9 septembre 2013 16:40

                                          http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/intervention-francaise-en-syrie-140707

                                           

                                          De la capacité à dépenser l’argent que l’on a pas !

                                           

                                          La volonté du Président Hollande d’intervenir en Syrie soulève de nombreuses questions et mérite quelques éclaircissements :

                                          - au moment où le gouvernement demande aux français de faire des efforts

                                          - au moment où l’insécurité explose partout en France

                                          - au moment où les responsables politiques n’arrivent pas à venir à bout d’une augmentation de la pauvreté parmi les français

                                           

                                          A ce même moment, le Président Hollande explique qu’il y a suffisamment d’argent dans les caisses pour financer une intervention qui coûtera des centaines de millions d’euros (à court terme) et probablement des milliards à moyen terme en tenant compte des effets collatéraux… et sans compter le coût d’un enlisement d’un conflit et des multiples répercussions qu’il aura au Moyen Orient…

                                           

                                          Tout cela est-il bien raisonnable ?

                                           

                                          http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/intervention-francaise-en-syrie-140707

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