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Accueil du site > Actualités > Politique > Tenir compte des votes blancs pour moderniser la démocratie

Tenir compte des votes blancs pour moderniser la démocratie

Ce texte a été proposé aux plus grands journaux français, mais la question ne leur a jamais paru d’importance. Serait-ce que les grands partis politiques, qui sont derrière ces journaux, redoutent une mesure qui contrecarrerait leur démagogie et éliminerait des acteurs trop bien en place ? L’abstention croissante ou la présence de candidats extrémistes de tous bords, signes d’un rejet du fonctionnement actuel de la démocratie en France, est un sujet de second ordre pour ces médias. Pourtant, la reconnaissance du vote blanc, qui existe ailleurs sous différentes formes, permettrait de rassembler vers la démocratie de nombreux Français.

La reconnaissance et la comptabilisation des votes blancs existent différemment en Belgique et en Suède. Elles permettent aux électeurs d’exprimer démocratiquement leur désaccord sur un choix référendaire ou leur refus des candidats qui sont proposés en évitant les votes de pure contestation en faveur de partis extrémistes, comme on le voit aujourd’hui en France.

Et si au second tour des présidentielles les Français devaient choisir entre Le Pen et la candidate Ségolène Royal ?

Une telle éventualité, nullement irréaliste, et qui mettrait à mal l’électorat de la droite républicaine, est rarement envisagée dans les médias. Sans doute gêne-t-elle les grands partis de gauche et de droite en soulignant le mal-être de la démocratie en France, pourtant diagnostiqué par de nombreux journalistes, et le détournement de son fonctionnement par les jeux politiciens. L’alternative « Le Pen ou Chirac » en 2002 n’a-t-elle pas pris les médias par surprise et placé les électeurs des gauches, cette fois-là, dans l’inconfortable obligation de voter à l’encontre de leurs convictions ? Quelle peuvent être, alors, l’autorité morale et l’assise démocratique d’un président élu à contrecœur par une majorité de votants, seulement pour s’opposer à un autre candidat perçu comme pire ?

Dans l’hypothèse d’un choix entre Ségolène Royal ou Jean-Marie Le Pen en 2007, que feraient les électeurs des droites ? Qui oserait prévoir ce que serait « le pire » pour eux ? Les plus honnêtes, ceux qui refuseraient une telle alternative, ne seraient-ils pas tentés de s’abstenir... ou de voter blanc ? Ils se trouveraient alors exclus du suffrage dit universel du fait que les bulletins blancs, comme les nuls, ne sont pas comptabilisés dans les suffrages exprimés. Le président ou la présidente risquerait donc, une nouvelle fois, d’être élu(e) comme « le moindre mal », et seulement par une minorité des électeurs.

Une progression inquiétante des abstentions et des votes blancs

Journalistes et sociologues ne manquent pourtant pas de souligner cette inquiétante dégradation de la démocratie en France. Les Français perçoivent de plus en plus mal leurs hommes politiques et font de moins en moins confiance à l’État, tout en attendant de lui, peut-être faute de mieux, toujours plus d’assistance. Une « démagocratie » tend insidieusement à se substituer à la démocratie. Les politiques en sont conscients, puisqu’Alain Juppé est allé jusqu’à dire, devant ses étudiants québécois : En France comme au Canada, l’image des hommes politiques est désastreuse. C’est même l’un des métiers qui, dans les sondages, suscite le plus d’aversion, à égalité avec celui de prostituée (sic) ! (Le Monde 2 n° 117, 13/05/06, p. 33). Faut-il s’étonner du désintérêt d’une partie croissante des Français pour une démocratie, voire de son rejet par une minorité, s’ils perçoivent celle-ci comme manipulée : 70% d’abstention et 4,9% de votes blancs ou nuls lors du référendum sur le quinquennat ! 2,43% de votes blancs ou nuls et 29,3% d’abstentions au premier tour des présidentielles de 2002 ! Aux législatives, les abstentions étaient déjà passées de 21,5% en 1986 à 32% en 1997 (sources : Assemblée nationale). Faut-il s’étonner par ailleurs de la montée consécutive des votes pour les partis extrémistes, de droite ou de gauche, et les petits partis « poils à gratter », votes essentiellement « réactionnaires » parce qu’en réaction contre la classe politique dominante ? Pour la prochaine élection présidentielle, les « primaires » à la française, organisées par les deux principaux partis, si elles sont dans l’intérêt de ceux-ci, donnent le sentiment de verrouiller le choix des électeurs.

La prise en compte du vote blanc pourtant discrètement examinée à l’Assemblée nationale.

Certains députés sont devenus conscients qu’ils ne pouvaient plus éluder systématiquement la demande insistante des électeurs de comptabiliser les votes blancs. En 1999, un sondage Ifop indiquait que 7% des Français avaient voté blanc, 13% quelquefois et 16% rarement, soit par refus des candidats en présence, soit par hostilité aux politiques proposées (sources : Assemblée nationale). Au cours des trois dernières législatives, il y eut déjà douze propositions de loi dans ce sens, rarement relayées dans les médias. La dernière, déposée par le député UDF Jean-Pierre Abelin et débattue par la Commission des lois constitutionnelles le 22 janvier 2003, puis délibérée en séance publique le 30 janvier, visait (Article 1) à ce que les maires mettent à la disposition des électeurs autant de bulletins blancs que d’inscrits, (Article 2) à ce que les bulletins blancs soient décomptés séparément et entrent en compte pour la détermination des suffrages exprimés. Cela a été voté à l’Assemblée nationale, mais n’a pas été débattu au Sénat, de sorte que la loi, comme beaucoup d’autres en France, ne sera jamais appliquée. Le Parti blanc (www.partiblanc.fr/) s’en est ému dans les médias, mais ceux-ci n’y firent guère écho.

Les modes d’emploi du vote blanc

Le bulletin blanc signifie, dans le cas d’un référendum, que l’électeur ne juge pas pertinentes les questions posées ou est en désaccord avec les réponses possibles. Dans le cas d’une élection, c’est le rejet des candidats. Lors de la dernière élection présidentielle française du 21 avril 2002, si la reconnaissance et la comptabilisation des votes blancs avaient été inscrites dans la loi, il n’est pas impossible que ceux-ci eussent été plus nombreux que les votes en faveur de Le Pen ou de Chirac, les deux candidats du second tour. Et l’évolution de la France n’aurait-elle pas été différente ?

Quelles conséquences une loi officialisant la prise en compte des votes blancs devrait-elle prévoir ?

La logique démocratique et le respect de l’expression populaire impliqueraient d’annuler le référendum ou d’en modifier les questions et, dans le cas d’élections, de reprendre le scrutin avec d’autres candidats. Le renouvellement de la classe politique s’en trouverait accéléré. C’est la raison pour laquelle les élus redoutent et repoussent autant qu’ils le peuvent la reconnaissance du vote blanc. D’ailleurs, les propositions de loi déposées jusqu’à maintenant ne prévoient qu’une comptabilisation distincte des votes blancs, sans en tirer de conséquences logiques. Le déplacement vers le bureau de vote de l’électeur, son acte de déposer un bulletin blanc dans l’urne reste donc assimilé à une abstention.

Le vote blanc en Belgique et en Suède

Le vote blanc est reconnu en Belgique et en Suède. Il est important de préciser comment il fonctionne dans ces deux pays. Si en France le vote n’est pas obligatoire, obligation qui serait incompatible avec la mentalité française, il l’est depuis le XIXe siècle en Belgique. La contrepartie de cette obligation a toujours été associée à la prise en compte du vote blanc. Mais l’article 156 du Code électoral sépare les bulletins blancs et nuls du décompte des votes. Ensuite, l’article 157 considère comme nuls ou invalides (alinéa 4) ceux qui ne contiennent l’expression d’aucun suffrage. Le résultat est enfin proclamé par un cheminement assez comparable à ce qui se passe en France : http://www.elections.fgov.be/pdf/loiwet.pdf. Dans ce mode de scrutin, tout comme ce que prévoient les projets de lois déposés en France, le décompte ne peut influer sur le résultat de la consultation, à tel point que le Vlaams Belang, l’extrême droite, est le deuxième parti de Flandre, parce qu’il draine, comme Le Pen en France, les votes contestataires. La montée de la misère et des affaires politico-financières provoque, en Belgique aussi, une perte de confiance des électeurs. Par ailleurs, de nombreux commentateurs s’accordent pour constater que l’abstention et le vote blanc ou nul correspondent à des scores comparables à ceux des partis traditionnels. En Belgique, l’obligation de voter n’est donc pas réellement compensée par une totale liberté d’expression de l’électeur, qui impliquerait la possibilité de refuser des candidats et, par voie de conséquence, de les rendre inéligibles, au moins pour quelques années.

En Suède, le problème se pose différemment. On ne parle plus de bulletins blancs, mais on comptabilise ensemble la totalité des bulletins invalides (ou annulés), ce qui inclut les bulletins blancs. Si le nombre de ceux-ci égale ou dépasse celui des autres bulletins, l’élection est annulée et il donc est procédé à un nouveau vote (Art 25). De ce fait, un bulletin déchiré ou comportant des insultes a la même valeur d’expression qu’un bulletin blanc. Il n’y a pas de conséquence, non plus, pour les élus ayant participé à une élection où plus de 50% des électeurs ont voté blanc.

Engager un débat sur le vote blanc en France, et ailleurs

Cinq ans après le séisme qu’a représenté le choix entre Le Pen et Chirac le 21 avril 2002, la prochaine élection présidentielle devrait inciter les responsables politiques français à faire preuve de courage et d’honnêteté en donnant un signe fort d’assainissement de la démocratie en France. Mais quel parti inscrira dans son programme la comptabilisation des bulletins blancs comme suffrages exprimés ? Quand le choix par défaut pourra-t-il être remplacé par un véritable choix d’engagement, c’est-à-dire par un choix « d’action », et non de « réaction » ? Toutefois le malaise de la démocratie n’est pas une « exception française », il touche d’autres pays d’Europe et d’Amérique. En légalisant la reconnaissance et la comptabilisation du vote blanc, réclamées dans plusieurs pays, la France, qui aime bien se montrer en exemple, pourrait prendre la tête d’un mouvement de modernisation de la démocratie qui finirait bien par se mondialiser.

_______________________________

Patrick Plumet , Professeur honoraire de l’Université du Québec à Montréal.
Mehdi Guiraud, Président du Parti Blanc.


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111 réactions à cet article    


  • seb (---.---.12.18) 9 janvier 2007 12:04

    Il y a certains candidats qui annoncent des ruptures... des foutaises quoi.

    Celle ou celui qui nous annonce que SA PREMIERE MESURE sera la reconnaissance du vote blanc en tant que tel et que la proportionnelle sera appliquée aux législatives... JE VOTE POUR LUI

    On peut toujours y croire, non ???


    • tmd (---.---.5.58) 9 janvier 2007 13:27

      Même s’il est borgne smiley


    • Prêtresse Prêtresse 9 janvier 2007 14:58

      « La tripolarité impétueuse est une possibilité entre tant d’autres ». Au diable l’amalgame des vieilles femmes sinistres, épuisées et déshérités.

      Moderniser la démocratie ?

      1. Nous ne connaissons pas les motifs de ’l’action’.

      2. Nous ne connaissons pas l’action que nous accomplissons.

      3. Nous ne savons pas ce qu’il en adviendra.

      Mais nous croyons le contraire sur ces 3 points.

      — -


    • Poupulusque (---.---.158.243) 9 janvier 2007 18:35

      « Celle ou celui qui nous annonce que SA PREMIERE MESURE sera la reconnaissance du vote blanc en tant que tel et que la proportionnelle sera appliquée aux législatives... JE VOTE POUR LUI.. »

      Moi, je serai prêt à voter pour le premier candidat qui annoncerait la sortie de l’OMC, l’interdiction des délocalisations et du dumping social, etc... Le reste, c’est de la masturbation intellectuelle.

      Je trouve plutôt bien les derniers articles de De ço qui calt :

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17469

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17139

      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16585

      Au moins, il pose les vrais problèmes.


    • Sam (---.---.136.3) 9 janvier 2007 21:54

      1. Nous ne connaissons pas les motifs de ’l’action’.

      2. Nous ne connaissons pas l’action que nous accomplissons.

      3. Nous ne savons pas ce qu’il en adviendra.

      Mais nous croyons le contraire sur ces 3 points.

      Quand même étonné, pour le moins, que 14 votes déclarent ce post non-constructif.

      N’est-ce pas évident que nous nous faisons une pétition de principe quand nous votons et que nous ne connaissons ni le jour ni l’heure de la moindre action, quand action est proposée en programme, de ce que le candidat qui demande nos suffrages fera ?!

      C’est d’ailleurs une des raisons majeures du vote blanc : les candidats ne réalisent pas ce qu’ils ont proposé, ou font tout le contraire, ou agissent quand il est trop tard.

      Alors, on peut penser que les poucebaisseurs n’aiment pas la personne. Elle à le droit de s’exprimer et elle dit des vérités ou des conneries. C’est le droit inaliénable d’un des derniers espaces de liberté qui nous sont laissés. Qu’on le respecte au lieu de bêtement censurer sans même lire ce qui est écrit.


    • Mehdi (---.---.50.31) 9 janvier 2007 22:35

      Merci sam... ça fait du bien.


    • MOise (---.---.19.118) 10 janvier 2007 02:07

      Excuse moi sam, mais j’ai lu deux fois le post pour etre sur que c’etait pas une erreur, mais surtout j’ai pas tres bien compris ce que pretresse disait, j’ai meme cru qu’on avait « une » demain west ! mais les mots ne sont pas sortis de nul part et je crois que tu aurais du poster en réaction a son commentaire !

      çà m’a éclairci son propos.


    • bernard29 candidat 007 9 janvier 2007 13:24

      J’ai lu de nombreux points de vues sur le vote blanc et je salue l’énergie que vous déployez sur ce thème et votre volonté d’attirer l’attention sur l’état de notre système démocratique. La problèmatique présidentielle SEGO-LE PEN en 2007, comme (CHIRAC- LE PEN en 2002) n’est pas pertinente. Que voulez vous ? ce sont les deux premiers qui sont retenus pour le deuxième tour.

      Personnellement je n’arrive pas à en percevoir l’intérêt du vote blanc, sauf cas du vote obligatoire.

      Il y a l’abstention et le vote nul, qui sont aussi des moyens d’expression qui ont sans doute la même fonction et le même effet. Je sais que vous expliquez que la fonction du vote blanc est de signifier qu’aucun des candidats n’est satisfaisant et que vous remplissez quand même votre devoir de citoyen. mais, le vote nul a la même fonction.

      Le vote blanc aurait peut être une fonction, celle de remplacer l’abstention, mais le vote nul peut aussi faire l’office, si le vote était obligatoire.

      Le vote blanc aurait à la limite, une signification si à partir d’un taux de vote blancs,(cf dans votre article) cas de l’élection était annulée, mais dans ce cas, comment refaire l’élection ? Il faudrait considérer que les candidats à la première élection ne pourraient pas se présenter à la nouvelle. Et jusqu’ou voulez vous aller comme cela ? Et s ‘il n’y a plus de candidat ? Il faudra pourtant des représentants élus. Et si les candidats peuvent se représenter à l’élection, cela veut dire que la signification que vous donnez au vote blanc (aucun dcnadidat n’est satisfaisant) n’est pas valable.

      D’ailleurs on pourrait aussi considérer qu’a partir d’un certain taux d’abstention, il faut refaire l’élection. Ce serait d’ailleurs plus satisfaisant que le vote blanc parce que vous n’auriez pas signifier aux candidats la nécessité de s’abstenir de se présenter.

      Sincèrement je ne comprends pas. L’abstention et le vote nul remplissent tout a fait leur office d’indicateurs de l’état de notre démocratie. Le vote blanc n’y apporterait rien.

      Je suis peut être obtus, mais le problème actuel est surtout de valoriser les modalités d’une meilleure représentation et d’une meilleure expression citoyenne et pour cela, la promotion du référendum d’initiative citoyenne ou les actions contre le cumul des mandats me paraissent d’une nature bien plus positive.

      Voulez vous participez à l’élaboration d’un « pacte démocratique pour 2007 » ? voir le blog « changer la république. ».


      • LE CHAT LE CHAT 9 janvier 2007 13:41

        d’accord avec toi , le vote nul , c’est aussi bien . J’ai une fois voté avec un carré de pq au 1er tour puis une pub pour harpic au 2eme tellement les candidats étaient nuls (et chiants en plus).


      • xav (---.---.16.250) 9 janvier 2007 15:06

        Il y a quand même une différence fondamentale entre un vote blanc et une abstention. Et cette différence n’est pas prise en compte dans le système.

        Le vote blanc (ou nul) correspond a priori à un choix : aucun candidat ne me convient, et je le dis.

        L’abstention laisse présumer plutôt : ca ne sert a rien de voter, pourquoi se fatiguer, j m’en fiche.

        Mélanger les deux, c’est annoncer un profond désintérêt des francais pour la politique (« voyez, ils s’abstiennent à 40%, ils ne se déplacent même pas pour donner leur avis »). Le tout en additionnant des choux et des navets.

        Sur ce point comptabiliser les votes blancs séparément des abstentions permettrait de se rendre compte quelle part de francais ne se sent pas concernée par la politique (=abstention), et quelle proportion de votants, qui veulent faire entendre leur voix, annonce que ce qu’on leur propose ne leur convient pas (=vote blanc).

        Ainsi, sans même remettre en cause le fait que seuls ceux qui se sont exprimés sur les candidats choisissent le gagnant (ex : Chirac et ses 82% des suffrages COMPTABILISES), on pourrait pondérer les ardeurs de nos politiques, les ramener à la réalité de leur condition, en rappelant non pas que 40 % des électeurs s’en fichent, mais que 30% votes blancs (donc contre tous les candidats), 10% ne votent pas (donc ne se sentent pas concernés).

        Ainsi, on rappelerait à un député élu, par exemple, que 51% des suffrages comptabilisés, qui lui donnent son poste, peuvent représenter en réalité 40% des votes exprimés (avec à peu près 80% de votes, et 20% d’abstentionnistes purs), et même 35% des électeurs inscrits. Passé du statut de « représentant de la majorité de son fief » à « représentant 1/3 des électeurs de son fief », ca doit faciliter le maintien des pieds sur terre d’un député...

        Après si on pouvait obtenir l’annulation d’un vote par manque de participation... ce serait la cerise sur le gateau. Un moyen de pression efficace.


      • (---.---.190.142) 9 janvier 2007 19:08

        Tout à fait d’accord, on ne peut pas compter ensemble ceux qui vont à la pêche et s’en foutent et ceux qui exprime réellement un désinterêt (ou désapprobation) pour les candidats et/ou les politiques proposées.


      • St James (---.---.9.50) 11 janvier 2007 13:47

        Sauf que tu n’as pas donné d’avis, puisqu’il est « nul ». Le vote blanc, lui, est un avis. La différence est pourtant de taille !


      • énrico (---.---.54.170) 9 janvier 2007 13:28

        Ne vous semble-t-il pas qu’en France, tous les électeurs sont raisonnablement pour la reconnaissance et la comptabilisation des votes blanc, alors que nos responsables politiques en charge des affaires sont globalement contre. Chercher l’erreur démocratique... !


        • bernard29 candidat 007 9 janvier 2007 15:02

          C’est faux. Je ne sais pas où vous avez trouvé votre information !! un sondage ou le pifomètre ?

          Il y a eu un conseiller régional élu sous le signe du vote blanc en Bretagne ; Monsieur Gautier , Président du mouvement « Blanc c’est exprimé », élu dans le département des Côtes d’Armor.. Son mouvement avait eu un élu donc entre 5 et 6 % des voix. Outre le fait que l’on peut se poser la question de savoir ce qu’il doit faire une fois élu, je vous signale que lors des élections suivantes, en 1998, son mouvement n’a eu aucun élu, à défaut de candidat.

          D ’ailleurs l’auteur de l’article, président du parti blanc, s’est présenté aux législatives à Paris, selon sa présentation là haut, il serait intéressant de connaître son score électoral.

          D’ailleurs dire que tout le monde, sauf les élus, est pour le vote blanc n’est pas un argument. Expliquez l’erreur démocratique que vous subodorez. Et si vous en êtes persuadé , vous devriez vous battre pour qu’un référendum soit organisé afin d’instituer le vote blanc.


        • (---.---.190.142) 9 janvier 2007 19:10

          Voter blanc ou voter pour le parti blanc, ca n’est pas encore la même chose, vous le dites vous même « on peut se poser la question de savoir ce qu’il doit faire une fois élu ». La question ne se pose pas avec une vraie reconnaissance du vote blanc


        • MOise (---.---.19.118) 10 janvier 2007 02:29

          Ce qu’il sous entend c’est qu’on a jamais vu un(e) seul politicien(ne) proposer des lois qui pourraient leur pporter préjudice !

          Et que, par ailleurs, si les citoyens éliminaient par le nombre de vote blanc des politiciens(enes), l’echiquier politique tournerais plus vite et raccourcieirais les carrières politiques des imcompétents ! Ces gens seraient obligés de travailler encore plus sérieusement et faire plus attention encore aux demandes des citoyens !Et peut etre moins des lobbys et de la minorité qui est dirigés par l’economie ! Bref, c’est l’economie qui doit etre aux servuices des citoyens et pas l’inverse ! Contrairement a ceux qui pronent la sortie de l’OMC, je voudrais que celle ci changenet les regeles de bases, et ne considèrent plus seulement que le volume est important, mais aussi le respect des droits de ceux qui contribuent aux dévellopement de ces echanges.Bref remplacer les regles de l’OMC(rapports de forces en fait !) par les droits de l’homme et ceux de l’environnement.


        • alberto (---.---.241.242) 9 janvier 2007 13:35

          Voilà un sujet qui revient régulièrement avec chaque élection...Mais beaucoup d’eau coulera encore sous le pont de la Concorde (celui en face l’Assemblée Nationale) avant que nos politiciens aient le courage de changer des règles qui pourraient les faire passer pour des billes...


          • Line Yoblin d’Hividu (---.---.46.92) 9 janvier 2007 13:36

            Bayrou est pour la reconnaissance du vote blanc. Mais il ne dit pas qu’il l’appliquera immédiatement.


            • T.B. T.B. 9 janvier 2007 14:55

              François Bayrou « Je suis pour le vote obligatoire, car dans un pays où l’école est obligatoire, où l’assurance sociale est obligatoire, la participation aux choix de la cité ne peut pas être optionnelle », a déclaré le président de l’UDF devant le conseil national de son parti à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). M. Bayrou a précisé que ce vote obligatoire aurait pour contrepartie "la reconnaissance du vote blanc. Doit-on comprendre que tant qu’il n’y aura pas de vote obligatoire il n’y aura pas pour le sieur Bayrou, de vote blanc ?

              En revanche Alain Mourguy est sans ambiguïté. : Alain Mourguy (Union Droite Gauche) 1) Si une grande partie des électeurs ne votent plus, c’est qu’ils ne sont ni entendus ni écoutés depuis bien longtemps par les divers gouvernements. Il nous semble impératif que le « vote blanc » soit reconnu comme suffrage exprimé. Le vote blanc réduira le nombre des abstentionnistes, et pourra aussi être un éventuel vote de contestation.

              Idem pour Jean-marc Governatori (La France en Action) : Engagement 13 L’élu doit mériter une légitimité incontestable par ses actions, son exemple et un nouveau statut : aucun cumul de mandat, état de santé compatible avec la fonction, non rééligibilité en cas de condamnation. La reconnaissance du vote blanc comme un suffrage exprimé doit être légalisée, comme le référendum d’initiative populaire. La Cour des Comptes et le Parlement doivent EFFECTIVEMENT contrôler l’utilisation des fonds publics. (pareil pour Mourguy)

              http://209.85.135.104/search?q=cache:ObhGiw7yrCwJ:presidentielles.partiblanc.fr/+Bayrou+vote+blanc&hl=fr&gl=fr&ct=clnk&cd=5


            • Sam (---.---.136.3) 9 janvier 2007 22:01

              Je suis pour le vote obligatoire, car dans un pays où l’école est obligatoire, où l’assurance sociale est obligatoire

              Pas moi. La démocratie ne peut être obligatoire. De plus, ne pas voter est un acte politique qui signifie qu’on n’accorde pas d’importance aux institutions et aux représentants politiques de l’heure.

              Si la démocratie était incarnée par des représentants dignes et actifs, alors y aurait-il sans doute moins de défiance et de rejet de cette belle démocratie qui est notre fondement de vie sociale. Alors les prétendus jemenfoutistes se réduiraient à peau de chagrin, posture de dandy ou nostalgie d’une époque où les rois ne permettaient pas que le peuple décidât de faire son propre destin.


            • parkway (---.---.18.161) 9 janvier 2007 13:49

              Vous pouvez dire ce que vous voulez, mais, quelques soient les sujets, on en revient toujours au même point et à la même problématique, nos chers élus...

              Plutôt que de vouloir changer les lois, changeons les politiques : il faut vraiment mettre hors d’état de nuire tous les parasites carriéristes qui nous dirigent depuis 30 ans, qui sont responsables de tout pour leurs pouvoirs et de rien pour leurs erreurs ou leurs magouilles.

              Ne votez pas comme vous le disent les médias !

              votez pour les nouveaux petits partis !vous ne risquez rien, que le changement attendu.

              Les surprises seront grandes en avril ! n’écoutez pas les médias ! votez en votre âme et conscience et pas pour un soi-disant « grand parti » qui « risque » d’être élu.

              Ne votez pas non plus les extrêmes !

              si vous voulez du changelment, votez le changement et il n’y aura pas besoin de comptabiliser les votes blancs ou nuls...


              • faxtronic (---.---.127.45) 9 janvier 2007 13:50

                je voudrais pas jouer les rabat-joies ou les reacs, mais enfin, voter c’est choisir, souvent entre deux maux.... Un vote blanc exprime la volonte de ne pas choisir. Soit. mais dans la vie faut toujours choisir : choux de bruxelles ou macaroni ?, Segolene ou sarkozy ? bayrou ou lepen ? la democratie n’est pas un jeu, un supermarché. Imaginons que les votes blancs soient minoritaiees : who cares ? Imaginons que les votes soient majoritaires : Q’est ce que l’on fait, on organise une battue dans le bois de Chinon pour trouver le bon candidat, on se regarde dans le blanc des yeux, on fait une commission ? non mais franchement, il y a plus de 50 candidats aux presidentielles, si vous ne trouvez pas un candidat qui reponde a vos exigences, c’est que vraiment vous n’etes pas pret a faire des concessions, c’est que vraiment vous n’etes d’accord avec les principes de la democratie : compromis, negociations, mandat.


                • Michel (---.---.160.170) 9 janvier 2007 18:19

                  « mais dans la vie faut toujours choisir : choux de bruxelles ou macaroni ?, Segolene ou sarkozy ? bayrou ou lepen ? la democratie n’est pas un jeu, un supermarché. »

                  « si vous ne trouvez pas un candidat qui reponde a vos exigences, c’est que vraiment vous n’etes pas pret a faire des concessions, c’est que vraiment vous n’etes d’accord avec les principes de la democratie : compromis, negociations, mandat. »

                  vous avez une vision extrement étroite de la démocratie. La « vraie » démocratie ce n’est pas seulement choisir entre X et Y lors d’élections pour leur donner un mandat qui, sans contre-pouvoir citoyen n’est rien d’autre qu’un chèque en blanc. La « vraie » democratie, c’est de choisir (à la majorité, ’est à dire 50% des votants +1) des idées qui orientent l’évolution d’un pays et de ses citoyens. Et c’est certainement pas dans une pseudo-democratie purement representative comme en France qu’on peut le faire ! A l’echelle nationale, les suisses votent une fois tous les quatre ans pour elire leur representant (l’equivalentt de député en France). Et durant une legislature (de quatre ans donc), ils s’expriment sur une trentaine (en moyenne) d’objets legislatifs, dont la plupart sont de leur initiative.


                • faxtronic faxtronic 9 janvier 2007 21:27

                  France : pseudo-democratie ? Il faut arreter tout de suite ce genre de remarque. Si pour toi une democratie, c’est foutre un referendum mobilisant tous les 4 matins 60 millions d’electeurs, pour entendre les debats-sornettes comme pour la constitution, pour entendre des precheurs de conneries dire tout et n’importe quoi, pourvu que ça plaise, merci bien.

                  De toute facon, il vaut mieux s’occuper de son jardin. Combien de fois es tu aller voir ton maire, ton deputé, ton conseil municipal, pour demander une explication ? Combien de foi t’es tu engagé pour qu’une action soit faite. Commence par agir localement, avnt de demander des referendums sur des sujets quelquefois tellement techniques et abscons qu’il est difficile pour un non-initié d’avoir une opinion saine et éclairé.

                  On m’a dmandé mon avis pour le quinquennat. Mais que veux-tu que moi, citoyen travailleur, bossant et m’occupant de ma famille en priorité, est une quelconque vision profonde de la difference entre quinquennat et septennat.

                  Quand je donne ma voie a un gusse, c’est sa vision, ses idees , sa volonté, son talent que je mets en avant. Mais une fois en place j’ai pas envie d’avoir a me decider tous les quatres matins sur des points techniques, qui me sont de toutes facons hors de portée.


                • Michel (---.---.160.170) 9 janvier 2007 22:56

                  « France : pseudo-democratie ? Il faut arreter tout de suite ce genre de remarque. »

                  Certainement pas, c’est une réalité.

                  « Si pour toi une democratie, c’est foutre un referendum mobilisant tous les 4 matins 60 millions d’electeurs, pour entendre les debats-sornettes comme pour la constitution, pour entendre des precheurs de conneries dire tout et n’importe quoi, pourvu que ça plaise, merci bien. »

                  Si tu te sens pas capable de prendre la moindre decision politique, c’est ton problème. Tout le monde n’a pas une opinion de soi aussi basse que la tienne heureusement. En suisse, ceux qui ne veulent pas voter ne votent pas (pas de vote obligatoire). Ils laissent les autres décider pour eux. Dans le cas des referendums, les textes legislatifs sont votés par les citoyens et non par les parlementaires c’est tout. Ceux qui comme toi ne s’intéressent à la politique une fois tous les 5 ans, on ne les embete pas.

                  Il est quand meme assez amusant de constater que tu ne votes que pour elire des politiques et qu’en meme temps tu les traites de precheurs de conneries. M’enfin à chacun sa logique...

                  Petite info pour finir : en suisse les objets de votations nationaux sont groupés (sur 3 ou 4 dates par an). ça ne me semble pas excessif, a fortiori quand le vote n’est pas obligatoire.


                • faxtronic faxtronic 9 janvier 2007 23:17

                  Oui, mais non. Quand je vote pour un representant, je vote consciensieument, en etudiant bien la question, et je lui fais confiance, jusqu’au prochaines elections. Il a une armée de conseillers, qui connaissent mieux la realité complexe de comment mener la France, et si je suis pas content de ses resultats, je le vire aux prochaines elections. Mais non merci aux votations. Je ne suis un specialiste en tout moi. Par contre j’ai une tres bonne opinion de moi-meme, car je suis un super chercheur qui trouve et qui connait vachement bien mon affaire. Mais les details constitutionnels, ou si il faut plus ou moins de social ou d’immigré ou de liberalisme, ou si il faut virer Bagbo ou non, ou si il faut faire risette au ricains ou au chinois ou non j’en sais foutre rien. Ils le savent mieux que moi, car c’est leur boulot. Il s’avere que je vote Bayrou, donc pour l’instant je ne suis jamais completement satisfait de leur boulot, et je ne peux les virer car ce n’est pas moi qui l’es ai mit au pouvoir. Si Bayrou passe, et qu’il merdoie savamment, alors je voterais autrement apres.

                  Ce qui m’interessent plus, c’est la vie de ma commune, sur laquelle je m’engage, car cela me concerne, et car j’ai du poids dessus plus que sur le reste.

                  Quand aux cons que je parlent, je ne parlent pas forcement et uniquement des politiques


                • Michel (---.---.160.170) 10 janvier 2007 00:57

                  « Oui, mais non. Quand je vote pour un representant, je vote consciensieument, en etudiant bien la question, et je lui fais confiance, jusqu’au prochaines elections. Il a une armée de conseillers, qui connaissent mieux la realité complexe de comment mener la France, »

                  vous devriez lire de temps en temps les compte-rendus des débats de l’assemblée nationale. Je suis sur qu’il y aurait des sujets où votre domaine d’expertise vous permettrait de comprendre (je vous rassure, ça sepase en français, avec les meme mots qu’on utilise ici !!) et même de porter un regard critique et éclairé. Vous déchanteriez vite ! Quelque part, votre candeur me fait sourire... smiley

                  Mais bon c’est vrai qu’on y parle pas spécifiquement de votre commune, alors...


                • faxtronic (---.---.127.45) 10 janvier 2007 13:21

                  Mais je regarde les debats parlementaires sur les chaines ad-hoc.


                • Emmanuel (---.---.87.194) 9 janvier 2007 13:53

                  Tout à fait d’accord mais il faut même aller plus loin et permettre le vote contre

                  Pourquoi aucun sondage n’a-t-il jamais posé cette question qui permettrait de mettre en lumière l’état réel de l’adhésion des Français à la politique :

                  Voter vous pour un projet, pour le moins pire des projets, contre un projet.

                  On s’apercevrait sans doute que les électeurs dont se prévalent les élus n’adhèrent pas dans leur grande majorité au projet sur lequel ils ont été élus et qu’il s’agit là d’une véritable crise de la démocratie représentative.

                  Un début de solution serait de pouvoir au choix voter pour un candidat ou contre un autre. Le candidat élu sur le rejet de son adversaire ne pourrait ainsi pas se leurrer sur le soutien dont dispose en réalité son projet.


                  • jako (---.---.21.70) 9 janvier 2007 14:54

                    je suis d’accord avec vous et pourquoi ne pas essayer le sondage négatif aussi genre : pour quel candidat vous ne voterez jamais.


                  • T.B. T.B. 9 janvier 2007 15:07

                    Cela me plait. Et à la place de nous promener avec le Top 50 des personnalités préférées des Français (IFOP ?) qu’on nous propose, sur les mêmes personnalités arbitrairement proposées et dont le résultat est truqué (voir méthodologie), les dix que vous détestez le plus ...

                    On appelerai ça le FLOP 50 .


                  • Citoyen ordinaire 9 janvier 2007 14:28

                    Les votes blancs ! Mais c’est raciste ç’a !!!


                    • T.B. T.B. 9 janvier 2007 14:35

                      Reconnaissance du vote blanc : Urgence

                      http://www.mourguy.com/vote-bl...

                      Veuillez m’excuser de citer la prise de position, depuis longtemps déjà, pour le vote blanc par le candidat Mourguy . Veuillez m’excuser car monsieur Carlo Revelli estime que je porte tord au candidat Mourguy en le citant trop souvent dans mes commentaires. En attendant, ce n’est pas l’UMPS, le FN ou l’UFD ou les autres partis qui exigent le vote blanc dans leurs programmes (d’ailleurs ils n’ont pas de programmes ou alors quelques saupoudrages ridicules au-dessus de la 5ème Constitution) ...

                      Mon commentaire n’engage que moi, pas le candidat Alain Mourguy. Il a son programme et je vous invite à le lire. Moi-même je ne suis pas complètement d’accord avec certaines de ses 40 propositions. Mais à comparer avec le « programme » des autres candidats ... yapaphoto !


                      • T.B. T.B. 10 janvier 2007 00:16

                        En attendant, ce n’est pas l’UMPS, le FN ou l’UDF ou les autres partis qui exigent le vote blanc dans leurs programmes (d’ailleurs ils n’ont pas de programmes ou alors quelques saupoudrages au-dessus de la 5ème Constitution) ...

                        Vive la démocratie directe qui permet de se prononcer quand on veut sur des sujets sociétaux majeurs et non sur des trombines avec des pseudo programmes qui font la Une de nos JT depuis 12 mois !


                      • (---.---.73.190) 9 janvier 2007 15:28

                        « L’abstention croissante ou la présence de candidats extrémistes de tous bords, signes d’un rejet du fonctionnement actuel de la démocratie en France, est un sujet de second ordre pour ces médias... »

                        Serait-ce donc de l’extrémisme, que de rejeter un système qui évolue vers une dictature de fait ? Vous en dites des bonnes. On est submergés de discours contre l’« extrémisme », comme contre le « populisme ». Mais la réalité est qu’on refuse de reconnaître la crise d’un système économique et social. C’est cette réalité que met en évidence l’impopularité croissante des « élites ».

                        Lire, par exemple, l’article de ce jour de De ço qui calt ?

                        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17469

                        Campagne présidentielle, élites mal aimées et chanson de la balance

                        Après les voeux du Nouvel an de Jacques Chirac, les spéculations sur son éventuelle candidature aux présidentielles de 2007 interfèrent avec la candidature de Nicolas Sarkozy, réputée majoritaire au sein de l’UMP, pendant que Ségolène Royal promet un référendum institutionnel et Francois Bayrou réclame à nouveau un changement de constitution. Les citoyens sont-ils vraiment intéressés par ce débat ? Malgré le forcing médiatique des derniers mois, il n’est pas certain que la popularité des principaux candidats soit très grande. Les Français ont voté contre le Traité constitutionnel européen, qui était soutenu par une large majorité du monde politique. Et quelle est la valeur réelle de l’être humain dans la société que ce même monde politique a façonnée ? Lorsque, au début du XXIe siècle, le droit au logement n’est pas garanti et que des SDF meurent de froid, on peut se demander si nous sommes plus prisés que des marchandises que l’on vend au poids.

                        (...)

                        Et de quelle « participation citoyenne » nous parle maintenant une classe dirigeante, politique, gestionnaire, qui depuis les années 1970 ne cesse de se doter de toutes sortes de moyens institutionnels et législatifs lui permettant d’avoir raison à tout prix contre le « petit citoyen » ? Une « élite » qui a opéré un incroyable mélange de genres entre les coupoles politique, administrative, industrielle et financière, judiciaire... Qui pratique de plus en plus ouvertement le « mais bien sûr » pour quelques-uns, alors que la grande majorité des Français se voit opposer le passage en force et le langage raide du genre : « C’est comme ça, et il va falloir vous y plier, et d’ailleurs le Conseil (X), le rapport (Y) et telle instance nous donnent raison. Adressez-vous à qui vous voudrez, nous aurons toujours raison. » Après plus de vingt ans de « gestion des Français » par la politique unique, par les réseaux de la pensée unique et par la prétendue « évidence » fabriquée avec l’aide des idéologues attitrés du système, ce sont les mêmes qui, pour les élections de 2007, nous assènent un énorme tapage médiatique à base de « rupture », de « participation », etc. Où veulent-ils en venir ?

                        (...)


                        • Carmen (---.---.48.216) 9 janvier 2007 16:29

                          Les élections dans l’actuel système sont un carcan dans lequel on nous enferme pour nous faire avaler toujours la même potion. C’est une « démocratie » de pure façade.


                        • (---.---.13.144) 9 janvier 2007 15:43

                          Voter blanc ? mieux vaut ne pas se déplacer. Enfin, on est en démocratie, il faut assumer ses convictions.


                          • David R. (---.---.154.94) 9 janvier 2007 15:55

                            Bonjour,

                            Juste un petit commentaire pour vous inviter à lire plus en détail le programme socialiste... Pour ceux et celles qui voteraient pour le ou la candidate qui proposerait la prise en compte des votes blancs, merci de lire ce qui suit, extrait du programme PS disponible à cette adresse : http://projet.parti-socialiste.fr/tag/le-texte-du-projet/partie-iii-refonder-la-republique/

                            B Une démocratie plus directe

                            - Nous favoriserons la loi d’initiative citoyenne au terme d’une procédure de dépôt d’une pétition signée par un million de signatures dans 30 départements au moins.
                            - Nous reconnaîtrons la prise en compte séparée des bulletins blancs.
                            - Nous ouvrirons le droit pour les citoyens de saisir le Conseil constitutionnel.
                            - Nous reconnaîtrons le droit de vote pour les scrutins locaux aux résidents étrangers en situation régulière, et résidant depuis 5 ans dans notre pays.
                            - Nous procèderons à la rénovation du Conseil économique et social, pour faire de cette instance, une troisième chambre effective, en rénovant sa composition, en la consultant fréquemment et en intégrant ses recommandations dans le débat national. Les Conseils d’expertise de l’État seront placés sous son autorité.
                            - Nous consulterons les Français sur l’opportunité de rendre le vote obligatoire.


                            • Moué (---.---.196.59) 9 janvier 2007 16:18

                              C’est bizarre mais après toutes ces années d’entubage régulier ,je pense que ce sera enterré après les élections smiley

                              Je suis pour le vote blanc, je fais l’action citoyenne de me déplacer, ce n’est pas une abstention c’est un refus de ce que l’on me propose.


                            • Gelone 9 janvier 2007 16:26

                              Nous favoriserons la loi d’initiative citoyenne au terme d’une procédure de dépôt d’une pétition signée par un million de signatures dans 30 départements au moins.

                              Qu’est-ce qu’on ne promettrait pas à trois encâblures du râtelier élyséo-matignonnesque ?

                              Il faudrait voir à s’engager, par écrit, à respecter scrupuleusement le suffrage universel en cas de rétablissement de la peine de mort par une majorité de citoyens... Ensuite de quoi, on discutera de loi d’initiative citoyenne.

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