Passées les premières surprises, le casting présidentiel n’en finit pas de lever des inquiétudes.
D’une Rachida plus intéressée par les grands couturiers que par la misère dans les prisons, à un Besson qui girouette à tour de bras, Christine Boutin représente à elle seule mieux qu’une énigme, une interrogation.
Pourtant tout avait bien commencé.
La ministre du logement fraîchement nommée s’était engagée, pour respecter l’engagement de son chef bien-aimé, à ce que plus personne ne dorme dans la rue.
On connaît la suite :
Depuis janvier 2008, le bilan est lourd et se monte à 375 décès.
En 2008, 11 284 familles ont été expulsées selon le ministère du Logement : affaires emportées par les déménageurs et clés confisquées.
Et dimanche, après ce qu’il est convenu d’appeler la « trêve hivernale », les expulsions reprennent.
1,8 million de familles peinent à s’acquitter de leur loyer, selon l’Insee, lequel a augmenté de 40 % en dix ans, bien plus vite que les aides au logement. Et les impayés de loyers, soit trois échéances consécutives non réglées, ont augmenté de 71 %.
Cinq cent mille ménages se sont retrouvés l’an dernier dans cette situation, laissant présager le pire pour l’hiver prochain.
Après avoir contesté les récriminations des sans logis, elle a fini par reconnaître qu’il y avait un « petit problème ».
Les tentes du canal st Martin lui étaient brusquement devenues très visibles.
Il faudrait lui rappeler qu’une loi existe qui permet la réquisition des appartements libres, n’ayant pas trouvé de locataires depuis un certain temps.
Passé le premier hiver, est arrivé le second, sans que l’on ait pu constater un réel changement.
Il fut même question de loger de force, à l’abri du froid, ceux qui persistaient à vouloir rester dehors.
Il faut dire que le danger est parfois aussi grand dedans que dehors, reçus qu’ils puissent être dans des institutions sanitairement discutables, et il peut leur arriver d’être dévalisés du peu qu’il leur reste.
La fin de l’hiver arrive et nombreux sont ceux qui risquent de se faire expulser de leur logement faisant fatalement remonter le nombre des sans abri.
Alors la ministre promet.
Elle demande que des commissions départementales soient mises en place pour détecter les situations difficiles et y remédier.
La technique est connue, et elle est efficace : quand il y a un problème, il faut créer une commission.
Mais en même temps la Ministre a insisté sur sa volonté de ne pas empêcher les décisions de justice d’expulsion.
Etrange contradiction.
La Ministre continue à faire parler d’elle : En désaccord avec nadine Morano sur l’homo parentalité (sujet bien plus important que de gérer les problèmes des expulsions, et des sans abri) Boutin aurait proposé un débat télévisé avec cette dernière.
Ce qui a énervé le président.
Les débats télévisés, c’est pour lui, et pour personne d’autre, et comme il le rappelle :
« On marche sur la tête, un ministre ne doit pas demander un débat à un autre ministre ».
D’après le « Canard Enchaîné », Sarkozy aurait déclaré le 4 mars, lors du conseil des ministres :
« Elle me fait chier, cette Boutin, avec ses postures, ses déclarations et ses conneries (………) quand on est au gouvernement, soit on est solidaire de tout ce qui est fait et décidé, soit on se casse ».
Dans son langage châtié, inspiré on s’en doute par la lecture attentive de la « princesse de Clèves » le Président a donc fait savoir à sa Ministre que l’état de grâce était bien fini.
On se demande comment la Ministre va réagir, elle qui a écrit il y a peu un livre qui n’a pas laissé un souvenir impérissable : Je ne suis pas celle que vous croyez / éditions first 2006.
En tout cas elle a fait un constat :
Elle a estimé dans les pages du Figaro magazine que le Président avait beaucoup évolué dans sa relation avec les femmes ministres :
« On est revenu à une relation non sexuée, plus professionnelle, plus politique ».
C’est, le moins que l’on puisse dire, un doux euphémisme, si le Président a réellement tenu les propos que le « Canard » lui prête au sujet de madame Boutin.
Car comme disait un vieil ami africain :
« Si tu regardes une image très laide, vérifie que ce ne soit pas ton reflet. »
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L’article retrace à merveille la situation guignolesque et si cela n’était pas aussi dramatique pour le logement, on pourrait se payer une franche rigolade. Ils sont complètement déconnectés...
c’est vrai qu’il y a de quoi rire, mais aussi s’inquiéter,
on a l’impression d’un gouvernement qui gouverne à vue,
promet tout, sans se donner les moyens de tenir les promesses,
et les seules réformes mises en place privent de plus en plus les citoyens de liberté, vide la substance du service public, et taxent toujours plus les pauvres.
comme disait dans son livre un ex ump, Léotard, tout çà va très mal finir.
je pense même que sarko ne finira pas son mandat.
L’article retrace à merveille la situation guignolesque et si cela n’était pas aussi dramatique pour le logement, on pourrait se payer une franche rigolade. Ils sont complètement déconnectés...
c’est vrai qu’il y a de quoi rire, mais aussi s’inquiéter,
on a l’impression d’un gouvernement qui gouverne à vue,
promet tout, sans se donner les moyens de tenir les promesses,
et les seules réformes mises en place privent de plus en plus les citoyens de liberté, vide la substance du service public, et taxent toujours plus les pauvres.
comme disait dans son livre un ex ump, Léotard, tout çà va très mal finir.
je pense même que sarko ne finira pas son mandat.
ce n’est pas faux,
mais il s’agissait d’un problème bien plus grave : la guerre ou pas...
et çà posait un problème de conscience,
tandis que la, on a le sentiment d’etre en face d’un patron despotique qui veut mettre tout le monde à sa botte,
non ?
Tout à fait d’accord,
Le despotisme est évident, même au niveau de gravité le plus bas.
La "chère Christine", pourrait cependant mettre à profit le "conseil" chevesnementesque pour gèrer au mieux sa communication avec son président - premier ministre - logisticien - intendant - maitre à penser :
Soit elle la ferme, soit elle démissionne (se casse pour faire dans le coup !)
Jako,
excommunié, çà ne me génerait pas, j’en serais meme assez fier,
je me retrouverais au coté de ces médecins qui, faisant avorter une fillette enceinte et violée par son beau père, se sont retrouvés excommuniés,
alors, oui, je prend.
La crise (de rire) du logement d’habitation
Certains (au service du capital de la Dette publique et logés à titre gratuit par les institutions) affirment qu’il manque 400 000 logements en France. Inversement, d’autres trouvent que des logements, en France, il y en a encore de trop. (Un vandalisme institutionnel)
très juste,
on pourrait aussi se demander pourquoi la loi de réquisition (qui permet de donner a des sans abris les logements qui n’ont pas trouvé preneur) n’est pas appliquée ?
ce sont des milliers de familles qui pourraient être logées.
Olivier, il n’est plus de bon ton de taper sur les ministres car ils ne sont plus que l’ombre d’eux même.
Les décisions sont prises soit par le président, soit par ses conseillers "spéciaux", que personne n’a élu d’ailleurs, le premier et les ministres se contentent d’appliquer en prenant garde à ne déplaire ni à l’un ni aux autres, sous peine de disgrace.
Même les chouchous qui formaient le mini conseil des ministres G7, (bertrand, hortefeux, chatel, wauquiez, darcos, woerth, morano, ne sont plus réunis par le président lui même, (et non pas par le premier ministre) mais par guéant , car ils ne sont plus en odeur de sainteté, si on en croit le "canard enchainé".
Si ceux-là sont considérés si peu, qu’est ce qu’il en est des autres !
bien sur, chacun sait que les décisions sont prises par sarko et ses "super conseillers" (au passage, l’elysée comporte près de 1000 salariés : çà ne s’est jamais connu dans la 5eme république...
mais, personne n’oblige les ministres à rester en place, s’ils se sentent dépossédés de leur pouvoir,
ils passent à la caisse tous les mois, et n’ont pas l’intention de partir,
alors, il n’y a aucune raison de les épargner.
et puis puisque nous avons tous "déchanté", c’est peut etre tout ce qui nous reste
chanter,
et surtout manifester jeudi
perso, j’ai prévu d’apporter une pancarte en forme de chaussure avec la mention :
"sarko, attention, jets de chaussures en prévision"
@ Olivier , je n’ai jamais raté une manifestation d’importance ni une grève alors que bien souvent je ne savait pas comment je joindrai les deux bouts à la fin du mois , quand j’étais un actif , ce n’est pas parceque je suis retraité que je renie mon passé de militant ,je serai dans la rue à Strabourg demain car défendre l’avenir de mes enfants est capital pour moi et ma femme.
Fraternellement,
et pourquoi pas is-raellien, pendant qu’on y est ?
sauf que le boutin n’est pas cachèr, vu que c’est du cochon,
çà m’étonne que les caricaturistes n’aient pas encore fait un rapprochement entre la ministre et le cochon,
mais je sais, il ne faut pas s’attaquer au physique,
ne faites pas au truie, ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fasse...
c’est ce qu’on appele un conditionnel,
n’est-ce pipe ? euh...n’est-ce pape...
n’est ce pas ? je ne sais plus...imparfait. (mais qui ne l’est pas ?)
la langue française est si compliquée...c’est pour çà qu’on l’aime.
c’est le moment ou jamais d’écouter la chanson de Souchon...
il l’avait écrite au moment de Giscard, mais elle est plus que jamais d’actualité,
je verrais bien Besson en fouine..
en cherchant bien, je suis sur qu’on peut constituer toute une basse-cour.
sarko en coq, mais un de ces coqs nains qui viennent de chine, je crois...
pour la poule , mon choix est fait : la ministresse de la santé sera parfaite.
on devrait pas avoir de mal a mettre un visage sur les canards, les oies, le paon,
pour les pigeons, faut pas chercher :
c’est nous.