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Accueil du site > Actualités > Politique > Transition énergétique, le flou persiste

Transition énergétique, le flou persiste

Après plusieurs reports et quatre ministres successifs de l’écologie, le projet de loi sur la transition énergétique commence à peine à être connu dans ses grandes lignes. Ce texte, « un des plus importants du quinquennat » selon les propres dires de François Hollande, va donc continuer de nourrir de nombreuses attentes.

Une situation confuse

Quasiment un an après la fin du débat national sur la transition énergétique, qui a laissé un goût d’inachevé à nombre de participants, le projet de loi porté par Ségolène Royal vient a été présenté en conseil des ministres, le 18 juin. Les détails du texte ne sont pas encore clairement connus du grand public... et des parlementaires non plus. Pour l’heure, il faut se contenter des déclarations très générales de la ministre de l’Ecologie qui évoque « deux piliers  » : la rénovation énergétique des logements d’un côté, le développement des énergies renouvelables de l’autre.

Une version de travail du projet de loi a bien fuité dans la presse mais était, à ce moment, déjà obsolète, les négociations ayant continué jusqu’au tout dernier moment selon le député EELV Denis Baupin. De même, Daniel Raoul, sénateur PS et président de la commission des affaires économiques du Sénat, est très circonspect  : « si j’ai bien compris la procédure, nous n’en sommes encore qu’à une communication en conseil des ministres des grandes lignes, mais ce n’est pas le texte soumis au Conseil d’Etat ». 

Un dossier sensible

Il faut dire que la loi sur la transition énergétique, déjà maintes fois reportées, devrait encore évoluer avant d’être présentée au Parlement à l’automne. Dans le meilleur des cas, l’adoption finale du texte n’interviendrait qu’au printemps 2015. La période est en effet délicate pour le gouvernement. Entre le feuilleton Alstom, l’enterrement de l’écotaxe et les hésitations sur l’éventuelle augmentation des tarifs de l’électricité, l’énergie est devenue un sujet politico-économique explosif.

Les déclarations hâtives sont donc risquées à ce stade. Les écologistes, très véhéments sur la question du nucléaire, en font déjà l’expérience. D’un côté, Denis Baupin a déclaré que « les écolos seront en mesure de voter le texte sur la transition énergétique  », alors que le projet ne mentionne pas (a priori) la fermeture de Fessenheim ou la limitation de la durée de vie au-delà de 40 ans, deux chevaux de batailles des Verts. De l’autre, Noël Mamère a une lecture complètement différente, et critique vertement une loi qui serait la « nouvelle tenue de camouflage de la filière nucléaire  ».

Dans ces conditions, l’odyssée de la transition énergétique réserve, sans aucun doute, encore de nombreux rebondissements. La frilosité du gouvernement à s’exprimer clairement sur le sujet est signe que la loi devrait provoquer des remous au sein de la majorité parlementaire, de l’industrie et de la société civile.


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7 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 27 juin 2014 08:30

    Des mots..rien que des mots..des promesses dans le vide..des mensonges c’est certain..Les caisses sont vides.. !


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 27 juin 2014 11:20

      Entre le jour où Nicolas Hulot prononce « transition énergétique » dans une émission Ushuaïa en compagnie de Jean Marc jancovici et aujourd’hui, dix ans plus tard, rien n’a changé sinon que les acteurs décideurs ont assimilé le principe puis imaginé les lois et taxes à greffer sur le processus pour le plomber...sauf qu’en ce domaine, il s’agit d’uranium 235, 238, 239, 241 et même 242 dit américium...C’est vous dire si on avance !


      • christophe nicolas christophe nicolas 27 juin 2014 14:49

        En plus, les solutions sont simples, je les ai toutes... mais à force d’iniquité et de mensonges, c’est l’impasse.


        Je ne libérerais les solutions qu’à certaines conditions, on les connaît, c’est ainsi... Les gens qui gouvernent doivent comprendre, soit ils baissent les armes et coopèrent pour un changement en douceur, soit, 1/4 d’heure avant la fin du quinquénat, ils sont bons pour l’hélicoptère et l’expatriation avec leur famille...

        Mais qu’ils ne rêvent pas, la haute trahison sera requise et ils n’auront pas d’endroit où aller car toutes les portes se fermeront, l’argent sera enlevé, les biens seront confisqués, ils devront se planquer car on enverra des jeunes capitaine de St Cyr les rechercher. L’exil ne sera pas doré...

        Le gouvernement protège inutilement des traîtres dont le sort est scellé depuis longtemps. Les scientifiques compromis ne sont pas Français et prenez les Legrand, ils ont acheté une maison au Canada mais ne pourront pas s’y réfugier, la belle province sait la vérité... elle sait son intérêt. Dans la vallée du Saint Laurent, veulent’ils le gaz de schiste ou la fusion froide ? Veulent ’ils accueillir des abominables alors que le Quebec est protégé par la Vierge ?

        Et oui, les comportement abominables ont des conséquences... on l’avait oublié mais la rédemption est toujours possible jusqu’à une date déjà arrêtée, après... quand les gens comprendront toute la vérité...

        • soi même 27 juin 2014 19:53
          le flou persiste et pour causse, c’est une voie de garage, une pompe à fric !

          • Garance 28 juin 2014 08:29

            Qu’attendre des socialistes ?


            Rien , définitivement : rien

            Des mensonges et des taxes pour perdurer

            Et puis cette pauvre Ségolène ; vraiment !!!! :


            Le pendant de la gestion de son Ex en Corrèze lequel en est à vouloir décaler les cérémonies du 14 Juillet à cause d’un match de foot

            Il est vrai qu’être au Brésil et sur les Champs à la fois , lui qui est nul part , n’est pas chose aisée

            • JL JL 28 juin 2014 09:04

              ’’Qu’attendre des socialistes ?’’

              Pour prendre un peu de hauteur et trouver une autre manière de poser la question, il faut lire ce court article : Trompe l’œil

              extraits :

              ’’La pensée politique de notre temps s’est enfermée dans l’illusion démocratique comme la cosmologie pré-copernicienne s’était enfermée dans l’illusion géocentrique. Une fois encore des articles de foi, ne reposant que sur des apparences, sont érigés en vérités de fait. On sait pertinemment aujourd’hui que le concept de démocratie, tel qu’il se définit en toute rigueur (pouvoir exercé par et pour tout le peuple dans tous les domaines), n’a jamais trouvé nulle part, et pour cause, sa véritable réalisation. Pas plus en Grèce il y a 25 siècles que de nos jours dans les pays qui se flattent d’être des démocraties alors qu’ils n’en sont que des approximations plus ou moins caricaturales. La démocratie est au mieux, un fuyant mirage ; au pire, un leurre sans vergogne.

              ’’ le moteur essentiel du mouvement social, ce sont les luttes de toute nature par lesquelles une partie de la société (les classes possédantes) oblige l’autre partie (les classes laborieuses) à travailler à son profit, moyennant des miettes pour subsister. L’exploitation et l’oppression sans fin des travailleurs suscitant résistances et rébellions contraires à l’accumulation des profits, les classes dominantes ont dû apprendre l’art de gouverner, c’est-à-dire de faire collaborer des foules de travailleurs à l’intérêt des possédants. Ainsi fut inventée « la politique », au sens que nous donnons aujourd’hui à ce terme. Dans le cadre du système capitaliste, sous la pression grandissante de populations de plus en plus nombreuses, il fallut aux théologiens du régime raffiner de plus en plus les mécanismes de dévolution et de légitimation du pouvoir pour convaincre les masses que la société ne peut pas s’ordonner autrement qu’en tournant autour de son centre éternel, le Capital (et ses privilégiés). Le produit de ce long travail d’organisation politique de l’État, c’est cet édifice incroyablement sophistiqué qu’on a osé appeler « démocratie », alors même qu’il n’a d’autre but, en dépit des concessions gagnées de haute lutte par les travailleurs, que de les exproprier avec leur propre consentement, au bénéfice d’oligarchies toujours plus puissantes, tout en « sauvant les apparences ».

              C’est moi qui souligne en gras : de fait, le néolibéralisme qui n’est rien d’autre qu’une révolution conservatrice urbi et orbi, est le nom que l’on donne à cette vaste entreprise de récupération systémique et généralisées (via les institutions libérales en œuvre) desdites concessions gagnées de haute lutte par les travailleurs du passé.

              ps. je suis moi-même partisan du système 50/50, à savoir 50% de libre entreprise, 50% d’étatisme ; 50% de moteur, 50% de caisse. Mais ce n’est plus tenable puisque ce système est désormais corrompu par des traitres à la nation entièrement soumis et toutes motivations ou idéologies confondues, aux directivesdes institutions libérales que j’ai évoquées.


            • zygzornifle zygzornifle 28 juin 2014 13:14

              Royal, condamné en appel aux prud’hommes :

              La ministre était poursuivie devant les prud’hommes de Niort (Deux-Sèvres) ­ une première dans les annales de la République ­ par trois de ses collaboratrices qui réclamaient leur salaire pour la campagne électorale de 1997 et les deux mois qui ont suivi. Le tribunal leur a donné raison sur la campagne et les a déboutées du reste ; Ségolène Royal a été condamnée à leur payer ces trois semaines, avec fiche de paie, certificat de travail et régularisation auprès des organismes sociaux.

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