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Accueil du site > Actualités > Politique > Trois raisons qui feront avorter le Grenelle de l’environnement

Trois raisons qui feront avorter le Grenelle de l’environnement

La Poste va pouvoir recourir à la publicité pour placer des prêts à la consommation alors que l’endettement fait des ravages sociaux et écologiques. Le nombre de programmes de développement de centrales au charbon explose littéralement... Tous les jours apportent un abominable cortège de faits, de décisions hautement défavorables à l’existence d’une société humaine digne de ce nom... Mais, bien sûr, dans le même temps, les plus hauts dirigeants se congratulent en coûteux et vastes symposiums. Personnellement, il me semble tout simplement que ce « Grenelle de l’environnement » ne peut être qu’une vaste fumisterie (au sens de d’écran de fumée) pour trois raisons fondamentales.

Les projets à très long terme sont impossibles en économie de marché intégrale.

L’installation de nombre d’infrastructures énergétiques exige des délais extrêmement longs et donc leur rentabilité est affectée d’aléas énormes. Face à l’augmentation du prix du pétrole, en 1974, le grandiose programme électro-nucléaire de Pierre Messmer était accéléré sur les bases - très centralisées - de l’ancienne structure économique française. Or, on peut l’admettre ou le refuser, celle-ci avait été développée surtout par le général de Gaulle, ardent défenseur d’une haute conception de son pays. Un programme du même type serait-il possible aujourd’hui, lorsque les principales entreprises ont été ou sont en cours de privatisation ? Regardons, écoutons les médias : ceux-ci regorgent de campagnes publicitaires pour vanter les mérites de l’énergie de tel ou tel producteur... Imaginons un instant les conséquences des critères de gestion privée pour les déchets nucléaires.

Cet exemple énergétique n’est évidemment pas le seul ; dans le domaine de l’eau, de la démographie, etc., les défis sont plus que séculaires. Or, comment l’aveuglement à court terme du marché peut-il y faire face ? Ivres de dérégulation, le patronat et le gouvernement français ne semblent pas vouloir garder la moindre volonté de piloter réellement le système socio-économique dans le sens de ses intérêts véritables à très long terme. L’affaire EADS est malheureusement là pour le démontrer.

Le développement durable est fondamentalement basé sur une éthique forte.

Nous pleurons la pénurie d’énergie ; pourtant qui propose déteindre les milliers de panneaux publicitaires lumineux - qui fonctionnent même lorsque les rues sont désertes - sans être taxé d’esprit chagrin ou de doux rêveur ? La société capitaliste ne peut exister sans les paillettes et le strass qui font rêver Cosette. Cherchons un peu à comprendre pourquoi F. Bayrou a tant de difficultés à percer pour créer ce parti centre humaniste d’importance et efficace.

Le développement durable est par essence de nature collective.

L’air pur, la diversité de la faune (y compris l’humanité) et de la flore sont réellement des biens collectifs au sens strict. Pour qu’ils existent effectivement, ils ne sont susceptibles ni de divisibilité (difficile de savoir qui obtient le plus ou le moins de ces services ou produits) ni de rivalité (ce n’est pas parce que j’apprécie les rayons du soleil en fin de journée que les autres en souffriront).

Bien évidemment ces deux caractéristiques fondamentales ne permettent pas un développement forcené du capitalisme dans ce domaine, au contraire. Ceci explique d’ailleurs en passant pourquoi le solaire a tardé autant à décoller, surtout sous ses formes passives. Tout l’intérêt du système socio-politique en place est donc de multiplier les insatisfactions (perte de calme ou d’air pur en ville, d’intérêt dans son travail, etc.) précisément pour pouvoir vendre le plus gros volume de palliatifs marchands (séances de lampes à bronzer, etc.).

Brièvement exprimées, ce sont les trois raisons fondamentales qui feront que sans doute le Grenelle de l’environnement ne dépassera pas le stade de l’incantation.

Certes nous ne proposons pas grand-chose comme solution dans ce petit billet ; juste un peu de prise de conscience des limites des changements.

Imago

site : http://Images-4d.org


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49 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 25 octobre 2007 12:02

    si , avec Borloo on aura l’apéro bio avec des caouètes sans OGM ! smiley

    t’as raison , Imago , de dire que ce grenelle est plein de bonnes intentions , mais les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ! les capitalistes cherchant le profit immédiat sont eux prêts à détruire la planète tant que ça leur rapporte des espèces sonnantes et trébuchantes smiley c’est aussi l’occasion à ce gouvernement de noyer le poisson et d’éviter de parler des sujets qui fâchent , genre dégringolade prévisible du pouvoir d’achat disponible des ménages avec la flambée des pdts pétroliers et alimentaires se cumulant aux augmentations de loyer .


    • Zalka Zalka 25 octobre 2007 16:32

      Oui, on sait Actias, tu t’étais même déjà prononcé pour l’interdiction de l’élevage, signant ainsi indirectement la pétition pour le génocide des bovins.

      Ceci dit tu ne m’as toujours répondu à propos du cycle du carbone : le fait est que le carbone rejeté par les vaches provient de végétaux qui eux même le tirent de l’atmosphère. Les vaches ne font donc que rejeter dans l’atmosphère du carbone issu de l’atmosphère. Contrairement au voitures qui rejetent du carbone issu de nappes enfouies depuis des éons.

      Par ailleurs, une herbe non broutées est une herbe qui ne grandira pas plus donc qui ne prendra pas de carbone dans l’atmosphère. Les vaches, en broutant, obligent les végétaux à repousser et donc à absorber de nouvelles quantités de carbone dans l’atmosphère.

      Le problème vient du fair que le rejet est du méthane et non du CO2 (ce dernier est 8 fois moins efficace pour l’effet de serre que le méthane). Mais là, on peut toujours trouver un moyen de brûler ce CH4 (à perte ou utilement), afin de n’avoir plus que du CO2 rejeté.

      En fait, au delà de la fausse menace du cul des vaches et de la vrai menace de la consommation de pétrole, un autre facteur est sous estimé : le méthane contenu dans les glaces et terres nordiques gelées. Hors comme les glaces fondent, on doit s’attendre à voir le taux de méthane augmenter durablement (qu’on supprime toutes les vaches ou non).

      Mais ceci ne doit probablement pas vous interresser actias, puisque cela ne permet pas d’interdire la viande aux millions de gens qui ne vous ont rien demander.


    • elric 25 octobre 2007 17:08

      parce que vous allez ma dire que les décroissants sont serieux.C’est les specialistes de l’irréalisable.Une chose est sure je ne serai jamais un décroissant.Et puis leur coté moralisateur et culpabillisateur me gonfle serieusement,ils ne réussiront qu’ à éloigner les gens de l’écologie.


    • Emmanuel 25 octobre 2007 17:37

      Faut pas confondre « décroissant » et « objecteur de croissance ».

      Décroissant, c’est encore faire trop d’honneur à la variation de l’indicateur PIB.

      Latouche s’est planté en instituant le terme « décroissance » comme « mot-obus », cela se retourne contre les objecteurs de croissance...


    • Emmanuel 25 octobre 2007 17:41

      « C’est les specialistes de l’irréalisable. »

      Ne retournez pas les valeurs, svp.

      C’est plutôt le concept de « croissance par l’économie de marché augmentant mécaniquement le bien être pour tous » qui est la plus fumeuse des utopies.


    • Eloi Eloi 25 octobre 2007 19:34

      Zalka, plutôt d’accord avec la plupart de vos remarques

      juste un détail qui m’a bien fait rire : récupérer le métane du pet et de la bouse des vaches. Comment que vous voulez-vous y prendre ? des tuyaux ? une grande cloche par-dessus le champ ? leur apprendre à chier dans un endroit précis ??

      Bon, c’est juste un point de détail, mais... :-0


    • Zalka Zalka 25 octobre 2007 22:51

      Eloi : je précise que c’était en partie pour la plaisanterie que je présentais cela de cette manière.

      Ceci dit, je ne vois pas de solution satisfaisante aux problèmes de ces rejets de méthane. Un brûleur planté dans l’anus des vaches ? Simple, mais un peu barbare ! Des vaches enfermée dans un batiment ? Pas le top non plus.


    • TImaniac 28 octobre 2007 10:33

      Le problème n’est pas les bovins en soit et la pollution qu’ils pourraient engendrer. Le problème c’est qu’ils servent d’intermédiaire. Si l’on prend l’ensemble des surfaces cultivables dans le monde, il y en a 3 fois plus que nécessaire pour nourrir les humains... s’ils étaient végétariens. Le problème, surtout dans les pays développés, c’est qu’on préfère utiliser ces surfaces cultivables pour nourrir des vaches : c’est meilleur que l’hamburger. Problème : on pert au passage avec cette transformation intermédiaire en viande une quantité incroyable d’énergie. Bref, plus on bouffe de la viande, plus on fait crever de faims ceux qui n’ont pas les moyens, alors que les surfaces cultuvables sont là. Et on est pas en train d’améliorer les choses avec les carburants bio qui consomment également des surfaces cultivables au dépend de la consommation alimentaire. Mon raisonnement peut paraître simpliste, je suis désolé je ne retrouve plus la source qui contenait des chiffres éloquants sur les surfaces allouées pour l’alimentation des élevages.


    • Inconditionnal 28 octobre 2007 18:17

      @TImaniac l’abus de sophisme est dangereux. Compter sur la réccupération des terrains utilisés pour l’élevage pour y planter des récoltes semble une injure au bon sens. Nos paysans n’ont attendu personne pour trouver que les surfaces planes étaient bien plus facilement exploitables pour des végétaux et les autres plus pentues pour des animaux. Votre plan n’inclue pas de remplacer les parcelles dédiées à l’élevage par des rizières, non ? Parce que la mousson ne semble pas prête d’arriver en Europe...


    • Dégueuloir Dégueuloir 25 octobre 2007 13:08

      comme prévu,la montagne va accoucher d’une souris........lol


      • alberto alberto 25 octobre 2007 14:18

        Imago , je crains que vous ayez raison, ayant entendu à la radio l’annonce des premières demi mesures suite à ce « Grenelle de l’environnement » dont on avait sans doute tort d’en atttendre trop...tout en espèrant un peu quand même !

        J’entend aussi les premieres rumeurs concernant la réforme des institutions dont les mesures pourraient s’avérer riquiqui alors qu’il semblerait qu’il y ait tant à faire.

        Vous avancez des raisons structurelles qui s’opposeraient à des mesures efficaces de protection de l’environnement, mais j’en vois une autre qui pourrait bien cacher toutes les vôtres : l’immobilisme viscéral de « l’establishment » et son opposition à toute réforme qui pourrait déranger son petit fromage !

        Bien à vous.


        • Démosthène 25 octobre 2007 15:08

          Salut,

          Currieux de voir ce qui se tramait chez nos voisins Français, je me suis interessé à ce Grenelle, poudre aux yeux bien médiatisé.

          Jettez un oeil sur les sites du contre grenelle et du pacte anti-Hullot, c’est édifiant ! smiley

          @+


          • bernard29 candidat 007 25 octobre 2007 15:29

            La FNSEA satisfaite , c’est tout dire !!

            dépêche AFP ; 25 octobre 2007.

            « La FNSEA est »satisfaite« des décisions adoptées jeudi sur les OGM et les pesticides lors du Grenelle de l’environnement, a déclaré aujourd’hui Pascal Féret, vice-président du syndicat agricole.  »Nous sommes satisfaits, car nous avons obtenu l’assurance de l’adoption d’un loi sur les OGM et d’un plan de réduction de l’utilisation des pesticides sans calendrier", a-t-il affirmé. Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a annoncé jeudi un gel sur les cultures de maïs génétiquement modifié jusqu’à l’examen d’une loi sur les OGM « dès janvier 2008 »


            • Gzorg 25 octobre 2007 15:42

              Oui il s’agissait bien du premier Grenelle « Bling-Bling » d’une futur et inutile série...

              Il parait que c’est l’avenir !


              • Gilles Gilles 25 octobre 2007 19:57

                En effet Gzorg, l’avenir est aux mesures drastiques dont on parle beaucoup au début, mais qui finissent inévitablement au fond d’un tiroir. Ne perdurent que les restes tape à l’oeil offert au cirque médiatique.

                Ce Grenelle sera comme les lois sur l’immigration et la délinquance ; une par an, venant l’une après l’autre sans même que les décrets soient publiés et le peuple aura l’IMPRESSION de ’action : une bonne opération médiatique pour sûr.

                Nous feront le bilan du Grenelle dans quelques années, et là on verra que ça n’a changé qu’à la marge, hélas !

                d’autant plus que les mesures sur les voitures et le logement ne montreront leurs effets que dans des plombes (des décennies quoi !)


              • judel.66 25 octobre 2007 15:49

                ce grenelle ne soulèvera pas les problèmes de l’eau douce en France...dans peu de temps nous manquerons d’eau douce propre...nos nappes phréatiques s’épuisent ou sont polluées....nos fleuves ont le fond tellement sale et visqueux en aval de la plupart des villes , qu’il est imperméable ; par contre pour plaire a des irresponsables qui se prétendent ecolos , nos rivières de montagne dévalent en chasses d’eau , d’où inondations et eau douce perdue a la mer....la bretagne et sa cote sont pourries....on continue a épandre le lisier sur des terres nues d’où il est emporté a la première pluie..on a supprimé les haies vives qui retenaient les ruissellements , filtraient et favorisaient l’infiltration des pluies....personne ne s’interesse a ces questions ni médias ni parlementaires ....on préfère faire du vent et bla bla bla....


                • bzorglub 25 octobre 2007 15:51

                  Bonjour a tous, tout ce vacarme mediatique sur l’ecologie est voue a l’echec car pour se sentir concerne par l’ecologie, il faut deja etre assez haut dans la pyramide de Maslow pour avoir tous ses besoins de bases assures et c’est loin d’etre le cas de tout le monde, meme en France... Comment vouloir que les gens pensent a la planete quand ils ne sont meme pas sur d’avoir encore leur job dans un an... BZ.


                  • imago imago 25 octobre 2007 15:58

                    oui vous avez raison... Et meme l’environnement est tres souvent une norme qui bloque la concurrence.

                    Ceci dit, opposer l’économique, le social et l’environnemental est voué a l’échec, du moins espérons- le. La véritable protection de l’environnement passera d’abord par la reconnaissance première et fondamentale du social. Les pays qui polluent le plus sont les pays qui ne respectent pas les hommes.


                  • Marsupilami Marsupilami 25 octobre 2007 15:53

                    Très bon article. Le Grenelle de l’environnement, c’est de l’écologie à talonnettes, du bluff. Il vaut mieux s’informer auprès du Contre-Grenelle de l’environnement. Là, c’est du sérieux.

                    Malheureusement c’est pas eux qui ont le pouvoir...


                    • imago imago 25 octobre 2007 16:20

                      pourquoi employez-vous ce ton sarcastique voir agressif ? la qualité d’un débat se construit des le départ


                    • netchou netchou 25 octobre 2007 17:40

                      Le grenelle de l’environnement,j’adore cette appellation d’origine controlée !(controlée par qui ?).On y sent l’air pur des propositions qui vont nous faire mieux respirer,de l’eau bien proprette qui lavera et emportera les derniers écolos(les vrais) qui critiquent la consommation outrancière de nous tous pauvres ignorants.On en redemande encore des grenelles et puis des kyoto,Ô oui grands défenseurs de la nature dites-nous comment nous comporter ,comment économiser(! !),ne gaspillons-plus...Vous avez tout à fait raison cher papillon,on nous prend pour des c... .


                      • Forest Ent Forest Ent 25 octobre 2007 18:50

                        Il me semble honnête d’attendre la fin de ce machin avant d’énumérer ce qui en sort vraiment, mais ça semble effectivement reparti pour un simple réhabillage de trucs existant, comme le « plan Borloo » du gouvernement précédent, jamais financé.

                        La politique-spectacle atteint un professionalisme bouleversifiant.


                        • Gilles Gilles 25 octobre 2007 19:39

                          « pourquoi F. Bayrou a tant de difficultés à percer pour créer ce parti centre humaniste d’importance et efficace. »

                          Moi il me semble que Bayrou a toujours été plutôt un libéral économique. Pas un de spire, je reconnais, mais tout de même un dont les voeux économiques sont en claire contradiction avec l’humanisme.

                          En plus, ce n’est que dernièrement qu’en essayant de faire parler de lui il se montre sur des sujets ui auparavant ne l’intéressaient guère.


                          • maumau 25 octobre 2007 19:45

                            Cher Imago, Puis-je vous suggérer d’aller faire de l’écologie en Corée du Nord,rien n’étant possible en économie de marché...


                            • Christophe Christophe 25 octobre 2007 21:07

                              @Maumau,

                              Si votre remarque peut sembler intelligente, elle est totalement risible car elle montre que vous n’avez aucun sens du dialogue et que vous ne semblez pas bien connaître les fondements de l’économie.

                              Qu’elle soit néo-marxiste, kénésianiste ou néo-évolutionniste, elle n’intègre en rien la problématique écologique.

                              L’économie de marché n’est pas un problème en soit, ce serait plutôt l’apporche libérale néo-classique qui pose problème ; peut-être trop subtil pour vous, mais passons !

                              Dans l’économie du patrimoine naturel, comme dans l’analyse néoclassique, un bien environnemental n’a de la valeur que par rapport aux avantages attachés à son usage et à ses avantages intrinsèques. La valeur économique d’un bien naturel se décompose en valeurs d’usage en raison des services susceptibles d’être fournis et en valeurs de non-usage.

                              La modification de la qualité d’un bien environnemental a des effets sur le bien-être des agents économiques. Par le biais de la valeur économique totale du bien cet impact détermine le gain (le coût) lié à l’amélioration (à la détérioration) de la situation des individus et est mesuré par la variation de leur surplus économique. rdinairement, l’environnement apparaît dans l’analyse néoclassique à travers les externalités ou sous forme de bien public.

                              Ces considérations de l’analyse économique de l’environnement révèlent que les effets externes faussent la rationalité individuelle des agents et le jeu de la concurrence. Ce qui est mis à mal par la présence d’externalités, c’est l’incapacité du marché c’est-à-dire de la libre concurrence à assurer une régulation harmonieuse des conflits d’intérêts.

                              Malgré cela, les néoclassiques continuent à croire dans le pouvoir du marché. Les solutions préconisées telles l’internalisation et la marchandisation des externalités consistent à valoriser monétairement l’environnement et à fixer les règles de son fonctionnement.

                              Ceci étant, les auteurs néoclassiques réduisent les questions environnementales à un problème de gestion de la rareté et de maximisation du bien-être collectif. Ils considèrent l’environnement au mieux comme un ensemble exogène, au pire comme un système dépourvu de toute logique propre.

                              Bien entendu, je n’ai nullement précisé, mais cela est implicite dans le raisonnement, toute approche et valorisation est vue uniquement d’un point de vue économique et nullement écologique.

                              C’est avant tout, comme le dit l’auteur, plus un problème de pensée qu’un problème de mesures à appliquer. Encore une fois, cher Maumau, il est possible d’émettre un jugement peu valorisant sur l’approche économique actuellement appliquée qui semble bien suivre un dogme sans pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain. Mais encore une fois, avec une vision monochromique du monde comme la vôtre, il est certain que ne nous pouvons dialoguer et se poser les bonnes questions.


                            • maumau 26 octobre 2007 09:49

                              merci pour votre pesant pathos, cher professeur. Au passage, Imago sait-il qu’il a usurpé le nom d’une revue prestigieuse ?


                            • imago imago 26 octobre 2007 10:53

                              @ maumau

                              Le terme IMAGO n’est absolument pas protégé et il a bien d’autres significations ; exemple :

                              Imago - WikipédiaLe terme d’imago (au masculin) désigne le stade final du développement d’un insecte ptérygote, ayant effectué sa métamorphose.

                              vous feriez bien de lire un peu de Wikipédia de temps en temps, cela éleverait le niveau de vos posts


                            • Stephane Klein Stephane Klein 25 octobre 2007 21:49

                              Bof, bof, bof, tout ceci est plus une feuille de choux d’un reveur gauchiste qu’un article.

                              On attendra encore longtemps les arguments de vos assertions.

                              Pendant ce temps-la de l’autre cote du Rhin, les energies renouvelables prennent l’ascendant au point de convaincre la chanceliere qu’elles peuvent integralement remplacer les energies polluantes dont le nucleaire.

                              On ne change pas le monde par des reveries mais par des actions.


                              • imago imago 25 octobre 2007 22:58

                                @ stephane klein oui vous avez raison. d’une part je n’ai pas eu tellement le loisir de mettre en avant tous les arguments (quoique : opposition France de Messemer centralisée et France de Sarko éclatée...) Et puis aussi vous avez raison sur le poids des verts en Allemagne.

                                Ceci dit mon petit bille visait d’abord a s’interroger sur les limites d’un changement soit disant de société...


                              • Foudebassan Foudebassan 25 octobre 2007 22:16

                                Je suis tout de même étonné de ne lire que des critiques à propos de ce Grenelle. Comme toujours, beaucoup de râleurs et zéro proposition.

                                Comme de bons français : de toutes façons ça marchera jamais...et quand par malheur ça marche...de toutes façons ça ne durera pas.


                                • imago imago 25 octobre 2007 23:05

                                  bien sur qu’avoir fait siéger autour de la meme table des instances opposées est déja un « plus »... MAIS 1° n’étaient pas invités les assos les plus virulentes ; donc c’est facile 2° il n’y a aucun engagement de moyen précis mis en oeuvre, dans un calendrier, et avec des responsables nomément désignés... Malheureusement encore une fois on est obligés de reconnaitre que Sarko = pipo, déluge médiatique habilement rodé ( ah... les rotweiler, ce qu’ils peuvent etre efficaces pour détourner l’attention !)


                                • bernard29 candidat 007 25 octobre 2007 23:59

                                  Il n’est pas question de faire la mauvaise tête, mais quand je constate que les associations se glorifient de la mise en place d’une démocratie écologique sous le prextexte qu’elles auront des places au Comité Economique et Social, Permettez-moi de rigoler.

                                  On leur donne en fait de cette manière des subsides pour payer leurs permanents. Car il suffit de faire le tour des agences de l’environnement existantes, des projets de création d’une nouvelle agence nationale de la nature, pour que l’on pose sérieusement la question de l’intérêt de ces places supplémentaires au Comité Economique et Social.( en aparté, d’ailleurs il faudrait supprimer le CES national). Des associations d’environnement sont déjà dans les CES régionaux depuis longtemps et je ne vois pas ce que ça a fait bouger.


                                • Gilles Gilles 26 octobre 2007 10:20

                                  Foudebassan

                                  « Je suis tout de même étonné de ne lire que des critiques à propos de ce Grenelle. Comme toujours, beaucoup de râleurs et zéro proposition. »

                                  Tient donc. Apparemment tu ne suis pas trop l’actualité à propos de la protection de l’environnement de ces dernières années, si ce n’est décennies. Les propositions des « râleurs » sont nombreuses, des ogm au nucléaires en passant par les rejets de gaz a effet de serre, pesticides et autres. Il me semble que ce débat s’est installé depuis longtemps.

                                  Comme si on avait attendu Sarkozy pour penser à ces problèmes, qui au passage ont été ignoré voir dévalorisé par les mêmes qui prétendent actuellement s’en occuper

                                  C’est dingue, Sarko va réussir à faire passer l’idée que tout vient grâce à lui...


                                • torr-ben 25 octobre 2007 22:47

                                  C’est gonflant ! Grenelle de l’environnement par ci, Grenelle de l’environnement par là. Développement durable et en voici, en voilà.Qu’ils arrêtent de cracher du co2 à blablater comme des rombières. Ce sera bon pour la planète et pour nos esgourdes ! Des billevesées de rupins pendant qui en a plein qui crèvent la dalle. Faudrait dire d’abord aux volcans qu’ils arrêtent de fumer...

                                  Hier soir, personnellement, j’ai allumé, à l’heure dite, toutes les lumières et mis le chauffage à fond. Pire, j’ai pris mon Audi A3 2L TDI, sportback, siége en cuir et je l’ai fait tourner comme çà, à donf, en pensant à la pauvre planète.

                                  Ben quoi, je fais du mimétisme. Je singe les politicards et les grands discoureurs genre Hulot avec ses 2 hélicos qui fait chier tous les zèbres de la contrée ou Borloo les bouclettes qui s’envole vers la Banquise avec tous les baveux et les rampants du coin. M’est avis que j’ai été encore moins bon qu’eux en rejet de co2...

                                  Je vais encore faire des efforts ...


                                  • Walid Haïdar 26 octobre 2007 01:01

                                    J’ai beau être de gauche et même anti droite, je n’arrive pas à me refuser cet optimisme quant au Grenelle de l’environnement :

                                    Avec un tel battage médiatique, et une telle centralité pour la question écologique dans la société ces temps-ci, l’opinion publique est marquée.

                                    Je ne sais pas qui est responsable, s’il y a un noyau restreint de responsables, mais je crois que tout ce qui s’est passé, dont le Grenelle, a contribué à marquer profondément les conscience au sujet de l’environnement.

                                    C’est très positif.

                                    Pour le reste, il est vraiment dommage que la collégialité du Grenelle soit bafouée par un pouvoir (notemment le président, le gouvernement, la majorité parlementaire) qui n’a pas du tout pris la mesure du défi écologique.

                                    Comment le pourrait-il ? Comme vous le dites, il s’agit de philosophie de la production et consommation des richesses, d’organisation sociale harmonieuse (donc de paix sociale, donc de justice et d’équilibre).

                                    Et ça, on ne peut pas l’attendre de dirigeants de droite.

                                    On le voit sur le PLFSS comme sur les mesures de préventions de la récidive ou l’environnement, on est avec eux dans le règne de l’apparence, des mesures de circonstances, et dans le mépris du temps, du temps de la pensée, de la mesure, et de la stratégie à long terme.

                                    C’est le drame pour notre pays : avoir élus des néo-libéraux (ultra-conservateurs en fait), dogmatiques et arrogants.


                                    • Gilles Gilles 26 octobre 2007 10:34

                                      Walid

                                      je suis d’accord avec toi. Cependant, les élus de gauches et écologistes, au pouvoir entre 97 et 2002 n’ont même pas été capables de lancer la moindre discussion sérieuse, ni même d’y penser. Dingue non, avec des écolos....

                                      Se sont tous des nullards et même si on remarque le détournement à des fins politiciennes de l’écologie de la part de ce gouvernement, on ne peut que remarquer les progrès : au moins on en parle à haut niveau et petit à petit ces défis écologiques seront imprimés dans le cerveau des français. A L’étranger, idem, l’exemple français pourrait faire des petits surtout après le passage d’Al Gore.

                                      Donc c’est positif ce Grenelle. Pour l’instant du moins... mais pour que la graine prenne il faut être vigilant et éviter l’enlisement, notamment à partir du moment où les textes législatifs seront discutés (avec pression des lobby des pollueurs et empoisonneurs, du patronat, des consomateurs...) C’est vraiment à ce moment qu’on se rendra compte de la portée réelle de ces discussions et que ce déssinera où un avenir potentiellement plus radieux ou si au contraire on fait une croix sur la vie « pure » de nos enfants


                                    • imago imago 26 octobre 2007 11:47

                                      Ce qui est angoissant à propos de cette vaste réunion qualifiée de Grenelle (a tort), c’est précisément la confusion avec la portée des véritables accords de Grenelle (en 68) qui avaient un poids juridico- administratif (SMIC, droits syndicaux) autrement plus fort que ce vague machin déclaratif...poudre aux yeux : passée la fete, adieu le saint !


                                    • Gazi BORAT 26 octobre 2007 07:33

                                      Chacun s’attache à l’un ou l’autre aspect de l’Ecologie négligé par ce Grenelle de l’Environnement mais, de mon côté, ce qui m’affole c’est :

                                      Le boom des centrales électriques à charbon !

                                      Justifié par l’arrivée d’acteurs privé (Poweo, etc..) sur le marché autrefois monopole d’état de l’énergie et soucieux de disposer de leur propre lieux de production, et le plus rapidement possible..

                                      La centrale à charbon est ce qui se fait de plus économique à la construction .. et de plus désastreux pour l’ émission de CO2..

                                      Le projet controversé du Havre n’est que le début du programme :

                                      http://www.bionovi.com/bibliotheque/revoila-le-charbon-_392.html

                                      http://ecochoix.free.fr/spip/article.php?id_article=53

                                      gAZi bORAt


                                      • Foudebassan Foudebassan 26 octobre 2007 09:48

                                        Coup médiatique, opération marketing pour les politiques, les industriels, les ONG, peu importe, les choses bougent et il est désormais impensable de faire marche arrière.

                                        Bien sûr, certains regrettent que Nicolas Sarkozy soit à l’origine de cette révolution. Mais à mon avis, ces personnes sont plus préoccupées par des considérations politiques qu’environnementales.

                                        Même José Bové vient reconnaître sur France Inter qu’il y avait eut une belle avancée concernant les OGM.


                                        • imago imago 26 octobre 2007 11:02

                                          @ foudebassant

                                          oui c’est vrai c’est mieux que rien !

                                          mais il n’y a RIEN

                                          1 comme moyens (financiers, techniques, légaux...) 2 comme délais 3 et comme institutions ou responsables chargés de la mise en oeuvre précis chiffrés

                                          Il est vrai que des lecteurs (sans doute admirateurs de NS) me proposent d’aller prêcher en Corée du Nord... c’est fou ce que Agoravox peut susciter comme rancoeurs...

                                          PS je me situe entre N Hulot et les « gauchistes » styme les casseurs de pub...

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