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Accueil du site > Actualités > Politique > TSCG : le Traité d’une Saloperie Carrément Généralisée (...)

TSCG : le Traité d’une Saloperie Carrément Généralisée !

A gauche pour de vrai ! nous ne reviendrons pas sur les conséquences “austéritaires” du TSCG. Tellement a déjà été écrit sur les plans de rigueurs que les peuples devront subir à perpétuité et ce avec raison et justesse.

Nous ne reviendrons pas, non plus, sur la formidable opportunité qu’offre le TSCG aux institutions financières, et en particulier aux banques d’affaires, afin de spéculer sur le dos des états et les mettre à genoux.

Nous ne parlerons pas non plus de la perte de souveraineté de notre parlement élu par le peuple, puisque l’orientation budgétaire du pays ne connaîtra plus qu’une seule alternative, celle de la règle d’or. Nos députés ne serviront plus qu’à enregistrer les décisions prises par quelques techniciens de la finance. L’assemblée nationale deviendra finalement un simple bâtiment à haute valeur immobilière, à très faible valeur politique.

Nous n’épiloguerons pas non plus sur la langue dans laquelle a été écrit le traité. Des citoyens normalement constitués, comme nous le sommes A gauche pour de vrai !, ont nécessairement besoin d’une traduction claire du texte. Fort heureusement certains s’y sont collés, et sans eux, le sérieux apparent de son verbiage pompeux aurait presque finit par nous convaincre de la bonne volonté de ses auteurs Angela et Nicolas.

Et c’est justement parce que des traducteurs ont décidé de transcrire en langage de tous les jours ce TSCG, texte au titre matraquant reconnaissez le, que nous y avons vu ce que peu ont finalement découvert…en particulier son article 9 au titre IV :

Sur la base de la coordination des politiques économiques définie dans le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, les parties contractantes s’engagent à œuvrer conjointement à une politique économique qui favorise le bon fonctionnement de l’Union économique et monétaire et qui promeut la croissance économique grâce au renforcement de la convergence et de la compétitivité. À cette fin, les parties contractantes entreprennent les actions et adoptent les mesures nécessaires dans tous les domaines essentiels au bon fonctionnement de la zone euro, en vue de réaliser les objectifs que constituent le renforcement de la compétitivité…”

Pardon de vous avoir ainsi puni, chers lecteurs d’A gauche pour de vrai ! en vous infligeant cette lecture d’un passage du traité. On vous avait bien dit que la langue utilisée était barbare. Mais que dit au juste cet article une fois rendu compréhensible ? Non seulement l’Europe des financiers dictera aux états leurs budgets, mais ça vous le saviez déjà. Elle décidera aussi de la politique économique que devront suivre les pays. Et dans quel sens nous direz-vous ? Dans celui de la mise en compétition des états membres de l’union entres eux ! Oui, oui, absolument. Car il faudra renforcer la compétitivité, comprenez “organiser une concurrence libre et non faussée”, raison principale pour laquelle le peuple français souverain avait rejeté le TCE lors du référendum de 2005. Car les Français avaient déjà compris en 2005 que cette notion de compétition entre les états conduit à la mise en concurrence entre les peuples, entre les services publics et le secteur privé. Or, dans l’esprit de nos très chers penseurs libéraux européens, un service public c’est un concurrent déloyal qui entrave la compétitivité. Aussi, l’une des conséquences immédiate de l’application de ce traité sera une vague de privatisations, non seulement pour “améliorer artificiellement” les comptes des états, mais surtout pour livrer aux marchés privés les derniers services publics citoyens.

Aussi, ce traité n’instaure pas seulement le veau d’or “austérité”, il organise le culte de la concurrence entre les états, la compétition entre les peuples d’Europe. Nos amis Grecs savent mieux que tous ce à quoi conduit ce concept de compétition entre les peuples, eux qui subissent les assauts de beaucoup qui aimeraient les voir quitter l’Europe au motif qu’ils ne sont plus qu’un boulet entravant la compétitivité de l’Euro. Aussi, le TSCG n’oblige pas seulement nos gouvernements à l’impuissance budgétaire, il les contraint à une seule politique économique, le libéralisme financier, comme s’il s’agissait de la seule option possible.

Vous l’aurez compris, le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, une fois traduit, devient bel et bien le Traité d’une Saloperie Carrément Généralisée. Une saloperie dont, n’en doutons pas, le peuple ne veut pas. Certains d’entres vous n’en sont pas encore pleinement convaincus ? Alors demandons lui son avis au peuple. Allez chiche !

Sydne93


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6 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 20 septembre 2012 15:05

    Le Pacte de stabilité et de croissance renforcée est une directive qui donne à la Commission des outils de contrôle et de sanction en cas de dépassement du plafonnement des dépenses publiques. Elle peut ainsi imposer à un État de réduire sa dette publique, sauf s’il s’agit de «  sauver  » les banques et condamne d’éventuels projets de nouvelles recettes, en particulier s’il s’agissait d’augmentation d’impôts sur les revenus des capitaux.....

    Pour comprendre un peu plus cette escroquerie, voir :

    http://2ccr.unblog.fr/2012/09/13/la-regle-dor-pas-lage-dor/


    • bigglop bigglop 20 septembre 2012 19:19

      Bonjour à tous,
      Merci @Sydne93 pour cet article généraliste sur ce traité antidémocratique.

      Mais ces transferts de souveraineté ont commencé depuis longtemps, notamment avec la disparition de la CECA dissoute officielement en 2002 au profit de l’importation de la houille des Etats-Unis.

      Ensuite l’Acte Unique de Jacques Delors (1986-1987) préparatoire du Traité de Maastricht (1992-93), mais aussi la dérèglementation financière massive, après l’échec du Programme Commun, par Mitterrand et Fabius, suivie de la loi de modernisation bancaire (J Delors) instituant la banque universelle et abrogeant la séparation des activités bancaires instituée par le CNR (1945).
      Ensuite, avec le Traité de Maastricht (1992-93) a entériné l’abandon d’une politique économique indépendante aggravé par ceux d’Amsterdam (1997-99), de Nice (2001-2003).

      Le virage libéral des « socialistes » a commencé en 1984 et se poursuit aujourd’hui.

      La création de la zone euro a entériné l’abandon de la souveraineté de la création monétaire, remplacée par une monnaie unique et non pas commune.

      La construction européenne s’est construite sur des bases économiques et financières sans réduire les décalages structurels en matière fiscale et sociale, privilégiant la création de zones privilégiées moins-disantes fiscalement et socialement.

      L’abandon du « marché unique » préservant l’industrie, le commerce intra-européen au profit de l’idéologie néolibérale de l’autorégulation des marchés par « la concurrence libre et non faussée » et la « libre circulation des capitaux... » a porté au pouvoir une eurocratie non élue défendant les intérêts de l’oligarchie financière mondiale.

      La négation du vote sur le TCE, par l’abstention massive des parlementaires socialistes qui a permis la ratification du Traité de Lisbonne.

      L’illusion démocratique se poursuit avec la ratification du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) par une abstention « dynamique et agressive » (JM Ayrault) et le mensonge de la renégociation du TSCG.
      Beaucoup oublient l’aggravation des mesures du TSCG par les Six et Two Packs, Pacte de Stabilité et de Croissance, Pacte Euro +

      Enfin, le programme « Outright Monetary Transaction » offre une garantie « illimitée » de paiement des créances souveraines détenues par les acteurs financiers tout en les laissant spéculer sur les dettes publiques des états. Au final, les états pourront être contraints de recapitaliser la BCE

      Une solution si ce traité passe, la désobéissance civile en « pourrissant » la vie des parlementaires, membres du gouvernement qui l’auront ratifié en utilisant une ADM (arme de destruction massive)

      Le yaourt à la grecque


      • Jean-Louis CHARPAL 21 septembre 2012 09:38

        Les cathos disent parfois que « les voies du Seigneur sont impénétrables ».

        Les oligarques pourraient dire que les voies de l’ultra libéralisme sont impénétrables et très diverses selon les pays. Il faut vraiment que les citoyens aillent eux mêmes aux infos en étant leurs propres journalistes, pour y voir clair.

        Le but est le même : vider la démocratie de tout contenu réel, priver ainsi les politiciens de tout moyen de faire prévaloir l’intérêt général, afin que les privilégiés se remplissent toujours plus les poches.

        Aux Etats-Unis, ils n’ont aucun scrupule et affichent brutalement la couleur. Le républicain Romney a comme objectif le « dépérissement de l’Etat » non que la classe ouvrière ait pris le pouvoir, mais les 1% ! Il veut donc confier toutes les missions de l’Etat au privé et, concernant les affaires sociales, à la charité.

        Ne nous leurrons pas : l’oligarchie internationale - celle des accumulaterus de fric - veut aboutir au même résultat en Europe et a d’ailleurs fait d’immenses « progrés » en ce sens (qui sont en bon français des régressions et des reculs) ; mais, ne pouvant annoncer la couleur car ça ferait peur,elle avance masquée et entoure tous ses projets d’un épais rideau de fumée.

        L’hypocrisie, la manipulation, le mensonge sur les intentions vraies, sont cruciales pour endormir le peuple. Qu’il s’agisse du TSCG, de la privatisation de la SNCF, rampante et en cours, ou de n’importe quel sujet, c’est toujours la même tactique de manipulation. Tout est embrouillé sciemment.

        Les textes et déclarations sont incompréhensibles, les journalistes, compétents ou complétément ignares, peu importe, appellent à la rescousse des « experts » et ceux- ci « expliquent » au bon peuple le contraire de ce qui va se passer.

        Le temps que les bonnes gens comprennent, on est passé à l’arnaque suivante. C’est ainsi, au fil du temps, qu’on réalise que la République est dans le caniveau. Mais comme le cadavre bouge encore, et que cela dérange ces messieurs oligarques, il faut lui mettre une balle dans la nuque.

        C’est la raison d’être du TSCG.


        • LE CHAT LE CHAT 21 septembre 2012 09:57

          Exigeons un referendum  , ras le bol de voir partir notre souveraineté !


          • Dwaabala Dwaabala 21 septembre 2012 11:24

            Jean-Louis CHARPAL

            "priver ainsi les politiciens de tout moyen de faire prévaloir l’intérêt général« 

            Ce sont les politiciens eux-mêmes qui le font, depuis Mitterrand, et qui en redemandent.

             »afin que les privilégiés se remplissent toujours plus les poches.« 

            Ce sont bien Hollande, Ayrault et la majorité socialiste qui font passer le TSCG ?

            Il ne faut pas opposer »les privilégiés" à leurs loufiats.


            • Ariane Walter Ariane Walter 21 septembre 2012 14:31

              De droite ou de gauche, nous sommes Français : il faut nous unir contre le TSCG.

              Le pire, c’est que, ce que beaucoup ignorent, même le budget de la moindre mairie sera soumis à Bruxelles.
              Et les dépassements seront pris , non pas sur les niches fiscales, mais sur la sécurité sociale, les retraites et l’école.
              Qu’en France, il y en ait, et une majorité, qui ne soient pas au courant, cela me laisse pantoise !

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