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Accueil du site > Actualités > Politique > TVA : En marche pour le 1er décembre !

TVA : En marche pour le 1er décembre !

Le 1er janvier prochain, tout va augmenter. 7 Milliards d'euros de TVA supplémentaires, pour financer les 20 milliards supplémentaires accordés au MEDEF sans contreparties. Alors le 1er décembre prochain joignez à Bercy la marche pour la Révolution fiscale !

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#RévolutionFiscale

Le 1er janvier prochain, tout va augmenter. Les chaussures, les vêtements, l'abonnement internet et téléphone, la consommation d'électricité, les transports en commun, la collecte des ordures ménagères… La liste est interminable. Le responsable, c'est François Hollande. Il a décidé d'augmenter la TVA. Le taux principal passera à 20%. Et le taux intermédiaire passera de 7% à 10%. Sarkozy l’avait déjà fait passer de 5% a 7%. Avec Hollande, au total, ce sera donc un doublement de ce taux en trois ans !

Au total, le gouvernement va ponctionner 7 milliards d'euros dans les poches du peuple. Une division rapide sur les 65 millions de Français aboutit au résultat suivant : la TVA Hollande va prendre en moyenne 107 euros par an à chaque Français, enfants compris ! Un couple avec deux enfants va donc voir son pouvoir d'achat privé de 428 euros par an en moyenne !

Le peuple paiera. Car la TVA est un impôt particulièrement injuste. C'est un impôt qui frappe plus fortement les plus pauvres que les plus riches. L'INSEE a calculé que les 10% des ménages les plus pauvres consacrent 8,1% de leur revenu à la TVA, contre seulement 3,4% pour les 10% les plus riches. Cette injustice se retrouve quand on prend le sujet par l'autre bout, dans l'origine des recettes de TVA perçues : "10% des revenus les plus bas acquittent 11,5% des recettes de la TVA, et les 10% les plus élevés n'en supportent que 5,2%". Cette affirmation est de Mathieu Plane. Elle date de janvier 2012. Il était alors économiste à l'Office français des conjonctures économiques. Il est désormais conseiller au cabinet d'Arnaud Montebourg !

Tout ça pour payer le cadeau de 20 milliards d'euros par an fait au MEDEF. Les 7 milliards d'euros de TVA doivent en effet financer une partie du "crédit d'impôt compétitivité". Le reste sera payé par 10 milliards d'euros de coupes dans les services publics et par 3 milliards d'euros de taxes écologiques, c'est-à-dire d'écotaxes diverses.

Avec ce système, Bercy devient en quelque sorte le portique du MEDEF : le ministère des Finances est privatisé pour devenir la caisse enregistreuse qui ponctionne le peuple pour reverser aux grandes entreprises. Car ce "crédit d'impôt compétitivité", c'est le jackpot pour le patronat, et en particulier pour les grands groupes. Ils toucheront 20 milliards d'euros par an ! Ces 20 milliards viendront s'ajouter aux 30 milliards d'euros d'exonérations de cotisations sociales déjà accordés chaque année sans aucune contrepartie.

C'est un chèque en blanc donné au MEDEF. Toutes les entreprises ayant un salarié ou plus bénéficient du crédit d'impôt. Il n'y a aucune contrepartie sociale. Ni en termes d'emplois, ni de salaires, ni d'égalité hommes-femmes, ni de formation professionnelle. Rien. Aucune. Si bien que ce "crédit d'impôt" est dans bien des cas une prime aux licencieurs. Ainsi, le groupe PSA toucherait environ 70 millions d'euros chaque année alors qu'il supprime 8 000 emplois et ferme l'usine d'Aulnay. Le groupe Sanofi, leader du CAC 40, toucherait entre 40 et 60 millions d'euros. Pourtant, le groupe supprime 900 emplois dans la recherche. Et il a réalisé 8 milliards d'euros de bénéfices l'an dernier !

Ce crédit d'impôt est anti-écologique. Le "crédit d'impôt" n'est assorti d'aucune condition écologique. C'est donc un encouragement au productivisme le plus destructeur. C'est un élément majeur de la "politique de l'offre" de François Hollande, qui consiste à demander aux entreprises de produire n'importe quoi, n'importe comment, pourvu qu'elles produisent quelque chose. Même si ça ne sert à rien d'utile socialement, même si ça pollue énormément. C'est une vision totalement archaïque, à mille lieues de l'indispensable conversion écologique du système productif. Ainsi, l'un des premiers bénéficiaires est le groupe Vinci. Le groupe qui construit l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes après avoir fait main basse sur les autoroutes. Il empocherait 80 millions d'euros par an selon certaines estimations.

Aucune contrepartie, donc. Aucun contrôle non plus ! Au passage, ce crédit d'impôt donne déjà lieu à un véritable racket entre entreprises. Les grands groupes donneurs d'ordre exigent que leurs sous-traitants cassent leurs prix, puisqu'ils bénéficient du crédit d'impôt. Les PME en bout de chaîne sont sommées de rétrocéder à leurs donneurs d'ordres ce qu'elles croyaient avoir obtenu. Quant aux salariés, ils n'auront pas leur mot à dire sur l'usage des fonds. Ils seront à peine informés.

Et, en apothéose, Pierre Moscovici a annoncé le 29 août dernier, devant l'université du MEDEF, qu'il n'y aurait "aucun contrôle fiscal" sur l'usage des fonds ! 20 milliards d'euros d'argent public distribués sans aucun contrôle ! Où sont les pleurnicheurs habituels sur la "bonne gestion" des comptes publics ? Quand « L'Express », l’accro aux Le Pen, dénoncera-t-il "l'assistanat" dont profitent indûment les grands groupes ? On dirait qu’ils s'accordent très bien de ce privilège patronal qui consiste à vider les caisses de l'Etat et du peuple pour se remplir les poches "sans contrôle fiscal". Le grand journaliste Barbier, qui a tout vu et tout compris sur les abus aux caisses d’allocation familiale, n’a pas eu une minute pour détecter « Ecomouv ». Il n’est donc pas prêt de consacrer une seule de celles qu’il réserve à la surveillance des musulmans au racket de 20 milliards d’euros en faveur des actionnaires. 

Dommage, car cette affaire est une gabegie d'argent public ! Le crédit d'impôt est totalement inefficace. Ce n'est pas moi qui le dit. C'est un organisme créé par le gouvernement Ayrault lui-même : le Comité de Suivi du Crédit d'Impôt. Ce crédit d'impôt était censé aider la "compétitivité" des entreprises qui sont dans la concurrence internationale. Je ne donne que deux chiffres. A peine 9% des 20 milliards d'euros profitent aux entreprises qui réalisent plus de 35% de leur chiffre d'affaire à l'exportation. Alors que 38% des 20 milliards vont à des entreprises qui n'exportent pas du tout. Parmi les principaux bénéficiaires, on trouve beaucoup d'entreprises qui ont des activités non délocalisables : EDF, GDF, Carrefour… Pour celles-ci, c'est un pur effet d'aubaine !

Voilà ce qu'est ce crédit d'impôt. Une mesure inefficace. Une gabegie fiscale. Une mesure coûteuse qui prolonge les privilèges du MEDEF et des grands groupes. Et qui sera payée par le peuple avec des services publics en moins et la hausse de la TVA.

Voilà ce que nous voulons mettre en échec en manifestant à Paris le 1er décembre pour la #RévolutionFiscale et contre la hausse de la TVA.

 


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12 réactions à cet article    


  • Croa Croa 12 novembre 2013 10:47

    Oui, à la limite, il aurait été possible de recréer (en mieux) la taxation à 33% des achats de luxe plutôt que de faire racker les pauvres sur les dépenses de tous les jours.

    L’augmentation la plus choquante, à mon avis, c’est celle du billet de transport en commun, complètement anti-écologique et anti-sociale ! Protester ici

    Par ailleurs, effectivement en faisant un cadeau aux patrons alors que dans le même temps il saigne le peuple, ’’les élites’’ font un choix de classe et se révèlent : Au moins les choses sont-elles claires  !  smiley 


    • foufouille foufouille 12 novembre 2013 10:56

      c’est l’europe qui augmente la TVA. et elle va augmenter jusqu’a devenir une TVA a taux unique et élevé


      • credohumanisme credohumanisme 12 novembre 2013 11:32

        On nous a longuement expliqué pendant de nombreux mois que les plus pauvres seraient moins impactés du fait de la baisse du taux sur les produits de première nécessité de 5,5% à 5%.

        Ainsi Hollande déclarait le 28 mars "J’ai annoncé depuis la fin du mois de décembre dernier qu’il y aurait une augmentation de la TVA en 2014 pour financer le pacte de compétitivité, la baisse donc de 20 milliards sur la masse salariale des entreprises pour leur permettre d’embaucher. Ces 20 milliards, je dois trouver à les financer, donc j’ai dit une partie en économies, une autre ça sera une augmentation de la TVA au taux supérieur et intermédiaire, et une baisse de la TVA sur le taux réduit, pour que le pouvoir d’achat des Français ne soit pas affecté... trop. »"

        Finalement cette baisse n’aura pas lieu, certes elle ne représentait que quelques centimes sur un paquet de riz ou une cuisse de poulet, mais elle représente tout de même une ponction globale de 750 M€ à 1 milliard par rapport à cette promesse du 28 mars dernier.


        • bartneski bartneski 12 novembre 2013 11:39

          L’injustice de la TVA est l’essence même de cet impôt. Le taux 33.3 a été aboli sur les produits de luxe pendant que le taux réduit de 5 sur les produits de premières nécessité va passer à 10 points. C’est à dire qu’on baisse la TVA sur le caviar et qu’on augmente celle sur le pain. Le message est très clair non ? Des piques et des fourches !!!


          • Xtf17 Xtf17 12 novembre 2013 19:50

            Bien résumé !


          • millesime 12 novembre 2013 12:09

            Moscovici a déjà fait savoir qu’il n’y aurait pas de grand changement dans la fiscalité (contrairement aux promesses du candidat Hollande)...je ne sais lequel des deux avalent les couleuvres depuis l’élection présidentielle mais ... !avec la réforme avortée du système bancaire... ! pas étonnant qu’il se fasse siffler sur les champs élysées.
            http://millesime.over-blog.com


            • ETTORE ETTORE 12 novembre 2013 13:02

              Siffler est un début !

              le pavé deviendra lui aussi plus cher avec la hausse de la TVA
              surtout expédié par voie aérienne.

              • Croa Croa 12 novembre 2013 19:55

                Les pavés (les vrais : type ’’Napoléon’’) sont déjà chers. C’est pour ça que dans les villes laxistes (vu que Maire et Maires-adjoint y sont passablement corrompus ) les entreprises de voiries se les gardent ( les remplacent par du goudron ) à chaque occasion !

                Pour faire une barricade,
                 smiley on ne les paye évidemment pas ! smiley
                ( comme le peuple est plus honnête que les patrons il ne vole pas et laisse juste ça sur place !) 

                Les expéditions par voie aérienne sont également gratuites ! smiley


              • eric 13 novembre 2013 07:45

                Pendant ce temps, le PS allume un contre feux avec une marche pour défendre la république !

                Benjamin Rosmini est militant PS depuis 2007 ; Loreleï Mirot, créatrice de l’événement Facebook, est stagiaire à l’Assemblée et assistante du député PS Yann Galut. Membre de SOS Racisme, « même pas sympathisant PS », Tristan Rouquier s’est rapproché des organisateurs lundi et travaille à la création du site du mouvement.

                Un grand mouvement spontanée et apolitique quoi !

                Le Gouvernement se recherche des soutiens dans la rue. C’est peut être normal. Ils se cache. C’est assez compréhensible ( qui aimerait se réclamer du socialisme en ce moment ? Les élus eux mêmes font des affiches sans le mentionner). Il ment, c’est assez habituel. Il va échouer. C’est en train de devenir traditionnel chez lui.
                Déjà le FdG dénonce cette imposture. Comme a gauche il a les plus gros bataillons de marcheurs...

                Depuis trois semaines, les principaux interlocuteurs du PS sont une italienne de 15 ans et une angevine de 12 ans. Maintenant, il met ses propres enfants dans la rue pour qu’ils le défendent.
                Je crois que l’on peut parler d’infantilisation....


                • Croa Croa 13 novembre 2013 09:31

                  Culottés ces gens qui ont largement contribué à la destruction de la République !

                  Bon, c’est déjà bien qu’il se rendent compte qu’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même... C’est quoi cette « Marche » ? (Pas entendue parler... Il est vrai que je ne regarde plus les infos à la télé depuis longtemps !) 


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 novembre 2013 09:02

                  Le Gouvernement fait ce que lui demande Bruxelles, rétablir la compétitivité et les marges bénéficiaires des entreprises.

                  « Coût du travail, poids de l’impôt et résistance aux réformes ont fait de l’ Hexagone le pays où les marges bénéficiaires des entreprises sont les plus faibles de la zone euro » .

                  C’est écrit dans cet article :

                  « Bruxelles presse la France de se réformer au plus vite »

                  Quelles réformes ? «  France, les trois réformes exigées par Bruxelles » , la réforme des retraites, la réforme du travail et une plus grande libéralisation des services et des biens, (fin des monopoles des taxis, des pharmaciens etc) .

                  Si ce que décide Bruxelles ne vous convient pas, alors sortons de cette Union européenne et de l’euro !

                  En retrouvant la maîtrise de la monnaie, en dévaluant, en remettant en place le rôle de la Banque de France et le contrôle des capitaux ; en retrouvant les marges de manoeuvre qui permettent de défendre l’intérêt général et les acquis sociaux, on peut régler l’essentiel de nos problèmes.

                  « Y-a-t-il une vie avec l’euro ? Et une vie après l’euro ? » Table ronde sur l’euro.

                  Olivier Berruyer répond à la 1ere question. Philippe Murer à la 2e.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 novembre 2013 09:18

                    PS : Demander une réforme fiscale est aussi vain que demander à Hollande de défendre l’intérêt général...., il n’est qu’une marionnette de la Troïka chargé d’appliquer des décisions prises ailleurs.

                    Les budgets nationaux sont désormais sous tutelle de Bruxelles, cela vous a échappé ?

                    Quant à demander au Gouvernement d’avoir une politique nationale, c’est tout aussi vain.

                    Viviane Reding, Commissaire européenne, Vice Présidente de la Commission européenne, est venue expliquer à L’Assemblée nationale et aux députés « qu’il n’y a plus de politiques nationales, mais des politiques européennes dans une souveraineté partagée ».

                    Voilà, je l’écris en gros : « IL N’Y A PLUS DE POLITIQUES NATIONALES »

                    Les accords avec le Canada, les accords transatlantiques sont discutés à huis clos par la Commission européenne, et les Parlements nationaux ne seront pas consultés.

                    Vous ne vous trompez pas de colère, mais d’adversaire, ce qui dans un combat, ne peut que vous amener à la défaite.

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