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Accueil du site > Actualités > Politique > « UMP, nous ne sommes pas impopulaires sans raisons »

« UMP, nous ne sommes pas impopulaires sans raisons »

Les cotes du chef de l’Etat et du premier ministre sont en chute libre et ce n’est pas seulement la faute de la crise, comme voudrait nous le faire croire le président qui a déclaré, sûr de lui : "Qui ne serait pas impopulaire, alors que le pays traverse une crise exceptionnelle ?" Oui mais voilà, ce n’est pas la crise en elle-même qui a fait descendre les manifestants si nombreux dans la rue et qui les fera redescendre, c’est bien la façon de la traiter. De même que les sondés, à 78%, soutiennent le mouvement de mécontement en Guadeloupe quand Sarkozy a décidé de le mépriser depuis son commencement.

Ces deux exemples montrent un président de plus en plus éloigné de son peuple. Loin d’essayer de reconquérir l’estime de ses compatriotes, le président a décidé d’en tirer la leçon suivante : puisque je n’ai plus que le soutien des électeurs de l’UMP, je vais m’employer désormais à ne choyer que cette partie de la France ! Certes, le président ne s’est jamais positionné réellement comme le président de tous les français mais c’est là franchir un pas - très risqué - de plus vers l’impopularité et, disons-le, l’illégitimité.

Alors, faisant fi de sa popularité et n’essayant même plus d’être hypocrite, Sarkozy se montre en chef de clan, servile envers les puissants et implacable envers les faibles. Il hésite encore moins qu’avant à placer ses amis. Ainsi est tombée la nouvelle de la nomination du secrétaire général adjoint de l’Elysée, François Pérol, à la tête de la banque issue de la fusion entre la Caisse d’Epargne et les Banques Populaires. Cette nomination a été décidée par le chef de l’Etat qui a obtenu l’accord de la commission de déontologie avant même que celle-ci ne statue. Comme il avait obtenu que le président de France Télévision supprime la pub à la télé avant le vote de la loi. Comme, diraient certains, il a obtenu la condamnation de Coupat et de Colonna avant que les juges ne se prononcent. On pourrait multipler les exemples, plus ou moins prouvés.

Toujours est-il que François Bayrou a dénoncé dimanche cette nomination prévue. "Tous les textes, à la fois de déontologie et du code pénal, dit-il, indiquent qu’il est interdit à une personne ayant exercé l’autorité publique sur une entreprise privée, qu’elle soit fonctionnaire ou agent temporaire, d’exercer quelque fonction que ce soit dans cette entreprise avant un délai de trois ans révolus". "M. Pérol a joué un rôle actif dans le dossier (...) jusqu’à convoquer jeudi dernier les dirigeants des deux entités dans son bureau" à l’Elysée. Il est donc impossible, interdit et illégal", selon lui, "que cette nomination soit confirmée". "Au demeurant, cela signifie que Nicolas Sarkozy et ses proches reprennent au plus haut degré les pires habitudes de mélange entre l’Etat, le pouvoir et ses clans et le monde économique. Cela ne peut être accepté".

Le président se défend de tout calcul personnel : "La politique de nominations du gouvernement est toujours fondée sur le même critère : la compétence, la compétence et encore la compétence", a-t-il martelé, "J’observe que lorsqu’il s’agit de nommer quelqu’un de compétent qui vient de la gauche, ça ne vous intéresse pas. Je ne peux pas nommer que des gens de gauche", a-t-il dit aux journalistes. Comme toujours, il fait une pirouette sarcastique. Il fait aussi un clin d’oeil à la gauche qui le lui rend bien : plusieurs ténors socialistes approuvent ouvertement cette pratique ou se gardent de la contester.

La présidence de la République a redit, le mercredi 25 février, que le président de la commission de déontologie du service public, qui doit se prononcer sur les transferts de hauts fonctionnaires vers le privé, l’a assuré dans un courrier que la nomination de François Pérol ne posait aucun "inconvénient pénal". Mais Sarkozy transforme ces mots en "aucun problème". Pourtant l’absence de risque pénal ne signifie pas qu’il n’y a pas de problème déontologique. On dirait que pour Sarkozy, tout est possible tant que ce n’est pas rendu répréhensible par une loi pénale. Et peu importe la morale !

Mais, quelles que soient les compétences du promu, il y a bien une question déontologique qui se pose. Sinon, pourquoi tant de remous et pourquoi avoir saisi la commission de déontologie dans l’antichambre pour lui arracher une pré-décision ?
Au-delà des compétences, il y a la question de la compatibilité des fonctions. N’importe qui pourra-t-il être autorisé désormais à être juge et partie au vu de ce seul critère des compétences ? On voit les conséquences qu’aurait une telle théorie si on l’appliquait à la Justice par exemple...

En réalité, les Français ne sont pas dupes et voient bien que ce n’est pas seulement ce critère qui a emporté la décision. Ils ont en mémoire la formation d’une commission arbitrale pour favoriser Bernard Tapie. Ils ont en mémoire aussi la réforme de l’audiovisuel qui permettra au chef de l’Etat de désigner qui il veut à la tête des télés et radios du service public et de de le révoquer quand bon lui semble. Le peuple voit très bien la confusion d’intérêts qui règne au sommet de l’Etat et de l’économie.

Alors, si on ajoute le profond sentiment d’injustice des Français qui souffrent de plus en plus de cette crise tandis que les riches prospèrent avec la complicité du pouvoir, on peut dire sans se tromper que l’UMP n’est pas impopulaire sans raison. Contrairement à la fusion de la Banque populaire et de la Caisse d’Epargne et de prévoyance qui va cumuler popularité et prévoyance, l’UMP ajoute à l’imprévoyance (caisses vidées par la loi TEPA et autres gabegies) la plus dangereuse des impopularités...


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35 réactions à cet article    


  • Fergus fergus 25 février 2009 10:07

    Très bien écrit et très bien argumenté.
    Merci, La Taverne, pour cet éclairage sur la nomination de Pérol et ses implications sur la dérive démocratique de ce qui est de moins en moins la France et de plus en plus un Sarkoland aux mains d’un autocrate sans scrupules et de son aréopage d’amis ploutocrates. 


    • JoëlP JoëlP 25 février 2009 11:21

      Bien écrit et un excellent titre ! Toujours le sens de la formule La Taverne.


    • JL JL 25 février 2009 10:33

      Bonjour La Taverne, vous écrivez : ""puisque je n’ai plus que le soutien des électeurs de l’UMP, je vais m’employer désormais à ne choyer que cette partie de la France ! ""

      Je ne sais pas si c’est une citation, mais cela m’évoque Brecht : " J’apprends que le gouvernement estime que le peuple a ’trahi la confiance du régime’ et ’devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités’. Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? ""

      En somme, il ne nous fait plus l’honneur de tenir compte de notre avis. Cette dérive n’est rien d’autre qu’une dérive vers la dictature, et ce n’est pas les cris d’orfraies UMPistes qui y changeront quelque chose.


      • La Taverne des Poètes 25 février 2009 10:59

        Bonjour JL : non, ce n’est pas une citation. Bien vu pour Brecht. Oui, c’est inquiétant et l’on voit bien que l’UMP ne peut rien et ne fait rien contre son chef tout-puissant.


      • geo63 25 février 2009 10:44

        Tout à fait d’accord avec cet article. On peut même se demander si le "leader minimo" va finir son mandat. J’ai en mémoire le livre de François Léotard (son ex-ami) qui s’intitulait "ça va mal finir" (Grasset, 2008) où l’inquiétude de l’auteur pour la suite des évènements s’exprimait clairement, dans une écriture de qualité et beaucoup de ces évènements se sont produits après la parution du livre.


        • La Taverne des Poètes 25 février 2009 11:02

           "ça va mal finir" auquel Johnny a répondu en lieu et place de son ami président "ça ne finira jamaissmiley



        • Vilain petit canard Vilain petit canard 25 février 2009 11:08

          Bravo pour cet article simple et clair. Moi personnellement, ça ne me choque pas vraiment que Perol soit nommé (je vais me faire allumer, je sens). Après tout, si l’Etat prend (partiellement) le contrôle du monstre Ecureuil Populaire, autant clairement désigner un responsable venant de l’Etat, ça va de pair avec la prise de participation dans le capital.

          Mais que Sarkozy sorte de son chapeau le lapin de l’autorisation de cette commission de ce déontologie qui ne s’est pas réunie, il nous prend vraiment pour des cons. Il y a un minimum de formes à respecter, quand même. Avant, il construisait un peu mieux ses mensonges, il est vraiment aux abois. Peut-êytre qu’il passe trop de temps à se muscler le périnée ?


          • Fergus fergus 25 février 2009 15:51

            Sarkozy se sent-il réellement aux abois ou, tant qu’à être impopulaire, se laisse-t-il aller à son cynisme naturel ?


          • Yannick J. Yannick J. 25 février 2009 11:25

            Je me demande juste jusqu’où il aura été dans sa destruction de notre démocratie au moment ou les français lui feront comprendre que trop c’est trop.....
            malheureusement comme le disent plusieurs personnes ce message risque de ne pas être délivré d’une façon orale ou écrite mais plutot à la française.........(mai 68....pour ne citer que le moins brutal...)

            cordialement à tous, bonne journée


            • La Taverne des Poètes 25 février 2009 11:45

              "le même critère : la compétence, la compétence et encore la compétence"

              Cela ne fait penser à De Funès dans La Zizanie (mais si, souvenez-vous : la Zizanie Girardot...) : "mon programme en trois points : le plein emploi, le plein emploi, le plein emploi !"

              J’ai déjà montré dans mon article "La preuve par le tiers", la règle de trois omniprésente. L’art de dire 3 fois un mot est très sarkoziste...Ségolène Royal aussi ’"Fraternité ! Fraternité ! Fraternité !"

              Ils ont d’accord pour tla règle de trois mais absolument contre le tripartisme !

              Sarko et Ségolène feraient de bons duettistes comiques.



              • Fergus fergus 25 février 2009 15:56

                En fait, l’utilisation du même mot répété trois fois de suite est une très vieille ficelle du marketing qui date des années 70, genre "Ma priorité : 1) Le client ; 2) Le client ; 3) Le client".

                Mais il est vrai que le Sarkozysme n’est rien d’autre que du marketing politique !


              • tomasi75 25 février 2009 11:53

                UMP et mafia même combat. La droit m’a écouré. Les gaullistes et centristes devraient quitter le navire car il a tué les valeurs de la France. Il n’y a qu’à voir comment srakozy a recompensé ses amis de l’ombre au nom de la République.




                http://voxx.over-blog.com/article-27778604.html


                • Serge Serge 25 février 2009 12:13

                  Pour compléter votre contribution je donne à "méditer" quelques extraits de la revue "Capital"
                  No 210,Mars 2009 :

                   " On croyait les banquiers dans l’oeil du cyclone depuis que Sarkozy les a cloués au pilori au cours de son intervention télévisée du 5 février dernier.Un mois plus tard,les indignations présidentielles ont fait pschitt...nos rois de la finance ont échappé à toute limitation de leur salaire fixe.Ils n’ont fait que renoncer à leur variable qui,pour la plupart d’entre eux,s’annonçait plutôt modeste après une année 2008 calamiteuse.Pas d’inquiètude non plus pour les traders,dont N.Sarkozy voulait..." interdire le système de rémunération".La charte adoptée par les banques le 11 février ne plafonne nullement leur bonus.Le versement de celui-ci sera juste lissé dans le temps."

                   Pour Sarkozy cela s’appelle "moraliser le capitalisme" !
                   
                   Quand aux pratiques de clan et de copinage on lit ceci dans ce même numéro :

                   " La ministre de l’Economie C.Lagarde cherchait un expert au-dessus de tout soupçon pour plancher sur les systèmes de contrôle des banques.Elle n’a pas été déçue.S.Richard,son directeur de cabinet,lui a soufflé le nom de ...B.Deletré,un bon copain de l’E.N.A. et de l’inspection des Finances qui en connaît un rayon sur le sujet.Et pour cause:il pilotait la filiale américaine de la banque Dexia,celle-là même qui s’est gavée de subprimes dans l’opacité la plus totale.La manoeuvre s’est soldé par 2 milliards d’euros ...de pertes en 2008 et la quasi-faillite de l’établisement franco-belge."

                  Sans commentaire !


                  " Il n’y a que 17% de gens qui gagnent le Smic,si on augmente le Smic cela signifie que nous laissons 83% des gens de côté." Sarkozy le 5 février.(Degré absolu du cynisme !)

                  Toujours dans " Capital" on lit que D.Havis,pdg de la Matmut,a été maintenu à son poste malgré 20 millions de pertes dans des placements hedge funds...

                  " Il lui faut bien payer l’entretien des 8 Porsche 911 que ce passionné de sport automobile bichonne dans son garage."nous apprend la revue.





                  • Tristan Valmour 25 février 2009 12:36

                    Salut le taverneux

                     

                    Sarkozy est à l’image de toute une génération d’hommes de pouvoir, que ce soit dans le domaine politique, économique et social. Le glissement des décisions collégiales en décisions individuelles s’est juste accéléré ces derniers temps, mais le mouvement a commencé il y a quelques années déjà. Aujourd’hui, celui qui a le pouvoir dans les administrations ou dans les grandes entreprises est devenu autiste. Il est le chef et il commande. C’est ainsi que sont vues les relations humaines dans les organisations d’importance ; des relations purement verticales, sans écoute et respect mutuels. Cela dépasse le simple cadre politique, c’est devenu un mode de gouvernance des organisations.

                     

                    Comment pourrait-il en être autrement alors que sous l’influence de certaines conceptions libérales, la responsabilité individuelle est systématiquement stigmatisée ? Que tu voles, que tu sois au chômage, que tu ne sois pas aussi belle que les gravures de mode, que tu échoues dans tes projets… c’est toujours de ta faute. La télévision dont le rôle d’outil de conditionnement est retenu, présente des jeux où seul l’individu gagne. Invariablement, tout le monde s’habitue à la responsabilité individuelle et développe un sentiment de culpabilité face au succès des autres. Cela le conduit à accepter son statut d’être inférieur, à ne pas remettre en cause l’ordre établi, le système qui organise la société. Une éducation emprunte de culture judéo-chrétienne (tu seras bien sage et obéissant…) vient parachever cette soumission conditionnée. Alors, que de l’autre côté, les élites de premier plan se sont justement affranchis de ces règles et ne doivent leur succès qu’au vol et au mensonge. Comme l’écrivain de génie est celui qui s’affranchit des règles d’écriture. L’homme honnête qui suit les règles et quelles que soient ses qualités ne jouera jamais dans la même cours.

                     

                    Des disciplines comme la sociologie ou la psychologie des groupes ont été systématiquement attaquées car il fallait faire passer dans l’esprit du plus grand nombre la notion de responsabilité individuelle. Une responsabilité quantifiée par les différentes évaluations qui au final n’évaluent rien car les indicateurs sont trop nombreux pour être compris.

                     

                    Les Français ayant été conditionnés et manipulés en ce sens, les Sarkozy, Séguéla, Dassault ou encore Parisot se permettent aujourd’hui des envolées lyriques dont ils se seraient abstenus auparavant. C’est bien le signe que de nombreux rapports auxquels nous n’avons pas accès prouvent que la société est aujourd’hui mûre pour accepter son servage. Destruction de l’estime de soi, culpabilité, marchandisation des rapports humains (services à la personne), stigmatisation de groupes sociaux (jeunes, retraités, fonctionnaires, immigrés, financiers…), crédit, etc., tout cela pousse à l’asservissement de l’individu, à l’explosion des groupes. C’est la guerre des uns contre les autres… au profit de l’élite qui, pour être aussi pointée du doigt, n’en demeure pas moins hors de portée car elle détient 80% des richesses ainsi que le pouvoir politique et les moyens technologiques.

                     

                    Il fallait réagir avec force plus tôt. Au moment où nos geôliers voulaient prélever l’ADN pour un oui, pour un non, violer notre intimité, notre identité biologiques. Au moment où ils installaient des caméras de surveillance dans toutes les villes. Au moment où ils contrôlaient les papiers de ceux qui n’avaient pas le profil retenu. Au moment où la garde à vue était devenue la règle. Au moment où des centaines de milliers de personnes avaient été exclues des statistiques du chômage. Au moment….

                     

                    Mais aucun d’entre nous n’avait alors réagi. Parce que cela ne nous touchait pas. La cible c’était les autres. Aujourd’hui, la cible, c’est nous !

                     

                    Est-ce le bon moment ?

                     

                     


                    • La Taverne des Poètes 25 février 2009 12:53

                      La cible ? Nous étions la cible des publicitaires, marchands de tapis et des experts en marketing, mais depuis que les politiciens ont adopté les techniques des publicitaires, des marchands de tapis et des experts en marketing, nous en somme devenus la cible aussi. Alors que nous devrions en être la source puisque c’est la loi de la légitimé démocratique, tout se trouve inversé !


                    • La Taverne des Poètes 25 février 2009 12:54

                      Je ne réponds pas à votre argument qui va de "Normal 0 21" à "mso-bidi-language :#0400"  ! smiley


                    • loco 25 février 2009 12:37


                       U surpateur
                       M afieux
                       P opuliste


                      • fhefhe fhefhe 25 février 2009 13:03

                        L’UMPopulaire" Président STARkosy n’a sans doute pas lu "La Condition Humaine" de Malraux qui a dit en autre "On ne fait pas de Politique avec de la Morale , mais on n’en fait pas davantage sans."
                        Le Parti de nôtre Président comptent bon nombre d’
                        U surpateurs ,
                        M omentanément
                        P rotégés... !!!!

                        Enfin ,
                        U tilisons (nos)
                        M éninges (pour le faire)
                        P artir

                        Sinon l’
                        U ltra-Royaliste (se)
                        M aintiendra (aux)
                        P résidentielles de 2012... !!


                        • MagicBuster 25 février 2009 13:30

                          Vous êtes vraiment médisants .... C’est perol qui déchiffre les sondages.
                           smiley


                          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 25 février 2009 13:35

                            " Comme toujours, il fait une pirouette sarcastique. " la girouette sarkostique...

                            Pour réussir l’implantation d’un restaurant, il faut trois règles : L’emplacement, l’emplacement, et l’emplacement !
                            En effet, si le client ne peut pas se garer...pour en revenir à votre piqûre de rappel salutaire, la compétence est l’argument qui justifie de passer au dessus de la loi, mais les crises sont le résultat de l’accumulation des incompétences successives engendrées par un népotisme flagrant d’oportunistes amis des amis du président. D’un autre coté, comme l’on sait maintenant comment les banques sont au dessus des etats, il n’ est pas inutile d’en conserver le contrôle au risque qu’elle échoue entre les mains du big Four...


                            • La Taverne des Poètes 25 février 2009 14:43

                              Sarkozy a bluffé : voici la lettre du président de la commission (qui n’a pas encore tranché) à Claude Guéant. Cette lettre est publiée par Le Monde. Or, bluffer quand on est président, c’est faire pression !





                              • La Taverne des Poètes 25 février 2009 16:02

                                Que dit la loi ?

                                L’article 432-13 du code pénal interdit à tout fonctionnaire de travailler dans une entreprise privée qu’il contrôlait ou surveillait dans le cadre de ses fonctions précédentes. Il lui est également interdit, dans un délai de trois ans suivant la cessation de ses fonctions, soit de conclure des contrats avec une entreprise privée (voire de formuler des avis sur de tels contrats), soit de proposer directement à l’autorité compétente des décisions relatives à des opérations réalisées par une entreprise privée (ou de formuler des avis sur de telles décisions). Ces faits sont punis de deux ans de prison et 30 000 € d’amende.

                                Jurisprudence :

                                En 1996, le Conseil d’État a ainsi annulé la nomination de Jean-Pascal Beaufret, qui voulait passer de la direction du Trésor au poste de gouverneur du Crédit foncier, placé sous le contrôle du Trésor.

                                La commission de déontologie :

                                Créée en 1993, la loi sur la prévention de la corruption a créé une commission de déontologie, qui a pour rôle de contrôler le départ des agents publics qui envisagent d’exercer une activité dans le secteur privé et dans le secteur public concurrentiel. Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a assuré que si François Pérol était de facto nommé à la tête du futur groupe, « la commission de déontologie se réunirait et émettrait un avis ».

                                Source La Croix

                                Qui est François Pérol ?

                                Source La Croix.

                                Entretien à paraître jeudi dans le journal La Croix : 

                                Michel Bernard explique qu’à l’aune de son expérience, la question qui se pose est de savoir si François Pérol a été chargé de surveiller ou de contrôler les Caisses d’épargne ou les Banques populaires ou leur filiale commune, Natixis. "S’il apparaissait que oui, en principe il ne pourrait pas aller travailler dans ces entreprises," dit-il.

                                 


                                • Fergus fergus 25 février 2009 16:11

                                  S’il s’avère en fin de compte que l’arrivée de Pérol à la tête du nouvel ensemble est illégale et que Sarkozy persiste pourtant à le nommer, on pourra parler de forfaiture !


                                  • La Taverne des Poètes 25 février 2009 17:11

                                    S’il se fout de l’avis défavorable de la commission (mais celle-ci peut aussi s’aplatir, c’est de mode...), alors il y aura Pérol en la demeure.


                                  • deovox 2 mars 2009 04:30

                                    La haute trahison dans le droit français

                                     

                                    Présente jusqu’en 2007, dans la Constitution de la Ve République (art. 68), la haute trahison était la seule cause permettant de mettre en jeu la responsabilité du président de la République française, qui était ainsi passible de la Haute Cour de Justice. On se perdait en conjecture pour deviner ce que cette notion pouvait exactement recouvrir et à quelles situations contemporaines on pouvait l’étendre.

                                    Depuis 2007, la nouvelle rédaction de l’article 68 supprime la référence explicite à la haute trahison et élargit le champ de cette responsabilité présidentielle au « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat » comme une cause de destitution par la Haute Cour (nouvelle appellation).
                                    Cette formulation qui reste encore vague peut néanmoins très bien comprendre la haute trahison au sens traditionnel et elle correspond, à vrai dire, à ce que l’on supposait pouvoir y mettre aussi par une interprétation moderne, à savoir, notamment, tous comportements violant la constitution et ses principes ou tous manquements en contravention grave avec les valeurs démocratiques et républicaines, la morale politique ou la dignité de la charge, ainsi que la forfaiture et la prévarication.

                                    forfaiture :
                                    (Jurisprudence) Violation par un fonctionnaire public, un magistrat des devoirs essentiels de sa charge.


                                    Tout y est, il manque juste quelqu’un pour faire appliquer la loi.


                                  • MagicBuster 25 février 2009 16:47

                                    Nul (avocat) n’est sensé ignorer la loi .
                                    Et pourtant .... 


                                    • La Taverne des Poètes 25 février 2009 17:11

                                      Si, un avocat nul !


                                    • Colure Colure 25 février 2009 17:55

                                      Union Marketing Présidentiel -> quand on retrace le parcours et les fraques de ** (je peux plus le nommer) , ce qui arrive maintenant n’est qu’une suite logique (dûment orchestrée ?)

                                      Souvenez vous de la bataille du livret A ... Le plan était établi et on suit le plan. Le reste n’est que prétexte et tergiversation. Avant d’arriver au sommet de l’état, ce ** a eu le temps de préparer ses plans avec son mentor politique (enfin, un de ces mentors, balladur mais il ya eu Pasqua aussi ) ... la suite ? La liste est longue : carte électoral corrigée, démantellement des administrations (diabolisation des fonctionnaires, ça sert à rien et ça ne produit pas) au profit du privée en cours et bien entammée , etc , ça fait mal rien que de le voir et de l’évoquer à quel point on se fait manipuler ...

                                      Comme dit plus haut, 10 ans de lavage de cerveaux médiatiques, de mensonges à tout va, d’un PS complètement dissolu et "corrompu" par ses luttes intestines qui ont déçus tout le monde, ça laisse des traces ... sans parler de la mémoire "historique" de nos concitoyens qui ont votés quand même en majorité pour cet *** , ceux qui aurait pu (et du) voter contre ou en tout cas,pour faire pencher la balance autrement, ont décidés que voter , ça sert à rien .

                                      Mr Bayrou est arrivé trop tard et surtout, il a été trop naïf de faire confiance au jugement des français face à des discours populistes et démagogiques. Et pourtant, je ne suis pas centriste mais c’était le seul sincère et valable, il faut le reconnaitre.

                                      Alors , d’ici 2012, à moins d’un coup d’état, il ne faudra surement pas s’attendre à autre chose ... pour notre grand malheur, on a notre hybride bush-berlusconi national , tout ce qui se fait de mieux quoi. Pas de surprises donc, de la continuité et de la constance au moins smiley

                                      Misère ...


                                      • just_a_life just_a_life 25 février 2009 18:13

                                        faut vite reprendre en main notre pays et virer a coup de pompe dans le cul tous ces parasites !!!!! les mettre au rmi(et on reste gentil) ,pour qu’ils comprennent bien ce qu’est un humain .....


                                        • armelle89 25 février 2009 18:21

                                          très bon article,tres cohérent,tant pis pour nous !


                                          • barbouse, KECK Mickaël barbouse 25 février 2009 21:05

                                            bonjour,

                                            au delà du constat que rarement un président a dépensé son capital confiance aussi vite,

                                            que malgré la couche et les surcouches pour continuer a poser l’idée qu’il est LE président, il y a une forme de persistance subjective, inconsciente dirons ceux qui croient en l’inconscient, sur le fait qu’il n’est pas président, ne fait pas président, n’incarne pas la France, au mieux le type qu’il nous fallais pour parler avec bush aprés avoir refusé sa guerre en irak, mais pas Le Président.

                                            Nicolas, sarko, minimoi, bling bling, la mari de carla, etc.., mais jamais on entend dans la rue la même distinction subtile que lorsqu’on entendais parler de chirac ou mitterrand avant, même quand on traitais chirac de supermenteur, on se moquais de mitterand, derrière on entendais qu’on désignait Le président. 

                                            Pour beaucoup de personne, quand ils parlent de sarko dans la rue, en bien ou en mal, je n’entend parler que d’une marque, sans substance ni contenu, juste un sujet de conversation people parmis d’autre. Rien d’une forme de respect pour la fonction, pour l’homme, pour ce qu’il fait, etc.. non, juste un persona sans substance réel qui sert pour parler de la pluie et du beau temps.

                                            Un défouloir, un sujet de conversation passe partout, on te parle de la dernière de sarko comme du dernier épisode d’une série finalement lassante,

                                            La méthode de surmédiatisation indigeste pour un esprit français, qui a été utilisée pour le faire élire engendre un rejet liminal par étape, on ne supporte plus cette intrusion permanente dans l’oreille des conversations de allusions a sa personne.

                                            Le mot sarko sur entendu depuis quelque années, perd de sa substance en ne désignant ni un homme, ni le président, ni même une pensée politique,

                                            ça désigne un personnage d’une déja vieille série télé dont on attend les performance d’acteur sans prendre au sérieux ni croire véritablement un mot qui sort de sa bouche, il est virtualisé au point qu’on entend qu’il récite par coeur des arguments écris par d’autres, avec des lapsus genre 

                                            " on ne dirige pas pays.... heu la 5 eme puissance du monde, etc..." qui font sourire quand on y constate qu’ on a dûe lui dire qu’on ne parle de la France au Français comme " d’un pays",

                                            surtout quand on prétend incarner la voie majoritaire de son peuple, mais qu’il a tellement l’habitude d’en parler de cette manière, comme d’une vulgaire entreprise, qu’il ne peut pas s’empecher en mode roue libre d’utiliser ce genre d’expression. 

                                            Même lui ne parle pas comme s’il était le président de la France, mais comme s’il était le manager dirigeant d’un pays, entité dans sa t^^ete a définir parce qu’on pensais qu’il s’aggissais de la France.

                                            Ou alors il veut donner des cours de management en expliquant comment on dirige un pays, alors que son job, ce n’est pas d’expliquer comment on fait mais de le faire, et qu’en plus comme professeur, on peu lui donner la compétence d’avoir sut s’imposer pour se faire élire, mais en tant que dirigeant d’un pays, ça ne brille pas par l’exemplarité.

                                            Pour ne plus entendre parler de ce "lui" médiatique, les moyens commencent a s’organiser aussi, et seul la patience de quelques uns déja leur fait supporter le mot sarko en attendant qu’une chose, le virer par tout les moyens en 2012 pour ne plus en entendre parler. Le sortir du théatre médiatico politique, non par conviction politique opposé a la sienne, mais juste parce que psychologiquement il est devenu aggressant pour leurs conscience, ’ils ne le supportent plus, partout, tout le temps, etc.. 

                                            Alors, continuer comme ça gens de l’ump, continuer la loghorré sarko centré, et continuer ainsi de scier la branche sur laquelle vous etes encore ainsi, l’irrationalité a laquelle vous allez avoir a faire face en 2012 est proportionnel a l’indigestion de sarko dans l’air.

                                            amicalement, barbouse, heureux de constaté qu’une fois sortie de la peur des années "émeutes, guerre en irak, matraquage médiatique, etc..." on recrache aussi la fausse pilule sarko pour rassuré le tout.







                                            • Mescalina Mescalina 25 février 2009 23:29

                                              @ BARBOUSE

                                              De très belles idées, dans l’ensemble, sur l’incarnation du "Président" par exemple.

                                              Mais POURQUOI autant de fautes ???? Autant d’horreurs dans la conjugaison des verbes ????
                                              Beaucoup de fautes sont "pardonnables" quand on tape vite, mais là ce n’est PAS possible !!!

                                              Pour l’article, il est faible. Méthode classique de la Taverne : attendre 4 "bourdes" , et poster un réquisitoire contre Sarko, pour rappeler à la communauté de ses lecteurs, à 90% anti Sarko, combien il est pas gentil.

                                              Un éternel résistant de la cause Bayrou. Il y a tellement mieux à faire sur terre, non ?



                                            • jfbiz 25 février 2009 21:19

                                              L’article est bien écrit, c’est vrai !
                                              Pour les arguments par contre....

                                              L’ensemble du texte est à sens unique, les commentaires aussi...
                                              Il n’y a que des commentaires dits "constructifs"
                                              Comme il s’agit d’un article où visiblement les votants transforment le "commentaire constructif" par "D’accord / pas d’accord", mon score au commentaire risque d’être élevé... en valeur absolue...

                                              Donc Sarkozy ne pensent plus qu’à ses électeurs, .... dirige comme un monarqe, ..., n’a aucun scrupule, ..., donne aux riches, enlève aux pauvres, ....

                                              OK,

                                              Mais poour moi, Sarkozy c’est le premier président à qui je n’ai pas envie d’associer l’expression "langue de bois".
                                              Son coté "passage en force" ... désolé, mais parfois j’apprécie...

                                              Il n’y qu’à lire la lettre de la "comission de déontologie" pour voir un bel exemple de propos vide !

                                              Beaucoup des faits "discutables" repprochés aujourd’hui à Sarkozy ne sont que dans la continuité des présidences passées !
                                              Nomination diverses, "passage en force" type 49.3, ...

                                              Sans désirer un totalitarisme d’état, je pense qu’il est positif que nos gouvernements gouvernent !
                                              Qu’ils soient de gauche de droite (ou d’ailleurs !) ils passent par les élections : les respecter, c’est aussi respecter le vote des autres.

                                              Je n’ai pas voté Sarko au premier tour, mais au second, je croyais moins en Ségolène...

                                              Aujoud’hui, je n’adhère pas à tout, j’ai envie de vraies mesures sociales, ...

                                              Je repproche aussi à Sarko cetains écarts de langage indignes d’un chef d’état (je n’ai pas à les citer, tout le monde les connait !)

                                              Pour le reste, rappel important : Sarkozy n’est pas président à vie...

                                              Les critiques récurrentes et références diverses ne font que brouiller le message !

                                              Si l’état prend des participations dans une entreprise et cherche à imposer un certain pouvoir : normal !

                                              Si le but est de placer un "ami" : inadmissible !








                                              • Christoff_M Christoff_M 26 février 2009 04:52

                                                 l’UMP qui devait etre la courroie de transmission du pouvoir et faire oublier les anciens partis, traités d’obsolètes, à fait réapparaitre un courant rétrograde qui n’existait plus à droite, a aussi récupéré, campagne et profits obligent, une partie de l’extreme droite...

                                                à force de vouloir absolument ratisser pour créer une majorité, ce parti a perdu son ame et ne représente plus rien, et avec des types comme Copé à sa tete, Bertrand est pire dans le genre louvoyant, on a instauré une mentalité scolaire, type le faillot récompensé, et nous avons vu réapparaitre des profils de gendres idéaux que Giscard avait fait disparaitre à droite... le Ps n’est pas mieux en ce moment avec la fuite de ses éléphants prets à tout pour améliorer leur ordinaire, mais la encore l’UMP sous prétexte d’ouverture, fait n’importe quoi, pour faire de l’audience !!

                                                mais à force de faire n’importe quoi, de manger à tous les rateliers, de faire de la démagogie et de la communication, on récolte méfiance et impopularité !! c’est le présent de l’UMP, et la colère étouffée par les meneurs gronde dans les rangs, nombreux députés de droite ne se reconnaissent plus dans cette brigade d’attaque montée artificiellement pour soutenir un président qui s’effrite...


                                                • dezanneau 27 février 2009 19:41

                                                  Ma vision des choses :


                                                  - il appartient aux 2-3% de Français les plus riches, mais complexé tout de même...Un peu normal, il n’est ni créateur, ni entrepreneur, mais un intermédiaire à la base, avocat d’affaires, une sorte de commis...

                                                  - il prend le contrôle d’un parti, ce qui élargit son étiage normal

                                                  - il va chercher encore d’autres électeurs en tenant des discours gaullistes ou souverainistes voire nationalistes, alors qu’il s’en moque : il avait fait la déclaration suivante à de Villiers en 1995, "Toi Philippe, tu as de la chance, tu aimes la France, moi son histoire ses paysages(...), tout ceci me laisse indifférent !"

                                                  - élu Président de TOUS les Français, quelques minutes plus tard, il est au Fouquet’s...puis Paloma...

                                                  C’est fini ! retour à l’étiage de départ...Je me demande encore pourquoi benoit seize ne l’a pas purement et simplement excommunié ! mdr

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