Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile

 Accueil du site > Actualités > Politique > Un gouvernement à la solde des banques

Un gouvernement à la solde des banques

Après avoir concocté une dérisoire réforme bancaire, puis s’être opposé au projet « excessif » (sic) de la Commission Européenne sur la taxe Tobin, le gouvernement vient de mettre 25 milliards de plus à la disposition des banques. Et si l’ennemi de la finance était en fait son meilleur ami ?

Et 25 milliards de plus !
 
Ce nouveau projet est proprement hallucinant : pour améliorer leurs ratios financiers, les banques ont obtenus un transfert de 25 milliards d’euros de liquidités en provenance du livret A, du LDD et du LEP. Pire, le lobby bancaire, jamais satisfait, et qui en demandait deux fois plus, se dit frustré par un texte qu’il juge « très en deça des enjeux  », comme le rapporte le Monde. Il faut dire que l’Etat a eu l’audace de demander quelques comptes aux banques contre cet argent, chose qu’elles n’aiment pas faire, comme le rapporte Henri Emmanueili, président de la Commission de Surveillance.
 
Ce qui est incroyable, c’est que personne ne fait le parallèle avec le dérisoire plan d’investissement du gouvernement. En effet, alors qu’il accorde 25 milliards aux banques, en une seule fois, il n’a accordé que 12 milliards sur 10 ans, soit 1,2 milliard par an (0,06% du PIB, 0,3% des investissements annuels), 20 fois moins pour les investissements que pour les banques ! Pourtant, cet argent aurait pu être utilisé pour le plan d’investissements. Naturellement, Bercy explique que cela « permettra de faire face à la reprise attendue de l’économie. Les banques auront des obligations d’emplois des fonds  ».
 
L’ami de la finance
 
Mais quel crédit accordé à François Hollande et Pierre Moscovici. Juste après avoir fait de la finance son ennemi, le candidat s’en était allé à Londres pour rassurer le monde bancaire et bien indiquer qu’il n’y avait « pas de crainte à avoir  »  ! Et c’est bien ce que l’on constate depuis qu’il est arrivé au pouvoir. Certes, après quelques péripéties, la taxe à 75% sera partiellement mise en place, mais ce sera juste pour deux ans, et sans doute avec des possibilités d’y échapper. En outre, sur l’ensemble des dossiers bancaires et financiers, le gouvernement suit docilement le lobby bancaire.
 
La loi de réforme bancaire est bien une loi d’ami plus que d’ennemi. Devant la commission parlementaire des finances, le président de la Société Générale a admis que le projet n’aurait d’impact que sur moins d’1% de son activité. Le projet de séparation des banques en deux, héritier du Glass-Steagall Act de Franklin Roosevelt, est un lointain souvenir, ce que Nicolas Dupont-Aignan avait dénoncé en décembre dernier. Et dernièrement, Pierre Moscovici a jugé « excessif  » le timide projet de taxe sur les transactions financières de la Commission Européenne, guère hostile aux banques.
 
Le tonneau des Danaïdes
 
Mais ce qui est aussi incroyable, c’est l’immensité des sommes qui ont déjà été données aux banques depuis le début de la crise. Comme le rapporte le Figaro, le sauvetage de Dexia nous a déjà coûté 6,6 milliards d’euros. Les banques privées ont récupéré la bagatelle de 120 milliards de dépôts grâce à la fin du monopole des caisses d’épargne et de la Poste sur le livret A. Il ne faut pas oublier les sommes du MES, dont une partie est allée au sauvetage des banques espagnoles et surtout, les 1000 milliards prêtées par la BCE aux banques (soit 200 milliards au nom de la France) !
 
Tout ceci pose un double problème. Tout d’abord, il est révoltant de voir les sommes considérables prêtées aux banques pour les sauver d’elles-mêmes alors que le reste de la société est soumis à une austérité sévère. Chaque jour voit son lot d’annonces de réductions de dépenses ou d’aides ou de hausses d’impôt. Les banques, elles, continuent à se goinfrer. Ensuite, il est scandaleux que si peu soit fait pour réformer la finance, qui continue à en profiter pour distribuer des revenus indécents à ses dirigeants et ses traders. Pourtant, ce ne sont pas les propositions de réformes qui manquent.
 
Il est révoltant que le gouvernement donne 25 milliards de plus des livrets d’épargne des Français pour les banques. Cet argent doit être utilisé pour l’intérêt général et notemment les PME. Nous avons besoin d’une vraie réforme bancaire, comme l’avait faite Roosevelt, et comme NDA l’avait proposée en 2012.


Sur le même thème

La fausse taxe Tobin européenne
Rigueur et compétitivité : un cocktail toxique
L’Europe : bonnet d’âne de la régulation financière
Le manifeste citoyen
Ce qu’il faut retenir des pertes du Crédit Agricole au Portugal


Les réactions les plus appréciées

  • Par Alpo47 (---.---.---.53) 19 juillet 2013 11:42
    Alpo47

    Les Etats ont mis le doigt dans l’engrenage du sauvetage des banques au nom du « too big to fail » et aujourd’hui, c’est tout le bras qui est pris dans le mouvement. De plus, on peut, sans guère d’hésitation, imaginer que les décideurs politiques sont « à la botte » du système bancaire. Ultra privilégiés dans le « Système », ils n’ont aucune envie de perdre leurs avantages et leur élection dépend de leur soumission.

    Aujourd’hui, de plus en plus nombreux sont ceux qui percoivent ce système prédateur, son action pour accroitre son pouvoir sur nos sociétés et ... ce qu’il faudrait faire pour leur échapper (souveraineté monétaire, droit de révocation des élus, dénonciation des dettes et intérêts abusifs, retrait de l’euro,, retour à une banque nationalisée ....).
    Mais, dans l’état actuel de nos « démocraties » cela n’arrivera pas, tout simplement parce que le système est « verrouillé » (médias dépendants, politiques corrompus, peurs du lendemain, controle des individus ...)

    Notre seule solution est de « sortir du système », en petits groupes qui se renforceront et créeront une alternative.

    Remarquons tout de même que le système est encore fragile. Sa fureur à récupérer SNOWDEN ou inculper MANNINGS et autres, démontre qu’il a encore peur d’une prise de conscience générale et d’un mouvement hostile. La rue incontrolée, mais sans violences, (sans syndicats ou partis) est encore un danger pour nos « maîtres ».

  • Par Indépendance des Chercheurs (---.---.---.114) 20 juillet 2013 19:18
    Indépendance des Chercheurs

    En l’occurrence, la politique de l’Union Européenne et de l’Organisation Mondiale du Commerce sert avant tout les intérêts du grand capital privé. Ce qu’on nous prépare est vraiment grave.

    Voir nos deux derniers articles :

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/07/19/lamy-hollande-omc-et-classes-moyennes-ii-49035.html

    Lamy, Hollande, OMC et « classes moyennes » (II)


    Le 19 juillet 2013, RFI annonce « G20 : réunion des ministres des Finances à Moscou ». Il s’agit d’une réunion préparatoire du sommet du G20 qui doit avoir lieu dans un mois et demi à Saint-Pétersbourg. Dans un article intitulé « Le G20 veut avancer sur l’évasion fiscale », Clicanoo évoque « une économie mondiale encore fragilisée par l’essoufflement des pays émergents ». La récession en Europe et les faiblesses de l’économie des Etats-Unis se répercutent sur d’autres pays, à commencer par la Chine, le Brésil, l’Afrique du Sud, la Russie... Rien d’étonnant, si on pense notamment au rôle joué par les délocalisations US et européennes dans le développement des économies des pays dits « émergents ». Mais dans ce cas, le système capitaliste mondialisé est-il vraiment un « système très efficient », comme le plaide l’actuel directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Pascal Lamy, dans ses déclarations au Journal du Dimanche commentées dans nos articles récents « Pascal Lamy, la France et le « protectionnisme »  » et « Lamy, Hollande, OMC et « classes moyennes » (I) »  ? On retrouve dans la pratique la même logique de Lamy et de l’OMC dans les considérations développées par François Hollande lors de son entretien du 14 juillet et analysées dans notre article «  François Hollande et les « dix prochaines années » ». C’est pourtant la perspective inquiétante d’une crise économique planétaire qui pousse les gouvernements des pays du G20 à s’intéresser de près à la fiscalité des multinationales, aux paradis fiscaux, à l’évasion fiscale... Mais qui ose s’en prendre au pouvoir mondialisé de la grande finance internationale ? Et lorsque Pascal Lamy affirme explicitement que « les classes moyennes se développent rapidement » dans les pays « émergents », quelle est la réalité ? Le salaire minimum dans les principales zones industrielles chinoises n’atteint pas 200 euros mensuels, et pareil en Indonésie. Il se situe autour de 45 euros au Niger, 120 euros au Mexique, 230 euros au Brésil et 400 euros en Argentine. Le salaire moyen est inférieur à 700 euros en Afrique du Sud et à 80 euros au Nigéria. Il est de 300 euros par mois en Chine, alors qu’il semble être très bas en Inde. A comparer avec un salaire moyen de 2400 euros en France, avec un salaire minimum de 1425 euros. Où sont les « classes moyennes » qui d’après Pascal Lamy se développeraient dans les pays « émergents » ? Et au sein même de l’Union Europénne, le salaire minimum est de 374 euros mensuels en Croatie, de 158 euros en Bulgarie et en Roumanie, de 377 en Pologne... Il semble bien que l’on ait affaire à une stratégie de nivellement par le bas, que François Hollande contribue à appliquer dans le cas de la France. Le 19 juillet également, Challenges écrit « Ces assureurs qui feraient plonger l’économie en cas de faillite », le Conseil de sécurité financière mis en place par le G20 ayant demandé à neuf assureurs dont AXA de renforcer leurs mesures préventives destinées à couvrir une éventuelle défaillance. Quant au rapport de l’OMC de 2013 sur le commerce mondial, il ne semble pas communiquer un grand optimisme. Et les populations y apparaissent-elles autrement que comme des outils économiques ?

    [la suite, sur le lienhttp://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/07/19/lamy-hollande-omc-et-classes-moyennes-ii-49035.html ]


    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/07/20/big-mac-competitivite-omc-salaires-retraites-49037.html

    Big Mac, compétitivité, OMC, salaires, retraites...


    Le 20 juillet 2013, L’Express annonce « Fin du premier round de négociations sur la réforme des retraites ». L’article cite une source gouvernementale d’après laquelle François Hollande «  a pris des risques sur l’emploi, sur la famille, il le fera aussi sur les retraites ». Mais quel risque prennent Hollande et les membres du gouvernement, dont l’avenir est largement garanti ? A fortiori, avec une politique de casse sociale réclamée par plusieurs tutelles internationales : Union Européenne (UE), Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), Fonds Monétaire International (FMI)... sans oublier la surveillance directe exercée par le milieu de la grande finance. Tel est le contexte du bluff médiatique autour du prix du Big Mac : un « indicateur » qui n’a aucun sens, mais chercherait-on à impressionner les « petits ciyoyens » indignés devant l’actuelle politique gouvernementale ? L’opération publicitaire vise à culpabiliser les salaires français. Le Figaro écrit « Le Big Mac confirme la perte de compétitivité de la France », se référant à ce sujet à un article diffusé par The Economist avec le titre « The Big Mac index. Value meal » et à la note « What does euro area adjustment mean for your Big Mac (index) ? – an update » parue sur le site du think tank Bruegel avec la signature de son directeur Guntram Wolff. A la tête de Bruegel se trouve l’ancien président de la Banque Centrale Européenne Jean-Claude Trichet, qui préside également la branche européenne de la Commission Trilatérale. Un ancien président européen de la Commission Trilatérale, Mario Monti, a été aussi président de Bruegel. L’un des fondateurs de Bruegel, Jean Pisani-Ferry, a récemment été nommé commisaire général à la stratégie et à la prospective auprès du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Sur le Big Mac, TF1 répercute « Compétitivité : la France trahie par son Big Mac », et L’Express « Compétitivité : la France décroche, la preuve en Big Mac ». Challenges répond « Pourquoi le Big Mac Index ne peut pas mesurer la compétitivité ». Mais quel analyste ose s’interroger sur le sens de la notion même de « compétitivité », imposée aux Etats par les règles de l’OMC dans le cadre de la mondialisation du capitalisme ? Le 20 juillet, le NPA se plaint «  Taxe sur les transactions financières : banquiers, vos désirs sont des ordres ». La Voix du Nord rapporte à son tour « Un journaliste allemand à Hollande : « Vous croyez vraiment à ce que vous racontez ? » » et RTL évoque « Hollande : les phrases marquantes du dîner avec la presse ». Des reflets d’un état de l’opinion. Et qui peut sérieusement croire à « l’indicateur Big Mac  » alors que, d’après les données fournies par The Economist, son prix au Brésil (salaire minimum de 230 euros mensuels, équivalent à 57 Big Mac) est supérieur au prix rapporté pour la France ?

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/07/20/big-mac-competitivite-omc-salaires-retraites-49037.html ]

    et pour rappel :

    Lamy, Hollande, OMC et « classes moyennes » (I)
    Pascal Lamy, la France et le « protectionnisme »
    François Hollande et les « dix prochaines années »
    14 juillet 2013, G16 et « gestion » de la France

    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/
    http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

  • Par ecolittoral (---.---.---.96) 19 juillet 2013 12:45
    ecolittoral

    « Un gouvernement à la solde des banques ». 

    Non ! Les banques sont désormais sous la protection de la BCE.
    Et les gouvernements sont au service de Bruxelles qui travaille à leur disparition.
    Les pays doivent être dissous et remplacé par les « régions européennes ».
    Un gouvernement, en phase terminale, rédige son testament non pas en faveur de ses enfants, mais en faveur de leur bourreau.
    Il est donc normal que ces déposants, comme les Chypriotes, soient délestés d’un argent qui ne leur appartient pas.
    Votre article peut être traduit dans (presque) toutes les langues. Tout le monde comprendra parce que tout le monde est dépossédé.
  • Par Loatse (---.---.---.42) 19 juillet 2013 12:58
    Loatse

    En 2008, on s’est aperçu que nos banques avaient réalisé des placements à risque (enfin sauf une à l’époque : la mienne)

    Il y avait alors deux solutions soit l’état lancait un plan « d’aide » pour éviter la faillite et donc rembourser (à fond perdu) les clients (la garantie couvre jusqu’à 100.000 euros/client),

    Ce qui avait été fait sauf que et c’est là que le bât blesse, les taux d’intérêts sur cette aide étaient très bas...alors que nous aurions pu là, réaliser un bénéfice substentiel d’autant plus que dans l’année qui s’en suivit certaine banque nous jeta à la figure à quelle point elle avait redressé la situation, s’engraissant au passage de quelques milliards... qui auraient pu donc en partie se retrouver dans notre poche.
     et servir à financer ces logements qui nous manquent tant, à coup de millards.. (on nous annonce là, la bouche en coeur une généreuse contribution de 120 millions ! ah ah ah )

    Ou seconde solution, appliquer le même traitement aux banques que celui réservé aux entreprises privées en difficultés.. là encore l’état du fait de la garantie aux clients de ces banques est perdant...

    Quand aux banques moins téméraires (en placements à risques), celles ci se virent contraintes d’acheter du dexia (une confidence que ma conseillère clientèle doit regretter de m’avoir faite) ! J’imagine que pour pallier à leur frilosité (pour ne pas dire leur franche réticence) l’état se porta garant...

    Je ne sais pas quelle part nos banques possèdent de la dette grecque... mais je me doute bien que lorsque les traites ne sont pas honorées, celles ci se retrouvent plus ou moins en « difficultés » quoique là encore, faute de transparence totale ne serait ce que vis à vis des clients (j’ai tenté, j’ai recu une fin de non recevoir), rien n’empêchent celles ci de gonller leur passif et donc d’obtenir de l’état des fonds à faible taux d’intérêt qui seront prêtés à des taux bien supérieurs...et ce à ces mêmes états défaillants..

    Pourquoi se gêner d’ailleurs puis nous garantissons et leurs clients et réinjectons du cash à la demande.. ?

    Quand à certaines méthodes employés pour faire du cash, soit la hausse des livrets A pour attirer la clientèle suvie quelques mois plus tard d’une baisse des taux de ces mêmes livrets... je ne m’exprimerai pas de peur de devenir vulgaire...

Réactions à cet article

    • Par Marc Chinal (---.---.---.49) 20 juillet 2013 18:55
      Marc Chinal

      au moyen âge, le pouvoir appartenait déjà à ceux qui frappaient monnaie.
      Votre analyse ne sert donc à rien. smiley
      Et vous allez bientôt réfléchir à une civilisation sans monnaie ? Non ? Toujours rester avec l’idée qu’une telle approche équivaut à un retour dans les cavernes ?

    • Par Indépendance des Chercheurs (---.---.---.114) 20 juillet 2013 19:18
      Indépendance des Chercheurs

      En l’occurrence, la politique de l’Union Européenne et de l’Organisation Mondiale du Commerce sert avant tout les intérêts du grand capital privé. Ce qu’on nous prépare est vraiment grave.

      Voir nos deux derniers articles :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/07/19/lamy-hollande-omc-et-classes-moyennes-ii-49035.html

      Lamy, Hollande, OMC et « classes moyennes » (II)


      Le 19 juillet 2013, RFI annonce « G20 : réunion des ministres des Finances à Moscou ». Il s’agit d’une réunion préparatoire du sommet du G20 qui doit avoir lieu dans un mois et demi à Saint-Pétersbourg. Dans un article intitulé « Le G20 veut avancer sur l’évasion fiscale », Clicanoo évoque « une économie mondiale encore fragilisée par l’essoufflement des pays émergents ». La récession en Europe et les faiblesses de l’économie des Etats-Unis se répercutent sur d’autres pays, à commencer par la Chine, le Brésil, l’Afrique du Sud, la Russie... Rien d’étonnant, si on pense notamment au rôle joué par les délocalisations US et européennes dans le développement des économies des pays dits « émergents ». Mais dans ce cas, le système capitaliste mondialisé est-il vraiment un « système très efficient », comme le plaide l’actuel directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Pascal Lamy, dans ses déclarations au Journal du Dimanche commentées dans nos articles récents « Pascal Lamy, la France et le « protectionnisme »  » et « Lamy, Hollande, OMC et « classes moyennes » (I) »  ? On retrouve dans la pratique la même logique de Lamy et de l’OMC dans les considérations développées par François Hollande lors de son entretien du 14 juillet et analysées dans notre article «  François Hollande et les « dix prochaines années » ». C’est pourtant la perspective inquiétante d’une crise économique planétaire qui pousse les gouvernements des pays du G20 à s’intéresser de près à la fiscalité des multinationales, aux paradis fiscaux, à l’évasion fiscale... Mais qui ose s’en prendre au pouvoir mondialisé de la grande finance internationale ? Et lorsque Pascal Lamy affirme explicitement que « les classes moyennes se développent rapidement » dans les pays « émergents », quelle est la réalité ? Le salaire minimum dans les principales zones industrielles chinoises n’atteint pas 200 euros mensuels, et pareil en Indonésie. Il se situe autour de 45 euros au Niger, 120 euros au Mexique, 230 euros au Brésil et 400 euros en Argentine. Le salaire moyen est inférieur à 700 euros en Afrique du Sud et à 80 euros au Nigéria. Il est de 300 euros par mois en Chine, alors qu’il semble être très bas en Inde. A comparer avec un salaire moyen de 2400 euros en France, avec un salaire minimum de 1425 euros. Où sont les « classes moyennes » qui d’après Pascal Lamy se développeraient dans les pays « émergents » ? Et au sein même de l’Union Europénne, le salaire minimum est de 374 euros mensuels en Croatie, de 158 euros en Bulgarie et en Roumanie, de 377 en Pologne... Il semble bien que l’on ait affaire à une stratégie de nivellement par le bas, que François Hollande contribue à appliquer dans le cas de la France. Le 19 juillet également, Challenges écrit « Ces assureurs qui feraient plonger l’économie en cas de faillite », le Conseil de sécurité financière mis en place par le G20 ayant demandé à neuf assureurs dont AXA de renforcer leurs mesures préventives destinées à couvrir une éventuelle défaillance. Quant au rapport de l’OMC de 2013 sur le commerce mondial, il ne semble pas communiquer un grand optimisme. Et les populations y apparaissent-elles autrement que comme des outils économiques ?

      [la suite, sur le lienhttp://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/07/19/lamy-hollande-omc-et-classes-moyennes-ii-49035.html ]


      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/07/20/big-mac-competitivite-omc-salaires-retraites-49037.html

      Big Mac, compétitivité, OMC, salaires, retraites...


      Le 20 juillet 2013, L’Express annonce « Fin du premier round de négociations sur la réforme des retraites ». L’article cite une source gouvernementale d’après laquelle François Hollande «  a pris des risques sur l’emploi, sur la famille, il le fera aussi sur les retraites ». Mais quel risque prennent Hollande et les membres du gouvernement, dont l’avenir est largement garanti ? A fortiori, avec une politique de casse sociale réclamée par plusieurs tutelles internationales : Union Européenne (UE), Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), Fonds Monétaire International (FMI)... sans oublier la surveillance directe exercée par le milieu de la grande finance. Tel est le contexte du bluff médiatique autour du prix du Big Mac : un « indicateur » qui n’a aucun sens, mais chercherait-on à impressionner les « petits ciyoyens » indignés devant l’actuelle politique gouvernementale ? L’opération publicitaire vise à culpabiliser les salaires français. Le Figaro écrit « Le Big Mac confirme la perte de compétitivité de la France », se référant à ce sujet à un article diffusé par The Economist avec le titre « The Big Mac index. Value meal » et à la note « What does euro area adjustment mean for your Big Mac (index) ? – an update » parue sur le site du think tank Bruegel avec la signature de son directeur Guntram Wolff. A la tête de Bruegel se trouve l’ancien président de la Banque Centrale Européenne Jean-Claude Trichet, qui préside également la branche européenne de la Commission Trilatérale. Un ancien président européen de la Commission Trilatérale, Mario Monti, a été aussi président de Bruegel. L’un des fondateurs de Bruegel, Jean Pisani-Ferry, a récemment été nommé commisaire général à la stratégie et à la prospective auprès du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Sur le Big Mac, TF1 répercute « Compétitivité : la France trahie par son Big Mac », et L’Express « Compétitivité : la France décroche, la preuve en Big Mac ». Challenges répond « Pourquoi le Big Mac Index ne peut pas mesurer la compétitivité ». Mais quel analyste ose s’interroger sur le sens de la notion même de « compétitivité », imposée aux Etats par les règles de l’OMC dans le cadre de la mondialisation du capitalisme ? Le 20 juillet, le NPA se plaint «  Taxe sur les transactions financières : banquiers, vos désirs sont des ordres ». La Voix du Nord rapporte à son tour « Un journaliste allemand à Hollande : « Vous croyez vraiment à ce que vous racontez ? » » et RTL évoque « Hollande : les phrases marquantes du dîner avec la presse ». Des reflets d’un état de l’opinion. Et qui peut sérieusement croire à « l’indicateur Big Mac  » alors que, d’après les données fournies par The Economist, son prix au Brésil (salaire minimum de 230 euros mensuels, équivalent à 57 Big Mac) est supérieur au prix rapporté pour la France ?

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/07/20/big-mac-competitivite-omc-salaires-retraites-49037.html ]

      et pour rappel :

      Lamy, Hollande, OMC et « classes moyennes » (I)
      Pascal Lamy, la France et le « protectionnisme »
      François Hollande et les « dix prochaines années »
      14 juillet 2013, G16 et « gestion » de la France

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

    • Par Marc Chinal (---.---.---.49) 20 juillet 2013 21:12
      Marc Chinal

      <<<<la politique de l’Union Européenne et de l’Organisation Mondiale du Commerce sert avant tout les intérêts du grand capital privé.<<<<<
      .
      Mais au moyen-âge, le grand capital privé existait déjà.
      Les choses n’ont pas évolué parce qu’elles ne peuvent pas évoluer.
      Quand c’est l’état avec « un grand capital public » ça revient exactement au même. Les esclaves restent des esclaves.
      Votre analyse d’universitaire est fort bien documentée et fait très « pro », mais vous oubliez l’équation première : quel que soit l’abruti qui tient la monnaie, pour que l’un ait, il faut que l’autre n’ait pas.

    • Par Nougeottier (---.---.---.244) 20 juillet 2013 22:56

      « au Moyen-Age, le grand capital privé existait déjà »

      Ce n’était pas du tout pareil. Au Moyen-Age, le pouvoir appartenait à la féodalité et le système social était basé sur le servage.

      Pour notre époque, l’analyse du collectif de chercheurs me paraît assez juste. Depuis longtemps, le capitalisme est en crise.

    • Par Marc Chinal (---.---.---.49) 21 juillet 2013 00:47
      Marc Chinal

      <<<<<Ce n’était pas du tout pareil. Au Moyen-Age, le pouvoir appartenait à la féodalité et le système social était basé sur le servage<<<<<<
      .
      vous aurez beau voter négativement à mes remarques, votre réaction prouve l’étendue de votre analyse. C’est vrai que maintenant, on n’est pas du tout dans une situation avec « des seigneurs », et pas du tout avec des esclaves qui même avec un métier dorment dans la rue !
      (sortez des universités, vos analyses sont minables).

    • Par Indépendance des Chercheurs (---.---.---.253) 21 juillet 2013 02:21
      Indépendance des Chercheurs

      Lire Le Capital de Marx ne fait de mal à personne. Sa valeur est à présent reconnue par des auteurs défendant des positions politiques très différentes de celles de son auteur. On le trouve en ligne, par exemple, ici :

      http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/capital/capital.html

      ou ici :

      http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/
      http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/capital/capital_livre_2/capi tal_livre_2_fichiers.html
      http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-III/

      Marx explique entre autres en quoi la société capitaliste de son époque représente un mode de production et un ordre social différents du système féodal.

      Lire Engels est également intéressant, par exemple lorsqu’il écrit dans Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande

      http://www.marxists.org/francais/engels/works/1888/02/fe_18880221.htm

      ... lorsque apparut la bourgeoisie, l’hérésie protestante se développa, en opposition au catholicisme féodal, d’abord dans le midi de la France, chez les Albigeois, à l’époque de la plus grande prospérité des villes de cette région.

      (fin de l’extrait)

      En réalité, Engels assimile cathares et vaudois au protestantisme, ce qui n’est pas exact du point de vue de la doctrine religieuse mais n’est pas faux en ce qui concerne la signification politique. C’est bien dans l’actuel « Midi de la France » qu’à commencé la révolution bourgeoise, portée par les mouvements hérétiques et la montée d’un pouvoir bourgeois local.

      La Croisade albigeoise avait pour objectif d’anéantir cette tentative de révolution bourgeoise. La révolution a été écrasée. Le pays, et sa langue, ont été brutalement punis. Précisons que la Croisade albigeoise a eu également un caractère antisémite. Il était reproché, entre autres, aux nobles occitans de permettre à des citoyens de religion juive d’accéder à des fonctions administratives pouvant comporter une situation d’autorité par rapport à des chrétiens. Ce n’était rien d’autre qu’un début de laïcité républicaine, et les défenseurs du système féodal ne s’y sont pas trompés.

      Mais trois siècles plus tard, la révolution protestante installera un véritable pouvoir bourgeois dans la République de Genève avec les conseils de Jean Calvin. Cette révolution capitaliste dans un pays en plein essor précèdera de plus de deux siècles et demi la Révolution française, tardive et dans un pays en crise profonde. Ce qui explique, d’ailleurs, la radicalité de cette dernière. 

      C’est dans un capitalisme en plein essor et encore dans une phase de développement, que Marx et Engels ont écrit leurs oeuvres devenues classiques. Par la suite, l’impérialisme est arrivé et avec lui la phase de crise mondiale du capitalisme qui perdure à ce jour avec des effets désastreux pour les populations. Un moment crucial a été le début de la « grande expansion coloniale » française lancée notamment par Léon Gambetta et Jules Ferry (entre 1880 et 1885). Il en a résulté deux guerres mondiales, déclenchées à l’origine par la rivalité entre puissances impérialistes qui n’a cessé de s’aggraver entre 1880 environ et 1914.

      De nos jours, la mondialisation capitaliste constitue une sorte de stade ultime de l’impérialisme. Pour aller vers quelle débâcle ?

      Précisons, pour être équitables, que si la révolution bourgeoise du XVI siècle fut l’oeuvre des protestants, on doit au Vatican (sous le Pape Paul III, 1534-49) la première condamnation claire du racisme colonial. Voir nos articles :

      Crise, élections et « valeurs de gauche » (I)
      Veritas Ipsa et les errances de la république coloniale

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com/
      http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

    • Par Marc Chinal (---.---.---.49) 21 juillet 2013 10:39
      Marc Chinal

      Marx est effectivement défendu même par les mecs de wallstreet car ils savent bien que c’est n’importe quoi et que ce n’est pas l’essence du problème. (rien ne vaut laisser un ennemi s’acharner sur de l’esbroufe car pendant ce temps les affaires continuent).
      .
      Car le problème n’est pas « qui détient le capital » mais bien « le capital lui même », c’est à dire l’utilisation de monnaie (car dans un monde de monnaie, tout est « capital » car tout est transcriptible en monnaie). Il n’y a aucune différence entre « outil de production », « marchandise », « humain », car tout est monnaie.
      .
      Les pays les plus riches du monde voulant utiliser un système communiste monétiste se sont plantés la gueule de partout, tout simplement parce que MARX ne leur avait pas dit que « tant qu’on utilise de la monnaie, elle doit être rare ». Si on oublie ce paramètre, la monnaie ne vaut plus rien, et les échanges ne sont plus « intéressant », donc le système s’écroule.
      (voir tous les exemples d’effondrements de productions, etc).
      .
      Les communistes marxistes sont les meilleurs défenseurs du système qu’ils critiquent, car ils font croire aux masses que « c’est un problème de classe » (autrement dit, ils ont le même raisonnement que les Nazis : ils trouvent un mouton noir. Pour les Nazis, ce sont les races dégénérées (juifs, etc), et pour les communistes marxistes, ce sont « les riches » (ou les patrons car en général ils ne font pas de différence entre milliardaires et artisans même pas poujadistes).
      Et JAMAIS ils ne remettent en cause le fouet qui les fouette !
      .
      S’acharner à parler « capital », et « marx » c’est soutenir un monde qui s’effondre. Merci les gars ! Continuez-bien !
      La différence entre un « non instruit » et un « instruit » dans un monde monétiste ?
      Y’en a pas, les deux sont des moutons qui recrachent ce qu’on leur a bourré dans le cerveau pour des raisons commerciales.

      .
      Si vous êtes représentatif d’un mouvement, et qu’un débat filmé vous intéresse, n’hésitez pas à me le dire ! smiley

    • Par Marc Chinal (---.---.---.49) 22 juillet 2013 12:34
      Marc Chinal

      Personne de votre groupe pour un débat constructif filmé ?
      Que de la gueule alors ? smiley

    • Par TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE (---.---.---.6) 30 juillet 2013 09:58
      TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE

      IL EST AVERE QUE NOS ELUS NATIONAUX SONT LES LOBBYISTES DES

      BANKSTERS..EXEMPLE DRAGHI QUI PASSE DE LA GOLDMANN SACHS EN FAILLITE A LA

       BCE aussi en faillite..................

      OUI LE NON DROIT DES PEUPLES.ET LES HYPERDROITS DES BANQUES

      AXE MONDIAL DE WALL SREET A LA CITY....NOUVEL AXE DU MAL...MONDIAL

    • Par TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE (---.---.---.6) 30 juillet 2013 10:04
      TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE

      AN@

      SI BEAUCOUP DE TRAVAILLEURS PAUVRES DORMENT DANS LEURS VOITURES ET ONT COMME REPAS DE MIDI UNE POMME...n’oublions pas les mères isolées qui doivent payer 700 EUROS UNE CHAMBRE DE BONNE... pour 4 personnes.........
      pendant ce temps on construit des sous marins atomiques qui ne servent a rien.sauf a lancer des faux missiles a 120 millions d’euros qui explosent en vol OU COULENT QUELQUES BATEAUX DE PECHE IMPUNEMENT................

    • Par TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE (---.---.---.6) 30 juillet 2013 10:06
      TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE

      AN

      que des paroles...paroles...paroles et DU VENT.................

    • Par TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE (---.---.---.6) 30 juillet 2013 10:13
      TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE

      UNE SOLUTION :

      METTRE LA TAXE TOBIN A 5% SUR LES LES FLUX FINANCIERS BOURSIERS
      ET L IMMOBILIER LOCATIF

      Mais nos politiques sont lobbyistes des banques et des labos médicaux...des SCI ’ qui peuvent appartenir a leurs familles ou amis".......................

      ils ne bougeront pas NE COMPTONS PAS SUR EUX POUR FRAPPER L HYDRE A 2 TETES WALL-STREET _ LA CITY

  • Par Alpo47 (---.---.---.53) 19 juillet 2013 11:42
    Alpo47

    Les Etats ont mis le doigt dans l’engrenage du sauvetage des banques au nom du « too big to fail » et aujourd’hui, c’est tout le bras qui est pris dans le mouvement. De plus, on peut, sans guère d’hésitation, imaginer que les décideurs politiques sont « à la botte » du système bancaire. Ultra privilégiés dans le « Système », ils n’ont aucune envie de perdre leurs avantages et leur élection dépend de leur soumission.

    Aujourd’hui, de plus en plus nombreux sont ceux qui percoivent ce système prédateur, son action pour accroitre son pouvoir sur nos sociétés et ... ce qu’il faudrait faire pour leur échapper (souveraineté monétaire, droit de révocation des élus, dénonciation des dettes et intérêts abusifs, retrait de l’euro,, retour à une banque nationalisée ....).
    Mais, dans l’état actuel de nos « démocraties » cela n’arrivera pas, tout simplement parce que le système est « verrouillé » (médias dépendants, politiques corrompus, peurs du lendemain, controle des individus ...)

    Notre seule solution est de « sortir du système », en petits groupes qui se renforceront et créeront une alternative.

    Remarquons tout de même que le système est encore fragile. Sa fureur à récupérer SNOWDEN ou inculper MANNINGS et autres, démontre qu’il a encore peur d’une prise de conscience générale et d’un mouvement hostile. La rue incontrolée, mais sans violences, (sans syndicats ou partis) est encore un danger pour nos « maîtres ».

    • Par Marc Chinal (---.---.---.49) 20 juillet 2013 18:53
      Marc Chinal

      <<<<ce qu’il faudrait faire pour leur échapper (souveraineté monétaire, droit de révocation des élus, dénonciation des dettes et intérêts abusifs, retrait de l’euro,, retour à une banque nationalisée ....).<<<<<
      .
      Haha ! Vous avez la mémoire courte ! Le franc du passé géré « par le peuple » n’a jamais apporté le bonheur puisque de toutes manières, franc ou euro, même fouet pour les abrutis qui aiment être esclaves.
      .
      Par contre, vous avez raison sur la partie « sortir du système ».
      Mais on ne sort pas du système en changeant l’étiquette de la monnaie et son propriétaire.
      La monnaie reste la monnaie. Un outil de troc secondaire qui tue la race humaine.
      Dès que la monnaie n’est plus rare, elle ne vaut plus rien et ne sert à rien.
      Et quand elle est suffisamment rare, et bien il n’y en a pas pour tout le monde.

  • Par Roosevelt_vs_Keynes (---.---.---.37) 19 juillet 2013 11:49

    Et quel est le seul homme politique français à se battre (vraiment) pour arrêter la boucherie ?

    couperlesbanquesen2.fr/

  • Par ecolittoral (---.---.---.96) 19 juillet 2013 12:45
    ecolittoral

    « Un gouvernement à la solde des banques ». 

    Non ! Les banques sont désormais sous la protection de la BCE.
    Et les gouvernements sont au service de Bruxelles qui travaille à leur disparition.
    Les pays doivent être dissous et remplacé par les « régions européennes ».
    Un gouvernement, en phase terminale, rédige son testament non pas en faveur de ses enfants, mais en faveur de leur bourreau.
    Il est donc normal que ces déposants, comme les Chypriotes, soient délestés d’un argent qui ne leur appartient pas.
    Votre article peut être traduit dans (presque) toutes les langues. Tout le monde comprendra parce que tout le monde est dépossédé.
  • Par Loatse (---.---.---.42) 19 juillet 2013 12:58
    Loatse

    En 2008, on s’est aperçu que nos banques avaient réalisé des placements à risque (enfin sauf une à l’époque : la mienne)

    Il y avait alors deux solutions soit l’état lancait un plan « d’aide » pour éviter la faillite et donc rembourser (à fond perdu) les clients (la garantie couvre jusqu’à 100.000 euros/client),

    Ce qui avait été fait sauf que et c’est là que le bât blesse, les taux d’intérêts sur cette aide étaient très bas...alors que nous aurions pu là, réaliser un bénéfice substentiel d’autant plus que dans l’année qui s’en suivit certaine banque nous jeta à la figure à quelle point elle avait redressé la situation, s’engraissant au passage de quelques milliards... qui auraient pu donc en partie se retrouver dans notre poche.
     et servir à financer ces logements qui nous manquent tant, à coup de millards.. (on nous annonce là, la bouche en coeur une généreuse contribution de 120 millions ! ah ah ah )

    Ou seconde solution, appliquer le même traitement aux banques que celui réservé aux entreprises privées en difficultés.. là encore l’état du fait de la garantie aux clients de ces banques est perdant...

    Quand aux banques moins téméraires (en placements à risques), celles ci se virent contraintes d’acheter du dexia (une confidence que ma conseillère clientèle doit regretter de m’avoir faite) ! J’imagine que pour pallier à leur frilosité (pour ne pas dire leur franche réticence) l’état se porta garant...

    Je ne sais pas quelle part nos banques possèdent de la dette grecque... mais je me doute bien que lorsque les traites ne sont pas honorées, celles ci se retrouvent plus ou moins en « difficultés » quoique là encore, faute de transparence totale ne serait ce que vis à vis des clients (j’ai tenté, j’ai recu une fin de non recevoir), rien n’empêchent celles ci de gonller leur passif et donc d’obtenir de l’état des fonds à faible taux d’intérêt qui seront prêtés à des taux bien supérieurs...et ce à ces mêmes états défaillants..

    Pourquoi se gêner d’ailleurs puis nous garantissons et leurs clients et réinjectons du cash à la demande.. ?

    Quand à certaines méthodes employés pour faire du cash, soit la hausse des livrets A pour attirer la clientèle suvie quelques mois plus tard d’une baisse des taux de ces mêmes livrets... je ne m’exprimerai pas de peur de devenir vulgaire...

    • Par Akerios (---.---.---.199) 19 juillet 2013 19:01

      Les garanties de 100.00.00 et de 70.00.00 euros pour les comptes et assurances vies ne reposent que sur un fond de 2 milliards d’euros constitué par l’ensemble des banques pour la France.

      Les comptes de dépôts dans les banques en France représentent environs 1800 milliards ?

      Notre ministre Moscovici impose que le fond de garantie soit d’abord utilisé pour............. « aider »........ une banque en faillite avant de servir de garantie pour les dépôts des comptes clients.

      Ces quelques lignes ne plaident rien , elles ne sont qu’une information .

       

       

  • Par mario (---.---.---.167) 19 juillet 2013 13:26
    mario

    éric Cantona avait raison !

  • Par Vipère (---.---.---.137) 19 juillet 2013 17:03
    Vipère

    Le Gouvernement veut casser les bas de laine et c’est tat mieux !

    Que ceux qui confinent leur argent à la banque soit pénalisé par un faible taux de rendement de leur livret, qui tombe à 1,5 %, est plutôt norama !

    Vous ne voudriez tout de même pas que l’Etat (nos contributions) continuent à verser un bon rendement aux épargnants dans le contexte actuel !

    D’une part, le livret A, sauf erreur de ma part, était institué pour permettre l’acquisition d’un logement, or « la crise du logement » démontre que l’épargne n’est pas utilisé dans ce sens, et n’alimente par conséquent pas, le bâtiment et la construction, en berne.

    Une mesure plutôt moral que la baisse des taux d’intérêts du livret !

    Les 3/4 des français « en rouge » à la banque ne peuvent qu’applaudir ! 

  • Par ysengrimus (---.---.---.160) 19 juillet 2013 18:09
    ysengrimus

    2008 : citoyens du monde, vite, renflouez-nous ! 2013 : maintenant, nations déficitaires, serrez-vous la ceinture... On s’approche pourtant inexorablement du principe structurel du problème, celui où les renflouages économiques ne suffisent plus

     

    http://ysengrimus.wordpress.com/2009/04/15/renflouer-l%E2%80%99%C2%ABeconomie%C2%BB-ou-simplement%E2%80%A6-maintenir-l%E2%80%99accapareur-prive-en-selle/

     

    Pas la « crise économique » mais bien le capitalisme en crise.

    Paul Laurendeau

  • Par paul (---.---.---.119) 19 juillet 2013 18:40

    Baisse du taux du livret A « pour relancer la consommation et favoriser les prêts aux bailleurs sociaux », encore un enfumage massif de Mosco .
    Il s’agit d’abord de fournir des liquidités aux banques qui n’appliquent pas Bâle III et qui continuent de spéculer avec les dépôts des clients .
    Le livret A est toujours la vache à lait des gouvernements ( voir le racket de la CDC par Dexia). Le gouverneur de la banque de France , Christian Noyer, est l’un des partisans de cette baisse au profit des banques qui perdraient 40 Md à cause du livret .
    Il parait difficile que le taux de 1,25 % équilibre l’inflation qui était de 2 % l’an dernier .Quant à relancer la construction de logements sociaux et même de logements en général, c’est une excuse bidon . La fonction sociale est détournée au profit du but spéculatif compte tenu de l’importance de ce poste de dépense pour les ménages, un handicap moindre pour les allemands par exemple. La compétitivité, c’est comme ça les arrange ...

  • Par Cedric Citharel (---.---.---.154) 19 juillet 2013 21:24
    Cedric Citharel

    La guerre économique a été perdue, et nous vivons désormais sous l’occupation bancaire.

    Les banques imposent leurs lois et les politiciens ne sont plus là que pour leur obéir. Pour savoir comment nous sommes gouvernés, lisez On les croise parfois de Cedric Citharel.
  • Par Luc-Laurent Salvador (---.---.---.162) 19 juillet 2013 23:50
    Luc-Laurent Salvador

    "Ce qui est incroyable, c’est que personne ne fait le parallèle avec le dérisoire plan d’investissement du gouvernement. En effet, alors qu’il accorde 25 milliards aux banques, en une seule fois, il n’a accordé que 12 milliards sur 10 ans, soit 1,2 milliard par an (0,06% du PIB, 0,3% des investissements annuels), 20 fois moins pour les investissements que pour les banques !"

    Tout à fait d’accord et merci de mettre en avant ce fait.
    Maintenant, 25 milliards n’est-ce pas presque rien par rapport à ce que nous avons déjà englouti dans les banques pour les sauver ?
    N’est-ce pas minuscule comparé à ce que nous donnons aux banquiers sous la forme des intérêts monstrueux que nous leur payons depuis que nos traîtres comme Giscard leur ont abandonné le droit souverain du peuple de créer monnaie ?

    On ne parlera pas de la comparaison que vous faites dans les médias, on ne parle pas du reste. Nous n’aurons pas de révolution demain.

    Les grenouilles sont quasiment cuites... smiley

  • Par millesime (---.---.---.253) 20 juillet 2013 06:26

    Dans son dernier rapport annuel, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) comptabilise 700 000 milliards (sept cent mille milliards) de dollars de produits dérivés. Pas étonnant que les bilans des Banque Centrale explosent et continuent de grimper.
    Depuis 2009 Paul Jorion recommande la suppression des paris sur les fluctuations de prix..sans être entendu,
    Si une banque menace de faire faillite, il suffit d’utiliser les « ressources venant de l’intérieur » de la banque pour la renflouer (le bail in) ...bien sûr pour le moment, les acteurs politiques affirment que les contribuables et épargnants ne seront mis à contribution « qu’en dernier ressort ».
    Dans quelques temps nous apprendrons que l’argent mis en banque n’est qu’un prêt consenti à ladite banque. Le déposant n’est qu’un créancier et non LE propriétaire de cette somme !
    voila la vérité !!!
    Et dire que les banques françaises présentent le plus grand risque systémique en Europe.. !

    http://millesime.over-blog.com

    • Par Akerios (---.---.---.199) 21 juillet 2013 18:11

      Oui et 700.000 milliards de produits dérivés cela représente 10 fois le PIB mondial ........... !

       

      C’est triste d’apprendre que l’on vient de se faire voler. 

    • Par Akerios (---.---.---.199) 21 juillet 2013 18:16

      Si les banques volent sur nos comptes le fruit de notre travail et que les gouvernement mettent en place des lois pour légaliser ces vols  :

      ................c’est que nous sommes devenus des esclaves..........................................

  • Par joyeusetés (---.---.---.149) 20 juillet 2013 14:46
    joyeusetés

    Les Français adorent les casinos c’est bien connu sauf qu’ils oublient que ceux qui jouent ne sont pas les payeurs puisqu’ils jouent avec l’argent de leurs clients.

  • Par Chris De Baün (---.---.---.252) 20 juillet 2013 15:44

    « il faut être petit et minable quand on a le pouvoir pour ne pas s’en servir pour le bien-être du peuple et du pays et ne penser qu’à soi » (Louise 03-2012) 

     smiley
    Je ne reconnais que les peuples comme légitimes souverains du monde, je ne reconnais aucun gouvernement de l’ordre établi, je lutte contre l’impérialisme, contre le capitalisme ultra-libéral, contre les sionistes, contre la xénophobie, contre toutes attaques envers la nature l’humanité et l’univers, je lutte contre l’ignorance contre le conditionnement et contre la bêtise humaine en général !

  • Par lloreen (---.---.---.64) 20 juillet 2013 16:26

    Tant que les gens continueront à se croire « le peuple »,les autres continueront à se comporter en « maitres ».

  • Par chmoll (---.---.---.149) 20 juillet 2013 18:41
    chmoll

    je parle crument parfois , c’est que certains individu(es) ne mérite aucun respect quelque soit leurs titres

    donc je parlerais d’une ordure qui arrive en scoot tout souriant sur invitation et non sur convocation d’une parodie de commission de fion
    qui répond aux questions bienveillantes des fions , que cette ordure repart toujours en souriant de chez les fions , cette même ordure continue de se pavaner, tout fier d’avoir mentis sur ces ou son comptes en suisse comme d’autres ordures dont vous ne saurez jamais les noms
    et on reduit les taux du livret A pour les gens modestes, quel rapport ? la rentabilité de son argent

  • Par Zobi (---.---.---.59) 20 juillet 2013 20:22
    Zobi

    C’est la mise en faillite de la France et de tous les pays européens afin de les sacrifier sur l’autel de la misère, morale, financière et psychologique. C’est pourtant du fin fond des ténèbres que jaillira la lumière. Car telle est la Loi. Pas celle des hommes évidemment.
    http://youtu.be/IAX7iADVooE

  • Par Akerios (---.---.---.199) 21 juillet 2013 18:18

    Si les banques volent sur nos comptes le fruit de notre travail et que les gouvernement mettent en place des lois pour légaliser ces vols :

    ................c’est que nous sommes devenus des esclaves.......

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

ECRIVEZ UN ARTICLE !





Les thématiques de l'article


Palmarès







Partenaires