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Accueil du site > Actualités > Politique > Un Grand Dignitaire de l’Ordre du « DÉGAGE » reconduit dans le (...)

Un Grand Dignitaire de l’Ordre du « DÉGAGE » reconduit dans le Nouveau Cabinet Tunisien

Des étudiants salafistes ont distribué, le mercredi 6 février 2013, des livres et offert des cadeaux, dans la cour centrale de l’École Nationale d'Ingénieurs de Sfax, Établissement d’attache du Grand Dignitaire de l’Ordre du "DÉGAGE", l’avant-veille de sa reconduite dans ses fonctions de Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ! Ci-dessus, une Photo représentant un stand de cette manifestation !

Source  : http://www.tuniscope.com/index.php/article/22416/actualites/tunisie/t-salaf-413416#.UTjWtdFvz80

 

Avertissement : Le Texte ci-dessous fait suite à l’Article intitulé " Un Ministre, Grand Dignitaire de l’Ordre du « DÉGAGE » Tunisien, en passe d’être reconduit ! " paru sur le Lien :

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/280113/un-ministre-grand-dignitaire-de-l-ordre-du-degage-tunisien-en-passe-d-etre-reconduit

 

D’après l’annonce du nouveau Cabinet, faite dernièrement,

Suite à la tenue du Conseil de la Choura d’Ennahdha 1) et ses décisions,

Le Grand Dignitaire de l’Ordre du "DÉGAGE" cité précédemment

A été, malheureusement, reconduit, haut la main, dans ses fonctions

Malgré les dysfonctionnements liés au scandale de son auto-promotion

Et ses complicités avérées dans l’émergence du Manoubistan 2)

Qui furent le déclencheur des violences vécues, aujourd’hui, quotidiennement,

Provoquées par les Milices, pur-produit du Gouvernement sortant ;

Car, s’il avait agi, dès le début, envers ces fous de Dieu, fermement,

Ces derniers auraient quitté les lieux sans demander leur reste, assurément ;

Reculade qui aurait servi, aux autres sectateurs et agresseurs potentiels, d’avertissement

Aussi, il sera, pour l’Histoire, parmi les premiers responsables, politiquement,

De la violence que vit actuellement le pays, et ses futurs développements ;

Du reste, parmi les nahdhaouis 1), ne fait-il pas partie des faucons ?

 

D’ailleurs, c’est au milieu d’un salafiste rassemblement,

Qui eut lieu, voilà bientôt un an, devant le Manoubistan,

Que les Tunisiens ont découvert un barbu accusant de traitre, de mécréant

Habib Kazdaghli, le Doyen de cet Établissement,

Accusation qui signifie dans le jargon des Salafistes un appel à agression

Le Barbu en question est un "Émir" djihadiste, ancien de l’Afghanistan,

Dont le nom de guerre est Abou Iyadh al-Tounsi, chef de l’extrémiste Mouvement

Appelé « Ansar Al-Sharia », inconnu jusqu’à cette apparition,

Mais, bien connu dans les services anti-terroristes internationaux et de Renseignements,

Ayant fait ses classes dans le giron d’Ennahdha, produit deuxième génération

De l’appui fourni au wahhabisme saoudien par l’Occident,

Cet "Émir" a reconnu, devant les caméras d’Hannibal Télévision,

Être le cerveau de la barbare invasion

Subie par la Faculté des Lettres de la Manouba, son Personnel et ses Étudiants

Et, depuis, lui et ses troupes, sèment partout la terreur, impunément,

Encouragés par la passivité des Forces de l’ordre, face à leurs agissements,

Et leurs tergiversations pour arrêter les responsables de ces déferlements

Rien n’y échappe : réunions publiques, Facultés et même écoles pour enfants,

Péripatéticiennes, ambassades, bars, hôtels, festivals, expositions,…

Leurs victimes préférées sont les Femmes, les Journalistes, les Artistes, les Partis d’opposition

Les agressant, les empêchant de s’exprimer et sabotant leurs manifestations

Violence ayant même conduit au lynchage 3) et à de nombreux blessés grièvement,

Et, aussi, aux vandalismes, aux incendies, aux destructions,

Du Patrimoine archéologique, culturel et religieux de la Nation,

Y compris les Mausolées Soufis avec leurs vieux manuscrits du Coran

Violence allant en augmentant, avec la bénédiction des gouvernants

Qui observent impassiblement la détérioration de la situation,

Complicité qui a conduit à la lâche exécution du Martyr Chokri Belaïd 4), dernièrement

Quant à Abou Iyadh, bien que recherché par toutes les polices, soi-disant,

Depuis l’attaque de l’Ambassade américaine, il a pris la clé des champs,

En apparaissant, de temps en temps, lors de prêches, d’interviews, d’enterrements,…

 

Ce qui prouve qu’Ennahdha est encore un courant islamiste archaïsant et violent,

Aux antipodes des Régimes égalitaires, non népotiques, non partisans

Pour lesquels les nominations dans les hauts postes de décision

Exigent une honnêteté sans faille, un oubli de soi et une réelle abnégation ;

Pour lesquels, dans les désignations et les promotions,

Les compétences priment sur l’allégeance, le copinage, la soumission,

La parenté et les années passées en exil, en résidence surveillée ou en prison ;

Pour lesquels est écarté, de prime abord, le coupable de malversation,

De passe-droit, d’abus de pouvoir, de dévoiement ou de corruption

 

Tant pis pour nos étudiants, nos doctorants, nos chercheurs-enseignants,

Notre Université, notre Recherche Scientifique, notre Supérieur Enseignement,

Pour le moment !

En attendant que les Modernistes de toutes orientations

Et de tous bords surmontent leurs égos et parachèvent leur rapprochement

Qu’on se le dise : c’est l’unique alternative pour faire revenir le Printemps !

 

Salah HORCHANI

 

Notes

1) Ennahdha : Parti Islamiste Tunisien au pouvoir

Conseil de la Choura d’Ennahdha : c’est son Comité Central

Nahdhaouis : partisan d’Ennahdha

 

2) Voir, à ce sujet, par exemple :

http://www.leaders.com.tn/article/affaire-kazdgahli-chroniques-du-manoubistan?id=10418

 

3) Voir à ce sujet :

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/191012/propos-du-crime-de-tataouine-les-islamistes-tunisiens-sont-passes-de

D’après les derniers éléments de l’enquête, Lotfi Nagdh, dont il est question dans ce lien, fut lynché à mort.

La Vidéo suivante montre le lynchage de Lotfi Nagdh (âme sensible, s’abstenir !) :

http://www.youtube.com/watch?v=Q65Z-F9Ys0Y

 

4) Voir, à ce sujet, par exemple :

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/en-deuil-pour-ma-tunisie-pour-le-130220

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/tunisie-funerailles-de-chokri-130465


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4 réactions à cet article    


  • Pinkette234 Pinkette234 9 mars 2013 18:12
    • pauvres tunisiens à qui les salafistes ont volé leurs révolution..
    • Avant,il était interdit aux tunisiens de dire du mal de Ben Ali...mais ce n’était rien comparer à ce qui se passe aujourd’hui !
    • Moi qui aimais tant aller dans ce beau pays en plein développement !
    • Ils (les dingues de dieu) vont tout foutre en l’air !

    • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 9 mars 2013 19:04

      On prend les mêmes et on recommence, avec 3 indépendants et 2 technocrates pour le décor

      Les Tunisiens auront attendu deux semaines, après la démission de Hammadi Jbali, pour se rendre compte que rien n’a changé, ou presque, dans le gouvernement proposé en lieu et place de son initiative d’un gouvernement de technocrates et après des tentatives, qui ont échoué de manière volontaire ou involontaire, à élargir la base politique gouvernante. Il y avait plus de 80 personnes, il n’y en a plus que 37 (Voir la liste complète et les photos), il y avait seulement deux femmes, il n’y aura toujours que 2 femmes dans un gouvernement annoncé, le jour de la fête de la femme. Il y avait la Troïka (Ennahdha, le CPR et Ettakattol) et il y aura encore la Troïka, avec quelques « indépendants », beaucoup d’apparentés à Ennahdha. Il y avait 3 ministres rejetés par tout le monde, il y aura toujours 3 ministres rejetés par tout le monde. Il y avait Ennahdha qui contrôlait les articulations de l’Etat, il y aura toujours Ennahdha qui contrôle l’Etat.

      - 10 ministre ou SE, sans compter les apparentés.

      En effet, sur les 37 nouveaux portefeuilles, Ennahdha en contrôle désormais directement 8 dont un secrétaire d’Etat. Il faut y ajouter Noureddine Bhiri qui collera au nouveau chef du Gouvernement comme son ombre et jouera probablement le rôle d’œil de Moscou que jouait Lotfi Zitoun pour Hammadi Jbali, un Nahdhaoui, ancien de la justice et qui devrait continuer à gérer, indirectement, ce dossier, de l’avis de plus d’un observateur. Ridha Saïdi s’occupera toujours des dossiers économiques.

      Il faudra cependant ajouter d’autres personnalités, considérées par toute la place politique tunisienne comme proches d’Ennahdha ou dont les positions, prises au cours des deux années de révolution, les y rapproche.

      C’est dans ce cadre, par exemple, qu’on pourrait mettre Salem Labiadh. Professeur de sociologie politique, il s’était illustré par un accrochage avec la chaîne Wataniya 2, le 9 février 2012, qui l’avait empêché à la dernière minute, de participer à un débat. Selon un statut qu’il a publié sur son profil Facebook, Salem Labiadh avait déclaré que son exclusion viendrait de l’invité principal de l’émission, Béji Caïd Essebsi, ennemi juré d’Ennahdha, et où il a accusé les médias publics de partialité et ceux qui se sont alliés à Caïd Essebsi dans cette décision. Manifestement anti Nida Tounes, donc, le nouveau ministre de l’Education, le disait presque, comme lors du séminaire Assad Ibn Fourat à Medjaz El Bab, en octobre 2012 (Voir la vidéo). On le voit aussi, dans une autre intervention analytique sur France 24, où il défend les projets d’Ennahdha (Voir la vidéo). On comprendrait presque sa nomination. Et il y a aussi les cas de Mehdi Mabrouk, de Tarak Dhiab, de Mongi Marzouk et de Mohamed Salman, tous considérés comme proches du parti au pouvoir. La même chose pourrait être dite à propos du nouveau ministre du tourisme. Il était, en effet, jusque là PDG de la CTN, nommé par le Nahdhaoui Karim Harouni qui reste toujours à la tête du transport.

      - 3 ministres, dont 2 gaffeurs à souhait et fortement controversés et un ultra.

      Dans cette nouvelle composition du gouvernement d’Ali Larayedh, trois ministres s’incrustent toujours, deux du CPR et un d’Ettakattol. Il s’agit d’Abdelwaheb Maatar, de Salim Ben Hamidane et d’Abderrahmen Ladgham. Ces trois ministres resteront sans doute le fer de lance de la politique du gouvernement d’Ennahdha, de lutte contre la corruption, sans qu’on sache s’ils iront jusqu’à fouiller dans la nouvelle corruption que dénonçait Abou Yaarib Marzouki, dans sa lettre de démission d’Ennahdha !

      Le premier s’était fait connaître par les accusations d’usurier que lui avait portées Abderraouf Ayadi et s’était illustré par une défense acharnée de son fauteuil, en arrivant pour ce faire, jusqu’à dénigrer son chef, l’ancien chef de Gouvernement Hammadi Jbali, ainsi que par ses annonces d’offres mirobolantes de postes d’emploi.

      Ancien Nahdhaoui lorsqu’il était dans l’opposition, le second, Salim Ben Hamidane, s’était illustré par la vidéo d’El Jazeera où il demandait la clémence des autorités de Ben Ali et par sa demande rejetée d’endosser la robe noire (Le barreau des avocats a refusé de l’intégrer). Le toujours ministre des domaines de l’Etat, est connu par ses positions radicales en faveur de la confiscation de tout et de rien, allant jusqu’à quitter son bureau de ministre pour aller confisquer une voiture administrative qui était mise à la disposition d’un ancien RCDiste. Véritable disciple de son chef au CPR, Mohamed Abbou, il était derrière l’extension de la liste des confisqués, par simple lecture extensive de la loi sur la confiscation, il traitera Hammadi Jbali, qui lui avait un temps bloqué une liste de confiscation, de contre-révolutionnaire, lorsque l’ancien chef du Gouvernement avait lancé son initiative de gouvernement de technocrates.

      Le dernier, Abderrahmane Ladgham, est aussi un ultra de la lutte contre le Fassed ou la corruption. Une journée avant le remaniement, il prenait toujours de dures positions, contre des hommes d’affaires que la justice avait fini par mettre à l’abri de la confiscation et contre ceux qui sont simplement soupçonnés de corruption au sein de l’administration tunisienne. Membre d’Ettakattol qui avait mal encaissé le renvoi de sa sœur Zohra de l’ambassade tunisienne en Finlande, certains observateurs y voient un esprit plus CPRiste que Takattol, parti généralement connu pour ses positions moins dures concernant l’épuration de l’administration.

      - Deux technocrates et des indépendants qui seront sacrifiés dans un gouvernement dont le mandat ne dépassera pas 9 mois.

      En fait de technocrates, il n’y en a véritablement que deux. Le premier, est Mehdi Ben Jomaa. A 49 ans, il vient d’être nommé ministre de l’Industrie. Il était jusque-là directeur de Division Hutchinson à Aerospace, filiale du groupe Total (France) et partenaire des grands constructeurs. Il est aussi Ingénieur diplômé de l’ENIT et titulaire d’un DEA en mécanique. Le second, Lamine Doghri qui vient d’être désigné à la tête du ministère du Développement et de la Coopération internationale, avait jusque là, rang de Directeur à la Banque d’Investissement de Développement (BID à Jeddah).

      Le reste, comme le diplomate Othman Jirandi qui est un ancien de l’IPSI (Institut de Presse et des Sciences de l’Information), originaire de Hammam-Lif et diplomate de carrière et qui remplace Rafik Abdessalem Bouchlaka, Rachid Sabbagh placé à la tête du ministère de la Défense ou enfin le juge Lotfi Ben Jeddou qui prendra le ministère de l’Intérieur, semblent être tous des personnes à la réputation immaculée et dont personne ne doute de l’intégrité, cela même si le nouveau ministre de la Défense est président du Haut conseil islamique, depuis 2011..

      Reste cependant à se demander que pourraient faire toutes ces personnes, dans un gouvernement qui devrait présenter sa démission d’ici le 31 décembre 2013, selon ce que toute la classe politique s’était entendue, lors de ses discussions marathoniennes avec Ali Larayedh. Un gouvernement qui devra, donc, se limiter à gérer les affaires courantes, dans l’attente de ce que toute la Tunisie et ses partenaires internationaux attendent : l’écriture de la nouvelle Constitution et l’organisation des prochaines élections, législatives et présidentielles, d’ici novembre ou décembre prochains. On ne sait pas encore si ces technocrates et ces indépendants, se présenteront aux prochaines élections comme en avaient pris l’initiative ceux du gouvernement Caïed Essebssi et ceux qui devaient composer le second gouvernement Jbali, mais les observateurs s’accordent à dire qu’ils seront sacrifiés, politiquement, sur l’autel d’un gouvernement à forte consonance politicienne et que leur marge de manœuvre, de technocrates ou d’indépendants, sera très limitée dans un gouvernement de politiciens, qui sent toujours fort la Nahdha et la Troïka dont le but ultime, celui de rester le plus longtemps possible au pouvoir, est désormais connu, sinon public.

      Source :

      http://www.africanmanager.com/148229.html

      Salah HORCHANI


      • le crocodile 9 mars 2013 21:47

        Ceci se passe en Tunisie mais les français feraient mieux de s´alarmer de ce qui se passe en France ???




        http://www.nouvelordremondial.cc/2013/03/09/nouveau-reportage-de-la-tv-russe-sur-lislamisation-de-la-france/


        • HORCHANI Salah HORCHANI Salah 10 mars 2013 09:23

          Tunisie. Un remaniement en deçà des attentes

          Par Seif Soudani

          C’est fait ! A l’issue d’un accouchement dans la douleur, Ali Laârayedh a enfin annoncé la composition de son gouvernement. Au programme : une cure d’amincissement limitée et des personnalités dites « indépendantes » aux quatre ministères régaliens. Est-ce le bouleversement escompté ou un simple changement cosmétique ? En voici une première lecture.

          Premier constat, le nouveau Premier ministre a épuisé le délai légal « anti vacuité » qui lui était imparti : il a attendu la toute dernière minute pour sortir de son huis-clos marathonien de 15 jours et affronter opinion et médias, donnant des sueurs froides aux institutions de l’Etat anxieuses face à une telle prise de risque.

          Cela ne se fait pas sans conséquence : l’énumération des nouveaux noms en devient presque une fin en soi, d’autant qu’aucun agenda politique n’a été esquissé. La veille, l’ensemble des interlocuteurs politiques d’Ennahdha avaient quitté les pourparlers pour diverses raisons. L’élargissement de la gouvernance à d’autres partis n’était déjà plus d’actualité.

          (...)

          Premiers enseignements

          Le nouveau gouvernement, dont on avait dit qu’il serait « restreint », ne se déleste que de 5 ministres, soit un nouveau total de 37 membres (24 ministres, 3 ministres conseillers auprès du chef du gouvernement et 10 secrétaires d’Etat). Cela s’est fait au moyen de la suppression de certains secrétariats d’Etat (-3 aux Affaires étrangères) et un ministère de l’Environnement annexé à l’Equipement.

          Le renouvellement par des indépendants n’est que de 40%. La troïka conserve 17 portefeuilles : 10 ministères reviennent à Ennahdha, 4 à Ettakatol, et 3 au CPR (l’impopulaire Maâtar est muté de l’Emploi au Commerce). Le gouvernement reste donc majoritairement politique. Ce qui fait déjà dire à l’opposition qu’il s’agit d’une « troïka bis », 2ème édition d’un projet qui s’était soldé par un échec.

          - 3 femmes seulement : une seule réellement ministre détentrice d’un portefeuille, et deux secrétaires d’Etat. C’est « inadmissible » selon nombre d’observateurs et associations féministes qui n’ont pas manqué de signaler la concomitance de cette régression avec la Journée mondiale de la Femme.

          - 3 juges ont été nommés aux 3 plus importants ministères régaliens : les portefeuilles directement liés à la sécurité intérieure. Ce sont des noms peu connus du grand public.

          A défaut d’avoir trouvé des technocrates dignes de ce nom, on a donc voulu privilégier une certaine image d’intégrité. Notamment à l’Intérieur, où l’on est allé dénicher à Kasserine un magistrat, Lotfi Ben Jeddou, procureur de la République, jouissant d’une grande reconnaissance auprès des locaux pour son rôle et sa rigueur dans l’affaire des martyrs de la révolution.

          Le revers de la médaille sera l’inexpérience de l’intéressé dans le champ sécuritaire et une méconnaissance de la « dékhiliya », n’étant pas un homme du sérail.

          Deux écueils déjà pointés du doigt : Ali Laârayedh n’a pas donné de réponse claire à 2 questions essentielles : la dissolution des ligues de protection de la révolution (il se contente des mêmes propos vagues sur la violence et le respect de la loi), et le fait de savoir si les membres de son gouvernement pourront ou non se présenter aux prochaines élections.

          Seules certitudes : un mandat de moins d’une année, à en croire le Premier ministre, et des élections législatives et présidentielles en octobre et novembre 2013.

          Le problème de l’indépendance

          Sur le papier, le nombre important (une vingtaine) de nouveaux éléments officiellement indépendants au sens politique du terme, c’est-à-dire non encartés dans un parti, parait séduisant.

          C’est néanmoins entre les lignes qu’il faut lire la configuration des entrants. Un nom notamment, celui de Salem Labyadh, suscite la controverse en ce qu’il est représentatif d’une « indépendance théorique », mais d’une neutralité plus que douteuse.

          Ses détracteurs le qualifient de « crypto nahdhaoui ». Rien ne permet d’établir une appartenance secrètement islamiste. En revanche, ce qui ne fait pas l’ombre d’un doute, en se référant à ses écrits et ses déclarations publiques, c’est que l’universitaire est un identitaire ultra nationaliste, comparable dans ses prises de positions à la ligne « national-révolutionnaire » prônée par Abderraouf Ayadi.

          D’où une concordance en termes d’objectifs et un recoupement dans les projets avec l’aile dure d’Ennahdha, et pas que sur le plan de l’Education dont Labyadh estime qu’il faut la remettre « sur les rails de l’islam et de l’arabité ». En plus d’être un négationniste de l’holocauste, le nouveau ministre de l’Education associe par ailleurs « l’élite du sahel qui a gouverné le pays » à son ennemi juré, la francophonie, qu’il dit vouloir éradiquer.

          De quoi faire trembler, réellement cette fois, les adeptes du Harlem Shake dans les lycées.

          Source :

          http://www.lecourrierdelatlas.com/432908032013Tunisie-Un-remaniement-en-deca-des-attentes.html

          Salah HORCHANI

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