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Accueil du site > Actualités > Politique > Un soir à Clermont avec Laurent, Dominique et Ségolène

Un soir à Clermont avec Laurent, Dominique et Ségolène


Clermont-Ferrand avait le privilège d’accueillir jeudi soir le premier des débats régionaux du PS pour l’investiture aux présidentielles de 2007. A guichets fermés, devant près de 3000 militants ou sympathisants, les trois candidats ont passé leur grand oral. A défaut de programme personnel, les personnalités se démarquent. Le choix n’en demeure pas moins cornélien pour beaucoup de militants.

Peu avant le début de la réunion, Michel Charasse, sénateur du Puy-de-Dôme confiait, dans le style si particulier qui le caractérise : "Ah, ben, si c’est comme l’autre soir (NDLR : à la TV) une réunion de croque-morts... " Eh bien non, le parlementaire fabiusien a dû être rassuré. La soirée ne fut pas funèbre. Elle fut familiale, dans la tradition PS. Avec une absence peu remarquée mais bien réelle, celle du premier secrétaire. Pas toujours facile d’être le compagnon de Ségolène Royal.

C’est donc à Serge Godard, le maire de Clermont, que revint la tâche d’accueillir les participants "dans une ville socialiste au cœur d’une région socialiste". Inhabituellement offensif, il rappela, pour l’exorciser, que le débat qui s’ouvrait constituait une "veillée d’armes collective" dans l’objectif commun de battre la droite. L’animation du débat, limitée dans les faits au chronométrage des interventions, revint à Pierre Sabatier, le premier secrétaire de la Fédération du Puy-de-Dôme. Chaque candidat disposait de quinze minutes initiales, sans thématique, suivies de douze autres destinées à répondre à trois questions de militant tirées au sort, chaque réponse devant être formulée en quatre minutes.

A l’issue d’un tirage au sort effectué peu avant, l’ordre de passage fut arrêté : Ségolène, Dominique et Laurent.

La madone

Assurément cette femme-là a quelque chose qui relève de l’icône. A moins que ce ne soit son sourire quelque peu semblable à celui de Mona Lisa. S’il émane d’elle un incontestable charisme, le discours est en revanche moins performant. La fatigue, visible, peut-être. La fatigue, sans doute. Dans le détail, le discours sonne creux. Pourtant, la madone limite la casse et n’altère pas son bien le plus précieux, un capital spontané de sympathie. Sa grande force est de miser sur sa fragilité, sur ses doutes. Là où ses rivaux, dans la pure tradition de la Ve République, s’affichent en visionnaires, elle fait le pari contraire. Celui de l’intelligence collective et du temps pour trouver les réponses. Au fond, une véritable révolution. Celle de la proximité et du partage des inquiétudes des Français avec qui elle veut réinventer de nouvelles sécurités dans un monde aux mutations menaçantes. A défaut de vista, elle sait ce qu’elle recherche : un ordre social et environnemental juste servi par un leitmotiv, le désir d’avenir.

Un avenir qui paraît tout d’un coup agité, lorsqu’au hasard d’une question, la présidente de la région Poitou n’hésite pas à remettre en cause le système en vertu duquel les communes payent aussi pour les élèves des écoles primaires privé. Un avenir qui paraît limité quand en principal remède pour les nombreuses personnes en dessous du seuil de pauvreté elle ne dénonce que la tarification bancaire injuste qui permet de s’enrichir sur le dos des pauvres.

Le professeur

Avec DSK, on change si on peut dire de braquet. L’intelligence transparaît tout au fil des mots et des pensées qui s’enchaînent avec facilité et simplicité sans jamais tomber dans le simplisme. Dans ce style anglo-saxon qu’il affectionne, DSK nous parle de pragmatisme, de préoccupation sociale pour objectif, et de démocratie pour méthode. Pas sûr pour autant que les militants soient prêts à donner leur préférence à un homme dont la stature d’homme d’Etat transparaît, mais qui ose revendiquer la social-démocratie, terme encore honni il y a peu dans le peuple de gauche. Pari osé que de prôner la vérité du langage politique quand, dans le même temps, les citoyens avouent ne plus croire dans leur classe dirigeante. Pourtant, DSK s’affirme en "professore", celui dont on boit et respecte les paroles. La méthode et l’approche séduisent lorsqu’il évoque le concret des banlieues et de sa ville, Créteil. Une approche réfléchie et humaniste, tout à l’inverse d’un certain Nicolas Sarkozy, sa cible préférée.

Laurent le cosaque

Il a changé. S’il y a une chose à retenir, c’est bien celle-là. Laurent Fabius a, à l’entendre, retenu la leçon de l’échec de 2002. Le coup de barre à gauche est marqué et revendiqué. Dans un discours de grand tribun, puissant, énergique, aux accents mitterrandiens revendiqués, il sonne la charge contre les dérives du capitalisme. C’est au peuple de gauche et aux défavorisés qu’il s’adresse. Il tient un discours que les militants attendent, et qui a fait son succès lors de la campagne référendaire sur l’Europe. Tout sauf le renoncement. Renoncement à un Etat fort, interventionniste et régulateur. Renoncement surtout à ce qui incarne les valeurs traditionnelles de la gauche, la laïcité en premier lieu. On aimerait le croire. Une petite voix intérieure fait douter. Peut-on avoir raison contre le reste du monde ?

Les Clermontois attendaient le messie, ils ont eu les rois mages. Indissociables, inséparables. La majorité des militants n’est pas pour autant repartie malheureuse, juste avec un regret, celui de ne pas avoir un seul candidat qui synthétise les qualités de ces orateurs d’un soir. En attendant, la famille socialiste a gagné son premier pari, celui de ne pas sombrer dans les déchirements internes. Pourvu que ça dure.


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22 réactions à cet article    


  • Romain Baudry (---.---.75.23) 20 octobre 2006 14:10

    Merci pour cet article. Vous décrivez très bien la façon d’être des candidats mais, en revanche, vous n’évoquez pas tellement la façon dont ils ont essayé de se distinguer activement les uns des autres. Y a-t-il eu des critiques voilés, des thèmes sur lesquels ils étaient ouvertement en désaccord ?


    • Henry Moreigne Henry Moreigne 20 octobre 2006 14:18

      Vous avez raison. La principale surprise fut l’absence d’affrontement direct ou indirect des concepts. Avec une intelligence certaine, les intervenants ont tenter de se compléter de leurs approches respectives plutôt que de les opposer. Jeu de scéne ou de réalité, je ne sais mais il dont donné le sentiment d’une certaine complicité résultant tout à la fois d’une participation à une épreuve commune et d’un combat contre un adversaire commun, la droite.


      • labeille (---.---.116.82) 20 octobre 2006 15:19

        je trouve sa quand meme carément abusé de vouloir décider de se que les gens devent faire ou ne pas faire car nous sommes quand meme dans un pays libre et pouvons savoir et quoi faire pour protégé les non fumeurs. il y a d autre solution et d autre problèmes a résoudre avant sa


        • Aldoo (---.---.43.7) 20 octobre 2006 15:25

          Euh DSK... Créteil ??? Non, sa ville c’est Sarcelles !


          • Henry Moreigne Henry Moreigne 20 octobre 2006 15:30

            Effectivement, DSK c’est bine Sarcelles et non Creteil. Milles excuses.


          • Gauchinho (---.---.96.75) 20 octobre 2006 15:58

            Je crois au contraire que la description que fait l auteur remet les candidats à leur place : Ségolène est une bonne présidente de région mais elle a du mal à généraliser à la France et surtout à assumer des positions engagées à gauche. Elle reste dans le conceptuel flou sur des thèmes qui sont chers aux français. Cela leur donne l impression d être entendus mais cela suffit il ?

            DSK souffre de deux handicaps :
            - il est catalogué « économie » et se doit presque d être didactique sur le sujet sans pouvoir entrer dans le pratique. Il maitrise les dossiers mais semble incapable d avoir une vision d ensemble
            - il est socil démocrate. Pour beaucoup c est ce qu il faut à la France. On prend pour exemple la Suède. Ou plutôt on prenait car les suédois se sont réveillés en se tournant vers le conservatisme mieux à même de les protéger des dangers de la mondialistation d après ce qu on a pu lire

            - Fabius : son seul handiap c est son image mais après tout qu est ce qu on en a à faire de l image de notre président. Vous allez peut être me dire que les derniers présidents en fonction avaient une image lisse ? Et bien non justement car les cicatrices sont une marque d expérience et Fabius en a quelques unes. la dernière en date, 2002, suffit à elle seule à justifier son changement de ton. Je suis moi même un militant qui a adhéré après le cuisant échec du PS et de sa politique de centre gauche. Comme lui 2002 a changé mon approche des choses. Et je suis sûr que nous sommes des milliers dans ce cas. Certains disent que le discours de Fabius est archaïque. Je le trouve au contraire diablement moderne. Il fait du travail la valeur source, du pouvoir d achat le moteur de la relance économique( et oui il faut arrêter de croire que l offre crée de la demande car les « demandeurs » n ont plus les moyens de demander à cause de l érosion de leur pouvoir d achat), il place la France dans un contexte mondial. Il est le seul à ne pas regarder benoitement la mondialisation se faire tranquillement sans tenter d influer sur le processus. Aujourd hui il n y en a plus que pour les USA ou la Chine. Mais ces deux pays, à leur manière, sont des régimes socialistes traditionnels. Ils ouvrent leurs portes dans les domaines où ils sont les plus forts et protègent leurs industries en difficulté. Et tout le monde trouve ça génial. Le gouvernement us distribue des milliards aux industries lourdes, aux agriculteurs et nous nous applaudissons en y voyant du libéralisme. Seul Fabius a un programme adapté pour entrer en compétition avec ces géants !


            • (---.---.194.121) 20 octobre 2006 16:40

              Fabius, quelle métamorphose opportuniste : Mao c’était le petit livre rouge, Fabius c’est le petit livre rose

              Et comment il fera, Fabius pour relancer l’Europe ?

              Il attendra que les partenaires européens soit à gauche, gauche ?

              Quelle est sa position sur les subventions à l’agriculture productiviste ? sur les OGM ? Il s’est aligné sur celles de Ségolène ?

              Comment compte il redonner plus de pouvoir aux citoyens pour que leur parole soit entendue ? etc...


            • Le péripate Le péripate 20 octobre 2006 20:06

              Tous les mêmes les eurobeats, depuis qu’on leur a cassé leur jouet en votant contre leur « Constitution », c’est la même déploration « Et comment qu’on relance l’Europe ! ». La réponse... on ne relance pas. L’Europe libérale, on en veut pas. C’est tout.


            • PL (---.---.102.27) 21 octobre 2006 00:41

              Je trouve au contraire que FABIUS est ridicule en essayant de dissimuler sa vraie nature d’homme de droite qui était plus apprécié par les milieux économiques. Son père et sa famille étaient des notables grands aristocrates des antiquités.

              La plus belle galerie de la place de Paris. Riche antiquaire qui connaissait les plus belles fortunes du monde.

              Opportuniste jeune il avait parié sur le succès de Miterrand car de toute façon son environnement naturel le conduisait à fréquenter les plus riches des plus riches.

              (C’est encore le cas aujourd’hui)

              Et ce n’est pas criticable. Mais pourquoi lui qui dispose de tellement d’agents souhaite-t-il encore plus ruiner les pauvrees français. Un peuple couvert de dettes et d’illuusions. Un peuple qui fait rire le monde entier.

              Mr FABIUS arretez de mentir aux FRANCAIS. Vous connaissez la dette publique 2000 Milliards d’Euros 15000 Euros d’endettement supplémentaire par seconde. Comment avez vous pu parler d’un pays riche alors que le pays est en état vrtuel de cessation de paiement. Il ne faut jamais mentir aux enfants et encore moins aux Français.

              J’ai de la peine pour vous. Vous n’étiez estimé que par les gens de droite et vous devenez celui dont tout le monde se moque.

              Vous avez tout gaché. Vous n’avez aucune chance alors que vous étiez sans doute le plus intelligent des socialistes (Au royaume des aveugles les borgnes sont roi).

              Vraiment il est stupide d’être à contre courant du monde.


            • Henrique (---.---.143.219) 21 octobre 2006 11:31

              Parler d’opportunisme à propos de Fabius à chaque fois qu’on évoque son nom, ça va bien cinq minutes mais s’il était resté au libéral-socialisme, les choses auraient au contraire été bien plus faciles pour lui en termes de conquête de pouvoir, car l’appareil énarquo-socialiste reste lui très ancré dans le libéral-socialisme. Après, il fait le constat que le PS en France ne peut continuer dans sa voie droitière s’il veut pouvoir continuer d’exister, sinon ce qui se passera, c’est exactement la même chose qu’au Brésil ou au Vénézuela : à force de décevoir, le parti social-démocrate, laisse la place - après quelques expériences de gouvernements de droite - à des partis beaucoup plus à gauche comme le parti des Travailleurs de Lula ou le parti de Chavez.

              Quant à relancer l’Europe, dans un sens véritablement démocratique, laissant donc ouverte la possibilité de prises de décisions à réel caractère social contrairement à ce que nous promettait le TCE de Giscard, il n’est pas si difficile que ça de convaincre nos voisins que d’une part on doit de toutes façons trouver les moyens d’une plus grande unité politique et que cela ne peut passer que par un véritable renforcement du pouvoir du parlement et l’établissement d’une plus grande transparence du rôle joué par les institutions européennes dans les politiques nationales, d’où la nécessité du débat démocratique. Fabius n’a donc pas à attendre que les « partenaires » soient socialistes au sens propre du terme, il suffit qu’ils soient démocrates.

              D’autre part, ce n’est certainement pas en écoutant toujours le dernier qui a parlé et attendant que ça se passe que les choses évolueront en Europe. La France a montré avec De Gaulle et Mitterand qu’elle pouvait jouer un rôle déterminant en Europe et qu’il fallait donc compter sur elle. La volonté politique ne fait pas tout, mais l’absence de volonté politique - en matière d’Europe en l’occurrence, comme ça a été essentiellement le cas de Chirac - ne fait rien.

              Pour le reste, Fabius donne des précisions dans le livre qu’il avait écrit sur l’Europe et on trouve des infos sur son blog.


            • Henrique (---.---.143.219) 21 octobre 2006 12:14

              En réponse à PL D’abord vous dites que Fabius est opportuniste puis vous finissez en disant qu’il a perdu ses soutiens néo-libéraux dont vous étiez manifestement : belle preuve donc qu’il n’a pas agi par opportunisme !

              La réponse qu’on peut faire d’une façon générale à votre accusation, en plus de ce qui précède, est que pour l’homme il n’y a pas de « nature » d’homme de droite ou de gauche, une position politique s’acquière, soit par mimétisme, soit par réflexion, et nul n’est en droit de refuser a priori à un autre homme le droit de changer de position politique par réflexion, on peut donc sincèrement passer d’un camps à l’autre au cours de sa vie. Jaurès ou Blum ont des origines bourgeoises et ils ont beaucoup plus fait pour les avancées sociales dans ce pays que Marchais ou Laguillier.

              L’important ne sont pas les origines sociales mais ce qui est proposé par un candidat : s’agit-il de choix conformes aux valeurs qu’on défend et sont-ils réalisables ? Royal défend son droit à ne pas avoir de valeurs clairement établies lui permettant de savoir ce qui peut s’en déduire, disant que sa position sera celles des français, c’est réalisable mais elle confond démocratie et mediacratie (car l’opinion sondagière est faite par les médias). DSK quant à lui défend une conception de la « sociale-démocratie » qui ne s’occupe, quand c’est possible, que de corriger les effets de l’injustice sociale, non ses causes. Les deux privilégient donc le réalisme sur les valeurs comme le souci de la justice sociale. Fabius insiste sur la nécessité de s’attaquer à ce qui dans le système capitaliste génère de l’injustice. Sans pour autant remettre en cause le système en lui-même, il propose certaines mesures (au niveau de l’Europe comme au niveau des bas salaires) beaucoup plus ambitieuses, donc plus difficiles à mettre en place, mais autrement plus sérieuse pour agir à long terme : le réalisme sans valeurs claires, c’est cela l’opportunisme et cela mène à une politique de girouette, les valeurs pures sans réalisme, cela mène à pas de politique du tout.

              Quant à l’argument de la dette, il ne faut jamais oublier que c’est la droite ou des politiques de droite qui l’ont faite croître de façon exponentielle pour cause de baisse d’impôt généralisée, vente des ressources publiques, qui n’ont créé ni croissance, ni emploi, ni pouvoir d’achat, ni justice sociale !

              Les français ridicules sont ceux qui croient qu’on peut indéfiniment continuer d’enrichir le pays, comme c’est le cas actuellement et plus que jamais au niveau du PNB, en faisant chaque année tomber tout ce qui pouvait réguler le capital pour établir un rapport d’équilibre avec le travail, tout en maintenant des salaires à un niveau bas et des conditions de travail toujours plus précaires.


            • nakata (---.---.25.145) 23 octobre 2006 14:04

              @ gauchinho :

              « Et comment il fera, Fabius pour relancer l’Europe ? »

              Il l’a dit : par le lancement d’un noyau dur fédéral des pays qui souhaitent aller plus loin dans l’intégration et l’harmonisation, sur la base d’un TCE simplifié, amélioré, débarrassé de ses scories idéologiques libérales. C’est possible, car certains de nos voisins sont pour : Prodi par exemple. On arrivera à un meilleur résultat qu’avec le TCE originel, car on ne devra pas faire de concessions à des pays comme Royaume-Uni ultralibéral et souverainiste : en effet, ce pays ne souhaite pas participer à un noyau dur.

              « Quelle est sa position sur les subventions à l’agriculture productiviste ? sur les OGM ? Il s’est aligné sur celles de Ségolène ? »

              On vous a mal informé, Royal n’est pas précurseur sur ce thème : nombreux sont ceux qui, à gauche, refusent les OGM. C’est d’ailleurs la position du projet socialiste... auquel Royal n’a pas daigné participer.


            • sangaku (---.---.196.181) 20 octobre 2006 18:51

              la dynamique s’amorce du côté de DSK et il a une methode : un nouveau compromis social avec le patronat et les partenaires sociaux au service d’une nouvelle matrice : la croissance et la société de la connaissance.

              Car on peut avoir toutes les idées les plus géniales et alléchantes qui soient, elles ne marcheront pas sans une methode et une volonté. DSK est le seul à proposer cela.

              et face à Sarkosy, il est certainement le meilleur pour l’amener sur le meilleur terrain favorable à la gauche : l’économique et social.


              • Le péripate Le péripate 20 octobre 2006 19:16

                Peut-on avoir raison contre le reste du monde ? Oui. Et encore oui. 1789. Christophe Colomb. Galilée Et Laurent Fabius contre le TCE

                Et j’en oublie.................


                • zab47 (---.---.211.239) 21 octobre 2006 06:07

                  ..... et chavez .....

                  (je me suis trompée dans mon premier message, il ne sera pas au bon endroit et personne ne comprendra rien)


                • toinoulepolak (---.---.96.75) 20 octobre 2006 23:13

                  Eh les gars faut l oublier votre TCE il est mort !!! Non ce qu il faut retenir de Clermont c est que Ségo et DSK semblent mieux assumer leurs discours de gauche...quand il n ya pas de caméras !!! Royal s est permis de reprendre le thème de Fabius sur le déséquélibre entre capital et travail par exemple !!! C est du joli : on n a pas d idées d gauche alors on va voir chez ses petits camarades. Après on me dit que Fabius n est pas sincère ??? Je crois que Royal et DSK savent bien que leur positionnement n a rien de socialiste et tentent de noyer le poisson...et les militants


                  • (---.---.144.13) 21 octobre 2006 01:36

                    Si j’ai bien compris cet article, nous avons : Ségolène qui représente le charme et le bons sens. Elle observe, elle écoute et son programme se construit sur une sorte de dictature populaire. Strauss- Khan qui est le penseur didactique et représente l’intelligence et la raison pure. Il base son programme sur un système dont le principe le satisfait. Le peuple suivra. Fabius qui représente le don Quichotte et qui avec des accents cornéliens, croit toujours à un programme construit sur une idéologie dépassée et inutile dans un monde moderne qui va suivre le chemin de la mondialisation.


                    • Henrique (---.---.143.219) 21 octobre 2006 10:31

                      Bonne analyse du caractère partial de l’article malgré son ton de journal rural. Les prises de parti, je trouve cela très bien mais pas quand on essaye de les voiler avec quelques phrases doucereuses.


                      • eomer (---.---.171.6) 21 octobre 2006 13:52

                        Les deux premiers débats me confortent dans mes convictions : DSK est de très loin le meilleur choix possible pour battre la Sarko ou MAM en 2007. Je prefère largement la gauche pragmatique et réaliste, à celle qui promet n’importe quoi (+ 100 €uro immédiatement pour le SMIC...et pourquoi pas + 300 €uro comme le préconise la CGT ?), veut s’allier aux Rouges, aux Verts, aux Chevènementistes, aux Altermondialistes et n’hésite pas à ratisser sur les terres de Laguiller et Besancenot. Mais comment peut on reprocher à Sarkozy de draguer les électeurs d’extrème-droite lorsque l’on fait la même chose à l’extrème-gauche ?

                        De toutes façons, les belles promesses, on a vu ce que cela donnait avec Mitterrand...surtout lorsque Balladur a présenté l’addition en 1993. Et pourtant, Rocard avait fait du bon boulot à Matignon.

                        Qu’on le veuille ou non, ce type d’élection se gagne au centre, pas aux extrèmes qui préfèreront toujours l’original à la copie.

                        En conclusion, voici mes choix :
                        - Si DSK est choisi, je vote pour lui avec enthousiame
                        - Si c’est Ségolène, je vote pour elle si elle s’engage à mener une politique sociale-libérale, à ne pas rechercher d’alliances contre nature avec les extrème-gauchistes (y compris Verts et Rouges)...et à nommer DSK à Matignon.
                        - Si c’est Fabius, le roquet Molletiste, je vote Bayrou.

                        Bonne soirée, Eomer pour le cybercomité http://lgv2030.free.fr


                        • Henrique (---.---.143.219) 21 octobre 2006 15:57

                          Rééquilibrer les rapports du capital et du travail par une hausse généralisée des salaires est non seulement possible comme ça l’a déjà été par le passé mais c’est vital pour conserver un minimum d’intégrité sociale dans ce pays, sans quoi on va vers le communautarisme dans lequel si tu n’adhères pas aux dogmes de ta communauté, qui seule peut te proposer une forme de sécurité sociale, tu meures ou tu végètes, la voilà la liberté à l’anglo-saxonne. Proposer d’augmenter le smic de 100 euros vous paraît impensable uniquement parce que l’idéologie ambiante vous fait croire qu’il n’y a rien d’autre à faire pour organiser une société que laisser l’égoïsme des plus forts s’exercer à plein. Quoi ? Demander que ceux dont les revenus, non effectivement liés à un travail réel mais à une spéculation financière, équivalent à 100, 200, 900 fois plus que les salariés les plus modestes soient légèrement rééquilibrés en donnant à ceux-ci une meilleure reconnaissance ? Mais c’est les chars communistes qui nous menacent ! C’est le bolchévique avec un couteau entre les dents qui vient violer nos femmes ! Allons, un peu de sérieux !


                        • rosay guy (---.---.248.33) 22 octobre 2006 12:51

                          Mieux vaut tard que jamais !!! quelques mots .

                          Pour les 100 euros , les accords de grenelles ont doublés de nombreux salaires d’un seul coup ,et la terre tourne toujours

                          Pour LE T ;C;E ;la messe est dite ,REJET par les Français à près de 60%.

                          Imaginer dents blanches Présidente pourquoi pas !!et le premier ministre, le premier secrétaire du P.S , comme en Pologne les deux jumeaux au pouvoir


                          • Visiteur Indigène (---.---.180.214) 25 octobre 2006 03:37

                            Il y a un excellent fil à visiter : « Dette publique, Danger » au lieu de vous étripez sur le bout d’os à ronger que sont le pseudo problème des banlieues et autres que vous servent les politiques et les journaleux du jour pour détourner votre attention de leurs gabegies..

                            Pour ceux qui ont encore quelque chose entre les oreilles bien sûr...

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