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Accueil du site > Actualités > Politique > Un système bancaire réformé ou bien le chaos

Un système bancaire réformé ou bien le chaos

A quoi cela sert-il d’avoir des centaines de milliers d’économistes de part le Monde si ceux-ci n’arrivent pas à prévoir les crises économiques. Et pour les rares d’entre eux ayant annoncé la catastrophe (tardivement, une ou deux années avant), à quoi cela sert-il d’être économiste si cette annonce n’est pas accompagnée de propositions concrètes pour le législateur ? Ou bien si elle est accompagnée de remèdes au seul profit spéculatif individuel immédiat ? (proposition type Robini, en complète opposition avec l’intérêt supérieur du public et donc en complète opposition avec l’intérêt à long terme… de ces mêmes spéculateurs individuels).

L’économiste américain Nouriel ROUBINI, professeur à la « Stern School of Business » de l'Université de new York, est connu pour avoir prédit en 2006 la grave crise financière générale de 2008 que la nouvelle école économique dite "sociétale" avait annoncée… dès 1992 ! (livre distribué à tous les parlementaires, médias et universités en 1993).

A cette époque nous dénoncions que plus de 50% de la finance était déjà dangereusement orientée vers la spéculation. En vain. Car en 2008, certaines banques avaient un taux d’activités spéculatives dépassant les 90% !

Après le crash de 2008 et l'épuisant refinancement du système par les Etats (donc par nos impôts), les banques (soi-disant "services publics") ont poursuivi dans cette même voie spéculative suicidaire. Pourquoi ? Parce que le maintien de la réglementation et de la législation fiscale actuelle par nos politiques incompétents rend le spéculatif plus rentable que le productif. Le système productif occidental est éreinté, épuisé, par des prélèvements en tous genres (TVA, impôts, taxes, charges sociales, etc.) dont le total dépasse dépasse souvent en Europe 50% du chiffre d’affaires. Des prélèvements en progression rampante continuelle, dont le PS, le centre, les écolos et la droite réclament tous officiellement et à nouveau l’augmentation. Même en pleine campagne électorale ! Une folie croissante et généralisée. Résultat : Les banques ont peu d’intérêt à faire un travail de banque et le font donc de moins en moins. Demeurées libres de "se shooter" aux rapides revenus spéculatifs, sans aucune limite actuellement fixée par le législateur (visiblement dépassé ou corrompu), les banques financent donc très faiblement l’industrie, l’emploi, l'économie réelle (moins rentables et au retour sur investissement beaucoup trop lent).

Parce que grevés de dettes (auprès de ces mêmes banques !), les Etats n’arrivent plus financer la moindre relance significative, sérieuse, de poids (il suffit de voir les montants ridicules proposés par chaque parti, comparé aux seuls intérêts monstrueux de la dette, deuxième poste budgétaire en France et premier poste dans la moitié des Etats d’Europe et de la planète) . Les Etats peuvent encore moins payer le faramineux coût d'une éventuelle seconde crise. D’où l’ambiance actuelle de panique sur le marché des obligations.

Refusant de toucher à l'énorme masse des revenus spéculatifs toxiques (par éternelle peur de voir ces contribuables partir dans d'autres pays), le gouvernement en est réduit pathétiquement à renier ses engagements électoraux précédents pour augmenter les impôts directs ou indirects (taxes sur les retraites, la santé, le travail, etc… et même le soda !). Dans les Ministères comme dans les partis, personne ne veut écouter le vieux signal d'alarme de 1993 et les propositions toujours d'actualité qui y sont rattachées. C’est dans cet autisme et dans l'accumulation de ces erreurs répétitives et économiquement dépressives que se trouvent les raisons de l’échec généralisé. Que les pays soient gérés par la gauche ou par la droite, les « saignées fiscales » successives ne font qu’affaiblir mathématiquement l’ensemble de la consommation, donc les ventes ; donc les bénéfices, donc les recettes fiscales, l’investissement puis l’emploi. De même qu'il ne faut pas confondre le bon et le mauvais cholestérol, il doivent cesser de confondre les dettes de fonctionnement et les dettes d’investissement. Ces dernières sont au contraire à la base de tout protocole d’intervention logique et efficace pour relancer une croissance (une croissance « qualitative et durable » pour les « sociétaux »), pour relancer l’emploi, donc les futures recettes de l’Etat et par conséquent le remboursement de l'ensemble des dettes d’Etat.

Pour couronner cette impuissance générale des politiques, Nouriel ROUBINI nous annonce maintenant un nouveau cataclysme financier dans quelques mois, dès 2012. Il prévoit aussi une explosion de l'Eurozone d'ici à cinq ans. Il suggère d’accumuler du « cash » et si possible en dollars. Il propose comme solution exactement le contraire de ce que les « sociétaux » préconisent, à savoir : investir dans la formation, la recherche, les gros travaux, l’environnement, la production et l’emploi. Si chaque partenaire économique (public et privé) se met à suivre comme un troupeau de mouton apeuré le conseil de ROUBINI et donc à « Liquider » massivement pour accumuler du « cash », alors là, oui, ce sera la chute générale. Loin d’encenser cet économiste (borgne au royaume d'économistes aveugles encore pires que lui), nous préconisons plusieurs mesures et notamment de remettre à plat tout le service public bancaire. Le tout sans que notre programme de réforme et de relance ne coûte un centime de plus à l’Etat. Bien au contraire, puisque les organismes financiers non respectueux des futures lois auront des taxes et pénalités qui financeront une partie de la reconstruction du tissu économique et industriel (souvent victime d’anémie financière générée par une aveugle obésité spéculative).

Les vrais ennemis ce ne sont pas les capitalistes ni le capitalisme en général. Car aujourd’hui, la majorité des salariés sont des capitalistes, en le sachant ou non, via leurs divers placements, assurances vie, fonds de retraite, etc. Les ennemis communs sont la mauvaise organisation et la mauvaise fiscalisation de ce capitalisme, ainsi qu’un système bancaire qui n’agit plus dans l’intérêt même de ce capitalisme popularisé, qui n’agit plus dans l’intérêt de la création de richesse, d’entreprises et d’emplois, préférant miser sur le rémunérateur « Bingo spéculatif » dont les bénéfices sont plus rapides. Comment faire comprendre à chaque citoyen l’intérêt et l’urgence de cette réforme du système bancaire ? Car sans « pression active » de la masse des électeurs, le passé a démontré que les politiciens ne bougent pas, ou trop peu et trop tard.

Ce "cœur" bancaire est censé alimenter en finance le "corps" social et économique en fonction des besoins et de sa croissance. Mais mal réglementé, mal stimulé fiscalement, n’étant plus sous contrôle, ce cœur bancaire n’écoute plus les besoins généraux, il n’écoute que lui-même, et ne cesse donc d’alimenter en priorité et en majorité un immense "cancer" spéculatif inutile. Bedonnant d’actifs toxiques accumulés et parfois « titrisés », il ne s’intéresse plus à la vie réelle qu’il laisse s’anémier. Cet "organe" censé vital (mais aux activités devenues majoritairement inutiles, déstabilisatrices et apauvrissantes) grandit, grossit, s’hypertrophie par des "mélanomes" financiers toujours plus inventifs. Au point qu’une partie de ce cœur devenu énorme se met à sortir du corps, à pendouiller, à encombrer, à entraver la marche, puis à faire tomber tout le corps sous le poids des dettes bancaires et des dettes d’Etats qui lui sont rattachées. Le corps devenu invalide, presqu’incapable de bouger, se retrouve progressivement étouffé, comme par d’immenses racines toujours grandissantes, devenues tronc d’arbres, brisant les dernières résistances industrielles, telles des friches d’anciennes civilisations imprévoyantes.

Des lecteurs peuvent estimer cette « prévision imagée » comme un peu trop exagérée. Au bénéfice d’un débat serein, honnête, non politicien, je les invite à donner une approximation de l’énorme masse financière spéculative qui tourne autour de la planète chaque jour comparé au flux financier affecté aux véritables échanges matériels entre les pays qui sont de 10 à 150 fois inférieurs !!! (selon les analystes et les pays étudiés). Cette « fourchette comparative » évoluera en fonction de votre vision optimiste ou pessimiste. Dans tous les cas, elle démontrera la monstruosité et la puissance déstabilisatrice de ce flux financier inutile, toxique, dérégulé, sans âme, sans motivation autre que le profit immédiat.

Depuis 20 ans, l'ensemble des économistes et des partis ont refusé d’écouter le message des "sociétaux", n'ont donc pas vu venir la crise et n'ont ensuite pas proposé les bonnes solutions, n'ont pas su empêcher les saisies immobilières (majoritairement scandaleuses) par les banques, n'ont pas su orienter le flux des capitaux vers la recherche, la production et l'emploi. Aujourd’hui, ils doivent enfin accepter la réflexion et le débat républicain sur la réforme du système bancaire. Y compris

=> en retirant le statut juridique de banque aux organismes finançant en majorité le casino spéculatif et

=> en taxant le revenu strictement spéculatif comme... les jeux d’argent !

L’information sérieuse du public et la participation des citoyens à cette réforme est d’autant plus réclamée par les « sociétaux » que nous avions aussi annoncé qu'en cas d'absence de régulation et donc de chaos économique puis politique, la légitimité républicaine serait un jour menacée par de potentielles violences urbaines successives...

Si ce grave autisme politique et bancaire perdure, à partir de 2012, les 54% d'abstentionnistes ainsi que l'extrême gauche et l'extrême droite vont dangereusement bousculer le bloc des partis parlementaires. Un tremblement de terre aux conséquences imprévisibles, loin des sondages souvent erronés et des analyses médiatiques complaisantes. Le parlement (gauche, écolos, centre et droite réunis) ne représente déjà plus que 28% des citoyens. Une future majorité gouvernementale de droite ou de gauche équivaudra de facto à 15% du pays. Insuffisant en cas de violences urbaines généralisées (voire canalisées). Donc, militants de base et cadres de chaque parti (y compris les Verts encore plus nuls sur le plan économique => copieux argumentaire disponible), réveillez-vous, délaissez les dogmatismes archaïques et les vieilles recettes d’échec, diminuez le temps octroyé aux polémiques politiciennes. Sur le plan local et national, organisez enfin un vrai et large débat républicain trans-partis !
Avec vous, sans attendre, ce débat s'ouvre ici et maintenant.


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34 réactions à cet article    


  • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 11 septembre 2011 16:27

    Tout le monde sait bien que l’irrésistible instinct du spéculateur tient dans un goût prononcé pour la transparence. Illustrons ce trait clair de caractère par les brumeux dark pools : il y avait les bains de boue pour la peau, voici les bassins de liquidités opaques pour nous faire la peau, pour qu’enfin le système financier s’effondre. Je vends, j’achète actions, titres et produits juteux divers, mais surtout en restant ANONYME ! La belle posture : tout pour ma poche, quitte à faire s’emballer la bête à dépecer jusqu’au précipice, rien, pas une cacahouète à contrôler pour les instances naphtalinées. Un ‘tit exemple d’obscène culbute qu’autorisent ces marchés de l’ombre ? Un maousse opérateur vend sa quincaille immatérielle sur une place officielle, bien en vue, sans chichi et même avec un poil d’ostentation. L’objectif : obtenir un effondrement du cours pour pouvoir la racheter clandestinement dans un dark pool. Je me crée mes propres soldes, quel pied ! Cf. http://pamphletaire.blogspot.com/2010/10/dark-kerviel-mister-pool.html


    • velosolex velosolex 11 septembre 2011 16:49

      Bravo pour cet article.
      Comment en est on arrivé là ?
       Est ce la peine que ces gens fassent sciences po, et l’ENA (ou peut-être à cause de ça...) que les pouvoirs régaliens des états ont été bradés, qu’ils se sont mis dans la main des économistes, eux mêmes dans la main des lobbys, des fonds de pension, et des spéculateurs en tous genre.
      On a ouvert les frontières en nous jouant l’air « enfants de tous pays », délocalisé les sièges sociaux, défiscalisé à tout va, désindustrialisé le pays en vendant les brevets à la chine, à l’inde, au plus offrant, supprimé les taxes douanières.
      Devinez ce qu’il s’est passé !

      Deuxième acte de cette mauvaise pièce :

      La dette dit-on, en faisant semblant de se désespérer, navré de voir qu’elle nous bouche l’avenir, comme ces consommateurs prenant d’autres crédits pour rembourser, dans une course sans fin.
      Qui peut croire à la sincérité de tels propos !
      Est ce bien la peine de payer si cher des experts présentant beaux, mais guère plus affuté qu’un débile moyen, adepte du crédit revolving, qui s’achète une mercedez à crédit avec ces mille euros par mois ?
      La dette à mon avis n’est pas un accident , mais bien le moyen de justifier le retournement des acquis sociaux, en fronçant les sourcils et en appelant à la rigueur, en bon père de famille.
      Père de famille qui a en fait une double vie, tant il arrose en fait ses maitresses de ses libéralités.
      Troisième acte de cette comédie de boulevard :
      Il va bientôt se tirer, à Saint-Martin ou dans je ne sais quelle république bananière, en emportant les bijoux de famille (l’or) et en laissant les dettes ( en euros dépréciés) à ses enfants


      • platon613 11 septembre 2011 20:03

        le pire reste à venir... !

        Le FMI bientôt en faillite ?

        La crise de la dette pourrait entraîner le FMI dans de graves difficultés financières très prochainement. De plus en plus d’États ont besoin d’argent : selon des estimations récentes, le FMI ne peut attribuer que 390 milliards de dollars de prêts sans mettre en péril son bilan...

        http://www.news-26.com/econmie/1045-le-fmi-bientot-en-faillite.html


      • kalon 11 septembre 2011 17:19

        Arrétons de nous occuper de ce systéme bancaire, ils veulent du bénéfice virtuel, qu’ils le prennent.
        Ca ne va, de toute façon, plus tenir longtemps, sans la confiance, pas de banque, ni d’argent papier, la confiance étant la base de ce systéme, comment voulez vous qu’il continue sans la confiance des déposants.
        Nous pouvons trés bien investir sans passer par les banques.
        Actuellement, je donne du 6 % net d’impôt pour de l’argent emprunté sous seing privé, emprunt garanti par hypothéque sur la construction des immeubles,
         Une banque ne sait pas donner cet intérèt !


        • Roosevelt_vs_Keynes 11 septembre 2011 17:29

          Nouriel Roubini, dans un entretien avec TruthOut, disait que si les banques étaient « trop grosses pour tomber », alors elles devenaient aussi « trop grosses pour être sauvées, trop grosses pour être renflouées et trop grosses pour être gérées. Aucun directeur ne peut suivre en détail les pertes et profits et les performances de milliers de banquiers et traders différents. C’est une dimension du problème. (…) Ainsi, on doit réimposer le type de restrictions qui existaient entre banque de détail et banques d’affaires sous la loi Glass-Steagall. » Source


          • JL JL 11 septembre 2011 17:49

            Effectivement, si les banques sont « trop grosses pour tomber », alors elles sont aussi « trop grosses pour être sauvées, trop grosses pour être renflouées et trop grosses pour être gérées."

            C’est à ça que servaient les lois antitrusts et qui sont bafouées depuis longtemps.

            La mondialisation libérale est une méga-révolution néo-conservatrice mondiale : le moyen pour les riches de s’exonérer de toutes les conséquences néfastes pour eux de toutes les conquêtes sociales réalisées par les peuples pour les peuples.


          • bigglop bigglop 11 septembre 2011 18:11

            Bonjour Ronald REMY,

            Merci pour cet avis éclairé sur la situation de notre monde et je suis absolument d’accord avec vous ainsi qu’avec les conclusions de Paul Jorion et autres.

            Et si nous retournions aux fondamentaux :
            Constitution de l’AN I, du 24 juin 1793 qui stipulait :

            "Quand le gouvernement viole les lois du Peuple, l’insurrection est, pour le Peuple et pour chaque portion du Peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

            C’est ca la Révolution !

            http://www.aidh.org/Biblio/Text_fondat/FR_04.htm

            Vous parliez de la compétence de la « classe politique », je vous livre mon analyse.

            Nos hommes/femmes politiques sont-ils vraiment incompétents et, ou cons ?

            C’est allez un peu vite en besogne que de l’affirmer même avec ce que l’on croit être des preuves mais qui ne sont là que pour détourner l’attention des citoyens des vrais problèmes,

            Ils ne sont que des commis envoyés par l’oligarchie pour encaisser les créances qu’ils se sont créées sur les citoyens (N, Sarkozy et consorts) et d’autres en sont les coursiers qui portent les courriers, la bonne parole, les « merdias » bien connus, les BHL (terrorisme de la pensée), les porteurs de la pensée unique : P. Servent, E. Coen, Taouti, Y. Calvi, etc...et des abrutisseurs comme S. Bern avec son Histoire de France réécrite par Voici et Gala.

            Non, ce sont des hommes et des femmes très intelligents qui défendent des intérêts particuliers.

            Depuis peu, une nouvelle musique, toute douce, nous est serinée par les merdias et les politiques : pour gérer let résoudre la crise, il faut une plus forte intégration financière européenne. Oh la jolie arnaque qui se prépare !!!!!

            Vous souvenez-vous des propos de M. Aubry : « Il faut une autre Europe », termes ambigus, mais de quoi parle-t-elle ?

            Le Parti Socialiste et ses ont eu une position constante pour la Construction Européenne : ils ont soutenus tous les accords et traités européens, Masstricht, Amsterdam, Nice, et cerise le TCE consécrant l’économie de marché capitalistique (libéralisme), un concurrence sois-disant libre et non faussée. Lors du vote en Congrès, il ont bien pris soin qu’il y ait suffisamment de députés et de sénateurs pour que le quorum soit atteint et annuler le précédent vote référendaire citoyen

            Martine Aubry et PS persévèrent dans la forfaiture en demandant comme Sarkozy, Van Rompuy, Trichet, Juncker et d’autres grands européens une plus grande intégration financière européenne.

            Ceci implique un contrôle direct par l’Eurogroupe et la BCE, le FSEF et la banque MES (1) de la construction et du financement des budgets des Etats Européens par eux-mêmes, ceci la perte de la souveraineté nationale des états

            L’objectif est de mettre en place une régionalisation européenne supranationale, déjà prévue dans les différents traités voir l’ouvrage de Pierre Hillard :Minorités et Régionalisme dans l’Europe Fédérale des Régions.(2)

            Aujourd’hui, il s’agit de la reconfiguration (7) de la construction européenne financiariséeà travers le FESF, le MES et structures financières européennes travailleront directement avec le FMI, La Banque Mondiale, les banques mondiales privées, les « hedges funds » (Goldman-Sachs et ses Hommes d’influence (3) (4)) et en dollar.

            Donc, on continue comme avant à bien « engraisser » la spéculation ;


            - sans régulation des marchés financiers : interdiction de la titrisation des créances, des ventes à découvert....


            - sans un nouveau Bretton-Woods dans le sens keynésien sur une valeur de réserve non nationale.


            - sans un nouveau Glass-Steagall Act : distinction en Banques de dépôt et d’affaires et compagnies d’assurance.

            Enfin, pour financiariser et globaliser toutes les activités économiques privées et publiques, il faut standardiser les comportements sociaux, donc un nouveau modèle social. Le meilleur moyen d’y parvenir est la stratégie du choc, du chaos qui, après le 11/09/2011, permit au gouvernement US d’imposer aux citoyens des lois liberticides, les Patriot Acts I et II, (5).

            Les différents plans d’austérité, de rigueur sont inutiles car ils ne s’attaquent qu’aux effets et non pas aux causes tout en permettant à la spéculation de s’enrichir en permanence.

            Ces plans sont pervers :


            - vente des activités régaliennes de l’Etat et de ses participations = licenciements, baisses des salaires


            - économies budgétaires : licenciements, baisse des recettes fiscales et sociales.

            Et les conséquences que vous connaisse : hausse du chômage, de la pauvreté, de précarité, perte de garanties sociales (droit du travail, médecine du travail, sécurité sociale...)

            Le piège est que ces plans provoquent une récession (France et Allemagne avec un taux de croissance de %) entraînant une diminution des recettes fiscales impliquant de s’endetter davantage sachant que l’on aura rembourser que des intérêts de la dette existante.

            GOOD BUSINESS !!! I want become a Bankster


            Pour en sortir, n’écoutez pas les sirènes et leur paralysante musique et lisez (6)

            (1)http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-fesf-l-ue-et-la-banque-mes-le-97421

            http://www.mecanopolis.org/?p=23579

              http://www.youtube.com/watch?v=m1jdXMb8H_4

              http://www.mecanopolis.org/?p=23579

              http://www.mecanopolis.org/?p=23579

              http://www.mecanopolis.org/?p=20259

              http://www.mecanopolis.org/?p=23638

              http://www.mecanopolis.org/?p=24040


            En ce moment, le sujet le plus important est la discussion devant l’Assemblée Nationale portant sur l’extension des prérogatives du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière), à savoir :
            - intervention du Fonds pour la recapitalisation des banques européennes avec dans les « tuyaux » la « faillite » de la Société Générale pour octobre, novembre, pour la France.
            - intervention accrue du Fonds pour la gestion future (plutôt immédiate) des dettes publiques des états européens via le MES et la Banque-Mes, par achats sur le marché secondaire garantis par une solidarité inconditionnelle et sans limite des états. Donc une dette perpétuelle.
            Si ce projet est adopté, la "règle d’or" deviendra un accessoire coercitif d’une dictature supranationale européenne.

            Débattre des conditions d’un Steagall-Act et d’un futur Bretton-Woods, aujourd’hui, n’est qu’une position intellectuellement satisfaisante pour être poli.
            J’ai rencontré des amis qui sont au PS (l’épouse de l’un est conseillère municipale, responsable de la Communauté Urbaine), bien qu’il m’aient promis de faire remonter cette information, ils me paraissaient déjà déçus de la tournure des primaires du PS et du projet politique.
            J’ai fait un commentaire sur un article AVOX portant sur une gouvernance supranationale européenne contrôlée par les marchés financiers et les banques mondiales.
            Accessoirement, la Société Générale fait partie des 17 banques qui font l’objet d’une plainte pénale aux Etats-Unis, faisant suite à la crise des subprimes de 2008.
            Ci-après, des liens utiles :

            http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl3713.asp#P357_23371

            http://www.agoravox.fr/actualites/e...

            http://www.mecanopolis.org/?p=23579

            Il est patent que la Grèce est un laboratoire de la déconstruction des états européens, car elle est de facto placée sous tutelle du FMI, de la BCE, du FESF et des marchés financiers.
            Papandréou, Président de l’Internationale Socialiste, n’est qu’un exécutant servile qui favorise le pillage de son pays tout en donnant une apparence de démocratie.
            Nous sommes tous entrés dans une reconfiguration de la construction européenne conduisant à la création d’une autorité supranationale non élue, cooptée qui intègrera un futur Grand Marché Transatlantique. http://www.voltairenet.org/Le-futur...


            • Roosevelt_vs_Keynes 11 septembre 2011 18:36

              "Débattre des conditions d’un Steagall-Act et d’un futur Bretton-Woods, aujourd’hui, n’est qu’une position intellectuellement satisfaisante pour être poli."

              Alors vous n’avez pas saisi l’enjeu !


            • Popov 11 septembre 2011 18:11

              Merci pour cet article oui le nÅ“ud est que les banques ne sont plus des banques !
              Faudra t il faire comme nos arrieres grands parents et recreer des caisses d’épargne locales... ou l’on pourra épargner et emprunter sans que notre epargne serve àla spéculation.
              Aujourd’hui meme les caisse d’epargne sont natoxifiantes !


              • Richard Schneider Richard Schneider 11 septembre 2011 18:22

                Excellent article, clair, pédagogique, en un mot accessible au plus grand nombre.

                Malheureusement, aura-t-il un impact ?

                • lagabe 11 septembre 2011 18:26

                  A quoi cela sert-il d’avoir des médecins pour avoir des malades ; tu peux dire ça aussi
                  j’ai lu ton texte et il est simpliste , tout est de la fautes des banques
                  Tu es autant responsable , le problème est que l’homme veut toujours plus

                  tu as un trés bon article la http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/21-aout-2010-le-jour-du-79989

                  Le 19 décembre 1987, pour la première fois de son histoire, l’humanité vivait au-dessus de ce que la terre pouvait lui offrir en un an. Selon l’ONG Global Footprint Network, le jour du dépassement (Earth Overshoot Day) aura lieu cette année le 21 août.

                  L’humanité aura consommé le 21 août 2010 les ressources que la nature peut produire en un an. Incroyable non ?

                  On vit au dessus des moyens de la terre et si on avait pas créé la financiarisation qui correspond en gros , le début aux années 87-88 on aurait jamais connu la croissance des 20 dernières années

                  en clair dés début 1990 , on aurait du faire de la décroissance, la on va la subir

                  Si on nationalise les banques avec toutes les créances pourries , on va se trouver avec l’équivalent de 4 a 5 Crédit Lyonnais, donc ça sera le chaos


                  • bigglop bigglop 11 septembre 2011 19:08

                    Bonjour Lagabe,
                    Dans tout le système bancaire mondial, ainsi que pour les banques européennes une crise à venir est dissimulée :
                    Toutes les banques possèdent des comptes ouverts dans les banques situées dans les paradis fiscaux. Dans ces comptes « dorment » des actifs « toxiques » comme des subprimes et autres produits spéculatifs.
                    Ces derniers ne peuvent pas figurer dans les comptes annuels en engagements hors-bilan, ni dans les annexes des comptes annuels.

                    Avant de nationaliser les banques, ul faut mettre en oeuvre un Glass-Steagall Act et ensuite de nationaliser l’activité financière spéculative pour un 1 euro symbolique.
                    Pour la dette souveraine, distinguer la dette et les intérêts indus de celle qui a participé à la création de richesse réelle, par des investissements.


                  • lagabe 12 septembre 2011 09:40

                    je sais , ayant travaillé dessus au crédit lyonnais ses banques
                    nostro http://www.gsit.fr/glossaire/fr/Compte_nostro.htm
                    loro pour l’inverse , tu vois je viens de t’apprendre 2 termes , j’ai travaillé 10 ans dans la finance

                    et relis moi Si on nationalise les banques avec toutes les créances pourries , on va se trouver avec l’équivalent de 4 a 5 Crédit Lyonnais, donc ça sera le chaos


                  • platon613 11 septembre 2011 20:04

                    Le pire reste à venir... !

                    Le FMI bientôt en faillite ?

                    La crise de la dette pourrait entraîner le FMI dans de graves difficultés financières très prochainement. De plus en plus d’États ont besoin d’argent : selon des estimations récentes, le FMI ne peut attribuer que 390 milliards de dollars de prêts sans mettre en péril son bilan...

                    http://www.news-26.com/econmie/1045...


                    • Anonymous Republic Punisher Anon Commander 12 septembre 2011 04:12

                      J’ai hâte de voir ça, le FMI c’est completement débile sachant que les pays qui fournissent des fonds au FMI sont les pays occidentaux les plus endettés, pour quoi aller donner de l’argent à cette institution pour qu’elle vienne vous le reprêtez ensuite, pourquoi créer un fond international concurrent des etats comme si les etats n’étaient pas assez puissants pour se débrouiller tous seul ? Le FMI est juste un instrument politique d’invasion economique. Verra-ton un jour le FMi venir au secours des usa qui sont son plus gros pourvoyeur de fonds ?


                    • mahatma mahatma 11 septembre 2011 20:05

                      Pour rire ou pleurer c’est selon

                      La une du journal INVESTIR de juillet 2011
                      http://3.bp.blogspot.com/-PpC2U1d_QU8/TmybwyMdAMI/AAAAAAAACDA/pp7nLbT23Qs/s400/investir1.jpg


                      et ce qui s’est déroulé ensuite :
                      http://4.bp.blogspot.com/-lLICy0d0-ik/TmycYrPLKxI/AAAAAAAACDI/7s3WWsaNxpw/s400


                      • franchamont franchamont 11 septembre 2011 22:57

                        Bon, comme tout le monde qui est un peu averti,  vous constatez ce qui ne va pas avec ce système financier. Hélas je ne vois pas où vous voulez en venir question changements ! Vos propositions me paraissent bien timides.

                        On a tous compris qu’on s’est fait pirater par les banques privées depuis le jour où elles existent, et ça fait bien longtemps. Le piratage bancaire a commencé dès lors que, mettant en coffre des monnaies trébuchantes et des métaux précieux déposés par des clients, les banques se sont mises à prêter ces quantités en dépôt, multipliées par dix ou bien plus, sous forme de bons puis de billets de banque, aux mêmes clients ou aux autres clients et cela à des taux d’usure. Les banquiers ne gardent qu’une petite fraction en garantie (voir aussi cette video). C’est l’arnaque fondamentale. Elle date du Moyen Age. Il est temps d’y mettre fin. Les gens sont éduqués aujourd’hui et en quelques années de cette crise qui dure, ils ont tout compris.

                        Il faut donc faire cesser le système bancaire à réserve dite « fractionnaire ».

                        De plus, retour à l’étalon or (or bancaire marqué dans sa masse par un procédé de technologie avancée, différenciant ainsi de l’or de joaillerie ou technologique).

                        Comme cet or bancaire aura un prix extrêmement plus élevé qu’à présent, il couvrira très largement la masse monétaire. On pourra l’inclure dans des billets de banque ou des pièces de monnaie transparentes et on pourra mesurer instantanément le poids précis de l’inclusion avec de petits appareils. On en aura suffisamment pour interdire le système « fractionnaire », source des profits injustes des banques. L’or bancaire qui ne sera pas en circulation sera préservé dans le rapport 1/1 en relation à la masse monétaire au moins jusqu’au niveau M3 (larges dépôts au long terme).

                        Enfin, on fera mieux de n’avoir que des banques d’état publiques (une seule par état, canton, province, région) contrôlées par le peuple. Loyer de l’argent à prix juste et le même pour tout le monde. Intérêts nuls aux états afin d’assurer le financement des grands travaux et institutions d’utilité publique.

                        Ce que je décris là est une véritable révolution financière. Les réformes que vous proposez (taxer et « réguler » la spéculation) ne feront guère mieux que les réformettes de parade de ceux que vous critiquez. Il faut un grand changement structurel et tout simplement supprimer la Bourse. Si vous avez de l’argent à investir, vous le ferez directement auprès des entreprises en vous y engageant de manière pratique avec voix au conseil.

                        Le système de la finance est une autoroute. Il doit rester, comme ces dernières, entre les mains des usagers par le biais de la collectivité (hélas pour le peuple de France qui s’est fait avoir avec des autoroutes à octroi).


                        • Anonymous Republic Punisher Anon Commander 12 septembre 2011 04:04


                          Ce que vous proposer c’est en résumant de revenir à l’etalon or et à nationaliser voir même « regionaliser » les banques et de virer cette loi pompidou-giscard 1973 et ce système de réserve fractionnaires.

                          On dirait qu’en ce moment on est entrain d’y revenir par la force des choses, ne peut-on pas dire que plus l’or augmente plus la situation économique est mauvaise car les monnaies valent de moins en moins tout en conservant entre elles des taux de changes relativement inchangés qui font croire aux gens que tout va bien, ce système ne sert en fait qu’à camoufler l’inflation galopante non ?
                          Dans un syteme etalon or les salaires auraient baisser pour des prix inchangés/ ou qui augmentent alors que dans notre système on créer de l’argent pour augmenter les revenus sauf que les prix augmente plus vite mais en regardant son compte on a l’illusion jour après jour d’être aussi riche que la veille, tout ce système créer une surinflation mortelle pour les petits revenus.

                          dites moi si je me trompe ^^


                          • Anonymous Republic Punisher Anon Commander 12 septembre 2011 03:02

                            Très bon article et en effet si rien n’est fait ce qui je pense va être le cas on se dirige droit vers des émeutes, ou des dislocations des pays, plutôt que de stocker des dollars ( qui va completement s’effondrer sou peu) je penses que le mieux et d’investir dans l’or mais surtout dans les potagers ; des vélos pour le transport. Il va falloir se débrouiller en Local, chaque villes/régions devra produire sa propre electricité et sa propre nourriture. Dans un futur pas si lointain verra peut être des régions voisine se faire la guerre ? qui sait ce qui peut se passer en cas de disette ou de manques d’énergies ? En général quand on manque de ressource on va piller le voisin : on ne pars pas faire un raid en Chine !

                            Les banquiers sont des vampires, les politiques des marionnettes des cartels financier des mafias, et des cartels de la drogue sponsorisé par la CIA !!!

                            PS : Voir le documentaire Collapse qui rejoins le sujet de cet article sur un futur chaos tout en y parlant aussi du pic OÏL


                            • Ecométa Ecométa 12 septembre 2011 08:56

                              « Les vrais ennemis ce ne sont pas les capitalistes ni le capitalisme en général. Car aujourd’hui, la majorité des salariés sont des capitalistes, en le sachant ou non, via leurs divers placements, assurances vie, fonds de retraite, etc. ».

                              Le capitalisme, réduction de l’économie… système combien complexe, au seul moyen qu’est le capital : ce capitalisme, crisique par nature, exclusivement financier de surcroît, exploitera toujours la société !

                              Vous prôner une « économie sociétale », et j’approuve pleinement car sans société il n’y a pas d’économie possible : par nature l’économie est sociétale et non capitaliste ! Le capitalisme, comme tous les mots en « isme » qui sont des paroxysmes, est un usage paroxysmique du capital ; c’est la réduction de l’économie au seul moyen financier d’investissement qu’est le capital ! Le capital est utile et nécessaire à l’économie, et il faut le développer, en favoriser sa constitution, mais le capitalisme, usage paroxysmique du capital, pur dogme, est tout aussi néfaste que le communisme usage paroxysmique de la propriété en commun… ou plus généralement par l’appareil communiste : l’un comme l’autre relèvent d’une belle manipulation !

                              En le sachant ou non… la majorité des ouvriers sont des « capitalistes »… c’est précisément ce que l’on veut faire croire, mais il ne s’agit là que d’épargne de précaution, et pas du tout de capitalisme… et encore moins de capitalistes ! Par nature le capitaliste le vrai est un spéculateur et non un épargnant.

                               
                              Si l’ouvrier est devenu capitaliste comme vous le dite, ce n’est pas  par choix mais par plutôt par défaut… de toute façon ce n’est pas du capitalisme mais plus simplement de l’épargne qui participe de la constitution du capital ; pour autant un épargnant, s’il participe de la formation du capital… n’est pas un capitaliste. 
                              Un vrai capitaliste, par le but qu’il recherche, celui l’accumulation du capital, sait qu’il est capitaliste !

                              Continuer de travailler le thème de l’économie sociétale… mais pas en tenant de tels discours : en faisant de tels amalgames !


                              • JL JL 12 septembre 2011 09:13

                                Rémy Ronald,

                                vous écrivez : "aujourd’hui, la majorité des salariés sont des capitalistes, en le sachant ou non, via leurs divers placements, assurances vie, fonds de retraite, etc« 

                                il ne faut pas confondre économie capitaliste (capitalisme) et société capitaliste (néolibéralisme). Rocard disait : économie de marché et société de marché : on n’est pas loin.

                                Quand vous dites que la majorité des salariés sont des capitalistes qui s’ignorent, vous faites de la méthode Coué : même cette assertion néolibérale est fausse qui soutient le néolibéralisme par le fait que nous serions tous des capitalistes en devenir. Autrement dit par un mensonge éhonté, puisque plus la société se néo-libéralise et plus la paupérisation des salariés s’aggrave.

                                La promesse que »demain le néolibéralisme rasera gratis« sera tenue le jour où il n’y aura plus de barbus !

                                nb1. variante de l’expression »quand les poules auront des dents".

                                nb2. Lisez cela, au premier ou au second degré, c’est vous qui voyez.


                                • Aldous Aldous 12 septembre 2011 10:16

                                  Le chaos, c’est le but.

                                  Pour ériger un ordre nouveau il faut démolir l’ancien.


                                  • bo bo 12 septembre 2011 10:30

                                    Il suffit de revenir à la législation d’avant 1984 sur les institutions financières :
                                    - séparation Banque d’affaire et banque commerciale
                                    - séparation des activités bancaires et de celles des assurances
                                    - interdiction des ventes à découvert sans un montant égal de déposait en cash.
                                    - interdiction des produits de types CDS et assimilés qui ne reposent que sur une spéculation alimentée par les multiples bénéficiaires néo-capitalistes de la « mondialisation » en recherche permanente de profit
                                    .....on ne parlera plus alors de crise « bancaire » mais que du montant des dettes des pays...qui seront, comme autrefois, restructurées par force...car on ne peut mettre en faillite un pays.
                                    Tout le reste ne sert à RIEN et n’est que du verbiage inefficace....


                                    • kiouty 12 septembre 2011 11:46

                                      De même qu’il ne faut pas confondre le bon et le mauvais cholestérol, il doivent cesser de confondre les dettes de fonctionnement et les dettes d’investissement. Ces dernières sont au contraire à la base de tout protocole d’intervention logique et efficace pour relancer une croissance (une croissance « qualitative et durable » pour les « sociétaux »), pour relancer l’emploi, donc les futures recettes de l’Etat et par conséquent le remboursement de l’ensemble des dettes d’Etat.

                                      Aaaaaaaaaaaaaah, ENFIN quelqu’un qui fait le distingo entre structurel et investissement.
                                      Tous ceux qui parlent de la dette comme un tout monolithique sans distinguer le type d’endettement, ou bien la différence entre charges et principal, sont de facto discrédités à chaque intervention.

                                      Un grand MERCI !!!!


                                      • Tiberius Tiberius 12 septembre 2011 11:48

                                        A quoi cela sert-il d’avoir des centaines de milliers de médecins de part le monde si l’on continue à mourir de maladie et que ceux-ci ne savent toujours pas comment nous garder éternellement jeune et en bonne santé ?

                                        Gros malin...


                                        • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 12 septembre 2011 12:50


                                          Bien que très pertinent par ailleurs, cet article enfonce des portes ouvertes et ne mentionne pas (ou si peu) l’essentiel : la création monétaire par la dette, privilège exorbitant des banques privées, et démission de l’Etat et du bien commun...

                                          Ce système n’est pas réformable, il doit êttre remplacé.


                                          • REMY Ronald REMY Ronald 12 septembre 2011 13:02

                                            Bonjour. Heureux que ce thème ingrat vous intéresse. Voici une tentative de réponses à plusieurs commentaires ou questions, avec mes remerciements pour cet humble démarrage du débat.

                                            1°) Economie « sociétale » (pensée économique née au sein de l’écologie politique mais curieusement délaissée par les Verts après leur « fusion » en Janvier 1984).

                                            = Economie au service de la société (et non la société au service de l’économie.

                                            = Remise en cause de la notion actuelle du PIB et du plan comptable (avec prise en compte de ce qui n’est pas encore monétisable (ou trop tardivement) : coûts psychologiques, sociaux, environnementaux, etc. Recherche systématique du véritable coût comptable de la pollution, des « licenciements boursiers », de la délocalisation, etc.

                                            = Concept d’utilité « sociétale » et d’emplois « sociétaux » pour une baisse sectorisée des taxes et charges sociales. Y compris lorsqu’il y a distorsion évidente de la concurrence internationale (exemple du marché des trains d’Ile-de-France scandaleusement abandonné au Canadiens).

                                            = Concept de « monnaie de consommation » (exemple : l’Euro) et de « monnaie d’investissement ». Exemple :  Le crédit DTSL non thésaurisable, non exportable et donc non spéculatif. Un outil de financement « biodégradable » et conçu comme de facto non inflationniste, réservé à l’investissement d’utilité publique. Un outil financier innovant nécessitant un accord légiféré avec des partenaires économiques volontaires et les collectivités locales également volontaires ainsi que des « banques agréées » (ayant conservé le statut de banque, de part leur activité majoritairement non spéculatives)

                                            2°) L’objet de ce petit article n’est pas de refaire le monde et dans chaque domaine sur la base des traditionnels « yaka-fokon », des divers œillères dogmatiques récoltées depuis 20 ans, ou d’une nouvelle idéologie totalitaire, mais d’instiller 3 nécessités simples à comprendre : 

                                            a) Nécessité d’aller vite (en terme de mois, hors calendrier électoral). Vos propositions pour accélérer les processus de décisions législatives et gouvernementales seront les bienvenues.

                                            b) Nécessité de mobiliser largement les médias et les partis, par delà les barrières idéologiques ou de clans en délaissant les manoeuvres politiciennes. Vos futures réunions « physiques » trans-partis et tables rondes transversales (tentant de faire dialoguer divers milieux sociaux) relaieront utilement les divers forums sur Internet que chacun de vous peut animer.

                                            c) Nécessité de mobiliser le citoyen lui-même, puisque les politiques tardent à prévenir et à réformer s’il n’y a pas de pression populaire. Vos propres mots, vos propres phrases, images, paraboles, dessins, actions militantes festives aideront à cette mobilisation dans chaque milieu économique, social et culturel.

                                            d)  Nécessité de synthétiser collectivement (et avec dose de consensus) le processus de réforme et les modalités d’application. (Propositions précises disponibles. Et peut-être en avez-vous aussi, avec des termes plus simples et plus compréhensibles pour le grand public)

                                            Il y a des « sociétaux » dans chaque parti parlementaire, sans exception. Militants de base ou cadres, ils sont ultra-minoritaires et discrets à cause de cela. Trop discrets à notre goût. 20 ans ont passé. Les graves conséquences de la crise mettent fin de facto à cette confortable et paresseuse discrétion. Un militant « sociétal » n’est pas uniquement une personne se disant d’accord (mais ne faisant rien car s’estimant impuissant, trop isolé). Ce sera une personne déterminée à agir et le faisant savoir publiquement. Il pourra conserver ou non l’absence de hiérarchie initiale (angéliquement ou naïvement pratiquée jusqu’à ce jour). Maintenant, chaque sympathisant peut créer son propre groupe militant autonome à l’extérieur ou à l’intérieur de son parti.

                                            Bientôt, grâce à votre action de mobilisation autour de vous et sur Internet, les mentalités vont évoluer. Bientôt, tout parti politique ne mettant pas clairement à l’ordre du jour la réforme réglementaire et fiscale du système financier (avec retrait impératif du statut de « banque-service public » aux organismes essentiellement spéculatifs), devra craindre la légitime réaction de la population dans la rue ET dans les urnes.

                                            A+ (et à suivre)


                                            • De la hauteur 12 septembre 2011 14:06

                                              Comme le système bancaire na jamais voulue véritablement se réformez, je suis partisan du chaos Total.
                                               Car dans le chaos, il y a le germe de la métamorphose, car dans le germe de la pourriture.c’est la vie.


                                              • REMY Ronald REMY Ronald 12 septembre 2011 14:09

                                                Suite :
                                                * Inconvénient de répondre en direct : 4 nécessités (vous l’aviez compris, la 4eme étant l’une des plus dures).
                                                * en le sachant ou non, nous sommes presque tous complices de cette monstrueuse spéculation sans âme : 
                                                => sur le plan économique, via notre caisse de retraite complémentaire, notre assurance vie, notre petite réserve bancaires pour les mauvais jours, voire un petit placement en prévision des études de nos enfants. Ces petites sommes individuelles regroupées représentent des fleuves alimentant directement la spéculation dans 80 à 90% des cas. Il faut que cela cesse.
                                                => sur le plan politique, via notre désintérêt en ne votant pas (54% d’abstentionnistes aux dernières élections régionales), en ne militant pas sur ce point précis hors des partis, en ne travaillant pas au profit de ce dossier dans son parti (si on en est membre).
                                                L’objectif n’est pas de chercher à culpabiliser le citoyen mais de lui faire prendre conscience qu’il peut agir en se mobilisant pour de nouvelles règles financières et de nouvelles lois fiscales moins favorables à la spéculation et plus favorables à la production et à l’emploi.

                                                Au vu des 20 années d’erreurs accumulées au niveau des analyses, des prévisions et des solutions, au vu des graves conséquences qui touchent aujourd’hui chaque citoyen, l’important est de ne plus jamais laisser le monopole de la réflexion politique aux politiciens et de ne plus jamais laisser le monopole de la réflexion économique . . . aux économistes !!!


                                                • Ecométa Ecométa 13 septembre 2011 09:03

                                                  « en le sachant ou non, nous sommes presque tous complices de cette monstrueuse spéculation sans âme  »

                                                  Ce n’est pas tout à fait la même chose, quand on sait ou quand on ne sait pas… je ne me sens pas complice mais plutôt victime d’un système que je dénonce !

                                                  « Ces petites sommes individuelles regroupées représentent des fleuves alimentant directement la spéculation dans 80 à 90% des cas ».

                                                  Je vous suis totalement sur l’économie sociétale, mais comme avec le capitalisme dans lequel vous mettez tout le monde dans le même sac, là, encore, vous faites un sérieux amalgame. Vous parlez là de simples dépôts bancaires, et les banques ne font pas de la spéculation avec les dépôts bancaires, mais, et que je sache,  uniquement avec leurs fonds propres… qu’elles peuvent multiplier par 10 par effet de levier en jouant à découvert !

                                                  Des fonds propres qu’il a fallu reconstituer avec l’aide de l’Etat empruntant sur les marchés financiers à la place des banques qui ne pouvaient plus le faire… à force de cavalerie financière c’est toujours ce qui arrive, arriver un moment on ne sait plus où on en est !L’Etat, dans cette opération, étant le garant en dernier ressort ou plus exactement, au bout du compte,  le contribuable est le garant en dernier ressort… sans vraiment le savoir car l’Etat c’est nous !

                                                  C’est exactement ce qui se passe, et c’est à déplorer, avec les grandes entreprises, concessionnaires qui construisent les autoroutes. Le rendement de ces investissement étant sur du long terme, et les sommes investies tellement importantes que le marché financier ( qui est le marché : quels sont ses tenants et ses aboutissants ?), réclame des garanties que ne peuvent pas donner les entreprises en question, et que rien ne peut se faire sans la garantie de l’Etat et donc du contribuable. Pour autant ce sont les mêmes entreprises qui font de gros profits, avec l’aide publique, et, qui, généralement ne paient pas énormément d’impôts !


                                                • copainsky 12 septembre 2011 15:48

                                                  Bien sûr qu’il y a urgence à réformer le système bancaire ! Pour cela il faut assainir la finance internationale, on ne peut tolérer que les grandes fortunes puissent cacher une partie de leurs bénéfices dans des territoires offshore. Aujourd’hui, des entreprises comme Total, Elf etc. polluent les sols africains et exploitent la main d’oeuvre pour toujours gagner plus... Mais le pire est que ces sociétés puissent prospérer dans les îles vierges britanniques.


                                                  Selon l’OCDE, il existe une poignée de paradis fiscaux (c’est une liste politique), en revanche, pour le rapport « l’économie déboussolée » du ccfd terre solidaire, il en existe 60. Tout est une question d’échelle, et surtout d’honnêteté http://ccfd-terresolidaire.org/ewb_pages/i/info_2378.php

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