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Accueil du site > Actualités > Politique > « Une légitimité exceptionnelle »

« Une légitimité exceptionnelle »

Ce que la Droite conteste dans ce qu’elle nomme « la pensée unique de Mai 68 », c’est le principe du dialogue social. Elle lui oppose la nécessité d’une action forte menée de bout en bout, sans négociations sérieuses, par ceux qui ont été choisis une bonne fois pour toutes. Et cette conception dangereuse du pouvoir semble de plus en plus acceptée dans notre société...

Citation du Monde d’aujourd’hui (daté 20-21 mai 07) :

Le président de la République, capitaine d’industrie. (Décidément, il sait tout faire !) Il est 11h44 quand il arrive dans le restaurant du comité d’entreprise d’Airbus près de Toulouse. (...) M. Sarkozy, lui, est pressé (quel homme d’action !), "Je suis déjà venu vous voir cinq fois, je ne suis pas venu simplement pour vous écouter", prévient NS, un brin agacé par la longue présentation liminaire du délégué central de FO". (sous-entendu - et on le comprend ! - Il est temps de passer aux choses sérieuses, et de faire taire ces vieux grognards de syndicalistes.)

Plus loin : "Le tempo du quinquennat a été donné par le président de la République, dès le premier conseil des ministres, vendredi 18 mai : "Nous ferons toutes les réformes en même temps, et non pas l’une derrière l’autre."(Ah, tiens ?!) Valérie Pécresse (...) approuve : "c’est plus facile de les faire en même temps que progressivement !"
Bon sang, mais c’est bien sûr ! Comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt ? Alors que la solution aux problèmes de la France était là ! Sous notre nez ! Au lieu de trente mouvements sociaux étalés sur cinq ans, il n’y en aura qu’un seul, et après, on est tranquilles. De plus, il sera probablement des plus confus : Je vois d’ici les ministres de la Raison s’adresser ainsi aux futurs "agitateurs" (car dans la France d’après, c’est ainsi qu’on appelle ceux qui ne sont pas d’accord) : "Mais contre quoi diable vous battez-vous ? - Eh bien, ça, ça et puis ça... - Vous voyez bien, vous ne savez même pas vous-mêmes, vous mélangez tout. C’est donc vraiment pour le plaisir que vous contestez la légitimité démocratique ?"
On risque d’entendre souvent ce genre de rappel à l’ordre, d’autant que l’"ouverture" politique (chantée par tous les grands médias à l’unisson) donne un surcroît de légitimité au président. 53% + la cote de popularité de Kouchner, oui, cela fait pas mal de monde, que représente notre gouvernement...

En parlant de cela, toujours dans Le Monde :
Les transfuges de la gauche sont prévenus : "On a un président qui a une légitimité exceptionnelle. Le rôle du chef du gouvernement et le rôle des ministres, c’est de mettre en oeuvre scrupuleusement le projet politique de Nicolas Sarkozy", a rappelé vendredi soir, sur TF1 le premier ministre François Fillon.

Une légitimité exceptionnelle ? Diable ! Nous voilà prévenus, en effet, il va falloir se tenir à carreau. Exceptionnelle par rapport à quoi ? Au nom de quoi ?

Peut-être parce que ce n’est pas un président comme les autres ? Ou parce qu’il s’appelle Nicolas Sarkozy ? Ou parce que... oh, mais de toute façon cela saute aux yeux, il n’y a pas à se demander pourquoi ; "Sarkozy a une légitimité exceptionnelle", c’est un peu comme si on disait "l’herbe est verte" ou "la Tour Eiffel, c’est haut", c’est... une évidence élémentaire, tout simplement.
Tellement évident que Le Monde, l’objectivité faite journal, ne se fatigue pas à le relever. On peut toujours chercher une ombre de jugement critique, on ne trouvera pas. Au contraire, Fillon n’"affirme" rien, mais "rappelle" cette règle de base. Le même journal ne fait pas non plus remarquer que "faire passer toutes les réformes en même temps" est tout à fait contraire à l’usage. Et il faut répondre à M. Sarkozy, qui aime à répéter qu’il faut savoir s’écarter des méthodes déjà éprouvées, que cet usage n’est pas infondé : c’est là l’esprit de la république, qui exige que, même démocratiquement élu, on consulte tout le monde avant de "réformer en profondeur". Comment, en effet, peut-on discuter de cent projets de loi "en même temps" ?

Ah, j’oubliais. On ne "discute" plus, de nos jours. On "agit"...


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33 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 22 mai 2007 11:05

    Vous dites « Ce que la Droite conteste dans ce qu’elle nomme »la pensée unique de Mai 68« , c’est le principe du dialogue social »

    Non,ce que tout le monde conteste et dans la gauche aussi c’est le poid croissant des ex-troskistes au sein du PS et dans les médias ,qui ont tenu des réthoriques et qui n’ont pas su mettre en application eux mêmes et ont cherché à les imposer aux autres et ils n’ont pas des idées vraiment structurées et correspondantes rééllement aux besoins des citoyens.

    Ensuite vous citez le journal « Le Monde » qui n’est plus une référence depuis la gestion de ce journal par Mr Colombani et sa clique d’ex-troskistes ,toujours à donner des leçons de morale dans des éditos et à dire ce qui est bien et ce qui est mal.

    Franchement,ce journal ,il est « lourd » et cher et l’on peut s’en passer tous les soirs.

    SARKOZY est président si il obtient une majorité écrasante aux législatives,il aura les pleins pouvoirs comme DE GAULLE pour changer radicalement la société.

    Libre à chacun de prendre ses responsabilités de citoyen aux législatives


    • Chichile Chichile 22 mai 2007 11:49

      @ l’auteur. Je ne pense pas que ce que la droite conteste dans mai 68, ce soit le dialogue social. Ce serait plutôt la remise en cause de la société « à papa » et de toute sa morale (sans être péjoratif) parentale. La mise à plat de tout l’enseignement, la volonté de gommer les rapports « hiérarchiques » parent-enfant, enseignant-élève. Et toute la novlangue qui allait bien avec (ballon = référentiel bondissant, elève = apprenant,...). Ce serait aussi l’abandon de l’autorité, en général, ainsi qu’une certaine forme d’immobilisme et de jem’enfoutisme. Après moi, le déluge. Le repli sur soi que cela aura provoqué, la receherche du plaisir individuel, l’hédonisme comme religion, le sacrifice du tout à l’individu.

      Renier mai 68, je pense que cela passe pour la droite par un retour de l’autorité. Cela ne veut en rien signifier que tout se fera en force, que les avis des uns et des autres, on s’en balance. Plutôt qu’il y a des décisions à prendre et qu’elles seront prises, avec consensus s’il est possible d’en trouver un, sans si cela n’est pas possible. C’est surtout en cela qu’il y avait une différence entre SR et NS.

      SR a dit qu’elle ne ferait rien sans l’accord des partenaires sociaux. NS a dit que les partenaires sociaux seraient consultés. Il y aura donc bien un dialogue social.

      Si maintenant dialogue signifie obtenir gain de cause, je pense effectivement que certains arrière-trains pîqueront dans les semaines et les mois à venir.


      • CAMBRONNE CAMBRONNE 23 mai 2007 18:17

        CHICHILE

        Je suis tout à fait d’accord avec votre mise au point . Il est quand même étonnant que le ministre de l’éduc nat ait à dire aux profs qu’ils doivent vouvoyer leurs élèves pour en obtenir le respect . Jamais un prof ne m’a tutoyé depuis la sixième .

        Salut et fraternité .


      • moebius 22 mai 2007 12:55

        Et qu’est qu’elle pensera de 2008, la droite ?


        • Nicolas Nicolas 22 mai 2007 14:09

          Si tu voulais du dialogue sociale, fallait gagner les elections. D’ailleur, je ne voit pas ou est le dialogue social avec la gauche, en fait.. Le Peuple à choisie un programme, il n’est plus temps de bavarder mais de l’appliquer : ca s’appel la Démocratie.


          • Shakermaker 22 mai 2007 14:22

            D’ailleurs pourquoi s’encombrer dans ce cas avec une assemblée.


          • paskal75 22 mai 2007 14:31

            Non, ce n’est pas ça la démocratie. La démocratie n’a jamais été la dictature de la majorité. Que NS applique un programme, d’accord, mais qu’il soit le seul à juger de ce qui est bon ou mauvais, non. Nous ne sommes pas dans une république autoritaire qui fonctionne par plébiscites : ou, si ça le devient, c’est extrêmement regrettable : après tout, il y avait des élections sous Napoleon III, en URSS, et même en Russie actuelle, et ds ttes les républiques bananières : sont-ce des démocraties ? Non ! Parce que la démocratie, ce n’est pas l’acceptation en bloc d’une politique appliquée brutalement, quelle qu’elle soit. La démocratie, c’est le dialogue entre toutes les composantes d’une nation, et non pas l’écrasement de certaines par les autres.

            Enfin, avez-vous pensé à une chose, qui est le propre des belles nations : l’harmonie sociale ? Avez-vous conscience de la peur qu’inspire Sarkozy à 30 % de la population ?(quand bien même il rallierait 60 % autour de lui).


          • Nicolas Nicolas 22 mai 2007 15:43

            « Que NS applique un programme, d’accord, mais qu’il soit le seul à juger de ce qui est bon ou mauvais, non. »

            53%. Donc il n’est pas franchement seul !!!

            « Nous ne sommes pas dans une république autoritaire qui fonctionne par plébiscites : »

            Tu veux donc dire que toi, quand tu vote pour un candidat, c’est pour qu’il n’applique pas son programme ????

            « La démocratie, c’est le dialogue entre toutes les composantes d’une nation, et non pas l’écrasement de certaines par les autres. »

            Le dialogue, c’est fait, et le Peuple à entérimé le résultat de ton dialogue.

            « Enfin, avez-vous pensé à une chose, qui est le propre des belles nations : l’harmonie sociale ? »

             ?? Harmonie social ? Il faut arreter de nous prendre pour des cons, vous savez, ca nous enerve à la fin. Faite donc de l’harmonica social le jour ou vous aurez gagner la présidentiel, mais pour nous, le seul programme, c’est celui que les français on choisie, celui de Nicolas Sarkozy ( et il n’y a pas d’harmonique ou de symphonique dedans, et le Peuple l’a voulu ainsi).

            « Avez-vous conscience de la peur qu’inspire Sarkozy à 30 % de la population ?(quand bien même il rallierait 60 % autour de lui). »

            Et ? Brunerie lui, il avait peur de chirac ! Rien à faire des tarrés ! Pour les autres.. S’ils ont peur, c’est qu’ils ont des choses à se reprocher, et en tous ca, une conscience pas trés net. Ils ont peur ? Tant mieux, la peur ca fait réfléchir, comme disait Tatcher.


          • Shakermaker 22 mai 2007 16:52

            Vu que je cite ce qui a été dis plus haut : « le dialogue c’est fait...les français (53%) ont choisit... » je renouvel ma question, pourquoi avoir une assemblée nationale ?

            Je pense que l’assemblée nationale ne serre pas au débat étant donné que la plupart des députés (la grande majorité) d’un même groupe parlementaire vote d’un seul homme. Du coup le groupe parlementaire qui à la majorité fait « passer » tous ce qu’il veut.

            En plus l’assemblée n’est même pas représentative du peuple, juste un exemple, le FN (qu’on aime ou pas c’est un autre débat) qui représente disons entre 10 et 15 % dans ce pays n’a aucun député, est ce normal dans un pays démocratique ?

            Je pense qu’il serait bien venu de se poser de sérieuses questions sur la légitimité de nos institutions actuelles.


          • Nicolas Nicolas 22 mai 2007 16:56

            « Je pense que l’assemblée nationale ne serre pas au débat étant donné que la plupart des députés (la grande majorité) d’un même groupe parlementaire vote d’un seul homme. »

            Pour écrire la Loi, pardi !

            « le FN (qu’on aime ou pas c’est un autre débat) qui représente disons entre 10 et 15 % dans ce pays n’a aucun député, est ce normal dans un pays démocratique ? »

            Oui. Personne ne peut être élus avec 15%, il faut 50% plus une vois.

            « Je pense qu’il serait bien venu de se poser de sérieuses questions sur la légitimité de nos institutions actuelles. »

            Moi je pense que, lorsqu’on n’y connait rien, on ne se lance pas dans un tel sujet. Lisez d’abord des livre d’histoire constitutionnel, vous verrez que le régime actuel est tres tres tres bon.


          • Shakermaker 22 mai 2007 17:20

            Vous dites : « Personne ne peut être élus avec 15%, il faut 50% plus une vois. »

            Je suis daccord, je sais comment fonctionne une élection.

            Cependant je ne vois pas comment ce que vous dites vient contester le fait que l’assemblée ne représente pas toute les tendances de la société actuelle. (mais peut-être que je n’ai pas compris ce qu’était l’assemblée nationale ?).


          • Chichile Chichile 22 mai 2007 17:42

            @paskal.

            Je pense que vous vous trompez : la démocratie, c’est la dictature de la majorité. C’est juste qu’on aura demandé aux électeurs de se prononcer avant sur ce qu’ils souhaitent, majoritairement évidemment :)

            Des preuves ?

            Les textes à l’Assemblée Nationale sont votés à la majorité. Le Premier Ministre est le chef de la majorité parlementaire. On vote la poursuite de la grève à la majorité.


          • Chichile Chichile 22 mai 2007 18:41

            Il serait intéressant de se replonger aux racines de ce que signifie être Président (qui n’est pas un représentant potiche de la Nation), ce que signifie être Premier Ministre (qui n’inaugure pas que les chrysanthèmes nationaux), et de comment tout ceci s’imbrique et s’articule. http://www.conseil-constitutionnel.fr/textes/constit.htm

            Oui, « on » a choisi un chef.

            Cela ne signifie en rien que la souveraineté nationale soit anéantie, aliénée, dès que ce chef a été désigné. La souveraineté nationale, elle s’exprime par le biais du Parlement, et plus précisément par le biais de l’Assemblée Nationale. Ce sont les députés qui sont les représentants de la Nation. Pas le gouvernement. D’ailleurs, quand la majorité change à la chambre basse, le gouvernement dégage dans la foulée. Dont acte.

            Bémol : la pratique législative française a châtré depuis des décennies les parlementaires, en ce sens que ce ne sont plus eux qui proposent les lois, mais le gouvernement, par le contrôle de l’ordre du jour.

            Enfin, il est assez caricatural de prêter aux dits sarkozystes des vélléités monarchiques, avec suppression des deux chambres, les « inutiles » de masuyer. Je ne me souviens pas avoir lu de la part de quelqu’un de sérieux que cela devait être fait.

            Il faut par contre, et je le déplore quelque part, craindre que le Parlement ne soit qu’une vaste chambre d’enregistrement, dans les mois à venir. smiley


          • gidolle gidolle 23 mai 2007 13:50

            L’Assemblée Nationale est déjà une chambre d’enregistrement, ce qui est plus grave encore, c’est que ce qu’elle enregistre vient d’ailleurs .... de la Commission Européenne.


          • gidolle gidolle 23 mai 2007 13:54

            Si M. Sarkosy et ses petits copains décident demain de faire voter par l’Assemblée Nationale et le sénat réunis en congrès comme en 2005 (sans nulle doute possible majoritairement UMP) l’acceptation du TCE, ce sera donc respecter le vote populaire du 29 mai 2005 (54,67 % de non).


          • gidolle gidolle 23 mai 2007 14:12

            On sent un bel amour de son prochain dans ton commentaire, fais-moi signe si tu trouves un site internet pour les gilets par-balles. Une nouvelle fois je te retourne le compliment sur la légitimté d’un vote obtenu après une intoxication médiatique de laquelle les français n’ont pas su se défendre, et pour laquelle la gauche n’a jamais trouvé l’arme fatale, parce qu’elle n’avait pas envie de la trouver. Le programme de NS est trop simpliste pour être réaliste, et encore une fois, c’est la Commission Européenne qui tire les ficelles.

            Comment fera ton président pour baisser le taux de TVA sur quoique ce soit sans en demander l’autorisation à Bruxelles ? Comment luttera-t’il contre les directives européennes de libéralisation du secteur de l’énergie privatisant EDF et GDF ? Ton NS est un pantin (Ségolène l’aurait été elle aussi) et cela ne me rassure pas.


          • paskal75 23 mai 2007 15:59

            Il ne s’agit pas de faire des caricatures, mais de constater que plus le temps passe, plus le rôle de l’AN s’amenuise. Je n’ai pas dit que Sarko tirait les ficelles, car ce processus n’a pas commencé hier : mais convenons seulement que ce n’est pas lui qui empêchera l’AN de devenir une chambre d’enregistrement.


          • paskal75 23 mai 2007 16:03

            L’Europe n’est rien d’autre que la somme de ses états ; ce n’est pas une puissance étrangère à laquelle nous serions soumis ; au contraire, les Français pèsent sur l’Europe bien plus que d’autres états. C’est un peu comme si un Breton ou un Alsacien se plaignait d’être soumis aux décisions de la République française...


          • paskal75 23 mai 2007 16:08

            Ce que tu dis me rappelle un peu ce que disaiet certains soldats français envoyés en Algérie, qui justifiaient certains massacres en affirmant que si ces gens fuyaient ainsi en les voyant arriver, c’était probablement parce qu’ils avaient quelque chose à se reprocher.

            J’aime discuter avec des gens qui ne sont pas d’accord avec moi, mais pas avec des gens comme toi, qui ne sais qu’insulter les autres avec aigreur.


          • gidolle gidolle 23 mai 2007 22:19

            Je te dirai que 80 % des décisions prises par l’AN le sont pour transposer les directives européennes. Me diras tu que ce n’est pas la Commission européenne qui tire les ficelles. Notre ennemi n’est pas tant Sarkosy que l’Union Européenne.


          • Shakermaker 22 mai 2007 14:21

            La négociation mode Sarko :

            NS :"Bonjour messieurs les représentants avant de vous écouter je tiens a vous dire en préambule que cette loi ne sera pas modifiée et qu’elle sera appliqué tel que je l’ai défini.

            On peut discuter maintenant..."

            L’ouverture mode Sarko :

            NS : « Salut Bernard K. au fait tant que j’y suis voila la feuille de route avec ce que tu dois faire, t’inquiète tout est écrit. Allez courage !! »

            La valeur Travail mode Sarko :

            NS : « Au fait ta vu tous ces fonctionnaires qui se barre à 50 balais dans la force de l’âge c’est vraiment n’importe quoi leur privilèges ! »

            Un collègue : « Et nous ? »

            NS : « Je te parle pas de nous, je te parle des fonctionnaires va pas tous mélanger rooh ! »

            Au fait en parlant de rénovation de la vie politique, j’ai vu que 11 ministres/15 du gouvernement Sarkozy, euuh Fillon, ou non Sarkozy...ptet bien Fillon enfin bref 11/15 se présentent aux législatives. En fait je me demandais si lors des séances questions aux gouvernement, les membres du gouvernement élus au législatives pourront se poser en leurs qualité de député des questions à eux-même ?


            • paskal75 22 mai 2007 14:35

              Entièrement d’accord : c’est un véritable scandale que personne n’ose relever. Comment est-ce possible que l’on appartienne à deux pouvoirs supposés se faire contrepoids ? A-t-on conscience de ce que cela signifie ? Je pourrais comprendre s’ils avaient été députés avant d’être appelés au gouvernement : mais ce n’est pas le cas ! C’est le lendemain de leur nomination qu’ils présentent la candidature ! Citoyens, réveillez-vous donc !


            • Nicolas Nicolas 22 mai 2007 15:46

              Ca n’a rien de choquant. En GB, pays inventeur de la démocratie moderne, souvent copier, jamais égalé, les ministres sont OBLIGATOIREMENT des députés. Car la séparation n’est qu’un des piliers de la démocratie, l’autre c’est l’équilibre des pouvoirs, que chaque pouvoir fasse pression sur l’autre, en ayant certaine de ses atributions.


            • LaEr LaEr 22 mai 2007 18:42

              Donc quand le ministre anglais fait pression sur le député, c’est couille droite contre couille gauche ?

              Ce système doit générer pas mal de schizophrènes...


            • FreeManu 23 mai 2007 11:41

              @Nicolas

              Oui, sauf qu’en France, du fait de la séparation des pouvoirs (exécutif/législatif), les ministres éventuellement élus députés devront laisser dans la foulée leurs places à leurs suppléants, à moins qu’ils ne préfèrent démissionner de leurs postes de ministre smiley.

              Et là, du coup on frise quand même le grand n’importe quoi ! (la logique voudrait que les électeurs ne cautionnent pas...)


            • masuyer masuyer 22 mai 2007 17:56

              Ouh la la, tous les sarkozystes se sont donnés rendez-vous. Visiblement leur boulot ne les empêche pas d’être sur Avox, où sont-ils tous en vacances ?

              Vu que j’ai fini ma journée, commencée à 5 heures du matin, je viens filer un petit coup de main à l’auteur. Pour les « spécialistes » auto-proclamés de la constitution, tel Nicolas, la Veme République dans son esprit initial prévoit des contre-pouvoirs et c’est heureux. Le Président à beaucoup de pouvoir mais pas tous les pouvoirs. Il a en charge de personnifier symboliquement la Nation (un peu comme le Roi autrefois, De Gaulle était monarchiste), d’où sa fonction de chef des armées et son rôle important dans le domaine des Affaires Etrangères. Le premier ministre est le chef du gouvernement, il est plutôt en charge de la politique intérieure. Mais bon, disons qu’on s’en fout. Si on suit le principe que le peuple a tranché sur un programme, à quoi sert l’assemblée nationale ? A-t-on besoin de 577 députés et 326 sénateurs, dont l’élection, puis l’entretien coûtent une fortune à l’Etat. Surtout qu’en général, ils font écrire les lois à d’autres (des employés). Quel belle économie !

              Je propose donc d’élire un président pour 5 ans sur son programme, qu’on supprime les ministres, et les parlementaires qui ne font qu’ajouter à la confusion institutionnelle (qui y comprend quelque chose ?). Une bonne police pour faire respecter tout ça. Voilà des économies d’échelles.

              On a choisi un vrai chef oui ou merde !!!!

              Et ceux à qui ça plait pas ils ont qu’à aller en Corée du Nord ? smiley

              C’est chouette le France d’après


              • LaEr LaEr 22 mai 2007 18:36

                Fais gaffe, car je pense que Nicolas (IP:xxx.x91.216.50) va rajouter à ton programme le rétablissement de la monarchie avec le couronnement de Sarkozy 1er, « roi de la majorité des 53% ». smiley

                Surtout après avoir nommé le ROYAUME-uni avec sa reine mère et fille « Inventeur de la démocratie moderne ».


              • gidolle gidolle 23 mai 2007 10:53

                En parlant de légitimité, j’aimerai ajouté aux propos de l’auteur la phrase suivante : « En quoi le vote de 2007 et sa légitimité à 53,06 % est plus légitime que le vote de 2005 avec 54,67 % des suffrages ». Devrais-je ajouter que ce résultat, totalement inatendu (contrairement à celui de 2007), a été obtenu dans une bataille où l’appareil médiatico-politique s’est efforcé de prouver à quel point les « imbéciles du NON » ne savaient ce qu’ils disaient. Ce qui m’amène à faire un commentaire c’est aussi le fait que j’ai élaboré un plan qui pourrait enlever une grande part à la légitimité du vote à venir, je parle des élections législatives. En effet, dans le prolongement de la campagne de 2005, on pourrait imaginer voir sortir des urnes plus 50 % de bulletins nuls portant simplement la mention : « Le 29 mai 2005, j’ai voté contre le TCE, contre l’ultralibéralisme. RESPECTEZ MON VOTE ». Ce stratagème aurait pour conséquence de voir des élus de la république avec seulement 20 à 30 % des voix.


                • handriama 23 mai 2007 15:10

                  Bonjour, Tout d’abord je suis extrêmement attristé par l’arrivée d’une personne que je respecte et que j’admire Bernard Koucher au sein de ce gouvernent que je combats de toutes mes forces. S’agissant de Besson, je m’en moque un peu, cependant il y a aussi matière à réfléchir.

                  Hollande a annoncé que Kouchner ne fera plus parti du PS, j’en prends acte.

                  Car comme le dit Hollande, il est de ce fait solidaire du gouvernement qu’il soutient, donc indirectement il fait parti de la majorité présidentielle, et combattra donc par défaut les députés du PS et de ses alliés.

                  Vous aurez remarqué que Sarkozy a marqué un point fondamental en faisant ces nominations, avec en chapeau Hervé Morin, ancien proche de Bayrou (ses ex-bédouins)

                  Maintenant je viens à votre ancien député Michel Charzat, qui voudrait également se présenter alors que le PS a investi une autre personne.

                  Je pense que là il n’y a pas matière à tergiverser, Charzat se présente contre la candidature du PS, il doit être exclus d’office du PS comme Kouchner.

                  Bref, je vous le dis d’emblée, on n’est pas sorti du pétrin, car en plus, le PS rentre dans une guerre des clans, des bastions, des écuries, des idées même (entre les sociaux libéraux façon DSK ou Royal ou Hollande et les socialistes pure sucre façon Fabius-Emmanueli, et bien sûr les « jeunes » comme Peillon, Harlem Desir, Montebourg, etc).

                  Car au final, qui perd dans toute cette histoire ?

                  Les 46% et des poussières sur le nom de Segolene Royal, des citoyens français qui n’ont pas voulu adhérer au projet de Sarkozy.

                  Alors je vous en prie, cessons tout ça, car je commence à vraiment flipper, pas comme certain qui disent avec Sarkozy, on va rentrer dans une quasi dictature, qu’il verrouillerait tout.

                  Au cas où vous l’aurez remarqué il est en train de nous démontrer le contraire. Bien sûr on peut penser que ce n’est qu’un leurre, et je suis le premier convaincu, puisque je combats de toutes mes forces cet homme.

                  Sarkozy est une bête de politique et voilà pourquoi je flippe. Il a su rassembler son camp, il l’a même verrouillé, mais dites vous bien, personne n’était pas obligé de l’accepter, sauf sans doute pour que chacun d’entre eux puisse avoir quelque chose en retour. Ceci est un fonctionnement universel qui s’appliquerait de manière la plus systématique au sein du PS et de ses majorités passées.

                  Alors trouvons le problème, qu’est ce qui cloche à gauche ? Pourquoi la gauche ne devient plus du tout crédible ?

                  Pourquoi les personnes âgées, une grande partie des ouvriers, les professions libérales, les artisans, les agriculteurs se sont ils détourner de la gauche ?

                  Réfléchissons d’abord à tout ça.

                  Actuellement, le PS a comme socle d’idées son programme qu’il a conçu et fait voté au Mans en 2005, suivi du pacte présidentiel de notre ancienne candidate Royal.

                  A partir de ces données, peut on dire que la gauche a été crédible ?

                  Je pense qu’on doit absolument réfléchir à comment pourra t on sortir de notre « merde », excusez moi de ma vulgarité, mais l’heure est grave.

                  Je suis flippé car dans l’état actuel des choses Sarkozy etant au pouvoir, va pouvoir faire ce qu’il a promis, et une majorité des français lui a donné sa confiance.

                  Prenons l’état actuel de la France,

                  On parle toujours de la majorité silence, je pense qu’elle existe vraiment, ce n’est pas un mythe.

                  Et je crains que Sarkozy a réussi à toucher ses gens là, j’avoue que moi-même j’ai toujours encore du mal à le comprendre bien que j’ai pris conscience qu’il y a bien des raisons pour ça qu’on ne le veuille ou non.

                  Je voudrais commencer à les citer ici tout en me gardant des prudences :

                  les fonctionnaires

                  les sans papiers

                  les cheminots (compris dans les fonctionnaires mais mis à part je m’expliquerais)

                  les chômeurs

                  les étrangers « pauvres »

                  l’héritage de mai 68

                  Commençons par les fonctionnaires :

                  Je crois qu’en France, les fonctionnaires sont assez mal considérés. Qu’on se le dise : oui la France a un système de service public qui a une notoriété internationale, elle est compétitive car elle a un bon service public, une qualité dans le transport public.

                  J’en suis totalement conscient, mais là il s’agit de visions de l’étranger.

                  Qu’en est il des français que nous sommes au quotidien ?

                  Quand on fait la queue à non plus finir à la poste ? Tout en voyant tous ces guichets fermés, ou parce qu’il est midi et cinq minutes, le « fonctionnaire » ferme son guichet car il doit partir manger. Je vous le dis d’emblée, je ne dis pas que je n’ai jamais pensé à ce que je viens de dire, car je l’ai déjà pensé et je ne suis pas le seul.

                  Les gens du privé surtout, pensent que les fonctionnaires ont déjà tant d’avantages et ils se sentent exclus de privilèges.

                  Je vous rassure, je n’en crois pas un mot de tout ça, quand je vois les salaries du privé surtout dans les grandes entreprises comme BNP, ORANGE, où finalement ses salaries ont tellement d’avantages, on pourrait facilement les assimiler aux fonctionnaires.

                  Et pour autant ça ne signifie pas que je rejette les fonctionnaires en les traitants de feignants. Mais je crains fort que beaucoup de gens le pensent et le pensent tellement fort qu’ils sont prêts après bien des hésitations qu’il faut faire quelque chose, que ça cesse. Là est malheureusement la première prime à Sarkozy.

                  Je continue..

                  Venons aux sans papiers :

                  Quand on regarde l’Espagne, l’Italie qui a par millier généralisé la régularisation des sans papiers, ont peut dire que la France en régularisant cas par cas est loin d’être aussi solidaire qu’on ne veuille bien le dire.

                  Pourtant beaucoup de Français malheureusement pensent qu’en France, on est trop généreux, qu’on accepte trop de gens. Ils estiment que ces « sans papiers » ne doivent pas occuper des logements vides de force, soutenus par ex par le DAL...

                  On revient encore aux tripes de beaucoup de Français, une forme d’injustice

                  Une bonne partie des Français moyen voire assez déclassé se sente trahis par la France, en privilégiant les sans papiers à ses concitoyens. Tout ceci m’attriste beaucoup mais je pense que c’est une réalité. Voilà la deuxième prime à Sarkozy.

                  Venons aux cheminots :

                  Segolene Royal avait totalement raison quand elle dit qu’il faut aussi revoir les régimes spéciaux des parlementaires. Mais voilà, les cheminots sont un symbole très fort pour les Français, surtout les plus touchés par les grèves de la SNCF. Car il s’agit bien de cela.

                  Sarkozy en pointant sur le doigt qui fait mal mais qui fait une prime pour les millions de gens qui prennent le metro, le RER, le bus dans toute la France, Sarkozy a su mettre dans sa direction tous ces gens là.

                  Je sais bien que les détracteurs disent que proposer une loi sur le service minimum serait contraire à la liberté de grève. Mais je crois que cet argument n’est plus suffisant. Encore une fois, on parle des tripes des citoyens.

                  Venons aux chômeurs :

                  Là il y a une double contradictions et injustices.

                  Les étrangers et les français qui profitent du système français de l’allocation chômage, du RMI, des aides diverses.

                  Car encore une fois, il s’agit de cela, Sarkozy une nouvelle fois tape là où ça fait mal, être ferme. Les Français font aussi l’amalgame entre l’étranger qui prendrait la place du français, et le français et/ou l’étranger qui profitent des aides diverses, pour s’en sortir, pendant que les autres français travaillent et estiment payer déjà assez d’impôts et venant compléter le budget des aides.

                  Que faut il en penser de tout ça ? Et bien que finalement Sarkozy en étant ferme a voulu nous faire croire qu’avec lui y aurait plus de contrôles.

                  Venons aux étrangers « pauvres » :

                  J’aurais pu mettre cette catégorie soit dans les « sans papiers » soit dans les « chômeurs ».

                  Il s’agit d’une frange des Français qui eux même sont pauvres, et qui estiment qu’on leur doit une priorité d’aide. Je pense qu’à force de vouloir aider tout le monde, on finit par se faire rejeter par les gens même à qui on veut les aider en premier. Il s’agit donc bien d’une délicatesse à bien maîtriser. Je crois qu’elle est là la première clé de la victoire de Sarkozy, mais même aussi de la droite en générale, une droite plus que jamais décomplexée.

                  Les Français ont semble t il marre que les politiques ne soient pas assez fermes. On a souvent comparé la droite comme « facho » « dure » « injuste » « ordre » « racisme » « xénophobe » « intolérante » « bête » « ami des patrons » « licenciement » « grand capital » , et à contrario la gauche comme « juste » « progressiste » « socialiste » « paix » « tolérant » « intelligent » « éduqué » « nationalisation » « redistribution »

                  Et je crains que les Français commencent de plus en plus à se détourner de ces principes dépassés. Je crois le clivage qui a disparu il est là.

                  Venons à l’héritage de mai 68 :

                  Sarkozy a jeté un pavé dans la mare en fustigeant cet héritage, et ça a dressé les cheveux de la tête de beaucoup de gens à gauche. Mais encore une fois, Sarkozy a mis le bouton là où ça fait mal. Segolene Royal a su donner une nouvelle vision de la gauche sur la valeur travail, sur la valeur de la nation, de la famille, des insécurités... Et comme vous l’aurez remarqué, j’ai fait exprès de ne pas dire : travail, famille, patrie. Pourtant il s’agit bien de ça.

                  Voilà aussi une des clés du manque de crédibilité de la gauche, et aussi de la gauche qui à juste titre, et je suis le premier, à rejeter violemment le regime de Petain. J’entendais encore une militante soutenant DSK pendant la campagne de désignation du PS fustigeant Segolene Royal sur la valeur de la nation, et du socialisme. Cette militante parlait alors de réminiscence dangereuse.

                  Voilà aussi une des clés de la perte de crédibilité de la gauche. Elle se ferme trop sur le passé.

                  La gauche doit totalement rénover, elle doit s’assumer comme à gauche. En aucune manière, ça ne veut pas dire qu’il faut être à gauche dans un sens comme prônerait Fabius (quoique je ne sais plus trop bien ce qu’il veut), dans le sens où il faut aller à gauche de la gauche.

                  Je pense que la gauche doit assumer être de gauche et aussi prôner la valeur du travail, de la famille, de la nation, etc. Et ne pas se laisser piéger par le passé douloureux.

                  Car la majorité silencieuse elle est là, cette majorité qui se moque aujourd’hui de Petain et de sa devise. Cette majorité a besoin de nouveaux repères d’ordre, de justice. Segolene Royal a vu juste en prônant l’ordre juste.

                  Mais voilà, là est aussi la clé de la défaite de la gauche. Royal a été comme une OVNI dans l’univers de la gauche, cette gauche qui s’offusque donc dès qu’on parle d’ordre... Bref j’en ai déjà parlé précédemment.

                  Encore une fois, Sarkozy a malheureusement pointé là où finalement il pouvait être populaire, et voyant juste.

                  Je voudrais conclure car ça commence à faire long.

                  En tout état de cause, la gauche doit s’assumer comme être de gauche. Dans un premier temps, j’adhérais à la volonté de Royal de vouloir s’ouvrir au centre avant le second tour. Mais je crois que c’était trop tard. D’une certaine manière Rocard n’avait pas tord, mais même s’il estimait qu’il aurait fallu le faire au premier tour, c’était déjà trop tard aussi.

                  Le travail du PS aurait du se faire pendant les 5 ans dans l’opposition entre 2002 et 2007.

                  Ce qu’a fait Royal était extrêmement courageux, mais les français n’ont pas voulu la suivre car elle était trop seule, pas suivie, des défections, des contradictions de toute sorte.

                  Car au final, c’est bien la gauche qui a précipité la chute de Segolène Royal (elle a eu aussi sa responsabilité sur ses « néo-raffarinades » qui n’ont pas joué en sa faveur même si ce ne fut que minime).

                  Pourquoi Royal n’a jamais t elle été claire sur ses positions sur la fiscalité ?

                  Sur la Turquie ?

                  Sur les sans papiers ?

                  Sur l’immigration en générale ?

                  Sur les fonctionnaires ?

                  Sur l’héritage de mai 68 ?

                  En fait, elle l’a bien été, mais à sa manière, et peu de gens soit ne l’ont pas cru, soit se disent elle n’est pas sincère.

                  Pourquoi ?

                  Parce que la gauche est en contradiction avec les positions qu’elle a mené : la valeur travail,

                  L’ordre juste, aider les gens les plus démunis, régulariser les sans papiers au cas par cas, attendre que la Turquie respecte les critères d’adhésion, revoir les tranches des impôts en taxant plus le capital que le travail...

                  Je n’ai pas beaucoup parlé de l’aspect économique dans l’idéologie de la gauche, et observer la majorité des français dans la profession libérale, les artisans qui ont votés pour la droite.

                  Royal n’a pas non plus été suivi car elle était trop seule.

                  La vraie question est donc maintenant de revoir totalement le logiciel programmatique de la gauche.

                  Il ne s’agit pas de designer tout de suite le futur leader de la gauche, mais d’abord de se positionner sur des choix clairs, de se retirer des idéologies, des méthodes qui ont fait leur preuve. Il ne s’agit pas non plus de refaire un programme et ensuite désigner le candidat ou la candidate à la présidentielle de 2012, et ou la le futur(e) chef du PS.

                  Il faudra discuter avec les verts, les communistes, les centristes, les radicaux, voire au-delà, comme le fait bien Sarkozy.

                  Trouver des convergences et des positions claires sur un certain nombre de sujet et par-dessus tout de l’assumer de manière collective au sein du même parti.

                  Je ne pense pas qu’il faille à tout prix rassembler tout ce beau monde dans un même parti, mais de discuter et de voir les convergences comme je l’ai dit.

                  Si par malheur la gauche continue de vouloir chacune dans ses composantes défendre coûte que coûte ses boutiques (verts, le nucléaire ou le sans voiture) (communistes, augmenter les impôts à tout prix, régulariser tous les sans papiers) (chevenementistes, nation nation nation et peu d’Europe), je vous le dis, la gauche est morte pour longtemps. De même, comme je l’ai précédemment dit, au sein même de la gauche, les combats de cours entre les personnalités ne feront que discréditer le PS.

                  Car que fait pendant ce temps là la droite ? dans l’UMP il y a des liberaux, des souverainistes, des gens qui ont prônés des positions sociétales assez délicate (sur l’homosexualité, sur la xénophobie, ...), des gaullistes, bref tout un tas de monde qui sont unis même dans la diversité.

                  Que disait Saint Exupéry ? « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis »

                  Alors je vous en prie, rassemblons nous, replions notre amour propre, et trouvons des vrais compromis pour trouver plusieurs idées fortes qui nous unies, un projet crédible pour les Français.

                  Et j’en suis sur on gagnera en 2012, voire même avant.

                  Faisons vite !!!!


                  • gidolle gidolle 23 mai 2007 16:34

                    Je te sens vraiment effondré. Je dois dire que c’est le cas de nombreuses personnes. Cependant ton analyse, longue et version catastrophique de l’épisode électoral 2007, me semble oublier une donnée essentielle à la compréhension du fiasco de la gauche : la question européenne.

                    Soyons objectif, aucun parti en capacité de gagner les élections n’a mis l’Europe au centre de son programme. Et pourtant, environ 80 % des décisions votées au parlement français le sont au nom de l’application des directives européennes. Sur l’Europe les médias on fait silence radio jusqu’au 8 mai où, pour non respect des directives européennes, la France a été mise à l’ammende sur la question du livret A.

                    L’indépendance de notre Nation est devenu un mythe :
                    - nous ne pouvons plus soutenir nos entreprises nationales,
                    - nous n’avons plus la main sur les taux de TVA,
                    - nous allons perdre la maîtrise sur le secteur de l’énergie par la privatisation d’EDF et de GDF....

                    Les socialistes ont appelé à voté pour le TCE, les français eux, l’ont refusé. Entendre la voix du peuple, est-ce que les socialistes ne savent pas ou plus le faire ?

                    Je pense que l’on progresse en admettant ses erreurs, et c’est là que le PS a manqué le coche.

                    Tu parles des problèmes de la poste, sais-tu que, pour satisfaire aux exigeances de la Commission Européenne, les directives européennes sur la poste respectant la consigne du TCE « un espace où la concurence est libre et non faussée » veut limiter le nombre des bureaux de poste à 1 pour 30.000 personnes ?

                    Notre adversaire n’est pas tant Sarkosy que l’Union Européenne, et NS ne pourra appliquer qu’une infime partie de son programme, sauf à demander « l’autorisation » aux grands frères de Bruxelles.


                  • handriama 23 mai 2007 17:18

                    Tu as tout à fait raison. Sinon je voulais preciser que je ne suis pas tant pessimiste sur le devenir de la Gauche, simplement, je décèle apres la défaite de SR, qu’il y a vraiment matière à réfléchir sur le pourquoi du comment. Et j’en ai plus que marre d’entrendre ici est là que la clé serait soit : aller à gauche ou aller à droite (enfin centre gauche)

                    Tu as mille fois raison quand tu parles de l’Union Européenne, et que le PS a été morte idéologiquement le 29 mai 2005. Mais, nuance, l’UMP a aussi appelé à voter OUI, pendant ce temps là des gens comme Dupond-Aignaund au sein de l’UMP ont appelé à faire voter NON, de même que le MPF et la FN. Ce n’est pas tant que le PS ait eu une defection de Fabius et Melanchon. C’est avant tout qu’après le vote contre le TCE, le PS aurait du totalement réorganise le PS : soit Fabius prenait les reines du parti, soit Hollande demissionne. Ce ne fut pas le cas. Et tout ce cafouillage a commencé à brouiller les citoyens, et le concenssus mou a emplifié avec l’idée de « synthèse », de même que mettre en orbite un projet du PS sans leader pour mener à bien ce projet à la presidentiel. Il a fallu attendre septembre 2006,presque un an apres et à presque six mois des elections presidentielles, pour connaitre le candidat du PS. ça a été totalement absudre, d’autant plus que le projet du PS n’a pas été suivi totalement (c’est pas grave en soi), par la personnalité et les idées neuves de Segolene Royal. Tout ce cafouillage a complété le doute chez les citoyens, même si le projet du PS pouvait être crédible sur certains points.

                    S’agissant des lois européennes qui régissent la vie française, tu as raison, que ce soit Sarkozy ou Royal ou quiconque, ça aurait été identique, mais il s’agit avant tout des sujets globaux, l’europe ne demande pas nécessairement de passer à 25% la valorisation des heures supplémentaires façon Sarko ou en soit ce n’est pas anti-salarié, ou l’europe ne demande pas nécessairement que Royal propose de mettre en place des emplois tremplins (qui finalement n’est autre qu’une forme d’incitation aux patrons d’embaucher un jeune pendant six mois d’essai ou le patron est aidé par la region pour financer les six mois du jeune, en soit ce n’est pas anti-patron ou anti-capitaliste.


                    • Internaute Internaute 24 mai 2007 10:19

                      Vous avez tout faux depuis le début.

                      Dans l’introduction vous dites : « Ce que la Droite conteste dans ce qu’elle nomme « la pensée unique de Mai 68 », c’est le principe du dialogue social. »

                      Dans le mouvement de 68 il y a deux mouvements en un, comme dans les paquets d’Ariel.

                      Tout d’abord, un mouvement contestataire de type marxiste internationaliste, qui sous couvert de « tout est permis » et « du passé faisons table rase » a réussi la révolte étudiante que l’on connaît. Ce mouvement, représenté par Cohen-Bendit, Joshka Fischer en allemagne, Glucksman, Krivine, Geismar et j’en oublie, est à l’origine de cet esprit 68ard qui a gangréné l’Education Nationale et la gauche Caviar. Il s’agit bien d’une pensée unique, totalitaire, où tout est permis tant que cela déstabilise l’ennemi mais tout devient interdit dés que cela met en cause les prérogatives de son camp. Il suffit de voir comment sont traités les nationalistes par ces gens-là depuis 30 ans pour se rendre compte à l’évidence qu’ils n’ont aucun esprit démocratique bien qu’ils prononcent ce mot à chaque phrase.

                      Le deuxième mouvement est né du relais pris par les syndicats et le Parti Communiste qui a vu dans cette chienlit l’occasion d’en tirer quelques profits. En lançant une grève générale dure ils espéraient récupérer politiquement le mouvement étudiant. Là encore, comprenons bien qu’en 1968 la CGT est la courroie de transmission du Parti Communiste et non pas un quelconque syndicat de défense des intérêts des travailleurs. Elle est là pour organiser le soulèvement des masses populaires et les lancer dans la direction choisie par le PCF. A l’époque Georges Marchais, ancêtre de Georgette Buffet, disait que pour prendre le pouvoir il fallait « créer le mécontentement ». Tout a été fait pour monter les gens les uns contre les autres, les élèves contre les profs, les employés contre les patrons etc. C’est la méthode classique de l’agit-prop des judéo-communistes.

                      Dans ce contexte que de Gaulle a mal compris, Georges Pompidou a repris les affaires en main, stoppé la « révolution » estudiantine et calmé les « classes laborieuses » en mettant en place les moyens d’une meilleure concertation entre le patronnat et les salariés, le gouvernement jouant le rôle d’organisateur et d’arbitre. C’est cela les accords de Grenelle, ce que vous appelez maintenant le dialogue social.

                      Ce dialogue social est l’oeuvre de Georges Pompidou, un président de droite s’il en est. Il n’est donc pas question pour la droite de renier le dialogue social. Par contre, il faut se débarasser une fois pour toute de l’esprit de Mai68 qui pourrit la société en laissant se développer l’esprit de repentance et la bien-pensance qui nie aux individus la liberté de penser et de s’exprimer autrement que selon le dogme à la mode propagé par les journalistes. Les français n’en ont que faire de cette espèce de jugement permanent, de cette clique non élue qui s’arroge le droit d’imposer aux autres sa propre échelle de valeur. Bien souvent sa seule légitimité est que « on le fait déjà dans d’autres pays » ou que c’est « la communauté internationale ».


                      • paskal75 25 mai 2007 01:26

                        Je trouve que c’est la preuve d’une grave méconnaissance des processus historiques que de mettre tous les problèmes d’une société sur le compte d’un « événement ». Comme si quelques communistes et une poignée de syndicalistes avait pu soulever autant de monde à eux seuls (c’est leur faire beaucoup d’honneur, et c’est étonnant, venant d’un ennemi acharné comme vous semblez l’être), et même, au point de scléroser la société pour des décennies entières. Ne croyez-vous pas que les modifications profondes de la société ont des racines bien plus profondes que l’événement qui les a accélérées ?

                        Ce qu’on appelle Mai 68, ce n’est pas seulement une date. C’est le mouvement général d’une nouvelle génération qi récusait la vieille morale qui enserrait encore la société. Par ailleurs, ce mouvement a largement dépassé les limites de la France : au contraire, il a existé, certes de façon moins spectaculaire, mais il a existé, dans la plupart des pays occidentaux à l’époque. Entend-on M. Sarkozy dire que Mai 68 a infesté l’Europe entière ? Non, il ne le dira pas, et il aura bien raison car il se ridiculiserait aux yeux de ses voisins. Cela dit, il faut être cohérent ; et s’il l’était, il le dirait... Ce mouvement dépasse aussi le vocabulaire qu’il a souvent utilisé à tort et à travers. Il est tout naturel que l’on évoque les problèmes avec le vocabulaire à la mode du temps. Il nous paraît aujourd’hui ridicule et totalitaire, mais à l’époque, il ne l’était pas : à la Révolution française, tout le monde, de tous bords, parlait de « lois naturelles » et de « liberté », quelque soit l’idée défendue ; Au 19ème siècle, on parlait d’industrie, de progrès et d’harmonie sociale à tout bout de champ, et en Mai 68 on parlait de « forces sociales » et de « gouvernement bourgeois ». Que voulez-vous... c’est le signe des temps, avec ces ridicules et ces caricatures. Mais il ne faut pas se contenter de regarder l’arbre qui cache la forêt, même quand cet arbre est envahissant. Il est vrai que beaucoup de soixante-huitards ont été placés dans diverses administrations, pour les calmer (pour les « acheter » aussi, en quelque sorte) et que parfois ils n’y ont pas fait que du bien (peut-être dans l’Education nationale pr exemple, encore qu’il soit dangereux de généraliser). Mais rejeter en bloc tout 68 ne veut rien dire.

                        Quant à Pompidou, grand inventeur du dialogue social devant l’Eternel (si l’on vous en croit), il a été quelque peu mis au pied du mur pour cela. Il a été raisonnable d’organiser ces fameux accords de Grenelle, mais ceux-ci n’auraient jamais eu lieu sans le mouvement. D’ailleurs, même des gens de droite comme Giscard ont pris acte de l’évolution de la société. Giscard n’a-t-il pas fait campagne sur sa « modernité », sur le fait qu’il comprenait la jeunesse contrairement aux vieux barons du gaullisme ?

                        Bien. Laissons de côté la théorie du complot (« judéo-communiste » en l’occurence, dites-vous... et moi qui croyais que ce vocabulaire n’était plus usité depuis Vichy !) et essayons de comprendre l’Histoire comme une évolution permanente. N’essayons pas de la gommer. La Droite disait pendant tout le 19ème siècle qu’il fallait détruire l’héritage désastreux de la Révolution française -se basant sur la Terreur uniquement pour en juger. Le mythe de la Commune sanglante a eu aussi son tour, tout comme le Front Populaire, unique cause, si l’on en croit Pétain (et toute la Droite de l’époque, soit dit en passant), du relâchement moral des Français, et donc de leur défaite en 1940. Le nouvel événement à abattre, la nouvelle mythologie, c’est Mai 68. Elle aussi, semble-t-il, est responsable de la paresse morale des Français, et lui fait perdre d’autres sortes de guerres, des guerres économiques...

                        Ne voyez-vous pas que la Droite, si « moderne », se sert du même baratin depuis qu’elle existe ? C’est toujours à cause de l’immoralité de la Gauche si tout va mal. Qu’est-ce que ça aurait donné si on n’avait écoutée qu’elle, mon Dieu ! On en serait encore fort loin en arrière.

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paskal75


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