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Accueil du site > Actualités > Politique > Une révolte est-elle possible en France ?

Une révolte est-elle possible en France ?

Depuis quelques mois, certains événements politiques, certaines informations et une situation sociale de plus en plus difficile pour des millions de Français nous force à nous poser cette question, même si elle peut paraître saugrenue.

Ainsi, les révoltes en partie abouties en Tunisie et en Egypte, le succès du petit livre de Stéphane Hessel, le développement en France du mouvement Uncut, le record d’abstention aux élections cantonales et certains sondages récents ne peuvent-ils pas être vus comme les signes avant-coureur d’un possible mouvement de révolte en France, dont les effets de la crise financière, la politique d’austérité menée par le Gouvernement, l’augmentation des prix, l’indignation que suscite les revenus et bonus des banques et transnationales, et la baisse et la faiblesse des bas et moyens salaires en constitueraient d’autres causes apparentes ?

Les révoltes Tunisienne et Egyptienne ont apporté au monde un élément très important : l’exemple de la réussite. Elles ont montré que la révolte n’était pas vouée obligatoirement à l’échec ou à la répression sanglante et pouvait renverser un régime, même autoritaire. Par cela, elles en ont donné un visage positif et optimiste.

Notons que ces révoltes n’ont visiblement pas plus à tout le monde et certains politiciens de l’UMP et du FN se sont empressés d’insister sur les prétendus inconvénients majeurs qu’elles engendraient : en fait un problème d’émigration momentané. Et D. Strauss-Kahn s’est même donné la peine de nous avertir qu’une éventuelle révolte en Chine aurait des conséquences néfastes pour l’économie mondiale (1). N’est-ce pas là une façon de tenter de briser l’élan de sympathie et d’espoir que ces mouvements ont suscités dans le monde entier chez tous ceux qui aspirent à plus de liberté et à un monde plus juste ? Si ce n’est pas le cas, cela y ressemble beaucoup !

Il y a aussi une part d’optimisme chez Hessel. Et le succès de son petit livre, qui est, selon lui, « un appel à s’indigner (2) » montre que des idées très peu représentées dans les médias et habituellement réservées à un public très restreins ont cette fois-ci touchées et intéressées un public beaucoup plus large. En effet, non seulement « Indignez-vous » donne des motifs d’indignation : « l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie (3) », « les moyens de communication de masse qui ne proposent […] que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous conte tous (2) », mais ses 22 pages décrivent aussi le processus qui mène à « l’insurrection pacifique (2) » : trouver un motif d’indignation, devenir un militant engagé (4) et cultiver « une espérance non-violente (5) ». Et Hessel rappelle à ce propos cette phrase de J.-P. Sartre : « l’espoir a toujours été une des forces dominantes des révolutions et des insurrections (5) », à laquelle les révoltes tunisienne et égyptienne font échos puisqu’elles ont eu probablement la vertu de raviver cet espoir.

Si le mouvement France Uncut semble inspiré par Hessel et notamment par les derniers mots de son livre : « créer, c’est résister, résister, c’est créer (2) », puisque ce mouvement se décrit comme « non-violent, spontané, populaire et créatif (6) », il est pourtant venu d’Angleterre. Il y est né d’une initiative de citoyens scandalisés par l’évasion fiscale pratiquée impunément par les grosses sociétés britanniques et les coupes budgétaires opérées par le Gouvernement ; et organise des manifestations où se mêlent originalité et provocation (7).

Ce mouvement n’est encore pas très important, néanmoins il parait être en phase avec une partie de la population française si on en croit certains sondages. Ainsi, 58% de sondés souhaitent une révolte en France et ils sont 49% à penser qu’une telle chose est possible (8), 85% des jeunes sondés de 15 à 35 ans ne font « peu » ou « pas du tout » confiance aux hommes politiques (9), 71% des sondés pensent que les médias ne sont pas digne de confiance et 89% estiment que ce sont les marchés financiers qui dirigent le monde (10).

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela rend compte d’un climat de défiance par rapport au pouvoir, qu’il soit politique, économique ou médiatique. Et d’ailleurs, comment interpréter autrement le record d’abstention aux élections cantonales et le recul du Parti Socialiste par rapport à son résultat à celles de 2004 – moment où la droite était beaucoup plus en forme ? Ce qui fait qu’à ces dernières élections, moins de 17% des électeurs potentiels ont bien voulu voter pour ce parti et ce, après une campagne très engagée de la part de ses candidats.

Nous sommes bien là devant les signes d’un décrochage, car si l’UMP est au plus bas et le PS parait en mesure de le remplacer au pouvoir, ce parti ne convainc pas et ne mobilise pas. Il faut dire que 68% de sondés pensent que droite et gauche font la même politique une fois au pouvoir et « ce score sidérant, pour Marianne2, témoigne de la très faible crédibilité de la gauche [due] à la faiblesse de son discours sur la crise ou les superprofits du CAC40 et des banques, et sur les difficultés croissantes que rencontres des millions de Français pour joindre les deux bouts avec des salaires faibles et des prix qui ne cessent de monter (10) ».

Mais la réponse des forces politiques semble être celle d’une élite qui vit en apesanteur au-dessus des préoccupations de ces millions de Français qui subissent et vont subir encore plus les augmentations des prix de l’énergie et de l’alimentation et la baisse des salaires.

Ainsi, Sarkozy continu sa politique d’austérité, le PS ne propose pas clairement d’alternative et certains de ses candidats ont même déjà annoncés qu’ils mèneraient eux aussi une politique d’austérité : François Hollande et DSK. Notons que Ségolène Royal et Arnaud Montebourg sont les seuls au PS à s’être clairement engagés en faveur d’une alternative crédible à l’austérité.

De toute façon, l’Europe vient d’adopter un pacte intitulé « pacte pour l’Euro et la compétitivité » qui introduit une gouvernance budgétaire européenne, laquelle impose aux états membres d’appliquer une politique d’austérité budgétaire (11).

Ces politiques d’austérité verront la diminution des prestations de l’état, une baisse de la croissance et l’augmentation du chômage (12). Mais elles sont voulues par les milieux financiers sous prétexte que les états doivent réduire leurs dettes, alors que la baisse de la croissance va priver les états de recettes fiscales, donc rendre leurs dettes plus difficile à rembourser. Mais ce qu’il faut savoir aussi, c’est que ce volume de dettes trop important reproché aux états est dû essentiellement aux opérations de sauvetage de ces mêmes banques en 2008 par les états (13), qui ont consistées en fait à transférer les dettes des banques sur les états (14).

Donc, se sont les même qui provoquent l’endettement des états, l’augmentation des prix notamment dans l’alimentation (par les effets de la spéculation sur les matières premières alimentaires) et qui imposent, entre-autre par le biais du FMI, des politiques d’austérité qui ne servent pas aux états à réduire leurs dettes dans les meilleures conditions, mais à les réduire le plus vite possible, c’est-à-dire avant le prochain sauvetage des banques !

Car la crise est très loin d’être terminée (14) et le système financier est très fragile (15). Et comme rien n’a été fait pour le réguler, la solution adoptée par les dirigeants mondiaux aux derniers G20, c’est de continuer à transférer les dettes des banques sur les états (14). Autrement dit, les états n’ont pas fini de s’endetter et d’imposer à leur population des politiques d’austérités.

Donc, la question de la dette est une question de rapport de force, comme le rappelle Jacques Attali dans le livre qu’il a consacré à ce sujet (16). Mais les gouvernements, et celui de la France en particulier, auront-ils la volonté et le courage de changer ce rapport de force avec les milieux financiers – qui rappelons le, « achètent les gouvernements », selon la formule de J. Stiglitz (17) – ou préféreront-ils prendre le risque d’affronter leur population ?

Pour l’instant, ils ne semblent pas prêts à tenter de changer ce rapport de force et nous nous retrouvons devant trois possibilités : soit les politiques attendent des éventuelles émeutes ou manifestations massives pour négocier avec les banques ; soit ils comptent utiliser la manière forte et « mater » les protestataires ; soit ils ne croient simplement pas à la possibilité d’une révolte en France.

Mais quoi qu’il en soit, nous devons admettre que le terreau fertile de la révolte est bien là ! Et si rien n’est fait, si rien ne change, si le cours des événements n’est pas inversé, n’aura-t-elle pas lieu, tôt ou tard ?

 Par Gaël Michel

 

 Notes :

1. http://www.20minutes.fr/ledirect/679902/economie-strauss-kahn-redoute-effets-nefastes-revolte-chine-economie

2.S. Hessel, Indignez-vous !, Montpellier, Indigène édition, 2011, p.22.

3.Ibid, p.11-12.

4.Ibid, p.12.

5.Ibid, p.19.

6. http://www.fruncut.org/

7.http://www.marianne2.fr/Les-Uncuts-anglais-ferraillent-contre-l-evasion-fiscale_a203641.html

8. http://www.harrisinteractive.fr/news/2011/16022011.asp

9.http://www.lexpress.fr/actualite/politique/pourquoi-le-ps-s-obstine-a-draguer-les-jeunes_978733.html

10.http://www.marianne2.fr/Exclusif-qui-vote-qui-ne-vote-pas-et-pourquoi_a203926.html

11.http://www.chevenement.fr/Mobilisation-contre-la-politique-antisociale-et-antieuropeenne-decidee-par-le-Conseil-europeen-de-Bruxelles-_a1107.html

12.http://bercy.blog.lemonde.fr/2011/04/08/plans-de-rigueur-un-peu-partout-en-europe-croissance-perdue-en-france/#xtor=RSS-32280322?utm_source=twitterfeed

13. http://piketty.pse.ens.fr/fichiers/presse/LIBERATION_100223.html

14.http://www.desirs-davenir-rueil-malmaison.fr/article-upp-crise-de-l-euro-intervention-de-jacques-attali-65861608.html

15. http://www.dailymotion.com/video/xc77u4_joseph-stiglitz-france-inter_news

16. http://www.dailymotion.com/video/xdnkle_debat-melenchon-attali_news

17. http://www.marianne2.fr/Joseph-Stiglitz-L-austerite-est-une-menace-pour-les-democraties_a201621.html

 


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149 réactions à cet article    


  • Cocasse cocasse 13 avril 2011 09:56

    Une révolte prochainement ? Je ne le pense pas.
    De plus le peuple est pris dans un étau, entre la racaille d’en haut et la racaille d’en bas.
    S’il y avait de la révolte dans l’air, les manifestants ne feraient pas des manifs festives à nation, république ou bastille, ils iraient occuper l’assemblée nationale ou jeter des cailloux sur l’Élysée.


    • jaja jaja 13 avril 2011 10:13

      D’autant plus qu’alors que l’on tentait de bloquer les entreprises dans ce pays, votre égérie MLP appelait à faire donner les CRS contre les grévistes et hurlait contre la paralysie de la France et pour la liberté des jaunes à aller casser la grève...
      Un ennemi acharné de plus des révoltes populaires...


    • Cocasse cocasse 13 avril 2011 10:48

      Jaja, retourne donc écouter zebda, manu tchao, ou bertrand cantat, tes maitres à penser et révolutionnaires de salon.


    • jaja jaja 13 avril 2011 11:16

      Tu sais la chansonnette et moi ça fait deux et je serais incapable de te donner le titre d’une seule ritournelle de ces trois là.....
      Par contre les saloperies de la Marine je ne les loupe jamais... Chacun son truc...


    • Gontran Gontran 13 avril 2011 11:40

      Cocasse, peut-être que quelque chose vous échappe. 


      D’une part, la « racaille d’en bas », comme vous l’appelez, fait partie du peuple.

      D’autre part, ce sont les décisions politiques, l’oppression financière et les manipulations médiatiques de l’oligarchie qui sont directement à l’origine des problèmes de délinquance, d’intégration, et de clivages sociaux que rencontrent ce pays et ses populations les plus exposées (les jeunes en général, certains issus de milieux sociaux difficiles en particulier). 

      A la seconde ou tout le monde aura compris cela en France, les oligarques auront failli dans leur tentative de nous diviser pour nous soumettre, et nous pourrons, en tant que peuple, faire évoluer le système. Pour devenir plus libre et reconquérir nos droits, nous avons besoin de solidarité, pas d’adversité.

      Et malheureusement, en tenant ce genre de discours, vous faites le jeu de ceux qui nous oppressent, probablement sans le savoir. 

    • Cocasse cocasse 13 avril 2011 11:49

      l’oppression financière et les manipulations médiatiques de l’oligarchie qui sont directement à l’origine des problèmes de délinquance, d’intégration, et de clivages sociaux que rencontrent ce pays et ses populations les plus exposées

      Là tu rêves, il y a plein d’endroits pauvres, avec des gens pauvres, qui n’ont pas de problèmes de délinquance ou d’intégration.

      Tiens, écoutes Maurice, il te remettra les idées en place :
      http://www.youtube.com/watch?v=hfBpZGeGQrg
      http://www.youtube.com/watch?v=zsdlYzuibOQ

      La racaille d’en bas n’a strictement rien à foutre de la révolte, de la lutte des classes, de l’oligarchie, elle est de la même espèce. Elle est la caricature de l’extrême droite ultra-libérale. L’application de la loi de la jungle pour un profit rapide à n’importe quelles conditions.


    • Gontran Gontran 13 avril 2011 12:20

      « Là tu rêves, il y a plein d’endroits pauvres, avec des gens pauvres, qui n’ont pas de problèmes de délinquance ou d’intégration. »


      Lesquels ? 
      Ces endroits se trouvent-ils en France ? Si non, la même politique est-elle menée la-bas ?


      « La racaille d’en bas n’a strictement rien à foutre de la révolte, de la lutte des classes, de l’oligarchie, elle est de la même espèce. Elle est la caricature de l’extrême droite ultra-libérale. L’application de la loi de la jungle pour un profit rapide à n’importe quelles conditions. »

      Absolument vrai. 

      Mais cette « racaille d’en bas » est créée et instrumentalisée par le pouvoir, pour que des gens comme toi le défendent, en pensant défendre les « braves gens » des banlieues. 
      Ce sont des tactiques de division évidente, extrêmement facile à déceler si on se met dans une perspective globale, si on se met un peu dans la tête des mecs qui nous dirigent.

      Les délinquants issus des banlieues sont une milice, créée de toutes pièces par un défaut de politiques sociales pour apeurer la population et justifier des mesures de plus en plus sécuritaires et liberticides.


      Quand à Maurice, je ne sais pas qui il est, mais il dit beaucoup de bêtises, et manifestement n’a pas beaucoup vécu en banlieue, avec des banlieusard (ce qui est mon cas par exemple, et j’ai 25 ans). Avec une en particulier qui revient souvent : pourquoi aiderait-on plus les populations des banlieues que les autres ? Est-ce qu’on aide les jeunes qui ne sont pas des banlieues ? 
      C’est stupide et populiste, il prends vraiment les gens pour des idiots.

      Grandir dans un milieu défavorisé, pauvre, ou les gens parlent mal le français, ou les écoles sont mal gérées, mal financées, ou la répression policière est quotidienne, ou les voyous saccagent etc ; Ça justifie trés largement une aide supplémentaire, qui serait la bienvenue.
      Les enfants du centre-ville ne connaissent pas ces situations. D’ailleurs, ils accèdent beaucoup plus facilement à l’emploi et aux études supérieures, c’est curieux non ? 

      Je vous le redis, cher Cocasse, c’est de solidarité dont nous avons besoin pour nous rebeller, pas de cracher sur l’ennemi que le pouvoir agite sous nos yeux.

    • enréfléchissant 13 avril 2011 12:30

      cocasse t’es assez limitée dans tes raisonnements, cela explique d’ailleurs tes choix politiques... 

      Ne prend pas les problèmes à l’arrivée, cherche en la source : capitalisme, pauvreté et étatisme.

    • Cocasse cocasse 13 avril 2011 12:50

      Gontran, on est globalement d’accord.
      Mais je pense que s’intéresser au pourquoi du comment n’enlèvera pas que les racailles d’en bas ne seront jamais solidaires de notre combat contre celles d’en haut.
      Et ce sont, de plus, des quartiers qui sont des gouffres à fric. Ils sont nettement mieux financés qu’ailleurs, mais en pure perte.

      Pour ce qui est de cette situation, évidemment créée de toutes pièces ces 30 dernières années.
      Si on avait voulu y mettre un terme, cela aurait été fait. Mais déjà, il faudrait un système tourné vers l’avenir, la répression seule n’offrant pas d’alternative.
      Mais tout reste malgré tout de l’ordre de la responsabilité individuelle.


    • Gontran Gontran 13 avril 2011 13:07

      L’argent n’est pas le problème. On peut dépenser des sommes folles dans des projets qui sont du vent. Il suffit de faire passer les chiffres au 20h. Ce n’est pas d’argent dont les banlieues ont besoin.


      Les banlieues ont besoin (ou ont besoin de plus) : 
      - De fonctionnaires
      - D’instits et de profs expérimentés, et pas que des petits nouveaux effrayés
      - D’éducation populaire (apprendre à coomprendre la société pour être capable de défendre ses droits)
      - De travailleurs sociaux
      - De vraies politiques culturelles (et pas juste filer 5000 euros par an à la MJC du coin pour le prof de danse africaine)
      - De policiers et de médiateurs sociaux
      - De politiques de développement local efficaces
      etc

      Au lieu de ça, on dépense des fortunes pour construire de nouveaux immeubles à la place des anciens dans lesquels on mettra les mêmes gens dans les mêmes conditions, ou des stades de foot inutiles, ou des beaux ronds points avec une sculpture hors de prix au milieu. Ça fait joli dans le journal et l’électeur peut se dire « ah mais quand même, avec tout ce qu’on fait pour eux, voila comment ils nous remercient ces arabes ». 

      Diviser pour mieux (régner) oppresser. 

    • Cocasse cocasse 13 avril 2011 13:30

      Cela ne sert à rien, si tu ne nettoie pas.
      Cela veut dire s’attaquer à la criminalité organisée dans ces zones, et la décapiter.


    • enréfléchissant 13 avril 2011 13:51

      Les ghettos resteront ghettos jusqu’à ce qu’on n’offre pas de travail et qu’on ne sorte pas de la pauvreté les habitants des ghettos.

      Un des problèmes avec le capitalisme c’est qu’on ne veut pas partager le travail pour supprimer le chômage, il y-aura donc toujours des pauvres sans alternatives qui n’auront que criminalité comme solution.
      Imaginez combien le capitalisme nous coûte, il laisse tellement de personnes dans la misère que les états qui défendent le capital n’ont d’autres choix que d’assister les exclus.
      L’assistanat et l’exclusion sont a détruire, pour cela détruisons le capitalisme.

    • Gontran Gontran 13 avril 2011 14:17

      Partager le travail pour supprimer le chômage ? Vous vivez en 1884 ou quoi ?

      Ce n’est pas en partageant le travail qu’on supprime le chômage, si seulement c’était aussi simple... Partager le travail pour supprimer le chômage, ce serait une bonne idée si le besoin en travailleurs ne changeait pas au fil des ans. Mais il y a ce qu’on appelle les gains de productivité, et ceux-ci font qu’au fil du temps, nous avons besoin de moins en moins de travailleurs. 
      La solution n’est pas économique, elle ne se trouve pas dans le travail (« l’emploi », mot affreux qu’on utilise aujourd’hui) car le travail au sens ou nous l’entendons, si les progrès techniques continuent, disparaîtra un jour ou l’autre ou n’occupera qu’un fraction très minoritaire de l’humanité. 
      La solution est politique : IMPOSER une répartition ÉQUITABLE des richesses produites dans un système capitaliste régulé par les ETATS, états dont les représentants sont élus par le peuple PARMI le peuple (plus de politiciens professionnels) en fonction de leurs compétences et de leurs visions. 

      Il ne faut pas confondre l’assistanat et la justice.

      L’anarchisme signifie obligatoirement une régression ou une stagnation technologique et économique car construire une démocratie sans mandater des gens pour prendre des décisions (c’est à dire établir une hiérarchie), à l’échelle de millions d’individus c’est impossible. C’est une voie que nous ne pouvons pas nous permettre d’emprunter (étant donné notre nombre, l’état de la planète, la configuration géo-politique). 

    • Gontran Gontran 13 avril 2011 14:45

      Disons que le crime organisé c’est de l’eau dans un sceau.


      L’état, avec sa main droite, le vide avec une grosse tasse. C’est la répression efficace. Les flics efficaces qui mettent de vrais délinquants devant la justice, les tribunaux qui font ce qu’ils peuvent avec leurs moyens etc. 

      Mais l’état tient dans sa main gauche une tasse qu’il ne nous montre pas trop, et qui est nettement plus grosse que celle qu’il a dans la main droite. Et avec, il remplit le sceau. Ce sont les politiques laxistes, libérales, anti-sociales, les débats sur l’identité, les contrôles de police inutiles systématiques, le gaspillage d’argent, les sans-papiers mis en prison pour alimenter les statistiques, la politique du chiffre dans la police, l’abaissement des budgets de la justice, de l’action sociale, culturelle, les profs débutants envoyés dans les classes les plus dures etc. 

      Le sceau se remplit, et les politiques disent « ATTENTION !! Vous voyez comme ça se remplit !! Il faut m’élire pour que je puisse y faire quelque chose ! ». Mais ce sont eux qui le remplissent.

      Parfois il déborde, comme en 2005, et là, c’est JACKPOT. Quand des quartiers entiers brûlent, les français ont peur, et quand ils ont peur, ils sont prêts à accepter n’importe quoi. 


      C’est un peu simpliste et schématique, mais moi je pense que c’est comme ça que ça se passe. Et le pire, c’est que si on y réfléchit, ce raisonnement ne s’applique pas qu’au crime organisé. Si on y réfléchit vraiment, on peut le voir mis en pratique dans TOUS les domaines.

      C’est comme ça qu’ils nous baisent, il n’y a pas d’autres mots.

    • enréfléchissant 13 avril 2011 16:01

      Les gains de productivité devraient justement permettre la réduction du temps de travail de chaque individu, ce qui n’est évidemment pas le cas dans nos sociétés capitalistes.

      Alors, oui, je le répète, c’est en partageant le travail équitablement que nous pourrons supprimer le chômage, chômage créé :
      -pour faire pression sur les salariés 
      -par la contrainte de la rentabilité imposée par le système capitaliste
      -par l’exploitation maximale des salariés

      Les arguments que vous utilisez quand à l’exigence d’un gouvernement et d’une hiérarchie pour que la technologie se développe n’ont aucun poids.
      Même si la hiérarchie doit être combattue, il est évident que des individus auront plus de connaissances que d’autres et pourront amener des révolutions technologiques. La différence c’est que ces évolutions technologiques devront être expliquées à tout le peuple dans les différentes assemblées communales, pour être débattues et acceptées ou refusées. Ainsi, les technologies iront toujours dans l’intérêt général(qui n’existe pas dans une société capitaliste) et ne seront jamais aux mains de minorités comme c’est le cas actuellement. 

    • Gontran Gontran 13 avril 2011 17:42

      Alors ce que vous dites, c’est qu’il faut que plus de gens travaillent, mais moins chacun. Et vous pensez que ça va améliorer la situation ? 

      Le chômage est systémique, c’est une conséquence normale et prévisible de l’amélioration de la productivité. Ce ne sont pas les vilains capitalistes qui l’ont inventé pour embêter les gentils prolétaires, encore une fois, c’est bien plus subtil que ça.


      « (même sans système hiérarchique) il est évident que des individus auront plus de connaissances que d’autres et pourront amener des révolutions technologiques. »

      Mais si c’est l’anarchie, et donc qu’il n’y a plus de hiérarchie, comment les décisions sont-elles prises ? Qui les fait appliquer ? Qui organise vos « assemblées communales » ? Qui synthétise les comptes-rendus de ces assemblées et comment obtient-on des politiques nationales ou internationales ? Qui décide qui fait quoi ? Comment sont désignés les fonctionnaires ? Qui les paye ? Comment ? En combien de temps et à quelle échelle ?

      Et sans ces politiques et ces infrastructures économiques, comment financer la recherche ? Comment financer des programmes d’expérimentations ? 

      Comment pouvez-vous ne pas vous rendre compte que changer radicalement de système pose plus de problèmes que ça n’en résout ? 
      Et pourquoi ne voulez-vous pas admettre qu’il est toujours possible de faire évoluer un système existant dans un sens ou dans l’autre ? Et que c’est à la fois plus simple, plus rapide et plus efficace ?


      « les technologies iront toujours dans l’intérêt général(qui n’existe pas dans une société capitaliste) »

      Vous n’avez pas de four à micro-onde chez vous ? Ou de télévision couleur ? Avec quel technologie qui ne profites pas à l’intérêt général arrivez-vous à utiliser internet et à me répondre ?
      Ce que vous dites n’a aucun sens, vous essayez de discréditer le capitalisme en tant que système, alors qu’il est évident que les injustices et les dérives ne sont pas dues au système économique en tant que tel, mais à l’absence de contre-pouvoir politique indépendant et efficace.

    • enréfléchissant 13 avril 2011 18:30

      Le chômage est systémique, c’est une conséquence normale et prévisible de l’amélioration de la productivité. Ce ne sont pas les vilains capitalistes qui l’ont inventé pour embêter les gentils prolétaires, encore une fois, c’est bien plus subtil que ça.


      Là vous vous trompez, c’est le capitalisme qui crée le chômage, je le répète.
      Qui pourrait imaginer qu’il n’y ait pas assez de travail sur terre pour faire travailler tout le monde ? Personne, et dire le contraire c’est être de mauvaise foi.

      C’est le système capitaliste qui est pourri et qui permet les conglomérats, les lobbys, les dérives, la corruption, la prostitution, les guerres, la plupart des meurtres et ainsi de suite. 
      Et tant que le capitalisme fonctionnera et engendrera des inégalités et l’appât du gain, ces problèmes resteront. 
      Vous pourrez essayer de réformer le capitalisme, vous ne pourrez pas car le capitalisme donne clairement l’avantage au capital, à celui qui possède, sortir de ce système par les urnes revient à espérer de nos classes politiques ultra bien nées et bien copinées de prendre des mesures contre les intérêts de la ploutocratie mondiale.
      C’est par le peuple qu’arrivera l’heure du changement, et les capitalistes feront tout pour garder leurs privilèges.

    • enréfléchissant 13 avril 2011 18:37

       vous essayez de discréditer le capitalisme en tant que système, alors qu’il est évident que les injustices et les dérives ne sont pas dues au système économique en tant que tel, mais à l’absence de contre-pouvoir politique indépendant et efficace.

      Contre-pouvoir politique face au capitalisme ? Donc vos admettez que le capitalisme est la sources des injustices, ou en tout cas la source majeure.

      Quelques incohérences du capitalisme :
      Le capitalisme est la source des injustices puisqu’il permet par l’argent à un homme d’en commander un autre, ce qui n’a pas de valeur morale valable.
      L’appât de l’argent peut faire faire des choses immorales aux gens.
      Le capitalisme permet et encourage l’accumulation de capital et ainsi la polarisation extrême des richesses et donc du pouvoir
      Le capitalisme ne prend pas en compte les besoins de la population mais les possibilités d’achats de la marchandise
      La capitalisme permet à des hommes d’en voler des autres avec le salariat, le salarié n’est pas propriétaire de ce qu’il produit

    • Radix Radix 13 avril 2011 21:49

      Bonsoir Gontran

      Merci pour cet échange très éclairant !

      Radix


    • 65beve 13 avril 2011 21:57

      Bonsoir Cocasse,
      Vous dites :
      « ils iraient occuper l’assemblée nationale ou jeter des cailloux sur l’Élysée. »

      Je pense qu’ils bombarderaient aussi le paquebot de la marine.
      cdlt


    • Gontran Gontran 14 avril 2011 00:51

      « Là vous vous trompez, c’est le capitalisme qui crée le chômage, je le répète. »


      Selon votre hypothèse, dans un système communiste par exemple, il n’y a pas de chômage.
      Mais lorsqu’une usine, qui appartient à l’état du coup, s’équipe de nouvelles machines par exemple, elle a besoin de moins de travailleurs. Elle produira plus vite, avec moins de main d’oeuvre, pour moins cher. C’est ce qu’on appelle le gain de productivité. 

      A ce moment-là, que se passe-t-il dans votre utopie ? Les travailleurs sont « recyclés » dans d’autres usines ? Mais qu’adviendra-t-il quand les autres usines s’équiperont elles aussi ?

      Le progrès, cher ami, c’est de TRAVAILLER MOINS POUR GAGNER PLUS. 

      La question centrale de l’inégalité, ce n’est pas le chômage, car LE CHÔMAGE EST UN PROGRÈS dans le sens ou le travail est pour beaucoup une aliénation, quelque chose qui les empêche d’accomplir ou d’avoir leurs propres ambitions personnelles. 

      La question centrale du siècle qui vient en matière de social, c’est comment répartir les richesses de manière juste entre ceux qui travaillent encore et ceux dont on a plus besoin, et qui seront de plus en plus nombreux.


      Pourquoi faire référence à des revendications communistes alors que vous vous réclamez d’un courant anarchiste depuis le début de nos échanges ? Les sociétés communistes sont hiérarchisées au moins autant que les sociétés capitalistes. 
      Le communisme était une belle idée, qui a très mal vieillie. Le progrès technologique le rend obsolète car il est construit sur la valeur du travail. Or, sauf cataclysme ou guerre mondiale, le travail disparaîtra à mesure que la productivité augmentera grâce à la technologie, jusqu’à un point ou l’intervention humaine dans des domaines techniques sera anecdotique. 

      Donc, une fois de plus, l’enjeu, c’est de répartir les richesses produites équitablement entre ceux qui travaillent encore et ceux qui n’ont plus besoin de travailler. 



      « Contre-pouvoir politique face au capitalisme ? Donc vos admettez que le capitalisme est la sources des injustices, ou en tout cas la source majeure. »

      Non, c’est l’absence de ce contre-pouvoir qui en est la source, nuance.


      Quand à vos théories sur le capitalisme, encore une fois, vous semblez penser qu’il n’y a qu’un capitalisme, et qu’il est figé dans une posture inhumaine, libérale et incontrôlable.
      Mais c’est faux. Celui qui fixe les règles du jeu (les lois), c’est l’état. Le capitalisme est soumis à la loi, et si la loi proscrit les injustices, alors le capitalisme sera juste.
      Il s’agit simplement d’avoir des politiciens qui font leur boulot : représenter le peuple et prendre des décisions dans l’intérêt général. 

      Et pour avoir ça, une bonne révolte serait un début. 

    • jpm jpm 13 avril 2011 10:12

      Comme disait le Che (ou presque), « Soyons realistes, exigeons le Possible » soit un revenu de base ou une allocation universelle pour tous.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle


      • JL JL 13 avril 2011 10:19

        Pour comprendre l’ineptie du principe de l’allocation universelle pour tous (pléonasme !), je vous propose de faire une expérience de pensée. Un RU est équivalent à deux opérations que l’on peut déconnecter parce qu’elles sont, aujourd’hui, amalgamées artificiellement.

        La première consiste à donner 1000 euros de plus à chaque citoyen, sans condition de ressource. Ce n’est ni juste ni injuste, et si l’on trouve un financement, pourquoi pas. Se pose toujours la question des aides : qui y a droit, et qui n’y a pas droit.

        La seconde consiste à trouver un financement, et parmi ces financements possibles, il y a d’une part, les impôts supplémentaires que paieront les assujettis ; d’autre part la récupération des aides et allocations diverses et variées. Cela règle la question de savoir qui y a droit : personne ! Cela est profondément injuste et intolérable.

        Donner un RU à tout le monde ET retirer les allocations à ceux qui en perçoivent, cela revient à tuer la politique sociale.

        Tout le monde y gagne sauf les nécéssiteux, chômeurs, handicapés, vieux au minimum vieillesse, etc, puique que cela est équivalent à faire une redistribution vers le haut !


      • PhilVite PhilVite 13 avril 2011 10:32

        @JL
        Mais, si un RU décent (reste à définir) et inconditionnel est versé à chacun, reste-il des nécessiteux ?
        (Le cas du handicap à « compenser » doit être traité séparément)


      • JL JL 13 avril 2011 10:42

        Mais oui, PhilVite,

        puisqu’on retirera les aides actuelles ! C’est le but ! Et c’est pourquoi il faut dénoncer cette escroquerie intellectuelle qui sous couvert de générosité va enfoncer encore plus les exclus et les handicapés.

        Un chômeur qui perçoit 1000 euros recevra 1000 euros de RU mais on lui retirera ses indemnités de chômage ! gain net : zéro !

        Personnellement, si je reçois 1000 euros je ne paierai que 400 euros d’IR en plus ! Bénéfice net : 600 euros dans ma poche ! Qui va payer ?

        Je ne suis pas né de la dernière pluie : je ne vois dans cette réforme qu’une continuation de la politique menée depuiis longtemps et qui vise à faire baisser les salaires en faisant pression sur les « sans emplois ».

        Il faut être idiot ou rusé pour soutenir une telle idée.


      • PhilVite PhilVite 13 avril 2011 11:14

        Si le but est de fournir à chacun un revenu décent, pourquoi voulez-vous qu’il y ai des aides en plus ?
        Pour ma part je crois que cela peut correspondre au changement profond de paradigme qu’il faudra bien amorcer un jour.

        Quant au financement, vous avez sûrement déjà visionné cette vidéo ( ici ), chiante sur la forme mais intéressante quant au fond, et qui vaut bien qu’on y consacre quelques minutes. Qu’en pensez-vous ?


      • JL JL 13 avril 2011 11:52

        PhilVite,

        je vois que vous ne voulez pas comprendre. Si vous faites partie de ceux qui y ganeront sur le dos des malheureux et que vous vous en foutez, ou bien que vous faites partie de ceux qui ne changent jamais d’avis -les deux sont parfaitement compatibles -, je n’ai assurément pas de temps à perdre avec vous


      • Cocasse cocasse 13 avril 2011 11:52

        La révolution a déjà commencé, c’est la révolte des consciences, pas besoin de sang pour évoluer mais seulement de bon sens et d’ouverture d’esprit !!

        En dernier recours, la Force est l’apanage des puissants.
        Les grands capitalistes n’ont strictement rien à foutre de ton bon sens ou de ton ouverture d’esprit.
        Tu trimes pour eux, de gré ou de force. Même dans une niche, tu sers leur système.


      • jaja jaja 13 avril 2011 11:55

        Oui en forme et en RTT....


      • PhilVite PhilVite 13 avril 2011 12:20

        JL

        J’ai remarqué à plusieurs reprises votre opposition viscérale au RU. A chaque fois vos explications m’ont parues vaseuses. Aujourd’hui encore. J’essayais donc d’approfondir afin de comprendre ce qui pouvait bien m’échapper, mais en fait votre attitude montre qu’il n’y a rien à comprendre et vous m’en voyez bien soulagé. Vous vous complaisez dans votre délire, grand bien vous fasse. Mais vous devriez quitter ce petit ton d’arrogance qui vous ridiculise.


      • jpm jpm 13 avril 2011 12:24

        Salut Calmos, le Che etait plus ambitieux que moi. Il exigeait « l´impossible » alors que moi je me contenterais du « possible » smiley 

        PS : notez quand meme que j´avais pris le soin de mettre entre parenthese (ou presque) avant la citation, notamment pour les puristes comme vous.


      • JL JL 13 avril 2011 12:34

        PhilVite,

        même un enfant comprendrait :

        Un chômeur qui perçoit 1000 euros recevra 1000 euros de RU mais on lui retirera ses indemnités de chômage ! gain net : zéro !

        Personnellement, si je reçois 1000 euros je ne paierai que 400 euros d’IR en plus ! Bénéfice net : 600 euros dans ma poche ! Qui va payer ?

        Qui ?


      • JL JL 13 avril 2011 12:46

        Ce que vous ne comprenez pas PhilVite, c’est pourquoi quelqu’un qui risque de gagner encore plus avec cette réforme s’y oppose avec tant de force.

        C’est parce que je préfère la justice à mon confort personnel, et parce que je préfère vivre modeste dans une société juste que riche dans une société inique.


      • jpm jpm 13 avril 2011 13:03

        Mon cher JL, je souhaite sincerement et amicalement que vous ayez tord pour une fois, et que donc vous puissiez un jour toucher ce fameux RU. Cela vous permettra peut etre de mieux vous soigner... Vous serez alors peut etre plus receptif au monde qui vous entoure et plus respectueux de vos interlocuteurs.


      • JL JL 13 avril 2011 13:10

        jpm,

        ceux qui doivent se soigner sont les adeptes de la pensée magique, qui ont cru hier au « travailler plus pour gagner plus » et aujourd’hui, croient au RU qui ne fera que des gagnants, depuis le chômeur en fin de droit jusqu’à la dame Bettencourt, en passant par eux.

        Que du bonheur ! Demain on chie de l’argent qu’on distribue à tous vents !

         smiley

        Je ne peux pas me tromper : on n’a JAMAIS vu un gouvernement de droite faire une réforme qui ne profiterait pas à son électorat de droite.


      • jpm jpm 13 avril 2011 13:28

        Bigre JL, nous revoila au bon vieux temps du Stalinisme ou ceux qui ne pensent comme vous doivent se soigner. De mon cote, je vous le conseille juste amicalement car je pense que vous etes trop irritable... et trop braque sur cette histoire de Revenu Universel. Surtout il n´est pas necessaire d´insulter ses interlocuteurs pour defendre ses idees... bonnes ou mauvaises.


      • PhilVite PhilVite 13 avril 2011 13:33

        JL

        Vous êtes bloqué en mode « repeat ». Prenez le temps (à défaut d’en perdre avec moi) de jeter un oeil au lien que j’ai mis plus haut, il s’y trouve des réponses à vos questions. Notamment l’explication qu’un tel système ne serait pas « excessivement » avantageux pour des gens dans votre cas.

        Et si vous pouviez cesser de traiter vos interlocuteurs d’imbéciles à chaque post la qualité du fil y gagnerait.


      • JL JL 13 avril 2011 13:33

         « Cela vous permettra peut etre de mieux vous soigner » (signé jpm s’adressant ci-dessus à jl)


      • LE CHAT LE CHAT 13 avril 2011 13:34

        @jaja

        D’autant plus qu’alors que l’on tentait de bloquer les entreprises dans ce pays, votre égérie MLP appelait à faire donner les CRS contre les grévistes et hurlait contre la paralysie de la France et pour la liberté des jaunes à aller casser la grève...
        Un ennemi acharné de plus des révoltes populaires...

        Lorsqu’en 2002 , JMLP a été qualifié pour le second tour , ceux de votre genre ont manifesté montrant ainsi tout le mépris qu’ils ont du suffrage universel et de la démocratie !


      • JL JL 13 avril 2011 13:40

        PhilVite,

        je n’ai pas vu de lien émanant de vous sur ce fil.

        C’est quoi selon vous, les personnes dans mon cas ? Si vous pouviez être plus clair, le débat en serait facilité.

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