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Une vérité que les instituts de sondages préfèrent ne pas crier sur les toits

Mais pourquoi la proposition de loi de Hugues Portelli et de Jean-Pierre Sueur pour une plus grande transparence dans les sondages soulève-t-elle l’opposition des grands instituts ? Pour une raison simple : les enquêtes sur les intentions de vote ne reposent jamais sur l’avis de 1000 personnes mais sur un chiffre en réalité deux fois moins élevé. Une vérité que les instituts préfèrent ne pas trop crier sur les toits.

Le grand public l’ignore mais les spécialistes, eux, le savent depuis longtemps : les instituts éprouvent de plus en plus de difficultés à joindre les personnes sélectionnées et à obtenir que celles qui décrochent leur téléphone veuillent bien répondre à leurs questions, a fortiori sur un sujet aussi sensible que la politique. A eux seuls, les récalcitrants peuvent atteindre 15 % de l’échantillon. Si on y ajoute les personnes qui ne sont pas sûres d’aller voter, celles qui n’expriment pas leur intention de vote et celles qui ne sont pas encore sûres de leur choix, l’échantillon peut diminuer de moitié. Et c’est un minimum. Certains sondages sur les intentions de vote ne reposent au bout du compte que sur 400 personnes. C’est la faiblesse de cet échantillon réel qui oblige les instituts à faire de sérieux redressements pour disposer d’une photographie représentative de l’opinion.

Sans attendre le vote d’un loi qui les contraigne à plus de clareté sur la taille de leur échantillon réel, quels sont les instituts qui jouent le jeu de la transparence et pouquoi l’échantillon réduit-il de moitié ? C’est ce que Global conseil a voulu savoir en effectuant une enquête sur les enquêtes.

Commençons par un constat d’ordre général : en terme d’information sur les conditions de réalisation des sondages, la plupart des instituts se contentent de respecter la loi, et rien que la loi. Du coup les notices ne disent pas grand chose. N’y figurent généralement que le nom de l’institut, celui du client, le nombre de personnes interrogées, la date des interviews ainsi qu’une phrase rappelant le droit de toute personne à consulter la notice détaillée de la méthode utilisée à la Commission nationale des sondages. Pour connaître la taille et la composition réelles des échantillons, il faut donc s’en remettre à la bonne volonté des instituts.

Premier « oubli » : aucun institut ne parle des personnes ayant refusé de répondre à l’enquête. Or les quelques 1000 personnes sélectionnées qui constituent l’échantillon représentatif ne répondent jamais toutes au questionnaire qui leur est soumis. Ce taux de refus est de 15 % quand il n’atteint pas 20 % voire de 30 % des personnes sollicitées pour les besoins de l’enquête. Au minimum, l’échantillon de départ passe de 1000 à 850 personnes.

A ce premier écrémage s’en ajoute un second : les futurs abstentionnistes. Pour les présidentielles de 2007, trois instituts sur cinq rappellent que les intentions de vote sont celles des personnes sûres d’aller voter mais seul Ipsos en précise le pourcentage. CSA et Opinion way n’en parlent pas. En admettant que la moyenne de ces futurs abstentionnistes soit de 20%, ce qui est un chiffre plutôt optimiste, l’échantillon des personnes passe de 850 à 680 personnes.

Troisième écrémage : toutes les personnes sûres d’aller voter n’expriment pas forcément une intention de vote lorsqu’elles sont interrogées. Soit parce qu’elles hésitent encore entre plusieurs candidats, soit parce qu’elles n’ont pas encore fait leur choix. Une fois encore, CSA et Opinion se montrent particulièrement discrets. Ce chiffre est pourtant en moyenne de 15% ce qui fait passer l’échantillon standard de 680 à 580 personnes.

Quatrième et dernier écrémage de l’échantillon : toutes les personnes qui expriment une intention de vote ne sont pas forcément sûres de leur choix. Plus le nombre d’indécis est important, moins le scrutin est joué, plus la campagne des candidats joue un rôle déterminant. Il s’agit donc d’une donnée essentielle… et, là encore, rarement mentionnée. Pour la présidentielle de 2007, seuls LH2 et OPinion way donnent le pourcentage des indécis. Pour les hypothèses de premier tour des présidentielles 2002, aucun institut ne précise ce chiffre. En retenant un taux d’indécis de 40%, qui n’aurait rien d’anormal à deux ans de la prochaine élection présidentielle, l’échantillon se trouve réduit… à 350 personnes sûres de leur choix. A ce stade, la marge d’erreur passe de 3% à 5%, soit plus que l’écart séparant certains candidats.

Si on ajoute à la faiblesse d’arrivée de l’échantillon le fait que certaines catégories sociales refusent plus souvent de se prêter au jeu des questions réponses des instituts (les classes populaires) et que certains électeurs mentent plus volontiers que d’autres sur leurs intentions de vote (les électeurs du FN), on comprend mieux à quel point les instituts doivent corriger les résultats bruts des enquêtes pour obtenir une « photographie » à peu près fidèle de l’opinion. Aucun institut n’y échappe. Mais certains sont plus incontestablement plus précis que d’autres sur la taille et la nature réelle de leur échantillon. Faudra-t-il une loi pour imposer des règles de transparence plus strictes ? Compte tenu de l’importance prise par les sondages dans le choix des candidats et le déroulement des campagnes, la question a au moins le mérite d’être posée.

Les sondages retenus pour notre enquête

> Pour la présidentielles de 2007

LH2 pour RMC, BFM TV et 20 Minutes vendredi 2 et samedi 3 mars 2007, intentions de vote à la présidentielle ; BVA pour Orange et « La presse régionale » (syndicat de la PQR) les 19 et 20 mars 2007, intentions de vote à la présidentielle ; CSA pour France 3 Méditerranée, La Provence Nice-Matin réalisé du 2 au 7 janvier 2007, les intentions des vote pour la présidentielle en PACA ; IPSOS, pour Le Point les 2 et 3 février 2007, les intentions de vote pour l’élection présidentielle ; Opinion Way pour Metro et Radioclassique du 5 au 7 mars 2007, Les jeunes et la présidentielle de 2007

> Pour le présidentielles 2012

Ifop pour France Ouest mercredi 12 et jeudi 13 janvier 2011, intentions de vote à l’élection présidentielle de 2012, tns-sofres vendredi 19 et samedi 20 novembre 2010, intentions de vote à l’élection présidentielle de 2012, vague d’automne ; BVA pour l’Observatoire de la politique nationale, vendredi 14 et samedi 15 janvier 2011 ; BVA pour BFM TV, 20 minutes et RMC, « La désignation du candidat PS et les intentions de vote de premier tour et de second tour dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012« , lundi 17 et mardi 18 janvier 2011


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37 réactions à cet article    


  • jaja jaja 8 mars 2011 09:55

    J’ai refusé de me faire sonder pour la prostate ce n’est sûrement pas aux faiseurs d’opinion que je vais écarter les fesses....


    • Traroth Traroth 8 mars 2011 11:57

      Je ne suis pas d’accord. Je n’ai jamais eu peur de parler de mes opinions politiques, ni de dire pour qui j’allais/avais voté.


    • Emmanuel Aguéra LeManu 8 mars 2011 13:38

      Encore une façon de se mettre la tête dans le sable...

      La Marine Nationale réunit un quart des suffrages, ça ne fait aucun doute, il suffit de constater l’évolution et le QI moyen des commentaires sur Agoravox. Alors ne nous perdons pas en explications qui ressemblent à des excuses... Les sondages sont critiqués quand ils ne vous conviennent pas et respectés dans le cas contraire. Même si ça fait mal.

      Je crois que je ne suis pas prêt de diminuer mes scores de moinssages, mais vous m’excuserez, la Marine est très logiquement la résultante du clientélisme obscurantiste de Sarkozy, et de sa clique, dont l’extrémisme affiché ne mérite même pas le qualificatif de démagogique, il est simplement visble et avéré qu’ils ne nous racontent et ne font que des conneries.

      Le pédantes circonvolutions du pouvoir sont à mes yeux aussi extrémistes que les discours, percutants de simplisme, de la Marine Nationale. Leurs thèmes de terreurs à exploiter sont les mêmes et l’on sait que c’est bien souvent la peur qui vote, et pas nécessairement le cerveau...

      Mais la Marine a l’avantage de l’opposant... Forcément plus crédible, à discours comparable, que le gouvernement qui affiche sa nullité à coup de non-résultats et de langue de bois (celle-ci aura je crois atteint des sommets de perfection durant ce quinquennat-massacre appelé a rester dans l’histoire de l’irresponsabilité d’Etat).

      Je me souviendrai de ce sondage : c’est le premier qui me semble refléter la réalité de ce qu’est devenue une société tranquille qui se disait civilisée jusqu’à ce qu’elle se heurte au mur de la récession.

      Après Sarko, donc, le déluge... Il va falloir ramer car si la Marine nous embarque sur son arche, il sera beau le résultat... Multiplication d’abri anti-atomiques en vue, relance de l’économie, nouveaux marchés à prendre...

      Alors, cher Franck, continuez à mépriser Internet, ce dont vous semblez fier, et à ne pas croire aux sondages dont la réalité crève les yeux de tous sauf les vôtres, mais svp, arrêtez de déblatérer ces conneries qui vous seront (qui vous sont déjà) fatales. Et fatales à moi aussi, ce dont je ne vous remercie pas, espèce d’irresponsable !
      Et continuez donc à ouvrir son chenal présidentiel à la Marine, vous faites de l’excellent boulot.

      Quelle connerie, la vie.


    • Toth Toth 9 mars 2011 10:45

       LeManu

      Je suis entièrement d’accord avec vous, mais SVP arrêtez de parler de la Marine, notre armée ne mérite pas ça. Cette dame a un nom et aussi trois prénoms : Marion Anne Perrine Le Pen
      Utilisons le nom ou le nom et le/les prénom(s), mais pas une contraction entre le premier et le dernier de ses prénoms. Car c’est un artifice marketing destiné à la mémorisation des chalands et à la rendre sympathique aux yeux de sa clientèle de prédilection. 

    • Leo Le Sage 9 mars 2011 18:21

      Par Toth (xxx.xxx.xxx.77) 9 mars 10:45

      +1
      bien envoyé...

      Il faudrait aussi surtout parler des vrais problèmes des français que MLP n’aborde pas de manière officielle sur le site du FN.


    • Abou Antoun Abou Antoun 8 mars 2011 10:31

      Le sondage est un business comme un autre (TOUT est business maintenant). Moins on sonde (plus la taille de l’échantillon est réduit), moins ça coûte, car les enquêteurs sont (un peu) payés. Inversement, plus on sonde (plus on multiplie les sondages idiots et sans intérêt) plus on gagne. C’est tout !
      La tendance actuelle est de réduire les frais d’enquête en utilisant d’abord le téléphone, puis des formulaires internet, de la sorte on peut ’délocaliser’ les centres d’appel, et puis même les supprimer.
      A priori les instituts (dans le domaine de la politique) ont vocation à donner une image de l’opinion, mais ils se sont bien vite rendu compte qu’ils pouvaient par leurs publications influer sur cette opinion. C’est pourquoi ils proposent leurs services à des politiciens en mal de publicité. mais comme tout le monde bouffe au même râtelier cela devient du grand n’importe quoi. Le mieux est d’ignorer complètement tout cela.
      Cela dit on est en plein délire et Agoravox participe à ce délire en publiant à répétition des articles sur des résultats hypothétiques d’élections qui auront lieu lieu dans plusieurs mois et pour lesquelles on ne connait même pas les candidats. En outre le passé nous a appris que quel que soit le résultat de ces élections, et en dépit de toutes les promesses, c’est toujours in fine ’business as usual’. Il s’agit donc de désinformation sur des non-évènements.
      Liens :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_fran%C3%A7ais_d%27opinion_publique
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Harris_2
      Remarquez, au passage, qui tient les manettes dans les directoires...
      Coluche nous manque terriblement, il y a tellement de matière pour lui.


      • sisyphe sisyphe 8 mars 2011 11:59

        D’accord avec Abou Antoun. et l’auteur 


        A force de minimiser le coût de réalisation des sondages (avant, c’étaient des enquêteurs qui se déplaçaient), les résultats sont de plus en plus sujets à caution, mais l’important étant les effets d’annonce, ils sont couverts, par la médiatisation, quand ils n’arrangent pas eux-mêmes les résultats pour le client qui commande....

        on sonde, puis on drague.....



      • easy easy 8 mars 2011 10:51

        Je fais confiance à notre ami Franck qui parait documenté.

        Moi, sans rien y connaître, je serais allé à dire qu’il n’est pas très coûteux de recueillir 1000 réponses.
        Mettons qu’un sondeur coûte 100 € /jour à un institut. Malgré les échecs, les refus, il peut au moins ramener 10 réponses par jour non ?
        Bon mettons 5 réponses par jour. ça ferait un prix de revient de 20 000€. Ce qui, après marge ajoutée ferait un prix de vente acceptable non ?

        Parce qu’il faut sonder en une seule journée, il faudrait 200 sondeurs ramenant chacun 5 réponses.
        Intuitivement, je dirais que les instituts ne mobilisent pas 200 sondeurs par sondage mais à tout casser 20. Si le nombre de sondeurs est réellement de l’ordre de 20, ça voudrait dire que chacun d’eux devrait ramener plutôt 50 réponses.

        De ces deux manières d’évaluer leur logistique, il ressort que les sondeurs ne doivent pas être plus de 50, que chacun doit ramener dans les 20 réponses et que toute l’opération ne devrait pas revenir à plus de 20 000€ en salaires de sondeurs. Dans ce cas, l’opération étant petite chose, l’important étant de pondre un résultat juste (qui se vérifiera d’une manière ou d’une autre à grande échelle) pour maintenir sa réputation, un institut ne devrait pas se contenter d’un panel de réponses trop petit. Si les instituts ont constaté d’expérience qu’un panel de 1000 réponses est plus juste qu’un panel de 400 alors il ira à 1000 sans tergiverser sur les moyens à engager pour les obtenir.

        Et s’ils ont constaté qu’avec 400 ils arrivaient à un résultat ne différant que de 0,5 % d’un résultat sur 1000, il est logique qu’ils en viennent à ne pratiquer que les 400. Sans grande considération sur les questions de coût.

        Car les résultats nous sont donnés sans virgule.





        • Leo Le Sage 9 mars 2011 18:23

          il y a des réusltats qui ne sont pas valables dans les sondages :
          -l’arrêt du sondé.
          -les réponses incohérentes du sondé
          -parfois on a du mal a trouver quelqu’un à certaines heures, etc.
          -etc.

          Donc, ce n’est pas si simple...


        • voxagora voxagora 8 mars 2011 11:18

          Beaucoup d’entre nous savent cela

          mais cela ne fait pas de mal de le rappeler, merci.

          • JL JL 8 mars 2011 11:45

            « J’apprends que le gouvernement estime que le peuple a ’trahi la confiance du régime’ et ’devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités’. Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? (Brecht)


          • Gabriel Gabriel 8 mars 2011 11:40

            Les sondeurs ont la même utilité pour la population qu’une bicyclette pour un poison rouge !


            • JL JL 8 mars 2011 11:44

              En l’occu-rance (!), ce serait plutôt un poison bleu-marine, et qui pue !

               smiley  smiley  smiley


            • Yvance77 8 mars 2011 11:57

              Salut,

              Sacré Sarko c’est bien la peine qu’il déverse des tombereaux de biftons chez son pote Giacometti d’Opinion Way ou chez sa supportrice de choc aka l’idiote de Parisot si c’est pour avoir des chiffres foireux.

              Il n’a qu’à ouvrir les fenètres de son palace et d’écouter la vox populi. Avantage de la méthode :

              - elle est fiable
              - pas de parasitage
              - gratuite

              ... et accessoirment elle lui ferait faire l’économie de se présenter en 2012.

              Bon post l’auteur

              A peluche


              • cevennevive cevennevive 8 mars 2011 16:47

                Ou alors, Yvance, il lui suffirait de lire les commentaires (et les articles) d’AGORAVOX...


              • la_gata la_gata 9 mars 2011 10:04

                @ cevennevive..

                 il faut pas trop demander au petit .. j’ai lu , qu’il n à pas depassé du niveau des portables et du sms ..

                :D


              • Traroth Traroth 8 mars 2011 12:00

                Voila un article intéressant, qui précise les sources d’imprécision dans les sondages, et la justification des magouilles qu’on y pratique, communément appelés « redressements »...


                • Hadj Ahmed 8 mars 2011 12:33

                  Qu’une autorité de régulation oblige sans surcout à passer la même commande en simultané à deux instituts différents qui se partageraient frais et bénéfices et qui surtout, devraient publier leurs résultats en simultané au moins à l’autorité en question, puis à la presse qu’on rigole un peu.

                  Institut 1 : 70% des sondés verraient bien un deuxième tour X vs Y
                  Institut 2 : 70% des sondés nous ont instamment priés de vouloir bien, notre sondage nous le carrer dans le train.


                  • BOBW BOBW 8 mars 2011 12:50

                    @ Yvance :« ... et accessoirment elle lui ferait faire l’économie de se présenter en 2012. »


                     smiley « Ben dich » = ...

                    • Radix Radix 8 mars 2011 13:00

                      Bonjour

                      Ayant été sondé deux fois dans ma vie, je n’ai jamais accordé la moindre crédibilité à ceux-ci.

                      La première fois j’ai reçu une enveloppe kraft à mon domicile, contenant une cinquantaine de feuillets recto-verso à remplir.

                      Les sujets étaient multiples et hétéroclites, principalement on sollicitait mon avis sur des marques de produits... Que je n’avais jamais achetés !

                      Ce qui était intéressant, c’était la lettre m’invitant à y répondre qui se terminait par des menaces de poursuites judiciaires (même pas voilées) si je ne répondais pas !

                      Réponse a mes frais bien sûr. J’ai flanqué le tout à la poubelle !

                      La seconde fois, il y a peu, c’était au téléphone où on me demandait mon avis, à travers une ribambelle de questions, sur l’image de l’entreprise en France.

                      J’ai bien rigolé !

                      Radix


                      • Solivo Solivo 8 mars 2011 13:17

                        Enfin qu’un ministre FILLON, demande à Ollier ( la voix de son maitre) de s’opposer à voter cette proposition de loi au parlement alors que leur propre majorité sénatoriale l’a accepté à l’unanimité... ne dérange pas que les instituts !

                        Leurs arguments pour s’y opposer sont là : http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/15/loi-sur-la-transparence-des-sondages-le-gouvernement-veut-torpiller-le-texte_1480263_823448.html..... c’était il y a 3 semaines !!

                        Transparence et exemplarité... quel bouffonnerie.


                        • Arthur 123 8 mars 2011 13:27

                          L’ennui dans tout cela les gens simples et les indifférents des enjeux se font piéger. Les sondages solliciter la frustration de n’être pas acteur, et renforcer la fatalité quoi que l’on fase , les jeux sont faits.
                          Ce que les sondages font, et du même acabit que la publicité, tromper.


                          • Gui Hottine Gui Hottine 8 mars 2011 14:28

                            L’émission « Les experts » de ce matin (sur BFM Business) discute de ces réserves quant à la pertinence des sondages de façon générale. Très bonne émission au passage.

                            Pour ceux intéressés par le sujet, l’émission peut être réécoutée ici (émission ►BFM Business : les experts - 08/03).

                            Outre, comme décrit par votre article, des interrogations sur les modalités de réalisation de ces sondages, une observation choc d’Alain Madelin (vers 4:42 dans l’audio mentionnée ci dessus) : « Pour être très franc (...) il y a un marché noir » et d’évoquer la possibilité que certains instituent vendent des résultats prédéfinis. ie :« quel score souhaitez-vous ? il vous en coûtera tant ».


                            • Gui Hottine Gui Hottine 8 mars 2011 14:32

                              A noter que les « experts », dans l’émission mentionnée ci dessus, ne nient pas la tendance de fond qui ressort de ces sondages, qui est celle de la progression forte du FN.


                              • Gui Hottine Gui Hottine 8 mars 2011 14:36

                                Edit de mon commentaire de 14:28 (correction du lien)

                                Pour ceux intéressés par le sujet, l’émission peut être réécoutée ici (émission ►BFM Business : les experts - 08/03).


                                • joelim joelim 8 mars 2011 16:00

                                  L’étude réalisée par l’auteur est très importante car ces sondages faisandés sont le facteur crucial qui dénature notre République.

                                  Laquelle République est en train de se transformer en une sorte de néo-démocratie d’opérette, où seuls les servants de l’oligarchie ont accès aux médias et sont présents dans les cases à cocher des sondages. 

                                  A côté bien sûr des figurants non-politiquement dangereux.

                                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 8 mars 2011 16:50

                                    Si les sondages étaient réellement fiables aujourd’hui on aurait affiché au moins 50 pour cent des intentions de vote pour le Front National !

                                    DE QUOI AVEZ-VOUS PEUR MES PETITS ?

                                    De vous-mêmes, ah bon ! Alors personne n’y peut rien pour vous ! 

                                    Ce qui est anormalement con chez les franchouillards c’est que sur les plateaux de la désinformation française, même les journalistes qui pondent leurs questions idiotes sont automatiquement contre le FN alors qu’ils essaient de rester neutre lorsqu’il s’agit de nullité gauche-droite !

                                    C’est quoi pour vous la démocratitude puisque vous appliquez la ségrégation à l’encontre de vos compatriotes ? Vous condamnez le FN avant même qu’il soit aux commandes au lieu de chasser ceux qui vous ont condamné depuis des décennies !


                                    OU VOUS CORRIGEZ L’ERREUR DE 2002 OU C’EST LA CONTINUITE DE LA CRISE !

                                    Mohammed MADJOUR.


                                    • Franck Gintrand Franck Gintrand 8 mars 2011 16:59

                                      Il est important de préciser que les sondages font partie de la vie démocratique pour le meilleur et pour le pire.

                                      Pour le meilleur, car ils permettent de connaître plus ou moins fidèlement l’état de l’opinion à un instant donné et ainsi alerter les politiques.

                                      Pour le pire, quand les sondages éclipsent volontairement les hésitations de l’opinion pour renvoyer une image très éloignée de la réalité.

                                      Car il est au moins aussi important de montrer l’opinion quand elle sûre de ses choix que lorsqu’elle hésite. C’est précisément sur ce point que les instituts de sondages se doivent de faire la plus grande transparence en mentionnant systématiquement, le nombre de personnes qui ont refusé de répondre à chaque question d’une part, et la proportion de personnes indécises dont les intentions de vote ont été prises en compte d’autre part.
                                       
                                      Sans nécessairement attendre l’adoption d’une loi sur le sujet, les instituts gagneraient à renseigner sur le degré de certitude de l’opinion sur une question ou une candidature. En faisant état de l’indécision de l’opinion, les sondages redonneraient aux campagnes politiques toute leur importance puisqu’elles sont censées convaincre les électeurs et les citoyens pour les rallier à une idée ou une proposition. Partant, les instituts de sondage joueraient un rôle définitivement utile en faveur du débat démocratique.


                                      • Kalevala 9 mars 2011 17:55

                                        vous oublier de dire comme la publiciter est là pour nous faire achetez se que l’on n’a pas besoin.


                                      • ddacoudre ddacoudre 8 mars 2011 23:16

                                        bonjour franck

                                        la désinformation à atteint une ampleur comme jamais égalé, celui qui ne sait pas ou qui ignore trop de chose, est complètement déboussolé.
                                        il y a deux raisons la vitesse et la technologie, les deux se cumulent, et notre système biologique n’est pas à la mesure de la conjugaisons des deux. et au moment où l’on aurait le plus besoin de fiabilité pour trier, discerner, comprendre parce que il y aune fracture intellectuelle à plusieurs niveau qui se creuse, c’est tout le contraire qui se produit, plus de polémiques, plus de confusion, plus d’illusions pour faire croire que nous maitrisons encore l’existence.
                                        dans tout cela les sondages d’opinions devraient être des moyens sérieux de connaitre l’opinion des citoyens, dans la situation actuelle on a l’impression qu’ils sont un moyen de manipulation de l’opinion sur des extrapolations de situation hypothétique juste parce que cela fait du buzz avec la peur du FN en l’espèce, et démarre là dessus la défiance envers les sondeurs.

                                        nous en sommes arrivé à un point où les français doutent de tout au point d’en espérer en bon névrosé dans les extrêmes pour que çà casse.
                                        je n’ai jamais connu une situation aussi préoccupante, ce n’est pas la peur du FN dont je parle, car même si je le tiens pour un parti fascisant, même avec la présidence il n’irait pas bien loin.
                                        c’est l’absence d’espérance qui découle de tout cela.
                                        un pays sans espérance ne va pas loin, ou plutôt se rapproche du despotisme donc tue sa démoratie.

                                        cordialement.


                                        • CAMBRONNE CAMBRONNE 9 mars 2011 10:15

                                          Salut

                                          A l’auteur : OUI et alors !
                                          Pourquoi cette sodomisation des dyptères pour vous faire oublier votre trouille ?

                                          Oui mon pôvre vous êtes entouré de fachos !

                                          Admettons que les sondages ne soient pas une science exacte , ça on le sait depuis « belles burettes » mais promenez vous un peu en
                                          France et fréquentez un peu des personnes qui ne sont pas de votre milieu et vous verrez que MLP dit tout haut ce que au moins 25% des Français disent tout bas ou au café du commerce .

                                          Je vous laisse là et je continue à rigoler dans mon coin !

                                          Vive la république quand même .


                                          • la_gata la_gata 9 mars 2011 10:33

                                            dans la vie tout n’est pas gauche et droite , chaton .

                                            ici ce qui nous faut est d’abord une personne intégre , de n’importe quel age, orientation sexuelle , religieuse, ou politique, incapable de s’acoquiner avec des pourris, par des raisons d’affinité ou intérêt personnel ou clanique .

                                            75 % de français en ont marre des bachelots, sarkos, fillons , et autres mams ..

                                            de cette optique, la fille Le Pen n’est pas une bonne option , car formée par son pére qui est un type louche, il n’est pas un modéle de probité et traine pas mal de condamnations , la derniére .. trainé en justice a cause de l’arnaque a un de ses correligionaires.

                                            :D


                                            • pingveno 9 mars 2011 11:31

                                              Évidemment que 85% des gens refusent de répondre, ils n’ont rien à gagner et tout à perdre !
                                              Plus d’une fois j’ai été contacté par un sondeur qui après plein de questions, m’annonce que ma participation ne sera pas retenue car à la dernière minute il m’a demandé mon âge et s’est rendu compte que je ne correspondais pas aux critères du moment !

                                              Pour prendre un contre-exemple, les participants au panel de Médiamétrie, sans être rémunérés, touchent des réductions et par ailleurs ils ont une influence indirecte mais bien réelle sur les programmes donc ils peuvent avoir la satisfaction que leur participation sert à quelque chose (même si on peut contester le volet commercial de l’affaire)

                                              Peut-être faudrait-il réfléchir à une nouvelle forme de sondage, basé sur un panel (afin d’étudier non pas l’opinion elle-même mais son évolution dans le temps, info bien plus crédible), panel qui pourrait en contrepartie disposer d’outils pour interroger plus directement les politiques...


                                              • Annie 9 mars 2011 11:42

                                                Appeler ces entreprises qui se font une concurrence effrénée, des instituts de sondage, est leur accorder une crédibilité scientifique qu’elles ne méritent pas.
                                                D’autre part, en n’expliquant pas, ou en expliquant mal comment on est arrivé à ces chiffres, on les met dans le même panier que les autres statistiques, qui elles sont calculées rigousement selon des normes convenues. Au bout du compte avec ces sondages, on discrédite le reste. 


                                                • JamesD 9 mars 2011 18:48

                                                  Enfin un article qui montre le vrai problème des sondages !!!!


                                                  • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 13 mars 2011 10:33


                                                    Le vote à deux tours est une arnaque !

                                                    Il faudrait au moins 5 ou 6 tours.

                                                    Ou, pourquoi pas, des tours simultanés :
                                                    << Je vote pour untel, mais, s’il n’est pas élu, je vote pour untel, mais, s’il n’est pas élu, je vote pour untel, mais, s’il n’est pas élu, je vote pour untel, mais, s’il n’est pas élu, je vote pour untel, mais, s’il n’est pas élu, je vote pour untel, etc. >>


                                                    • Jowurz 13 mars 2011 18:53

                                                      Franck Gintrand

                                                      Cet article est surprenant pour un maître es communication !! Pourriez-vous expliquer clairement en quoi le fait que les indécis ou les muets ne soit pas pris en compte dans les résultats d’un sondage change les rapports établis entre les présumés candidats à la présidentielle par celui d’Harris ?

                                                      Ce n’est pas le sondage Harris qui est truqué mais votre art de la communication qui confine au sophisme mathématique.
                                                      Vos écrémages diminuent proportionnellement le pourcentage obtenu par chacune des personnalités, ils ne modifient en rien le résultat constaté.
                                                      Non content, permettez-moi de vous rappeler que seuls les suffrages exprimés sont pris en compte dans le résultat des élections. Les pourcentages obtenus par chacun des candidats en lice ne représentent nullement ceux de l’ensemble du corps électoral. Renseignez-vous au ministère de l’Intérieur, vous en aurez la confirmation.

                                                      Si votre thèse laisse planer le doute sur le principe du sondage elle est à priori sans conséquence sur ceux réalisés par Harris ou autre institut. Ou vous manquez de jugeotte ou vous vous moquez des lecteurs d’Agoravox.

                                                      Si cet article est le reflet de vos qualités de Conseil en communication dispensez-vous de me proposer vos services.

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