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Accueil du site > Actualités > Politique > Une vie politique zombifiée qui ne sait plus où va la France

Une vie politique zombifiée qui ne sait plus où va la France

L’actualité de la politique révèle un phénomène fondamental qui n’est sans doute pas spécifique à la France mais qui marque notre époque. Les partis politiques vivent une crise d’identité, sauf peut-être le FN qui a trouvé son identité en s’appropriant la Nation mais sans les Français. Le FN se sert de la nation française pour mener à terme son projet, troublant de ce fait une vie politique qui en vérité s’est troublée elle-même. Le paradoxe étant que les partis conventionnels qui se sont partagé le pouvoir depuis 30 ans tentent de trouver une partie de leur identité en se positionnant face au FN. Ce qui, n’en doutons pas, ne résoudra par la crise d’identité vécue par les formations politiques dont l’origine est assez lointaine puisqu’elle remonte à 30 ans. D’ailleurs, la dernière campagne électorale basée sur des projets de société remonte à 1981. Au moment de la chute de l’empire soviétique, quelques observateur on cru bon déceler un sentiment de mélancolie et de perte de repères pour les intellectuels et politiciens. Le prétexte est trop facile. Les repères ont été perdus bien avant la chute du mur, quelque part entre 1983 et 1986.

30 ans au cours desquels la perte d’identité des partis et de la France s’est accentuée, après la rupture de 1983 puis diverses tendances où le marché et la globalisation ont gagné les esprits alors que l’Europe contribuait à cette perte d’identité nationale qui en 2013, a atteint des sommets pour ainsi dire. Ce qui offre l’occasion de tracer la conjecture de l’être et du temps. Quand on ne sait plus qui on est, on ne sait pas où l’on va. Cette conjecture pouvant être renversée pour une version plus moderne et en phase avec ce que l’on sait de l’existence depuis les réflexions de Heidegger et Sartre. Celui qui ne sait pas où il va ne sait pas qui il est. Etre, c’est se projeter dans l’horizon du temps. Mais aussi jouer sur le débordement de l’Etre pour accroître le contenu de ce qu’on appellera le champ sociétal. Ce contenu pouvant être de deux natures, matériel, technologique, ou bien spirituel, intellectuel, artistique.

Peut-être que le temps où la politique définissait la nation et réciproquement est révolu. D’où la crise d’identité des partis dès lors qu’ils parlent de la France. Alors que les élus locaux ont sans doute moins de problèmes à se définir, ayant en ligne de mire la gestion des équipements et le souci des gens sur un territoire limité. Bref, des élus incarnés en super intendants locaux habilités à superviser le fonctionnement des structures et accompagner si nécessaire la vie des gens. C’est de la gestion ordinaire. Contrairement à la gouvernance nationale qui devrait en principe formuler un cap, un horizon pour la société. Mais qui ne parvient pas à le faire. Les politiciens sont sans envergure pour la plupart. Il manque des visionnaires. Dans le monde intellectuel aussi. Ce qui n’exclut pas l’hypothèse de visionnaires présents mais que l’on n’entend pas car les bonimenteurs et les habiles diffuseurs d’idées mainstream occupent le terrain médiatique sans que la profession ne s’en inquiète, je parle des médiarques évidemment.

D’ailleurs, ce sont peut-être des mêmes médias qui participent à un brouillage des visions d’avenir, se contentant de diffuser des débats à orientation polémique portant sur des sujets prosaïques voire insignifiant, la plupart liés à des question d’économie, de fiscalité, de sous, de faits divers et autres incivilités du quotidien sans conter les reportages sur les mécontentements et autres colères, certaines étant néanmoins légitimes. Et l’environnement en guise d’enjeu déterminant avec des tas de taxes alors que le premier problème, c’est le climat social qui se dégrade d’année en année. On peut penser alors à une vie politique zombifiée, déconnectée de la vie quotidienne des gens, ignorante de la vitalité sociale ou du moins ce qu’il en reste. Vu qu’il n’y a plus d’élan collectif, de projets communs, les politiciens ne sont pas incités à répondre à la nécessité d’élaborer un projet de société. Ils gèrent les affaires économiques, sociales, techniques, avec des régulations et des arbitrages. Dans une société où l’individualisme et les communautarismes ont pris un essor conséquent.

Dans une société désunie et sans projets collectifs, les populations sont vouées à être asservies par les intérêts des plus puissants, des dominants, surtout grâce aux médias de masse qui servent les élites dans leurs objectifs de « réussite sociale et économique ». Et le gouvernement ? Madame Filippetti n’a pas hésité à vanter les mérites du développement culturel parce qu’il est un gisement pour la croissance. Autant dire que la pensée politique zombifiée. Cela dit, la ministre de la culture a peut-être eu une formule malheureuse employée pour défendre son budget. Mais cette formule en dit long sur les horizons visés par la vie politique. Croissance toute et un peu de transition écologique pour rendre « morale » la croissance. Les partis politiques ne savent plus qui ils sont et où ils vont. A part aller dans la conservation des avantages que procure la profession de politicien.

Pour nos amis allemands, la situation de la vie politique est pire qu’en France si l’on en croit les dernières nouvelles des analystes et intellectuels d’outre-Rhin pour qui la démocratie est devenue apathique, sans élan, sans idée, le peuple allemand étant résigné face à la puissance du marché et l’impuissance des politiciens, lesquels sont carriéristes ou corrompus mais peu soucieux de l’intérêt d’un public qui finit par ressembler au dernier homme dépeint par Nietzsche. Ce qui laisse supposer un cercle vicieux de la démission politique joué entre les élites et la population alors qu’un autre cercle de domination se révèle, non pas comme vertueux mais fructueux. Les riches et les dominants gagnent la partie. La société est devenue une jungle darwinienne. Quant les instincts de bestialité humaine dominent, dans tous les champs de la société, la vie politique se zombifie et les vampires sont rois.


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27 réactions à cet article    


  • subliminette subliminette 21 septembre 2013 09:22

    D’accord avec vous sur tous les points.

    Si c’est plus simple pour les élus locaux, c’est que localement le peuple conserve la conscience de son identité. Alors qu’au niveau national c’est de moins en moins le cas : nous sommes Européens mais nous obéissons aveuglément aux USA (qui nous méprisent ouvertement), nous combattons les barbus au Mali mais nous leur fournissons des armes en Syrie.

    L’identité européenne n’existe pas : on oppose les peuples entre eux , les vertueux Allemands aux Grecs paresseux et tricheurs... les dociles riches et les rebelles pauvres. Et le choeur merdiatique de relayer le discours officiel des dominateurs dans une harmonie sans fausse note !

    En politique interne mêmes contradictions, et encore plus palpables au quotidien : on nous promet d’augmenter notre pouvoir d’achat mais on nous balance une nouvelle taxe pas claire chaque jour. On nous dit en démocratie mais on ne sait plus qu’inventer pour limiter nos libertés.

    Mangé à cette sauce-là le peuple devrait péter les plombs. Paradoxalement ce sont les hommes politiques, au pouvoir ou aspirant à l’être, qui pètent les plombs. Ils sont tous comme des abeilles contre une vitre : imbéciles et incapables de réfléchir à la façon de rejoindre l’air libre.


    • appoline appoline 21 septembre 2013 12:56

      Belle analyse. Le citoyen est perdu, arrosé de théories contradictoires. Il garde en mémoire un temps révolu où les médias diffusaient vérité et donc conduite à tenir pour relever le pays. Le citoyen n’a plus confiance et tourne en rond pour savoir où il va pouvoir se poser, mais les appuis sont bien fragiles quand ils ne sont pas inexistants. Le citoyen va devenir désorienté et agressif. Tout cela est voulu, sans aucun doute, les divers pouvoirs ont détruit ses repères, mais gare aux réactions


    • le naif le naif 21 septembre 2013 09:54

      Monsieur Dugué

      Je suis plutôt d’accord avec votre analyse, à un détail près, mais de taille, pas une seconde vous n’abordez le carcan de l’UE qui interdit a tout politique de quelque bord qu’il soit, d’avoir une réelle action pour notre pays.

      Dès lors que l’UE est un dogme admis & irrévocable, il ne faut pas s’étonner d’un manque de vision politique national... Seulement aspirer à retrouver notre souveraineté, c’est être au mieux taxé de souverainiste, au pire de nationaliste et dans tous les cas de facho.... Quel est la solution pour sortir de cette ornière ???

      Baroso a lui une « vision » pour la France, finir de la dissoudre dans un carcan plus étroit encore : le traité Transatlantique...


      • appoline appoline 21 septembre 2013 12:59

        Il faut virer l’europe telle qu’elle est définie, c’est un poids pour tous. Le français est avant tout français et les autres citoyens européens aussi. Chacun veut garder son identité et ne veut pas pas du copier-coller américain, les USA se sont construits ainsi, nous pas


      • Demian West 21 septembre 2013 10:18

        @ Dugué,


        Toute critique est bonne à dire actuellement avant qu’il ne soit trop tard.

        Et vous êtes plus armé que d’autres avec vos connaissances pluri-disciplinaires.

        Donc frappez fort et constamment, c’est le moment pour être vraiment utile.

        Dénoncez ! Dénoncez !

        Bonne journée.

        Demian West

        • berry 21 septembre 2013 11:11

          Où va la France ?

          Vers un naufrage complet si personne ne bouge.
          L’appel de l’écrivain Renaud Camus contre le changement de peuple que nous subissons :

          http://www.bvoltaire.fr/renaudcamus/non-au-changement-de-peuple-et-de-civilisation,35190
          « Révoltez-vous, nom de Dieu ! »


          • alinea Alinea 21 septembre 2013 15:41

            Mon pauvre berry : s’il suffisait de chasser l’immigré pour gagner le paradis !!
            Je ne sais pas de quelle sénilité Renaud Camus est atteint, mais il pleure - et d’une certaine manière je le fais aussi- la perte de notre culture, de notre langue, s’imagine que c’est la faute aux immigrés et pense que les virer fera l’affaire !
            Pardon, c’est un peu simpliste non ?


          • berry 21 septembre 2013 16:03

            A Alinea
            Je vais citer Renaud Camus pour vous répondre, il s’exprime mieux que moi :

            "Le changement de peuple implique le changement de civilisation. Croire qu’il puisse en aller autrement, que la France puisse être encore la France, l’Europe encore l’Europe, avec une autre population, c’est mépriser les peuples et les individus, réduits au statut d’hommes et de femmes remplaçables, interchangeables, délocalisables à merci."


          • alinea Alinea 21 septembre 2013 18:00

            Je sais bien, j’ai lu , un peu, Renaud Camus ; l’immigration ne fait pas 10% de la population ; en revanche l’ultra libéralisme fait 100% de la politique et de la propagande !!
            Je ne dis pas que R C se désintéresse de cet aspect, mais enfin il doit bien renifler que c’est plus compliqué à aborder !


          • jef88 jef88 21 septembre 2013 11:25

            le vrai problème !
            - nos politiques, de base, sont enfermés dans des partis qui ne leurs laissent qu’un choix : soit tu ferme ta g***e et tu as l’investiture soit tu te casse.
            - ceux qui sont à la tête des partis se comportent, eux, comme des crabes dans un panier.

            DONC :
            le pouvoir revient aux caméléons versatiles......


            • Jelena XCII 21 septembre 2013 11:55

              Si les débats sont vides, c’est parce que les politiciens savent que l’avenir de la France est programmé comme sur un papier à musique, de l’extrême gauche à l’extrême droite, ils sont tous complices.

              Sous Mitterrand/Chirac, un 16/25 ans qui faisait un stage en entreprise était rémunéré au taux du SMIC.
              Sous Sarkozy/Hollande, un 16/25 ans qui fait un stage en entreprise est rémunéré au taux du RSA.
              Quand aux plus de 25 ans ayant droit au RSA, si ils refusent de faire le stage, on supprime le RSA.

              Mais il y a toujours des gauchistes qui vous diront qu’on vit en démocratie, donc il n’y a pas lieu de se plaindre, pas lieu de se révolter. Quand aux droitistes, ils agitent frénétiquement leurs petits drapeaux bleu/blanc/rouge quand Sarkozy parle du « vrai travail » (fainéants de pauvres).

              Difficile de faire révolution quand tous les médias et syndicats sont corrompus, mais il est encore plus difficile de parler révolution quand 70% des français sont également complices du jeu des politiques.


              • appoline appoline 21 septembre 2013 13:06

                Oui Jelena


                Les repères ont foutu le camp, l’infamie des politiques nous font sombrer, presque lentement, puisque cela sert leur jeu. Effectivement 70 % des français est complice, mais pourquoi ? Personne leur dit la vérité, chacun sert son intérêt et perd de vue (ou pire) l’intérêt du pays.

              • lionel 22 septembre 2013 20:20

                Je partage aussi votre analyse Jelena. Nous sommes peut etre plus nombreux que nous le croyons à voir les choses ainsi mais il n’y a plus de lieu de sociabilité dans les grandes métropoles et dans les petites villes non plus...


                ne désespérons pas

              • julius 1ER 21 septembre 2013 14:25

                Heureusement « Dugué » que tu es là pour prendre de la hauteur, car je trouve qu’en ce moment les débats sont ras les « pâquerettes » tout ce que tu dis est vrai mais la cause de ce désastre, c’est l’ordo-libéralisme, sectaire et le marché qui voit tout qui sait tout et qui prétendait s’auto-réguler, que d’inepties propagées par les gens les plus en vue de ce système, gens donnés pour être intelligents mais qui en réalité n’étaient et ne sont que des suiveurs, carriéristes au possible .........mais le désastre est à venir, car depuis 50 on a tout mélangé le Stalinisme est devenu « communisme » comme çà bien plus facile à combattre, mais ce n’était pas qu’un glissement sémantique, car l’idéal coopératif des années vingt a été totalement dépouillé de ses valeurs, car maintenant si vous prononcez le mot « communisme » on vous renvoie au modèle nord-coréen, comme si cela avait été jamais au grand jamais un modèle ?????????bien sûr la caricature marche bien , il n’y a qu’à lire les délires de Spartacus sur ce site, mais je dirais qu’il n’y a pas d’idéologie de rechange, la coopération reste la base de toute société humaine qui se respecte, le modèle déshumanisé et lobotomisé qu’on nous propose est sans avenir.


                • alinea Alinea 21 septembre 2013 15:49

                  Les vieilles recettes sont usées, obsolètes : le problème principal, unique même, urgent, c’est ce que je n’ose plus appeler écologie vues toutes les dérives de ce mot ces dernières années.
                  C’est tout ; quand il y a ça au dessus de nos têtes, le reste.. donc les PC ou NPA, même s’ils tentent de verdir leurs discours, sont restés au partage des richesses et au pouvoir d’achat, produire, produire.. !! Les autres se fritent pour avoir la plus belle part du gâteau de ce nouveau royaume qu’on nomme République !!
                  Nous allons bientôt crever, d’autre chose que de l’errance de la pensée !!


                  • jaja jaja 21 septembre 2013 17:04
                    La Quatrième Internationale - Secrétariat unifié se revendique comme écosocialiste. A notamment participé à cette orientation la Ligue communiste révolutionnaire, sous l’impulsion notamment de Michaël Löwy et Pierre Rousset. Ainsi, en France, le Nouveau Parti anticapitaliste inscrit l’écosocialisme dans ses principes fondateurs.... (Wikipédia)
                    C’est aussi le seul parti présent aux dernières Présidentielles s’étant prononcê pour une sortie en dix ans du nucléaire...


                  • alinea Alinea 21 septembre 2013 18:03

                    malheureusement !! les cocos sont rétifs,comme ils en sont ils n’ont pas encore compris que l’espèce des dinosaures avait disparu.
                    Je n’ai pas dû avoir sous les yeux le programme détaillé du NPA ; sinon je n’ai vu qu’avec Joly et Mélenchon, des propositions sérieuses...


                  • jaja jaja 21 septembre 2013 19:09

                    Joly a dû manger son chapeau sur le nucléaire pour s’allier au PS.... Quand au PG voici ce que disait le NPA de son programme « écosocialiste » 



                  • alinea Alinea 21 septembre 2013 20:46

                    On est à fond contre les gaz de schistes et les agro carburants ; je ne sais pas pourquoi il n’y a rien ; en revanche, pour le pétrole... on peut bien toujours chanter Carmen, hein ?! smiley


                  • howahkan Buddha 21 septembre 2013 17:57

                    humble vision d’un passant qui passe...si je reste en superficie de ce qui est..alors je dois absolument visionner tous les carnages des humains visibles en vidéo, je dois m’informer de l’horreur quotidienne qui se cache derrière chaque litre d’essence que je mets dans ma voiture, je dois savoir pourquoi et comment on détruit d’abord des modes de vie là ou est ce que l’occident veut voler.....je dois savoir qui finance les guerres, qui prête aux états pour les piller....je dois comprendre que l’argent n’existe pas bien que l’on soit persuadé qu’il existe alors qu’il est illusion , je dois savoir que des l’école certains sont sélectionnés pour être ceux qui vont bosser, quand d’autres seront assurés de ne jamais rien faire tout en dirigeant....je dois savoir que la pseudo religion est totalement manipulée, etc..il y aurait tant à dire...

                    Mais tout ceci est très superficiel bien sur...nos réflexions se passent uniquement à ce niveau.....

                    quand à la profondeur des choses, là ou se génère le pire..dans le cerveau de chacun, vous aurez compris comme moi que ce n’est toujours pas un sujet........c’est l’autre qui est le problème. pas moi le tout multiplié par 7 milliards sauf exceptions je suppose....

                    Alors autant dire que les 10 000 dernières années pourraient être les 10 000 prochaine...plus con tu meurs.... smiley


                    • smilodon smilodon 21 septembre 2013 19:51

                      Si savoir d’où l’on vient suffisait pour savoir où l’on va, ce serait merveilleux !.... Certes, c’est suffisant pour savoir où l’on « voudrait » aller, à titre personnel.........Mais pas assez pour deviner où on nous emmène !.... Nous ne sommes que passagers sur ce bateau « France » !.... Pas « capitaine ». D’où l’expression, peut-être, « se faire mener en bateau » !.....Ils devraient quand même faire un peu attention, sur le pont supérieur !..... Ca commence à s’agiter dans les coursives !.....Adishatz.


                      • soi même 22 septembre 2013 01:18

                        Pour certain c’est une crise pour d’autre c’est la déchéance enfin pour d’autre c’est la décadence.
                        Comme nous sommes immobile aux plans des idées, et bien nous devons passés par le chas de l’aiguille.


                        • lionel 22 septembre 2013 15:00

                          Voici un exemple du chaos où nous nous trouvons.

                          Nous sommes réfugié en France depuis plus d’un an suite à la guerre au Nord Mali. Depuis cette date, mon épouse, femme de Français et mère de Français n’a toujours pas sa carte de séjour et se ballade avec un document de demande de carte de séjour. Suite à un décès dans sa famille (une soeur de 24 ans décédé subitement à Gao avec un bébé de un moi et un enfant de 2 ans), elle est partie à Gao au Mali en passant par Niamey (400 km de Gao pour 1200km depuis Bamako). Hier, alors que nous l’attendions à l’aéroport avec nos enfants de 3 et 6 ans, nous avons appris (grâce à un Algérien en transit à l’aéroport d’Alger comme Air Algérie ne lui a même pas permis de communiquer !!!) que les autorités de la compagnie lui avait retiré son passeport parce que son titre de séjour Français n’était pas valide !!! 

                          Bien sur, les autorité Malienne sont en week end et il n’y a rien à attendre de leur part. 

                          j’ai appelé l’Ambassade de France et là, j’ai été entendu, bien reçu (par téléphone) par la Gendarmerie, la Police Française et la vice Consul est même intervenue alors que nous étions Samedi. elle m’a fait part de son profond dégout de ce que devient notre pays. En gros, la faute incombe à la Préfecture du Rhône, à la PAF qui l’a laissé partir en disant qu’il n’y aurait pas de problème. Depuis hier ils essayent de débloquer la situation. Air Algérie a proposé de l’envoyer à Bordeaux ce matin mais comment prendre un billet dans la nuit, comment la faire venir depuis Bordeaux où nous ne connaissons personne alors qu’elle n’a pas d’argent suffisant sur elle et que la ?? Et puis comment ne pourrait-elle pas venir en France sur Lyon à cause de problème de papier et venir par Bordeaux où le problème n’existerait plus ??? 

                          De plus, pour ajouter au délire, les Maliens n’ont pas besoin de visas pour être en Algérie et mon épouse devrait être autorisée à se rendre au Consulat de France disposé à lui faire un visa auquel elle a droit en tant que résidente en France, mère et épouse de Français (elle doit commencer une formation officielle ici demain !!). Or les autorité Algériennes refusent de lui donner son passeport et de se rendre au Consulat de France ! 

                          Mon épouse risque d’être envoyée à Niamey au Niger où elle ne pourra pas demander de visa (le service consulaire par sa Vice Consul m’a affirmé verbalement pouvoir lui faire son visa légitime) et elle devrait se rendre à Bamako, à 1600 km pour demander un visa !!! Et le tout à nos frais, billet Bamako Lyon compris !!!

                          On nage en plein délire !!! Les officiels Français m’ont fait part de leur dégoût et si l’affaire ne se débloque pas, je donnerais leurs noms ainsi de tous ceux qui m’ont dit la même chose l’an dernier à Bamako.

                          La Révolution par la quenelle s’impose !!!







                          • lionel 22 septembre 2013 15:11

                            Erratum :(le service consulaire par sa Vice Consul m’a affirmé verbalement pouvoir lui faire son visa légitime) 


                            Il faut lire les services consulaires à Alger. 

                          • lionel 22 septembre 2013 15:54

                            Que Le Plus Haut, Le Plus Profond, bénisse le personnel de l’Ambassade de France en Algérie, Policiers, Gendarmes, fonctionnaires consulaires !!


                            Grâce à leur intelligence, leur humanité, le délire à prit fin !

                            Quelle déception de voir notre pays s’enfoncer à cause d’une poignée de psychopathes (Sionistes, néo-cons Musulmans, Francs Maçons affairistes) et soumis à Goldman Sachs, HSBC, JP Morgan, alors qu’il y a ici tant de gens doués de qualités à tous les niveaux de l’être. 

                            La Révolution par la Quenelle s’impose !!!!

                          • gogoRat gogoRat 23 septembre 2013 00:03

                            Et si la première des démissions démocratiques était traduite par cette lamentation ? :
                            « Les politiciens sont sans envergure pour la plupart. Il manque des visionnaires. »

                            On ne saurait concevoir pire aveu d’absence de foi en un possible pouvoir du peuple, par le peuple , et pour le peuple !
                             Une telle incapacité à imaginer ou concevoir autre chose que ce dévoiement complet de l’idéal démocratique qui nous a amenés à le confondre avec cette démission personnelle et collective qui se contente de déléguer, périodiquement, notre pouvoir à des élites, des ’visionnaires’ ... des élus !
                             
                            La raison principale tient sans doute dans le fait que l’idéal démocratique nécessite un minimum conséquent de consciences et d’efforts personnels et collectifs ... : il est plus facile de déléguer ... pour se contenter ensuite de s’en prendre au calife quand ça va mal ...

                             Si jamais la vertu de la démocratie est de permettre l’émergence d’une ’vision’ , cette vision doit être collective ! Comment peut-on en arriver à souhaiter s’en remettre à seulement un ou quelques ’visionnaires’.

                             Ce qui aurait du être attendu du scrutin, il aurait fallu que ce soit les vertus du théorème du jury de Condorcet ( en gros : plus les votants sont nombreux, et plus ils votent indépendament les uns des autres, plus la réponse moyenne à la question posée est pertinente ... pour peu que le problème posé admette une solution ) . 
                             Pour ma part j’ai tendance à penser que ne rien vouloir entendre au potentiel intéressant de cahiers de doléances (modernisés) , traduit en fait une absence de foi en l’idéal démocratique

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