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Accueil du site > Actualités > Politique > Union Nationale = intérêt du capital !

Union Nationale = intérêt du capital !

Après la ratification par la droite et la « gauche » au parlement du traité inique européen, le gouvernement qui se réclame encore de la gauche s'apprête à faire voter par les députés, puis par les sénateurs un projet de loi conforme à l'accord entre le MEDEF et la CFDT, accord qui est une pièce maîtresse dans le projet libéral de démantèlement du code du travail.

L'Union Nationale est inacceptable !

JPEGAlors que la CFDT flanquée de la CFTC et de la CGC ont signé un accord professionnel scélérat , les confédérations non signataires s'apprêtent à organiser une riposte unitaire, qui je l'espère sera à la hauteur de l'enjeu.

Cet L'accord comme le précise Solidaire « facilite les licenciements, limite les indemnisations et recours, instaure une super-flexibilité, … Il accentue la répartition inégalitaire des richesses : celles et ceux qui, par leur travail, les produisent seront encore plus exploité-es. »

« Le Conseil des ministres du 6 mars examinera le projet de loi transposant cet accord dit « compétitivité des entreprises et sécurisation de l’emploi ». En réalité, il devrait s’appeler « productivité des salarié-es et sécurisation des profits patronaux ». L'Union syndicale Solidaires appelle tous les salarié-es, en activité, en retraite, au chômage ou en formation, à participer à la journée d'action nationale interprofessionnelle du 5 mars. Mettons tout en oeuvre pour la réussite des grèves et manifestations »

Aujourd'hui c'est un contre feu social qui se prépare contre l'accord professionnel minoritaire, pour que le parlement ne vote pas la loi qui devrait découler de ce texte indigne.

Les déclarations des dirigeants des deux grandes confédérations ouvriéres ne peuvent que réjouir toutes celles et tous ceux qui réclament l'unité ouvrière contre la politique qui vise à détricoter le code du travail

« Nous allons joindre nos forces pour essayer de dissuader le gouvernement et la majorité des députés » a déclaré Bernard Thibault sur france inter le 3 février.

Le même jour, Jean Claude Mailly pour FO répondait en écho sur BFM-TV ; : « Une décision de principe a été prise entre les deux confédérations non signataires( de l'accord interprofessionnel du 11 janvier NDLR), une manifestation vraisemblablement, qui sera affinée dans les jours à venir....

Ce front uni entre les deux centrales peut s'élargir au groupe Solidaire (SUD) qui s'est positionné, à l'UNSA où de nombreuses voix se font entendre et même à des syndicats adhérents à la CFDT qui n'ont pas digéré la capitulation de leur confédération.

PNG

Laurence Parisot appelle, elle, à l'Union Nationale

« Cet accord est potentiellement historique, c’est-à-dire qu’il le sera réellement si la majorité, et j’espère au-delà même de la majorité, adopte le texte en l’état ».

Le Front uni des organisations ouvrières et démocratiques peut empêcher que se constitue cette Union nationale qui veut s'atteler à la destruction du code du travail et à la remise en cause des acquis sociaux vieux de plusieurs décennies.

C'en est assez de cette politique ! :

ou les députés socialistes sont fidèles aux principes qu'ils ne cessent encore d'afficher et alors ils votent contre le projet de loi qui entérinera cet accord, ou alors ils transforment leur parti en relais du libéralisme et en allié du MEDEF !

Jean-François Chalot


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51 réactions à cet article    


  • jaja jaja 11 février 2013 10:38

    Une riposte unitaire des Confédérations syndicales contre les accords conclus entre le Medef et la CFDT qui renforcent la précarité c’est bien ! Merci Chalot pour cet article.

    La riposte ouvrière commence d’ailleurs à unir sur le terrain les équipes militantes et syndicales des boites en lutte.. Et c’est bien aussi...

    Demain mardi 12 Février 2013 à 8H30 à Rueil-Malmaison à l’appel des salariés Goodyear contre la fermeture du site d’Amiens (1250 emplois directs supprimés ) aura lieu un grand rassemblement où seront présents les travailleurs des entreprises qui font l’actualité en ce moment...( ARCELOR, FORD, 3 SUISSES, PSA, Dunlop Montluçon, Riom, SANOFI, VALEO, RENAULT, PO, MICHELIN, FIRESTONE, CANDIA, COCA-COLA, HARIBO….La fédération de la chimie appelle à une mobilisation totale, la confédération CGT appuie le mouvement….

    Soyons nombreux demain matin au siège de Goodyear France : 8 Rue Lionel Terray Rueil-Malmaison (92)

    J’en profite pour donner en lien ce clip de soutien aux ouvriers d’Arcelor qui mérite d’être vu...
    http://www.youtube.com/watch?v=oJzNQlDyzVU&feature=youtu.be

    D’autres salariéEs en lutte pour sauver leur emploi seront également présents.


    • ffi ffi 11 février 2013 10:41

      Depuis le temps qu’il n’y a plus d’union nationale, et que le capital mondialisé s’approprie tout...
       
      L’internationalisme, c’est justement la désunion nationale organisée à dessin pour servir aux financiers internationaux.
       
      Traduisez le « signe rouge » en Allemand pour voir qui finance cette fausse gauche (et ses journaux).

      Si Mr Chalot ne voit rien, c’est que les cocus ne voient pas les cornes sur leur tête...


      • jaja jaja 11 février 2013 11:01

        L’Union nationale c’est celle qui prétend nous unir dans le même cadre et les mêmes institutions que les Bolloré, Bettancourt, Dassault, Parisot qui sont justement les fers de lance du Capitalisme en France...et nos exploiteurs...ceux qui, au Mali par exemple, travaillent pour Areva et les entreprises de métropole donc au bénéfice du Capital bien français et pas si « mondialisé » que ça.....

        L’ère des grands combats inter impérialistes n’est pas terminée... Les capitalistes Chinois, Russes et US nous le rappelleront hélas peut-être bientôt... Ce fantasme d’un monde uni derrière le Capital unanime n’est là que pour ramener les brebis égaréées dans le giron des décideurs du capitalisme français....

        Nos drapeaux sont rouges (ou/et noirs) le drapeau tricolore gardez-le...L’ère des luttes de classes revient au galop...


      • ffi ffi 11 février 2013 11:15

        Qui te dis qu’une union nationale consiste à s’unir à des Bolloré, Parisot, Dassaut,..etc ?
         
        Je suis pour un certain ordre :
        D’abord des unions locales, puis des unions régionales, puis l’union nationale.
        Le plus grand doit aider les plus petits à organiser leur défense.

        Quand comprendrez-vous que seul le protectionnisme sera efficace à résoudre la gabegie actuelle ?
         
        Je sais, vous allez me dire, « le protectionnisme, c’est l’extrême-droite, c’est le nazisme ! ».
        Et bien continuer de chialer alors, parce qu’il est évident mettre en concurrence les ouvriers du monde entier travaillant dans des pays qui ont des monnaies de valeurs différentes (et pas forcément bien réglées), qui ont des législations sociales et environnementales différentes, ça ne peut pas marcher, et surtout pas pour la France.


      • jaja jaja 11 février 2013 11:34

        « Qui te dis qu’une union nationale consiste à s’unir à des Bolloré, Parisot, Dassaut,..etc ? »

        Donc comme moi tu refuses l’union avec les exploiteurs capitalistes et pour résoudre cette question et même à la limite pour les réintégrer dans la communauté tu les expropries et socialises leurs biens devenant communs... ?

        Donc exit la propriété privée des moyens de production et d’échange.. Faute de quoi subsistent les Bolloré, Parisot, Dassault... On est d’accord ?


      • ffi ffi 11 février 2013 15:25

        Pas du tout d’accord.

        La copropriété généralisée, c’est le règne des syndics, ces apparatchiks sensés représenter la communauté des copropriétaires, irresponsables jouant avec les biens d’autrui.

        Aujourd’hui, la plupart des multinationales sont chacunes gérées par leurs syndics, agissant au nom de la communautés des actionnaires copropriétaires. Comme ces syndics ont tous peu ou prou la même formation, il y a peu de différence de comportement dans les faits entre des coopératives (banque populaire, crédit agricole), des entreprises d’état (SNCF, EDF, Aréva) et des multinationales.
         
        La propriété privée est désirable pour tout ouvrier, qui, s’il souhaite fonder une famille est éminemment légitime à transmettre un patrimoine.

        Il suffit de limiter la propriété privée en quantité : au XIIIème, c’était deux établissements par patron et 4 employés maximum.
         
        Dans les cas où, pour la grande industrie, il n’est pas possible de limiter la propriété, il faut que l’état ait son mot à dire au « syndic » de la structure.


      • jaja jaja 11 février 2013 15:46

        « Pas du tout d’accord. »

        bien sûr que tu ne peux être d’accord avec cette socialisation des moyens de production... Ton Union nationale masque en fait cette vérité... Les classes sociales exploiteuses et exploitées sont antagoniques et rien ne les unit. Pas même cette Nation qui n’est que l’expression des plus forts.

        « Les prolétaires n’ont pas de patrie »... Nous sommes par conséquent internationalistes et anticapitalistes... « Prolétaires du Monde entier Unissez-vous » disait-on jadis


      • ffi ffi 11 février 2013 16:27

        Ce qui te masque cette vérité, c’est surtout ton idéologie...

        Pour preuve : ta conclusion est toujours fidèle à ton introduction, quel que soit ton raisonnement !

        Les patrons dépendent des ouvriers, comme les ouvriers dépendent des patrons.
        Il n’y a donc pas pur antagonisme, il y a des intérêts, parfois convergents, parfois divergents.

        L’intérêt convergent de chacun, c’est le protectionnisme.
        L’intérêt des syndics patronaux, captés par les libéraux, c’est concourir au libre-échange, l’intérêt des syndics prolétariens, captés par les communistes et les socialiste, c’est l’internationale... donc le libre-échange...
         
        Les syndics ne sont pas au service de ceux qu’ils sont censés représenter, car ils sont préformatés idéologiquement pour agir comme il faut !
         
        Tant que tu ne comprendras pas le jeu de dupe actuel, à savoir que la gauche patronale, les libéraux favorables au libre-échange, et la gauche ouvrière, les socialistes et communistes favorable à l’internationalisme, sont les deux rouages d’une dialectique politique dont le but est dès l’origine de parvenir à une synthèse, celle de l’empire-monde, ceci quel qu’en soit le prix, les socialistes et communistes étant destiné à être les éternels cocus, je crains que tu n’avanceras pas.


      • simir simir 11 février 2013 23:01

        @ Jaja

        Vous osez critiquer les capitalistes russes quand l’internationale trotskyste n’a eu de cesse de les mettre en place comme par ex les trotskystes du SWP anglais qui ont encouragé l’insurection hongroise fomentée par le vatican et la CIA et jusqu’à Solidarinosc. Ils ont même prétendu que la victoire d’Elstine avait rapproché les travailleurs d’URSS de l’esprit de 1917.
        Et l’auteur d’attentats à la pudeur le trotskyste Gerry Healy qui asoutenu la pérestroïka de Gorbatchev « comme une révolution politique qui allait rétablir les perspectives révolutionnaires bolchéviques mondiales »
        Pareil pour Socialist Organiser et Workers Power qui ont soutenu publiquement Elstine.
        Et que dire de Mandel qui parlait des « crimes staliniens de Timisoara » crimes dont après coup on allait s’apercevoir qu’ils n’avaient jamais eu lieu.
        Je ne résiste pas au plaisir de citer ce trotskyste Mandel qui disait : "Le réformateur Elstine représente la tendance qui veut réduire l’immense appareil bureaucratique. Ainsi il marche sur les traces de Trotsky ( De Financieel Economische Tijd 21 Mars 1990)
        Et vous avez le culot de pleurer sur les pauvres travailleurs russes
        Vous connaissez la chauve souris de la fable ? 
        Je suis oiseau voyez mes ailes, je suis souris vivent les rats.

      • CHALOT CHALOT 11 février 2013 10:48

        Faut il rappeler à ffi que comme beaucoup de militants je n’ai pas d’illusion sur le PS et sur sa politique.....Ma prise de conscience et de distance date de 1967....Alors pour les "cocus’ vous repasserez !


        • ffi ffi 11 février 2013 11:05

          Mais je ne parle pas que du PS. C’est ça le Truc.
           
          Comme s’il était possible de lutter contre une invasion avec une défense internationale...


        • taktak 11 février 2013 10:56

          Laurence Parisot appelle, elle, à l’Union Nationale

          « Cet accord est potentiellement historique, c’est-à-dire qu’il le sera réellement si la majorité, et j’espère au-delà même de la majorité, adopte le texte en l’état ».

          Le Front uni des organisations ouvrières et démocratiques peut empêcher que se constitue cette Union nationale qui veut s’atteler à la destruction du code du travail et à la remise en cause des acquis sociaux vieux de plusieurs décennies.

          @ l’auteur.

          Votre titre - repris du passage que je cite - ne me semble absolument pas être le reflet de ce que porte votre article, et de ce que veux le MEDEF.

          Parisot n’appelle pas à l’union de la Nation, elle appelle à l’union de classe. L’union des patrons, de la droite et de l’extrème droite et de ses relais classiques que sont les sociaux libéreaux euro-réformiste du PS et de la CFDT. Cette union de classe existe d’ailleurs de fait. Et cet accord en est une preuve. Elle se structure à un niveau Européen et justement contre le cadre de la nation.

          Au contraire, le MEDEF n’a de cesse de dénoncer le cadre de la Nation, celui où peut s’exprimer la souveraineté du peuple et qui de se fait constitue une menace pour la classe capitaliste. Je m’explique. Celle-ci ayant abandonnée le cadre de la Nation pour construire sa domination à l’échelle supra-nationale de l’UE, la dotant des outils (UE, euro) lui permettant de mettre son pouvoir hors de prise des pressions populaires arrachés par les luttes de chaque peuple dans chaque pays, les intérêts de chaque classe ouvrière nationales font conjonction avec l’intérêt national. La nation, les état nations, peuvent donc être aujourd’hui le creuset de l’unité de la classe ouvrière, alors que l’UE est le creuset de l’unité de la classe capitaliste à l’échelle européenne.

          Le capital ne pousse t il pas de tous ses feux les abandons de souveraineté et la démolition des états nations structuré au profit du UE totalitaire et d’euro-régions féodales, mettant les peuples et régions en concurences, divisant ainsi la classe ouvrière ?

          Bref, je crois que votre titre n’est pas juste. Non le MEDEF et le PS n’appelle pas à l’unité nationale, mais bien à l’unité de classe dans le cadre européen, surtout unité avec les syndicats et partis euro-réformistes.

          Une union de la Nation autour de la classe ouvrière au contraire permettrait de défendre les interets de la classe ouvrière contre ceux du capital. Rappelons nous du CNR, rappelons nous de la Commune, Rappelons nous de Robespierre. 99% de la Nation, c’est la classe ouvrière. Et le 1% restant a fait le choix de servir une UE capitaliste surpa-nationale qui méprise et combat la Nation. J’appelle également comme vous de mes vœux « un front uni des organisations ouvrières et démocratique » et plus largement sincèrement républicaines. Sur la base de la défense de la souveraineté de la Nation par exemple : dans le cas qui nous interesse, cette souveraineté voudrait qu’un accord largement minoritaire ne puissent pas conduire à détruire un pan entier du modèle sociale français.

          Si le medef appele à l’unité de sa classe, unité qu’il savent construire au niveau européen à travers l’UE et l’euro, il nous faut construire à notre échelle, celle de la Nation, l’unité de la classe ouvrière pour conduire le combat de classe. Faute de cela, en révant de façon idéaliste à une union des peuples européens qui est un bel objectif mais non une réalité, les divisions de la classe ouvrière font qu’elles continuera à prendre raclées sur raclées dans cette lutte des classes. Ces divisions sont un résultats factuel de l’histoire. L’UE s’attachent à les exploiter et les renforcer. Au contraire, une Nation conduite par la classe des travailleurs aurait tout interet à les transcender. C’est cela le véritable internationalisme.

          A ce titre, le choix du PCF de s’effacer derrière le molasson PGE (financé par la commission de bruxelle,et qui a dans ses statuts de servir la construction européenne... dans le cadre capitaliste de l’UE donc) est désastreux. Comme l’est celui des syndicats d’avoir quittée la FSM et le syndicalisme de lutte des classes pour le syndicalisme euro-réformiste de la CES. C’est cela qui empèche de constuire un large rassemblement de la Nation pour défendre les interets de la classe ouvrière. Pire cela laisse le champs libre au fascisant FN.


          • jaja jaja 11 février 2013 11:26

            " Une union de la Nation autour de la classe ouvrière au contraire permettrait de défendre les interets de la classe ouvrière contre ceux du capital. Rappelons nous du CNR, rappelons nous de la Commune, Rappelons nous de Robespierre. 99% de la Nation, c’est la classe ouvrière. Et le 1% restant a fait le choix de servir une UE capitaliste surpa-nationale qui méprise et combat la Nation. « 

            Si cette union de la Nation autour de la classe ouvrière existait on ne voit pas en quoi cela permettrait de défendre ses intérêts contre ceux du Capital . on peut supposer qu’une classe ouvrière aux commandes mettrait tout simplement fin au règne du capitalisme. C’est pourquoi je trouve ce concept bien fumeux... ou plutôt il ne change rien à la situation puisque subsistent les capitalistes.

            Et on sait combien il est ridicule d’imaginer qu’une classe non possédante (comme l’est la classe ouvrière) soit aussi une classe dirigeante. Tant qu’existera le patronat c’est lui qui dirigera, quel que soit le cadre : national ou européen... C’est bien le capitalisme qu’il faut abattre et ce quelle que soit l’échelle : nationale, européenne ou mondiale...

            Le CNR a certes permis d’arracher des concessions à la Bourgeoisie. Mais c’est toujours elle qui dominait et la France était toujours un État capitaliste avec ses exploités et ses exploiteurs.
            La Commune a vu le soulèvement écrasé par les forces armées »nationales" dont c’est le sale boulot et Robespierre a toujours reculé devant la sacro-sainte propriété privée contrairement à un Gracchus babeuf par exemple...


          • taktak 11 février 2013 14:32

            @ Jaja

            Tout d’abord merci de ta réponse. je vais tacher de poursuivre le débat.

            Si cette union de la Nation autour de la classe ouvrière existait on ne voit pas en quoi cela permettrait de défendre ses intérêts contre ceux du Capital . on peut supposer qu’une classe ouvrière aux commandes mettrait tout simplement fin au règne du capitalisme. C’est pourquoi je trouve ce concept bien fumeux... ou plutôt il ne change rien à la situation puisque subsistent les capitalistes.

            Pour tout ceux qui sont convaincu que le système capitaliste où une classe minoritaire mais dominante du fait de sa possession des grands moyens de production exploite une classe très largement majoritaire dominé, il est évident qu’il convient d’arriver à une société sans classe ou personne n’exploite personne. Je suis d’accord avec vous. La question c’est bien comment on y arrive. Je crois effectivement qu’une classe ouvrière au commande, au commande car elle a réussi à unir la nation autour d’elle, peut effectivement arriver à mettre fin au règne du capitalisme. (Prendre puis garder le pouvoir cela suppose d’avoir le soutien de la majorité). Mais la classe capitaliste n’en disparaitrait pas pour autant immédiatement ! Pour être concret, imaginons que le NPA arrive au pouvoir, le lendemain, la classe capitaliste existe encore... L’union que je vous propose permet d’enclencher la dynamique bousculant l’équilibre des classes et conduisant à engager le processus révolutionnaire. Rien n’est gagné certes, mais sans cette union, en se contentant d’attendre que les différents peuples s’unissent alors que les superstructures capitalistes au niveau supra nationale et le résultat des divisions culturelles nationales résultant de l’histoire (capitaliste) les en empêchent, il est certain que l’on continuera à se faire laminer.

            Et on sait combien il est ridicule d’imaginer qu’une classe non possédante (comme l’est la classe ouvrière) soit aussi une classe dirigeante. Tant qu’existera le patronat c’est lui qui dirigera, quel que soit le cadre : national ou européen... C’est bien le capitalisme qu’il faut abattre et ce quelle que soit l’échelle : nationale, européenne ou mondiale...

            Il faut bien pourtant une force politique, des hommes quoi, pour abattre le capitalisme. Et cela se passe dans une réalité géographique, sociale et historique. Si l’on ne tient pas compte de cela, on ne produit que des mots. Abattre le capitalisme est ce que cela ne passe pas justement par une phase où l’écrasante majorité du peuple, la classe ouvrière, prend le pas sur la classe capitaliste (le patronat quoi). Et le patronat a beau exister, ce n’est plus lui qui dirige. Il est alors possible d’engager la transformation de la société (par la Nationalisation des moyens de productions, par l’instauration d’un véritable processus démocratique de décision etc). Mais je suis bien d’accord que la lutte des classes se poursuit tant que l’on est pas arrivé à une société sans classe. Il est idéaliste, et donc vain, de croire que l’on peut instaurer le communisme tout de suite et maintenant. C’est de la pensée magique ! Ce qu’il nous faut c’est penser la transformation de la société, et à chaque étape proposer le processus politique adéquat, adapté à la société, à la réalité quoi, pour arriver à une société communiste.

            Les faits historique nous prouve pourtant l’échec total et la monstruosité à quoi peut conduire un tel idéalisme pensant pouvoir supprimer la classe capitaliste en un claquement de doigt. Cela profondément éloigné d’une politique communiste qui nécessite d’être matérialiste au sens philosophique du mot, et donc de proposer un processus permettant de conduire la révolution : renversement du pouvoir capitaliste, pouvoir donné à la classe ouvrière (au 99% quoi) qui peut entreprendre de changer les superstructures permettant de faire évoluer la société vers une société sans exploitation c’est à dire sans classes.

            Le CNR a certes permis d’arracher des concessions à la Bourgeoisie. Mais c’est toujours elle qui dominait et la France était toujours un État capitaliste avec ses exploités et ses exploiteurs.
            La Commune a vu le soulèvement écrasé par les forces armées »nationales" dont c’est le sale boulot et Robespierre a toujours reculé devant la sacro-sainte propriété privée contrairement à un Gracchus babeuf par exemple...

            Bien sûr s’agissant du CNR, il n’a pas conduit à la révolution. Est ce pour autant un echec complet ? Il a permis d’arracher des secteurs entiers de la production des griffes du marchés, de proposer une véritable protection sociale, de rendre plus vivables notre société, ce qui n’est pas rien. Il me semble bien que le NPA est bien là pour les défendres ces acquis !
            L’écrasement de la Commune n’a été possible que par le compromis de classe entre la classe capitaliste française et les capitalistes allemand. Ils ont interrompus la guerre pour que Tiers et les Versaillais puissent écraser la Commune de paris. L’armée défendant la Nation, c’était bien la garde nationale non ? pas les versaillais en tout cas. Oubliez vous que la Commune de paris, c’est aussi un mouvement de défense de la souveraineté nationale ? De la même façon, en 1939, c’est bien les tenants du nationalisme bourgeois qui ont collaboré avec l’ennemi. Dans les deux cas c’était une collaboration de classe ou la Nation - au sens du peuple - faisait alors quasi identité avec la classe ouvrière. C’est la situation que nous vivons aujourd’hui avec le processus de construction due UE capitaliste totalitaire.
            Quand à votre remarque sur Robespierre, elle est hors propos. Sur la question de la Nation, Robespierre et Baboeuf était d’accord.


          • jaja jaja 11 février 2013 15:30

            "Les faits historique nous prouve pourtant l’échec total et la monstruosité à quoi peut conduire un tel idéalisme pensant pouvoir supprimer la classe capitaliste en un claquement de doigt."

            Ce n’est pas un claquement de doigt qui supprimera la classe capitaliste mais une révolution. Et ce n’est ni une révolution par les urnes ni une simple élection qui pourront changer la donne. Les révolutionnaires ne peuvent s’emparer de la machine d’État telle qu’elle est et la faire tourner au bénéfice de la classe exploitée... Une Révolution doit immédiatement modifier toutes les structures et institutions politiques pour permettre l’irruption directe des travailleurs et de la population sur le devant de la scène politique pour y gérer eux-mêmes leurs affaires...

            En ce sens si le Npa arrivait au pouvoir les capitalistes n’auraient pas disparu dites-vous... Certes... Mais le but de ce parti n’est pas d’assoir dans les fauteuils dorés ses représentants pour en faire des oligarques sans rien changer aux structures de pouvoir... Et il n’a pas la prétention de prendre seul ce pouvoir...

            La première étape étant que toutes les forces armées dépendent de la révolution et soient placées sous le contrôle des travailleurs. Un peu comme le fut une partie de la Garde nationale sous la Commune... et que toutes les banques soient socialisées sans indemnités ni rachat aux gros actionnaires. Et que dans la foulée le refus de payer la dette aux capitalistes (nationaux comme étrangers) soit affirmée....et bien entendu que tous les traités européens soient dénoncés tout en cherchant à ce que les autres peuples d’Europe imitent la Révolution et ses décisions en faveur des couches opprimées de la société.

            C’est en fait, selon moi, toute la théorie des étapes qui contient un ferment dangereux menant à la monstruosité (création d’une bureaucratie, d’une Nomenklatura, appelez là comme vous voulez) que vous dénoncez d’ailleurs avec raison. Pour moi les capitalistes doivent être immédiatement dépossédés de ce qui fait leur force : leurs richesses... Pas besoin de spectacles terroristes de têtes tombant de l’échafaud.... Une simple dépossession méthodique de la classe capitaliste des moyens de production qu’elle détenait permettra rapidement le partage du travail et des richesses produites entre toutes et tous....

            On a vu que le danger principal lors des soulèvements populaires c’est bien de l’intérieur du mouvement qu’il vient... On sait désormais que la création d’une oligarchie au sein de toute organisation humaine est une tendance lourde. Et que celle-ci n’épargne pas le mouvement ouvrier. La seule défense des masses contre cette menace et le retour d’une nouvelle classe exploiteuse c’est la démocratie directe à tous les échelons de la société. Au niveau politique comme dans toutes les entreprises...

            Dès que cette démocratie meurt la Révolution meurt aussi... C’est l’expérience que l’on doit tirer de la Révolution Russe et de la mort des Soviets (bolchévisés) dès 1919 donc placés sous le contrôle du parti censé exprimer la volonté de la classe ouvrière. On sait aujourd’hui ce qu’il en a été...


          • taktak 11 février 2013 17:08

            Une simple dépossession méthodique de la classe capitaliste des moyens de production qu’elle détenait permettra rapidement le partage du travail et des richesses produites entre toutes et tous

            Simple a écrire, difficile à faire. Surtout rapidement, et encore plus dans un pays ou la classe capitaliste est assez nombreuses comme la France. Il me semble que vous sous-estimez les forces de la contre-révolution. La belle démocratie chilienne n’y a pas résistée, pas plus que l’Indonésie et ses millions de militants communistes assassinés. La révolution, justement, ce n’est pas un claquement doigt.


          • ecolittoral ecolittoral 11 février 2013 11:35

            Lutter contre ou faire autrement ?

            Tous ces dirigeants politiques, syndicalistes etc, vivent dans le passé.
            Ils appliquent ou défendent des idées qui étaient valables dans les années 70.

            Aujourd’hui, il faut faire local, avec les moyens du bord et ensemble.
            Patronat ! Mais patron de quoi ? Et les « vrais » patrons. Ceux qui font tourner la vraie économie avec leurs machines et leur personnel. 
            Syndicats de qui ? 5%, 7% de la population active. 
            Et les « arrangements » au sein des entreprises sans syndicat ?
            Pas de luttes ouvrières (années 70), pas de lutte patronale...des arrangements pour sauver la boîte et dégager des salaires.
            La presque totalité de nos politiques essaient de sauver un cadavre...qui a vécu dans le passé. Ils sont incapables de changer de logiciel et, à des années lumière de la mutation de notre société. Mutation imposée par la contrainte mais qui se fait loin de Paris, très très loin de Bruxelles,
            Aujourd’hui, le roi est presque nu...et le cadavre est mort. Il est temps de faire le deuil parceque la vie continue.

            • CHALOT CHALOT 11 février 2013 11:44

              A chaque fois que l’Union nationale s’est constituée, ce fut pour faire accepter par les partis politiques dits ouvriers une politique anti ouvrière ou de compromis permettant d’empêcher une explosion sociale

              1914 et la boucherie impérialiste
              1936 et le Front populaire avec les radicaux
              1945 et le gouvernement d’union nationale avec le MRP
              1956 et la guerre d’Algérie
              1991 et la guerre du Golfe
              2012, le traité de Bruxelles et la guerre au Mali
              2013 , l’accord Médef CFDT

              Voici et j’ai du en oublier


              • taktak 11 février 2013 14:54

                Ou voyez vous de l’Union nationale la dedans, au sens de la Nation, là dedans :
                Guerre d’algérie, il y avait bien une union de la classe capitaliste française derrière son impérialisme, mais il me semble bien que le parti communiste - par exemple- était résolument pour l’indépendance de l’Algérie. Allez dire à H Alleg, H Martin etc qu’il y avait union nationale derrière les guerres coloniales de l’impérialisme !
                Guerre du Golfe : Idem

                Pour le reste on peut citer :
                1991 : traité de maastricht, le oui l’emporte de peu, alors que les communistes et républicains on t fait campagne pour défendre la souveraineté du peuple, de la Nation. Les trostkystes et gauchistes au non de la détestation idéaliste de la Nation, votent oui à l’Europe capitaliste...Le oui est un oui de classe.
                2005 : la Nation se ré-exprime contre la construction européenne capitaliste, pour la souveraineté du peuple, contre la mise en concurence et la division des peuples d’Europe. Alors que la classe capitaliste fait campagne pour le oui pour détricoter l’état nation et son modèle sociale

                Quand à 2012 et 2013, où est l’appel à la défense des Nations, de leur souveraineté là dedans ? Bien au contraire, l’intervention au Mali (comme en Lybie et en Syrie) nie la souveraineté des peuples au profit d’un droit à la gouvernance par la classe capitaliste. Le TSCG est adopté alors que les français se sont prononcé contre lors de la présidentielle. Et l’accord du Medef, adopté sous la pression de l’UE (il faut faire des réformes de structure permettant la véritable (dés)intégration européenne, il n’est adopté que par des syndicats et promus par un parti entièrement au service de la classe capitaliste. Il n’est nul question de défendre la Nation, mais bien de sortir de la sclérose de la « conflictualité » indécrotable de la Nation française pour un réformise rassemblé promis par bruxelles...

                Quand à 1936 et 1945, je laisse nos concitoyens juger de ce qu’a été le désastre de la mise en place des congés payés et hausses de salaires, baisse du temps de travail en 36, de la retraite et la sécu, du statut de la fonction publique, des entreprises public de services publics le tout porté par les ministres communistes au sortir de la guerre. Ces choses sont quantité négligeables, et on peut cracher dessus. laissons l’UE détruire tout cela, et quand nous serons tous au niveau zero à égalité d’exploitation, il sera enfin possible d’unir la classe ouvrière européenne pour faire la révolution en europe. En attendant, surtout ne profitons pas des possibilités de réalisation de rassemblement de la Nation en france autour de la classe ouvrière. Parceque la Nation c’est mal.


              • jaja jaja 11 février 2013 15:58

                « Les trostkystes et gauchistes au non de la détestation idéaliste de la Nation, votent oui à l’Europe capitaliste.. »

                @ L’auteur je rappelle que la LCR a toujours voté Non à l’Europe capitaliste....

                Non à Maastricht de la LCR (pour 6 € on peut même lire l’argumentaire de l’époque smiley
                http://www.priceminister.com/offer/buy/171878349/dossier-rouge-n-42-maastricht-c-est-non-1992-l-c-r.html

                Non à Lisbonne de la LCR
                http://www.dailymotion.com/video/xfe3ww_meeting-besancenot-lcr-pour-le-non-a-la-mutualite_news?search_algo=2#.URkFC_LjI-U


              • taktak 11 février 2013 17:11

                Il en est d’autant plus étonnant que la LCR refuse de mener campagne clairement pour la sortie de l’UE et de l’euro. Préférant dénoncer de façon assez flou « les traités ».
                Est ce que le NPA est aujourd’hui pour sortir de l’UE oui ou non ?


              • Hervé Hum Hervé Hum 11 février 2013 11:58

                Cher auteur, j’aimerai demander au militant que vous êtes son avis sur cette idée. C’est une manière de faire sienne la logique du patronat et de la mettre à son avantage. Ou autrement dit, le proverbe de l’arroseur arrosé !

                http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/les-bal-citoyens-126665


                • CHALOT CHALOT 11 février 2013 13:59

                  C’est une approche originale, utopique et j’aime l’origginalité ...Mais je pense que l’on ne peut pas faire l’économie d’un combat frontal contre la bourgeoisie qui n’accepterait pas de faire comme la grenouille dans l’eau tiède sur le feu.


                  • Michel Maugis Michel Maugis 14 février 2013 15:47

                    « Mais je pense que l’on ne peut pas faire l’économie d’un combat frontal contre la bourgeoisie qui n’accepterait pas de faire comme la grenouille dans l’eau tiède sur le feu. »


                    Attention !! c’ est du « stalinisme » ça.

                    Ce combat frontal vous le souhaitez pour vous débarrassez des « staliniens » .

                    Ce n’ est pas avec votre discours qui colle à celui de la claque inculte qui permettra un combat frontal contre l’ Oligarchie

                  • CHALOT CHALOT 11 février 2013 15:30

                    Taktak....
                    1945 : Lé révolution populaire et sociale était possible, l’appareil stalinien était contre....Le CNR c’est mieux que rien, certes mais il était possible de renverser la bourgeoisie

                    1956 : ce sont les pleins pouvoirs à Guy Mollet votés par les députés du PCF aux ordres de Staline...Heureusement que des communistes ont combattu contre l’impérialisme français, honneur à eux...pas à l’appareil

                    1991 c’est l’union nationale pour la guerre du golfe...Le PCF a lui combattu cette politique, tant mieux.
                    En 1991 des trotskistes et non des moindres se sont opposés à l’intégration européenne....


                    • taktak 11 février 2013 17:28

                      au delà de ce genre de critique - nécessaires certes mais facile et stérile - la question que je vous adresse initialement reste posée :

                      Pourquoi être contre une stratégie d’union de la Nation autour de la classe ouvrière pour modifier le rapport des forces ? et ce alors même que justement la bourgeoisie française fait le choix de l’UE, de jouer contre la nation, contre l’union nationale, rendant possible cette union qui n’était effectivement plus possibles dès le sortir de la guerre.... Il faut comprendre que les situations ne sont pas statiques ni figées, et que la Nation peut parfaitement être le lieu, le creuset de la prise de conscience de classe. Nous ne sommes plus en 1914....

                      Depuis 1991, on entend les trotskistes dirent qu’ils faut « changer l’UE », une autre « UE » etc... et refuser de défendre la Nation et sa souveraineté au nom prétendument de l’internationalisme. Pendant ce temps, l’UE et l’euro continuent la tache qui leur est assignés : laminer les travailleurs. Et dans le même temps, les travailleurs qui ne peuvent que constater ce fait, se détourne de l’extrème gauche qui leur chante le discours utopique de la réorientation de l’europe et céde en masse au discours pseudo anti UE du FN, les détournant du combat de classe.


                    • Michel Maugis Michel Maugis 14 février 2013 15:39


                      1945  : Lé révolution populaire et sociale était possible, l’appareil stalinien était contre..

                      Non, ce n’ était absolument pas possible avec la présence des nouveaux maîtres du monde en France, et avec sa bombe atomique. Mais ça un trotskiste ne le comprendra jamais, ou plutôt il le comprend, mais ce qui compte pour eux c’ est le verbiage trompeur pour s’ attaquer aux communistes, les seuls qui firent la révolution et des avancées sociales dans de nombreux pays, contre les crapules trotskistes. 

                       Une révolution en France aurait causé la perte définitive de l’ URRS. En 1945, l’ essentiel pour les vrais révolutionnaires était de s’ assurer la survie et le développement du premier bastion contre l’ impérialisme, URSS. La politique du PCF était juste. C’ est grâce à l’ URSS que de nombreux pays ce sont libérés du joug impérialiste et de la colonisation.

                      Votre anti-communisme limite vos capacités intellectuelles.


                      « Le CNR c’est mieux que rien, certes mais il était possible de renverser la bourgeoisie »

                      Encore du verbiage gratuit, qui ne tient absolument pas compte du rapport des forces ! Les USA aurait laissé faire certainement ?? Ce qui comptait au lendemain de la guerre, c’ était une paix durable, même au prix d’ une guerre froide anti-communiste, alimenté par les crapules du trotskisme, financée par la CIA, comme FO par exemple. 

                      1956 : ce sont les pleins pouvoirs à Guy Mollet votés par les députés du PCF aux ordres de Staline.. .Heureusement que des communistes ont combattu contre l’impérialisme français, honneur à eux...pas à l’appareil«  

                      tiens donc, ces communistes ne sont plus des staliniens ? ah l’ appareil ! Comme ça vous manque, un appareil de combat. Votre appareil à vous est l’entrisme dans les appareils pour saboter .

                      1991 c’est l’union nationale pour la guerre du golfe...Le PCF a lui combattu cette politique, tant mieux. Vous voulez dire les »staliniens" ? et les autres, en particulier les trotskistes ?

                      En 1991 des trotskistes et non des moindres se sont opposés à l’intégration européenne,

                      Comme le con de bandit ? Ils s’ opposèrent surtout à lutte des communistes pour une autre Europe..

                      Enfin, je voudrais vous dire une chose fondamentale. Il n’ y a que les trotskistes qui sont fier de définir leur mouvement par le nom d’ un homme qui assassina tout autant que Staline. Ces deux hommes sont morts. Et c’ est vraiment une immense preuve de débilité que d’ appeler un mouvement politique actuel du nom d’ un homme politique du passé avec le sous entendu que ce mouvement serait pour la répétition de ces crimes, même dans des circonstances historiques totalement différentes.


                      Cette débilité n’ appartient qu’aux trotskistes et aux réactionnaires de tout genre qui les rejoignent. 

                      Seulement ceux que vous appelez staliniens quand cela vous arrange ne s’appellent pas staliniens, mais communistes.

                      Crier avec les loups, c’ est bien votre spécialité pour recevoir les éloges de la claque inculte.


                    • Deneb Deneb 14 février 2013 15:42

                      Calme-toi, Simir, et prend sagement ton traitement, sinon on sera encore obligé de te mettre la camisole.


                    • titi 11 février 2013 16:29

                      J’aime bien la photo qui va avec l’article.

                      « Uni comme en 36... » peut on y lire...

                      Que vous vouliez appliquer les recettes d’il y a 76 ans pour régler les problèmes d’aujourd’hui me laisse sonjeur...

                      Il faudra un jour que les gens comme vous fasse leur autocritique :
                      - Comment se fait il que seulement 6 % de la population se reconnait dans les syndicats francais contre 26% en allemagne ?
                      - Comment se fait il qu’un parti qui rassemblait 25% de la population il y a 50 ans n’existe plus aujourd’hui ?

                      Ca sera un bon début.


                      • CHALOT CHALOT 11 février 2013 16:47

                        Comme en 36, le peuple ne doit compter que sur ses propres forces...C’est la grève et les occupations d’usine qui ont contraint le gouvernement à aller beaucoup plus loin que ce que prévoyait son programme
                        Voici Titi pour la première remarque
                        pour la 2ème, c’est la crise du stalinisme, l’effondrement de l’URSS d’un côté et la montée du PS de l’autre qui expliquent les rapports de force électoraux actuels...
                        Voici pour le début, cher Titi !


                        • titi 11 février 2013 17:16

                          « C’est la grève et les occupations d’usine »

                          Oui !!! et bloquons les mines de charbon pour que les trains ne circulent, plus ni les transatlantiques !!!

                          Ah mais non... y a plus de mines de charbon... ni de trains à vapeur, ni de transatlantiques...

                          d’ailleurs... il n’y a plus d’usine...

                          1950 : population ouvrière 40 %
                          2009 : population ouvrière 23,3 %

                          Le monde a changé... va falloir changer de logiciel...

                           


                        • simir simir 11 février 2013 23:23

                          Faux en partie Certes le déclin du PCF doit à la montée du PS Mitterand l’avait d’ailleurs déclaré il allait prendre des millions d’électeurs au PCF

                          Mais ce déclin a été le résultante de l’abandon des fondamentaux, du projet d’Eurocommunisme et de la participation aux gouvernements PS. Quand j’entends un Gayssot privatisateur d’Air France dire que ouverture du capital et privatisation ce n’est pas pareil je déchire ma carte.
                          La voilà la vraie raison : la mutation et vouloir devenir un PS bis. Les gens préférent toujours l’original à la copie.
                          Quant au PC aux ordres de Moscou pour voter les pleins pouvoirs vous me faites bien rigoler.
                          Comment expliquez vous par exemple ce bateau tchécoslovaque (satellite soviétique dans votre terminologie) le « Lidice » et qui s’était fait arraisoner par la marine française au large des côtes algériennes, rempli d’armes soviétiques pour le FLN ?
                          L’anti-soviétisme mêne décidément à tout

                        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 11 février 2013 18:08

                          On est dans le domaine de l’incantation ! 

                          Combien de travailleurs ont inutilement fait grève et se sont battus sans succès pour empêcher la fermeture de leur usine ? Combien de travailleurs sont prêts à seulement envisager de courir le risque de la Révolution ? Qui a envie que la France devienne semblable à Cuba ? Faire pression sur les pouvoirs en place, soit. Mais en fin de compte il faut faire des compromis... Je pense que certaines directions syndicales se donnent à bon compte un brevet de fermeté révolutionnaire dans la mesure où d’autres ont accepté de signer le compromis...

                          La classe ouvrière française est entrée en récession. Mais en Chine et ailleurs dans les pays émergents les ouvriers commencent à renâcler et à revendiquer. Ils sont encore loin de nos acquis actuellement écornés.

                          • Hervé Hum Hervé Hum 11 février 2013 18:32

                            Il n’y a rien d’utopique dans cette idée. La super flexibilité, la demande des gens de pouvoir changer d’activité, la nécessité de maitrise de la consommation, d’implication des citoyens dans l’activité politique et sociale, etc, sont d’actualité.

                            Ensuite, en France, la grande majorité des citoyens sont des bourgeois. Alors le combat frontal contre la bourgeoisie, c’est même pas de l’utopie, c’est dépassé et absurde !

                            Aujourd’hui, dans les pays riches comme la France, vous avez d’un coté la ploutocratie et de l’autre la bourgeoisie. Pour trouver le clivage entre la bourgeoisie et le prolétariat il faut aller dans les pays socialement pauvres avec des ouvrier (sous payés et sur exploités) très important comme la Chine.

                            On ne peut pas d’un coté dire qu’il faut contrôler sa consommation, faire attention à l’écologie et de l’autre continuer à penser l’économie en terme de compétitivité, de production et de lutte des classes. C’est tout a fait incohérent.

                            Le combat frontal contre la ploutocratie doit se faire sur le terrain de la communication auprès de l’opinion publique et cette communication n’est efficace que si vous avez un projet alternatif défendable et crédible. Parce qu’il n’y a que le vote pour faire la révolution aujourd’hui.
                             


                            • spartacus spartacus 11 février 2013 19:48
                              Le code du travail comporte plus de 10 000 articles, 2800 pages, 8 tomes, 12 kg un ouvrage ubuesque classées en Livres, Titres, Chapitres, Sections, et Paragraphes, et enfin en articles, alors que celui de la Suisse n’en possède que 54. et se présente en un simple livret.
                              Les travailleurs Suisses sont ils moins protégé ?

                              Il existe aujourd’hui en France 38 formes différentes de contrats de travail et 27 régimes dérogatoires ainsi qu’une dizaine de formes d’organisation du temps de travail dans le cadre des 35 heures.
                              Les suédois qui n’en ont pas sortent tous des bureaux à 17h30. Ca les gène de ne pas avoir cette soviétisation de l’entreprise ?

                              Une feuille de paye en 30 lignes alors qu’en Irlande c’est un ticket de 3 lignes. 
                              Chaque feuille de paye coûte 25€ à l’employeur a ajouter en coût au salaire alors que dans les autres pays, un enfant de 10 ans sait la faire. 
                              Vous croyez qu’un Irlandais souffre de pouvoir comprendre sa feuille de paye ?

                              Pour salarier un Francais, il faut se conforter au code du travail, à la convention collective, au contrat de travail, au règlement intérieur et aux 100 000 jurisprudences. En Angleterre, le salarié présente son contrat de travail à un avocat. 
                              C’est le seul document référent. Vous croyez qu’en cas de litige qu’il est moins bien défendu ?

                              Comment voulez vous qu’avec des syndicats à l’idéal soviétique n’en sorte que de l’ubuesque.

                              La France avec sa gauche est le dernier pays communiste d’Europe.


                              La France souffre d’une maladie chronique qui consiste à penser qu’un excès de réglementation sert la société. Stupides raisonnements.

                              Réduire le pouvoir de fixation des salaires des syndicats et rendre l’embauche et le licenciement plus facile. 

                              Cela fonctionne dans les pays anglo-saxons qui depuis plusieurs décennies ont trois ou quatre points de chômage de moins que la France. 

                              Cela a conduit à assurer une forme de sécurité sociale, non pas à travers l’État providence, mais à travers le bon fonctionnement du marché
                              Le chômage de masse étant une spécificité Franco Française. et les syndicats des représentant de l’international communiste. 

                              • Hervé Hum Hervé Hum 11 février 2013 21:07

                                Me donneriez vous votre avis sur cette idée là


                              • Gauche Normale Gauche Normale 11 février 2013 21:46
                                @ Spartacus

                                La France souffre d’une maladie chronique qui consiste à penser qu’un excès de réglementation sert la société. Stupides raisonnements.

                                Alors Roosevelt devait être un sacré malade chronique, lui qui voulait dompter les marchés financiers et non pas les « rassurer ». Il a crée la SEC en ce sens. Lors de son discours d’investiture, il dénonce publiquement la responsabilité des banquiers et des financiers spéculateurs dans la Grande Dépression. Ensuite avec la FERA, il mobilise des deniers de l’État pour aider les chômeurs. Il met aussi sur pied la première sécurité sociale en s’appuyant sur des cotisations sociales. Les retraites étaient payées par l’impôt. En plus les plus riches versaient 94% de leurs revenus au fisc.

                                Tout ça, c’est de la réglementation, de l’État. Et la classe moyenne se portait comme un charme. Mais Reagan est arrivé et a jugé que l’État était contraire à la liberté (le fameux « FREEDOM » ressassé en gros dans chacun de ses écrits et discours). Depuis une colossale dette est apparue. Et elle monte, elle monte...

                                • HugoS HugoS 11 février 2013 22:08

                                  @Spartacus :
                                  Vous croyez qu’un Irlandais souffre de pouvoir comprendre sa feuille de paye ?

                                  Visiblement, ils souffrent d’autre chose sur leurs feuilles de paye.
                                  http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/11/27/en-irlande-les-ong-craignent-l-apparition-de-nouveaux-pauvres_1445615_3214.html


                                  • simir simir 11 février 2013 22:33

                                    « Nous allons joindre nos forces pour essayer de dissuader le gouvernement et la majorité des députés » a déclaré Bernard Thibault sur france inter le 3 février.

                                    Ah puisque Thibault l’a dit on est sauvé !! Faut il vous rappeller que ce traître a déclaré pendant les grèves sur la réforme des retraites : « On est pas là pour bloquer le pays » et préférait amuser la galerie avec des grèves d’une journée par mois.

                                    Quant à Sud c’est comme les autres pendant la réforme des PTT leurs cadres tout comme ceux de la CGT ont choisi la reclassification, abandonnant ainsi leur statut de fonctionnaire d’état, ouvrant ainsi la porte à a transformation en SA. Je ne parle même pas des autres. 

                                    Et puisque vous parlez de Good Year M Jaja n’oubliez surtout pas Xavier Mathieu de Continental qui a dit que Thibault « était une racaille » Je ne peux qu’être d’accord avec lui ça mérite même le camp de travail.


                                    • Gauche Normale Gauche Normale 11 février 2013 23:56

                                      @ simir


                                      Bernard Thibault avait en fait déclaré « Bloquer le pays n’est pas un but en soi mais si il le faut nous serons bien obligés de le faire ».

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