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Accueil du site > Actualités > Politique > Valls à Bayrou : « Vous vous trompez de débat »

Valls à Bayrou : « Vous vous trompez de débat »

Lors de l’émission de France 2 du jeudi 8 mars, François Bayrou et son contradicteur Manuel Valls se sont d’abord flattés mutuellement de leur estime réciproque avant de se jeter à la figure leurs incohérences respectives.

Un Bayrou qui s'est trompé de débat

Sans rentrer dans le détail des arguments de campagne de l’un et de l’autre, l’erreur majeure de Bayrou au cours de ce débat a été de vouloir mettre en exergue l’incohérence supposée de Valls en l’amenant sur un plan personnel, le mettant face à ses contradictions supposées entre son discours de campagne des primaires et son discours actuel. Or, quoi de plus normal qu’un ex-candidat aux primaires, alors concurrent de Hollande, puisse dans le cadre de l’élection présidentielle, ajuster sa position à celle du candidat officiel ? C’est le sens même d’une primaire : Déterminer une tendance dominante à laquelle se rallient ensuite tous les candidats concurrents.

La technique du "déplacement" de débat n'a manifestement pas impressionné Manuel Valls.

Un Manuel Valls sûr de lui et charismatique

Manuel Valls n’a eu de cesse de recadrer le débat à plusieurs moments, rappelant qu’il était présent à ce débat comme représentant du candidat Hollande et du PS et non à titre personnel, comme "candidat à la primaire socialiste".

Bayrou à Valls : "Ce que je mets en cause ce n'est pas votre conviction, c'est votre cohérence", a-t-il lancé reprochant au député de l'Essonne de défendre avec François Hollande "le contraire" de ce qu'il défendait lors de la primaire PS où il faisait sa priorité du désendettement et de la réduction des déficits.

 Et Valls de rétorquer : « Je représente ici le candidat Hollande ».

 Puis, plus tard, devant l'insistance de Bayrou :

« Vous vous trompez de débat » a-t-il enfin assené.

Fugace mais visible flottement de Bayrou, qui a encore essayé de déplacer le débat, sans succès devant la fermeté et la détermination du directeur de la communication de François Hollande. 

Un Bayrou encore trop flou dans la forme

Encore une fois analysons la forme et non le fond.

Bayrou se cantonne à une position « ni gauche » ni « droite », ni « division » ni « illusion ». Une définition "par opposition", misant davantage sur la formule que sur une « autoréférence ». Or ce type de position appelle toujours le genre de réponse que Valls lui assène.

 Valls : "Vous avez dit que Nicolas Sarkozy était le candidat de la division et François Hollande celui de l'illusion. Je crains que votre incapacité à choisir-nous verrons le 22 avril prochain, vous avez dit que vous alliez vous engager- fasse que vous soyez le candidat de la stagnation. François Bayrou, le moment approche où vous devrez vous-même choisir"

Quand on se définit par opposition, on reste vulnérable dans le débat.

Score du débat ?

En restant toujours sur la forme, car le fond est abondamment abordé dans les programmes des uns et des autres.

1-0 : Incontestablement en faveur de Valls.

1) Sur le plan du charisme d’abord : Valls supplante Bayrou. Valls est encore jeune et l’avenir pourrait lui réserver de bonnes surprises en politique.

2) Sur le plan de la forme du discours : Un Bayrou qui use jusqu’à la corde le « moi je ne suis A ni B », ni la droite ni la gauche, ni l’illusion ni la division. Mais "je suis quoi au juste" ? Mauvaise rhétorique, qui risque encore une fois de lui coûter sa place au second tour.

Ne pas oublier que la forme est ce qui impacte le plus - en fin de parcours - l'inconscient de l'électeur.


Moyenne des avis sur cet article :  2.95/5   (43 votes)




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38 réactions à cet article    


  • Yvance77 9 mars 2012 12:13

    Salut,

    Extrait d’un billet du souce-boules Baurouyiste aka notre Sylvain :

    « Excellente prestation du candidat François Bayrou dans sa dernière grande émission télévisée avant le début de la campagne officielle... »

    Pour le moment, le score est de zéro en modération, mais gageons que ce sera suffisant pour paraître en ligne.

    Comme quoi quand on veut être aveugle c’est si facile.

    Ce post actuel me semble bien plus équilibré


    • kali 9 mars 2012 12:22

      @Yvance
      « Comme quoi quand on veut être aveugle c’est si facile. » quel ton agressif ! 

      Et la démocratie donc ? Et la pluralité d’opinion ? c’« est pour les borgnes ? smiley

      Bienvenue à votre article en »modération" et vive le débat !
      (au fait est-ce éthique de citer un article qui n’a pas encore été modéré et n’a pas franchi la ligne du comité de lecture ? j’en doute..
      PS : sans vouloir vous vexer, si celui-ci est publié c’est qu’il a obtenu un score supérieur à 0 smiley 
      Et encore une fois bienvenue à toutes les opinions ! j’aime la diversité et le débat et cela ne nécessite pas de dénigrer !


      • Yvance77 9 mars 2012 12:33

        Ou voyez vous de l’agressivité ? Quand je le suis il en va autrement.

        Ensuite, le côté « groupie de » est pénible. L’impartialité devrait être la logique suprême, et c’est tout ce qui manque à l’auteur que je cite. Et, ceci m’arrive aussi.

        Je soutiens Mélenchon, et je suis en profond désaccord avec lui sur des sujets sensibles. Je n’ai jamais cessé de le dire. Quitte à me demander si je voterai pour lui, vu qu’il veut se reporter sur le choix Hollande, si lui-même n’est pas au second tour. Ce que je réprouve comme vous pouvez le comprendre.

        PS : vu le nombre de + et - obtenus après un moment, on sait que la tendance finale sera la même en statistique.


      • kali 9 mars 2012 13:41

        Ok, je n’aime pas non plus le côté « groupie » mais on tombe tous dans le panneau parfois. (au fait,moi je l’ai vu en -1 smiley

         


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 9 mars 2012 14:09

        Bonjour,
        vu votre article (je n’ai pas regardé le débat !)
        je dirais plutôt 1-1.

        Pour avoir suivi un peu les primaires PS, j’ai effectivement trouvé que Valls était complètement décalé par rapport à ses « camarades » et beaucoup plus proche de Bayrou (exonérations de charges favorables aux patrons, rigueur budgétaire par ex)

        Donc c’est de bonne guerre si Bayrou le lui fait remarquer : si Valls trouve que Bayrou se trompe de débat, c’est lui qui le dit. Pas sûr que les électeurs apprécient (l’in)cohérence de Valls !

        D’un autre côté, je souscris également aux critiques faites à Bayrou :
        l’attitutde « ni » « ni » ça ne suffit pas.
        Mais ce doit être un héritage démocrate-chrétien : FB est pour « la bonne gouvernance », « les gens raisonnables »... Il prêche la « bonne » parole, comme si ses concurrents étaient l’empire du mal.
        Comme si l’affrontement et les divergences idéologiques (« la division ») n’étaient pas constitutifs de la démocratie.
        Comme si l’idéal était un gouvernement consensuel autour « du bien »...mais « le bien » (autoproclamé) ne peut être la seule voie, et ça il l’oublie.


        • Voltaire Voltaire 9 mars 2012 17:14

          Ayant regardé le débat, j’aurais aussi dit 1-1.

          Valls a effectivement été assez bon sur la forme, percutant sans agressivité, mais Bayrou a été plus convaincant sur le fond, et a mis en porte-à faux un Valls converti de fraiche date au Hollandisme. La phrase de la fin de Valls, admettant qu’il faudrait revoir les objectifs du PS s’ils n’avaient pas leurs 2.2% de croissance (que personne ne pense atteignable) a été le moment clé, validant l’ensemble de l’argumentation de Bayrou.
          Valls avait plutôt bien commencé, en se plaçant sur le terrain des valeurs, et montrant ansi que celles de Bayrou sont plus proches de celles de Hollande que de Sarkozy, mais la réalité des faits l’a ensuite rattrapé.

          Pour autant, ce qui était évident, c’est que ces deux responsables politiques s’apprécient ; il ne pouvait donc pas y avoir de combat sanglant, et tous deux ont soigneusement ménagé l’avenir. 1-1 donc pour moi aussi. Sur le reste de l’émission, Bayrou a été très convaincant, très difficicle à prendre en défault sur son projet politique. Les conclusions des journalistes ont confirmé cette impression, Bayrou a acquis une vraie stature présidentielle et semble prêt à endosser le costume. Son seul point faible demeure celui de ses alliés, encore trop peu nombreux. Mais s’il dépasse les 15% dans les deux semaines à venir, gageons que ceux-ci viendront à lui rapidemment.


        • spartacus spartacus 9 mars 2012 15:08

          Bayrou a gagné le débat par KO.

          Il a assez simplement mis en difficulté par rapport à ses positions passées sur la TVA sociale ou les finances publiques Manuel Valls.
          Gêné, Valls a botté en touche, bloqué par l’économie, il surtout parlé de l’absence de majorité de Bayrou.
          Bayrou est en train de monter doucement par la lassitude de certains face à l’omniprésence et aux limites perçues des deux principaux candidats.

          • Marianne Marianne 9 mars 2012 15:27

            Bayrou a parfaitement raison sur l’incohérence évidente de Valls, entre ses convictions affirmées à la primaire et ce qu’il dit maintenant en tant que porte-paole de Hollande. On voit bien que Valls est sur la même ligne que Bayrou !

            Bayrou voit juste en qualifiant Sarkozy de candidat de la division et Hollande de candidat de l’illusion.

            Je pense que Bayrou a été très bon dans ce débat, se montre très crédible et constant dans ses convictions. Il est dans une posture difficile dans l’étau droite-gauche, cette bipolarité écrasante où les journalistes cherchent à toute force à le faire pencher d’un côté, mais si les gens lui donnent une majorité centrale, tout peut basculer, il peut renverser la table.


            • kali 9 mars 2012 16:06

              @Marianne

              La stratégie adoptée par Bayrou dans la forme est mauvaise même si les avis restent évidemment partagés sur les programmes des uns et des autres. Il a perdu l’occasion de maintenir un débat centré sur son programme et le débat s’est retrouvé sur le terrain du programme du PS allant jusqu’à remonter à la primaire..Pas très habile. Mon avis n’est pas un avis sur le programme. Je pense qu’il s’agit là d’un tournant pour lui. On verrra dans les prochains jours si je me trompe.

              Quelques avis de « journalistes » politiques ici :

              http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-express-refait-le-debat-bayrou-valls_1091432.html
              Eric Mandonnet (service France)
               

              La note : 11/20. Sur la forme, un débat de qualité, sur le fond, un débat souvent à côté de la plaque. 

              Le flop : la stratégie adoptée par Bayrou lors du débat : mettre en contradiction Valls par rapport à ses déclarations pendant la primaire, une fois, oui, mais en faire l’enjeu de la confrontation, c’est se tromper de cible. La cohérence de Valls n’est pas tout à fait au coeur du débat de la présidentielle... 

              Le top : le rappel par Valls, autrement meilleur que Fabius face à Sarkozy (il faut dire que Bayrou ne faisait pas preuve de la même pugnacité !), de l’appartenance de Bayrou aux deux gouvernements de droite, celui de Balladur et celui de Juppé, et l’évocation de la situation des comptes publics à l’époque. 

              La phrase : « J’ai de l’estime pour vous. »- « Moi aussi, j’ai de l’estime pour vous. » Les deux étaient sincères en le disant, on peut débattre sans s’insulter. 

              Thierry Dupont (Lexpress.fr) 

              La note : 11/20. Débat d’assez bonne qualité entre deux personnalités qui avouent s’apprécier. Inconvénient : à de rares exceptions - notamment vers la fin- cela manquait fortement de piment... 

              Le top : Manuel Valls assez inspiré. Cruel dans sa formule du « candidat de la stagnation », il a cloué le bec à Bayrou qui s’échinait à le mettre face à ses contradictions. « En termes de cohérence, je n’ai pas de leçon à recevoir de vous », a-t-il conclu après avoir rappelé l’appartenance de Bayrou au gouvernement Balladur, fossoyeur des comptes publics. 

              Le flop : François Bayrou. Assez bon durant le reste de l’émission, il a raté son débat. Pourquoi laisser le programme de son concurrent François Hollande être l’objet central de la discussion ? "


              Oui je pense - c’est mon opinion- que Bayrou a raté son débat.


            • Voltaire Voltaire 9 mars 2012 17:00

              A l’auteur : attention de ne pas présenter uniquement les compte-rendus de l’express qui vous arrangent : pourquoi ne pas avoir mis celui-ci :

              Corinne Lhaïk (service France) 

              La note : 17/20. Un vrai débat, sur des sujets de fond, entre deux personnages qui cherchent en même temps à se séduire. Un combat élégant qui nous change de la déception d’un affrontement Juppé-Hollande, dominé par ce dernier, et d’un choc Fabius- Sarkozy, entre un président énervé et un ex Premier ministre... fatigué ! 

              La phrase : « On ne pourra pas dépenser un euro de plus ». Ecrite par Manuel Valls, elle est rappelée à plusieurs reprises par François Bayrou pour mettre son interlocuteur en contradiction avec lui-même. 

              Le top : les deux débatteurs ont abordé le sujet de fond de la présidentielle : comment redresser les finances publiques en redonnant à espérer aux Français ? On a vu s’opposer la vision de Bayrou qui privilégie le premier sujet à celle de Valls qui entend incarner la seconde. On rêve, bien sûr, de la synthèse. 

              Le flop : Manuel Valls a mis beaucoup de sincérité à défendre le programme de Hollande qui est désormais le sien, mais il n’a pas réussi à nous faire oublier ses prises de position antérieures à la désignation de Hollande par la primaire. Sur bien des points, elles s’écartent de celles du candidat PS. 


            • Leo Le Sage 9 mars 2012 17:51

              Valls est sur la même ligne que Bayrou car :
              1/ c’est bien le cas.
              2/ sur le plan stratégique, il faut offrir la posibilité à Bayrou de composer avec le PS.
              Il auraient pu envoyer Montebourg ; çà ne vous a pas echappé...

              Composer avec le PS veut dire : si l’un des deux camps gagne, l’un acceptera de travailler avec l’autre.

              Le reste n’est que prose.


            • kali 9 mars 2012 22:07

              ^Voltaire
              « A l’auteur : attention de ne pas présenter uniquement les compte-rendus de l’express qui vous arrangent  »
              Je vous retourne la remarque smiley
              Pour conclure, je maintiens que Bayrou a fait une erreur de tactique dans ce débat. Moi-même, j’ai pu apprécier certaines de ses propositions jusqu’ici mais ce manque d’habileté tactique me semble une erreur grossière pour un éventuel futur président. Et un président c’est du fond et de l’habileté tactique.
              Pour ce qui est de l’incohérence de Valls vous faites la même erreur que votre candidat. : Vous situez le débat sur Valls. Or Valls n’est pas candidat et a du se conformer au programme du candidat qui a remporté la primaire. Bayrou, lui, en routard solitaire n’est pas passé par la moulinette d’une primaire et peut donc être cohérent avec lui-même !!
              Cela dit, l’avenir nous en dira plus.
               Pour le moment on peut être certains que la tendance sur AV est loin de refléter la tendance globale de l’opinion publique pour un Bayrou qui patine entre 12 et 15% selon les sondages, bien loin du score de 18,57 % de 2007 au premier tour et ce, à j-43.


            • Voltaire Voltaire 9 mars 2012 22:57

              @l’auteur : c’est votre article... je n’allais pas copier tous les commentaires des journalistes de l’express, simplement souligner que ces commentaires étaient partagés, et donc rétablir l’équilibre. Je pense (sans être le seul), que ce débat a été un match nul.
              Sur la tactique, je ne partage pas votre avis. Valls n’est pas Hollande. Bayrou l’apprécie, et souhaite sans doute l’avoir comme allié dans un futur gouvernement ; il a déjà dit ce qu’il pense du projet d’Hollande, et c’est aux média d’organiser un face à face entres les deux. Il s’est adressé à Valls en tant que personne, pas en tant que perroquet, cela a permis de conserver une certaine hauteur.

              Quant au résultat final, aucune tendance lourde ne se dessine encore, nous verrons bien. Bayrou avait atteint son pic trop tôt en 2007, et s’était fait massacré par les média dès qu’il avait menacé Royal. Je pense qu’il a retenu la leçon et qu’il conserve ses moyens de campagne pour l’après mi-mars, quand les temps de paroles seront égaux. Ensuite, cela dépendra de Sarkozy : si celui-ci remonte, effectivement ce sera cuit ; si Sarkozy baisse de quelques points et surtout ne parvient pas à dépasser 45% d’intentions au second tour, alors cela pourrait évoluer très vite. Nous verrons...


            • musashi 9 mars 2012 23:10

              @kali
              Bayrou un manque d’habilité tactique ? ça dépend du point de vue...
              Bayrou a quand même réussi habillement à de faire avouer à Valls que le programme de Hollande ne sera pas appliqué... je cite Valls :"Il faudra s’adapter si malheureusement la croissance n’est pas là"...et que la perspective de croissance de Hollande n’est pas crédible...Bayrou a également mis à mal la crédibilité de Valls en le mettant simplement en face de ses contradictions....

              Si c’est pas de l’habileté tactique ça...


            • kali 10 mars 2012 08:16

              @Musahi
              Vous faites vous aussi la même erreur que votre candidat : confondre valls et le candidat PS. C’est Hollande le candidat, celui que les électeurs évalueront, pas Valls et c’était à Bayrou de démontrer de l’habileté tactique à ce débat. Il aurait du mener le débat en le laissant centré sur lui et son programme et non tenter de démontrer les défauts de ...valls.

              @Voltaire
              D’accord avec vous sur le fait que Bayrou a fait son pic trop tôt en 2007. Le problème est que là, le pic est sans doute déjà atteint ou variera peu. Bayrou me donne l’impression d’avoir toujours la même stratégie « ni ici ni là », les électeurs semblant préférer un discours plus ancré, que l’on soit d’accord ou pas avec le côté de l’ancrage. C’est ça qui fait qu’on reste dans une bipolarisation. Sans doute les hommes politiques devraient-être plus créatifs et sortir du gauche ou droite ou ni-ni. Ce qui est frappant c’est que MLP utilise le même discours de base que Bayrou : ni UMP ni PS, inventant l’UMPS. Sauf qu’elle a choisi l’extrême et lui le « entre-deux » mais pas tout à fait. 
              Cela dit, wait and see.

              Au fait, moi non plus je n’allais pas recopier tous les articles de presse smiley
              J ’écris un article, je défends mon opinion, et vous défendez la vôtre. Pas de procès d’intention et le débat « démocratique » s’en porte bien smiley 
              Bonne journée


            • musashi 9 mars 2012 16:03

              Article très partisan mais bon c’est classique ici...par contre minimiser le retournement de veste de Valls (que j’ai d’ailleurs apprécié pendant la primaire socialiste car effectivement il était le seul à parler de faire des économies) notamment sur la hausse de la TVA me parait faire preuve soit d’une malhonnête intellectuelle soit plus probable d’un aveuglement partisan.

              Je suis désolé mais avec ma conception de la politique on se doit de blâmer une personne qui est pour la hausse de la TVA en octobre et qui la fustige ensuite en février....


              • musashi 9 mars 2012 16:05

                Si les électeurs s’intéressaient un peu plus au fond qu’à la forme....la France ne serait surement pas dans un état aussi critique....


                • mbdx33 mbdx33 9 mars 2012 17:39

                  @musashi
                  Vous écrivez  :

                  Article très partisan mais bon c’est classique ici...par contre minimiser le retournement de veste de Valls (que j’ai d’ailleurs apprécié pendant la primaire socialiste car effectivement il était le seul à parler de faire des économies) notamment sur la hausse de la TVA me parait faire preuve soit d’une malhonnête intellectuelle soit plus probable d’un aveuglement partisan.

                  et ensuite vous nous dites que vous regrettez que le fond ne passe pas avant la forme.

                  Pourtant votre post fait la même chose, la forme et pas le fond.

                  Sinon c’est exactement ce que je pense, on ne parle pas d’Europe dans cette campagne, pas assez d’emploi, de pouvoir d’achat. d’éducation,...

                  Point fort : Bayrou a abordé des sujets de fond quand il ne débattait pas. C’était bien et souvent pertinent. Il a des idées, des convictions et des choses à dire.

                  Point faible : Bayrou n’a pas relevé le niveau face à son contradicteur, Valls le lui a fait remarquer. La primaire, c’est du passé, il aurait été plus pertinent de parler de son programme tout en laissant venir les critiques de valls et à ce moment là de comparer le programme de Hollande en détaillant les différences. L’appel du pied maladroit à de Villepin.

                  In fine : Bayrou a fait une bonne prestation sur les questions des journalistes mais n’a pas su mener le débat sur les idées des programmes face à Valls, il est passé à côté. Je trouve décevant qu’un gars qui fait de la politique depuis aussi longtemps se soit trompé de cible lors du débat.

                  je partage aussi le point de vue de plusieurs post, il répète trop le « je suis ni de droite, ni de gauche, je suis au milieu ».


                • musashi 9 mars 2012 22:42

                  Bayrou a quand même réussi habillement à de faire avouer à Valls que le programme de Hollande ne sera pas appliqué je cite Valls :« Il faudra s’adapter si malheureusement la croissance n’est pas là »...
                  et Valls n’arrive pas à argumenter pour justifier la prévision de croissance irréalisable de Hollande.

                  Ensuite Bayrou a parfaitement montrer les contradictions de Valls (sur la TVA, sur la règle d’or, sur les dépenses publiques) avec le reniement de ses convictions qui pourrait être pris au mieux pour l’intérêt général du PS ou pire pour un intérêt personnel concernant tel ou tel ministère...

                  Alors certes le style de Bayrou est moins dynamique, moins spectacle, mais au combien efficace quand on s’appuie sur le fond...


                • kali 9 mars 2012 16:14

                  @Musahi
                  « Article très partisan mais bon c’est classique ici... »

                  Pas seulement ici, non ? Dans un parti, on trouve en général des...partisans, que ce soit au modem ou au PS smiley
                  Ensuite, si avoir une opinion sur un débat c’est être partisan, ma foi, il vaut mieux en avoir un dans la vie. Et pour aborder une élection, avoir un avis c’est mieux.
                  Après, qu’on n’ait pas la même, vous et moi, je le conçois. 

                  Pour la forme, je suis d’accord sur votre propos (2eme message).
                  Sauf que c’est un constat. L’on sait par exemple que le « dernier débat » entre les deux candidats en lice est déterminant pour les indécis. Et en général, les indécis ne sont pas forcément des gens politisés. Ils vont donc être sensibles à la « forme » qui inclut le charisme, le sang-froid, la pugnacité, la sincérité supposée (qui participe au charisme). Etc..
                  C’est cela la démocratie, chacun, partisan ou pas, contribue à faire une opinion globale. Le collectif ne se prévoit pas aussi bien que l’individuel.


                  • musashi 9 mars 2012 16:51

                    Être partisan oui, tout le monde l’est plus ou moins mais avec un minimum d’objectivité...

                    Personnellement j’ai apprécié Valls pendant les primaires socialistes...si Valls avait été choisi par le PS avec des propositions de réductions des dépenses publiques j’aurai pu voter PS.

                    Par contre il m’a beaucoup déçu sur son retournement de veste sur la TVA, si vous ça ne vous dérange pas ce n’est pas mon cas.


                  • Yohan Yohan 9 mars 2012 16:16

                    Pov’ Manuel Valls, mal à l’aise car « obligé » d’avaler les couleuvres du PS, contraires évidemment à ses idées, mais des couleuvres très bien cuisinées j’imagine smiley smiley smiley
                    Bayrou n’a pas lâché le bonhomme sachant qu’il serait forcément dans ses petits souliers pour avoir fait une profession de foi écrite si peu en rapport avec celle de Hollande et si proche en fait de celle de Bayrou. J’avais de la peine pour Valls. Bayrou aurait pu le tuer sur l’immigration en relatant son épisode médiatique où il pointe l’absence de blancos dans le paysage de sa Ville. La politique, c’est un métier de chien  smiley


                    • kali 9 mars 2012 16:22

                      @Yohann

                      « Bayrou aurait pu le tuer sur l’immigration »
                      Oui possible, mais encore une fois c’était le débat du candidat Bayrou pas celui de Valls qui n’est pas candidat. L’erreur de rhétorique est là, comme un nez dans une figure.


                    • musashi 9 mars 2012 22:45

                      C’est sûr que pour Valls c’était pas évident de critiquer le candidat le plus proche de ses réelles convictions....Bayrou, comme toujours a été simple et efficace smiley


                      • Leo Le Sage 9 mars 2012 17:59

                        La vraie erreur de Bayrou c’est de ne pas montrer de la hauteur.
                        C’est lui qui doit conduire le débat vers... ses idées et non contrer les idées des autres.

                        Pour le commun des mortels c’est peut-être une bonne stratégie ce qu’il a fait, mais pour les personnes qui s’informent, il savent bien qu’une telle attitude masque quelque chose.
                        Or, je constate qu’il a toujours le même défaut classique : il a oublié qu’un président de la république, est capable de discuter, mais ne doit pas être hautain.
                        C’est un de ses défauts qui fait qu’il ne mérite pas la place de Président.

                        Le reste du monde ne va pas se laisser marcher sur les pieds comme çà.
                        Si il montre ce mépris, et que du jour au lendemain il se rend compte en tant que Président qu’il faut changer d’attitude, le message qu’il renvoyera sera celui du message d’une girouette...

                        Ce n’est pas ce qu’il faut montrer.

                        Pour le contenu, le débat est déjà meilleur que celle avec MLP.
                        Normal, MLP a fait la bétise monstre de refuser le débat avec Mélenchon.
                        Une erreur de stratégie peut-être... volontaire mais une erreur de stratégie quand même...


                        • kali 10 mars 2012 08:32

                          @Leo Le sage
                          « C’est lui qui doit conduire le débat vers... ses idées et non contrer les idées des autres »
                          Oui, mais ce qu’a fait Bayrou est encore moins efficace. Il a essayé de contrer les idées de Manuels Valls oubliant que le candidat est Hollande.
                          Et j’ajoute que « le commun des mortels » lui non plus ne s’y est pas trompé.
                          Car au-delà des mots, les communicants savent que d’autres choses circulent dans l’échange, dans le non verbal. Et on sent en effet chez Bayrou cette attitude de « Vous êtes à gauche et puisque vous êtes à gauche, je suis mieux que vous car moa je ne suis ni à gauche ni à droite ». C’est ce qui entame son charisme.
                          Il centre sa communication sur sa posture « hors gauche/hors droite » (comme MLP d’ailleurs) Et cela semble plus important dans son discours que le reste. 
                          Il a voulu piéger Valls au lieu de se consacrer à « piéger » Hollande.


                        • Agerate Agerate 9 mars 2012 21:53

                          il a oublié qu’un président de la république, est capable de discuter, mais ne doit pas être hautain.
                          C’est un de ses défauts qui fait qu’il ne mérite pas la place de Président.

                          Elle est bien bonne celle-là ! Le rôle de Président a été fait sur mesure pour De Gaulle, connu pour sa grand froideur. A coté François Bayrou c’est les grosses têtes.

                          Si on vous écoute, De Gaulle ne serait pas à sa place à l’Élysée... No comment.

                          Le reste du monde ne va pas se laisser marcher sur les pieds comme çà.
                          Si il montre ce mépris, et que du jour au lendemain il se rend compte en tant que Président qu’il faut changer d’attitude, le message qu’il renvoyera sera celui du message d’une girouette...

                          Où avez vous vu du mépris ? A part dans votre imagination ?

                          Dans tous les postes à responsabilité politique où il a exercé, il a laissé le souvenir d’un homme de consensus qui savait faire travailler les gens ensemble et faire avancer les choses. Pour tout le monde il a laissé un très bon souvenir. Le contraire de ce que vous dites.

                          Quand à la girouette, c’est l’hopital qui se fout de la charité. De loin sa pensée est plus profonde et son propos est plus constant que Sarkozy et Hollande (vous me direz c’est pas difficile...)


                          • musashi 9 mars 2012 22:47

                            En tout cas on peut retenir de ce débat élégant et constructif (un vrai bol d’air par rapport au débat gauche droite habituel) l’image de ce que pourrait donner un gouvernement d’unité nationale...


                            • kali 10 mars 2012 08:23

                              @musahi
                              « débat élégant et constructif »
                              Elégant, oui, constructif, non, en tous cas du point de vue du candidat Bayrou. Il m’ a laissé l’impression de chercher à prendre en défaut Valls et ses contradictions,, oubliant que c’est Hollande le candidat et donc l’épargnant d’une certaine façon, lui son adversaire. 
                              Je reste persuadé que Bayrou a raté une occasion d’ancrer dans l’esprit des électeurs l’image d’un candidat fort de son programme et qui n’a pas besoin de prendre en défaut manuel Valls « la personne » pour démontrer qu’il est un meilleur candidat que Hollande. C’est mon opinion, pas la vérité absolue, mais c’est celle d’un futur électeur comme vous. Si j’avais eu des hésitations, elles auraient été levées et pas en faveur de Bayrou.


                            • musashi 10 mars 2012 14:15

                              @kali
                              Le débat était constructif car les 2 se sont laissés mutuellement parler ce qui est très rare dans un débat droite gauche...et que les sujets abordés étaient primordiaux (croissance, économie,...). Même si Valls a tenté de botter un peu en touche.
                              Je suis partisan et vous l’êtes également mais quand même... C’est la moindre des choses que Bayrou demande à Valls de s’expliquer. Nous avons devant nous 2 programmes à choisir celui de Hollande et celui de Bayrou. Valls a expliqué pendant les primaires socialistes et dans un livre que le programme nécessaire pour redresser la France était très proche de celui défendu par Bayrou et non de celui de Hollande. Donc mettre Valls devant ses convictions était la seule tactique valable.

                              La question que je me pose c’est pourquoi le PS a choisi Valls (si proche des idées de Bayrou) pour débattre avec lui ?


                            • kali 10 mars 2012 23:54

                              @Musahi
                              «  pourquoi le PS a choisi Valls » . Bonne question. Hypothèse :
                              D’abord Valls est le directeur de la communication de Hollande, ce qui le rend légitime, ensuite, Bayrou n’est pas la principale cible du PS ; l’enjeu n’était pas majeur et un Valls qui l’a en sympathie permettait un débat de forme sans gros risque pour le PS.
                              La cible principale du PS, c’est  Sarkozy et là, c’est Fabius qui y a été, car c’est le plus redoutable débatteur du PS, un routier aguerri, il faut le reconnaître même si je ne l’aime pas. 

                               


                            • musashi 13 mars 2012 12:05

                              @kali

                              Saviez-vous que Bayrou est le seul d’après les sondages qui pourrait battre Hollande au 2e tour ?


                            • Dzan 10 mars 2012 09:46

                              Je commence à ètre un monsieur âgé, mais je n’oublie pas que Bayrou, c’est l’UDF, les supplétifs du RPR:UMP dans tous les coups tordus.


                              • Agerate Agerate 11 mars 2012 21:21

                                Bayrou, c’est l’UDF, les supplétifs du RPR:UMP

                                Comment peut-on dire ça alors que précisément, L’UDF a toujours refusé l’alliance avec l’UMP ?? Et que c’est Bayrou qui a mené ce combat là (on lui a assez reproché !) ?


                              • clostra 10 mars 2012 11:37

                                « Ne pas oublier que la forme est ce qui impacte le plus - en fin de parcours - l’inconscient de l’électeur. »

                                Vive le/les candidats de l’illusion !

                                mer, mare, marrer, des mares, des marées, maratin, rhume, baratin, baratiner, mâtiner, sonner les mâtnes, sonner le cloches, SDF, Cloche merle, cloche pied, le prendre, le pendre, pique prendre, piquer, pic, ...autres

                                Et il est où le poisson noyé ?


                                • kali 10 mars 2012 12:19

                                  @clostra

                                  « Et il est où le poisson noyé ? »
                                  Si vous voulez aider votre candidat, il faut nous le trouver, le poisson et même nous montrer sa carcasse smiley 
                                  Au lieu de laisser entendre que 85% des français sont sujets à l’illusion. Certains ne demandent peut-être qu’à être convaincus par vous smiley 


                                • mortelune mortelune 10 mars 2012 12:37

                                   Bayrou Hollande même combat ! Hollande vend de l’espoir car les français en on besoin. Hollande vend du réalisme car les français aiment ça. Ils sont ok pour diminuer la dette de la France en tapant sur les français mais rien sur les banques qui font tourner l’économie mondialiste. Hors la dette est un trou sans fin car ils n’oseront pas réduire de 75% les charges de dépenses militaires. Celles là personne en parle... 

                                  C’est une arnaque que les travailleurs devront payer le prix fort avec les remises en cause des droits acquis.
                                  Tous le monde parle des retraites des travailleurs mais personne évoque les 5 milliards d’euros par an pour les retraites militaires ( à voir vite !). Si on y ajoute les salaires et les charges de fonctionnement cela devient grandiose. Alors stop ! Réveillez vous les français...
                                   



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