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Accueil du site > Actualités > Politique > Valls, Montebourg : le vrai débat ?

Valls, Montebourg : le vrai débat ?

Les candidats à la candidature socialiste tenaient Jeudi le premier débat de leur campagne primaire. Un échange d'idées singulièrement dense et diversifié qui, bien que relativement sage de prime abord, s'est avéré riche d'enseignements sur les divergences politiques réelles qui peuvent être celles des principaux prétendants. Une séance d'éclaircissements qui, disons-le, tient pour beaucoup à la radicalité de ton par laquelle les deux benjamins ont su arbitrer la rencontre.

Manuel Valls et Arnaud Montebourg le concèdent eux-mêmes en plein plateau, presque avec amusement : leur ligne économique est résolument et totalement incompatible. L'un est venu dire l'urgence impérieuse d'assainir les comptes publics, l'autre la nécessité prioritaire de soumettre la finance. Le dilemme est pour ainsi dire le suivant : se conformer à la règle avant d'être jeté hors du jeu, ou bien décréter que la règle est devenue folle et qu'il faut la refonder ? Les deux, au fond, semblent animés par la même hantise, celle que la nation perde sa souveraineté - plus profondément peut-être que leurs aînés concurrents ou, en tout cas, de manière plus radicale et plus aigüe.

Cette radicalité affichée, elle aurait aisément pu leur valoir de camper le rôle d'outsiders fébriles et outranciers, les cantonner à s'agiter vainement aux deux extrémités de l'échange et les tourner en faire-valoir du bon sens et de la modération des trois favoris. Il n'en fut rien. Là où le « réalisme » de Valls aurait pu incarner la résignation politique et le défaitisme, lui est parvenu à convoquer la responsabilité et le courage. Là où l'idéalisme de Montebourg aurait pu rappeler la gauche au souvenir de ses inconséquences et de ses promesses oubliées, c'est au volontarisme et à la révolte qu'il a donné voix. C'est qu'il s'est tenu, à travers eux, le débat de fond entre deux orientations politiques claires, motivées par un même sens républicain, étayées par deux verbes étonnamment talentueux, dans la cohérence d'une vision et de propositions distinctes. Chacun a ainsi déployé l'évidente vérité de son propos : oui, la répétition chronique des déficits budgétaires et l'enlisement des investissements dénotent de graves troubles structurels. Mais oui, aussi, la logique de voracité financière et de compression sociale et écologique indéfiniment grandissantes qui préside au libéralisme mondialisé empêche la résorption des crises et les aggrave.

À ce constat, auquel répond l'absolue nécessité pour la puissance publique de reprendre le pas sur les intérêts privés, l'un et l'autre ont affirmé l'ambition et le jusqu'au-boutisme de méthodes aux préalables diamétralement opposés. La méthode de désendettement et de rigueur budgétaire préconisée par Manuel Valls vise à redonner prise à l'État sur l'économie par le rétablissement progressif de ses comptes et donc de sa capacité à investir ; elle comporte néanmoins le risque d'une asphyxie économique en cas de tassement de la croissance - ce qui dans un contexte de crise sociale persistante et de dégradation des ressources est loin d'être un indice favorable. La méthode de régulation et d'autorité politique préconisée par Arnaud Montebourg (audacieuse se réjouiront les partisans, irréaliste assèneront les détracteurs... chevalière en tout cas) implique que la puissance publique entre en conflit frontal avec les intérêts privés les plus puissants ; sans nul doute l'appareil législatif national et européen est capable de produire les mesures d'encadrement nécessaires à cette « mise sous tutelle » du système financier, mais dans les faits, il est clair qu'il ne le pourra qu'à la condition d'un leadership politique européen extrêmement fort, donc extrêmement difficile à obtenir - conservatismes, connivences, conflits d'intérêt... Ce qui demeure une éventualité bien périlleuse en cas d'échec.

Mais au fond, y a-t-il réellement d'autre option que celles-ci : la pacification économique au risque de la compromission politique, ou la résistance politique au risque du conflit économique ? Valls et Montebourg s'en sont faits les porte-parole si affirmés qu'ils ont, pour ainsi dire, circonscrit le cercle du débat et obligé leurs concurrents à se positionner vis-à-vis d'eux. Les favoris auraient très certainement préféré le confort d'un positionnement médian, plus flou, promettant à la fois le beurre et l'argent du beurre - la résistance politique et la pacification économique, l'État providence et la précaution budgétaire - mais c'était sans compter l'exigence de vérité et la pugnacité de ces deux-là. Et le spectacle fut intéressant.


Valls, la mauvaise conscience de Hollande et Aubry.

Un second match dans le match, bien plus formel mais qui aura retenu l'attention des médias, est celui qui a - posément - opposé François Hollande et Martine Aubry. Les deux favoris se sont livrés à un chassé-croisé sur le thème « ambition et raison », chacun tentant de montrer en quoi les priorités qu'il posait à son action seraient plus efficaces en termes de croissance et d'emploi tout en épargnant les comptes publics. Et sur ce point en particulier, il semble que l'ombre de Manuel Valls ait quelque peu troublé le jeu. C'est bien simple : des six prétendants réunis, François Hollande et Martine Aubry sont, de loin, ceux qui ont passé le plus de temps à se justifier sur leur niveau de dépense publique. Visiblement importunée, Aubry s'est même permis de réprimander implicitement Valls en répétant qu'une politique trop ferme de réduction des déficits risquerait de plomber le pays et de le précipiter dans un cercle vicieux de ralentissement économique comparable à celui de la Grèce ou de l'Italie. Plus prudent sur les termes et visiblement désireux de souligner cette ambivalence, Hollande s'est contenté d'affirmer qu'un bon projet devait porter à la fois « le sérieux et l'espoir », tout en rappelant que l'Éducation et la jeunesse seraient ses seules priorités et que toute autre dépense serait conditionnée aux « disponibilités de la croissance » - une formule qu'Aubry aurait pu faire sienne, tant elle s'est appliquée à contenir ses engagements dans les échéances garanties par les prévisions de croissance. Cela, d'ailleurs, a peut-être été le succès de François Hollande dans ce duel : amener sa rivale à admettre que, sous couvert de paroles plus musclées, les objectifs qu'elle se fixait concrètement étaient à peu près identiques aux siens. On ne pourrait trop reprocher à Hollande d'avoir manqué de clarté quant à son positionnement : installé dans son statut de favori, ne cherchant pas à se détacher ou à surprendre, il s'est inscrit dans la ligne classique d'un social-démocrate réformiste mais précautionneux. Sa position sur la question fiscale, par exemple, en atteste - et lui-même le dit volontiers : la réforme qu'il appelle de ses vœux est avant tout question de principe et d'équité ; le but n'est pas de révolutionner la société. Plus inattendu et plus malicieux, en revanche, est qu'il soit parvenu à profiter du rythme imposé par Manuel Valls afin de montrer qu'en réalité, et malgré les apparences, Martine Aubry se tenait sur une ligne similaire.


Royal, à la peine, tâtonne du côté de Montebourg.

Ce fut sans doute la déception de la soirée : Ségolène Royal hésitante, un peu vague, trop dispersée dans la présentation de ses propositions et compulsivement focalisée sur son bilan régional, n'est pas parvenue à imprimer l'identité de son projet au sein du débat. Son dernier livre[*] offrait pourtant matière à ce que l'ex-candidate réponde présente sur le terrain des propositions et des grands principes ; elle y développe en effet la vision d'une gauche assez singulière et percutante en termes d'éthique républicaine, de patriotisme, de sécurité mais aussi en termes d'écologie, d'investissement public ou de revivification des territoires. Sur ces derniers thèmes en particulier, où elle aurait pu convoquer la question des secteurs d'avenir et imposer son rythme à ses concurrents, elle s'est montrée assez pâle et presque en retrait. C'est finalement sur le thème de la « voracité financière » qu'elle retrouve quelques couleurs et décide de reprendre à son compte le ton combattif d'Arnaud Montebourg - qui sur ce point, ne manque d'ailleurs pas de lui exprimer sa faveur. Reste que l'idée de réforme des tarifications bancaires qu'elle brandit fièrement est du domaine de l'accessoire comparée aux propositions d'encadrement financier énoncées par Montebourg en début d'émission - entrée de l'État au conseil d'administration des banques, séparation entre banques d'épargne et banques d'affaire, taxation sur les transactions financières... En s'avançant sur la création d'une agence publique de notation ou sur l'interdiction de la spéculation sur les dettes souveraines, Ségolène Royal confirme néanmoins son hostilité à toute méthode de rigueur et, quoi qu'on en dise, quelle que soit sa logique d'alliances, un positionnement nettement plus gaucher et plus souverainiste que François Hollande ou Martine Aubry.


Valls, Montebourg : le débat que mériterait la démocratie ?

Trois semaines de campagne restent et deux débats encore avant que ne se rende aux urnes une frange de population dont personne ne s'aventure trop crânement à prédire qui elle sera ou quelles surprises elle peut réserver. Et bien que l'hypothèse d'un second tour opposant Manuel Valls et Arnaud Montebourg soit l'une des plus improbables, une question se pose et demeure : un tel débat ne serait-il pas celui que mérite aujourd'hui la démocratie ? L'exceptionnelle gravité de la crise que nous traversons n'exigerait-elle pas que le peuple, face aux tergiversations de ses trois plus probables présidentiables, s'empare de son destin et choisisse sa voie ? La période actuelle appelle-t-elle la radicalité ou la prudence, le jusqu'au-boutisme ou la modération ? Il ne s'agit pas d'une question rhétorique. Il s'agit du problème inédit que nous pose une situation inédite.



[*] Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions, Plon, 2011.
 


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117 réactions à cet article    


  • Alexis Dayon Alexis Dayon 18 septembre 2011 11:35

    Figurez-vous que, si je me laissais aller, je pourrais presque dire la même chose. Mais ce ne me semble pas constructif.

    Manuel Valls est apparemment convaincu par sa ligne. C’est sa culture, sa logique. J’essaie de me mettre dans sa peau, et j’imagine qu’il doit voir le projet de Montebourg comme celui d’un dangereux idéaliste. Ce qui n’est peut-être pas faux. Mais la dangerosité est le caractère de la période actuelle ; Valls serait un dangereux « réaliste », les trois autres de dangereux indécis. Nous n’avons de choix que le danger.

    De plus, je ne crois pas qu’il faille parler des marchés comme d’une entité consciente et mauvaise. Non pas que je pense que les marchés soient bons, loin s’en faut. Mais ils ne sont pas rationnels, aucune logique ni aucune conscience globale n’y président. Les marchés sont une machine folle. Les investisseurs et les actionnaires, pris individuellement, n’ont aucun intérêt à l’effondrement des Etats. Sans les Etats, les marchés en 2008 auraient crevé.

    Ce qui est pervers, c’est que les marchés fonctionnent sur une logique de dégagement de bénéfice à très, très, très court terme. Et cela, bien évidemment, les amène à hypothéquer toute considération d’avenir, l’avenir des Etats, celui de l’économie réelle, de l’emploi, des gens, et de là, le leur propre.


  • MONTEBOURG ET SEGO DEVRAIENT S ALLIER AVEC MELENCHON ET CHEVENEMENT...
    et laisser la gauche caviar -truffes.... genre dsk..


  • disons le 18 septembre 2011 12:27

    excellent commentaire Alexis.
    Certains voient ou veulent voir et faire croire que les marchés financiers sont dans quelques mains. Ce qui est d’une bétise absolue. Il y a derrière ce discours une logique.
    Il suffit de lire les commentaires d’un non666 pour comprendre.


  • Alexis Dayon Alexis Dayon 18 septembre 2011 12:35

    @barrederire>> Remarquez que j’ai placé « réaliste » entre guillemets... et que pour moi, « idéaliste » est loin d’être péjoratif. smiley

    Ça n’enlève toutefois rien à mon précédent commentaire. Je pense que Valls est tout à fait sincère dans sa démarche d’acceptation de l’économie de marché comme bien d’autres sont sincères dans leur démarche de refus (Mélenchon, notamment). On peut contester son positionnement comme vous le faites, mais pas le résumer à un ersatz de la droite ou à un « vendu » aux marchés. Sa voix mérite d’être écoutée, respectée et analysée autant que celle de Montebourg.


  • melody vers melody vers 18 septembre 2011 12:50

    Merci à Alexis Dayon pour cet article, c’est de loin la plus intelligente analyse que j’ai lu concernant ce premier débat des primaires. En effet, devant la gravité de la crise et l’effondrement de notre société qu’elle augure il n’est plus temps de tergiverser. L’expérience grecque est là pour nous alerter : trois années de tergiversations « pour gagner du temps » n’ont servi qu’à alourdir la mauvaise situation de la Grèce alors que les économistes atterrés ont appelé dès 2008 à la restructuration au moins partielle de sa dette, ce qui aurait permis de trouver des marges de manoeuvres considérables pour réformer l’état et son fonctionnement (notamment la fraude fiscale endémique).
    Aujourd’hui Montebourg met le doigt par où ça pêche : on ne fera rien si on ne s’attaque pas aux causes de la crise : la folie néolibérale de 30 dernières années qui ont dérégulé le monstre de la finance sorti de sa boîte de Pandore. Il va falloir beaucoup de courage politique et de combativité pour le refaire entrer dans sa boîte. Pour cela une union entre les bonnes volontés (Montebourg, Royal, Mélenchon, Joly) est une urgence nationale, mais la partie la plus dure sera de convaincre tous les européens de la nécessité préalable de régler cette question. ce serait bien que les journalistes nous informent des débats qui se tiennent actuellement dans les autres pays de l’Union pour voir si de telles convergences peuvent exister à cet échelon.


  • disons le 18 septembre 2011 14:45

    ce personnage voit des complots ( judéo-maçonniques de préférence) ou que sais je encore pour mieux répandre son antisémitisme (morice l’aime bien)
    non666 est un soralien. Il suit ramadan, gouasmi et d’autres encore.
    les noms que vous donnez reflètent votre orientation nauséabonde.
    non666 représente la vieille droite antisémite. Rien à voir avec Marine.


  • disons le 18 septembre 2011 15:11

    nous pouvons broder tout ce que l’on veut.
    Egypte et mexique sont pays de pyramides...pas de kabale ou de talmud...mais lorsque l’on veut insunuer n’importe quoi par l’absurde...(les articles de morice sont le summum de la chose tout comme les commentaires de non666)
    PS) Marine ouvre aux frères maçons smiley 


  • Ouallonsnous ? 18 septembre 2011 19:33

    Chévenement et Montebourg ne sont pas des européistes transatlantiques comme Ségo et la Méluche !

    Ce sont eux qui doivent s’allier ainsi qu’avec Asselineau.

    Avec des gens clairvoyants comme eux, nous pourrions envisager enfin sérieusement une sortie de l’UE et de l’euro, le retour de nôtre souverainetée nationale et la sortie de l’orbite anglo-USraélienne, donc des relations normales et pacifiques avec les pays que nous reconnaissons !


  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 19 septembre 2011 03:48

    @ disons-le


    Les marchés SONT entre les mains de quelques-uns. Je crois que vous n’avez pas suivi les nouvelles de Zurich, ni lu le blogue de Jorion récemment. Ce serait hors-sujet d’en parler ici, mais disons simplement pour l’instant que je ne vois plus trop l’intérêt de ces élections. J’avais dit que la démocratie n’existait pas..., maintenant je crois bien que c’est devenu indiscutable. Nous y reviendrons. 


    PJCA

  • colombe rouge colombe rouge 18 septembre 2011 11:16

    Le diable c’est la politique et l’ange c’est le peuple.Enfin moi je vois que ça.


    • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 18 septembre 2011 11:20

      Dommage que Montebourg n’ait pas le profil d’un homme d’Etat !

      Il est vrai que le vrai débat est entre Valls et Montebourg. Baylet, lui, n’existe pas. Les 3 autres feront à peu près la même chose. Ce qui les distingue : leur image. C’est pour cela qu’ils se mettent sous les projecteurs : pour qu’on choisisse sur catalogue le plus présidentiel des présidents !

      • Emmanuel Aguéra LeManu 18 septembre 2011 21:24

        Tiens, un débat intéressant pourrait poindre : « Peut-on et si oui comment définir un homme d’état ? »

        Ben là, Sabine, ch’uis un peu mal pour répondre.
        Il me semble que de Gaulle et Mendès-France mis à part, les versions originales selon moi, notre pays a compté pas mal de prétendants, parmi lesquels j’ai attendu Mitterrand qui le convoitait et espéré Rocard qui l’a fuit. Mais tout ça, c’était en république. On parlait alors d’état et non d’état-nation, de nationalité et pas d’identité nationale... bref, ça semble loin, chère Sabine. Un temps où le constitutionnel revêtait un caractère sinon vertueux du moins respectable...

        A côté du débat, de la question... car elle était bien Montebourg, homme d’état ou non ? Eh bien, vu ce qu’ont fait 4 ans de Sarkozysme à l’état, ma réponse sera : sans problème.
        Reste à savoir si le « pas pire » sera le meilleur. Un peu facile.


      • Emmanuel Aguéra LeManu 18 septembre 2011 21:40

        En fait il me semble déceler chez Montebourg la conscience (qu’ont les autres tous bords confondus) que plus que jamais le politique est à la merci de la finance Une conscience qu’aucun ne laisse transparaitre, car naturellement blasphèmatoire aux oreilles de tout candidat porteur de soi-disant solutions économiques.
        Montebourg, comme Mélenchon, ont l’avantage de comporter dans leur programme la négation du système bancaire dans son ensemble. Pratique. Et forcément utile en matière de cohérence apparente, évitant ainsi toutes les hasardeuses « solutions », des engagements au 3% sur 3 ans des uns aux règles d’or (ou de tungstène plaqué or) des autres.
        Mais rentrer dans le lard des banques est un joli refrain, un peu trop, même. J’aimerais seulement qu’un économiste s’en charge... les avocats me donnent la vérole, voyez-vous ?
        Et s’imaginer que tirer dans les pattes des banques françaises (acte parfaitement légitime et justifié, du reste) provoquera autre chose que la réjouissance de la finance internationale me semble juste... un peu naïf... restons poli.


      • Robert GIL ROBERT GIL 18 septembre 2011 11:21

        Les socialistes font partie d’une famille politique qui a accompagné le libéralisme. Le PS a favorisé son avènement par ses capitulations successives et ses décisions qui ont libéré les flux financiers. Il a mis en œuvre une politique qui a été douce pour les détenteurs de stock-options, qui a privatisé à tour de bras, qui a œuvré avec zèle pour l’Europe du libre-échange et de la finance toute puissante. Au gouvernement, les socialistes font des cadeaux de riches aux riches et des cadeaux de pauvres aux pauvres. Seulement les cadeaux pour les pauvres ne durent jamais très longtemps et la contrepartie est toujours douloureuse !Voir :

        http://2ccr.unblog.fr/2011/06/10/rigolo-socialo-ecolo-bobo/


        • disons le 18 septembre 2011 12:33

          oui, il n’y a jamais eu autant de privatisations que sous jospin.
          sans oublier les impôts rocard (csg, rds...)
          la gauche ressemble tellement à la droite, jusqu’à Mélenchon (qui s’est fait étripé hier soir chez ruquier) qui a voté oui à maastricht, ne veut pas sortir de l’euro ni de l’ue mais promet le grand soir.
          l’ump et le ps se partage le pouvoir pour que rien ne change, d’ailleurs le medef soutient l’un et l’autre. 


        • Fergus Fergus 18 septembre 2011 11:29

          Bonjour, Alexis.

          Très bonne analyse. Et de fait, le débat le plus intéressant serait entre Valls et Montebourg
           
          Mais cela ne se produira évidemment pas, pour la bonne raison que les électeurs de gauche (ou du centre gauche tentés par le vote à la primaire) se détermineront sans doute moins en termes d’idées qu’en termes de chances supposées de battre Sarkozy. Car la priorité est là pour une majorité de Français : mettre un terme aux dégâts du sarkozysme.

          Cela ne m’empêchera pas de voter Montebourg lors de la primaire.


          • sekmet sekmet 18 septembre 2011 11:42

            D’accord avec toi, Fergus !

            mais je rajouterai que les médias feront tout ce qu’ils peuvent pour faire penser primo qu’à la primaire socialiste les jeux sont faits entre Aubry et Hollande et deusio qu’ensuite il n’y a plus qu’un match : Sarkosy x PS
            Les « jeunes » du Ps ont des idées mais les caciques les empêcheront de les faire valoir, tout en faisant semblant de les laisser jouer dans le bac à sable avec les « grands »

          • devphil30 devphil30 19 septembre 2011 10:47

            Je suis d’accord pour le vote Montebourg à la primaire.

            En souhaitant le passage du Ps au présidentiel , en votant pour lui à la primaire cela lui donnera du poids dans un futur gouvernement de gauche

            Philippe 

          • BOBW BOBW 18 septembre 2011 11:33

            On peut préférer un cocktail fortement coloré Buffet-Mélanchon avec un petit zeste Royal   pour chasser définitivement l’amertume écoeurante de l’apéritif vomitif du Fouquet’s .


            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 18 septembre 2011 11:38

              Sachant que Valls n’est qu’un copier/coller de Sarkozy le débat risque de tourner rapidement à l’avantage de Montebourg. En tout cas ce sera mon choix.


              • platon613 18 septembre 2011 21:21

                Une analyse à ne rater sous aucun prétexte !!!

                Fin 2011 : L’ultime choc financier

                2011 sera marqué par « la fusion implosive des actifs financiers mondiaux ». L’Euroland va permettre à cette réaction d’atteindre sa masse critique, après laquelle plus rien n’est contrôlable ; mais c’est aux Etats-Unis que se trouve l’essentiel du carburant qui va alimenter la réaction et la transformer en choc planétaire réel...

                http://news-26.com/econmie/1079-fin-2011-lultime-choc-financier.html


              • jullien 18 septembre 2011 22:32

                L’analyse en question est une reprise du communiqué public du LEAP2020, repaire d’européistes qui jouent les Nostradamus depuis bientôt six ans.
                Ne serait-il pas préférable de directement aller à la source ?


              • pissefroid pissefroid 18 septembre 2011 11:42

                Les banques doivent être au service de l’état, pas l’inverse.


                • Alexis Dayon Alexis Dayon 18 septembre 2011 11:47

                  J’aurais dit « au service de l’économie réelle, et non de la finance ». smiley

                  L’Etat trop puissant ou trop riche fait-il des merveilles ? Les moyens de la liberté doivent revenir à la nation, donc au peuple. Pas à l’Etat, pas au gouvernement.


                • disons le 18 septembre 2011 12:38

                  décidément Alexis... smiley
                   

                  Glass-Steagall Act - Wikipédia

                • Scual 18 septembre 2011 14:15

                  Oui enfin en théorie l’Etat dans une démocratie c’est le peuple. Sinon le peuple, c’est qui ? c’est quoi ? Comment on le sert ? On le sert sur la base des sondages ?

                  Désolé mais le peuple ne peut être représenté QUE par un État. D’où l’importance de bien gérer, encadrer et organiser cette représentation.

                  A mon avis si on n’avait pas systématiquement voté pour les ennemis de l’État de que sont les néolibéraux depuis une quinzaine d’années, on aurait beaucoup moins de problèmes aujourd’hui.


                • gébé gébé 18 septembre 2011 11:51

                  Peut-être l’heure de vérité a-t-elle enfin sonné au sein du PS ?

                  J’ai toujours pensé que l’acceptation ou la remise en cause du système libéral était la ligne de fracture qui traversait ce parti.

                  Cela a été flagrant en 2005 lors du référendum pour le T.C.E. (La majorité des citoyens ayant alors donné raison à la minorité du PS !)

                  Hollande a réussi le tour de force (!) de marier l’huile et le vinaigre en concoctant une « synthèse » dont il avait le secret...

                  Désolé, mais quand une divergence se fait jour sur un point aussi fondamental, il eut fallut que les choses soient clarifiées au lieu d’être étouffées. Et le PS aurait dû se scinder, au lieu de rester au milieu du gué.

                  Mélenchon a eu le mérite de mettre ses actes en accord avec ses idées. Montebourg était rentré dans le rang. S’il semble se réveiller et s’affirmer, tant mieux, mais que ne l’a-t-il fait plutôt ?

                  Royal a fait campagne pour le« oui ». Elle aussi semble maintenant se rendre compte du pouvoir de nuisance de la finance actionnariale. Il est temps...

                  A crise exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Et ce n’est certes pas en restant dans un centre plus ou moins mou, avec des recettes des années 80, que les choses risquent de s’améliorer..


                  • pastori 18 septembre 2011 11:58

                    « Les »jeunes« du Ps ont des idées mais les caciques les empêcheront de les faire valoir, »


                    montebourg, valls et un tas d’autres sont justement ces jeunes qui ont des idées. c’est justement au peuple de les aider pour qu’ils les imposent.

                    mais la marine et son groupuscule qui ne sont là depuis 40 ans que pour empoisonner le pays et faire élire la droite (qui a fait élire sarko ?) ont lancé le slogan « tous pourris » .

                    et comme tous les ânes reprennent ça en coeur, ça fini par faire croire aux faibles d’esprit qu’il en est ainsi.

                    exemples de slogans vifdes, nuls :
                    «  Valls est un vendu sournois aux marchés » 
                    « Sachant que Valls n’est qu’un copier/coller de Sarkozy l »

                    affirmations simplistes et malhonnêtes car assorties d’aucune argumentation.

                    et faut pousser ces jeunes et en élire un tas députés et sénateurs pour le pays puisse changer vraiment.



                    • LE CHAT LE CHAT 18 septembre 2011 16:39

                      ça tourne à l’obsession chez toi , si le PS est nul , c’est la faute au FN ??????


                    • pastori 18 septembre 2011 12:08

                      j’ai vu hier soir chez ruquier une pulvar agresser littéralement mélanchon sans lui laisser le temps de s’expliquer, s’exprimer. à sa place j’aurais quitté ce nid de vipère. elle aura ainsi consolidé son salaire.


                      je ne parle pas de l’autre égérie, venant du figaro pas la peine d’épiloguer.

                      je suis sûr que dans les chaumières, un tas de pauvres gens pour qui se bat mélenchon mais dont on a lavé le cerveau applaudissaient les deux mégères !

                      il y a des jours ou j’aimerais qu’on mette au pouvoir tous ces « journalistes » à qui on a semble t-il donné la science infuse. juste pour qu’on se prenne une volée mémorable une fois pour toutes.

                      • disons le 18 septembre 2011 12:47

                        mélenchon est passé pour ce qu’il est : une esbroufe. Son petit jeu au service du PS est gros comme une maison. « il a tué le petit facteur », mangé le PCF...il négocie les postes... mais rien sur l’ue et l’euro...tout en ouvrant nos frontières pour satisfaire le medef en main d’oeuvre à pas cher pour concurrencer les Français smiley


                      • melody vers melody vers 18 septembre 2011 13:00

                        J’aimerai voir ce débat , peux-tu me préciser la chaîne et le nom de l’émission pour la podcaster. merci d’avance.


                      • pastori 18 septembre 2011 13:06

                        pourquoi le facho jacob pleure son ami petit facteur ? si mélenchon et le facteur sont laminés, c’est plutôt le peuple qui aurait toutes les raisons de pleurer. pas les fachos.


                      • pastori 18 septembre 2011 13:07

                        melody


                        emissions « on n’est pas couchés » sur antenne 2 le samedi à 23H environ.

                      • JL JL 18 septembre 2011 13:37

                        ’disons le’ c’est ’jacob’ ? Ha ! ça me rappelle un certain site !

                        On sait que la démarche de Mélenchon ça énerve bien du monde, au PS comme ailleurs. Mais ce qui compte aujourd’hui, ce sont les discours sur lesquels se détermineront les électeurs. Ce n’est pas du tout la même chose si beaucoup d’électeurs votent pour Mélenchon plutôt que de s’abstenir ou voter par dépit pour un PS : rien que cela peut faire bouger les lignes. Et c’est déjà beaucoup !


                      • Ariane Walter Ariane Walter 18 septembre 2011 15:37

                        J’ai trouvé que Mélenchon, malgré ces difficultés a régné en maître sur ce plateau. Un Humain face à de la pacotille, le pire étant de Closets.


                      • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 18 septembre 2011 16:54

                        Effectivement, Mélanchon s’en est plutôt bien sorti.

                        Ses interlocuteurs étaient dans leur rôle, dans ce type d’émission-spectacle. Le tout est de savoir s’ils seront aussi pugnaces vis à vis des autres candidats (notamment Sarko...et Montebourg pour Pulvar. On peut se demander d’ailleurs comment cela se passe dans le couple qu’ils forment à la ville, les critiques que porte A.P. à Méluche pouvant souvent s’appliquer à son compagnon !).

                      • Le péripate Le péripate 18 septembre 2011 13:07

                        Il faut séparer l’économie et l’état, comme on a séparé l’église et l’état.

                        Ce qui implique un état minimal.

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