• vendredi 10 février 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Politique > Vers une débâcle de la majorité aux régionales ?
35%
D'accord avec l'article ?
 
65%
(47 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Vers une débâcle de la majorité aux régionales ?

A trois semaines du premier tour des échéances régionales, la côté de popularité de Nicolas Sarkozy flirte à nouveau avec les bas-fonds qu’il avait connu au printemps 2008, puisqu’avec seulement 36% d’opinions favorables selon l’Ifop pour le Journal du Dimanche, le président de la république s’approche dangereusement de sa plus mauvaise côté de popularité, à savoir 35% d’opinions favorable, en mai 2008. En parallèle, les intentions de vote aux élections régionales, sur le plan national, ne semblent guère favorables à une majorité présidentielle désormais créditée de 29,5% des suffrages exprimés et qui fait donc jeu égal avec les listes du Parti Socialiste. Honorable certes, mais la droite sait qu’elle ne peut compter sur aucune réserve de voix au second tour et compte donc sur un excellent score au premier tour susceptible d’engendrer une dynamique pour le second : c’est tout du moins ce sur quoi compte Nicolas Sarkozy pour sa réélection. Habile dans la théorie mais moins de la pratique car les élections régionales consacreront à priori une défaite cuisante de la Majorité Présidentielle mais surtout du président de la république.

Tout d’abord, il est clair que l’élection se jouera sur des enjeux nationaux. C’est le contraire du constat formulé par les enquêtes d’opinion (selon le dernier baromètre Opinion Way, 64% des électeurs voteront en fonction d’enjeux spécifiques à leur région contre 35% pour des enjeux nationaux) mais difficile de voter en fonction de ce qu’on ne connaît pas. Car le constat est clair, les électeurs ne connaissent ni leur président de région, ni les attributions politiques du conseil régional.

Un sondage LH2 pour France Bleu (voir le détail de l’enquête) en témoignait : seuls 29% des français sont capables de citer spontanément le nom de leur président de région. Un score qui atteint son paroxysme dans la région Centre puisque François Bonneau n’est connu que de 7% de ses administrés ! Même Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes et ancien ministre de l’intérieur n’est connu que de 20% des rhônalpins. Cette même enquête indique cependant, à l’inverse d’Opinion Way, que les français se baseront sur des enjeux plutôt nationaux au moment d’entrer dans l’isoloir : mais je me vois mal me baser sur des enjeux locaux pour voter, tout juste après ne pas avoir su donner le nom de mon président de région. Si il se vérifie que les élections régionales se joueront sur des thématiques nationales, il est clair que ces échéances seront défavorables à la majorité présidentielle.

De plus, les élections européennes, qui avaient consacré, à faute, la victoire de l’UMP, ne sont pas la non plus pour avantager la droite. Car l’UMP ne doit sa victoire qu’au mode de scrutin majoritaire à un tour, et les électeurs, alors que seuls 27% d’entre eux ont voté pour les listes de la Majorité Présidentielle, en voulant sanctionner le président de la république, ont assisté passif au triomphe de la véritable perdante, l’UMP. Leur volonté de marquer le coup contre Nicolas Sarkozy sera donc d’autant plus forte que la majorité n’a pas tenu compte de la désapprobation des électeurs en juin dernier, aux élections européennes, monopolisant la victoire.

Enfin, l’UMP perdra car les listes socialistes enregistreront une nette poussée par rapport aux dernières élections européennes, où le PS n’avait récolté que 16% des suffrages. Or, sans un PS à l’agonie mais au coude à coude avec l’UMP, aucun espoir de créer une dynamique pour le second tour. Cependant, si le PS, comme les sondage l’indique, réalise un grand chelem, il ne faudra pas se méprendre quant à l’état du Parti Socialiste, qui ne s’est guère amélioré : c’est l’implantation locale des présidents de région, invisibles pour la plupart sur la scène politique nationale, qui sera responsable d’une éventuelle victoire. Les têtes de listes rechignent d’ailleurs à accueillir les figures de la Rue de Solférino en campagne et la plupart n’ont pas mentionné le Parti Socialiste sur leur tract de campagne, les encarts en quatrième de couverture en petit caractère n’étant qu’un artifice pour masquer la volonté d’avancer en indépendance vis-à-vis de Solférino. Ce qui au finale, arrange tout le monde.

A retrouver dans son contexte original sur mon blog, avec le podcast

 

par AJ mercredi 3 mars 2010 - 85 réactions
yahoo
35%
D'accord avec l'article ?
 
65%
(47 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Sondage

Pour quel candidat pensez-vous voter à l’élection présidentielle de 2012 ?


Voter

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox