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Accueil du site > Actualités > Politique > Voeux 2013 : #PG et #PC sur la même longueur d’onde !

Voeux 2013 : #PG et #PC sur la même longueur d’onde !

C‘est habituel, un véritable marronnier en vérité : chaque fois que le PG, à travers la voix de Jean-Luc Mélenchon, à travers un billet d’un blogchevik ou une vidéo de la télé de gauche, dit ce qu’il pense du virage social libéral du président de la république, il fait oeuvre de sectarisme. Pire, il se marginalise et rend le Front de Gauche tout entier inaudible. On accuse alors ce pauvre Parti de Gauche d’oeuvrer contre le gouvernement Ayrault plutôt que de critiquer la droite UMP. On pousse l’accusation jusqu’à l’extrême argument du social libéral lorsqu’il est acculé dos au mur : le PG et le F Haine c’est finalement pareil.

Alors que les sociaux libéraux de l’Elysée ou de Matignon n’ont jamais autant expérimenté les thèses économiques et sociales issues du libéralisme financier, on cherche à cornériser celles et ceux qui demeurent cohérents et défendent aujourd’hui les idées qui étaient les leurs hier. En fait, il faut impérativement masquer les renoncements, cacher la soumission aux agences de notation, dissimuler les connivences avec un Medef au sommet de son influence sur l’appareil d’état. Il faut donc, du côté de l’Elysée et de Matignon, faire croire que le Parti de gauche en particulier et le Front de Gauche en général se trompent de cible. L’adversaire c’est la droite, pas la gauche scandent-ils. Ils espèrent faire coup double : se gauchiser en insinuant qu’ils ne sont pas de droite, fracturer le Front de Gauche en menaçant de ne plus avoir de relation avec les partis “extrêmes” qui font le jeu de la droite.

L’objectif d’un François Hollande et d’un Jean-Marc Ayrault est évident. Ne plus avoir sur sa gauche qu’un seul interlocuteur, le Parti Communiste. Surtout pas ce Front de Gauche, de plus en plus riche de militants novateurs parce que nouveaux en politique, de plus en plus riche de nouvelles formations politiques parce que fédérateur à gauche. En cette fin d’année 2012, Hollande et Ayrault doivent terriblement être déçus. Le Parti de Gauche n’aura jamais été aussi audible, le Front de Gauche n’aura jamais été autant en phase dans la critique du Hollandisme, le Parti Communiste n’aura jamais été aussi cinglant à l’égard d’un gouvernement socialiste. En ce sens, jamais le Parti de Gauche et le Parti Communiste n’ont été, à ce point, sur la même longueur d’onde.

2013 sera bien l’année de l’unité du Front de Gauche, car le front des luttes est immense. Nous n’en ferons pas la liste, chacune et chacun connaît par coeur ces luttes multiples. En revanche, A gauche pour de vrai ! nous nous permettons un conseil, bien modeste, au gouvernement : arrêtez de recommander à la gauche de critiquer la droite plutôt que vous. Vous devenez ridicules car vous donnez le sentiment de n’avoir toujours pas compris que c’est vous qui détenez tous les leviers de pouvoir, absolument tous ! Elysée, Matignon, Assemblée, Sénat, Régions, une grande majorité des départements, l’essentiel des communes de plus de 100 000 habitants…Alors c’est à vous d’assumer vos choix libéraux, non à la gauche de vous aider à les dissimuler en critiquant la droite et en faisant comme si le 6 mai n’avait pas eu lieu. Surtout, vous ne réussirez pas à diviser ce Front de Gauche par la manoeuvre trop visible de la culpabilisation de vos alliés d’hier. Car Hier vous faisiez les 35 heures, aujourd’hui vous appliquez la politique de l’offre. Hier vous étiez bienveillants à l’égard des syndicats, désormais vous relayez la parole du patronat. Sans aucun doute, l’année 2013 sera une année de luttes alors qu’elle aurait pu, qu’elle aurait dû être une année de changement et d’espoir.

Sydne93


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20 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 28 décembre 2012 17:19

    "L’édition du jour du Parisien nous apprend que le Parti communiste a demandé (et obtenu !) l’expulsion de squatteurs d’un immeuble au 149, rue du Château dans le 14e arrondissement [le 19 déc.]."


    • matthius matthius 28 décembre 2012 18:06

      S’ils sont relogés...


    • colza 28 décembre 2012 20:30

      J’ai lu ça...

      C’est assez moche et le PCF a l’air assez embarrassé pour expliquer le pourquoi du comment.

    • CATP 29 décembre 2012 13:31

      pc, mélenchon et ps c’est la même chose, on le voit à chaque élection

      vous voulez être un tant soit peu crédible ? annoncez immédiatement que le front de gauche n’a plus rien à voir avec le ps, que les accords électoraux c’est fini fini etc.

      à mon avis on risque d’attendre, et d’ici là je continue à voter pour ma petite marine


    • Pierre-Yves Martin 29 décembre 2012 01:45

      Eh bien, je vais encore me faire moinsser en reprenant la substance de messages récents. Il semble en effet que sur Agoravox le seul droit soit désormais de dire la même chose que Mme Walter ou vous-même et que critiquer le PG soit politiquement incorrect. Tant pis !

      Pour moi, le PG est décevant en raison de son sectarisme et de ses erreurs de stratégie.

      En ce qui concerne la nature sectaire du PG, les démissions de MM F. Pupunat et surtout C. Debons, plus encore que celle de Mr M. Dolez, en sont à la fois la conséquence et la démonstration. Je l’avais ressentie dés la première réunion publique de St Ouen ; c’est d’ailleurs en partie pour cela que je n’avais pas adhéré.

      Le PG aurait pu être un parti de rassemblement. Le choix de ses dirigeants a été d’en faire une sosie en un peu plus gros, de feu le NPA (d’accord, le NPA n’est pas mort ; il est seulement dans le coma, et définitivement). Donc un parti quasiment sans élu, peu présent dans la plupart des régions, sans influence dans les syndicats ou associations, avec peu de sympathisants au-delà de ses adhérents. Et il est effectivement inaudible : je sais bien, c’est une honte de le répéter puisque c’est Libération qui l’a écrit. L’ennui, c’est que c’est vrai.

      Que le PS se réjouisse de cet état de fait et fasse tout pour éliminer le PG, c’est un évidence indiscutable. Encore conviendrait-il que le PG ne lui facilite pas la tâche.

      Quand je parle d’erreurs du PG, ce n’est certes pas à son opposition au pouvoir actuel que je pense. En cela, il a parfaitement raison.

      Je vise par contre, comme certains de ceux qui l’ont quitté, sa stratégie « Front contre Front ».

      Des déclarations de Mr Mélenchon se présentant comme leader naturel d’une hypothétique majorité alternative frisent la mégalomanie ; elles peuvent aussi donner l’impression que son opposition à la majorité actuelle cache une revendication de postes et de pouvoir. Personnellement, je ne le pense pas, mais l’ambiguïté existe.

      Les relations du PG et du PCF sont difficiles, ce qui est en soi normal. Le PG ne paraît pas s’y montrer très habile. Au sein du FdG, il ne cesse d’avaler les couleuvres en matière d’élections. Il finit en général par s’aligner sur les positions politiques, souvent opportunistes, du PCF. Les seules exceptions sont, à ma connaissance Notre-Dame des Landes et le nucléaire. Alors la revendication de Mr Mélenchon d’avoir un titre de président (?) ou co-président (?) ou animateur (?) était à la fois dérisoire et maladroite.

      Mais son principal handicap n’est pas là. C’est d’avoir choisi le mythe de l’ « Europe sociale », miroir aux alouettes que même le PS n’ose plus montrer. On ne le dira jamais assez : aucune politique de gauche n’est compatible avec l’Union Européenne, car c’est le but et la nature même de l’U.E. de les rendre impossibles. La gauche, FdG ou pas, ne deviendra une alternative que lorsqu’elle fera le choix de sortir de l’U.E. et qu’elle développera une stratégie pour y arriver.

      En attendant, le FdG laisse un boulevard au F.N., y compris dans les milieux populaires.

      Voilà. Pour vous, Mr Sydney, je fais donc partie des crypto-PS et des libéraux déguisés acharnés à perdre votre parti.


      • Onecinikiou 29 décembre 2012 14:11

        Magnifique description des contradictions qui sont semble-t-il consubstantielles au discours d’un Mélenchon et à sa grille d’analyse.

        Et encore, Pierre-Yves Martin, pourrait-on rajouter nommément la question fondamentale de l’Euro (et l’invraisemblance du positionnement du FdG), la question des frontières, et partant de là l’internationalisme doctrinal qui parsème tout ou partie du projet politique des différentes gauches radicales depuis au moins le tournant libéral-libertaire de Mai 68, et qui l’empoisonne véritablement.

        Et je ne parle pas du discours proprement hallucinant d’un Mélenchon sur l’immigration, définitivement repoussoir pour une majorité de français soucieux de préserver et leur standard de vie, et simplement leur mode de vie.

      • Ariane Walter Ariane Walter 29 décembre 2012 08:32

        Bon, résumons :
        3 personnes ont démissionné et une réunion a été houleuse.
        Ne fais pas de politique PY.
        Il est vrai que dans les autres partis, c’est très calme et personne ne démissionne.
        Je te signale le parti Bisounours. Et encore !

        En ce qui concerne la nature sectaire du PG, les démissions de MM F. Pupunat et surtout C. Debons, plus encore que celle de Mr M. Dolez, en sont à la fois la conséquence et la démonstration. Je l’avais ressentie dés la première réunion publique de St Ouen ; c’est d’ailleurs en partie pour cela que je n’avais pas adhéré.

        - La lutte contre le FN n’inquiète que ceux qui ne se rendent pas compte qu’elle est indispensable et que Mélenchon qui a fait une super campagne à Henin-beaumont a échoué de peu.

        L’Europe des peuples sauvera l’Europe. Ou l’Europe sera un goulag grec.

        Le FDG ne t’inspire pas. Va ailleurs. Des partis nationaistes, il y en a...



        • Fergus Fergus 29 décembre 2012 16:17

          Bonjour à tous.

          Décidément, Ariane, à chaque fois que quelqu’un émet un avis divergent du tien (et parfois seulement à la marge), tu endosses immédiatement ton habit de commissaire du peuple. Quand comprendras-tu que c’est contreproductif car cela ne fait que flatter les ultras du Front de Gauche et rebuter les déçus du PS qui regardent vers leur gauche mais sont effrayés par la violence des anathèmes ?

          J’ai bien aimé cet article de Sydne93 qui met le doigt sur ce que j’ai déjà souligné ailleurs, à savoir le rapprochement du PC et du PG. Il était temps ! Encore faut-il que cela soit confirmé lors des investitures des prochains scrutins. Mais la gauche radicale est enfin sur la bonne voie : celle d’une opposition unie à la politique sociale-libérale du gouvernement Ayrault.

          Un bémol à ton enthousiasme, Ariane. Tu as écrit « L’Europe des peuples sauvera l’Europe. » Je l’espère d’autant plus que le libéralisme, qu’il soit dur ou teinté de social, va dans le mur. Mais il y a un énorme hic dont il faut avoir conscience : les peuples d’Europe, lorsqu’ils jetteront leurs partis de gouvernement usés jusqu’à la moëlle (style UMP et PS) risquent fort de se tourner de préférence vers les partis populistes de droite plutôt que vers les partis radicaux de gauche. Et cela pour une raison évidente : au rejet des vieux partis libéraux plus ou moins corrompus risque de s’ajouter un autre rejet : celui des étrangers dont le FN et ses homologues européens ont fait un fond de commerce florissant là où la gauche radicale (et je m’en félicite) reste fidèle à des idées humanistes. Il y a là un véritable écueil qu’il faudra combattre dans la durée. Mais dans le climat de crise actuel, favorable à la désignation de boucs émissaires, ce ne sera pas facile.


        • Ariane Walter Ariane Walter 29 décembre 2012 08:34

          Sydne,

          Oui, j’ai eu la même impression.
          Mais il y a de plus en plus une base PC fortement FDG. Et c’est formidable.


          • Pierre-Yves Martin 29 décembre 2012 09:16

            Madame Walter,

            Malheureusement, lorsqu’on critique ceux que vous soutenez, et je l’ai fait de façon calme et argumentée, vous répondez souvent par l’anathème, voire l’insulte. Cela participe du sectarisme auquel je faisais allusion.

            Le point sur lequel vous me répondez au fond est celui des démissionnaires du PG. Pour ceux, et ils sont sans doute la majorité, qui n’ont pas suivi le film, je donnerai quelques précisions :

            • Les trois noms que j’ai cités sont loin d’être une liste exhaustive, mais ce sont les plus marquants.

            • Mr M. Dolez a été le co-fondateur du PG ; il était au début sur le même plan que Mr Mélenchon. Jusqu’à sa démission du PG, c’était son seul député.

            • Mr F. Pupunat est l’ancien leader du courant Utopia du PS. C’est un des fondateurs historiques du PG. Il a apporté au PG des idées originales... et des militants.

            • Mr C. Debons a été un des principaux acteurs de la lutte contre le referendum sur la constitution européenne de 2005. Il a joué un rôle actif dans quasiment toutes les tentatives pour réunifier la gauche depuis dix ans.

            Par ailleurs, Mr Mélenchon a efffectivement failli être au deuxième tour a Hénin-Beaumont. Cela ne valide aucunement sa stratégie « Front contre Front » :

            • ni objectivement, puisqu’il a échoué et que c’est la seule chose qui reste,

            • ni dans le fond, qui consiste à substituer des postures combatives à l’analyse et aux propositions


          • Ariane Walter Ariane Walter 29 décembre 2012 12:00

            PY :

            J’ai compris quel est « ton secteur »...
            C’est une insulte ?


          • Pierre-Yves Martin 29 décembre 2012 13:23

            Madame Walter,

            La galanterie m’interdit d’imaginer que voue ayez été formée au débat politique sous Staline ou Malenkov.

            Moi j’ai un peu connu cette époque. Certaines de vos réactions m’y ont fait repenser.

            Il est vrai que Mr Mélenchon est quelque peu issu de l’OCI, qui avait su perpétrer les traditions...


          • lionel-pg44 29 décembre 2012 17:11

            Debons a été un acteur du non au référendum en 2005, Fabius aussi.

            Mon souvenir de Pupunat, hormis son petit discours que personne n’écoutait au Conseil Natiaonal, je l’ai vu surtout draguer en fin soirée.

            Quant à Dolez, je ne l’ai pas vu depuis deux ans.

            Voili, voila !


          • Pierre-Yves Martin 30 décembre 2012 04:51

            @lionel-PG44
            Dans l’hypothèse où un de ceux qui nous lisent aurait envisagé d’adhérer à voter parti, il y aurait réfléchi à deux fois en voyant de quelle façon vous traitez vos anciens camarades.
            Je crains de plus en plus qu’au PG on soit tombé bien bas.


          • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 29 décembre 2012 08:53

            Plus les peuples se rendent compte que l’ UE a été construite pour les ruiner, plus le FDG s’y accroche, et nous ressert une 36e mouture d’une « autre Europe... »

            Continuez donc ainsi, puisque vous êtes sourds à l’allergie qui monte contre cette usine à gaz européenne....

            C’est le meilleur service que vous puissiez rendre à la Troïka et à Goldman Sachs. Ils vous remercient beaucoup de votre aide et souhaitent une bonne année 2013 à tous les collabos européistes qui les aident à maintenir l’euro en place et continuer à plumer les peuples européens.


            • Ariane Walter Ariane Walter 29 décembre 2012 11:58

              Pilou, c’est impossible dêtre « la France »comme avant l’Europe. Il y a ça aussi.
              L’Europe est une belle chose, une formidable puissance mais volée au profit des US et des banques.
              Tous les peuples doivent s’unir face à ça ou rien ne se fera.


              • alinea Alinea 29 décembre 2012 13:05

                L’Europe est une réalité ; d’abord on essaie de faire avec cette réalité ; dans le livre de Jacques Généreux « Nous on peut » ; tout ceci est très bien expliqué : si on ne peut pas comme ça, on fera autrement ! Tout le reste est du ressort de la conviction, des opinions, etc. Alors, il ne s’agit plus de politique, faire cavalier seul n’est pas dans la nature d’une gauche qui adorerait être « universelle » !
                À chaque jour suffit sa peine, dit-on. Plutôt que chercher des poux dans la tête de ceux qui se bougent, parce qu’ils ne se bougent pas de la manière qui nous convient(!), bougez-vous !
                ( je ne sais plus si je me suis bien placée, je réponds à Filou !).


                • Pierre-Yves Martin 29 décembre 2012 14:51

                  C’est une réponse fausse, parce que basée sur une question mal posée.

                  L’Union Européenne n’est pas du tout l’union des peuples européens.

                  L’Union Européenne est un ensemble, plus cohérent qu’il n’y paraît, d’institutions qui ont été pensées pour contrer le communisme, les syndicats mais aussi toute ce qui était de gauche, à commencer par ce qui découlait du programme du CNR. Ceux qui l’ont « construite », avaient pour objectif, et parfois explicitement, de lutter contre les « excès » de la démocratie, en réalité contre toute véritable démocratie.

                  La problématique n’a rien à voir avec l’universalisme contre le nationalisme. L’U.E. est par nature ultra-libérale, anti-démocratique et inégalitaire. Elle verrouille presque tout, mais elle est elle-même hyper-verrouillée. Il faudrait un livre, et non quelques lignes, pour développer ceci. Défendre des idéaux de gauche et défendre cette organisation est contradictoire. Espérer la changer est une totale illusion.

                  Considérez-vous comme des institutions universalistes, donc à défendre précieusement, le FMI, l’OMC, Goldman Sachs, etc. ? Après tout, le IIIème Reich utilisait parfois une terminologie pas si différente de celle des nos pro-européens. Ce n’est pas pour autant.que la gauche, dans sa très grande majorité, y voyait un universalisme (il y a eu quelques exceptions).


                • mike gallantsay 29 décembre 2012 16:21

                  " Plutôt que chercher des poux dans la tête de ceux qui se bougent, parce qu’ils ne se bougent pas de la manière qui nous convient(!), bougez-vous !"

                  Et donc peu importe la façon dont on « se bouge » peu importe l’analyse, peu importe la ligne politique, peu importe le but à atteindre, peu importe la stratégie, l’important c’est de se « bouger » ?
                  C’est cela ?
                  Mot d’ordre digne d’un club de fitness.
                  A moins que ce ne soit un éloge de la danse de Saint-Guy ?

                  Mais il faut dire, brassant un max de vent en faisant beaucoup de bruit avec sa bouche, Mélenchon est un assez bon exemple de ce « bougisme » théorique... Et rhétorique.

                  La question posée est pourtant très simple : "l’Union Européenne est-elle oui ou non une machine à imposer la dictature, d’abord économique, puis, plus largement, politique de l’oligarchie financière planétaire sous la direction de l’impérialisme US ?"

                  En ce qui me concerne la réponse est oui depuis le traité de Maastricht, ce qui ne nous rajeunit pas. En ce qui concerne le camarade Mélenchon, la réponse devrait également être oui depuis, au moins, le referendum de 2005 où il a été un brillant contempteur du traité que les français ont repoussé et que l’on nous a revendu depuis grâce à la trahison récurrente des socialistes.

                  Or, quand on pose clairement la question, le voila dansant d’un pied sur l’autre, ni oui ni non, faut voir, ça dépendra de la résistance des peuples, “si on ne peut pas comme ça, on fera autrement  !” Si tous les gars du monde... Et puis... Le fascisme qui ne passera pas ! La rivière qui a débordé de son lit ! Vive l’éco-socialisme ! Créons d’urgence un tribunal pénal international du Climat !

                  Toussa, toussa...

                  Par parenthèse, le dernier stand-up en date, l’éco-socialisme, donc, étant bizarrement partagé avec le MJS, Mouvement des Jeunes Socialistes dont c’est le cheval de bataille depuis plus d’un an...

                  Encore un proposition « révolutionnaire » et Hollando-compatible, bizarrement...

                  Enfin bref, un tourbillon emphatique de grands mots et de grandes phrases définitives toujours très excitées, dont le principal mérite réside surtout dans le fait de ne jamais répondre clairement aux questions fondamentales :

                  • Oui ou Non faut-il sortir de l’Union Européenne, Si Oui, comment ? Si non, pourquoi pas ?

                  Le tout pimenté, comme à la grande époque d’exhortations à l’activisme — “Dans l’union et l’action / Tous ensemble agissons ! Souvenirs, souvenirs... —  d’imprécations et d’excommunications envers les “résignionistes” (sic !) et autres dubitatifs évidemment accusés de nationalisme (Bouh !Caca !) Et de “faire le jeu du social-libéralisme de l’UMP et du Front National”comme il se doit.

                  Souvenirs ! Souvenirs...

                  En bref, une danse un peu frénétique, qui commence à bien ressembler à celle-là, traditionnelle et syncopée, des ours-savants de la social démocratie, suivant la formule consacrée, de plus en plus rapide, de plus en plus agitée, comme s’il s’agissait d’étourdir le chaland.


                  Un soupçon... Mélenchon ne nous brouillerait-il pas l’écoute, par hasard ?


                • lionel-pg44 29 décembre 2012 17:28

                  Ce qu’il y a de bien dans ce petit clip, soutenu par Pierre Laurent, c’est qu’il éloigne le Front de Gauche des social-traitres.

                  C’est une façon d’envoyer un message aux membres du FdG, toutes organisations confondues, de les empêcher de lier des alliances avec le P« s » pour les municipales que ce soit au premier tour et encore plus au second tour.
                  Lorsque l’on veut être l’alternative à gauche au social libéralisme, on ne peut et ne doit pas faire ce genre de tour de passe passe si l’on veut être crédible durablement. Taper sur le P« s » au pouvoir et lui servir la soupe aux élections locales serait bien bien mal compris par les électeurs de gauche.
                  C’est vrai pour les communistes, mais aussi pour les autres composantes du Front de Gauche.
                  Il me semble que la direction du PCF a parfaitement compris qu’aller jouer les supplétifs du Parti Machin lui sera fatal. C’est une cission assurée entre les tenants du Front de Gauche et les partisans du tout avec les soces pourvu qu’on sauve les postes, cission qui signerait la mort du Parti Communiste en tant que tel. 
                  Il ne restera qu’un petit noyau autour de Huecoco, façon Radicaux de Gauche (on ne rit pas), et le reste s’égayant dans la nature ou s’intégrant dans un Front de Gauche autour du Parti de Gauche.
                  Comme l’aurait dit le Vert Galant, Paris vaut bien une messe... et quelques postes perdus !



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