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Accueil du site > Actualités > Politique > Voilà, le MoDem, c’est fini...

Voilà, le MoDem, c’est fini...

C’est du moins ce que se plaisent à dire tous les médias, dans un bel élan unanime. Et pourtant, est-ce que Bayrou ne serait pas le seul véritable gagnant de ces élections municipales ? Ceci mérite quelques minutes de réflexion.

Relisons les résultats réels

Tout d’abord, les commentateurs s’acharnent à comparer des chiffres qui n’ont strictement aucun rapport entre eux. Ils regardent les résultats des présidentielles, des législatives et des municipales et tentent d’en tirer des conclusions définitives. Pourtant, ni le mode de scrutin ni le découpage électoral ni même la philosophie de ces trois scrutins ne sont comparables. Les premières désignent un homme (ou une femme) qui doit représenter la nation tout entière. Les deuxièmes élisent les membres d’un parti afin de constituer une majorité à l’Assemblée nationale. Les dernières se contentent de choisir parmi les notables locaux ceux qui semblent le plus capables de gérer une communauté, d’une dizaine d’habitants à plus de dix millions de personnes.

Surtout, les listes constituées pour ces différents scrutins ne sont pas identiques. Si Bayrou était présent, de fait, dans tous les départements et toutes les circonscriptions de France, le MoDem n’était présent que dans 525 circonscriptions sur 577 pour les législatives, et 280 communes sur 36 000 pour les municipales !

Au lieu de s’acharner à comparer des carpes et des lapins, mieux vaut revenir aux fondamentaux et comparer municipales contre municipales.

Petit rappel chiffré

En 2001, l’UDF avait réuni un million de suffrages dans 272 villes de plus de 9 000 habitants, soit un peu moins de 11 % des voix. Quel est le résultat aujourd’hui ?

Le MoDem a présenté des candidats sur des listes autonomes dans 278 villes. Il a réuni près de 600 000 voix au premier tour, ce qui représentait environ 5 % des suffrages exprimés dans les villes de plus de 9 000 habitants. C’est donc un recul incontestable par rapport à 2001. Le parti centriste a réussi à conserver 18 mairies* sur 22, le plus souvent grâce à l’absence de candidats de la majorité (14 villes sur 18) et la constitution de listes d’union autour des équipes sortantes. Ce résultat n’est certainement pas déshonorant en regard des pertes sévères subies par l’UMP partout en France.

Il a surtout permis à la gauche de gagner six villes**, dont le 1er secteur de Marseille, ainsi que deux villes à droite. Si Delanoë n’avait pas si brutalement fermé la porte à toute alliance, il est tout à fait certain que le 5e arrondissement de Paris serait venu s’ajouter à cette liste. A Poissy et à Chennevières-sur-Marne, le MoDem a permis à la gauche de remporter l’élection au deuxième tour après avoir été devancé d’à peine une trentaine de voix par le candidat de gauche au premier tour. Dans ces deux villes, tout comme dans les quatorze autres où le MoDem participera à la majorité de gauche, il faudra observer attentivement comment les relations de travail s’installeront entre ces partenaires nouveaux.

Le troisième parti en France

Malgré ces résultats en demi-teinte, le MoDem est redevenu la troisième force politique en France, devant le Parti communiste et les Verts. Sans parler du Nouveau Centre, brillant par son absence. En dehors des quelques villes*** où les maires sortants de l’ancien UDF ont réussi à se maintenir sans opposition, aucune liste de ce parti croupion n’est parvenue à s’imposer au second tour.

Laminés depuis plus de dix ans par le RPR, puis l’UMP, vidés de leur contenu après le départ des élus les plus "droitiers" du mouvement, notamment les anciens de Démocratie libérale (Madelin, de Robien...) et du Parti républicain (Jean-Louis Borloo), les centristes ont dû reconstruire une nouvelle base, plus cohérente avec les pratiques centristes historiques, rompant l’union traditionnelle avec la droite gaulliste. Il renoue ainsi avec les traditions humanistes et chrétiennes du MRP, le Mouvement républicain populaire, créé après-guerre par les mouvements de résistance sociaux-chrétiens, autour de Georges Bidault et Maurice Schumann. Ni communistes ni gaullistes, les centristes définissaient leur ligne en fonction de convictions plus larges, généreuses par tradition, mais réalistes dans l’action et la gestion des affaires. Ils ont été au centre de l’échiquier politique français durant tout l’après-guerre, jusqu’au retour tonitruant des gaullistes en 1958. La Ve république ne favorisant pas la survie des petits partis, leur poids recula peu à peu, jusqu’à l’année dernière et une certaine élection présidentielle où François Bayrou obtint 18,6 % des suffrages.

Durant ces cinquante dernières années, un ensemble de petits partis se sont agglomérés au sein de l’UDF, en dépit de toute conviction politique, dans le seul but de survivre et d’exister. C’est ainsi que ce parti parvint à traverser ces décennies en mélangeant ultra-libéraux et sociaux-démocrates au sein de la même formation. Gonflés par les succès électoraux de Jean Lecanuet, puis de Giscard d’Estaing, les élus du centre droit mettaient de côté leur idéologie pour tenter d’obtenir un portefeuille ou maintenir leur position personnelle. A présent, avalés par le tout-puissant parti unique du président de la République, il ne leur reste plus rien, pas même l’honneur. Le Nouveau Centre est, paraît-il, l’allié centriste du pouvoir, mais, pour survivre, il accepte le financement obscur d’un parti polynésien et l’humiliation constante d’une faiblesse politique avérée. Le siège de François Sauvadet, président du Conseil général de la Côte-d’Or, ne tient qu’à une seule voix due à un conseiller général MoDem. Pendant ce temps, le MoDem a globalement maintenu le nombre de ses conseillers régionaux****.

Un nouveau "front du mécontentement"

A l’analyse du report des voix entre les deux tours, on constate qu’environ un tiers des électeurs MoDem du premier tour a reporté ses voix sur un candidat de droite en moyenne. L’apport des voix du centre a donc principalement bénéficié à la gauche.

Plus largement, on pourrait dire que la stratégie générale a consisté à "sortir les sortants". Les alliances de second tour ont souvent consisté à affaiblir le camp du maire en place, en dépit de toute considération idéologique. Une seule grande exception à cette règle : Aubagne. Le chef de liste MoDem y a soutenu le maire communiste sortant, Daniel Fontaine, pour faire barrage à la droite.

Il existe un risque majeur pour la majorité présidentielle, en dehors de toute crise interne, c’est l’émergence d’un centre indépendant et libre jouant les arbitres à chaque échéance électorale. Tout comme le Front national durant les vingt dernières années, le MoDem peut devenir le refuge de tous les mécontentements et son leader représenter le principal opposant au pouvoir en place. Mais, à l’inverse de ce parti extrême, les centristes sont une alternative politique crédible et républicaine, capable de lier des alliances à droite comme à gauche. Par le seul fait de son maintien au second tour des élections législatives ou municipales, il pourra faire tomber ou élire tel ou tel candidat. Si le nombre d’adhésion ne faiblit pas et si le travail de terrain réalisé à l’occasion de ces municipales se poursuit, il constituera une source importante de nuisance pour les deux camps.

Si Ségolène Royal a sans doute eu tort d’appeler à une union massive avec le MoDem, Bertrand Delanoë a peut-être mis en danger son avenir de présidentiable en rejetant aussi lamentablement une alliance avec les centristes. De plus, cette main tendue lui aurait permis de disposer d’un réel contrepouvoir vis-à-vis des Verts, sans risque de se retrouver pieds et poings liés comme ce fut le cas tout au long de la dernière mandature. Il est certain que François Bayrou et Marielle de Sarnez s’en souviendront lors des prochaines échéances.

L’avenir du MoDem

Tous les commentaires politiques se sont concentrés sur la défaite de François Bayrou à Pau. Une vision quelque peu étroite et qui ne signe certainement pas la mort politique du leader centriste. Au contraire, une défaite aussi étroite renforce l’idée, chez les militants MoDem, que cette élection a été "truquée" ou manipulée par le pouvoir UMP, venu jeter le trouble dans les esprits grâce à la candidature d’Urieta, un PS soutenu bruyamment par Nicolas Sarkozy. Si Bayrou avait été écrasé par un score terrible, comme ce fut le cas pour Jean-Marie Cavada à Paris, la donne aurait été différente. Mais avec seulement 342 voix d’écart, Bayrou fait mieux que résister. Pour rappel, lorsque François Bayrou s’était présenté contre Labarrère en 1989, il avait été battu avec un écart de près de 2 000 voix. Plus aucun candidat n’est parvenu à menacer le maire de Pau d’aussi près depuis lors.

Finalement, le parti centriste disposera d’un nombre d’élus locaux satisfaisant, grâce à la menace qu’il aura fait peser entre les deux tours et au refus d’une alliance politique nationale avec l’UMP. Au total, il compte désormais un peu plus de 1 000 conseillers municipaux élus, ainsi que 55 conseillers généraux. Une fois encore, ceux-ci pèseront sur les prochaines élections sénatoriales, en septembre 2008. Il est indubitable que cette élection marquera également un nouveau recul du MoDem, ne bénéficiant pas d’un grand nombre d’élus de terrain. De nouveaux départs ne font aucun doute, notamment une vingtaine de sénateurs qui rejoindront le Nouveau Centre ou l’UMP à l’occasion des élections sénatoriales, à moins que certains ne ressuscitent l’UDF originelle pour tenter de sauver leur siège. Jean Arthuis, refusant de s’inscrire dans un courant centriste s’alliant avec la gauche, est sur cette ligne prônant un retour du MoDem vers la droite.

Toutefois, un autre danger provient peut-être d’un rapprochement, souhaité par Sarkozy, entre le Parti radical de Jean-Louis Borloo et le PRG de Jean-Michel Baylet. Ensemble, ils constitueraient un nouveau contrepoids au MoDem, les militants en moins. François Bayrou doit à présent définir une réelle ligne politique sur laquelle les militants pourront se fonder pour ces combats futurs.

L’élection présidentielle de 2002 a marqué le début de cette démarche originale de Bayrou. Abandonné par la quasi-totalité de ses anciens partenaires de l’UDF, le Béarnais remonte peu à peu la pente et attire de nouveaux adhérents. Les élections législatives, puis municipales, lui ont permis de tisser un nouveau maillage de militants et de structurer des fédérations partout en France. Ces nouveaux adhérents ont à présent goûté aux joies et aux difficultés de la politique de terrain. Certains s’en détourneront rapidement, d’autres s’accrocheront pour les combats suivants. On a vu, dans une ville comme Poissy, une équipe sortie de nulle part parvenir à plus de 25 % des suffrages en un an à peine et à renverser un maire en place depuis vingt-cinq ans en s’alliant avec la gauche.

Le principal espoir de Bayrou réside dans l’implosion du Parti socialiste. Il paraît peu probable que la gauche parvienne à se ressouder, même après un tel succès électoral. Le congrès, prévu en novembre, devra dessiner une ligne politique de rassemblement, ce qui n’est certainement pas acquis. Les ambitions personnelles et les luttes idéologiques sont telles que la motion de synthèse semble s’éloigner un peu plus chaque jour. Certains élus socialistes rêvent d’une coalition arc-en-ciel, allant de Besancenot à Bayrou. Mais personne ne sait encore comment faire cohabiter royalistes et fabiusiens au sein d’une même direction. Les élections européennes, notamment, seront la source de nouveaux affrontements.

Bayrou peut attendre tranquillement les élections européennes, les seules lui permettant de rebondir avant la prochaine présidentielle. Au dernier scrutin européen, l’UDF avait obtenu 11,9 % des voix. Au vu des résultats obtenus lors des dernières législatives et municipales, il n’y a aucune raison pour croire que ce chiffre pourrait être beaucoup plus faible lors de ce prochain scrutin, la position pro-européenne de Bayrou ne faisant aucun doute et la présence de nombreux Verts au sein de ses équipes pouvant lui apporter quelques points supplémentaires. Tant à gauche qu’à droite, les camps sont divisés sur la question européenne. Les petits partis (MoDem, MPF, Front national, Verts...) tirent généralement mieux leur épingle du jeu lors de ces élections. La tension marquée avec l’extrême gauche sera certainement très nuisible aux socialistes. Tout ce scénario dépendra, bien entendu, du résultat du congrès du Parti socialiste, ainsi que du bilan de Sarkozy à la tête de la présidence européenne, de juillet à décembre.

L’élection européenne sera donc cruciale pour François Bayrou, marquant le début probable de sa nouvelle longue marche vers l’Elysée. Entouré d’un nouvel encadrement, débarrassé des scories du passé, Bayrou sera peut-être le seul vainqueur de ces élections municipales. Vainqueur par défaut et contre toute attente, face à une droite désenchantée et une gauche ivre d’espoirs.

* Villes UDF conservées : Le Chambon-Feugerolles, Saint-André-lez-Lille, Montigny-le-Bretonneux, Epinay-sur-Seine, Faches-Thumesnil, Le Portel, Le Plessis-Trévise, Hérouville Saint-Clair, Arras, Redon, Massy, Fleury-les-Aubrais, Talence, Sanary-sur-Mer, Saint-Genis-Laval, Saint-Brieuc, Biarritz, Castanet-Tolosan, Andrézieux-Bouthéon. Villes UDF perdues : Anglet, Noisy-le-Sec, Orthez, Villers-Cotterêts.

** villes gagnées avec la gauche : Asnières-sur-Seine, Béthune (divers gauche contre le socialiste Jacques Mellick), Brive-la-Gaillarde, Chennevières-sur-Marne, Marseille 1er secteur, Maurepas, Poissy. Ville gagnée avec la droite  : Mont-de-Marsan.

*** villes Nouveau Centre : Bernay, Douai, Drancy, Hem, Issy-les-Moulineaux, Meudon, Rosny-sous-Bois, Vanves. Ville perdue : Blois.

**** 55 conseillers généraux (-4). 42 sont passés au Nouveau Centre.


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93 réactions à cet article    


  • ol 25 mars 2008 12:55

    Si le PRG, allié naturel du PS, et le PR Valoisien, composante de l’UMP, se rapprochent, qu’est-ce qui va les différencier du Modem, d’un point de vue des stratégies d’alliances ? Ils ne feront que légitimiser cette conception de la politique qui veut que les modérés de gauche et de droite puissent s’allier. Vouloir enjamber le Modem n’est pas honnête intélectuellement. S’ils font cette alliance contre le Modem, ils se décrédibiliseront, s’ils font alors en sorte que le Modem soit un interlocuteur privilégié, c’est intéressant pour tout le monde.

     


    • Bretzel man 25 mars 2008 13:18

      Le modem n’a aucune chance de parvenir un jour au pouvoir. Avec vos arguments, tenus un soir de 21 avril 2002, vous auriez pu démontrer par A+B que Le pen serait président en 2007....

      Bayrou ne m’est pas antipathique, mais on a actuellement avec Sarko une démonstration que l’ouverrture n’est que de la démagogie.

      Bayrou ambitionne de remplacer le PS. Son discours est à gauche et non à droite. Il croit tromper son monde mais cela ne prend pas.


    • ol 25 mars 2008 14:22

      Le Pen est un démago d’extrême droite qui prône l’immigration zéro, la préférence nationale, la fin du permis à points, la fin des limitations de vitesse, la peine de mort, ou est le rapport ? Pourriez-vous nous dire ce que vous pensez du fond, plutôt que de faire des suppositions fallacieuses sur les objectifs supposés de Bayrou ?

      L’ouverture de Sarkozy, c’est du débauchage d’individus carriéristes ou dans une mauvaise passe, en manque de légitimité. Cette ouverture, c’est de la com’ et ça ne change rien à la pôlitique menée, je suis bien d’accord. Mais ça n’a pas grand chose à voir avec ce que nous aurions eu en cas de victoire de Bayrou, soyez en sûr.

       


    • Voltaire Voltaire 25 mars 2008 13:31

      Une assez bonne analyse de la réalité de la situation.

      Pourriez-vous nous communiquer, si vous les avez, les chiffres du nombre d’élus UDF de 2001, par rapport à celui de 2008. Vous parlez d’environ un milliers d’élus MoDem pour 2008, il serait intéressant d’avoir une comparaison.

      Je partage assez largement votre analyse sur Pau, ou sur le nouveau centre. Je suis en revanche beaucoup plus dubitatif sur les élections européennes. Même si le mode de scrutin est, là, favorable au MoDem, la bipolarisation en vogue dans les média, conjuguée au désintérêt des français pour l’Europe, risque de peser lourd sur les résultat du parti le plus pro-européen. La situation en Europe a profondément changée avec l’élargissement et le non à la constitution. Pour rallier un nombre raisonnable de suffrages, le MoDem devra proposer une nouveau projet pour l’Europe, une alternative crédible au marasme actuel. Il devra aussi diffuser ce modèle auprès des électeurs, tandis que les média lui sont totalement fermés, et susciter un engouement pour une idée européenne en déshérence. IL lui reste une année pour le faire, et un sacré travail d’organisation interne !


      • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2008 04:47

        Bonjour,

        Désolé de réagir en "différé", mais mon travail ne me permet pas de me connecter plus tôt dans la journée. Pour répondre à votre question, le chiffre du nombre d’élus n’est pas disponible au niveau national pour 2001, parce que bon nombre de conseils municipaux étaient composés de listes d’union UDF-RPR. 115 maires avaient été élus sous les couleurs UDF lors des municipales de 2001 (villes de plus de 9000 habitants). Beaucoup sont passés à l’UMP dans l’intervalle, laissant 12 villes MoDem et 9 villes Nouveau Centre.

        Le nombre de conseillers municipaux, estimés à 1150 pour le MoDem à l’issue de ces élections municipales doit correspondre à environ 60% des effectifs précédents. Les cadres du MoDem parlent de 2 3.000 conseillers élus au niveau national, en tenant compte de toutes les villes, alors que je ne me suis intéressé qu’aux mille villes de plus de 9.000 habitants. Ce chiffre me paraît quelque peu surévalué, le nombre de listes officielles adoubées par le MoDem ne permettant pas de vérifier le nombre de candidatures effectives.

        Dans tous les sondages antérieurs à 2006, l’UDF est confondu avec la droite, notamment pour les résultats aux élections. Il faut donc aller voir circonscription par circonscription les résultats précis, ce qui est un travail non négligeable. Pour ceux que cela intéresse, les deux sites les plus précis sont ceux du Figaro :

         http://elections.figaro.net/historique/select.html pour les élections de 1993 aux législatives de 2002,

        http://elections.lefigaro.fr/resultats/elections-municipales-2008/2eme-tour/departement/ pour les municipales de 2008.

        Je vous tiendrai au courant de la suite de mes recherches à ce sujet.


      • Lavande & Coquelicots Lavande & Coquelicots 26 mars 2008 12:11

        Je suis navré de vous contredire, mais votre papier est tant rempli d’erreur factuelles et d’analyse que je ne peux vraiment pas y apporter mon soutien.

        Par exemple :

        - le MoDem n’est absolument pas arrivé 3e de ces élections municipales, quel que soit le critère retenu. Avec 600 000 suffrages, il fait ainsi deux fois moins bien que le Parti communiste : 1 172 000 voix.

        - Jean-Louis Borloo n’est en rien le président du "Parti républicain" mais du Parti radical valoisien. Etes-vous sûr de connaître ne serait-ce qu’un tout petit peu la sphère politique ?

        - En nombre d’élus comme en nombre de villes dirigées par un de ses membres, le Nouveau Centre est largement devant le MoDem, qui ne parvient nulle part à trouver les soutiens de gauche ou de droite nécessaires pour être élu. Du coup, les deux victoires de candidats Modem font figure d’exception.

        - Pour penser réaliste la réunion du PR et du PRG, il faut que vous soyez sacrément éloigné de ces deux partis, de leur histoire, et de leur positionnement actuel.

        En fait, toute l’ambiguïté du Modem réside dans l’une de vos formules : "les centristes sont une alternative politique crédible et républicaine, capable de lier des alliances à droite comme à gauche. Par le seul fait de son maintien au second tour des élections législatives ou municipales, il pourra faire tomber ou élire tel ou tel candidat."

        De fait, vous rêvez d’être sur le terrain à la fois joueur et arbitre. Et vous oubliez que ce qui fait respecter l’arbitre, c’est son absence de parti pris et sa cohérence, quelle que soit la situation. Les alliances à géométrie variable du MoDem et son absence de ligne politique (le PS n’ayant pas clarifié la sienne, le jeu du MoDem avec le PS ne peut que rendre dubitatif...) le condamnent à jouer les rôles secondaires. Vrai pouvoir de nuisance ça et là, certes, mais que d’ego ! Que de petites ambitions ! Et le projet, qu’il soit municipal ou national, où est-il ? Nulle part au MoDem.

        Au fait, des centristes, on en trouve aussi bien au PS qu’à l’UMP. J’en fais partie. Et ce à quoi j’ai assisté avec le MoDem à l’occasion de ces municipales ne fait pas honneur à la démocratie, c’est à dire au respect des électeurs.


      • laelia laelia 27 mars 2008 13:17

        Pas centristes... Démocrates ! Plus que jamais Citoyens Démocrates. Et c’est ce qui gène l’extrème gauche ... mince, des Démocrates qui font du social... ils vont nous piquer les Sociaux Démocrates .... ! C’est celà votre peur. Ne tirez plus à boulets rouges .. ; on a compris. Vous voulez que le PS reste bien vers sa gauche.. ;


      • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 25 mars 2008 13:48

        Merci à l’auteur,

        En fait tout est résumé dans le titre de son article, comment être crédible lorsque l’on s’allie un coup avec la gauche et un coup avec la droite, voilà pour moi un parfait exemple d’opportunisme politique, quant à l’intérêt de la France alors... ce sera sans doute dans une autre vie !

        Merci de nous avoir ouvert les yeux.

        ...

         


        • ol 25 mars 2008 14:10

          Vous qualifiez d’opportunisme une volonté de faire de la politique en dépassant le clivage gauche/droite que l’on impose aux gens modérés des deux bords. Quand on voit le tombereau de reproches faits et les difficultés du Modem liées aux tentatives de déstabilisation venant des hémiplégiques des deux bords, on a du mal à trouver ça opportuniste, mais plutôt courageux.


        • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 25 mars 2008 17:06

          Mon cher Ol,

          Tout le monde a depuis longtemps constaté que dans tous les pays démocratiques du monde il n’y a de place que pour deux grands partis, pas trois, seul Bayrou-dou-dou ne s’en ai pas aperçu, rien que pour ça on ne peut pas voter pour lui, c’est d’ailleurs un service à lui rendre, l’ai même pas capable d’être maire.

          ...

           


        • Eloi Eloi 25 mars 2008 19:57

          @ Bateleur du Tarot

          De plus, tout le monde constate également que la logique démocratique d’alternance binaire n’apporte pas grand’chose.

          Essayons. Innovons. Ne laissons pas les circonstances dicter nos envies et notre volonté. Alors, s’il-vous-plaît, ne nous assénez pas de Grande Vérité. Si le binarisme vous satisfait, sachez qu’il ne satisfait aucunement tout le monde. Laissez ceux qui souhaitent autre chose essayer de faire autre chose...


        • ol 25 mars 2008 20:09

          Mon cher Bateleur,

          Vu le niveau de votre réponse, je constate qu’il n’est pas utile d’engager une conversation. Sachez toutefois que la démocratie dans laquelle nous vivons autorise chacun à se présenter à des élections avec un projet. Le sien, de projet, et par là-même celui du Modem est différent de ce que propose le PS et l’UMP. Il est donc légitime qu’il soit présenté aux électeurs à chaque fois que c’est possible. Votre emploi de la phrase "il n’y a de place que pour 2 grands partis" est navrant et me fait penser à la tribune de Messieurs Emmnuelli et Hamon dans Le Monde. C’est pas très démocrate comme comportement...

           


        • Thomas Thomas 25 mars 2008 23:56
          comment être crédible lorsque l’on s’allie un coup avec la gauche et un coup avec la droite, voilà pour moi un parfait exemple d’opportunisme politique

          Et comment être crédible lorsqu’on s’allie systématiquement avec le même parti, qu’on en dépend financièrement et politiquement ? Comment prétendre avoir la moindre indépendance, la moindre autonomie, le moindre esprit critique à son égard ? Et dans ces conditions, à quoi bon exister ?

           

          Tout le monde a depuis longtemps constaté que dans tous les pays démocratiques du monde il n’y a de place que pour deux grands partis, pas trois

          Même si c’est en parti vrai, regardez un peu du côté du Canada, de l’Allemagne voire de l’Italie pour ne citer que les exemples que je connais. Quant aux USA (et peut-être le Royaume-Uni ?), leur constitution inscrit le bipartisme et ferme de fait la possibilité de troisième parti. C’est donc un postulat de base et non une tendance naturelle.

           

          Je ne crois pas qu’un système à deux partis soit une fatalité. Ce n’est pas un bien non plus. Par contre, il est évident qu’à trois (ou plus), les majorités absolues sont rares et que de fait, il faut trouver des alliances. On a beau agiter tant et plus le spectre de la IVème république, je ne crois pas qu’un gouvernement basé sur une coalition soit voué à l’échec. Tout dépend des hommes.


        • Gilles Gilles 26 mars 2008 07:19

          Bateleur

          "dans tous les pays démocratiques du monde il n’y a de place que pour deux grands partis,"

          Il semble que vus n’ayez pas tord.....mais alors ce n’est plus de la démocratie, surtout quant les deux partis diffèrent si peu idéologiquement et alternent régulièrement au pouvoir

          Ce qui signifie que tout autre offre idéologique différente de celle offerte par les deux super puissances n’a aucune chance d’émerger, non pas de fait de sa piètre qualité mais parce qu’elle ne peut plus se faire entendre comme les autres

          Sauf....les pays ou les gens lassés par le jeu des deux grands partis autistes et clientélistes envoient tout chier pour privilégier un nouvel acteur. Ex : Italie (bon on est revenu à zéro aprés coup hélas) , Venezuela...

          Et je crois que Bayrou comptait la dessus. Que les électeurs, lassés de l’UMP (inepte et démago) et du PS (idem), partis ayant démontré leur imobilisme et leur culte de l’ego, se jette sur lui Bayrou censé représenter la modernité incarné par la vague Orange qui à l’Est à débordé. Pari perdu......en partie car Bayrour est juste un vieux représentant de cette classe honnis et ça se voit trop et son offre politique différe si peu de celle des autres


        • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 26 mars 2008 11:54

          Mon cher Thomas,

          Ce dualisme que l’on retrouve en politique comme en toute choses ici bas est un des fondement du monde dans sa manifestation. Le sigle que vous avez choisi, celui du Ying et du Yang le démontre parfaitement et si vous regardez bien ce symbole, dans le noir il y a un petit point blanc et inversement, méditons donc sur ce symbole.

          Et pour en revenir à la politique l’Italie et d’ailleurs Israël aussi font l’amère expérience du jeu des coalitions impossibles pour arriver à former une entité complètement incohérente afin d’arriver à gouverner sans réel projet politique. On a vu ce qu’a donné la grande coalition de gauche en Italie.

          Quant à Bayrou de quel projet politique peut-il se réclamer quand il s’allie un coup avec la gauche et un coup avec la droite, de ce point de vue le gouvernement d’ouverture qu’a mis en place Sarkozy est beaucoup plus crédible même si il y a parfois des fausses notes (cf. Fadela Amara). Le bi-partisme n’est pas un choix déterminé mais fait parti de l’ordre des choses, c’est comme ça, comme un tas d’autres choses qui nous emmerdent comme la mondialisation, le capitalisme, la pluie et le beau temps !

          Je suis comme vous un partisan de l’équilibre et de la conciliation des différences bien que cela ne soit pas toujours facile à réaliser, mais pour se faire Bayrou n’est pas la pierre philosophale politique, loin s’en faut.

          Cordialement.

           


        • Thomas Thomas 26 mars 2008 21:59
          Mon cher Bateleur,
           
          Vous avez fort astucieusement rebondi sur mon avatar. Et effectivement, il exprime bien la dualité même s’il la nuance justement (j’avais jadis planché sur son interprétation symbolique mais je vous l’épargne). Pour rester dans la politique, il pourrait exprimer que les deux partis majoritaires, pour l’être réellement, doivent conquérir la petite partie du camp d’en face qui leur fait défaut tout en maintenant en leur sein ceux d’entre eux qui voudraient faire le chemin inverse.
           
          Pour être plus pragmatique, je pense effectivement que la vie politique s’organise fatalement autour de deux grands partis et quelques satellites, mais que des partis de forces égales (3 tiers, 4 quarts, ...) sont une bonne recette pour l’immobilisme.
           
          Dans le cas de Bayrou et du MoDem, je pense que les ambitions vont bien au delà d’un simple rôle d’arbitre. L’objectif non annoncé est ni plus ni moins de se substituer au PS dans le rôle de parti majoritaire. Le choix de l’appelation "Démocrate" fait d’ailleurs curieusement écho à la dualité Démocrates/Conservateurs des pays anglo-saxons.

          Face au constat que le PS n’a plus de leader, qu’il n’a pas fait sa révolution libérale (entendez son adaptation à la réalité de l’économie de marché), qu’il n’a toujours pas réussi à couper les ponts avec son aile communiste étatique (alors que les électeurs commencent eux à accepter cette réalité), qu’il est enchevêtré dans ses querelles, Bayrou a fait le pari de le remplacer... et son meilleur atout pour y parvenir est... le PS lui-même.

          Si j’étais socialiste tendance socio-libérale genre DSK, je formerais des vœux pour que le PS explose enfin entre les nostalgiques et les pragmatiques, et ces derniers pourraient avantageusement s’unir avec le MoDem. Je suis convaincu que FB fait secrêtement ce pari (et qu’il se verrait bien à la tête smiley ). Tant que le leader du PS s’appelle François Hollande, c’est un pari réaliste.

          Cordialement.

        • airlane 25 mars 2008 14:06

          Bonjour,

          Merci pour cet article très bien argumenté. Dommage que certains lecteurs ne se contentent de lire que le titre pour en tirer les conclusions qui les arrangent...


          • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2008 04:49

            Merci d’avoir pris le temps de lire et de comprendre le contenu de cet article... en effet.


          • Manuel Atreide Manuel Atreide 25 mars 2008 14:07

            @ l’auteur ...

            Jolie analyse du modem et surtout du positionnement de ses adversaires et concurrents, qu’on pourrait résumer ainsi : Mort au béarnais et haro sur ses électeurs.

            Je reste quand même sur ma faim quant à l’analyse du projet de François Bayrou. Moins que son charisme évident et son positionnement sur l’échiquier politique, en embuscade pour attendre un faux pas à gauche comme à droite, il me semble que sa ligne idéologique est encore un peu confuse. Il a indéniablement des idées mais le Modem doit les mettre en forme et les etoffer pour bâtir un vrai programme.

            Attention, dans un quinquennat, le temps file si vite !

            Manuel Atréide


            • Céline Ertalif Céline Ertalif 25 mars 2008 14:45

              Bonjour,

               

              J’ai entendu l’autre jour un journaliste dire que Bayrou était un leader sans parti et le PS un parti sans leader... Pas tout à fait faux ! Mais tout cela n’est pas suffisant, il faut un projet positif, ce qui manque à tout le monde. Dénoncer la superficialité et la médiocrité bling bling est aussi juste qu’insuffisant.

              Il reste peu d’espace pour porter un projet politique dans le cadre national, parce que celui-ci est miné de toute part. Un tel projet ne peut qu’être modeste, mais il doit au moins être lisible. On n’a pas encore atteint ce niveau-là, donc on continue à s’enfoncer dans la démagogie. Et avec Sarko ça va très vite, sans compter les événements extérieurs susceptibles d’intervenir.

              Je suis d’accord avec Manuel.


            • tvargentine.com lerma 25 mars 2008 14:32

              Enfin,les français ont écarté les dérives populistes aux élections municipales.

              Rien de pire que de voir un gourou vouloir faire des alliances uniquement pour avoir des élus alors que le combat des idées n’existent pas

              F BAYROU dans son arrivisme à voulu se créér un parti à l’américaine qui ressemble au parti américain pour mener uniquement des élections

              Il n’avait aucunes idées progressistes et c’est une bonne chose que la République écarte ce genre d’individu du pouvoir politique nationale mais aussi régionale

              Une bonne nouvelle

               


              • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 25 mars 2008 15:11

                Cher Lerma,

                C’est un peu ce que j’ai dit mais je me suis fait flamer, ce pauvre Bayrou est en train de mourir politiquement, paix à son âme politique sans état.

                ...

                 


              • Vieux Sachem 26 mars 2008 11:56

                Voilà que Lerma, dit langue de vipère refait surface ; avec lui, on peut apprécier le niveau moyen des supporters pour ne pas dire des suppôts, de Nicolas Sarkozy. L’UMP a du pain sur la planche !


              • Anne 25 mars 2008 15:20

                Il me semble que dans cet article il y a plus d’une inexacitude !

                1) les villes suivantes ont été gardées avec le soutien de l’UMP et du Nouveau Centre : Montigny-le-Bretonneux, Epinay-sur-Seine, Hérouville Saint-Clair, Arras, Fleury-les-Aubrais, Talence, Sanary-sur-Mer, Saint-Genis-Laval, Saint-Brieuc, Biarritz, Castanet-Tolosan, Andrézieux-Bouthéon.
                 
                2) la liste des villes gagnées par le Nouveau Centre est incomplète : le Bourget, Croix, Annecy, Chatellerault, Agen, Vincennes, et j’en passe
                 
                3) Le Modem perd à Pau, ne fait pas gagner la gauche à Marseille, et ne fait pas gagner la droite à Toulouse ! Dans tous les cas de figures : le Modem n’est pas suivi par les électeurs dans ses appels au vote et soutiens...
                 
                4) A Paris, le Modem c’est 1 seul et unique conseiller de Paris, alors que le Nouveau Centre est représenté par un groupe de 8 Conseillers de Paris.

                Des "petites" précisions qu’il était nécessaire de faire....


                • Voltaire Voltaire 25 mars 2008 16:08

                  Vous confondez villes gardées et villes gagnées. Il y a des cas aussi cocasses, comme Annecy, conservée par le NC contre l’UMP. Et vous omettez d’autres exemples amusants, comme Bordeaux, conservée par l’UMP grâce au MoDem contre le NC et le PS... ET bien sûr, le MoDem a aidé le PS à Grenoble, Lille, Dijon etc... Bref, les élections municipales sont traditionnellement l’occasion de multiples listes d’intérêt local et de luttes personnelles, ce qui devrait inciter les analystes politiques à un peu de prudence dans leurs extrapolations nationales. Certes, la poussée de la gauche est indiscutable, mais il n’est pas possible de quantifier à partir des élections locales le poids politique de chaque parti. D’autant que les DVD et DVG représentent 25% des candidats, dont l’étiquette est plus que changeante.

                  La seule mesure un peu plus objective est le nombre d’élus obtenus à la fin pour chaque parti. N’ayant pas de données, je resterais prudent, même s’il est évident qe le PS a dû faire un bon grace à ses succès dans les grandes villes.


                • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2008 04:55

                  Voltaire a déjà répondu à votre message : effectivement, il ne faut pas confondre "gagnées" et "conservées". D’autre part, il faut aller voir les alliances de second tour, et non pas les listes du premier tour.

                  Concernant Paris, il y a non pas une seule représentante du MoDem, mais quatre, répartis dans les conseils d’arrondissements. Une seule, Marielle de Sarnez, siègera au Conseil de Paris, ce qui est bien différent.

                  Le nombre total de conseillers municipaux du Nouveau Centre (sur des listes officiellement étiquetées NC) est de 247. Si on les compare aux 1.150 élus du MoDem, la différence est évidente.


                • Gilles Gilles 26 mars 2008 07:31

                  Voltaire

                  "Et vous omettez d’autres exemples amusants, comme Bordeaux, conservée par l’UMP grâce au MoDem contre le NC et le PS..."

                  Voilà, UMP, NC et Modem...avec toutes ces alliances croisées, en fin de compte ces offres ne sont-elles pas pareilles au cheveux prés ? Comment les électeurs vont s’y retrouver avec cette floraison de sigles de partis qui se battent juste dans les media avant ls élections, s’invectivent et qui de toute façon se distribuent ensuite les cartes entre eux et gouvernent ensembles ?

                  Et rajoutons y le PS...qui là aussi s’allie avec l’un ou l’autre

                  PS, UMP, NC, Modem...la bande des quattre est renouvelée !!!! smiley Juste un ramassis d’arrivistes égotiques et impatients qui ne savent plus quoi inventer pour se faire voir plus que l’autre. Ils brouillent les cartes c’est tout !

                  Aux gogues tout ça !


                • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 26 mars 2008 12:07

                  Argh... mon cher Gilles,

                  Ni dieu, ni maître, vive l’Anarchie et le Socialisme Libertaire, mais cette fameuse bande des quatre n’en a cure, seul le pouvoir compte !

                  Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument.

                  ...

                   


                • Gilles Gilles 26 mars 2008 16:46

                  Bateleur

                  Oui le pouvoir corrompt et malheureusement dans cette pseudo démocratie il semble que seuls les plus corrompus arrivent à émerger du panier de crabes ; la fin justifie les moyens.

                  Franchement, regardez Sarkozy, Royal, Bayrou..... ;les seuls qui avaient une chance d’arriver au pouvoir en 2007. Sont-ils dévoués, altruistes, compétents ? Pffff....ils ont bien montré leur ineptie de multiples fois. Leur but est juste d’arriver à faire croire aux gogos qu’ils le sont !

                  Mais ce n’ai pas une fatalité....il n’ y a plus qu’à favoriser les mécanismes qui promeuvent l’émergence de personnalités plus "humbles" et d’avoir les mécanismes de controles adéquats du pouvoir.. ;tient rendre inéligible au moins ceux qui piquent dans la caisse serait en grand pas....mais quel rêve !


                • citizenet 25 mars 2008 15:35

                  Une synthèse factuelle et une analyse imparable d’une Mouvement Démocrate qui progresse inéluctablement : c’est comme la nature, en évolution permanente, qui semble mourir chaque année, et qui se réveille ressourcée à chaque printemps, car quoi de plus naturel, de plus "éternel" que la quête de la démocratie ?


                  • Lucrezia 25 mars 2008 16:18

                    Le Modem : 3ième PARTI en FRANCE ? vous rigolez !!!!!!!

                    Combien d’élus ? Combien de Maires, Députés, Sénateurs ?

                    On ne mesure pas un parti àsur des intentions de vote ....mais son action soit en tant que parti d’opposition, soit en tant que parti d emajorité. Et cela se réalise uniquement à travers des élus ...

                    Des militants ou adhérents ne suffisent à pas seulement à définir un parti ...car comme les élécteurs, ceux là aussi sont volages !

                    Ne prendriez-vous pas vos "doux" rêves pour des réalités !

                    Réveillez-vous et ayez le courage d’affronter la REALITE !

                    LE MODEM est pour l’instant MORT ....


                    • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2008 05:02

                      Désolé de vous contredire, mais le MoDem a devancé le PC et les Verts dans ces élections. Il est donc bien la troisième force politique en terme de voix. Il ne s’agit pas d’un point de vue, mais d’un fait. Ceci n’empêche pas qu’il soit affaibli à cause de son rejet par l’establishment, de droite comme de gauche. C’est ainsi que le PC a pu sauver bon nombre de ses élus et éviter une nouvelle Bérézina électorale. C’est ainsi que le PC a préféré sauver son bras gauche plutôt que de prendre le risque de nouvelles alliances. Toutefois, je rappelle que quatorze villes importantes en France seront dirigées par une coalition gauche-centre ou une coalition arc-en-ciel (vert+modem+socialistes).

                      Cette alliance est totalement inédite depuis l’instauration de la Vème, sauf dans quelques petites villes.

                      La démocratie, c’est le nombre de votants. C’est en ignorant les électeurs du Front National pendant vingt ans qu’on a fini par amener Le Pen au second tour de l’élection présidentielle.


                    • Lucrezia 26 mars 2008 09:54

                      Le PC est un Parti d’Avenir ! C’est un SCOOP .....

                      Quant aux Verts, ils n’ont même pas eu le courage de défendre leurs idées et projet au Grenelle de l’Environnement !!!!

                      Il ne faudrait pas confondre, Idées communes et groupement politique organisé que l’on appelle parti ....


                    • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 26 mars 2008 12:19

                      Cher auteur,

                      Écoutez ce que vous dit Lucrezia, je pense aussi qu’il a raison, votre réponse avec les alliances contre nature ne démontrent rien d’autre que des manoeuvres de politique politicienne sans avenir.

                      Le temps nous départagera, je vais m’asseoir pour assister à la mort du héros...

                      Quant a la définition du MoDem lisez le petit Larousse elle est inscrite dedans.

                      Cordialement.

                       


                    • Timothée Timothée 25 mars 2008 17:20

                      @ Céline

                      "Bayrou était un leader sans parti et le PS un parti sans leader"... c’est Xavier Bertrand qui a sorti cette petite boutade lorsqu’il était invité le 14 février sur A vous de juger sur la deux, il y avait Valls et Mosco chez les socialistes, et Bayrou.

                      C’est sûr qu’un parti qui refuse toutes alliances dans un scrutin majoritaire a aucune de gouverner... on dirait un parti de contestation à la LCR. Je ne comprend toujours pas l’intérêt de créer un parti pour finalement ne pas vouloir gouverner, par conséquent ne pas vouloir faire changer les choses. à moins que, la stratégie du Modem, ce soit uniquement 2012 et François Bayrou ? non qd même pas... si ???


                      • Thomas Thomas 26 mars 2008 00:04

                        > C’est sûr qu’un parti qui refuse toutes alliances dans un scrutin majoritaire a aucune de gouverner...

                        Bien d’accord avec vous. Et le discours de Bayrou indique bien qu’il serait également d’accord avec vous.

                        Le MoDem a justement fait des alliances chaque fois qu’il n’était pas en mesure de gagner seul (et qu’on lui proposait une telle alliance). Mais par contre, rien n’oblige à ce que ces alliances se fassent systématiquement avec le même parti.


                      • Volontaires 25 mars 2008 17:34

                        Corrigendum : la liste présentée par Jacques Vernier, RPR depuis au moins 20 ans, à Douai dans le Nord est une liste UMP et non Nouveau Centre.


                        • werbrowsky werbrowsky 26 mars 2008 05:05

                          Mea culpa, mais Jacques Vernier était présenté comme un candidat Nouveau Centre sur le site du parti ! je corrigerai ça dans mes archives.

                          Merci d’avoir corrigé.


                        • Rabelais Rabelais 25 mars 2008 18:20

                          Analyse intéressante.

                          Deux remarques. Pour avoir suivi de près les élections dans plusieurs villes de mon département (92), je remarque deux "petites" choses :

                          - les listes soutenues par le Modem étaient souvent les seules osant afficher ses couleurs, avec logo en première page...

                          Je ne reviendrai pas sur la présentation ultérieure des résultats, que même LeMonde a corrigé quatre jours plus tard.

                          - aucune des listes des deux grands partis (PS/UMP) n’assumaient ses soutiens politiques. Les candidats de droite et de gauche, y compris sortants, ont tout au long de la campagne, et devant les habitants (marché...), été jusqu’à nier leur appartenance. Le comble revenant à l’un des maire, réélu, qui le lendemain clamait la victoire...de son parti politique (en l’occrence le NC) alors que rien dans son matériel de campagne (affiche, tract...) n’indiquait cette appartenance politique.

                          Je connais l’argument des élections locales, et des listes ouvertes, mais si après cela on s’étonne encore du taux d’abstention...


                          • Thomas Thomas 26 mars 2008 00:07

                            J’ai remarqué cela aussi à Lyon, ou ni Collomb ni Perben n’affichait de logo (tandis que la liste MoDem affichait ouvertement le sien). Collomb avait même troqué le rose pour le fuschia. Tout est dans la nuance.

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