Parmi les nombreuses mesures proposées par le Front de Gauche, il en est une qui fait particulièrement réagir : le Smic à 1700 euros. Et de manière générale l’idée qu’il est temps d’augmenter les salaires. Ça ne serait pas possible nous dit-on. Voyons ça.
Aujourd’hui, le SMIC est à 1365 euros brut, soit 1070 net/mois. Si le Front de Gauche arrive au pouvoir, il le passera à 1700 euros brut en début de législature, puis 1700 net en 2017. Or, quand on écrit cela, on nous réplique : « Dans ce contexte de crise, comment feront les petites entreprises pour supporter cette augmentation ? Comment faire alors que l’Etat est en faillite ? Vous n’y pensez pas, dans un monde ouvert il faut être compétitif ! ».
Où en est le SMIC ?
« Dans les années 80, le SMIC était à 4000 Fr. Et avec cette somme, on pouvait s’acheter 1300 baguettes. Aujourd’hui, avec le SMIC, on ne peut en acheter que 1000 ! Le SMIC a donc perdu 300 baguettes, soit 30% de sa valeur ». Le SMIC à 1700 euros, c’est le ramener au point où il en était à cette époque ». Et la France de 2011 est beaucoup plus riche que celle des années 80, puisque la productivité du travail a augmenté d’une manière considérable.
Comment on finance le SMIC à 1700€ ?
Ce SMIC à 1700 euros, il y a plusieurs moyens de le financer. Un de ces moyens est la limitation des hauts salaires par la fiscalité. Cette limitation sera fixée à 20 fois le SMIC (ce qui laisse quand même aux grands patrons 360 000 euros par an, de quoi s’acheter non seulement beaucoup de baguettes, mais aussi pas mal de choses en plus).
Cette limitation aura lieu notamment dans toutes les grandes entreprises privées parce que c’est dans ces secteurs que les salaires des grands patrons ont atteint les sommes les plus gigantesques. Ainsi, si les grands patrons veulent plus, ils seront obligés d’augmenter d’abord leurs salariés !
Avec la limitation des hauts salaires, il y aura largement de quoi permettre aux entreprises artisanales, aux TPE (toutes petites entreprises) et aux PME (petites et moyennes entreprises) de payer à leurs salariés ce nouveau SMIC.
Impossible ? On nous a déjà fait le coup
A chaque fois que la gauche a arraché quelque chose dans ce pays, la droite disait : « Ce n’est pas possible ! ». On nous taxait d’utopistes. C’est vrai que ça devait faire rêver. Imaginez un peu, donner le droit pour les ouvriers de toucher un salaire en étant en congé ou bin malade, ou encore le droit de partir à la retraite avant la mort. Infaisable nous disaient-ils. Pourtant, les congés payés et la retraite à 60 ans ont été arrachés de dure lutte. Finalement, c’était possible non ?
Impossible ? L'Humain d'abord
A ceux qui nous disent que le SMIC à 1700 euros, ça ne tient pas la route, nous devons leur rétorquer la question suivante : « est-ce que ça tient la route une société où on demande aux salariés de vivre avec 1000 euros par mois ? Aujourd’hui, le SMIC, c’est 120 euros de plus que le seuil de pauvreté. Ça tient la route ca ? Peut on vivre décemment, se soigner, se loger, s’instruire avec 1000 €/mois ? » On l’a vu plus haut, notre pays n’a jamais été aussi riche. La richesse est le produit du travail collectif de la société toute entière. Où sont passés les gains de productivité de ces 50 dernières années ? Nous avons le devoir moral de mieux repartir la richesse produite par tous. Nous le devons.
Impossible, les TPE PME mourront ? Au contraire !
Aujourd’hui, 80% des salariés sont dans des TPE et PME. Ce sont elles qui font tourner l’économie et non nos « champions nationaux » du CAC40.
En moyenne, les entreprises de moins de 9 salariés sont taxés à 30%, les entreprises du CAC40 le sont seulement à 8%. Donc, si on taxe les revenus du gros capital pour augmenter les salaires, cela se fera forcement au profit des petites entreprises. CQFD ! Par ailleurs, ce qui fait tourner les entreprises, ce n’est pas le fait qu’elles doivent payer plus ou moins de « charges ». Ce qui compte, c’est le carnet de commande. Dans cette optique, une augmentation des bas salaires fera respirer l’économie. Car, les salaires des classes populaires vont forcément à un moment ou un autre, se retrouver dans la consommation locale et ainsi faire tourner l’économie réelle (ce qui n’est pas le cas des hauts revenus qui partent bien souvent dans la bulle spéculative. Au total, moins de 2% des des opérations financières financent des opérations économiques réelles). En augmentant les bas salaires, on rentre ainsi dans un cercle vertueux dont vont forcément bénéficier les entreprises :
Augmentation des salaires -> consommation -> le commerce repart -> le carnet de commande se remplit -> hausse du chiffre d’affaire -> l’augmentation des salaires n’est plus un problème.
Augmenter les salaires fera respirer l’économie. C’est la seule issue pour sortir de la crise. L’autre politique possible, c’est l’austérité, et on voit bien le résultat.
Impossible il y la mondialisation ? Ce n’est pas un problème.
« Mais alors, les prix vont augmenter. Du coup, les consommateurs vont acheter les produits chinois, ou les fraises espagnoles. On est dans un monde ouvert bla bla bla… ». Tout d’abord, les TPE PME sont moins ouvertes à la concurrence que ce qu’on dit. Il faut arrêter avec le mythe du plombier Polonais. De plus, pour résister à la pression internationale sur le coût du travail, la réponse politique est simple : il faut se protéger. Et, plutôt que de privilégier des formes de protectionnisme unilatérales qui pourrait se transformer en protectionnisme nationaliste, il faudra plutôt œuvrer pour la mise en place d’un système de protectionnisme international multilatéral. Aujourd’hui, l’OMC puni les états qui ne respectent pas bien les règles du libre échange. Si on a réussit à mettre cela en place, on peut tout aussi bien en changer les règles. En attendant, pour résister aux agressions, nous ne nous interdirons pas de mettre en place au niveau européen mais aussi au niveau national, une certaine forme de protectionnisme social et écologique. Cela pourra passer notamment par la mise en place d’une taxe kilométrique qui permettra de taxer plus lourdement les produits qui viennent de plus loin : convergence sociale et écologique qui favorise aussi le commerce transfrontalier. Bref, pour mettre en place ces mesures, nous devront sortir d’un certain nombre de dispositions du traité de Lisbonne dont la pierre angulaire est la concurrence libre et non faussée. Si le peuple nous en donne le mandat, nous le ferons.
Enfin, certains disent qu’il faut démondialiser (Sapir, Montebourg), d’autres disent qu’il faut du protectionnisme (Todd), ou d’autres encore qu’il faut décapitaliser (P. Laurent). Derrière le vocabulaire, l’idée est là : les ouvriers du monde entier ne doivent pas être mis en concurrence les uns avec les autres pour faire pression sur les salaires. La mondialisation n’est pas un problème insoluble. Les gouvernements se sont auto infligés des règles dogmatiques pour servir les intérêts de quelques uns. Il n’y a pas de lois naturelles en économie, ce sont bien les gouvernements les maitres d’œuvre. Un gouvernement qui veut changer ces règles, le peut. Nous nous sommes mis des menottes en plastiques qu’on peut décider de briser à tout moment.
Impossible, nous n'avons aucune marge de manœuvre budgétaire ? Ah vraiment ?
Quoi qu’en disent les declinistes qui ne cessent de clamer haut et fort que l’état est en faillite, si on reprenait les 10 points qui sont passées des poches du travail a celles du capital en 25 ans, cela rapporterait 195 milliards d’euros par an !!!!!!
Je rappelle que le service de la dette qui nous effraie tant ne représente que 50 milliards par an. L’état a de quoi assurer la transition pour aider les entreprises en difficulté, notamment en favorisant le développement de l’économie sociale et solidaire. Les seuls perdants dans tout ça, seront ceux qui gagnent leur argent en dormant, ceux qui spéculent et qui ruinent la France en s’accaparant injustement les richesses et les intérêts de nos vies à crédits.
Toujour impossible ? Et sinon, vous proposez quoi d’autre ?
Mais ceux qui ne sont pas convaincues et qui veulent continuer comme aujourd’hui, on ne peut que leur dire qu’une chose : à la fin, c’est le peuple souverain qui décide. Le réponse à la crise, c’est le partage des richesses. Le partage est la seule stratégie crédible et plausible, et c’est une issue par le haut. Nous on propose la planification écologique, la 6e république, le partage des richesses… Et actuellement, l’austérité ? Montrez nous un endroit où cette politique fonctionne ! Nulle part !
Nous on peut !
« La meilleure forteresse des tyrans, c’est l’inertie des peuple » disait Machiavel.
Le Front de Gauche est un outil et un programme que le peuple peut choisir de mettre en mouvement. Et, sachez le, si le peuple souverain le décide, tout ce qui est dans le programme du Front de Gauche sera appliqué ! La clef du succès, c’est l’implication populaire. Cela commence par chacun d’entre nous !
Car rien est écrit, la vie c'est choisir le chemin puis le construire.
Et le Front de Gauche fait actuellement la meilleure proposition de construction sur la scène politique.
Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.
Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.
"
tu iras expliquer ton raisonnement à la pme pas loin de chez moi qui fabrique des boulons "
l’exemple est à peu près ridicule.
D’une part, l’augmentation du prix de la marchandise que vous mentionnez suppose que son prix est quasi exclusivement du salaire. Hors, sur toute production industrielle, le prix du salaire représente 10% du prix final au grand maximum. C’est à dire si vous augmentez le salaire d’environ 20% (ce que propose le FDG), vous vous retrouvez en fait avec une augmentation du prix total de l’ordre de 2%... on est bien loin de vos chiffres farfelus.
D’autre part, il ne vous a pas échappé que dans la production du boulon, la matière premier c’est le métal. Et là j’ai un exemple parfait d’une PME qui fabriquait des transformateurs dans laquelle j’ai effectué un petit passage il y a quelques années. Le prix de la matière première (entrefer, fil émaillé, coques, capots) était supérieur au prix du produit fini livré en France des mêmes transformateurs mais fabriqués par un sous-traitant en Chine. Autrement dit, même avec des travailleurs esclaves que l’entreprise n’aurait pas payé, elle n’était pas rentable. Comme le problème du prix des matières premières, l’acier en particulier, s’est même aggravé par rapport à cette époque, j’en conclut que votre entreprise de boulon doit souffrir du même type de problème, à moins qu’il ne s’agisse de boulons ultra spéciaux ou le prix est tel que la part représentant le salaire y est de toute manière marginale. Ou plus simplement que vous avez affabulé votre exemple.
Ben oui, étant d’ailleurs dans une TPE, je suis en accord avec le FDG - on se débrouillera, comme toutes les PME-TPE le font.
On feint d’oublier quelque chose d’essentiel. Ce qui permet à une entreprise de vivre et de prospérer, c’est ses clients. Vous pouvez baisser autant que vous voulez les salaires, si vous n’avez pas de clients, vous devrez mettre la clé sous la porte. C’est finalement très simple.
Hors, les PME-TPE Française ont pour leur immense majorité des clients Français. La santé de ce tissus d’entreprise là est donc directement lié au pouvoir d’achat de l’ensemble des Français. Détruisez-le, vous détruirez aussi les PME-TPE.
Par contre, en augmentant principalement les bas salaires, vous êtes assurés que ceux-ci vont immédiatement se retrouver dans la consommation (et oui, les smicards font assez peu de placements financiers ...) et donc favoriser les PME/TPE.
Et croyez-moi, dès lors que vous avez les clients, les impôts et les salaires annexes (improprement appelés « les charges »), vous arriverez toujours à les payer.
Non, il y a une différence entre les investisseurs qui apportent des capitaux aux entreprises sur le marché primaire, et les actionnaires capitalistes parasites qui jouent au poker sur des titres sur le marché secondaire (la bourse en gros), ruinant les travailleurs. L’investissement sera toujours nécessaire, mission première du capitalisme, alors que le problème est le libéralisme qui pompe les richesses produites à l’aide du capital. D’où la nécessité supplémentaire de séparer à nouveau banques d’investissement et banques de dépôt.
Le Front de Gauche propose immédiatement :
Adoption d’une loi portant création d’un pôle public financier transformant notamment la politique et les critères du crédit
Placement sous contrôle social des banques privées qui ne
respecteraient pas la nouvelle réglementation en matière de lutte contre
la spéculation et la financiarisation de notre économie
Blocage des échanges de capitaux avec les paradis fiscaux
Réforme de la fiscalité : suppression du bouclier fiscal, augmentation
de l’ISF et de l’impôt sur les revenus du capital, taxation des revenus
financiers des entreprises, mise en place du principe de modulation de
l’impôt sur les sociétés et du taux des cotisations sociales patronales
en fonction des objectifs d’emploi, de formation et de salaires de
l’entreprise
Suppression des exonérations de cotisations sociales patronales qui ont montré leur inefficacité
Création d’un Fonds national et de fonds régionaux pour l’emploi et la formation
Et pour un changement durable :
Transformer les missions, la politique monétaire et la gouvernance de
la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque de France et créer
un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire pour
l’expansion des services publics, de l’emploi et des qualifications
Création de pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs représentants
dans la gestion de leurs entrepri- ses, ainsi que des citoyens dans les
institutions ban- caires et les collectivités territoriales
Je ne vois pas en quoi dire que l’économie c’est surtout votre baguette qui vient la rue d’à côté, l’enseignant de vos
enfants qui vient de votre ville, vos légumes qui viennent de votre département, votre maison qui a été construite par
l’artisan de votre région, et vos vêtements et votre voiture qui jusqu’à
récemment venait de votre pays ou à la limite du pays voisin. Et je ne vois pas en quoi tout cela est superflu... Il faut bien manger, s’éduquer, se loger, se vêtir et se déplacer. Eclairez le gogo que je suis de votre infini sagesse svp
Votez POUTOU, lui au moins n’a pas passé 30 années à dormir au Parti Socialiste !
Quitte à faire une révolution autant en faire une vrai, pas de façade comme celle de Mélanchon qui va nous amener Hollande au Pouvoir, un Euromondialiste convaincu !
La plupart des gens sur cette planète sont incapable de penser par eux-même, s’en référant toujours à tel ou tel penseur ! Mais ou-est il écrit dans le ciel que ces soi-disant Grands Penseurs ont raison ?
Ici même certains se permettent d’insulter les autres en faisant référence à d’incompétents sondeurs d’âmes qui ne savent même pas eux-mêmes ce qu’ils font sur cette Terre !
Quand les gens seront capables d’émettre une opinion personnelle sans se référer à tel ou tel tartuffe que nos sociétés ont mis en avant, on aura déjà fait un grand pas vers la compréhension d’autrui et on sera alors capable de débattre sans s’insulter mutuellement !
L’homme est un loup pour l’homme, préférant rester dans la préhistoire que d’élever son niveau de conscience !
il est impossible d’augmenter les salaires pour une raison très simple qui est décrite par La Boétie il y a plus de 500 ans dans « De la servitude volontaire » (gratuit en Téléchargement sur le net).
il est impossible parce que qu’une multitude de larbins et d’esclaves volontaires, chez nous comme ailleurs, s’y opposent.à partir de là, personne ne cherche à trouver les solutions pratiques pour y parvenir.
combien de pauvres gens, taxis, agriculteurs, petits commerçants, petits patrons..... vont voter à droite ? car ce sont des pauvres gens à comparer à la poignée millionnaires qui les fascinent et pour lesquels ils se feraient couper en quatre ?
c’est pas plus compliqué que ça
tout est possible. il suffit de vouloir. même sarkosy l’a dit ! la preuve : il a réussi à enrichir des millionnaires en pleine crise, quitte à emprunter sur les marchés pour ça en faisant payer les esclaves volontaires qui vont l’applaudir dans les meetings.
Tout à fait arobase, c’est pour cette raison que si le FDG malgré son programme, n’est pas présent au deuxième tour, pour tous les moutons qui réclament le droit de faire tondre, pour tous ceux qui sont fiers de marcher la tête baissée, pour tous ceux qui votent pour les intérêts de leurs patrons, je voterais Sarkozy.
Viens vivre en région parisienne, tu verra tous ceux qui travaillent que pour payer leurs loyers, leurs factures, leurs impôts et leurs assurances, ou mieux encore tous ces salariés qui sont SDF.
Quand tu aura fait connaissance avec tous ces braves gens, tu viendra me parler des victimes du consumérisme et de l’écologie.
Le problème de la région parisienne, (et de quelques autres grosses agglomérations) c’est le prix des loyers prohibitifs. Quant il faut 1000 € (le SMIC net) pour se payer à peine 20 m2, c’est qu’il y a un problème. Pour y mettre fin, il faut rénover, construire et densifier les habitations, transformer des bureaux en logements, surtaxer les logements vides, et enfin inciter les entreprises à déménager hors de la région parisienne. Sinon pour le reste, oui « on » surconsomme de façon outrancière, et cela ne durera pas éternellement. Le problème c’est que tous les gadgets i-machin et i-bidule que l’on achète deviendront en quelques années à peine des déchets, dont on ne saura pas quoi faire, à part les refiler aux enfants bangladais pour qu’ils les recyclent avec leurs petites mains.
Je remarque que personne ne parle du problème de l’inflation, que Mélanchon semble avoir oublié. Si vous augmentez le SMIC à 1700, vous pouvez tout aussi bien bien l’augmenter à 2000, 3000, 100000 pourquoi pas ! De toute façon toute augmentation des salaires est compensé par une hausse des prix pour conserver la marge de l’entreprise. Donc votre augmentation de SMIC sera effacé par la hausse des prix. En plus de ça vous pouvez ajouter l’effondrement des exportations car nos produits seront trop chers >>> baisse du chiffre d’affaire >>> donc licenciements L’inflation détruisant aussi l’épargne, et pas celle des plus riches non, celles de tous les petits épargnants français. Merci Mélanchon !
« Donc votre augmentation de SMIC sera effacé par la hausse des prix. »
Laquelle hausse des prix - qui n’est pas inéluctable mais admettons qu’elle le soit -sera rattrapée à un moment donné par l’augmentation des salaires que cela s’est toujours produit avant le tournant des années 80 (c’est-à-dire avant de faire de l’inflation l’ennemi public n° 1).
« En plus de ça vous pouvez ajouter l’effondrement des exportations car nos produits seront trop chers >>> baisse du chiffre d’affaire >>> donc licenciements »
Sauf que l’augmentation du SMIC en question ne concernera que les entreprises n’étant pas soumises à une concurrence brutale (si j’ose dire) à l’échelle internationale.
« L’inflation détruisant aussi l’épargne, et pas celle des plus riches non, celles de tous les petits épargnants français. Merci Mélanchon ! »
C’est faux cher ami. L’inflation n’est un problème que pour les grosses fortunes, les gros rentiers en d’autres termes.
Par ailleurs, vous semblez confondre la notion d’inflation avec celle d’hyperinflation (comme celle de l’Allemagne d’après Première Guerre mondiale par ex), qui est vraiment néfaste pour l’ensemble des acteurs économiques.
Tout cela pour dire que l’inflation est un faux problème que l’on nous rabâche depuis 30 ans.
Comme l’a dit Connoly, l’inflation est un faux pb, et si vous aviez lu plus d’une ligne de l’article vous auriez vu que le programme du FdG prévoit de passer de 1700€ brut en début de mandat à 1700€ net en fin de mandat. Donc suivra largement sinon dépassera la hausse des prix, et maintiendra l’épargne des petits. Merci MélENchon, avec un « E », bande de décérébrés.
"si vous aviez lu plus d’une ligne de l’article vous auriez vu que le
programme du FdG prévoit de passer de 1700€ brut en début de mandat à
1700€ net en fin de mandat. Donc suivra largement sinon dépassera la
hausse des prix, et maintiendra l’épargne des petits.«
>> vous n’avez pas compris que ce sont les salaires qui générent l’inflation. Donc non ça ne dépassera pas la hausse des prix, au mieux ça équilibrera et ne changera rien. Les salaires augmentent avec la croissance économique et non pas avec un vulgaire artifice comptable. Et je ne vois pas en quoi ça maintiendra l’épargne des petits (d’ailleurs d’après vous ils n’en ont pas, faudrait savoir)
»Merci MélENchon, avec un « E », bande de décérébrés."
>> Vous pouvez garder vos insultes qui ne grandissent pas votre discours. Et faites un peu d’économie ça vous fera pas de mal.
"Les seuls perdants dans tout ça, seront ceux qui gagnent leur argent en
dormant, ceux qui spéculent et qui ruinent la France en s’accaparant
injustement les richesses et les intérêts de nos vies à crédits."
>> Encore une fois on tombe dans la démagogie. Vous n’avez pas d’argent en banque ? Pas le livret A ? Pas d’assurance vie ? Bref les produits financiers les plus appréciés des français ? Tous les épargnants du pays, même les plus petits gagnent de l’argent en dormant. La différence se fait entre ceux qui en vivent et les autres. Donc tous les épargnants français seront les perdants du système Mélanchon, c’est dans le texte !
L’argent servant à la base aux échanges il n’est pas fait pour dormir trop longtemps. Et les gens aux revenus modestes ont en général très peu d’épargne. Les plus impactés seront donc bien les riches qui ne font rien de leur pognon à part spéculer pour en avoir plus.
>> depuis Aristote ça a un peu évolué vous savez...l’investissement qui créer de l’emploi par exemple vous le payer en cacahuètes ?
« les gens aux revenus modestes ont en général très peu d’épargne. Les plus impactés seront donc bien les riches qui ne font rien de leur pognon à part spéculer pour en avoir plus. »
>> N’importe quoi. Vous n’avez jamais entendu parlez de retraite ? d’assurance vie (22 millions de français en ont une) ? de livret A (60 millions en France, et contrairement à ce qu’on croit il protège très mal de la hausse des prix puisqu’il est à retardement et au bon vouloir du gouvernement) ? Vous êtes vraiment dans le fantasme du « seul les riches ont de l’argent » Les riches qui ont leur argent en action seront peu impactés par la hausse des prix. Par contre tous les français qui ont une assurance vie pour LEUR RETRAITE seront ruinés (car c’est bourré d’obligation). Pensez y un peu Et que croyez vous que les riches font de leur argent justement ? Qu’ils spéculent toute la journée, ben voyons ? Ou croyez que la banque trouve l’argent à prêter aux entrepreneurs ? Chez les pauvres ?
« De toute façon toute augmentation des salaires est compensé par une hausse des prix pour conserver la marge de l’entreprise. »
justement, l’entreprise n’a pas à augmenter obligatoirement sa marge. les prix devront être encadrés car ceux qui les subissent sont justement ceux qui créent et fabriquent les produits.
elle doit la partager avec ceux qui crée la richesse.
le patron et l’actionnaire gagnerons un peu moins. et alors ?
tant que les tondus répéterons ce genre d’arguments, les nantis n’ont pas de soucis à se faire !
en fait, il faut que dans la tête des gens, leur raisonnement habituel pollué par des siècles de larbinisme se modifie totalement.
arrêter , pour tout, de penser : « pas possible, donc inutile d’y penser » !
commencer à inverser le raisonnement : « tout est possible, il suffit de le vouloir et réfléchir aux solutions ».
"Laquelle hausse des prix - qui n’est pas inéluctable mais admettons
qu’elle le soit -sera rattrapée à un moment donné par l’augmentation des
salaires que cela s’est toujours produit avant le tournant des années
80 (c’est-à-dire avant de faire de l’inflation l’ennemi public n° 1).«
>> Oui en entre alors dans la spirale augmentation/inflation , les premiers étant la cause de la seconde. Je ne pense pas que ce soit les salaires qui rattrape l’inflation mais plutôt l’inverse ! Ce qui semble plus logique. Il y a une augmentation des salaires >> les prix augmentent pour compenser >> les salariés réclament des augmentations pour compenser >> ce qui provoque à nouveau de l’inflation et ainsi de suite. Je ne sais pas si la désindexation était une bonne idée, mais cela à cassé l’inflation au moins.
» Sauf que l’augmentation du SMIC en question ne
concernera que les entreprises n’étant pas soumises à une concurrence
brutale (si j’ose dire) à l’échelle internationale.«
>> De ce que j’ai lu dans les commentaires précédents l’augmentation est pour tout le monde. Et si ce n’était pas le cas quelle injustice ! Il est de plus compliqué de dire qui est en concurrence ou pas. Il y a aura je pense des revendications d’augmentations de salaire dans les usines de toutes façons, si ce n’est pas le cas imaginez la précarisation des ouvriers, payés en dessous du smic des autres !
»C’est faux cher ami. L’inflation n’est un problème que pour les grosses fortunes, les gros rentiers en d’autres termes.«
>> Ca c’est faux. Et je ne parle pas d’hyperinflation. L’inflation détruit l’épargne des petites gens (livret A, assurance vie...). Les grosses fortunes ont leurs fortunes en actions, qui résistent très bien à l’inflation !
Réponse à Arobase :
»justement, l’entreprise n’a pas à augmenter obligatoirement sa marge. les prix devront être encadrés car ceux qui les subissent sont justement ceux qui créent et fabriquent les produits."
>> Je suis très hostile à un encadrement des prix. L’intervention de l’Etat dans les prix est toujours une catastrophe. Il s’agit pas d’augmenter, mais simplement de conserver sa marge, si elle ne le peux pas, l’entreprise fera faillite et mettra tout le monde au chômage. Ne pas oublier qu’une entreprise qui ne gagne pas d’argent n’a pas vocation à exister.
« Ca c’est faux. Et je ne parle pas d’hyperinflation. L’inflation détruit l’épargne des petites gens (livret A, assurance vie...). »
Vous oubliez un paramètre : beaucoup les petites gens épargnent ? Parce qu’ils sont dans une situation d’insécurité économique (et je sais de quoi je parle). Créer de la sécurité et les petites gens n’auront plus vraiment besoin d’épargner.
« Les grosses fortunes ont leurs fortunes en actions, qui résistent très bien à l’inflation ! »
Là encore, vous oubliez un paramètre : l’inflation jugulée depuis 30 ans (La BCE a été créée pour ça, ne l’oubliez pas). C’est pourquoi l’économie financière a explosé au détriment de l’économie réelle, la 1ère étant devenue + rentable que la 2e de par -entre autres paramètres bien sûr - les taux d’inflation très bas depuis 25-30 ans.
La rente ne s’arrête à l’épargne bancaire, cher ami. D’autre part, une économie reposant sur la rente est une économie sclérosée et non viable sur le long terme.
« L’intervention de l’Etat dans les prix est toujours une catastrophe. Il s’agit pas d’augmenter, mais simplement de conserver sa marge, si elle ne le peux pas, l’entreprise fera faillite et mettra tout le monde au chômage ».
L’Etat n’interviendra que lorsque les augmentations ne seront pas justifiées, ou en cas d’augmentation outrancière. Ce qui est on ne peut plus normal. L’Etat sera là dans son rôle d’arbitre, de régulateur.
Non, l’augmentation (a priori) ne sera pas pour tout le monde, voir pourquoi ci-dessous
"Pourquoi les entrepreneurs fuiraient-ils ? La hausse du SMIC -1.700 euros nets en fin de législature -s’applique à des secteurs de l’économie non exposés à la concurrence internationale. C’est-à-dire dans les services à la personne, la restauration rapide ou encore le bâtiment qui ne sont pas des activités délocalisables. Dans l’industrie manufacturière, la part de salaires au SMIC est résiduelle, les investisseurs n\’ont aucune raison d\’avoir peur de mon programme »Jean-Luc Mélenchon .
Là encore, vous oubliez un paramètre : l’inflation
jugulée depuis 30 ans (La BCE a été créée pour ça, ne l’oubliez pas).
C’est pourquoi l’économie financière a explosé au détriment de
l’économie réelle, la 1ère étant devenue + rentable que la 2e de par
entre autres paramètres bien sûr - les taux d’inflation très bas depuis
25-30 ans.
La
rente ne s’arrête à l’épargne bancaire, cher ami. D’autre part, une
économie reposant sur la rente est une économie sclérosée et non viable
sur le long terme.«
>> Je suis bien d’accord avec vous là dessus. Mais celà ne résout pas le problème. Certes peut etre pas que tous les »petites gens« n’épargnent pas (encore que), mais les autres ? l’ensemble de la classe moyenne ? Bref la majorité de la population ? Il faudrait les spolier ? Ce que vous dites sur l’inflation est vrai, mais le retour à une forte inflation comme dans les années 70 serait encore plus dommageable il me semble.
»Non, l’augmentation (a priori) ne sera pas pour tout le monde, voir pourquoi ci-dessous«
>> admettons, mais cela va créer des déséquilibre de salaires entre salariés d’entreprises soumises à la concurrence étrangère et les autres. Les premiers vont donc réclamer des augmentations en dédommagement.
Quand à l’intervention de l’État, qui va dire ce qu’est une augmentation »outrancière" ? notion très subjective.
« Certes peut etre pas que tous les »petites gens« n’épargnent pas (encore que), mais les autres ? l’ensemble de la classe moyenne ? Bref la majorité de la population ? Il faudrait les spolier ? »
Pour les « petites gens » ou les membres des classes moyennes, de + en + précarisés (là encore je sais de quoi je parle), le pb demeure le même. L’épargne ou l’investissement immobilier (par ex) n’a pour principale motivation que l’acquisition d’une certaine sécurité économique, qui leur fait défaut par le canal classique du revenu salarial.
« Ce que vous dites sur l’inflation est vrai, mais le retour à une forte inflation comme dans les années 70 serait encore plus dommageable il me semble ».
Ah bon, pourquoi ? Sachant que dans les années 70 l’on était encore loin d’une situation d’hyper-inflation.
« Les premiers vont donc réclamer des augmentations en dédommagement ».
Ils le feront si les résultats de l’entreprise le justifient. Et ils auront bien raison de le faire.
« Quand à l’intervention de l’État, qui va dire ce qu’est une augmentation »outrancière« ? notion très subjective »
Qui ? Mais la loi, suivant un certain nombre de critères fondés notamment sur les résultats de l’entreprise.
Donc on va embaucher un fonctionnaire pour chaque entreprise et produits du pays, et faire calculer le « juste » prix par Bercy. A part renforcer la bureaucratie, pour la rendre proche de ce qu’on pouvait voir en URSS (où l’Etat fixait le prix de tout) je ne vois pas l’intéret
Qui parle de créer un fonctionnaire pour chaque entreprise ? Ne soyez-pas caricatural en nous ressortant l’épouvantail de l’URSS, je vous prie !
Quant à Bercy, sachez qu’il n’aura pas le poids qu’il a aujourd’hui puisque l’organisation économique s’effectuera sur une base territoriale relevant de la région, et aura pour gérants, des représentants des collectivités locales, des consommateurs et des producteurs (salariés et entrepreneurs). Le juste prix sera donc fixé démocratiquement (en non bureaucratiquement comme en URSS) et de façon décentralisée (et non centralisée comme en URSS).
Oui enfin vous comptez créer une sorte de « conseil » qui fixerait le prix
« idéal » pour tous les produits existants si j’ai bien compris. bref
encore un « machin » qui compliquerait plus les choses qu’il ne les
simplifierait.
Ah bon ! La recherche d’une voie démocratique pour réguler l’économie dans le sens du bien-être générale et de la justice relève pour vous du « machin » ! Ben voyons !
Pour « simplifier » encore plus les choses on pourrait aussi abolir toutes les assemblées décisionnelles (élues démocratiquement), pendant que vous y êtes.
On ne saurait dire pourtant que la « simplicité » néo-libérale (l’Etat privatisé + "la liberté du renard libre dans le poulailler libre) ait oeuvré jusqu’ici dans le sens d’une répartition plus juste des richesses. Laquelle répartition plus égalitaire ne pourrait être le fait unique d’une réforme fiscale (on ne ferait là que colmater les brèches avec des bouts de sparadrap) .
Et puis, qui vous dit que la mise en place de ces instances compliquerait les choses ? Ce que j’avance n’est qu’une base sur laquelle il conviendra de travailler pour justement éviter tout blocage (d’où entre autres le projet de décentralisation). Loin de moi l’idée d’élaborer un projet de société clé en main.
Vous me pardonnerez mais, pour le coup, vous me donnez l’impression de vouloir à tout prix le dernier mot.
allez, juste pour déboulonner cet argumentaire ...
vous faites référence à un document qui date de 1990 je crois (22 ans), ou Mélenchon dit qu’il faut voter Maastricht. Mais il donne la raison pour laquelle il faudrait le voter : parce que selon lui, c’était un rempart contre la mondialisation libérale, et la libre circulation des capitaux.
Qu’est-ce que ça veut dire : que Melenchon n’a pas changé d’avis là dessus. Personnellement, je me rappelle bien que Maastricht nous avait été vendu comme ça. Beaucoup de gens y ont cru, avec sincérité, y compris moi.
Par contre, dès lors qu’il a été clair que nous avions été floué, et que Maastricht organisait l’inverse des buts initialement affichés, certains n’ont rien dit, ce sont ceux qui sont maintenant à l’actuel PS, et d’autres l’ont ouverte, et ils sont maintenant au FDG.
Jean-Luc Mélenchon a été trompé en 1992, comme nous tous d’ailleurs. Mais lui n’a pas retourné sa veste et fait comme si nous vivions dans un monde merveilleux ou les licornes chient des arc-en-ciel. Il n’a en particulier pas été comme la girouette du FN, qui courrait derrière Reagan il y a quelques années, et veut maintenant faire rendre gorge aux libéraux, du moins dans le discours.
Voilà, et même à supposer qu’il y ait une réelle raison de mettre en doute la sincérité de Mélenchon, quelle alternative. Son programme me plait, mais parce que il a soutenu cette connerie de Maastricht il y a plus de 20 ans je devrai donc ne pas voter pour le programme qui me plait, mais pour un qui ne me plait pas et va à l’encontre des intérêts de la France. Tout ceci est ridicule.
Un programme me convient, je vote pour : c’est aussi simple que cela. La personne importe peu, c’est le programme qui compte. Si il a une chance d’être mis en application, alors je ne vais pas m’en priver !
La seule vraie sangsue de toute la société, même mondialisée, c’est le principe de la société anonyme défiscalisée ; et la pieuvre glouton qui ramasse tout, c’est la société anonyme défiscalisée multinationale. Ce sont les grosses pompes à énergie, à travail, à sang, à eau, très voraces ; elles ne participent en rien à la vie collective sauf qu’à nous renvoyer leurs charges et leurs dettes, et à nous réduire à l’esclavage. La société anonyme devrait être lourdement fiscalisée ; dont une bonne part sur le bénéfice brut avant toutes les magouilles de défiscalisation.
En Nouvelle Calédonie le smic était de 80000 francs pacifiques en 1998. Il a augmenté de 25% en 2003 (soit 100000 francs pacifiques) et beaucoup criaient haut et fort que les employeurs ne pourraient pas payer. (Cela a permis de rejoindre d’indice des prix). Depuis cette augmentation brutale tout va pas si mal ici et l’économie ne s’est pas écroulée. Les employeurs se portent bien et le soleil brille sur les nombreuses marinas de Nouméa. Les gros 4x4 fleurissent à tous les coins de rues...
Il est urgent que le smic augmente en France pour relancer la consommation...
Le but d’une entreprise est de gagner de l’argent. Cet argent elle le gagne en vendant des biens ou des services. Lorsque les salaires augmentent les clients potentiels augmentent eux aussi n’est-ce pas ?
Exemple : Marc possède une Pizzeria, il a 2 employés qu’il rémunère au smic X euros. Son chiffre d’affaire mensuel et de Y euros. Si le smic augmente de 150 euros il versera X +300 euros à ses employés (je mets de coté les cotisations). Si le smic d’une partie de la population augmentent, il vendra davantage de pizzas et il paiera sans trop de soucis les employés.
A l’inverse si le smic diminue, il fera moins de vente et il ne pourra pas payer les salaires dus...
- Quand Y augmente alors X augmente
- Quand Y diminue alors X diminue
Lorsque l’entreprise augmente son chifre d’affaire elle réalise des produits qui couvrent les charges salariales et ainsi il n’est pas besoin d’augmenter les prix à la vente. Il reste qu’une entreprise qui fait une mauvaise gestion sera en difficulté mais un assez bon gestionnaire sera largement gagnant. Avis aux employeur ; ouvrez vos livres d’eco/gestion et vous dormirez sur vos deux oreilles en pensant au plaisir de faire des chèques ’honnêtes’ à vos salariés.
Vous partez du principe qu ’une augmentation des salaires augmentera la demande de pizza, ce n’es pas sur, l’argent gagné pouvant aller vers d’autres dépenses. Cette politique a été testé sous Miterrand en 1981 et a échoué. Pourquoi ? parce que les gens préféraient soit mettre l’argent en plus de côté (moindre mal vous me direz) soit achetez des magnétoscopes japonais. L’augmentation des salaires en 1981 a donc surtout enrichi les japonais et a peu profité aux entreprises françaises ni aux salariés (regarder la courbe du chômage entre 1981 et 1983). C’est bien pourquoi Mitterrand est revenu dessus en 1983. L’augmentation du SMIC n’est pas la panacée. De plus cela est contrecarré par une hausse simultanée des prix comme je l’ai expliqué plus haut.
Bel exemple que vous donnez là Mortelune. Si l’on augmente le SMIC, les 4*4 japonais fleuriront à tous les coins de rue ! Ô joie ! Et avec les 4*4, c’est aussi la consommation de pétrole qui s’envolera. Ô Bonheur ! Nos amis saoudiens et russes vont se frotter les mains.
Tout cela ne va pas arranger notre déficit commercial, déjà abyssal (70 milliards d’euros en 2011). Creusé notamment grâce à la loi TEPA et aux heurs supp. défiscalisées qui ont permis aux joyeux consommateurs de s’acheter entre autres les derniers i-bidules de l’ami Steve (au prix exorbitant et à la durée de vie dérisoire) Or c’est bien la balance commerciale qui détermine l’appauvrissement ou l’enrichissement d’un pays sur le long terme...
« Dans les années 80, le SMIC était à 4000 Fr. Et avec cette somme, on
pouvait s’acheter 1300 baguettes. Aujourd’hui, avec le SMIC, on ne peut
en acheter que 1000 ! Le SMIC a donc perdu 300 baguettes, soit 30% de sa
valeur »
T’en connais beaucoup de smicards qui consacrent 100% de leur budget à l’achat de baguettes ?
Le pouvoir d’achat cela se mesure en prenant en compte bien d’autres éléments que la baguette.
Si il y a des salariés dont le pouvoir d’achat a été préservé et a même progressé c’est bien ceux au smic.
Augmenter le smic trop fortement c’est écraser la hiérarchie des salaires (sauf les très hauts) et donc décourager les classes moyennes.
Plusieurs
points dans votre article me chiffonnent.
1ere
remarque :’’ Il suffit de reprendre les
10 points de PIB qui sont passés des poches du travail à celles du
capital en 25 ans. Cela rapporterait 195 milliards d’euros par an’’
Soit. Mais comment ? Par l’impôt
je suppose.
Mais vous a t’il échappé
que notre déficit, + de 100 milliards, est justement la résultante de
tous ces cadeaux faits aux entreprises et à la caste politico
financière de ce pays ?
Pour le coup, ou vous jugulez les
déficits avec les bienfaits qui s’en suivraient ou vous en faites
cadeaux aux salariés avec les mêmes désagréments pour nous tous.
Seul la qualité des bénéficiaires aura changé.
Faut choisir + 300 €uro ou maîtrise du déficit
2ème remarque : Non le smic à
1700 €uro n’est pas finançable ... en restant dans l’orthodoxie
comptable en usage ... Et puis entre nous, c’est le dernier de mes
aspirations. J’ai comme l’impression d’une sucette offert en récompense au
syndicat.
Ce qui m’intéresse, c’est un
complément aux salaires, aux allocations sociaux pour Un Revenu Minimum Décent pour tous au
moins égal au salaire médian 1500€uro et au plus au pib
individuel mensuel 2 300€uro. Ça c’est finançable mais en sortant
des sentiers battus ce que se refuse JLM.
3ème remarque : En fait, le seul vrai soucis, c’est le passage sans casse de la situation économique actuelle à
celle que tout le monde aspire ... plus de justice, plus de solidarité, des emplois etc. Les
économistes attérés ont bien les solutions pour l’après mais pas
pour la transition, pas pour le passage, pas plus Lordon n’a de
solution pour migrer sans casse.
Et si JLM s’asseyait un tant soi peu
sur ces idées préconçues, alors même que les tickets restaurant
sont une forme de monnaie que cela lui plaise ou non, il aurait dans ses mains tous les
arguments pour rassembler les français et initier la migration en
toute sérénité vers notre eldorado.
Ne vous y trompez pas JLM sera mon
choix, et non par défaut, malgré certaines rigidités
intellectuelles et philosophiques. J’aurai préféré un Coup d’État
électoral de la société civile en faveur de JLM et une
reconstruction de la France par la société civile. L’instauration
du contrôle et de la sanction des institutions confiés au Garant de
la Constitution désigné par tirage au sort parmi les citoyens. Ce
sera pour une prochaine fois peut être.
bonjour pour apporter un élément dans votre débat, j’avais publié cela :
Hold-up sur nos salaires
Cette crise n’est pas notre crise, mais c’est
nous qui la payons : en effet ces 25 dernières années, la part des
salaires a baissé de 11 % par rapport au PIB. Au début des années 1980,
les salaires et les cotisations représentaient 78 % du PIB mais ne
représentent plus que 67% actuellement.
Or 11 points de baisse sur un PIB de 1.800 milliards, ce sont,
rien que pour une seule année, près de 200 milliards d’euros qui sont
allé dans les poches des plus riches et donc 200 milliards d’euros de
perte sur les salaires !
« A chaque fois que la gauche a arraché quelque chose dans ce pays... »
ça a été financé par la dette !!!
Et maintenant il y en a marre !
Il est dit aussi que la France est plus riche : 1800 milliards de dette !
La compétitivité aurait augmenté ? Pourtant on exporte de moins en moins... Le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter.
Cet article est une escroquerie patente, tant pis pour ceux qui y croient, qui prennent des vessies pour des lanternes. La déception n’en sera que plus grande.
Au passage un ouvrier polonais gagne 400 $ par mois, sans parler des Roumains, des Bulgares, etc...
Mais Mr Mélenchon ne veut pas sortir de l’Europe : alors on fait quoi ?
D’ailleurs, il n’est pas question de rester sur ce système dans le programme économique de Mélenchon.
Tu restes sur une idée de la gauche serpillère à la PapaHollandréou. Prends cinq minutes et lis le programme, ce serait trop con que tu passes à côté pour une fausse vérité dépassée.
FAUX ! La dette a majoritairement été creusée par la droite. Et l’ami Sarkozy est, à lui seul et en un quinquennat un seul, responsable d’un tiers de la dette publique française (600 milliards d’euros sur 1800 milliards). Les cadeaux aux riches ça coûte cher. C’est pour ça qu’après avoir fait voter la défiscalisation des heures supplémentaires, la suppression de l’impôt sur les successions, la réduction de l’ISF, le bouclier fiscal à 50%, Sarkozy annonce désormais qu’il augmentera les impôts de 40 milliards d’euros afin de rembourser la dette... Sans avoir précisé lesquels, mais on sait déjà qu’il y aura la TVA au menu, ainsi que la CSG. Et sans doute diverses taxes comme il les a multipliées au fur et à mesure de son quinquennat (déremboursement de médicaments, taxes sur les mutuelles, sur les sodas, hausse maquillée de l’impôt sur le revenu pour les tranches les plus basses, etc... Mais de toute façon, il a plongé les finances publiques dans un état si catastrophique (remarque : il avait déjà fait le coup chaque fois qu’il était ministre du budget) que quel que soit le camp qui remporte les élections, les impôts devront encore augmenter.
Il est absolument évident qu’il doit y avoir un rattrapage sur les salaires et une modération des écarts de revenus devenus obscènes pour rééquilibrer le partage de la VA dans ce pays.
Cependant, on oublie trop facilement que nombre de TPE-PME sont essentiellement des entreprises de services dont les salaires sont incontestablement le gros des charges (toutes les boites ne produisent pas des boulons). Une augmentation indiscriminée des salaires directs et indirects porterait un coup rude à ces sociétés de services (je pense notamment à l’informatique, au conseil...) en diminuant leurs marges qui ne sont de toutes façon pas mirobolantes pour la plupart.
Cette mesure devrait s’accompagner d’un allègement de la fiscalité et des charges pour ce type d’entreprises le temps qu’ils compensent leur perte de compétitivité. Le vrai pognon est à récupérer au CAC40 et chez les grands comptes qui se goinfrent comme des porcs.
Cette politique gagnerait également à la mise en place d’une nouvelle politique d’attribution des appels d’offres publics qui favoriserait les petites structures aux dépends des grosses, optimiserait les coûts pour les acteurs publics et donnerait un peu d’oxygène à tout le monde.
Enfin, un véritable soutien en capital ou en crédit de la part d’une structure d’accompagnement financier public aiderait les TPE-PME à survivre aux mauvaises passes.
Bref, augmenter les salaires oui, mais pas sans un véritable soutien de l’état aux TPE-PME de services.
« un coup rude à ces sociétés de services (je pense notamment à l’informatique, au conseil... »
Vous plaisantez Monsieur, avec le fric qu’il y a dans l’informatique ? Ah ah !...
Vous ne vous demandez pas combien gagne un patron d’informatique ou de conseil et combien sont pressés ses salariés ?
Je pense à cette directrice d’un agence de com’, euromachin... toujours à St Martin, qui tourne à 12 000€/mois, alors que ses graphistes changés tous les six mois, essorés, corvéables, sont à 1200 €/mois plus un rail de prime... arrêtez SVP.
Quand aux « charges », ce sontdes cotisations sociales. Pas des « charges ». On ne paye pas. On contribue. L’argent circule. Ne se dépose pas.
Allez dans un pays où il n’y pas de « charges », comme vous dites. Et essayez voir. Tous les acteurs économiques sont 3 fois plus coûteux. Mettez-vous bien ça dans le crâne. Vous utilisez le vocabulaire de ceux qui nous mettent le nez dans ce système de m...
« augmenter les salaires oui, mais pas sans un véritable soutien de l’état aux TPE-PME de services »
C’est exactement ce que propose Mélenchon, vous y êtes.
Lisez J. Généreux, puisque vous êtes pointu.. Mélenchon n’est pas un improvisateur un certain François H, il n’ a pas sorti ça de son chapeau.
J’aime beaucoup votre remarque « 360 000 euros par an, de quoi s’acheter non seulement beaucoup de baguettes, mais aussi pas mal de choses en plus »
Avec un salaire eq. de 30 000€/mois, net d’impôts donc, on peut rentrer dans n’importe quelle banque, avoir une carte Black Infinite, et ouvrir des crédits pour n’importe quoi : 2 maisons, trois bateaux, cinq pensions alimentaires etc.
Donc en effet, ces propositions sont admissibles par une grande majorité d’électeurs normalement constitués ; c’est pas les chars soviétiques. Mais c’est quand même une révolution.
Le PdG de Disneyland-Paris lui, gagne 96 000 €/mois. L’an dernier, il ne gagnait que 83 000 €. On comprend pourquoi le ticket d’entrée a augmenté lui aussi. Son salaire, c’est nous tous qui le lui payons.
Je répète ma question, est ce qu’une augmentation des salaires est souhaitable du point de vue écologique ?
D’un autre côté...
Parler d’augmenter les salaires sans parler de richesse produite de façon générale est une stupidité sans borne.
Si les ouvriers se sentaient en mesure de revendiquer de meilleurs salaires ils le feraient et
l’appel à l’état est un moyen d’escamoter ce point , les ouviers ont le sentiment clair que la balle n’est pas dans leur camp...et lors des fermetures d’usines ils réclament ...du pognon....mais ça ne marche pas bien, à moins de carrément contrôler tout l’économie ou se sentir en mesure de contrôler la mondialisation depuis la france.
Curieux parti de gauche qui ne se sent pas solidaire des ouvriers les plus pauvres...chinois...
Attention à ne pas devenir socialiste et nationaliste...quoique le programme économique nazi ne fut pas le problème de ce régime odieux.
Ah ah ! Pierre Laurent est devenu un théoricien, un prophète économique...
Vous avez le droit de travailler au PCF cher xtf17, mais donner la paternité à Pierre Laurent de ce qui est la dé-financiarisation portée et si bien expliquée par Jacques Généreux est un peu insultant je trouve.
Certains on bien connu Mélenchon (dit « Mémé ») il y a des années, fin des années
soixante. Un jeune chef de bande qui se cherchait — et qui a fini par
se trouver à l’université marxiste.
Non, Mélenchon n’est pas un « homme politique », en ce sens que le sort de
la République, quel que soit son numéro, l’indiffère : il ne roule que
pour lui, sa stratégie est toute personnelle, le « peuple » qu’il invoque
est juste une incantation commode.
En
fait il s’agit bien plus d’un homme de la quatrième République, genre
Poujade. On a bien connu ça, on a vu ce que ça a donné.
Le réveil va être dur pour ses partisans quand ils s’apercevront qu’ils les a roulé dans la farine, mais heureusement ils leur restera toujours M. Poutou qui lui au moins n’a pas passé trente années à dormir sur les bancs de l’assemblée.
Marrant les révolutionnaires qui se choisissent un homme inféodé au système pour les défendre, le baton, pour mieux se faire battre ! ça porte un nom je crois ?
Le poujadisme peut surtout se définir comme une rébellion sectorielle
érigée en vision du monde puisant dans le répertoire de la révolte
contre les « gros », le fisc, les notables et le rejet des intellectuels
au nom du « bon sens », des « petites gens ».
Le
poujadisme peut être considéré comme une des dernières expressions d’un
mouvement de révolte des classes moyennes. On compte parmi les
députés poujadistes des bouchers, des boulangers, des épiciers, des libraires.
Les méthodes musclées sont monnaie courante durant les manifestations
poujadistes. Le mouvement dispose d’un service d’ordre qui n’hésite pas à faire
le coup de poing. Jean-Marie Le Pen, député poujadiste après les élections
législatives de janvier 1956, s’inscrit dans cette lignée. Il a intégré dans
l’idéologie de son Front national à la fois la protestation contre les élus,
les partis dominants, l’État prévaricateur, les parlementaires corrompus et
l’affirmation d’une identité française contre tout ce qui la menacerait :
l’immigration, l’Europe, le fisc. (Wikipedia)
si nous arrivons à faire comprendre à ceux qui nous gouvernent qu’on ne veut plus être pressés comme des citrons pour remplir les poches des + riches de nos concitoyens, alors on aura fait déjà un grand pas. je ne suis pas pour le communisme, je ne suis pas pour le capitalisme à outrance....je suis pour le juste milieu, un peu des 2 permettra de vivre dans un monde + juste, et c’est ce que veut le FDG. le NPA et FO à eux 2 représentent - de 4%.
si seulement ils se rangeaient dérrière le FDG, celui-ci aurait fait aisément 16% à l’élection présidentielle !!!
Beaucoup de préjugés économiques erronées dans cet article même si je suis d’accord pour dire que le travail n’est pas assez rémunéré en France.
« Je rappelle que le service de la dette qui nous effraie tant ne représente que 50 milliards par an » L’éducation, qui est le premier budget de l’État, représente environ 60 milliards par an donc 50 milliards d’intérêt de dette à payer c’est énorme...d’autant que ça ne fait qu’augmenter et bientôt le service de la dette sera le premier budget de l’état....
La france s’enrichit grâce aux idées porteuses d’humanisme , le front de gauche inonde les esprits vive la transformation , électrices ,électeurs, devenez les citoyens de demain .
Le problème n’est pas tant de savoir si le SMIC à 1700 euros est possible ou non, mais c’est surtout de comprendre que si vous augmentez le SMIC d’autant, vous serez obligé d’augmenter tous les salaires, du moins ceux immédiatement au-dessus, dans une tranche relativement importante en tout cas, car il ne faudrait léser aucun salarié... ce qui à mon sens est totalement utopique. C’est pourquoi cette mesure démagogue annoncée par le FdG ne me semble pas possible d’emblée avec tout ce que cela entraîne économiquement, avec de toute manière un manque de confiance certain à avoir dans les propos de son leader Melenchon qui non seulement ne tiendra pas ses promesses car rallié au Parti socialiste, mais qui plus est m’apparaît comme quelqu’un de dangereux et fortement perturbé.
Quel plaisir de lire un article aussi bien documenté et argumenté !
Il va être très utile aux militants et sympathisants du Front de Gauche
Cela démontre qu’ il y a aussi des experts qui eux, n’ont pas oublié d’être des
citoyens et des êtres humains. contrairement aux perroquets ultra
libéraux qui radotent leurs âneries obscurantistes et réactionnaires sur tous les médias.
NB : Mme Bettancourt, qui n’a jamais travaillé de sa vie, gagne 15 000 smic par an. Ca donne vraiment envie de reprendre la Bastille !
ça donne surtout envie de l’exproprier des richesses qu’elle (et les siens) possèdent. Richesses qui ont toutes été extorquées aux travailleurs... Que cet argent récupéré serve ensuite à satisfaire les besoins sociaux de la population....
Ce serait beaucoup mieux que de s’attaquer à une prison déja prise en son temps et dont il ne reste plus une pierre debout...
Je ne comprends pas bien non plus cette tactique du FDG qui veut opposer salariés et actionnaires...comme si l’enrichissement des uns ne pouvait se faire que par l’appauvrissement des autres.
Au contraire beaucoup de salariés sont actionnaires de leur entreprises par le fameux Plan d’Épargne Entreprise. Il faudrait au contraire encourager les salariés et les français en général à devenir actionnaires., et les associés au décision de l’entreprise et au comité de rémunération des dirigeants (à voir le programme de Bayrou sur le sujet : http://bayrou-programme-2012.fr/)
Le FdG n’a jamais opposé salariés et actionnaires. Il propose simplement que l’on puisse vivre décemment de son salaire, et que les revenus soient plafonnés et redistribués au delà d’un certain montant. Ce qui laisse tout de mm 36000€ par mois pour la fourchette haute. Je ne vais pas pleurer pour ceux qui gagnaient plus, ils pourront toujours continuer à manger de la brioche.
Royal a 1500 euros le SMIC, a avoué après les élections que cela ne tient pas la route.. La mélenchomania remplace donc la lepenmania en perdition.
Mélenchon va revenir à 9 % dans quelques semaines, il n’y a aucun doute la dessus !
Le
troisième homme sera peut-être Bayrou, les extrêmes étant là médiatiquement pour
contrer la sarkohollandisation..
Mélenchon va commettre des erreurs,
il n’y échappera pas !
Et rien n’empêche, aujourd’hui, d’imaginer qu’il soit encore
réélu député européen en 2017.
Il pourra alors continuer. Après tout, quelle différence entre une activité de retraité et une activité de député européen ?
Mélenchon réussi magnifiquement, avec son populisme, la fin de sa carrière politique.
Quand au peuple, lui, il ne lui restera plus que ses retraites de misère et POUTOU pour les consoler de la Trahison prévisible de Mélanchon qui lui n’a vraiment aucun soucis à se faire pour sa retraite...
Il suffit de reprendre les 10 points de PIB qui sont passés des poches du travail
à celles du capital en 25 ans. Cela rapporterait 195 milliards d’euros
par an, soit +7000€ par an pour 28 millions de travailleurs, soit +600€
par mois en brut de brut, soit +300€ par mois en brut sur salaire (et encore sans tenir compte des allégements de charges sur les bas salaires !), ce
qui permet de faire passer le SMIC de 1400 brut actuel à 1700€ brut de
début de mandature, tout en tenant compte des charges patronales ! CQFD.
Merci pour la réponse. La question que je me pose alors c’est que c’est 195 milliards par an qui vont au capital ne sont pas réinvesti dans l’économie ? Car selon votre démonstration ces 195 milliards semblent disparaitre de l’économie réelle, pas de création d’emploi ?
Non, les 195 milliards repartent pour l’essentiel dans l’économie virtuelle, dans la spéculation ou il est beaucoup plus aisé de gagner beaucoup dans l’instant que d’investir dans l’économie réel qui a pour inconvénient d’immobiliser le capital investi pour ne le rétribuer qu’1 seule fois l’an.
Juste quelques questions à l’auteur : Si on augmente le SMIC à 1700 euros, faut-il augmenter dans les mêmes proportions les non-smicards ? Sinon, on retrouvera des travailleurs diplômés (enseignants, chercheurs) au même salaire que des manutentionnaires ou des hôtesses de caisse. Pourquoi pas mais alors il faut le dire. Si oui, alors il faut se préparer à augmenter significativement les impôts pour augmenter les fonctionnaires (ce qui annihilera une grande partie de l’augmentation). Dans la plupart des pays du monde, les gens vivent avec moins de 500 € par mois, souvent même moins de 200 €. Dans les pays en développement, on peut avoir un repas complet au restaurant pour moins de 2 €.. En France, il faut compter au moins 10 € le midi, et 20 le soir... Si on augmente le SMIC les prix monteront d’autant... La France a un déficit commercial de 70 milliards d’euros par an. Cela signifie que chaque année, l’ensemble de la population française s’appauvrit de 70 milliards d’euros par an, au profit du reste du monde. Bien que cette disparition d’argent soit camouflée par l’emprunt et donc la dette qui a fait des progrès spectaculaires, pensez-vous que cette situation puisse durer ? Sinon pensez-vous que nous pourrons réduire nos importations en augmentant nos salaires (on s’attend a priori au contraire, les importations d’Ipod, de télévisions, de smartphones, de pétrole, de gaz en provenance de l’étranger devraient faire un bond grâce à l’augmentation du pouvoir d’achat, c’est bien l’objectif recherché non ?)
Pensez-vous que nous pourrons augmenter nos exportations en vendant des produits de qualité moyenne plus cher que des produits haut de gamme (au hasard de nos voisins allemands) ? Pensez-vous que les entreprises seront incitées à créer de nouveaux emplois pour réduire le chômage, ou plutôt à délocaliser ou multiplier les automatisations ? (Il y a 4 millions de chômeurs en France qui doivent retrouver un travail...)
Enfin, dernière question, pensez-vous que les peuples les plus riches soient les plus heureux ?
J’espère vivement que vous pourrez me répondre, cordialement, car pour moi cette augmentation du SMIC me paraît une impasse complète.
Vous incluez la part salariale, qui est un salaire différé, dans votre salaire « brut de brut ». Ce n’est donc pas un calcul correct pour calculer les « charges »
Spartacus Singapour est une cité-Etat très protectionniste, et dans lequel l’Etat intervient massivement dans l’économie, à la fois par le contrôle de grandes entreprises publiques, mais aussi par la planification stratégique de l’économie. C’est d’ailleurs ce qui lui a permis son développement si rapide. En outre, ce minuscule Etat est situé à un endroit particulièrement stratégique. Idem pour la Corée du Sud, l’Etat a mis en place une véritable stratégie de développement économique, qui s’est notamment accompagnée de mesures protectionnistes, afin de pouvoir développer sa propre industrie. De façon amusante, la Norvège et la Suisse que vous citez ne sont pas membres de l’Union Européenne... et disposent toujours du contrôle de leur monnaie. Ce qui présente quelques avantages dont les Grecs, les Espagnols et les Italiens viennent de s’apercevoir... Le cas de Hong-Kong est probablement comparable à celui de Singapour..
Votre raisonnement en termes de charges sociales et de coût du travail ne tient pas. Si c’était véritablement ce qui expliquait le taux de chômage, dans ce cas, les pays de l’Est, l’Espagne, la Grèce, le Portugal etc... où le coût du travail est dérisoire par rapport à la France ou à l’Allemagne devraient avoir un taux de chômage parmi les plus faibles. Ils ont au contraire l’un des plus élevés. Ce qui compte le plus, c’est d’avoir une stratégie économique. La France y a malheureusement renoncé, sous les coups de boutoir de l’idéologie néolibérale (selon laquelle l’Etat ne doit pas définir des secteurs de développement stratégiques ni orienter l’économie du pays). On vit aujourd’hui confortablement grâce à l’héritage du passé, et notamment des grandes entreprises, industries et technologies développées sous De Gaulle. Mais cela commence à faire loin... De Gaulle....
Pour l’Espagne, ayant essayé de monter un business, quand j’ai vu qu’il fallait 3 mois à Madrid et 4 mois à Barcelone pour obtenir un simple numéro de TVA Intracom,...J’ai compris qu’il j’avais d’autre pays à attaquer...
On ne peut pas dire que c’est un pays « simple »...l’autre équation nécessaire.
Une information me semble faux dans cet article, c’est celui du salaire max.
Mélenchon veut bel et bien augmenter le smic, mais pas instaurer un salaire max. Ce qu’il veut c’est qu’au dessus d’un certain montant (que je n’ai pas en tête) l’excédent revienne à l’état.
L’idée de l’échelle de salaire, c’est que si un patron veut augmenter son salaire il doit AVANT augmenter celui de ses ouvriers les moins payés. Comme j’ai vu dans un autre commentaire, l’idée c’est que si un patron veut 40x le smic, il devra payer sa femme de ménage 2x le Smic.
Et ça c’est une proposition que je considère innovante et qui tire les salaire vers le haut. Si les salaires des patrons sont limité à 20x le Smic, la proposition d’échelle de salaire est redondante de celle du salaire max. Et une contradiction aussi évidente me parait légèrement improbable.
Cela dit dans l’idée je suis d’accord avec votre article, mais précisez vos informations si vous voulez convaincre.
Oui enfin vous comptez créer une sorte de « conseil » qui fixerait le prix « idéal » pour tous les produits existants si j’ai bien compris. bref encore un « machin » qui compliquerait plus les choses qu’il ne les simplifierait.
L’augmentation du SMIC parait une bonne idée sur le papier,
mais voici selon moi les effets pervers que cela risque d’engendrer :
>> Augmentation des charges salariales pour les
patrons. Donc d’une part moins d’incitation à l’embauche. D’autre partle patron va augmenter ses prix pour
compenser.
>> ici je réponds d’avance à ceux qui me dirais que
l’entreprise n’a qu’à réduire sa marge, je dis d’accord, mais les marges des
entreprises françaises sont déjà bien inférieurs à celles des allemands et
anglais, or il faut que les entreprises gagnent de l’argent pour investir entre
autres (et donc créer de l’emploi). Et ne caricaturer pas en disant « tout
part aux actionnaires » c’est faux.
Cette augmentation des prix va faire que le patron n’arrivera
plus à exporter (plus compétitif), pire il n’arrivera pas à vendre sur le
territoire national, car les français préférerons les produits étrangers moins
chers.
>> De plus l’augmentation du smic n’augmente pas
forcément la demande pour les produits français, mais plutôt dans les produits
high tech ou autres chinoiseries, de quoi enrichir les producteurs étrangers
quoi. Comme dit dans l’article d’ailleurs. Aujourd’hui le protectionnisme me
parait plus être plus un vœu pieux qu’autre chose, je vois bien Mélenchon
convaincre Merkel de mettre des barrières protectionnistes…et en admettant que cela
soit fait, il y aura peut-être des représailles (taxes douanières pour les
produits français en Chine par exemple qui est très envisageable).
L’augmentation des prix des produits va générer de l’inflation.
Tous les français (des millions) qui ont placé leurs économies dans des
assurances vies vont perdre une bonne partie de leur patrimoine (sauf
immobilier peut être). Les riches ayant leur fortune en actions et immobilier
ne vont pas la subir.
En conclusion, les producteurs ne vendent plus, ou écrase
leurs marges, dans les deux cas ils licencient ou font faillite. De plus le « salaire
maximum » ne va pas inciter grand-chose à créer des boites (je sais
beaucoup font ça pour l’argent c’est dans la nature humaine aussi, je ne juge
pas cela, je reconnais que cet argument est le plus faible mais il n’est pas
inutile). Les épargnants seront tous victime de l’inflation. Bref la situation
économique du pays va s’aggraver.
Je peux évidemment me tromper dans mon analyse, mais c’est
comme ça que je vois les choses.
Les TPE PME sont moins
ouvertes à la concurrence que ce qu’on dit
On aurait aimé connaitre la proportion. Certes si c’est pour réduire notre
économie à des bouchers et des coiffeurs, pas de soucis. Mais je ne connais pas
une industrie qui ne soit confrontée à la concurrence, ça fait beaucoup de
monde tout de même. Et nos « champions du CAC 40 » payent en effet
peu d’impôts (ce qui est honteux) mais participent à l’économie contrairement à
ce que vous pensez, ne serais ce qu’en embauchant beaucoup de monde.
dans un interview de jl melachon ( o. mazerole ) à fait une remarque pertinente que personne n’a encore relevé ( il semblerait que les 10 points qui sont passées des poches du travail a celles du capital en 25 ans, cela rapporterait 195 milliards d’euros par an !!!!!! soit un chiffre baser sur l’ensemble de l’europe et non sur la france seulement ! car si c’est le cas cet argument va être démonter au prochain debat contre l’ump à bonne entendeur !!!
c’est tout à fait vrai : un véritable hold-up sur nos salaires ces 25 dernières années, la part des salaires a
baissé de 11 % par rapport au PIB. Au début des années 1980, les
salaires et les cotisations représentaient 78 % du PIB mais ne
représentent plus que 67% actuellement.
Or 11 points de baisse sur un PIB de 1.800 milliards, ce sont,
rien que pour une seule année, près de 200 milliards d’euros qui sont
allé dans les poches des plus riches et donc 200 milliards d’euros de
perte sur les salaires !
Le propos est à nuancer mais sur le fond reste pertinent (augmentation sur la longue durée de la part des profits au détriment des salaires). Par rapport aux années 1960, augmentation d’environ 5 points et 7-9 points selon les années par rapport à la période 1976-1982 (plutôt exceptionnelle).
Ces chiffres s’appuient sur le rapport Cotis, directeur général de l’INSEE, qui date de 2009 :
L’augmentation du SMIC est en rien une chimère, mais absolument une nécessité.
D’abord, rappelons que des augmentations générale de salaires d’un montant supérieur ont eu lieu en 1968 et en 1981. Ca n’a pas été la ruine de l’économie française, à ce que j’en sache.
Ensuite, il faut rappeler que la majorité des emplois au SMIC sont tenus par des femmes. Quiconque veut une réelle égalité homme - femme doit avoir ce paramètre en tête. Augmenter le SMIC, c’est augmenter le salaire de très nombreuses femmes vivant dans une grande précarité.
Enfin, la majorité des emplois au SMIC sont dans des entreprises non délocalisable, typiquement dans la restauration.
Entre 1981 et 1983 le chômage est passé de 6,5% de la population à 8,5%. Une augmentation de plus de 30%. Et celà est dû à la hausse des salaires hé oui ! Donc une hausse brutale et administrée des salaires n’est pas toujours bon pour l’économie
Franchement si vous souhaitez gagner mieux votre vie n’attendez pas après tel ou tel candidat....prenez votre destin en main...essayer de créer votre société (le statut auto entrepreneur c’est pas mal pour commencer)...demandez des formations à pôle emploi pour trouver un job qui vous passionne et mieux rémunéré...etc....
La hausse du smic est une proposition démagogique qui parait une bonne idée à première vue mais dont les impacts seront plus négatifs que positifs. La hausse du smic ne pourrait avoir de sens que pour les métiers non exposés à la concurrence internationale et donc impossible à faire car la hausse du smic ne peut être que générale...
Par contre le salaire maximum en pourcentage du salaire minimum est une bonne idée à étudier.
J’aimerais vous croire sur parole mais je ne suis pas encore tout à fait convaincu. D’accord avec vous sur le fait qu’on peut difficilement vivre décemment avec le SMIC. Par contre, je vais me faire l’avocat du diable, vous affirmez :
Avec la limitation des hauts salaires, il y aura largement de quoi permettre aux entreprises artisanales, aux TPE (toutes petites entreprises) et aux PME (petites et moyennes entreprises) de payer à leurs salariés ce nouveau SMIC.
A mon avis, c’est cette partie qui est à expliquer. Je ne vois pas bien le rapport : la limitation des hauts salaires permettra aux salariés des grandes entreprises d’être mieux payés certes, mais cela ne va pas augmenter les ressources des TPE/PME.
Votre raisonnement est que l’augmentation des salaires va provoquer l’augmentation de la consommation et donc le carnet de commande des TPE/PME (cercle vertueux keynésien). Mais ne risque-t-il pas d’y avoir un décalage dans le temps et le premier effet sera d’entraîner un problème de trésorerie des TPE/PME avec un risque d’étranglement, faillite, chômage, baisse du pouvoir d’achat etc. (cercle vicieux). Qu’est-ce qui nous garantit que ces mesures vont bien aller dans le sens d’un cercle vertueux et non pas dans celui d’un cercle vicieux ? Je trouve que cela manque encore d’arguments.
Par ailleurs, vous écartez un peu vite, il me semble le problème de l’économie ouverte, qui a été à l’origine de l’échec des politiques de relance keynésienne post-crise pétrolière et qui est un point central dans l’argumentaire des libéraux.
Je voudrais enfin souligner le fait que l’argument du déplacement du partage des richesses entre capital et travail est à nuancer : il y a bien un différentiel de 7% par rapport à la période 1976-1982 (donc depuis 30 ans et non 25, différence de 74% à 67% actuellement pour les salaires dans la valeur ajoutée), mais le niveau était conjoncturellement élevé. Par rapport, à la période 1959-1976, on est plutôt à 5%, ce qui laisse encore je vous l’accorde une bonne marge de manœuvre.