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Accueil du site > Actualités > Politique > Vous leur donnez la main et ils vous bouffent le bras !

Vous leur donnez la main et ils vous bouffent le bras !

JPEG Pourquoi supprime-t-on des emplois, tant publics que privés ? Pourquoi les travailleurs subissent le blocage des salaires, et pour certains basculent dans la pauvreté ? Pourquoi nos conditions de travail ne cessent elles de se dégrader ? Pourquoi casse-t-on nos services publics à coup de démantèlement et de privatisations ? Pourquoi tant de retraités dans la misère, tant de salariés obligés de travailler plus longtemps, quand tant de jeunes galèrent à la recherche d’un premier emploi stable qualifié ? Pourquoi des travailleurs s’épuisent, meurent du travail, quand d’autres souffrent de ne plus en avoir ? Pourquoi plonge-ton les salariés dans la précarité en votant l’austérité budgétaire ? Pourquoi les restructurations et les délocalisations sont-elles devenues monnaie courante ?

Et bien simplement, dans le seul but d’alimenter les dividendes, les plus hauts revenus et faire grossir les grandes fortunes ! Ces dernières décennies plus de 200 milliards d’Euros par an ont été transférés des revenus du travail vers ceux du capital. Et Hollande veut en imposer trente de plus ! Ainsi, en 3 décennies, le nombre de jours travaillés par salarié pour rémunérer les actionnaires est passé de 11 à 45 jours par an. Il faut arrêter patrons et gouvernements dans leur élan et exiger la satisfaction des revendications dans les entreprises comme dans le service public ! Nous sommes tous et toutes concernés directement ou indirectement par le « coût du capital ». Davantage de dividendes versés, c’est moins de salaires, moins de cotisations sociales mais aussi moins de recettes fiscales, donc moins de services publics. 

Non content d’avoir baissé le « coût » du travail de 10% en 30 ans (part des salaires dans la valeur ajoutée), maintenant le Medef refuse l’impôt ! Afin de satisfaire les actionnaires qui exigent des dividendes à 2 chiffres, il faudrait couper dans « les dépenses » publiques. Sous prétexte de réduire la dette publique et de renforcer la compétitivité des entreprises françaises, les grandes entreprises qui ne contribuent qu’à la hauteur de 12,5% aux recettes de l’Etat (75% pour les ménages) voudraient nous faire croire que l’on peut impunément réduire le « train de vie » de l’Etat. Le gouvernement avait déjà prévu 15 milliards d’économie pour 2014. Hollande en annonce 50 autres entre 2015 et 2017 par le biais de réformes structurelles qui vont encore détruire des services publics. Pour le patronat, le travail est toujours perçu comme un coût (insupportable !). En réalité, il représente tout à la fois des valeurs individuelles et collectives et nécessite une juste reconnaissance, entre autre à travers le salaire socialisé. 

Salaire socialisé, de quoi parle-ton ? Il s’agit, en premier lieu, d’un revenu direct qui permet au salarié de répondre à ses besoins. De plus, il est constitué d’une part indirecte, la cotisation sociale, qui est mutualisée pour répondre aux risques sociaux (au sens de la Sécurité Sociale) : santé, chômage, retraite, parentalité. La cotisation sociale, que les patrons et le gouvernement appellent indûment « charges sociales », est une part intégrante du salaire, la baisser ou la moduler, c’est baisser ou moduler le salaire au profit du capital et des actionnaires, pour le bien être du plus petit nombre et non le mieux vivre de l’ensemble de la société. Enfin, le salaire est, en partie, la reconnaissance sociale de la qualification, avec un minimum, le SMIC, qui est le salaire d’un travailleur sans qualification. La dernière annonce ultralibérale d’Hollande d’exonérer les entreprises des 30 milliards de cotisations familiales patronales est une baisse du salaire des travailleurs et surtout une attaque directe contre les prestations familiales.

Bloquer les salaires, c’est dévaloriser le travail. Abaisser les cotisations sociales, c’est condamner les travailleurs les plus fragiles à la précarité. Méconnaître les qualifications et l’expérience acquise, c’est dégrader les conditions de travail. A contrario, diviser par deux les dividendes des actionnaires libérerait 120 milliards d’euros pour les investissements productifs, permettrait de revaloriser le Smic et le point d’indice dans la Fonction Publique. Cela créerait de l’emploi et garantirait le financement de la Sécurité sociale.

http://2ccr.unblog.fr/2014/02/03/lavidite-du-patronat-est-sans-limite/

 


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10 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 3 mai 2014 09:40

    La politique droite gauche n’est plus au service du citoyen mais à son propre service , on ne sert plus les intérêts des électeurs et de la nation mais on se sert .... La politique c’est un plan de carrière mûrement réfléchi et on peut terminer tranquillement sénateur ou député européen grassement payé sans aucuns compte à rendre et en étant absentéiste chronique , bref tout ce qui est absolument impossible à faire dans une boite privée sous peine de licenciement immédiat ....


    • CASS. CASS. 3 mai 2014 10:26

      De Gaulle( l’helleniste) avait averti


      • foufouille foufouille 3 mai 2014 10:41

        le but est de fabriquer une société d’esclave


        • G.L. Geoffroy Laville 3 mai 2014 11:52

          Je partage vos sentiments de colère et d’injustice.

          Nous autres salariés sommes dépossédés d’une partie de nos revenus. Mais là où je diverge est que cette part détourné est d’abord celle versé à l’Etat Léviathan pour alimenter une protection sociale « Tonneau des Danaïdes » bien plus que Corne d’Abondance. L’Etat se goinfre sur le dos de tout le monde et gaspille les ressources collectés.

          Je défends a minima une protection sociale et solidaire. Mais elle doit être équitable, juste et légitime. Et parfaitement équilibrée budgétairement. Sous contrôle démocratique.

          Je serais d’avantage favorable à une responsabilisation et individualisation de la liberté humaine (ce qu’on nomme Libéralisme Classique, n’ayant rien à voir avec ce que vous appelleriez Néo-Libéralisme). Là je diverge avec ce que je pense être votre position Socialiste.

          Du moins nous sommes d’accord, j’espère, sur les valeurs de Démocratie (Pouvoir légitimé et contrôlé par le peuple) et de République (Constitutionnalité et Etat de Droit).

          Les Firmes Multinationales (FMN) est leur recherche exclusive du profit méritent une certaine forme de mépris. Je voudrais seulement qu’on ne ternisse pas la réputation d’Entreprise (quant bien même elle serait Société d’Actionnaire) dont le profit n’est qu’une condition (pourtant nécessaire) pour atteindre leurs objectifs, production de marchandises ou de services.

          L’Actionnaire a aussi beaucoup de visages. Il a été un temps, un simple créancier. Il prêtait de l’argent, avec sa part de risque, à une entreprise dont il devait croire à ses chances de réussites et de pérennité. La dividende était alors un juste et raisonnable intérêt. Les actionnaires que vous dénoncez sont plutôt une poignée de décideurs-payeurs sans morale et vertu aux objectifs court-termistes, cupides et vénales.

          Mon opinion est qu’il nous faut transcender cette ridicule lutte des classes pour une société d’avantage libérale (au sens classique du terme, pas dans votre sens Néo-libéral) où les individus seraient des adultes responsables, rationnels comme doués d’émotions, capables et compétents pour échanger. Changer la société pour un rapport plus équitable entre Entrepreneur (initiateur et chef du projet), Travailleur salarié (qui loue sa force, ses compétences) et Capitaliste (qui prête et investit).

          Il nous faut réformer le Capitalisme, système économique particulièrement dynamique et évolutif, pour le rendre plus social et humain.


          • trevize trevize 3 mai 2014 12:27

            Si les salariés coûtent si cher, faisons de tous les salariés des actionnaires ! De cette façon, le travailleur est récompensé à hauteur des mérites de l’entreprise. Il saura qu’il ne se fatigue pas tous les jours pour rien. 

            Le salariat, c’est comme une loterie. Si l’entreprise ne fait pas de profits, le patron doit tout de même payer le salaire -> dans ce cas le salarié est gagnant. Par contre, si le patron arrive à générer 1000€ (exemple) pour chaque heure de travail de ses salariés, et qu’il les paie 10€ de l’heure, alors c’est le patron qui est gagnant et le salarié qui s’est fait bien enfler.
            Mais c’est comme ça ! le salariat est un contrat social de dupes, on échange son temps à vil prix contre une sécurité qui se fait de plus en plus illusoire.

            Avant, les gens avaient peur de perdre leur boulot, car aucune ressource ne permettait de faire bouillir la marmite. Alors, nous avons inventé l’assurance chômage, pour nous rassurer, nous protéger en cas de coup dur.
            Seulement maintenant, l’angoisse d’être sans ressources est remplacée par celle d’être au chômage ! Et on la vit chaque jour, et plus que jamais par les temps qui courent. 

            La vérité, c’est que quelles que soient les protections qu’on met en place pour se rassurer, on aura toujours l’angoisse de rétrograder de rang social. Et à force de trop angoisser sur l’avenir, on finit par ne même plus vivre l’instant présent.


            • julius 1ER 3 mai 2014 15:42

              Et Hollande veut en imposer trente de plus ! Ainsi, en 3 décennies, le nombre de jours travaillés par salarié pour rémunérer les actionnaires est passé de 11 à 45 jours par an. Il faut arrêter patrons et gouvernements dans leur élan et exiger la satisfaction des revendications dans les entreprises comme dans le service public ! Nous sommes tous et toutes concernés directement ou indirectement par le « coût du capital ». Davantage de dividendes versés, c’est moins de salaires, moins de cotisations sociales mais aussi moins de recettes fiscales, donc moins de services publics.

              @R Gil
              mais aussi il ne faut pas tomber dans le travers inverse cad donner toujours plus à ceux qui travaillent au détriment de ceux qui ne peuvent pas travailler, car là est la contradiction majeure de la période que nous vivons car dans certaines entreprises des salariés sont payés de façon exhorbitantes simplement parcequ’ils sont dans de bonnes et grosses boîtes... ne pas oublier que la lutte des places a remplacé la lutte des classes....

              • julius 1ER 3 mai 2014 15:56

                Il nous faut réformer le Capitalisme, système économique particulièrement dynamique et évolutif, pour le rendre plus social et humain

                @geoffoy laville
                ’il faut résoudre « LA » contradiction majeure de notre époque ...... des ENTREPRISES il en faut, de partout, des objets, des choses il en faut, aujourdhui comme demain des écrans plats c’est mieux que des tubes cathodiques mais par contre la solution Capitaliste n’est plus la SOLUTION pour produire elle est même devenue le problème pour paraphraser quelqu’un, et cela n’a jamais été aussi évident que maintenant combien d’exemples faut-il encore donner pour sortir du cauchemar Capitaliste, l’exemple des bateaux de pêche en armada avec des filets dérivants de 35klms qui râtissent les fonds marins 
                pour nourrir quelques armateurs/actionnaires et qui déciment la faune et la flore, les exemples des productions agricoles intensives plutôt qu’extensives à grands renforts de pesticides qui empoisonnent les humains ainsi que les animaux( en Chine on commence à poléniser les fleurs à la main parceque les abeilles et autres insectes disparaissent grâce à nos multinationales de la pharmacie qui balancent leurs produits tous azimuts pour donner toujours plus aux actionnaires.....IL EST ENCORE TEMPS d’appeler un chat un chat mais pas pour très longtemps au rythme où va cette prédation sans conscience, ni logique hormis celle de la démence sénile d’un organisme atteint par la limite d’âge.....
                et j’ai bien peur M Laville que vous n’ayez pas encore compris la différence majeure qu’il y a entre Capitalisme et Entreprise......

                • Deneb Deneb 3 mai 2014 17:07

                  C’est à cause des cocos plagieurs et de la propagande apprise par cœur et répétée à la manière d’un disque rayé, qu’Agoravox a été déserté de la quasi-totalité des contributeurs de qualité.


                  • zygzornifle zygzornifle 4 mai 2014 08:38

                    Ségolène ministre qui s’est imposée à Hollande et condamnée en rappel aux prud’hommes pour ne pas avoir versé les salaires dus à ses employés , par sa condamnation elle est devenu une vraie Fauxcialiste se hissant enfin au niveau de certains de ses confères UMPS...


                    • christian pène 4 mai 2014 12:17

                      Il faudrait aligner les régimes spéciaux dont le coût est pharaonique , avec les régimes des autres.....

                      Facile de dire HARO sur le grand patronat alors que déjà les charges sociales atteignent 80% du salaire finalement versé au salarié.....

                      Quant aux dividendes versés à l’actionnariat , 1) vous n’en connaissez pas les montants , éventuellement inférieurs à ce que rapporte le livret A , et soumis à l’impôt majoré par Hollande 2) ils sont la rémunération de l’argent investi pour que les entreprises puissent fonctionner : et donc les ponctions incessantes de l’État empêchent d’investir pour la création d’emplois : le résultat vous est connu : le PIB régresse......les bénéfices des entreprises françaises baissent.....d’où moindres investissements , nécessité de licencier ce dont les démagogues de l’extrême gauche ne veulent pas.....

                      L’État , lui, ne licencie pas, est obèse et inefficace, voire emmerde les gens .....

                      Il entretient une fonction publique des entreprises nationales qui fonctionnent mal par sa faute , sont d’un coût exorbitant pour TOUS les contribuables donc VOUS.....qui vous dit qu’avec des entreprises nationales devenues privées vos impôts ne baisseraient pas de 10% voire plus ?

                      décidément les intervenants de gauche sont d’une bêtise crasse......c’est le résultat du ministère de « la Rééducation nationale » , ministère des Incultes-garde des Sots qui vous a engendré......

                      Comme les ministres et autres élus sont issus du même moule républicain , la France est en faillite avouée par Fillon puis répétée par Sapin 2013 pourtant redevenu ministre des Finances pour une situation catastrophique alors qu’en sept 2012,le même soutenait l’excellence du modèle français......

                      c’est bien ça la République .....

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Robert GIL

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