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Accueil du site > Actualités > Politique > Y aura-t-il des primaires à l’UMP pour 2012 ?

Y aura-t-il des primaires à l’UMP pour 2012 ?

 A un moment où les différents partis politiques français commencent à penser à l’échéance présidentielle, voire à organiser leurs rangs en vue du choix et de l’élection du futur président, de profondes divergences apparaissent aujourd’hui au sein de l’UMP, laissant ainsi planer des incertitudes pour ne pas dire des craintes quant aux chances de succès du candidat de l’actuelle majorité en 2012.  

 Le parti socialiste semble avoir bien compris la nécessité de rassembler ses différentes tendances et de délimiter les éventuelles candidatures à la présidentielle à deux personnalités du PS à savoir Dominique Strauss Kahn et Martine Aubry, lesquels seront départagés par le vote des militants du parti. Bien sûr, ni Ségolène Royal ni François Hollande et bien d’autres encore n’ont dit leur dernier mot, mais tout laisse croire que les différents chefs de file de ce groupement sont plus que jamais conscients que la condition essentielle de leur succès aux futures élections présidentielles réside dans leur unité et la fédération de toutes les forces et organisations de gauche derrière une seule et même personne. Etant donné la crise que traverse actuellement la France comme d’ailleurs un grand nombre de pays de par le monde, les Socialistes savent que c’est peut-être l’occasion à ne pas rater pour revenir au pouvoir. On comprend dès lors toute la pression maintenue depuis un certain temps sur le président Sarkozy et le gouvernement. La cote de popularité du président et du premier ministre n’a jamais été aussi basse : 26% pour Sarkozy et 35% pour François Fillon.

 Certes et comme nous l’avons écrit plusieurs fois, beaucoup de Français éprouvent encore de l’estime pour Nicolas Sarkozy, un président qui a su dit-on, conquérir une grande renommée et popularité en dehors de la France. Personne ne peut en effet nier, n’en déplaise à ses détracteurs, qu’il s’impose de par ses idées et ses prises de position à l’occasion des rencontres des chefs d’Etat européens. Mais en démocratie il y a toujours une opposition ; et le rôle de cette opposition est de chercher par tous les moyens à maquiller la réalité, à négliger sinon à minimiser le bilan positif du gouvernement pour ne retenir et mettre en valeur que ce qu’elle considère comme étant des mauvaises décisions. Chirac, même parti de l’Elysée, fait encore aujourd’hui l’objet d’attaques et de critiques. Même De Gaulle, le grand homme de la Libération n’a pas échappé à la hargne de l’opposition et fut astreint de s’éclipser après les événements de Mai 68.

 On a l’impression que la majorité actuelle semble oublier tout cela. L’UMP est de plus en plus critiquée et désavouée au sein même de ses propres militants et sympathisants. On parle de fêlure et de mésentente en sourdine. Personne n’ignore plus l’attitude quelque peu distante de certains cadres influents du parti, autrefois très actifs et très motivés, tels Alain Juppé, Jean Pierre Raffarin ou encore Edouard Balladur. Que deviennent certains anciens ministres de la droite jadis très actifs, tels Alain Madelin, Philippe Douste Blazy ? Il paraît que Sarkozy n’est plus entouré que par des béni-oui-oui, des « ministres fonctionnaires », des inconditionnels et des « soumis » qui se contentent d’appliquer sans discuter les ordres et instructions de leur patron. On parle également d’un certain malaise au sein des députés de la majorité dont quelques uns commencent à douter de la politique suivie par le Président. Mais ils n’osent semble-t-il, en discuter qu’en privé…Pour tous les hommes politiques François Bayrou est un dirigeant de la Droite française (Centre droit). Dominique de Villepin a été premier ministre de Jacques Chirac. Alors pourquoi aujourd’hui,se demande-t-on, ces deux hommes font-ils cavaliers seuls et deviennent des ennemis du chef de l’Etat qui n’est autre que le patron de la majorité de droite, une famille à laquelle les deux cadres précités sont censés appartenir.

 Le rôle du président n’est-il pas justement de rassembler toutes les tendances, toutes les ramifications de sa famille politique ? N’est-il pas de son devoir d’écouter tous les sons de cloche des différents groupements qui constituent ou doivent constituer la majorité ? Comment peut-il prétendre être l’émanation de toute la droite si un grand nombre de dirigeants de son clan désapprouvent ses choix et ses décisions ?

 Comme nous le disions au début de cet article, au moment où la gauche se rassemble et essaie de rapprocher les positions de toutes ses composantes, la droite se déchire et s’effrite. Alors doit-on donner raison à Dominique de Villepin qui a fait cette sortie virulente à l’égard du présidant de la république en déclarant que Sarkozy était actuellement « un des problèmes de la France ». Je pense que l’ex premier ministre voulait dire « un des problèmes de la droite ». Selon le Figaro, l’UMP s’emploie actuellement à marginaliser de Villepin. Pour l’Express Bayrou-villepin constituent un couple parfait. Bien entendu contre Sarkozy.

 Les récentes déclarations de l’ex premier ministre de J. Chirac ont fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours dans la presse française et provoqué un tollé à droite. François Fillon a tout simplement fait un parallèle avec son setter irlandais taxant de ce fait Villepin de chien fou. Quant au chef de l’Etat il a selon Le Figaro demandé à ses troupes de ne pas s’occuper de Villepin. Il est, aurait-t-il ajouté, « devenu fou » D’où la nécessité de minorer à l’avenir toutes ses déclarations et de lui faire le coup du mépris. On peut tout simplement dire que le torchon brûle dans les camps de la droite, chose qui est loin d’augurer un quelconque succès en 2012.

 Que deviennent alors dans ces conditions les chances du futur candidat de la droite, surtout s’il s’agit de Sarkozy lui-même ?

 Si la haine est un sentiment très fréquent en politique, elle risque malheureusement de nuire aux personnes même qui l’éprouvent et se laissent dominer par l’envie de détruire, par tous les moyens, toutes les personnes qui osent s’écarter de leur sillage. Pour Alphonse Daudet « la haine est la colère des faibles ». Les dirigeants de la Droite française doivent suivre l’exemple de la Gauche et accepter des élections primaires au sein de l’UMP pour la désignation du futur candidat de la droite. De Villepin, président de la République Solidaire, se considère toujours comme étant membre fondateur de l’UMP. Dans ces conditions il doit accepter le verdict des militants de ce parti quant à une éventuelle présentation à l’élection présidentielle. Et s’il n’est pas désigné, son devoir est de se retirer de la compétition et d’appuyer sans réserve le candidat choisi, quel qu’il soit. Il en est de même pour Sarkozy. C’est ça la démocratie.

 Mohamed BOUHOUCH


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8 réactions à cet article    


  • Yvance77 11 novembre 2010 10:37
    Y aura-t-il des primaires à l’UMP pour 2012 ?
    Oui mais... seulement pour élire celui qui lècha le mieux le derche présidentiel !

    Et ils sont nombreux à cons-courrir : Besson-l’immigration ; Halte-au-feu, Morano-la-groupie-du-fachiste ; Lefebvre-en-la-matière-réac etc...


    • plancherDesVaches 11 novembre 2010 13:28

      Pardon, Yvance, mais tu te trompes.

      Le candidat des primaires de l’humpe vient de s’envoler vers Séoul.

      T’as déjà vu une meute de loups changer de chef.. ???
      Hé bien c’est le même principe.
      Seul la mort les sépare.


    • François51 François51 11 novembre 2010 11:18

       il y’a dejà assez de « primaire » comme ça dans ce partie politique. pas besoin d’en rajouter.


      • epapel epapel 11 novembre 2010 12:35

        Le but d’une primaire est de choisir le meilleur candidat, pas de confirmer le sortant. Une primaire n’a de sens que si tous les postulants ont une véritable chance, même faible et qu’une alternative crédible existe.

        Des primaires à l’UMP, mais pour quoi faire exactement puisque le candidat naturel de la majorité est le président sortant s’il se représente ?

        Mis à part éliminer formellement la concurrence et plébisciter Sarkozy, je n’en vois pas l’intérêt.

        Et de toute façon, ça ne peut en aucun cas empêcher la dissidence, mais à un moment donné les dissidents devront quitter l’UMP ou en être exclu.

        Quand au cas Villepin, ça ne serait jamais arrivé si Sarkozy avait arrêté l’affaire, il en avait le pouvoir puisque c’est le procureur représentant du parquet (aux ordres du ministre de la justice) qui a fait appel. La haine de Villepin n’est que celle de Sarkozy qui lui revient en boomerang.

        Quand au cas Borloo, Sarkozy n’aurait pas du lui laisser croire qu’il avait une chance d’être nommé premier ministre. Fabriquer inutilement des aigris et encourager/observer sa petite cour à s’entredéchirer - spécialité de Sarkozy - n’a jamais été une bonne gestion des hommes. Ceux qui disent que Sarkozy a récemment lu Prince se trompent et ne l’ont pas lu eux-mêmes : Machiavel condamnait la courtisanerie et les manoeuvres de cour.


        • Jowurz 11 novembre 2010 12:48

          Bonjour Lecomte et Mohamed Bouhouch

          Je ne partage pas l’analyse qui est faite dans cet article.

          L’auteur n’a pas compris ce qu’est le rôle du Président ou plutôt la définition du candidat à la Présidence. A en juger par le code électoral le Président n’est, définivement, pas un homme qui représente un parti, peu importe qu’il y ait ou non des primaires pour soutenir un candidat plutôt qu’un autre au sein de ceux-ci.

          Le candidat à la Présidence c’est un homme par définition indépendant qui bénéficie d’une association de financement pour sa campagne électorale et non des finances exclusives d’un parti politique. Ce n’est pas le Parti qui le présente aux élections mais lui-même qui brigue les suffrages de ses compatriotes.

          Afin de limiter les candidatures il doit recueillir l’aval d’un certain nombre de maires dans un certain nombre de départements ou territoires de la République.

          Ceci ne semble pas entrer dans la tête de nos compatriotes qui s’imaginent à tort voter pour un grand chef qui userait de tous les pouvoirs et colligerait à lui seul la souveraineté nationale. Cette image est fausse complètement fausse. Ceux qui critiquent le prétendu régime présidentiel de la Vème république n’ont probablement jamais lu la Constitution.

          Le Président n’a aucun pouvoir exécutif ou législatif, c’est un arbitre entre les pouvoirs. Il nomme le premier ministre en validant le résultat des élections législatives sur lequel repose l’action d’un Gouvernement qui ne saurait mener une politique sans la confiance des représentants du peuple qui votent lois et budget. Le président peut négocier tous les traités possibles, ceux-ci ne sont ratifiés qu’après une décision du peuple ou de ses représentants. Il peut donc être désapprouvé, souvenez-vous du traité constitutionnel . Hors celui de dissoudre la Chambre sous certaines conditions, le seul pouvoir temporaire du Président est le recours à l’article 16 pour autant que les conditions soient réunies, c’est-à-dire que les institutions ne fonctionnent plus régulièrement et que les pouvoirs publics soient paralysés. 

          Il ne saurait, constitutionnellement désigner, les ministres, c’est le rôle du Premier Ministre comme celui de déterminer et conduire la politique de la nation. Les périodes de cohabitation ont montré les limites du mandat présidentiel. Que les électeurs s’en souviennent !

          La fonction présidentielle a conservé les caractéristiques issues de la IVème République en y ajoutant entre autres celui de dissoudre la chambre, l’article 16 et surtout, depuis 1962, en introduisant la désignation du président par le suffrage universel. Le pouvoir présidentiel est un mythe qui n’exprime aucune réalité constitutionnelle. Tous les présidents l’ont utilisé pour abuser du pouvoir. Ils ont, tous ou presque, outrepassé leur fonction et violé la Constitution avec la complicité du Parlement au détriment du peuple et de la démocratie. Il est temps que les électeurs en prennent conscience.

          Qu’il y ait ou non des primaires à l’UMP est sans le moindre intérêt pour la démocratie. Les militants de l’UMP, comme ceux des autres partis, ne représentent qu’une infime partie du corps électoral. Pourquoi décideraient-ils, à eux seuls, de l’avenir de la France ?

          Ne nous trompons pas de débat, la démocratie a peu à voir avec les partis même si, héritage de la IVème république, la constitution mentionne leur rôle à l’article 4. En revanche les partis, grâce aux finances publiques, sont devenus des soutiens puissants pour tel ou tel autre candidat et faussent l’équilibre entre les compétiteurs.

          Il faudrait mettre tout le monde sur un pied d’égalité et interdire la publicité privée pour les campagnes électorales quelle que soit leur nature. Cela profite, avant tout, aux médias privés et à personne d’autre si ce n’est au candidat qu’ils soutiennent. Cela, ils peuvent le faire à leurs propres frais, dans le respect de la loi électorale.  
             


          • epapel epapel 11 novembre 2010 14:38

            Pourtant le constat c’est bien :
            - tous les partis politiques présentent leur candidat
            - au PS et chez les Verts, le candidat représente le parti
            - tous les présidents élus ont été le candidat d’un parti
            - c’est le président qui choisit les ministres
            - mis à part de Gaulle il n’y a pas eu de président de tous les français (l’actuel étant le plus partisan de tous)
            - actuellement, c’est le président qui définit et conduit la politique de la France, le premier ministre n’est qu’une potiche
            - le mandat présidentiel ramené à cinq et le choix de l’élection présidentielle avant les législatives ont pour but et effet d’empêcher la cohabitation
            - il y aura des primaires au PS et si c’est sans intérêt pour la démocratie, cela à un intérêt majeur pour savoir qui présidera car le vainqueur en 2010 sera Sarkozy ou son challenger du PS
            - jusqu’à maintenant tous les candidats autonomes ont été balayés dès le premier tour avec un score confidentiel

            Convenez qu’entre la théorie et la pratique, il y a gouffre béant. Et une théorie qui n’est pas le reflet de la réalité est une fiction.

            A partir du moment où dans les faits le président accapare les pouvoirs, c’est la constitution qui est devenue un mythe.


          • Jowurz 11 novembre 2010 17:36

            bonjour epapel

            Pour ce qui concerne les partis, vous avez tout à fait raison et ceci est très grave ! C’est pourquoi je préconise une réforme de leur financement et un encadrement plus stricte et égalitaire des moyens à mettre en oeuvre dans les campagnes électorales.

            Pour ce qui concerne la Constitution et son respect, le principe du fait accompli n’est ni constitutionnel ni reconnu par le droit international. Consultez les jurisprudences de la Cour de Justice Européenne à ce sujet. En conséquence je ne peux souscrire à votre raisonnement, totalement illégal, qui consiste à entériner un tel fait au motif que c’est une réalité. Un meurtre est une réalité ce n’est pas pour autant un acte légal.

            Ou la France est un état de droit, comme le répète tout représentant sorti des urnes, ou - ce que je ne crois pas, même à vous lire - la France est un ramassis de voyous.

            Je constate, selon les faits passés, que la démocratie pratiquée au sein des prétendus grands partis politiques, n’importe leur couleur, n’existe pas dans la réalité. Les primaires sont une mascarade.
            La base n’a pas grand-chose à dire. Les candidatures sont filtrées par des commissions nationales qui soumettent leur propre choix aux éléments départementaux et locaux réunis ou non en assemblée générale. Ainsi certains et, quelquefois, tous les membres peuvent décider entre la peste, le choléra et l’abstention.

            En supplément, j’observe, à dénombrer leurs adhérents, que les partis ne représentent pas plus de 3,5 % du corps électoral.

            En conséquence, c’est une réalité civique les électeurs n’ayant aucune attache partisane sont les plus nombreux. C’est du reste l’avis des partis politiques et de leurs tribuns qui ne cessent de démarcher, par tous moyens, les suffrages du plus grand nombre.

            Ce qui, en bonne logique théorique, rejoindrait votre déclaration constatant que le soutien du parti devrait se porter sur « le meilleur » candidat, ce qui soulève la question : le « meilleur » pour qui et de quel point de vue ?

            A ce stade, les choix arbitraires commencent.

            Ce n’est pas parce que les modes font que les uns copient les autres et que les USA ou la Chine procèdent de telle ou telle autre manière qu’il faut appliquer l’une ou l’autre en vue d’une sélection partisane d’un candidat pour, selon les critères de définition du « meilleur », plaire au dirigeant actuel du parti ou à l’électorat indécis.

            Si encore la base, elle-même, procédait en remontant les degrés de la pyramide partisane à des éliminatoires successifs. Le choix définitif aurait alors un caractère plus démocratique. Mais les faits montrent qu’un tel système est trop lourd et trop imprévisible. La réalité est que le choix réside entre les membres les plus influents, qui ne sont pas, nécessairement, les meilleurs et les plus compétents mais souvent les plus intrigants et les plus tordus. 
            C’est, de mon point de vue, une hypocrisie voire une arnaque.

            Je ne vois pas alors ce que vous entendez par meilleur ? Votre affirmation devient à son tour très théorique. Croyez-vous sérieusement que si Sarkozy se présente en 2012, soutenu par l’UMP, il en sera pour autant le meilleur candidat  ?

            D’une théorie à l’autre la perte de la réalité est totale.

                     


          • epapel epapel 12 novembre 2010 00:11

            "Pour ce qui concerne la Constitution et son respect, le principe du fait accompli n’est ni constitutionnel ni reconnu par le droit international.Consultez les jurisprudences de la Cour de Justice Européenne à ce sujet.

            Le droit international n’a que faire de notre constitution et nous respectons la jurisprudence de la cour de justice européenne parce que pour le moment nous pensons que nous avons intérêt à être dans UE, mais à la fin des fins rien ne nous y oblige car tous les traités peuvent et finissent toujours par être dénoncés, ce n’est qu’une question d’intérêt et de rapport de force.

            En conséquence je ne peux souscrire à votre raisonnement, totalement illégal, qui consiste à entériner un tel fait au motif que c’est une réalité.« 

            Mon raisonnement n’est pas illégal et je n’entérine rien : je constate simplement une réalité qui n’est pas remise en cause en droit. D’ailleurs si vous aviez écouté Jean-Louis Debré l’autre jour vous auriez appris qu’il y avait deux lectures possibles de la constitution en fonction des circonstances : l’un présidentielle quand le parlement est du même bord, et l’autre parlementaire quand il y a cohabitation.

             »Ou la France est un état de droit, comme le répète tout représentant sorti des urnes, ou - ce que je ne crois pas, même à vous lire - la France est un ramassis de voyous."

            C’est une fausse alternative, je dirais plus modestement que la France est un État où le droit compte plus que dans d’autres, mais selon que êtes puissant ou petit il ne s’applique pas de la même manière, ce qui n’est pas une grande découverte.

            Je constate, selon les faits passés, que la démocratie pratiquée au sein des prétendus grands partis politiques, n’importe leur couleur, n’existe pas dans la réalité. Les primaires sont une mascarade.

            Oui, et alors ? Vous avez une solution pour changer le mode de fonctionnement des partis politiques ? Vous pouvez empêcher les partis de présenter leur candidats ? Au moins la mascarade de la primaire permet d’éviter le candidat imposé : la preuve par Ségolène Royal.

            La réalité est que le choix réside entre les membres les plus influents, qui ne sont pas, nécessairement, les meilleurs et les plus compétents mais souvent les plus intrigants et les plus tordus. C’est, de mon point de vue, une hypocrisie voire une arnaque.

            Vous ne m’apprenez rien, et la réalité c’est qu’il ne pas en être autrement. Mais l’avantage de notre pseudo-démocratie par rapport à d’autres régimes, c’est qu’on peut les remercier à tour de rôle.

            En supplément, j’observe, à dénombrer leurs adhérents, que les partis ne représentent pas plus de 3,5 % du corps électoral.En conséquence, c’est une réalité civique les électeurs n’ayant aucune attache partisane sont les plus nombreux.

            Ce sont toujours les mieux organisés et les plus motivés qui gouvernent et pas la masse informe des plus nombreux, ça toujours été comme ça et on n’y peut rien parce que c’est dans l’ordre des choses.

            Je ne vois pas alors ce que vous entendez par meilleur ? Votre affirmation devient à son tour très théorique. Croyez-vous sérieusement que si Sarkozy se présente en 2012, soutenu par l’UMP, il en sera pour autant le meilleur candidat ?

            Le meilleur, c’est à dire le plus apte à remporter l’élection puis à gouverner selon l’opinion et les intérêts de ceux qui l’ont choisi.

            Mais dans le cas du sortant c’est une autre logique qui s’impose : il est quasiment candidat de fait de son parti sauf s’il y a un putsch contre lui, mais cela à peu de chance de se produire compte tenu des conséquences négatives d’une telle action.

            Pour mon opinion vis à vis de Sarkozy, j’aime autant que ce soit lui s’il est mauvais car je ne voterai pas pour cette droite là.

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