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Accueil du site > Actualités > Politique > Yves Guéna : Honneur et Patrie

Yves Guéna : Honneur et Patrie

 J’ai eu la chance de découvrir la politique avec Yves Guéna. La proximité avec un un tel serviteur de l’Etat, rend définitivement allergique à toute forme de médiocrité ordinaire. C’est très certainement parce que cette génération n’a jamais été remplacée que je suis devenu aussi sévère avec le personnel politique.

Yves Guéna fut en premier lieu un héros de la France Libre

Pour le jeune lycéen rennais qu’Yves Guéna était alors, tout commença le 19 juin 1940, à la pointe du Finistère. Demeurant chez ses parents, près de Brest, l’adolescent fut révolté par l’appel à l’armistice du maréchal Pétain : « On est battu en France. On a un allié qui est l’Angleterre. Eh bien, on passe en Angleterre et on va continuer la guerre avec les Anglais ! » Sans pouvoir prévenir son père qui travaillait à Brest, sous les bombes, mais avec l’assentiment de sa mère, qui trouva sa décision « absolument normale », le jeune homme, qui n’avait pas encore 18 ans, s’embarqua depuis Le Conquet sur un remorqueur de la marine commandé par un vieil officier marinier bienveillant pour l’île d’Ouessant. Là, un camarade lui apprit qu’un général inconnu de lui avait lancé la veille un appel à la résistance depuis Londres. C’est là précisément qu’il avait l’intention de se rendre.

A bord d’un chalutier belge, ils débarquèrent à Portsmouth, le 20 juin au soir. Hébergés dans une école, les « fugitifs » se virent placer devant une alternative : soit s’engager dans les Forces françaises libres (FFL), soit être rapatriés au Maroc. « Nous étions quelques centaines, et aucun n’a opté pour la deuxième solution, se souvient-il : notre seule idée était de continuer la guerre. On nous a alors regroupés à l’Olympia Hall, dans les faubourgs de Londres, et c’est le jour de mes 18 ans, le 6 juillet, que le général de Gaulle ­ un parfait inconnu pour nous, mais dont la stature avait de quoi impressionner ­ est venu nous haranguer et nous annoncer que nous allions servir sur de nombreux théâtres d’opérations. » Le général de Gaulle, dans ses « Mémoires », a évoqué cette première prise de contact : « Qu’il est court le glaive de la France ! » Le 14 juillet 1940, les jeunes recrues eurent toutefois l’honneur de défiler, toujours en civil, dans les rues de Londres, sous les acclamations d’une foule fière de l’engagement de « français libres », prêts « à combattre, et s’il le fallait à mourir pour la Patrie ».

« Oui, rallier de Gaulle, c’était une aventure ! écrit Yves Guéna. C’est pourquoi – je m’excuse – nous n’avons pas beaucoup de considération pour ce qu’ont pu dire ensuite, pour s’expliquer, ceux qui, eux, n’avaient pas rallié. Ils se sont dégonflés, c’est tout. Et les Français Libres, c’est le contraire ! »

Après une petite année d’entraînement, Yves Guéna fut envoyé au Congo Brazzaville, mais ce ne fut que dans le courant de 1942 que les affaires sérieuses commencèrent lorsque son unité, le 1er Régiment de marche de spahis marocains (1er RMSM), intégré ensuite dans la légendaire 2e Division blindée (2e DB), s’envola vers le « Levant » ­ le Liban puis la Syrie ­ pour un entraînement spécifique au désert. Il était alors un simple brigadier affecté à la tourelle de tir d’une automitrailleuse. Après avoir traversé l’Egypte, son unité de blindés légers descendit vers la Libye.

Les premiers combats

Bien que totalement coupé de sa famille, le jeune soldat dit n’avoir éprouvé jusque-là ni angoisse ni nostalgie. Pas plus qu’il ne ressentira la peur lors de son impressionnant baptême du feu, le 24 octobre 1942 – « une rude nuit » a-t-il précisé – au cours de la bataille historique d’El Alamein, menée par Kœnig contre les chars de l’Afrika Korps de Rommel. « Quand on a décidé de s’engager pour une juste cause, on n’éprouve pas de difficulté à être courageux, on est porté par ce qui ressemble à de l’honneur », convient-il.

Malgré des conditions extrêmement difficiles, la guerre était presque devenue pour lui une routine lorsque les FFL poursuivirent les Allemands à travers le désert libyen et reprirent le combat dans le Sud tunisien. « En Tunisie, les choses ne se sont pas bien passées avec l’armée d’Afrique du Nord, largement vichyste », confie-t-il. Ressentis comme des « trublions », les baroudeurs venus d’Orient eurent pourtant la satisfaction de voir petit à petit des groupes de l’armée du général Giraud se rallier à eux. « C’était pour nous, préciseYves Guéna, la preuve que de Gaulle l’avait emporté (sur Giraud). »

Suivit une longue phase d’attente. « Renvoyés en Tripolitaine, nous y avons passé tout l’été avant de gagner le Maroc, en octobre 1943, pour nous y entraîner jusqu’en avril 1944 et, enfin, rejoindre l’Angleterre depuis Oran », raconte-t-il. C’est à la tête d’un peloton de spahis que l’aspirant Guéna débarqua, le 31 juillet 1944, sur une plage « nettoyée » de Normandie et commença à filer vers le Nord « sûr que nous nous battions derrière le général de Gaulle, pour la France, dans l’intérêt de la France, pour la libération de la France, pour l’honneur de la France et pour la victoire. » Mais, le 11 août, lors d’un accrochage autour d’Alençon, Yves Guéna fut atteint par une balle qui lui traversa la poitrine. Il ne raccrocha pas pour autant. Soigné « avec une efficacité exceptionnelle » dans un hôpital de campagne américain puis au Val de Grâce, dans Paris libérée, il bénéficia d’une convalescence qui lui permit de revoir ses parents avant de rejoindre son unité sur « le chemin de la liberté et le chemin de l’honneur », comme l’avait dit le général de Gaulle dans son allocution de Bayeux, le 14 juin 1944.

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Vers la victoire

Intégré à la division Leclerc, qui piaffait d’impatience, le 1er RMSM put enfin remonter, en avril 1945, vers la zone de combats à travers la Sarre. Après le souffle brûlant du désert, ce fut le froid et la neige que durent affronter les spahis. « Nous traversions des villes désertées par les hommes, se souvient-il, à l’exception de quelques éclopés. En parcourant ces ruines, je pensais que ce pays ne se relèverait jamais. Et puis, en Bavière, nous avons découvert la réalité des camps, notamment celui de Dachau, qu’à aucun moment nous n’avions pu imaginer. Du même coup, nous avons réalisé qu’au-delà des envahisseurs allemands, c’était le nazisme que nous avions combattu. Le 8 mai, je me trouvais tout près de Berchtesgaden lorsque nous avons appris la capitulation allemande. Nous avions gagné ! Notre aventure était devenue une épopée. » En ce mois de mai 1945, Yves Guéna avait compris qu’il s’était aussi battu « pour épargner ce fléau de l’horreur nazie à l’Europe ».

La fierté était d’autant plus forte que le général de Gaulle, ce « Petit Lillois de Paris » comme il le disait lui-même, vint en personne passer en revue les troupes de la 2e DB. « J’avais déjà croisé de Gaulle à Londres, poursuit Yves Guéna, en Egypte et en Algérie, mais, cette fois, il était auréolé par la victoire. Il a demandé à tous les combattants de rester dans l’armée, mais, pour la première fois, je lui ai désobéi. Je venais de me fiancer et je me suis fait démobiliser le 25 septembre 1945. ».

Cette « désobéissance », la seule qu’il fit de toute sa vie à de Gaulle, lui permit de rejoindre la première promotion de l’ENA, dénommée « France combattante », de mars 1946 à juillet 1947, et d’entamer un nouveau combat, politique celui-là, au service du seul homme qui guida ses pas et sa pensée tout au long de son existence. Dès lors, on comprend mieux pour quelles raisons Yves Guéna, alors ministre des Transports, proposa, en 1974, – peu de monde le sait – que le nouvel aéroport de Roissy, passage obligé pour des millions de voyageurs vers le monde entier, fut nommé « Charles de Gaulle » : il s’agissait d’honorer certes celui qui avait rénové la République, en 1958 (Guéna nous rappelle la part importante qu’il prit lui-même en tant que directeur de cabinet du garde des sceaux, Michel Debré, à la rédaction de constitution de la Ve République), mais surtout celui qui avait incarné l’honneur de la France, en 1940. Hommage du « Français Libre » que futYves Guéna au Chef de la « France Libre », Charles de Gaulle.

« C’est, nul ne peut oublier, a écrit Yves Guéna, que la France connaissait alors l’une des plus épouvantables épreuves de son histoire millénaire, que la France avait failli périr ; au bout du chemin, ce fut plus qu’une guerre gagnée, ce fut une résurrection. »

« Un corps sec, un visage austère barré par une large bouche ourlée de lèvres fines, des yeux surmontés de sourcils broussailleux et soulignés de cernes profonds qui lui donnaient un étrange regard mi-clos, un faux air de Robert Lamoureux, toujours d’une impeccable élégance : c’est l’image que l’on retient d’Yves Guéna, mort dans la nuit du mercredi 2 mars au jeudi 3 mars, à l’âge de 93 ans.

« Je suis avant tout un Français de la France libre », revendiquait ce gaulliste historique. Le jeune Breton, né à Brest le 6 juillet 1922, n’a pas encore 18 ans lorsque, élève en khâgne à Rennes, il embarque sur un remorqueur de la marine pour l’île d’Ouessant et, de là, gagne l’Angleterre à bord d’un chalutier belge, le 19 juin 1940, pour rejoindre « un général qui venait de lancer à la radio de Londres un appel à poursuivre la lutte ».

Pour lui commence Le Temps des certitudes, titre de ses mémoires rédigés en 1982, où il raconte qu’à un de ses fils qui, à 7 ans, lui demandait qui étaient de Gaulle et Pétain il répondit : « L’honneur et la honte. ». Son livre s’arrête en 1969, avec le départ de De Gaulle… et la fin des certitudes. Une trentaine d’années plus tard, en 2010, il reprendra le fil de ses souvenirs dans un nouvel ouvrage titré Mémoires d’Outre-Gaulle.

 

Après la Libération, il intègre la première promotion de l’Ecole nationale d’administration (ENA) en 1946, dont il sort major de sa section. Il refuse le Conseil d’Etat et demande le contrôle civil au Maroc. Il y restera jusqu’en 1955, à la veille de l’indépendance. A son retour, il retrouve la place au Conseil d’Etat qu’il avait boudée. Nommé maître des requêtes, il est chargé du dossier du contentieux. Mais, à peine un an plus tard, après le retour au pouvoir du général de Gaulle, il devient directeur du cabinet de Michel Debré au ministère de la justice et travaille à la rédaction de la Constitution de la Ve République. Il suit encore Michel Debré lorsque celui-ci est nommé à Matignon, en 1959, pour être le directeur adjoint de son cabinet, avant de repartir en Afrique, d’abord comme Haut-Commissaire auprès de Félix Houphouët-Boigny, en Côte d’Ivoire, puis, après l’indépendance, comme ambassadeur.

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De retour en France, il se lance à l’assaut, en 1962, de la 1re circonscription de Dordogne, où sa femme a une propriété et où il va de temps en temps en famille avec ses sept enfants ,Il conservera son siège jusqu’en mai 1981 où, emporté par la « vague rose », il se fait ravir son poste par Roland Dumas. Il reviendra à l’Assemblée nationale pendant une courte période, entre 1986 et 1988, comme député de la Dordogne. Puis se dirige vers le Sénat, où il siège de 1989 à 1997 au groupe RPR. Pendant vingt-six ans, de 1971 à 1997, il a été maire de Périgueux. Il a exercé plusieurs fonctions ministérielles entre 1967 et 1974 : aux postes et télécommunications dans le gouvernement de Georges Pompidou, aux transports puis à l’industrie, au commerce et à l’artisanat dans le gouvernement de Pierre Messmer. « Au temps du Général, il fallait être ministre. Quel regret c’eût été pour moi, non pas de manquer le vain éclat de ce rang éphémère et de ce titre viager, mais de ne pas participer au gouvernement de la France sous de Gaulle », écrit-il dans ses mémoires.

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Nommé au Conseil constitutionnel en 1997

Dernier secrétaire général de l’UDR, le parti gaulliste, jusqu’en 1976, il participe à la fondation du RPR par Jacques Chirac, dont il considère qu’il est « le meilleur à l’époque pour sauver le gaullisme » et dont il devient le numéro deux.

En 1992, il défend vigoureusement le « non » au traité de Maastricht. Il en est un des principaux orateurs lors du conseil national du RPR du 4 avril qui lui est consacré. A ses yeux, « cette Europe-là qu’on nous bâtit, ce n’est pas l’Europe de la paix, c’est celle de l’impuissance ». « Je considère que ce qui est en jeu, c’est l’avenir et la survie de la patrie française », conclut-il devant ses « compagnons gaullistes ».

En 1997, le président du Sénat, René Monory, le nomme au Conseil constitutionnel, lui, le contempteur des dérives du « gouvernement des juges ». « Je me suis rallié », consentira-t-il plus tard. Yves Guéna connaît une consécration inattendue lorsque, le 23 mars 1999, il est appelé, en tant que doyen d’âge, à en prendre la présidence par intérim lorsque Roland Dumas, rattrapé par les affaires judiciaires, est contraint de se mettre en congé de l’institution, avant d’en démissionner un an plus tard. Il présidera le Conseil constitutionnel jusqu’à la fin de son mandat, en 2004. Et dirigera l’Institut du monde arabe de 2004 à 2007. »

Patrick Roger

Yves Guéna a toujours incarné le sens de l’Etat et la Fidélité.

Fidélité aux valeurs de la Résistance qui l’amenait à dépasser les clivages politiques . La génération des grands résistants communistes du Périgord lui vouait une admiration et une amitié à toute épreuve. Son vieux complice « Hercule », Roger Ranoux s’est éteint lui aussi il y a quelques mois.

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Fidélité à la République et au gaullisme qui l’a conduit à plusieurs reprises à la rébellion contre des directives venues d’en haut

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2016/03/03/l-ancien-president-du-conseil-constitutionnel-yves-guena-est-mort_4875645_3382.html#JWMyx1H3sYH7fMkW.99

 

Une déclaration en mai 1968

https://www.youtube.com/watch?v=NtLV4QZoNHA

 

Guéna et la Dordogne

 

 

http://pgibertie.com/2016/03/03/yves-guena-honneur-et-patrie/

 


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32 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 4 mars 08:24

    Yves Guéna : Honneur et Patrie...ou Horreur et pas pris.. ?


    • HELIOS HELIOS 4 mars 22:36

      @Le p’tit Charles


      on peut ne pas avoir aimé le personnage, ne pas être de son avis ni approuver ses options politiques... il n’en reste pas moins un homme politique d’envergure auquel nos actuels guignols des partis dits « républicains » n’arrivent pas a la cheville

    • Patrice Gibertie Patrice Gibertie 4 mars 08:33

      Honneur et Patrie était une émission radiophonique de la France libre, diffusée par la BBC durant la Seconde Guerre mondiale


      • fred.foyn Le p’tit Charles 4 mars 08:39

        @Patrice Gibertie...bonjour..tout le monde le sait merci..je vous parle du personnage.. !


      • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 4 mars 09:13

        @Le p’tit Charles


        Vous précisez :
        « Je vous parle du personnage.. ! »

        À quoi faites-vous allusion, SVP ?

        Merci, et cordialement.

        Thierry Saladin


      • fred.foyn Le p’tit Charles 4 mars 09:17

        @Thierry SALADIN...De sa longévité politique en participant à l’effondrement de notre pays sous divers gouvernements entre autre..ça ne vous choque pas pour un soit disant Gaulliste.. ?


      • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 4 mars 09:35

        @Le p’tit Charles

        Merci pour la réponse.
        Quant à être choqué : de lui ou d’un autre, vous savez...

        Il y a belle lurette (=25 ans) que j’ai compris qu’il n’y avait plus rien à attendre de cette clique, pardon de cette classe politique, qui s’est vendue au plus offrant : les EUA, et ce pour le plus grand malheur de la France. Et des Français.
        Voilà pourquoi je milite pour l’avènement d’un Nouveau CNR dès la prochaine élection présidentielle. Mais il n’y a probablement personne — je dis bien : « personne » qui soit de la trempe d’un Jean Moulin ou d’un de Gaulle.
        C’est ainsi.
        Il est probable que les grands hommes n’apparaissent que lors d’événements exceptionnels... et qu’il faille encore attendre.

        Cordialement.

        Thierry Saladin

      • fred.foyn Le p’tit Charles 4 mars 09:37

        @Thierry SALADIN...100% avec vous.. !


      • Onecinikiou 5 mars 00:53

        @Patrice Gibertie


        « L’immigration, ça suffit comme ça ! Il n’y a pas d’assimilation des musulmans, ça n’existe pas, sauf en quantité infinitésimale.  » - Yves Guéna, Le Choc du mois, 1992

      • Patrice Gibertie Patrice Gibertie 4 mars 09:29

        je connaissais bien Yves Guéna et il n’y avait chez lui rien de méprisable 


        • fred.foyn Le p’tit Charles 4 mars 09:34

          @Patrice Gibertie...Vous avez une façon bien étrange de dire la messe...Il n’est pas question de mépris, mais d’incompétence pour toucher la dime du peuple aussi longtemps.. !


        • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 4 mars 09:47

          @Patrice Gibertie


          « (...) il n’y avait chez lui rien de méprisable »

          Je le crois volontiers. Et merci pour cet article.

          Cordialement.

          Thierry Saladin

        • Lemaïsjekiff Neo 6 mars 19:10

          Patrice Gibertie,

           J’ai eu plusieurs fois l’occasion de croisé Yves Guéna surtout dans ma jeunesse ... Il m’est souvent arrivé de le voir attablé avec mes Grands Pères mes oncles comme mon père et des amis à eux, pour la plupart des communistes ... Il semblait être un homme sincère respecté et respectueux ... Demain certain d’entre eux seront à nouveau réunis dans ce petit cimetière qui surplombe ce petit village de Dordogne ...

          https://www.francebleu.fr/infos/politique/le-village-d-yves-guena-en-dordogne-se-souvient-de-cette-grande-figure-1457030366

          https://www.francebleu.fr/infos/politique/dordogne-l-hommage-des-communistes-yves-guena-figure-du-gaullisme-1457078922


        • Lemaïsjekiff Neo 6 mars 19:32

          Patrice Gibertie,

          Dans ma jeunesse j’ai souvent eu l’occasion de croiser cet homme ... Souvent attablé avec mes grands pères, mes oncles, mon père et d’autres de leurs amis ... Il semblé être un homme sincère, tout comme généreux, respecté et respectueux ...

          Mardi il ira rejoindre certains d’entre eux dans ce petit cimetière qui surplombe ce petit village, ce petit cimetière où il venait très souvent se recueillir ...

           On l’aimait bien ...

          Adieu camarade patriote ... Repose en paix !


        • Patrice Gibertie Patrice Gibertie 4 mars 09:47

          Guena était de la trempe de Jean Moulin , il n’a plus participé au gouvernement depuis Pompidou, il a toujours refusé la compromission

          A tout dénigrer on en arrive aux discours pétainistes de 1940

          • tonimarus45 4 mars 17:36

            @Patrice Gibertie—ha oui servir pompidou qui a vendu la france au banques on ne peut que l’en feliciter


          • Patrice Gibertie Patrice Gibertie 4 mars 09:48

            merci Thierry Saladin


            • COVADONGA722 COVADONGA722 4 mars 11:10

              yep , bonjour , un parcours « au service » c’est cela qui importe , après la politique on peu penser ce que l’on veut .Mais ce siècle est mal partit pour retrouver ce genre d’homme .

              Enfin c’est fréquenter bien peu agoravox 
              pour commencer un article avec deux termes que nous sommes bien peu « inclus votre contradicteur plus haut » a ne pas les considérer comme des grossièretés .


              asinus : ne varietur

              • Patrice Gibertie Patrice Gibertie 4 mars 11:11

                Comment évoquer Yves Guéna sans parler de son plus fidèle ami, Pierre Bourland décédé en 2000.

                 

                « Pour Pierre Bourland, son histoire évoque bien sûr l’ombre de la Résistance que cet enfant de Saint-Germain-du-Salembre a rejointe très tôt, pour venger son père arrêté pour avoir traité Pétain de « vieille baderne ». Mais c’est aussi dans l’ombre de ses mentors qu’il a tracé son parcours politique. De Gaulle, Chirac, et surtout Y Guéna, au plus près du terrain, en Dordogne.

                 « Seule la mort pouvait nous séparer », confie Yves Guéna dans l’ouvrage L’Ombre et la Lumière dédié à son ami.

                Dès qu’Y.GUENA fut arrivé en 1962 et pendant trente-huit ans, P.Bourland fut en effet son plus fidèle et ardent complice et « compagnon ».

                La lumière a jailli ensuite éclairant les victoires, jamais acquises, toujours arrachées : Energie et Engagement pour les combats politiques virils et francs dans ce Périgord éternellement « terre de mission » pour l’idéal gaulliste.

                La première élection d’Y.GUENA en 1962 ouvrait une voie étroite pour les combats suivants de 1968, de 1989 avec la victoire au Sénat, de 1992 avec la « prise » du Conseil général et de 1993 avec le grand chelem aux législatives.

                Tout ça est bien loin : à cette époque les téléphones portables n’existaient pas et encore moins Internet, les campagnes ne se menaient pas sur Twitter ou Facebook, mais bel et bien dans un porte-à-porte assidu, dans des liens de proximité, voire d’amitié, au-delà des clivages. Il était, par exemple, malvenu d’attaquer de front les communistes, au nom du combat mené de concert contre le nazisme, surtout en Sarladais. » Jacques Morand

                http://www.sudouest.fr/2014/10/02/une-vie-de-combats-1689803-1980.php

                 

                Le plus bel hommage à Pierre Bourland fut d’ailleurs rendu par l’Echo , journal du PCF.

                Je ne comprends pas pourquoi cet ancien résistant qui a tant donné à Périgueux aux côtés de Yves Guéna , ne soit pas honoré dans sa ville.


                • tonimarus45 4 mars 17:35
                  bonjour- voila ce que j’ai ecrit sur le fil de rakotoarison qui concernanait ce personnage

                  bonjour—« »« »Il commença à être connu alors qu’il était ministre lors de la crise de mai 1968. Le Premier Ministre Georges Pompidou lui avait demandé de menacer les radios périphériques de retirer leur autorisation d’émettre si elles continuaient à parler trop favorablement des étudiants en révolte. « »« dit l’inenarrable »rakatoarison« 

                   Apres cela et a lire certains posts,,, personnage »admirable" ???????????

                  • Clocel Clocel 4 mars 19:10

                    Sacré hiatus dans cette bonne vieille France...
                    On n’arrête pas d’enterrer des « pointures » politiques et ce pays est une véritable pétaudière...
                    Va comprendre...


                    • Parrhesia Parrhesia 5 mars 06:10

                      @Clocel

                      Précisément !

                      Les véritables ennemis de la France ont réussi à en faire une pétaudière en éliminant les pointures politiques !!!

                      Bonne journée à vous !!!


                    • Clocel Clocel 5 mars 09:39

                      @Parrhesia

                      Mouais...
                      Les convictions ne devaient pas être bien ancrées aux vues des petites frappes qui ont pris le pouvoir après le général...
                      Faut quand même se souvenir que c’est la droite qui a foutu De Gaulle dehors, pas la gauche !
                      Se dire gaulliste et suivre un Pompidou, un Giscard, un Chirac, faut pas craindre les tâches sur l’honneur !


                    • Parrhesia Parrhesia 5 mars 12:35

                      @Clocel

                      >>> Faut quand même se souvenir que c’est la droite qui a foutu De Gaulle dehors, pas la gauche !<<<

                      N’exagérons rien ! 

                       Si les états-majors de l’extrême droite, d’une certaine droite (encore aujourd’hui malodorante) et du centre (? ??) de Giscard ont clairement mis du cœur à l’ouvrage pour virer le patron, je peux témoigner que les activistes du P.C. et du P.S. ne sont pas restés sur le banc de touche  !

                       Les syndicalistes de la C.G.T., entre autres, et leurs homologues agissant notamment dans la métallurgie et autres secteurs progressistes avancés d’alors, se sont manifestement cru à la veille du Grand Soir et commençaient déjà à organiser les Tribunaux du Peuple dès la première semaine de l’agitation ...

                       Or, Yves Guéna s’est toujours trouvé du côté du million de manifestants, le vrai million, celui du 30 Mai sur les Champs-Élysées en faveur de de Gaulle et non le prétendu « million » représentatif de la chienlit.

                       Ensuite, ce n’est certainement pas en quittant le gouvernement de Pompidou alors que la tempête orchestrée en sous-main par les mondialistes (dont, effectivement le dit Pompidou) n’était pas totalement retombée qu’il aurait pu contribuer à sortir le pays de l’impasse !!!

                      Quoi qu’il en soit, Yves Guéna s’est ensuite montré d’une discrétion fort explicite et ce n’est certainement pas lui qui nous a mis dans le bordel innommable actuel !!!

                       C’est du moins ce que j’ai vu de là où je me trouvais en 1968 et ce que je continue à constater encore aujourd’hui  ... 


                    • alinea alinea 4 mars 19:34

                      C’est vrai que De Gaulle n’a pas été ingrat avec ceux de La France Libre ; tous ont fait carrière, l’armée, la diplomatie, la politique, l’énergie... je ne crois pas qu’on puisse en dire autant à propos des résistants !
                      De Gaulle a été bien entouré toute au long de sa vie politique ; ceux qui étaient déjà ingénieurs au moment de la guerre sont partis travailler dans le nucléaire aux US et en ont rapporté quelques données-volées pour satisfaire les désirs du Général qui rêvait « notre » autonomie énergétique !
                      Mais il reste quelque chose de beau de cette fraternité, de cette famille soudée dans l’épreuve.
                      Je ne connaissais pas Yves Guéna, mais sa carrière il la doit, comme les autres, à cette configuration particulière que fut La France Libre.


                      • Parrhesia Parrhesia 6 mars 18:52

                        @alinea

                        Il est vrai que, la guerre terminée, de Gaulle aurait pu s’empresser d’écarter les Compagnons de la Libération qui avaient témoigné de leur fidélité au pays pour confier les commandes à la bande de Mitterrand ! 
                        Depuis Vichy, celui-ci avait dû à coup sûr acquérir une vision élargie des choses.
                        On se demande bien pourquoi de Gaulle ne l’a pas fait !!!

                      • 65beve 4 mars 19:44

                        Bonsoir,
                        J’ai appris qu’en 1990 ce monsieur était contre la réunification de l’ Allemagne.
                        Bizarre.
                        cdlt.


                        • smilodon smilodon 6 mars 14:06

                          Le sens de ces mots « honneur et patrie », tous ceux qui se lèvent chaque matin pour aller bosser le connaissent encore !... Les autres dorment !.....Adishatz.


                          • Chamiot 6 mars 16:56

                            Encore... un Grand Résistant. Il semble qu’il n’y en eut pas de petit (même les pires crapules communistes style Guingouin et Rol-Tanguy ont leur noms sur des plaques de rues)

                            Essayez un instant d’imaginer la situation symétrique avec de jeunes Allemands refusant de respecter la capitulation signée en mai 45 par les chefs de la Wehrmacht (lesquels, furent, en sus, pendus in fine après un simulacre de procès et des accusations grotesques, ce qui n’arriva évidemment pas à Huntziger ou à Weygand !)

                            "On est battu en Allemagne. On a un allié qui est le Japon. Eh bien, on passe au Japon et on va continuer la guerre avec les Japonais ! « 
                            et bien sûr, les Allemands patriotes (Grands Résistants) auraient dû tirer dans le dos des occupants (dont nos braves nègres et goumiers occupés à violer à tour de queue en Forêt-Noire), organiser des embuscades et supprimer les collaborateurs ?

                            Là non, cela ne vous plait pas ? Pourtant lesdits Allemands (en dehors des aspects pratiques) auraient eu bien plus de raisons de »résister" illégalement que les Français en 40 (pays très peu abîmé, armée extrêmement correcte dans un cas, autant avec les civils -y compris féminins - qu’avec les militaires et l’inverse absolu dans l’autre : pays ravagé, dévasté (à dessein), viols, pillages et massacres).

                            Lorsqu’un gouvernement légal signe un document (ici une déclaration de guerre, là un armistice) avec une puissance étrangère, tous les ressortissants sont supposés le respecter, sauf à se mettre hors-la-loi. C’est d’autant plus vrai pour un officier de carrière où le terme de haute-trahison s’impose (je pense à l’ambitieux Charlot, pas à Guéna !) quand il va, en dépit des ordres de ses chefs, rejoindre une armée étrangère (qui tuera ultérieurement des dizaines de milliers de Français de Mers-el-Kébir à la Normandie en passant par l’AFN, la Syrie ou Madagascar) et appeler même à la sédition et à la désertion.

                            Guéna, comme quelques autres, avait au moins l’excuse de la jeunesse qui peut s’engager au gré des circonstances et des rencontres, aussi bien à Londres que dans la LVF. Charlot, lui, ne l’avait pas...

                            Lequel Charlot n’a d’ailleurs contribué en rien à la défaite militaire allemande contrairement à un Giraud et, encore plus à un Pétain (dès lors, tous ceux - ils sont nombreux - qui considèrent comme une bonne chose le dénouement de la SGM devraient, s’ils étaient un peu curieux de l’Histoire - tresser des lauriers au vieux Maréchal qui s’est dévoué et démené pour obtenir un armistice en 40 - catastrophique in fine pour les intérêts allemands - et non pas au séditieux enfui à l’étranger qui a alimenté une guerre civile et une épuration sanglante par des bandes armées et incontrôlables)


                            • Clocel Clocel 6 mars 19:09

                              @Chamiot

                              C’est couillu comme point de vue !
                              Je ne partage pas à priori n’ayant pas envisagé l’Histoire sous cet angle, mais je goûte la liberté d’appréciation dissonante, qui pourrait, par les temps qui courent, vous conduire tout droit au bûcher des hérétiques ! smiley

                              Ce dont je suis convaincu par contre, c’est que tant que notre Histoire (cadenassée par des lois scélérates !) ne sera convenablement réécrite, nous n’avancerons pas...
                              Nous payons politiquement et socialement aujourd’hui, l’endormissement de deux générations trop occupées à se vautrer dans « l’avoir » pour se forger une conscience de « l’être » et de son devenir...


                            • COVADONGA722 COVADONGA722 6 mars 20:21

                              @Chamiot
                               jeu set et match , compliments 


                            • Parrhesia Parrhesia 7 mars 09:56

                              @Clocel

                              Bien vu Clocel, et bonne journée à vous !

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