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Accueil du site > Actualités > Religions > A fleur de peau

A fleur de peau

« Petite cause, grand effet » serait une autre manière de présenter les paroles « malheureuses » du Pape Benoît XVI à Ratisbonne. Mais n’est-ce pas une prise en charge des mots en les outrepassant ?

Curieuse, cette inflation dans les réactions qui suivent actions, paroles ou gestes, une fois sortis de leur contexte.

En congé, je n’ai pu réagir plus tôt. Recadrons l’action et les acteurs, malgré ce qui a été dit sur cette antenne.

Lors d’une conférence en théologie à l’Université de Ratisbonne, le Pape faisait le rapport entre foi et raison sans l’appliquer directement à l’islam. Texte très complexe, de très haut niveau intellectuel, auquel il a raccroché une réflexion sur la religion entre l’empereur byzantin (XIVe siècle) qui a affronté les armées de l’islam et un penseur musulman. Quelques phrases de l’empereur byzantin parlent, en parti pris, de la violence par l’épée des adversaires de son époque. Citation extraite par le pape de ce texte ne veut pas dire prise à sa charge du contenu. Propos pris progressivement et de proche en proche, et le feu est parti. Malentendu ? Volonté de dérive dans la violence ? Très probablement pas. Mais la philosophie de l’Orient était bien plus développée que celle de l’Occident. Donc, les idées venaient de là-bas, et il fallait que le pape se positionne en chrétien et oublie pour un temps les problèmes de la "maison" que furent les croisades, la Sainte Inquisition, l’évangélisation forcée du nouveau monde, un bégaiement vis-à-vis de l’esclavage. Il faisait, comme disaient certains, son boulot de Pape. En même temps se creusait le fossé entre les deux mondes religieux. Une hystérie collective s’empara de la population musulmane, qui s’envenimait encore dans des parties du monde qui auraient pu rester plus à l’écart.

Actuellement, l’ébullition est un peu retombée, heureusement. La question reste, dont on ne connaîtra jamais la réponse : "Quel a été le but intime du pape ?" L’inadvertance, une maladresse sont peu crédibles pour un cerveau de fin stratège, comme l’ont dit la plupart des observateurs. Est-ce une volonté de repousser toute violence et d’enterrer la hache des guerres, de tous bords, passée ou à venir, en dénonçant ce qui lui déplaît et qu’il avait sur le coeur depuis longtemps ?

Mais, en prenant du recul, est-ce le véritable noeud du problème, le plus profond ?

Dans le passé, les armes ont toujours été prêtes à s’élancer à la suite de la moindre pensée, la moindre idée, voulue personnelle ou provenant d’un lointain passé en résonance avec une situation ressentie et bien réelle dans le moment.

Le problème n’est pas vraiment de savoir si les mots ont été voulus et représentaient la pensée de celui qui les énonçait. Il s’agit plus de se poser la question de savoir si le niveau de pensée et de raison est encore à la mesure de ce qu’on peut entendre et de ce qu’on veut montrer en vitrine au monde. Si l’amour prôné par certains comme lien entre les hommes existe ou se trouverait plutôt parmi les images d’Epinal ?

Force est de constater que nous en sommes loin, et que le monde travaille comme dans le passé ou, peut-être de plus en plus, la grenade dégoupillée à la main. Voilà l’excès qui se cache derrière toute opinion qui, loin d’être explosive, est plutôt anodine, si on regarde avec le regard approprié. Exprimer une idée, une pensée personnelle réactualisée par la force de l’habitude, ne veut plus manifestement raison garder avec le doigt sur la gâchette. Interprétée, orientée vers un horizon imprévisible, la source verbale mute en engin de guerre. La tolérance vis-à-vis de l’autre n’est plus de mise, et le chemin du risque est très vite pris. La tempérance, dans ce cas, n’est plus du voyage de l’homme de raison. Déviés, interprétés, ces objets de courroux deviennent des bombes incendiaires qui génèrent des réactions en chaîne, qui s’enveniment et s’auto-alimentent dans leur virulence. La loi du Talion, "Oeil pour oeil, dent pour dent", tant décriée, en est même dépassée.

Très vite, on se retrouve à la vitesse supérieure, sautant des étapes au passage, et l’ultime extrême est atteint sans même qu’on s’en rende compte. Parties de rien ou presque, les paroles aboutissent à toutes les dérives les plus dangereuses.

Pour colporter la "mauvaise" parole, tous les moyens modernes des médias ou anciens vecteurs de la rumeur se bousculent dans le même objectif inavoué de nuire ou d’assouvir une vengeance. Aucune innocence ni pondération dans le processus de partage d’informations faites ou surfaites.

Les frontières du réel chevauchent celles de l’irréel et de l’insoutenable : "Tradutore, traditore", penserait l’Italien.

Le bon droit, la justification ne sont pas nécessaires pour gonfler la bulle de l’incompréhension quand le prétendu "honneur" serait en jeu. "L’erreur" commise demande sanctions et réparations, mais de même niveau. Tergiverser ou transiger fait trop souvent place à la croisade en marche. La paix de l’esprit ne semble plus pouvoir en découdre autrement : "laver l’affront". Diplomates s’abstenir.

Intimement, la bouderie suffirait amplement, mais nous sommes à une échelle mondiale, avec une loupe grossissante.

Exprimer des regrets, prodiguer des explications, cela suit souvent trop tard, parce que les paroles ont dépassé la pensée par leur efficacité de meurtrissures, et qu’elles étaient simplement incomprises à la base comme telles. Les esprits échauffés font le reste, dans leurs réactions punitives. On travaille à guichets fermés et le bureau des réclamations est en chômage d’excuses. Celles-ci sont quasiment impossibles : un pape ne se trompe jamais, par définition. Caricatures de Mahomet, paroles du pape et professeur de philosophie qui a eu, en France, le malheur d’exprimer ses idées un peu trop haut, ont alimenté ces quiproquos, disproportionnés par leurs réactions.

Pendant l’Inquisition, parler de sciences qui allaient à contre-courant de la pensée unique menait aussi au blasphème ou à des tickets aller-simple pour l’enfer. Rien de changé, sauf qu’en principe, avec le temps, nous aurions pu avoir une chance de trouver un essor plus moderne.

Plus prosaïquement, on assiste, à toutes les marches de l’échelle, à des réactions semblables. Se demander si nous ne sommes plus capables d’entendre ce qui nous déplaît, d’écouter l’autre parti qui nous fait face, avec un peu de froideur de la raison, c’est ne plus donner très cher au futur de la planète humaine. La raison est dans le placard, l’impact des réactions est implacable et incalculable. Faudra-t-il sortir avec son paratonnerre sous le bras pour ne pas trébucher sur la première hache de guerre qui dépasse ?

La religion, d’accord, c’est chasse-gardée, et on est en terrain miné. La foi reste intangible et inattaquable. Tout écart de langage ou de geste se lave dans le sang. Dans le passé, les croisades étaient le prolongement de ce principe intolérant.

La mesure du tissu, pourtant, devrait demander un ajustement plus précis avant la coupure finale et fatale. C’est du moins ce que tout tailleur a appris depuis bien longtemps.

A qui profite cette montée en puissance ? Le "crime", s’il existe, est pourtant toujours signé, mais la signature est difficile à décoder. Si seulement les hommes utilisaient un peu plus leur intelligence pour penser en paix ! La guerre des mots n’aurait alors plus jamais d’effets collatéraux sur la conscience. Très étonnant que les discours d’un des bords ne soient jamais traduits intégralement par l’autre pour être décortiqués. Trop souvent, le religieux est affaire de politique.

Pour dialoguer, il faudra toujours être deux, au moins, autour d’une table. Les amalgames entre ce qui est dit et ce qui est entendu ne sortiraient pas de l’interprétation, et la perception n’arriverait qu’après la digestion de la relecture du menu bien avant la consommation des plats qui le composent.

Redorer le blason de certains ne peut se faire que par des chocs de civilisations. La provocation, si elle existe, ne devrait être considérée que comme une manière de réveiller le raisonnement. Présenter regrets et excuses n’a de sens que s’il y a quelque chose à retirer de paroles impertinentes. Pensons à ceux qui se trouvent en milieu "neutre" et qui ne peuvent protester ni faire respecter un tant soi peu de vraisemblance pour calmer le jeu.

Il est troublant de constater que du choc des idées jaillit la lumière, tandis que le choc des idéologies génère le plus souvent des idées noires.

Hugues Le Paige, journaliste à la RTBF, avait ces mots pour décrire la situation :

Méfions-nous des paroles que nous prononçons, elles font le tour du monde. Le pape, à Ratisbonne, cite un court extrait d’un entretien que Manuel II Paléologue, empereur de Byzance, avait eu, en 1391, avec un lettré persan qui n’est pas nommé :" Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau. Tu ne trouveras que des choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l’épée la foi qu’il prêchait » avait dit Paléologue qui avait ajouté : " Dieu n’aime pas le sang, ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu. Et tout à coup, c’est comme si Benoît XVI était devenu caricaturiste à l’Osservatore Romano : manifestations de rues, protestations officielles, lancement d’un fatwa : le monde musulman est, comme il y a six mois, en ébullition. Le travail du chroniqueur ici prend tout son sens. Il va chroniquer, c’est-à-dire qu’il va raconter les travaux et les jours et s’il revient à la lettre, c’est pour s’installer à son pied. Au moment de cette rencontre, en 1391, donc, Manuel Paléologue - c’est son nom de famille, cela veut dire « celui qui connaît les vieilles choses », le sage, donc, mais cela pourrait tout aussi bien curieusement signifier « la vieille raison » - Paléologue, donc, revient de captivité. Il a été fait prisonnier par le Sultan Bayezid 1er et vient tout juste de s’échapper pour rejoindre Constantinople où il s’est fait couronner empereur. Lorsqu’il discute avec le lettré persan anonyme dont parle le Pape, il a derrière lui les neuf croisades. Lors de la dernière d’entre elles, juste cent ans plus tôt, en 1291, les croisés ont perdu Saint Jean d’Acre, Tyr, Sidon et Beyrouth. Constantinople reste la seule sentinelle chrétienne en Orient. Manuel Paléologue, lorsqu’il s’entretient avec son interlocuteur persan, n’ignore évidemment rien des neuf croisades, il a sûrement aussi en mémoire les sièges qu’ont mis les Arabes devant sa ville, il se souvient certainement comment en 1201 les chrétiens d’Occident pillèrent la capitale des chrétiens d’Orient. Il sait tout cela. Il sait qu’il n’y a pas que le dieu de Mahomet qui aime à manier l’épée. Il sait que sur le glaive ou le cimeterre, Dieu est le droit de tous. Mais plus encore, il sait qu’il est en danger. Et que son empire ne résistera pas. Il a raison.

Il tombera soixante ans plus tard, en 1453 comme le rappellent nos livres d’histoire. Il est alors assez tentant de voir, dans cet appel à la raison, ce qui serait moins un discours théologique qu’une stratégie géopolitique. Comme s’il appelait, littéralement, les musulmans à la raison. Dans ce discours qu’il adressait aux gens de sciences réunis à l’université de Ratisbonne, le pape, curieusement, n’a pas fait appel aux instruments que la science met au service de la raison. Parmi ceux-ci, il y a l’histoire et les contextes qu’elle propose. Le pape, ainsi, nous a ramenés dans un temps de croisades.

Un type qui l’a compris, c’est Cheikh Abubakar Hassan Malin, un chef religieux de Mogadiscio qui appelle à venger l’offense en tuant le pape. La croisade et la fatwa, nous voilà bien. Tout cela pour deux phrases à Ratisbonne. Les croisés passèrent aussi par Ratisbonne, la Regensburg allemande. C’était en 1095. Ils y tuèrent tous les juifs qu’ils trouvèrent. Cela s’appelle un pogrom. Cela fait maintenant dix siècles que nous dansons sur les cendres du Moyen Age. Puisse le pape s’en souvenir lorsqu’il sera reçu, peut-être, en novembre prochain, à Istambul, l’ancienne Constantinople.

Dans son dernier livre A reculons comme une écrevisse, Umberto Ecco constatait de manière générale que le monde allait à reculons, de plus en plus vite et de plus en plus tragiquement. La guerre froide retournait avec d’autres acteurs dans les mers chaudes. Les vieux démons avaient repris le chemin des croisades contentieuses.

Le monde, dans lequel nous vivons, n’est certes pas un jardin d’Eden, mais il faudrait faire un jour comme si c’était le cas, ne fût-ce que pour pouvoir y vivre.

"Nous devons savoir à la fois que nous devons parler de Dieu et que nous ne le pouvons pas." Karl Barth

"Dieu est père, mais il n’y a pas plus mère que lui, disait un Père de l’Eglise. Plus que les paroles, ce sont les larmes qu’il écoute et qu’il comprend." Jean-Yves Leloup

"La parole est la pensée extérieure, et la pensée est la parole intérieure." Rivarol

"Je crois d’un bon citoyen de préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent." Démosthène

"Les paroles sincères ne sont pas élégantes ; les paroles élégantes ne sont pas sincères." Lao-Tseu


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21 réactions à cet article    


  • salima (---.---.65.25) 11 octobre 2006 12:50

    on parle de dialogue, mais ne faudrait-il pas parler d’abord de respect de l’autre ? il ne peut y avoir de dialogue s’il n’y a pas de respect réciproque.


    • Grouik 11 octobre 2006 15:27

      Le respect c’est pour les Hommes, pas pour les idées.

      Ce n’est pas parce que l’on conchie les idée d’une personne que l’on ne la respecte pas en tant qu’être humain.


    • AlfreD (---.---.79.42) 17 octobre 2006 12:20

      Salima,

      l’obligeuse de tourner en rond !

      Toujours adepte des petites phrases à la con ! Un petit effort Salima, 4 lignes d’affilées c’est pas si dur que ça !!!


    • AlfreD (---.---.79.42) 17 octobre 2006 12:24

      Salima,

      Pense tu que bruler des églises et tuer des chrétiens suite à la citation reprise par le Pape est un signe de respect mutuel.

      Et me sort pas le truc, il avait qu’a pas commencer. J’espère que tu captes quand même la différence entre une citation et une église brulée ou une personne tuée. Donc oui dialoguons et merci aux musulmans (que tu représente apparemment)de répondre à une phrase par une phrase.


    • salima (---.---.65.16) 17 octobre 2006 14:09

      pourquoi cette façon de me prendre pour une demeurée ? c’est votre façon et celle de vos semblables, de prendre les musulmans de haut, qui fait réagir certains de cette façon. pourquoi vous focaliser sur une minorité qui agit de cette façon ? vous êtes d’une mauvaise foi inouie. je peux vous citer des cas concrets de massacres de musulmans par des chrétiens,et dire que tous les chrétiens sont pareils...enfin je veux pas trop polémiquer avec vous, vous le super intelligent, la lumière du siècle


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 octobre 2006 15:38

      @Salima et Alfred,

      Je crois que dans ce cas, il faut mettre en sourdine nos réactions épidermiques toutes faites. C’est contre productif. Personne n’est demeuré, personne n’a envie de le rester si c’était le cas. « Vos semblables » est très réducteur. Nous le sommes tous. A mon avis, il faut apprendre à vivre au présent, pas avec les boulets et les « vieilles casseroles » que l’on trimballent pour faire un maximum de bruit. Personne n’a la « lumière du siècle », on doit justement la trouver ensemble, qu’on le veuille ou non. Je suis hors combat, plus laïque, mais je ne veux pas être ici pour compter les points de part et d’autre. smiley


    • AlfreD (---.---.79.42) 17 octobre 2006 18:22

      L’enfoiré

      Je te rejoind tout à fait dans tout ton argumentaire. J’essaie d’apporter mon point de vue sur ces questions de religion et j’essaie de respecter tout le monde.

      Salima, je la titille un peu car sur de nombreux post, elle bazarde un phrase sans explication et ça m’énerve car elle envenime le débat.

      Pour Salima, Je ne te prend pas pour une demeurée, mais à chaque fois que je te demande des précisions sur tes opinions, soit tu répond pas, soit tu dis que je suis qu’un con. Alors ca m’enerve (encore une fois) !!! Le jour où tu t’expliqueras, j’essairai d’être plus cool, promis !!!


    • AlfreD (---.---.79.42) 17 octobre 2006 18:30

      "pourquoi vous focaliser sur une minorité qui agit de cette façon ?

      Je ne me focalise pas sur une minorité qui agit ainsi, je ne fais que relater ce que me raconte les journaux (écrit je précise...) et je t’avouerai que j’ai beaucoup de mal à trouver, dans les pays musulmans, des voix qui s’élèvent contre cet extrémisme (qui ne dis mot Consent !!)

      Un dernier truc, je respecte toutes les religions, je ne suis pas un catholique sur de la supériorité de ma religion. Néanmoins, je considère que théologiquement la religion chrétienne est beaucoup plus riche que les deux autres religions du Livre.

      Je t’aime bien quand même Salima même si parfois tu m’exaspères !!!


    • salima (---.---.65.24) 18 octobre 2006 12:05

      salut Alfred, je ne suis pas une empoisonneuse. seulement je suis le genre qui n’aime pas la polémique. Quand une discussion s’enflamme et que chacun campe sur ses positions je préfère me taire. je voudrais bien te donner mon avis ou mon opinion, mais je crains que tu me dises que tu es en train de vouloir me convertir ou m’imposer un avis. je pense qu’on est ici sur ce forum pour discuter et dans le respect, on essaie de corriger quelques idées préconçues si on arrive à le faire. je veux également que s’établisse un véritable dialogue sans prise de bec ni de tête.


    • Miss canthus (---.---.195.166) 11 octobre 2006 13:45

      En y réfléchissant bien, l’Enfoiré, je pense qu’aujourd’hui « tout » peu être « prétexte à créer un conflit ! Ne dit-on pas que lorsque l’on veux vraiment se débarasser de son chat, on y trouve toutes les maladies ? Alors, des propos d’un autre, évoqué et prononcé par quelqu’un de non musulman( ici, par exemple le Pape), pris dans une situation hors contexte réel sera forcément »islamo-non compatible" pour un islamiste radical ! Résultat, tout est bon pour générer des tensions chez ceux qui les recherche ! Avant le 11 septembre 2001, rares étaient les réactions violentes de la part des islamistes sur certains sujets ! je pense même que « l’histoire » des caricatures n’auraient même pas effleuré la plus part d’entre eux ! Mais nous devons remercier l’administration Bush qui par leurs actions stupides, n’ont faient qu’exacerber la haine de « l’occident » par ces extrémistes et qui ont appris à leur tour, à manipuler des musulmans plus pondérés, à réagir à tout et n’importe quoi !

      A ce rythme là, viendra le jour où, les « islamistes radicaux » « obligeront » toutes les femmes du Monde à porter le voile car la « vision de nos »tronches enfarinées« est un affront pour eux et qu’en cas de refux, des otages seront assassinés, des bombes pleuvront sur nous, les »infidèles", que ferons-nous ? Allons-nous obéir ? Allons-nous exclure notre liberté ? Alors évidemment, le Pape qui fait « une bourde » en lisant un texte du 14e siècle( je crois) qui n’est pas de lui, lors d’une conférence est forcément « coupable » du pire !

      Non, stop au tout et n’importe quoi ! Suissesse, je suis catholique non pratiquante, mariée à un protestant et j’ai choisi pour marraine à ma fille, une amie bosniaque et musulmanne ! Donc, je peux affirmer n’avoir aucun préjugé sur la liberté de foi propre à chacun et chacune, mais faut à notre époque, arrêter de faire « Chier » le monde avec ces histoire de religions ! Que se soit Mahommet, Bouddha ou je ne sais qui, la spiritualité doit rester là où elle n’aurait jamais du sortir, dans notre fort intérieur ! Et si « duchnoc » pense le contraire ? Et alors ? qu’il le pense...on ira tous au Paradis de toute

       smiley


      • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 11 octobre 2006 16:51

         smileyPourquoi avoir ce besoin intense des catholiques de se justifier en permanence ? A t-on honte d’être chrétien ? Je veux comprendre pourquoi personne ne s’insurge contre ce qui se passe dans tous ces pays atteints de guerre débile. smiley  smileyLes média s’empressent de parler de la guerre ou des bombes « missiles » trafiquées par des activistes, et se taisent quand il y a des enfants qui n’ont pas de place pour jouer, qui vivent dans la peur constamment à cause de la pression qui est mise sur leur pays. Que faisons nous pour enrayer cette future catastrophe ? a part s’agiter, ou se « mastuber » le cerveau par des discussions sans fin. smiley


      • Miss canthus (---.---.195.166) 11 octobre 2006 14:07

        Oups ! On ira tous au Paradis, de toute manière..., ou en enfer ! De toutes façons, personne( en tous cas de ce siècle) n’est revenu pour dire le contraire, non ? Même les islamistes extrêmistes, qui sont prêt à se faire péter le chou-fleur dans une cocotte-minute, ne seront pas épargné par un passage au composte...


        • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 11 octobre 2006 16:48

          Je ne pense pas que nous irons tous au Paradis. Après tout, il y en a qui n’en ont rien à cirer. smiley Les enfants palestiniens sont brimés, oppressés, opprimées par l’embargo qui est fait sur leur pays, par qui (l’Occident en général). smiley


        • AlfreD (---.---.79.42) 17 octobre 2006 12:32

          Christian,

          Je te rejoind totalement mais n’oublions pas que la religion la plus attaquée, la plus spoliée, la plus critiquée est la religion chrétienne.

          Ca me fera toujours rire de voir un iranien manifesté contre des caricatures ou des petites phrase anti musulmanes alors que son gouvernement est, dans le même temps, en train de ficher tous les habitants non musulmans ou encore un egyptien qui pendant qu’il manifeste refuse un poste en mairie à un de ces concitoyens parce qu’il est.. chrétiens !!


        • Panama (---.---.198.59) 11 octobre 2006 16:02

          Si les idées et pensées humaines génèrent tant de violence, ce n’est pas pour rien.

          Organisation politique, religion, société civile : tout cela ne recouvre qu’une seule réalité, les règles qui nous gouvernent dans notre vie au quotidien, nous, animaux pensant.

          Les mots sont des armes, parce qu’ils recouvrent au fond bien plus que des concepts intellectuels.


          • Antoine Christian LABEL NGONGO Christian LABEL NGONGO 11 octobre 2006 16:46

             smileyC’est beau d’entendre ou de lire que les mots sont des armes. Je sors du contexte de la religion. Sans distinction, que faisons nous des malheureus enfants palestiniens, L’UE les a oublié. smiley


            • Panama (---.---.198.59) 11 octobre 2006 17:17

              Les enfants palestiniens ne sont pas tous malheureux. En tout cas, pas ceux de Betheleem, Nazareth et Jericho que j’ai rencontré.

              Ils sont sûrement plus heureux que certains petits iraniens qui tombent sous le coup de la charia. Nous avons tous vus ces images intolérables où un petit garçon iranien se fait écraser le bras par une voiture, tenu par l’imam local. Barbares !!!

              Pour ceux de la bande de Gaza, et ceux des camps de Jordanie, je ne me prononce pas : je n’y suis pas allé. Et je refuse de me faire une idée à la seule vue des images qu’on me montre à la télévision.


            • Panama (---.---.198.59) 11 octobre 2006 17:21

              J’ajoute que vu l’argent dont bénéficient les palestiniens, et qui leur fournit voitures neuves, maison en pierre, bus, infrastructures, etc., dire que l’U.E. ne se soucie pas des enfants palestiniens me fait bondir.


            • L'enfoiré L’enfoiré 11 octobre 2006 18:03

              Bonjour,

              Comme vous pouvez le constater, le plus souvent, j’ajoute des citations d’auteurs en fin de mes textes. Parfois, j’« ose » même ajouter comme c’est le cas ici, un texte d’un journaliste. Alors, je me suis mis à réfléchir et à me demander si l’apport d’un texte de quelqu’un d’autre pourrait un jour m’être personnellement reproché. Il me semble pourtant salutaire de pècher des parallèles à ses idées pour être sûr qu’on ne se trompe pas dans son jugement. On ne peux évidemment qu’être partial, évidemment , je prends les citations qui vont dans le sens de mes idées. Je le confesse. Je ne pourrais d’ailleurs jamais prendre les avis de tout le monde. En définitive, si quelqu’un a eu un jour une phrase restée dans les annales, voulait-il tout prendre à son compte ad vitam ou voulait-il justement être repris plus tard par autrui ? Le sujet de cet article démarre de ce dilemme. Ca c’est pour la source.

              Pour le contenu, je crois que la raison doit prôner tout d’abord chez les élites qui savent, elles, où sont les limites à ne pas franchir. Après une interprétation, une idée propagée sans son contexte ne peuvent générer qu’au pire une salve d’injures et de renvois à l’expéditeur du même type. La matière existe pour le faire. Pas besoin d’ajouter d’huile supplémentaire. Passer à la vitesse supérieure n’est jamais justifié. C’est une simple raison d’instinct de conservation. Mais c’est mon « humble » avis.


              • Dragoncat (---.---.246.87) 18 octobre 2006 18:02

                @ l’auteur

                Hello « l’enfoiré ».

                Pas facile ton pseudo, en s’adressant à toi, on a malgré soi l’impression d’être grossier.

                Pour revenir sur ta citation, si je peux me permettre. Ton texte était suffisamment clair et la citation ne fait que l’alourdir. Pour le dire avec des fleurs, elle me parait superflue.

                Sur le fond, j’ai déjà dit sur Agoravox que je suis un tenant sans concession aucune de la liberté d’expression. Comme le disait passionnément Alfred D, on ne peut pas comparer un propos, même maladroit, à une vieille religieuse exécuté froidement.

                Par contre, j’ai du mal à me faire une opinion sur ce pape. En tout cas une opinion positive. Je reste sur le fait qu’il a été accusé (injustement parait-il) d’avoir des attaches avec les idées d’extrême-droite. Mais je suis particulièrement troublé par le fait qu’il ait réhabilité (ou réintégré dans l’église - les pros de l’info me corrigeront) ce religieux français ouvertement d’extrême-droite.

                Ca sent un peu le rance quand même.

                Ceci dit, avant d’être aussi nuisible que le précédent (rappelons les morts d’Amérique du Sud à qui Papy JP II avait strictement interdit la capote) il a du boulot.

                Cordialement...


                • L'enfoiré L’enfoiré 18 octobre 2006 18:29

                  Salut DragonCat,

                  >>>Le mot ’Enfoiré’, depuis Coluche, a pris une connotation beaucoup plus sympa que par le passé. Pour récolter des sous, tous les chanteurs s’appellent « les Enfoirés ». Cela m’amuse de m’entendre appelé ainsi par ceux qui me lisent. J’ai toujours eu un envie de parler entre deux eaux. DragonCat, c’est pas mal non plus d’ailleurs.

                  >>>Les citations, j’essaye de les choisir dans le ses du texte avec parfois une vision parallèle. Si elles semble alourdir, c’est qu’elles sont dans la note et que quelqu’un avant moi, pensait la même chose. Elles sont superflues d’accord.

                  « Par contre, j’ai du mal à me faire une opinion sur ce pape. En tout cas une opinion positive. Je reste sur le fait qu’il a été accusé (injustement parait-il) d’avoir des attaches avec les idées d’extrême-droite. Mais je suis particulièrement troublé par le fait qu’il ait réhabilité (ou réintégré dans l’église - les pros de l’info me corrigeront) ce religieux français ouvertement d’extrême-droite. Ca sent un peu le rance quand même. »

                  >>> Je suis d’accord avec toi. Il doit encore faire ses preuves. De toute manière, un homme change par lui-même et par la fonction qu’il occupe.

                  « Ceci dit, avant d’être aussi nuisible que le précédent (rappelons les morts d’Amérique du Sud à qui Papy JP II avait strictement interdit la capote) il a du boulot. »

                  >>> J’ai sur mon site, 2 articles (le 3ème pas encore sorti) (URL) dans lesquels j’essayais d’exprimer mon opinion sur la question.

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