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AgoraVox et le Bouddhisme

 Je consulte assez régulièrement Agoravox et j’ai constaté que parfois il y était question de Bouddhisme : il y a eu quelques articles et une personne qui publie régulièrement se présente comme étant Bouddhiste… Ayant lu certains textes de cette personne je pense qu’il y a une contradiction entre l’esprit qui se dégage de ceux là et l’enseignement fondamental du bouddhisme. Ce qui peut avoir pour conséquence de donner une vision erronée de ce qu’est réellement le Bouddhisme à ceux qui ne le connaissent pas. Je vais donc essayer, à partir de ma modeste expérience (voir mon profil), d’expliquer ce qu’est réellement le Bouddhisme.

 Le Bouddhisme n’est pas une doctrine monolithique. Il est subdivisé en trois grands courants : le « Theravada », voie des anciens (ou « véhicule inférieur »), qui s’est développé dans le sud-est asiatique, le « Mahayana » (ou « Véhicule supérieur »), qui s’est développé en Chine au Japon, en Corée et au Viêt-Nam, et le Vajrayana ou « Véhicule de diamant » vécu essentiellement au Tibet et en Mongolie. Ces trois grands courants se subdivisent eux-mêmes en de nombreuses écoles… Mais toutes ces écoles se réclament de l’enseignement de base de Bouddha qui est résumé dans son premier sermon dit « Sermon de Bénarès » ou des « Quatre Nobles Vérités » (Dhamma-Cakkappavattana-sutta ». Dans celui-ci Bouddha fait le constat suivant :

 1ère Vérité Il existe en tout être humain un « mal être », une « insatisfaction existentielle » (Dukkha en sanskrit, mal traduit par « Souffrance »)
 2ème Vérité : Ce « mal être » a son origine dans « la Soif » (tanha, en Pali ou trishna en sanskrit). Cette « Soif » est l’avidité insatiable que nous possédons tous en nous et qui est le moteur de la vie humaine (c’est un aspect du samsara et aussi ce qui active le karma).
 Cette « Soif » est à l’origine de que Bouddha désigne par « les Trois Poisons » : la haine, l’avidité, et l’ignorance.
 L’avidité et la haine sont provoquées par notre ignorance de ce que nous sommes réellement, de ce qu’est réellement l’existence. Nous nous prenons pour un ego, un « moi », permanent, autonome et unique, chacun de nous se vivant comme quelque chose d’absolu et séparé des autres. Pour entretenir cette illusion nous cherchons sans cesse à nous approprier, à vouloir tout maîtriser, a chercher pouvoir et puissance, ce qui engendre individualisme, égoïsme, orgueil et arrogance. Cette course à « l’Avoir », au « toujours plus », au « Profit » nous conforte et nous rassure ! Mais cela nous échappe continuellement et fait naître en nous une insatisfaction permanente qui entretient ce cycle infernal et provoque une fuite en avant. Nous avons peur de perdre ce que nous avons, de ne pas obtenir ce que l’on désire, peur du lendemain incertain, peur de l’autre qui, par sa différence, pourrait contrarier notre « moi » et ses « désirs » incessants.
 Voila ce que Bouddha désigne par la « Soif » Cela explique en particulier l’origine de la violence, des conflits, le rejet de l’autre et la haine. Et explique bien le fonctionnement de la civilisation occidentale : son désir de puissance, de domination, son arrogance et son consumérisme, dont les valeurs sont la recherche du profit, la compétition, la réussite individuelle, l’individualisme, la richesse matérielle et qui ne conçoit le monde qu’en termes utilitaires. D’ailleurs toutes les « grandes civilisations » se sont, sans doute, construites sur cette « Soif ».
 3ème Vérité : On peut se libérer de cette « soif », donc de la « Souffrance », et ainsi trouver sagesse, sérénité et bonheur…
 4ème Vérité : C’est le « Noble Octuple Sentier » qui nous procurera cette libération si nous le mettons en pratique dans notre vie quotidienne. Celui-ci se décompose en huit Voies : la vision juste, la pensée juste, la parole juste, l’action juste, les moyens d’existence justes, l’effort juste, l’attention juste, la concentration juste. Juste signifiant que l’intention qui est à la source du comportement est mue par ce que l’on nomme les « Quatre Nobles Comportements » : bienveillance, compassion, joie partagée et l’équanimité ; par ce que l’on appelle les « Six Paramita » : la générosité, l’éthique, la patience, la force (dans le sens de courage ou détermination), la méditation et la sagesse ; et aussi par un certain nombre de règles éthiques : 10 dans le Bouddhisme zen. Règles que l’on retrouve d’ailleurs dans toutes les grandes traditions humaines : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, etc.… (Tout cela faisant l’objet d’autres enseignements=Sutra)…
 Ce « Sermon de Bénares » est le fondement de l’enseignement de Bouddha auquel adhèrent toutes les écoles bouddhistes. Puis d’autres Sutra ont développé, explicité, détaillé ce premier enseignement (il en existe plusieurs centaines) Ils essayent de décrire ce qu’est la nature profonde des individus, de l’existence et du monde et leurs relations. Voici donc très schématiquement les principaux éléments de cet enseignement :

 I] La personnalité.
Elle est composée de ce que l’on appelle les cinq agrégats (Skanda = ensemble des phénomènes) où sont englobés tous les phénomènes mentaux et physiques de l’existence. Ce principe se comprend à deux niveaux : 1) Au niveau général les « agrégats » constituent l’ensemble des phénomènes existant dans l’univers. 2) Au niveau de l’individu, ils sont à la base de la personnalité (à la base de l’idée d’un « moi », d’un ego). Ils se décomposent ainsi :-1) le corps et les phénomènes d’ordre physiques, 2)-les sensations : les expériences sensible du corps au sein de son environnement, 3)-les perceptions ou représentations mentales (reconnaissance des choses dont on fait l’expérience), 4)- la volition, l’aspect décisionnel, intentionnel, 5)-La conscience qui réunit les informations des autres agrégats, c’est le « connaisseur » : conscience visuelle, auditive, mentale, etc.

 II] L’impermanence. Tout ce qui existe dans l’univers, au niveau physique, biologique, psychologique, spirituel est impermanent. Tout les phénomènes qui apparaissent finissent par disparaître, ils portent en eux les causes de leur disparition. Pour le Bouddhisme il n’y a pas d’âme immortelle et éternelle, le « Soi » est aussi quelque chose de transitoire. La nature même de l’existence est ce flux d’apparitions et disparitions, naissances et morts. Cela rejoint le premier principe de la thermodynamique : « Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme ».

 III] L’interdépendance (ou coproduction conditionnée) et le « non-soi ».
Non seulement tout est impermanent et en incessantes transformations, mais tout les éléments qui composent l’univers, y compris les êtres vivants, n’existent pas par eux même mais par relations réciproques d’interdépendances. Celui qui écrit ces lignes n’existerait pas si deux gamètes ne s’étaient pas rencontrés un certain jour, s’il n’y avait pas l’air qu’il respire, le soleil qui le chauffe, la terre et son humus qui produit les aliments, les paysans qui les cultivent, etc., etc. Donc nous existons en fonction de causes et de conditions, rien n’existe sans causes… C’est la signification de « non soi », on dit aussi « vacuité » qui signifie vide d’existence par soi-même. Ceci nous permet de revenir à la deuxième Noble Vérité qui nous dit que notre « mal-être » vient du fait que nous nous considérons comme un « moi » autonome et indépendant, ce qui ne correspond pas à la réalité…Toute existence, toute vie est relation. Tout phénomène, tout être vivant n’existe qu’en relation, tout est relatif. Nous ne pouvons être sans les « Autres ». Pour le Bouddhisme les « Autres » ne sont pas seulement nos proches, ceux que nous aimons, mais aussi ceux que nous n’aimons pas, ceux qui sont différents, ceux que nous considérons comme nos « ennemis », les animaux, tous les êtres vivants, et finalement toute chose… Comprendre que tout n’est que relation, que nous n’existons que par les « Autres » et avec « les Autres » nous donne le sens de nos responsabilités dans nos rapports avec ceux-ci et avec notre environnement car tout ce que nous faisons, tout notre comportement ont des conséquences sur autrui, positives ou négatives… Bien comprendre ce qu’est l’interdépendance développe l’esprit de solidarité…

 IV] Le Karma
Notion très importante. Difficile à expliquer en quelques mots. En simplifiant on peut dire que le Karma est le fait que tout ce que nous faisons, disons, pensons intentionnellement nous influence et nous conditionne, cela laisse des « traces » au plus profond de notre conscience qui engendreront tendances et habitudes, donc nos actes futurs. Une phrase du Bouddha résume très bien ce qu’est le karma : « Si tu veux comprendre ta situation présente regardes tes actions passés, si tu veux connaître ta situation future observes tes actions présentes »… C’est aussi le karma qui détermine la nature des renaissances…

 La finalité de la pratique de la Voie de Bouddha c’est de prendre conscience de tout cela. C’est à dire « s’éveiller » à la compréhension de ce qu’est réellement l’existence, de ce que nous sommes réellement (c’est se libérer de « l’ignorance »). Ce qui implique nécessairement un travail sur soi. La pierre d’angle de ce travail sur soi est la méditation (zazen dans le Bouddhisme zen). Cette pratique nous ouvre l’esprit et change notre vision sur le monde, donc influence notre comportement dans la vie concrète. Comment vouloir transformer le monde si je ne me transforme pas moi-même ? On retrouve là la célèbre phrase inscrite sur le fronton du temple de la Pythie à Delphes : «  Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux » et dont Socrate a fait sa devise. Ce qui fait écho aussi à ce qu’a écrit un grand maître Bouddhiste zen japonais du 13em siècle (Me Dogen) : « Etudier la Voie de Bouddha c’est s’étudier soi-même, s’étudier soi-même, c’est s’oublier soi-même, s’oublier soi-même c’est être en communion (ou unité) avec toutes les existences de l’univers, c’est abandonner la barrière entre soi et les autres ».
 Dans le Bouddhisme on parle de « Nature de Bouddha ». Cette expression désigne le potentiel d’éveil qui habite en chaque être humain qu’il soit un criminel ou un sage… Mais il existe aussi dans le même être humain les « trois poisons » : l’avidité, la haine et l’ignorance, qui ont leur origine dans la « Soif »comme il a été expliqué plus haut. Cela signifie qu’en chacun il ya ces deux potentialités et donc qu’on ne peut pas diviser l’humanité en deux : d’un coté les « bons », de l’autre les « méchants ». Le « Bien » et le « Mal » existent en chacun de nous, la ligne de partage entre eux passe au travers de moi et de chacun d’entre nous.
 Le bouddhisme se veut universel. C'est-à-dire que non seulement il s’adresse à tous, mais aussi il se veut « au dessus » et « au-delà » des lois humaines, des croyances, des idéologies, des opinions car tout cela est éphémère, transitoire, impermanent et ne sont que des artefacts… Il n’est pas non plus une théorie abstraite mais la description de la réalité. Il se veut expérimental : l’impermanence, l’interdépendance, le karma, chacun peut l’observer dans sa propre vie… Bouddha disait d’ailleurs : « Vous n’êtes pas obligés de croire ce que je dis, mais expérimentez-le et vous verrez par vous- même ».
 C’est pour toutes ces raisons que lorsque l’on « suit la Voie de Bouddha », et que l’on a compris profondément et intimement la réalité de l’impermanence, de l’interdépendance, du Karma et le sens du « Sermon de Bénarès », on ne peut avoir une attitude de rejet, de discrimination, de stigmatisation ou de haine envers ceux qui ne pense pas comme nous, qui n’ont pas les mêmes comportements que nous, ne s’habillent pas comme nous, n’ont pas le même style de vie que nous... Avant d’être français, allemand, chinois, catholique, musulman ou bouddhiste, catégories qui ne sont que des artefacts éphémères et transitoires (Impermanence), nous sommes d’abord des êtres humains, catégorie plus vraie car non artificielle… Être dans une attitude de rejet et de discrimination est en contradiction avec ces grands principes de l’enseignement de Bouddha que je viens d’évoquer trop succinctement… Le principe du « bouc émissaire » est complètement étranger au Bouddhisme… Un Bouddhiste se tient dans le non-jugement de l’Autre. Il ne porte aucun jugement sur ce qu’il est, sur ses opinions ou son style de vie. Mais il observe seulement les actes. Car dans la relation à l’autre qui tisse notre existence ce qui est important ce sont les conséquences de nos actes sur soi-même (karma) et sur autrui (interdépendance). Ce qui est important c’est ce que l’on fait et comment on le fait… Les valeurs premières du Bouddhisme sont le respect de l’autre, la bienveillance et la compassion envers tout ce qui vie… Il y a une incompatibilité totale entre le Bouddhismes et les idéologies extrêmes qui sont discriminatoires, nationalistes, intolérantes, racistes et qui mettent toute leur énergie à élever des barrières entre soi et les autres et qui ne voient les relations humaines qu’en termes de conflits ! (Le Bouddhisme est la « Voie du milieu »). Motivé par la compassion et l’ouverture à l’autre, le bouddhiste est interpelé par l’injustice, la misère et la souffrance que subit une grande partie de l’humanité, mais aussi par les souffrances infligées aux animaux et par la destruction de notre environnement et dont les causes profondes ont été développées plus haut (La Soif »…
 Le Bouddhisme n’est pas tellement un savoir théorique, il est surtout une pratique, un style de vie, une « façon de faire qui résulte d’une manière d’être…

 Voici quelques citations pour illustrer ce qui vient d’être dit.
 Le Bouddha : « Jamais la haine n’éteint la haine en ce monde, Par l’amour seul la haine est éteinte ». (Dhammapada, 5).
 Shantideva : « Toutes les joies de ce monde proviennent du désir du bonheur d’autrui, tous les malheurs de ce monde proviennent du désir de son propre bonheur ».
 Thich Nhat Hanh : « La compassion est le combustible de toute action sociale. Si on ne parvient pas à ressentir la souffrance d’autrui, on n’est pas vraiment humain… ».

 J’arrête là, ce texte est long pourtant il y aurait encore beaucoup de chose à développer, mais il me semble avoir résumé l’essentiel. Si vous pensez que ce que j’ai écrit n’est pas conforme au Bouddhisme, consultez les enseignements de Bouddha (les Sutra). On en trouve un certain nombre en librairie ! ». Voici des ouvrages qui me semblent importants pour une approche du Bouddhisme : « L’enseignement du Bouddha » de Walpola Rahula ; « Sermons du Bouddha » traduits et présentés par Môhan Wijayaratna ; il y a aussi « Le dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme ». Vous pouvez aussi consulter les Sites bouddhistes, ils sont nombreux mais de valeurs inégales. Et si vous pensez que j’ai fait des entorses à la doctrine merci de me le faire savoir en apportant références et arguments. Je vous en remercie !


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160 réactions à cet article    


  • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 10:26

    « Vous n’êtes pas obligés de croire ce que je dis, mais expérimentez-le et vous verrez par vous- même ».

    C’est là une différence avec le christianisme paulinien qui dit en gros « si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas l’expérimenter ». Mais le Bouddha proposait-il réellement une expérience « gratuite », contrairement à Paul qui affirme que celle-ci est forcément « payante » (l’immense effort de la foi en contrepartie du Salut) ? Pas si sûr... Il serait naïf de croire que suivre la voie du Bouddha pour l’expérimenter serait facile-on prend un tour d’essai et puis on revient si on est satisfait. En réalité, il arrive un moment dans le Bouddhisme où le pratiquant doit parvenir à se « tuer » soi-même (voir le Siddharta de Herman Hesse) : il doit renoncer à contrôler sa propre expérience, il doit abandonner l’illusion de son propre Moi, il doit laisser « ça » agir au travers de lui. Parvenir à cet état de non-agir n’est certainement pas quelque chose qu’on peut faire légèrement, en expérimentant à l’essai. Il s’agit d’une implication complète, d’un sacrifice, d’un renoncement, à la fois extrêmement simple et extrêmement difficile. Ce que Saint Paul propose de faire, c’est de prendre le raccourci de la foi : par elle annihiler toutes les résistances mentales qui font obstacle au plein développement de l’énergie spirituelle. Suivre la voie du Christ (en tant que personnage historique mais aussi en tant que Personne avec un P majuscule), comme les bouddhiste suivent le Bouddha (en tant qu’entité et non en tant que personnage historique, car le Bouddha, contrairement à Jésus, n’a pas montré l’exemple politiquement et n’est pas allé jusqu’à sacrifier sa vie), afin de retrouver la connexion qui n’aurait jamais dû être perdue entre nous-même et le cosmos.


     Le principe du « bouc émissaire » est complètement étranger au Bouddhisme


    A noter qu’il l’est également au judaïsme et au christianisme, et qu’il y est même dénoncé en permanence.


    Il ne porte aucun jugement sur ce qu’il est, sur ses opinions ou son style de vie. Mais il observe seulement les actes.


    Très bon point. Cela serait tellement agréable si tout le monde adoptait ce principe. Il n’y a qu’à voir comment la bien-pensance actuelle fustige non les actes, mais les opinions. Pour certaines personnes, il est déjà criminel d’avoir des préjugés défavorables sur l’homosexualité (par exemple), même si ces préjugés ne conduisent nullement à des actes de violence. La voie du Bouddha pourrait assainir les débats en désamorçant les passions liées aux opinions.


    Très bonne présentation dans l’ensemble.


    • yoananda 15 septembre 2011 11:08

      « expérimentez par vous même » :
      a ceci près que le Bouddha nous a donné une méthode, vipassana pour expérimenter ...
      Si l’on se contentait de « faire des efforts pendant des vies et puis pouf a un moment on se libère », soit je comprendrais. Mais vipassana, tu sais (en exagérant je dirais presque) dès les premières minutes si ca fonctionne ou non et si ca vaut le coup de continuer.
      Disons au max quelques jours de pratique intensive suffisent a convaincre.


    • Guy Raynaud 15 septembre 2011 11:22

      A yoananda : Il existe dans le Bouddhisme un principe que nous appelons « mushotoku » dans le bouddhisme zen, qui signifie :« être sans esprit de profit »., On pratique la Voie sans « but » pour soi-même. Ce qui rejoint la parole de Guillaume d’Orange : « il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».


    • gaijin gaijin 15 septembre 2011 11:29

      attention a la lecture du bouddhisme avec des lunettes judéo chrétiennes ça ne donne pas de bons résultats
      il n’y a pas de notion de sacrifice où de renoncement au sens ou on l’entend habituellement
      si on prend conscience que le soi est une illusion a quoi renonce t’ on ?
      c’est la différence
      dans le christianisme « de base » on vous propose de renoncer au profit de l’ acquisition d’une place dans un paradis futur
      rien de cela dans le bouddhisme même s’il y à eut des dérives a certaines périodes
      le fait qu’il existe une tradition ascétique a souvent induit les gens en erreur : ce n’est qu’une question de choix individuel pas une nécessité


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 11:31

      Je dirais que pour « essayer », il faut déjà être dans une disposition d’esprit favorable. Si l’on applique la méthode avec un esprit d’expérimentateur scientifique (« voyons-voir si ça marche ou pas »), il est certain qu’on obtiendra aucun résultat. Essayer, c’est essayer complètement, c’est un investissement total et profond, pas une expérimentation critique, sinon ça ne donne rien.


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 11:47

      dans le christianisme « de base » on vous propose de renoncer au profit de l’ acquisition d’une place dans un paradis futur
      rien de cela dans le bouddhisme même s’il y à eut des dérives a certaines périodes


      Dans le Bouddhisme que je serais tenté de qualifier « de base » également, il y a la promesse. Pas de renaître dans une vie meilleure, puisque la réincarnation est déjà le substrat de base des traditions au sein desquelles le bouddhisme a fleuri, mais d’être libéré.
      Il n’y a que dans le bouddhisme que je serais tenté d’appeler « ésotérique » que ces considèrations de vie future sont évacuées. Mais dans le christianisme « ésotérique » également, le paradis ne désigne pas un lieu où l’on se retrouve, mais plutôt un petit coin d’éternité qu’on parvient à se creuser dans le présent, une fois qu’on a pris conscience que, hors de Dieu, l’individu n’est que néant et vanité.

      Je suis conscient qu’il y a un risque à rapprocher comme je l’ai fait le bouddhisme du christianisme. Je ne voudrais pas laisser croire que je suis tenté par un quelconque syncrétisme. Les deux traditions contiennent des points inconciliables si l’on reste à un certain niveau d’interprétation, et il est nécessaire que ces points de divergence existent. Cependant, j’estime également nécessaire d’intervenir ainsi pour dire que la dimension spirituelle très profonde qui se trouve dans le bouddhisme peut également se trouver dans le christianisme. Il est dommage de venir chercher dans les traditions étrangères ce qu’on aurait pu trouver dans des traditions plus accessibles car faisant partie de notre héritage culturel. Beaucoup de gens ignorent cela, et font des détours susceptibles de leur faire perdre du temps et de l’énergie.


    • dawei dawei 15 septembre 2011 14:18

      ah quelle gnose adhere tu ?
      Rose Croix ?
      Je demande ça par simple curiosité.


    • Gollum Gollum 15 septembre 2011 14:29

      Cependant, j’estime également nécessaire d’intervenir ainsi pour dire que la dimension spirituelle très profonde qui se trouve dans le bouddhisme peut également se trouver dans le christianisme.


      C’est si vrai que bon nombre de chrétiens pratiquent la méditation assise aujourd’hui. Dans cette recherche de ponts entre Orient et Occident quant à l’essence de la spiritualité on peut citer le moine trappiste Thomas Merton. Ainsi qu’un moine anonyme auteur d’un très intéressant ouvrage, désormais classique. Bien évidemment, les pisse-froids plus ou moins intégristes ne verront dans ces approches rien d’autre que l’œuvre de Satan... tant ils sont désespérément attachés à la lettre.. vous savez celle qui tue l’Esprit. smiley

    • Gollum Gollum 15 septembre 2011 14:33

      Si l’on applique la méthode avec un esprit d’expérimentateur scientifique (« voyons-voir si ça marche ou pas »), il est certain qu’on obtiendra aucun résultat.


      Par contre je ne suis pas d’accord avec ça. Pratiquer la méditation assise avec ce genre d’approche, si la pratique est correcte, apporte un résultat. C’est bien là l’intérêt de la méditation.
      Elle est d’ailleurs abondamment utilisée en Chine notamment pour ses effets médicaux incontestables...

    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 14:35

      ah quelle gnose adhere tu ?

      Je suis a-gnose-ique ! Non, sincèrement, je ne sais pas répondre. Je me définirais comme catholique hétérodoxe et ouvert.
      Et je ne sais rien des Rose-Croix.


    • dawei dawei 15 septembre 2011 14:36

      interessant ce que tu dis.
      Mon analyse, c’est que les satanistes sont ceux qui n’ont que Satan à la bouche, et donc lui donnent de l’importance (voire même lui apportent une certaine energie cf egregore, concept dont je connais l’existence, mais pas les détails) or la plupart se disent religieux chretiens, juifs, musulmans ou autre. Ils sont omnibulés par le mal tout en feignant d’en être écœuré, alors qu’ils pourraint se concentrer à tenter de faire le bien, y compris en pensée .


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 16:10

      Par contre je ne suis pas d’accord avec ça. Pratiquer la méditation assise avec ce genre d’approche, si la pratique est correcte, apporte un résultat.

      Mais quel résultat ?


    • Gollum Gollum 15 septembre 2011 16:26

      Sinon pour en revenir à l’approche du bouddhisme par certains moines chrétiens, on peut consulter ici : http://www.buddhaline.net/spip.php?article747


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 16:46

      Attendez, ce que je dis, c’est que l’état d’esprit qui motive la pratique doit être à la base ouvert et attentif. Si l’on pratique en étant réfractaire, avec un état d’esprit critiqueou sceptique, on n’arrivera bien sûr à rien.
      De plus, quand je demande « quel effet », ce n’est pas pour que vous me donniez une réponse, mais pour demander si c’est le but ultime qui est atteint ainsi. Dans mon commentaire initial, je disais que l’Illumination n’est pas gratuite, qu’elle ne vient pas toute seule si l’on pratique sagement, mais qu’il faut payer, c’est à dire fournir un effort. Beaucoup de récits d’expériences mystiques font état d’une longue phase d’obscurité, de stagnation, où le pratiquant ne sait plus comment avancer. Cette traversée du désert se termine quand le pratiquant lâche franchement prise et s’en remet à la grâce divine. C’est ça que j’appelle « payer ». Si l’on n’est pas prêt à faire cela, alors on pratique une méthode de bien-être, mais on ne va pas plus loin.
      J’espère que je me suis mieux fait comprendre.


    • Gollum Gollum 15 septembre 2011 18:24

      Attendez, ce que je dis, c’est que l’état d’esprit qui motive la pratique doit être à la base ouvert et attentif. 

      Oui c’est bien comme ça que j’avais compris. 

      Si l’on pratique en étant réfractaire, avec un état d’esprit critique ou sceptique, on n’arrivera bien sûr à rien. 

      Bien évidemment mais vous aviez écrit : « Si l’on applique la méthode avec un esprit d’expérimentateur scientifique ( »voyons-voir si ça marche ou pas« ) »

      Or si on pratique avec une approche « voyons-voir si ça marche ou pas », cette approche est neutre, donc favorable à d’éventuels effets...


      De plus, quand je demande « quel effet », ce n’est pas pour que vous me donniez une réponse, mais pour demander si c’est le but ultime qui est atteint ainsi. 

      Bien évidemment qu’au début l’on ne va pas atteindre le satori, cela va de soi...

      Dans mon commentaire initial, je disais que l’Illumination n’est pas gratuite, qu’elle ne vient pas toute seule si l’on pratique sagement, mais qu’il faut payer, c’est à dire fournir un effort.

      En ce qui concerne la méditation le seul effort à fournir est la constance dans la pratique. Avec le temps, celle-ci devient de plus en plus profonde et facile. Le Satori s’il doit survenir prend le méditant par surprise quand il lâche définitivement prise. Certains méditants sont pris de panique devant la prise de conscience qu’ils sentent approcher, que tout est vacuité.

       Beaucoup de récits d’expériences mystiques font état d’une longue phase d’obscurité, de stagnation, où le pratiquant ne sait plus comment avancer. Cette traversée du désert se termine quand le pratiquant lâche franchement prise et s’en remet à la grâce divine. 

      Effectivement. Toutefois, ne pas confondre les mystiques chrétiennes avec les pratiques orientales qui partent à la base d’une philosophie différente. Les ascètes chrétiens sont souvent assez rudes, recherchent souvent une souffrance intense. Rien de tel dans le bouddhisme qui a en horreur les pratiques ascétiques extrêmes. Pour un bouddhiste, il faut pratiquer la Voie du Milieu, à mi-chemin du laxisme et de l’ascèse extrême. De plus, surtout dans le Vajrayana, on fait grandement appel à l’intelligence et à la finesse d’analyse du pratiquant. Le rôle du maître (lama) est central, alors que le mystique chrétien est bien souvent livré à lui-même.

      C’est ça que j’appelle « payer ». Si l’on n’est pas prêt à faire cela, alors on pratique une méthode de bien-être, mais on ne va pas plus loin.
      J’espère que je me suis mieux fait comprendre.

      Je pense qu’en gros on est à peu près d’accord... smiley



    • amipb amipb 15 septembre 2011 21:35

      Cela fait plaisir de voir enfin des discussions intéressantes sur la religion en général, et sur le bouddhisme en particulier.

      Comme Gollum, je ne suis pas d’accord quant au manque d’esprit critique, qui serait « nécessaire » à la bonne pratique de la méditation. Il me semble, au contraire, et Matthieu Ricard ne le démentirait pas, que l’approche du Bouddha est profondément scientifique et seul l’attachement au maître semble nécessiter la foi. Une foi, d’ailleurs, qui ne nécessite ensuite pas forcément d’objet pour être efficace.

      La science s’efforce d’ailleurs, depuis quelques années, de comprendre les mécanismes ainsi que les effets (psychiques et physiologiques) de la méditation et de certaines autres pratiques (projections, développement de la compassion, etc.) sur le corps et le cerveau. Ses découvertes récentes sont pour le moins intéressantes : sensibilité plus faible à la douleur, défenses immunitaires renforcées (PDF ici), élimination de l’insomnie, stabilité de l’humeur, modification profonde du cerveau (ici) et production d’ondes de forte intensité (ici)

      Quant au thème de l’article, je ne puis qu’être d’accord, pour m’être moi-même un peu accroché avec « Catherine Ségurane ». Le bouddhisme a malheureusement été très adapté par les occidentaux et permet parfois le développement d’un égoisme tout à fait opposé à la doctrine originelle. Sans parler de tout l’environnement New Age qui entoure parfois certaines célébrations ou conférences.

      On ne peut se qualifier de « bouddhiste » si l’on ne suit pas les enseignements du Bouddha, qui réclament : de prendre refuge, de respecter les 5 préceptes et de suivre le sentier octuple.

      Être bouddhiste est extrêmement difficile surtout dans notre monde moderne.


    • Jean 15 septembre 2011 21:52

      Le chrétien qui recherche la souffrance est un crétin.

      Un texte de moi (le démon est assimilé au mental livré à lui-même)


      "l’ Homme nouveau qui naît -mental séparé de l’ « intelligence du cœur »- découvre en lui un angoissant et terrible néant. Les Saints du christianisme expérimentent d’ abord la noirceur de l’ âme, un gouffre insondable de l’ intériorité, la vacuité, l’ horreur de la solitude existentielle, ...souffrance du nouveau-né.


      Pour tenter de comprendre, proposons ceci : l’ idée de néant est un vertige nous appelant à parvenir à l’ humilité absolue (ne plus « paraître »). Mais finalement, le néant ne supporte pas son existence (la nature a réellement horreur du vide) ;

      à la manière dont le physicien nous parle de l’ « énergie du vide » et qui engendre (?), le taoïsme s’ exprime sur le « vide parfait », le bouddhisme sur la vacuité, et le Chrétien fait référence à un « Dieu (?) » dont l’ origine -Son « champ » d’ existence- ne se conçoit pas.


      Le Christ sur la croix appelle Son « Père », mais nul ne répond ; et le Christ-Homme meurt : condition de l’ Homme dans sa solitude existentielle terrifiante, inexorable (le démon dans la géhenne) -mais seulement d’ apparence-, et sa condition de mortel.

      Il a soif ...de notre rayonnement : nous appelle à la divinisation, c’ est là qu’ EST Dieu.

      « Ecce Homo » dit Pilate : le Christ EST Tous les Hommes !


      Et le mental prend conscience de son aspect ténu, si ténu... par rapport à l’ « Etre » !"


      A votre sagacité !


    • Lorelei Lorelei 16 septembre 2011 00:20

      La mot buddhisme est une invention occidental, il s’agit du dharma pour commencer et enfin
      dans cette philosophie spirituelle, il s’agit d’expérimenter soi même les choses et non de croyances, par ailleurs on arrive à comprendre que tout le savoir du monde est en vous, et non dans une autorité, où une croyance qui vous dicte votre vie, enfin le monothéisme est une invention tire des tablettes de sumer

      Lucifer : La légende du paradis perdu...
      à mediter...

      Nous ne devrions pas croire à une chose uniquement parce qu’elle a été dite,

      ni croire aux traditions parce qu’elles ont été transmises depuis l’antiquité,

      ni aux « on dit » en tant que tels,

      ni aux écrits des sages parce que ce sont des sages qui les ont écrits,

      ni aux imaginations que nous supposons nous avoir été inspirées par un Déva

      ( et que nous croyons être une inspiration spirituelle ) ,

      ni aux déductions tirées de quelque hypothèse hasardeuse que nous aurions pu faire,

      ni à ce qui parait être une nécessité analogique,

      ni croire sur la simple autorité de nos instructeurs ou de nos maîtres ;

      mais nous devons croire à un écrit, à une doctrine ou à une affirmation

      lorsque notre raison et notre expérience intime les confirment.

      C’est pourquoi,

      je vous ai enseigné à ne pas croire simplement d’après ce qui vous a été dit,

      mais conformément à votre expérience personnelle,

      et puis à agir en conséquence et généreusement.

      Il ne faut pas croire quelque chose parce qu’un sage le dit,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est d’usage,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est écrit,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est réputé être divin,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce qu’autrui y croit.

      Croyez seulement ce que vous jugez être vrai pour vous

      BOUDDHA ” ” ” ” ” ” ”

      Il existe une chose très simple pour répondre à la propagande négative voir ce site http://www.huyghe.fr/actu_304.htm et mon billet précédent « Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie ». Mais aussi tout simplement aux drames de la vie, c’est la prospérité, c’est la réponse la plus appropriée…

       

       Corne d’abondance

       

      La meilleure des choses que vous ne puissiez jamais faire c’est d’obtenir l’abondance en toute chose, c’est de vous mettre dans l’état d’esprit que vous êtes le maitre de votre propre richesse, que votre production se doit d’être récompensée à sa juste valeur. Soyez maître de votre prospérité car c’est la clé pour être le maitre de son destin, le capitaine de son âme…

      A partir de là il en découle une conséquence refuser toujours peu importe le motif fussent-ils travestis des meilleurs intentions du monde que l’on diminue vos capacités à prospérer, peu importe si pour vous c’est d’écrire, de jouer au théâtre, de danser ainsi de suite, prospérer tout simplement dans votre couple dans votre pays votre groupe etc…et n’oublions pas que cette prospérité ne peut pas s’atteindre si on détruit toutes les capacités à l’homme d’être prospère, or toutes les propagandes noirs ont ce but et ce seul but.

      Son corollaire positif est alors tous discours de relation publique proposant une vision la possibilité de laisser à la majorité d’avoir de la richesse sans pour autant tomber dans l’excès.

      En appliquant quelques principes, ces quelques outils de reconnaissance de la désinformation, en restant éveillé, car la vigilance est le chemin du royaume immortel. La négligence celui qui conduit à la mort dixit Buddha. Et selon Thomas Jefferson c’est le prix de la liberté et c’est peu payé en réalité.

       

      Nous ne devrions pas croire à une chose uniquement parce qu’elle a été dite,

      ni croire aux traditions parce qu’elles ont été transmises depuis l’antiquité,

      ni aux « on dit » en tant que tels,

      ni aux écrits des sages parce que ce sont des sages qui les ont écrits,

      ni aux imaginations que nous supposons nous avoir été inspirées par un Déva

      ( et que nous croyons être une inspiration spirituelle ) ,

      ni aux déductions tirées de quelque hypothèse hasardeuse que nous aurions pu faire,

      ni à ce qui parait être une nécessité analogique,

      ni croire sur la simple autorité de nos instructeurs ou de nos maîtres ;

      mais nous devons croire à un écrit, à une doctrine ou à une affirmation

      lorsque notre raison et notre expérience intime les confirment.

      C’est pourquoi,

      je vous ai enseigné à ne pas croire simplement d’après ce qui vous a été dit,

      mais conformément à votre expérience personnelle,

      et puis à agir en conséquence et généreusement.

      Il ne faut pas croire quelque chose parce qu’un sage le dit,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est d’usage,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est écrit,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce que c’est réputé être divin,

      Il ne faut pas croire quelque chose parce qu’autrui y croit.

      Croyez seulement ce que vous jugez être vrai pour vous

      BOUDDHA ” ” ” ” ” ” ”

      Il existe une chose très simple pour répondre à la propagande négative voir ce site http://www.huyghe.fr/actu_304.htm et mon billet précédent « Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie ». Mais aussi tout simplement aux drames de la vie, c’est la prospérité, c’est la réponse la plus appropriée…

       

       Corne d’abondance

       

      La meilleure des choses que vous ne puissiez jamais faire c’est d’obtenir l’abondance en toute chose, c’est de vous mettre dans l’état d’esprit que vous êtes le maitre de votre propre richesse, que votre production se doit d’être récompensée à sa juste valeur. Soyez maître de votre prospérité car c’est la clé pour être le maitre de son destin, le capitaine de son âme…

      A partir de là il en découle une conséquence refuser toujours peu importe le motif fussent-ils travestis des meilleurs intentions du monde que l’on diminue vos capacités à prospérer, peu importe si pour vous c’est d’écrire, de jouer au théâtre, de danser ainsi de suite, prospérer tout simplement dans votre couple dans votre pays votre groupe etc…et n’oublions pas que cette prospérité ne peut pas s’atteindre si on détruit toutes les capacités à l’homme d’être prospère, or toutes les propagandes noirs ont ce but et ce seul but.

      Son corollaire positif est alors tous discours de relation publique proposant une vision la possibilité de laisser à la majorité d’avoir de la richesse sans pour autant tomber dans l’excès.

      En appliquant quelques principes, ces quelques outils de reconnaissance de la désinformation, en restant éveillé, car la vigilance est le chemin du royaume immortel. La négligence celui qui conduit à la mort dixit Buddha. Et selon Thomas Jefferson c’est le prix de la liberté et c’est peu payé en réalité.

       


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 16 septembre 2011 05:39

      Amiqpb écrit :


      Quant au thème de l’article, je ne puis qu’être d’accord, pour m’être moi-même un peu accroché avec « Catherine Ségurane ». Le bouddhisme a malheureusement été très adapté par les occidentaux et permet parfois le développement d’un égoisme tout à fait opposé à la doctrine originelle.

      ____

      Ma réponse :

      1) sur le fait que les Occidentaux aient adapté le bouddhisme, je réponds que c’est leur droit ; tous les autres peuples l’ont adapté aussi ; le bouddhisme tibétain ne ressemble pas au bouddhisme théravada ; les occidentaux ont parfaitement le droit de conserver leur culture et leurs valeurs (émancipation de l’individu, méfiance vis à vis des "maîtres) quand ils deviennent bouddhistes ; ils en ont d’autant plus le droit que le bouddhisme comporte, dans son code génétique, une bonne part de philosophie grecque (voir mes articles)

      2) les accusations d’égoïsme sont idiotes ; les occidentaux ne sont pas plus égoïstes que les autres ; quand on voit, en orient, dans les pays traditionnellement bouddhistes, comment les femmes sont traitées, on ne peut que constater que l’égoisme masculin s’y porte fort bien ; avec la bénédiction des autorités bouddhistes, qui réservent aux hommes l’autorité en matière spirituelle (prédominance des moines, qui sont des hommes, sur les laïcs et sur les rares nonnes).


    • Rounga Roungalashinga 16 septembre 2011 08:56

      Bien évidemment mais vous aviez écrit : « Si l’on applique la méthode avec un esprit d’expérimentateur scientifique ( »voyons-voir si ça marche ou pas« ) »

      Or si on pratique avec une approche « voyons-voir si ça marche ou pas », cette approche est neutre, donc favorable à d’éventuels effets...

      Oui, je m’étais mal exprimé. Je voulais en fait parler d’un état d’esprit plus refractaire. « Voyons voir si ça marche ou pas » est en effet déjà une attitude ouverte et ne correspond pas à ce que j’ai voulu exprimer. Pour bien faire comprendre à quoi je pensais, je vais prendre l’exemple de l’esprit sarcastique qui anime pas mal d’athées de ce site qui trouvent le moyen de railler dès qu’il est question de choses spirituelles. Ils sont une illustration de l’état d’esprit dans lequel il est impossible d’essayer en escomptant des résultats.


    • Gollum Gollum 16 septembre 2011 09:24

      Le chrétien qui recherche la souffrance est un crétin.

      Pas forcément. Tout dépend de la motivation intérieure. Si la motivation intérieure est bonne, cela peut se justifier. Beaucoup de mystiques chrétiens recherchèrent la souffrance pour s’identifier au Crucifié par amour. St François d’Assise, Catherine Emmerich, Yvonne Aimée de Malestroit, Marthe Robin, Padre Pio, toutes et tous des mystiques stigmatisés, dont la vie entière fut un calvaire sur le plan physique, mais qui manifestèrent nombre de manifestations quasi miraculeuses au regard de la science moderne. A savoir : pertes de sang au delà de la normale devant entraîner normalement la mort du sujet, absence de prise de nourriture (Marthe Robin), bilocation (Padre Pio), perception directe de l’état d’une âme, etc... le tout accompagné bien souvent d’une imputrescibilité du corps après la mort, celui-ci dégageant un parfum suave...


      Je ne pense pas qu’avec de tels fruits on puisse balayer tout cela d’un revers de main..


      Voir l’ouvrage d’Aimé Michel sur ce sujet.



    • Rounga Roungalashinga 16 septembre 2011 09:27

      Voir l’ouvrage d’Aimé Michel sur ce sujet.

      Il est introuvable, ce bouquin ! Ou alors à des prix exorbitants.


    • Rounga Roungalashinga 16 septembre 2011 09:29

      Ah si, sur le lien que vous donnez, il est trouvable d’occasion...


    • De la hauteur 16 septembre 2011 10:25

      il faut dire loreleï que vous avez une lecture de la réalité des chose un peut naïve et que vous voulez vois que vous voulez voir au point que dans de vos écrits vous prêtez foi à cela :
      <Il y a 2500 ans le Bouddha a découvert l’atome, non pas intellectuellement, mais en l’expérimentant sur lui-même : ces particules élémentaires il les nommait attha kalàpà(en PALI) : la plus petite particule de matière, indivisible, composée de quatre éléments et de leurs caractéristiques.>


       Heureusement que le Bouddha n’est plus dans tombe,car il y a pas de doute, vous le retournées.
       

    • Jean 16 septembre 2011 13:40

      Il y a une différence entre rechercher la souffrance pour ressembler au Christ (orgueil) et l’ accepter car elle est une voie de délivrance « le poids est la voie ».

      La souffrance est messagère, que messagère. Pas un but en soi, elle doit disparaître.

      Le Chrétien n’ est pas un maso.


    • Gollum Gollum 16 septembre 2011 15:36

      Il y a une différence entre rechercher la souffrance pour ressembler au Christ (orgueil) et l’ accepter car elle est une voie de délivrance « le poids est la voie ».

      Accepter la souffrance si l’on est assez adulte est relativement facile. Quant à vouloir souffrir pour ressembler au Christ, cela peut être motivé par l’orgueil... ou l’Amour.

      La souffrance est messagère, que messagère. Pas un but en soi, elle doit disparaître.

      Tout à fait. Mais pour ces mystiques précisément, la souffrance n’est qu’un outil : elle sert à faire grandir son amour pour le Christ. Ste Thérèse de Lisieux a dit : souffrir passe, avoir souffert ne passe jamais.

      Le Chrétien n’ est pas un maso. Voir du masochisme dans le comportement de ces mystiques serait de faible psychologie. Ces gens ne souffrent pas pour leur plaisir, mais par amour pour le Christ. 

      Notons que la souffrance est aussi utilisée chez beaucoup d’ascètes yogin en Inde. Là aussi, nul masochisme. La souffrance est utilisée pour transcender la condition humaine et atteindre des états divins. 




    • Tarouilan Tarouilan 18 septembre 2011 15:47

      Et le Bouddhisme...... support de la guerre géopolitique US du Dalaï-lama..... ?

      Édifiant ; http://www.dailymotion.com/video/x6eia7_le-vrai-dalai-lama_news?start=0#from=embed Et c’est d’une chaine de TV française alignée sur le système atlantiste en plus !

       


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 10:48

      Ben si, justement...


    • Guy Raynaud 15 septembre 2011 11:02

      Oui il y a des convergences entre les traditions spirituelles.


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 11:22

      Il dit bien que la Bible contient la description du processus de bouc-émissarisation, à travers, entre beaucoup d’autres, la crucifixion du Christ, mais il explique aussi en quoi cette description est une dénonciation complète de ce processus, puisque, contrairement aux autres mythes contenant également des récits de rituels sacrificiels, la victime est présentée comme innocente, ce qui désamorce totalement la violence du phénomène. Donc c’est bien ce que je dis : le principe du bouc-émissaire est étranger au judaïsme et au christianisme (car montré, mais du point de vue des victimes), et il en est même la dénonciation.


    • Rounga Roungalashinga 15 septembre 2011 11:49

      Votre argument est spécieux.

      Ce n’est pas mon argument mais celui de René Girard. Il est exposé en détail dans Des choses cachées depuis la fondation du monde. Même si la crucifixion est sans doute possible l’acmé de la description du processus victimaire, l’Ancien Testament fourmille également d’exemple de la même sorte.


    • Lorelei Lorelei 16 septembre 2011 13:10

      le principe du dharma est de prendre responsabilité de ses actes et idées et donc ça n’a rien à voir avec vos propos en realité...si on fait attention, là c’est du squirelle...


    • tikhomir 15 septembre 2011 11:01

      « Le Bouddha : « Jamais la haine n’éteint la haine en ce monde, Par l’amour seul la haine est éteinte ». (Dhammapada, 5). »

      Cest ça qui m’interpelle beaucoup car dans le fond c’est très juste. Néanmoins pour y adhérer totalement, il faut savoir ce que l’on met sous le mot « amour »...

      @L’auteur (ou quelqu’un qui verse dans le bouddhisme), deux questions, au moins pour commencer :

      Qu’est-ce que l’amour pour un bouddhiste ? Quel est le plus grand amour ?


      • Guy Raynaud 15 septembre 2011 11:05

        « Amour » n’est certainement pas une très bonne traduction. Bouddha parle surtout de bienveillance et de compassion.


      • tikhomir 15 septembre 2011 11:14

        Dommage... La mauvaise traduction serait donc à mes yeux un meilleur enseignement que la réalité prêchée.

        Ceci dit cela ne change rien aux questions : Qu’est-ce que l’amour pour le bouddhisme ? Quel est le plus grand amour ?


      • Guy Raynaud 15 septembre 2011 11:30

        A tikhomir : Tu aimeras ton prochain comme toi même« . »ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse ne le fait pas non plus à autui« et ce que tu aimerais qu’on te fasse fait le aussi à autui ».


      • tikhomir 15 septembre 2011 11:51

        Cela ne répond pas vraiment... Dommage...

        Ceci dit, sans cautionner tout l’article, l’article est bien et contient de vraies sagesses qui devraient être appliquées plus largement.

        Merci à vous.


      • Gilbert Gilbert 15 septembre 2011 14:25

        Salut tikhomir

        L’amour pour un bouddhiste est à la foi infini et inconditionnel. Il s’adresse à tous les êtres, et donc bien sûr à soi même. Il résulte notamment de la compréhension des causes du bonheur et de la souffrance.

        On peut retrouver un peu de cet amour durant les premiers instant qui suivent le coup de foudre. Malheureusement, il est rapidement parasité par l’attachement. L’objectif est donc de parvenir à séparer amour et attachement, puis d’étendre cet amour à tous les êtres. La sensation de bien-être qui en résulte en devient d’autant plus puissante.

        Si tu veux en savoir plus, trouve des enseignements d’un maître authentique (qui a réalisé l’éveil), ça sera bien mieux que toutes les explications que tu peux trouver ici (les miennes y compris).


      • tikhomir 15 septembre 2011 15:35

        Ah, un début de vraie réponse. Merci @Gilbert pour cette réponse partielle que j’avoue trouver surprenante.

        Pour le maître, il faut que je trouve le temps mais pourquoi pas. Cela nécessitera certainement que je me déplace dans une autre ville car des gens comme ça, ça ne doit pas courrir les rues dans ma ville.

        Si d’autres bouddhistes ont leur avis (ou un avis), je suis preneur.

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