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Accueil du site > Actualités > Religions > Des affiches de Mahomet en jeune éphèbe circulent à Téhéran

Des affiches de Mahomet en jeune éphèbe circulent à Téhéran

MuslimcMaintenant que ça se tasse, dit l’incendiaire à l’affût, si on en remettait un coup, sur les caricatures de qui vous savez ? Incendiaire ? Non, plutôt rabatteur de caquets. Voici donc un « portrait » du prophète Mahomet, jeune et un tantinet équivoque - rien à voir, certes, avec le vieux barbu caricaturé au Danemark. Quoi qu’il en soit, cette icône n’a nullement été jugée iconoclaste en Iran, où elle circule sous forme d’affiches depuis la fin des années 1980.

C’est le quotidien de Genève, Le Temps, qui raconte l’affaire dans un article fort intéressant [22/02/06] intitulé Ces étranges portraits de Mahomet jeune. L’auteur, Patricia Briel, explique comment deux ethnologues suisses, Pierre et Micheline Centlivres, collectionneurs d’images populaires du monde musulman, ont ramené de leurs voyages quelques-uns de ces portraits à l’esthétique kitsch, imprimés et mis en vente à Téhéran, Qom et autres villes iraniennes.

Muslimb1 « Au hasard d’une promenade à Paris, poursuit l’article, les deux ethnologues sont tombés sur une affichette signalant une exposition de photographies orientalistes de l’Allemand Rudolf Franz Lehnert (1878-1948). Le portrait figurant sur l’affiche ressemble étrangement à l’éphèbe de leurs posters. En visitant l’exposition, ils découvrent avec stupeur le modèle original : une photo datant de 1905 ou 1906, sur laquelle sourit un jeune Arabe à l’épaule dénudée. »

La découverte a été rapportée dans la revue Etudes photographiques de novembre 2005, images à l’appui [celles reproduites ici]. Les ethnologues disent ignorer comment cette photo, réalisée en Tunisie par Lehnert et éditée par son associé Ernst Heinrich Landrock (1878-1966), a pu arriver en Iran. Toujours est-il qu’elle y circule abondamment sous cette forme kitcho-sensuelle, que doivent apprécier les amateurs d’éphèbes.

A ce propos, Patricia Briel précise : « Il est toutefois piquant de constater que les éditeurs iraniens se sont inspirés d’une photographie à l’esthétique sensuelle. Outre les déserts, les marchés et les quartiers de Tunis, Lehnert et Landrock aimaient également publier des photographies de fillettes prépubères et de jeunes garçons en partie dévêtus. Les deux associés, qui avaient créé une entreprise d’édition florissante à Tunis, puis au Caire, s’étaient rencontrés en Suisse en 1904. Comme le remarquent Pierre et Micheline Centlivres dans l’article paru dans la revue Etudes photographiques, « les jeunes garçons pris pour modèles ne laissaient pas insensible une clientèle européenne adepte de « l’amour qui n’ose pas dire son nom ». C’est l’époque de L’Immoraliste d’André Gide, qui n’a pas hésité à chanter la beauté des jeunes garçons du Maghreb ».Muslima

Ne doutons pas de l’aspect séduisant du jeune Mahomet, par contraste avec ses représentations danoises en vieux sbire barbu et, qui plus est, coiffé d’une bombe. Une bombe à retardement, certes, mais dont l’effet de souffle n’avait tout de même rien à voir avec l’interdit prétendu par d’aucuns de ladite représentation selon la loi islamique. On sait désormais à qui a profité le crime de lèse-prophète.

© Ph. Études photographiques


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583 réactions à cet article    


  • Marsupilami (---.---.161.231) 1er mars 2006 11:21

    Très intéressant. Cela me rappelle ce que disait Levy-Strauss dans Tristes tropiques à propos de l’art musulman :

    « Pourquoi l’art musulman s’effondre-t-il si complètement dès qu’il cesse d’être à son apogée ? Il passe sans transition du palais au bazar. N’est-ce pas une conséquence de la répudiation des images ? L’artiste, privé de tout contact avec le réel, perpétue une convention tellement exsangue qu’elle ne peut être rajeunie ni fécondée. Elle est soutenue par l’or, ou elle s’écroule (...) Sur le plan esthétique, le puritanisme islamique, renonçant à abolir la sensualité, s’est contenté de la réduire à ses formes mineures : parfums, dentelles, broderies et jardins ».


    • (---.---.168.130) 1er mars 2006 11:43

      Caricatures : BHL s’emmêle les crayons

      David Bescond, ancien rédacteur en chef du site aipj.net, rejoint LibertyVox. Il s’interroge sur certains propos de BHL au sujet de l’affaire des caricatures de Mahomet.

      Réponse au philosophe Bernard-Henri Lévy.

      En préambule je tiens à souligner qu’il ne s’agit pas de porter sur le philosophe français un regard négatif. Trop souvent pris pour cible par des extrémistes j’exprime un simple désaccord sur des passages importants de son intervention au journal « Le Monde » du 14 février 2006. Je lui conserve mon estime.

      Vous dites que l’on peut trouver les caricatures danoises sur le prophète médiocres. Cela m’importe peu. L’essentiel n’est pas là. Et l’appréciation d’un art est toujours très subjectif. Vous dites que ces caricatures peuvent avoir un « air de famille avec les caricatures antisémites ou racistes des années 1930 ou 1950 ». Comparaison n’est pas raison. Je ne vois pas dans ces caricatures des attaques contre les musulmans en général, comme jadis contre les juifs, mais uniquement une dérision envers une figure religieuse. Et puisque vous aimez les comparaisons, je trouve que ces caricatures se rapprochent davantage de celles de la fin du XIXème siècle et du début du XXème qui tournaient en dérision, et avec quelle férocité, l’église catholique en France. Le récent centenaire de la séparation de l’église et de l’Etat a permis à nos compatriotes de se remémorer l’audace de ces caricatures.

      Vous dites que « montrer ainsi le Prophète et le montrer, qui plus est, sous ce visage bête et odieux, n’était pas la meilleure idée qui soit dans le contexte du moment et équivalait à jeter une allumette dans une flaque d’essence ». Une fois encore je ne relève pas votre appréciation sur la qualité de ces caricatures pour les deux raisons citées plus haut. En revanche pourquoi faudrait-il réserver à Mahomet un traitement de faveur qui ne s’applique ni au Pape, ni à Jésus, ni à Bouddha, ni à Yahvé, ni à aucune autres figures religieuses ou non ? Et si tel devait être le cas, les mêmes, qui aujourd’hui prennent la défense des intégristes musulmans, condamneraient les réactions des fidèles catholiques, juifs ou autres au nom de la liberté d’expression.

      - Faut-il comprendre que les musulmans ne sont pas doués de raison ? Les réactions disproportionnées de millions de musulmans à la publication de simples dessins sont en effet à mettre en parallèle avec l’absence de réaction des masses musulmanes devant les morts du terrorisme islamiste, les actes de barbarie commis au nom de l’islam.
      - Que l’interdiction de caricaturer Mahomet ou de le blasphémer, et je revendique cette liberté de blasphémer, s’applique également aux non-musulmans ? Il convient alors de se demander si la minorité musulmane en Europe est capable d’accepter et de comprendre les règles démocratiques de nos sociétés libérales.
      - Que face au fascisme il existe un bon et un mauvais moment pour s’opposer, se battre ? J’estime que le combat contre le fascisme islamique est un combat de chaque instant et que ce brasier n’est pas né de la publication des caricatures mais de la percussion des tours du World Trade Center le 11 septembre 2001. Croire que l’on peut tergiverser avec les islamo-fascistes, gagner du temps, les amadouer, les amener à la raison, attendre un contexte plus favorable, c’est commettre la même erreur, allons-y pour une nouvelle comparaison, que celle commise par les pacifistes ou les germanophiles vis-à-vis des nazis.

      A plusieurs reprises vous qualifiez le « Jyllands Posten » de journal « obscur », de « journal inconnu ». De votre part, il est difficile de croire en l’innocence des mots utilisés. Et, à vous lire, on ressent dans le choix de ces qualificatifs un profond mépris à l’égard de la source à l’origine de cette affaire des caricatures. Là encore je refuse de polémiquer sur la qualité de ce journal. Mais force est de constater que tout inconnu et obscur qu’il était, il fut le SEUL à avoir le courage dans cette Europe de 2006 à briser un tabou, le SEUL à briser une censure imposée par des esprits totalitaires. Le SEUL à avoir eu le courage de dire que dans l’Europe de 2006, qui se gargarise tellement du mot liberté, il n’était pas admissible que des journalistes, des intellectuels, des politiques ou de simples citoyens renoncent à parler librement d’un sujet quel qu’il soit. Le SEUL à démontrer que la présence de l’islam pose un réel problème à nos vieilles démocraties judéo-chrétiennes, le SEUL à démontrer que les intellectuels, les journalistes, les politiques, les artistes, les publicitaires tremblent de peur devant l’intolérance intrinsèque de l’islam. Oui ce qu’un quotidien obscur et inconnu a fait, c’était aux journaux réputés, aux artistes surmédiatisés, aux intellectuels reconnus, aux politiques élus qu’il revenait de le faire. Mais nous touchons là la frontière entre le courage et la lâcheté. Cette dernière trouve toujours un prétexte pour se déployer devant l’intimidation des fanatiques.

      Un peu plus loin vous proposez face au triangle de la haine (Syrie, Iran, Hamas) un triangle de la raison (Etats-Unis, Europe et Israël). Je suis d’accord. Mais pas sur sa finalité qui doit être selon vous « le refus d’une guerre des civilisations voulue par les extrémistes du monde arabo-musulman et par eux seuls ». « Par eux seuls » ? Tout le problème est là. A la différence des Etats-Unis, de l’Europe ou d’Israël, les extrémistes du monde arabo-musulman ne représentent pas 10 à 20 % du corps électoral mais sa majorité comme le démontre chaque élection. Si les terroristes sont minoritaires, les adeptes de l’idéologie islamo-fasciste sont majoritaires. Dans l’Allemagne nazie, les SS étaient également minoritaires, mais les partisans du nazisme majoritaires. Et tant que l’on refusera de voir cette réalité, tant que l’on persistera dans la promotion de l’islamiquement correct, dans la promotion d’un islam à l’eau de rose qui n’existe que dans l’imaginaire de quelques islamologues occidentaux, tant que l’on préfèrera adopter la politique de l’autruche, il nous sera impossible de comprendre que nous sommes en guerre et par conséquent dans l’impossibilité de concevoir enfin une riposte efficace et salutaire.

      Oui vous avez raison lorsque vous dites plus loin qu’il convient de venir en aide aux musulmans modérés et réformateurs. Mais ce n’est pas en abdiquant nos libertés fondamentales qu’on leur sera d’une quelconque utilité.

      David Bescond pour LibertyVox.


      • MILA7 (---.---.72.246) 25 mars 2006 15:46

        ALORS PARDONNEZ MON ERREUR, L’AUTEUR DE L’ARTICLE EN FAVEUR DUQUEL J’AIS REAGI EST DAVID BESCOND ET NON DEMIAN WEST, CE QUI NE CHANGE RIEN GROS BISOUS ET MERCI DE LEURS COMMENTAIRES A TOUS LES DEUX !!! MADEMOISELLE MILA7


      • (---.---.207.50) 1er mars 2006 13:17

        Un article qui résume bien les positions de chacuns...


        • Marsupilami (---.---.35.205) 1er mars 2006 14:55

          Lire aussi le très intéressant témoignage du rénégat musulman Les barbus le rasent dans Libération.


        • Gérard Ponthieu 1er mars 2006 16:40

          >> David Bescond : Votre propos est éclairant, en tous sens. Je peux l’appuyer aussi par un témoignage recueilli très récemment lors d’un séjour à Alger. Un interlocuteur algérien, évoquant les « années noires » [le présent reste pour le moins « gris »], a repris votre comparaison entre les intégristes assassins et les nazis, justifiant ainsi, d’une certaines manière, le refus du système électoral démocratique et le combat ouvert qui leur fut mené militairement. Je dis bien « d’une certaine manière » car ce même interlocuteur n’en déduisait pas pour autant que cette solution fût appropriée et suffisante. Suffisante, certainement pas. A ce propos, j’ai relayé il y a peu sur mon blog, une info du quotidien d’Alger« El Watan » s’alarmant de la reprise en main des imams modérés par l’ex « Hamas », aujourd’hui MSP (« Mouvement pour une société de paix »), parti qui se veut présentable (il est au moins représenté dans l’actuel gouvernement) alors qu’il vise la prise du pouvoir « en 2012 » dans le but d’islamiser le pays, ce qui ferait craindre le pire. Par ailleurs, il n’est pas une semaine sans que des affrontements se produisent en province entre militaires et groupes islamistes, tels que le GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat,). Il s’agit toujours, donc, d’une situation guerrière - au sens que vous évoquez dans votre article.


        • (---.---.168.130) 1er mars 2006 16:42

          Messaoud Bouras, 41 ans. Issu d’une famille musulmane de Roubaix, il a renié sa religion et divorcé « pour cause d’intolérance ». Il dénonce le lobbyisme de l’islam.

          Les barbus le rasent

          par Judith PERRIGNON QUOTIDIEN : mercredi 01 mars 2006

          Par les temps qui courent, il serait presque soulagé. Qu’enfin ça pète, que la figure du Prophète dessine le visage intolérant de l’islam, que les Arabes et les juifs se haïssent à découvert, que la République française n’ait d’autres choix que de reconnaître son échec. Ainsi, il se sent moins seul, avec son histoire et ses désillusions. La preuve, après enquête et recoupements, le voilà dans le journal.

          Dates Messaoud Bouras en 6 dates Août 1964 Naissance à Roubaix (Nord). 1983 Première marche des beurs. 1987 Licence d’économie. 1991 Se marie. 2002 Engage une procédure de divorce. 2005 Dénonce dans le quotidien Nord Eclair l’instrumentalisation des Verts de Roubaix par les islamistes. Messaoud Bouras a apostasié l’islam, le Prophète, et le temps passant, tous ses adeptes. Il n’a pas vu ses enfants depuis deux ans. Ils vivent à Roubaix, là où il naquit, grandit et milita. Il n’y met plus les pieds. « Mon divorce a pour origine l’intolérance religieuse. » Il est au chômage. Il a les joues creuses, les yeux brillants chapeautés d’épais sourcils, des mots gonflés par la douleur, parfois tentés par la provocation. Il respire les combats perdus. Et s’il écrit un jour son histoire, il l’appellera : les Musulmans m’ont tué.

          Chapitre I. Messaoud naît à Roubaix, de parents kabyles venus en France au début des années 60. Il est l’aîné de neuf enfants. Le père est ouvrier teinturier du textile, chez Caullier et Delaoutre, musulman classique qui fait la prière et le ramadan, la mère est pieuse et (alors) sans foulard. La famille, installée dans le quartier populaire de l’Alma, prêche le sérieux et le respect à ses enfants. Messaoud est fragile, il fait des bronchites à répétition, il est régulièrement hospitalisé. A 6 ans, il est donc mis dans une école spécialisée, pas à l’Alma. Le jour, il grandit loin du quartier, ici comme ailleurs chaudron communautaire. Il y revient, toujours malingre, à l’âge ordinaire des premiers prurits virils, collège Anne-Franck. « J’étais chétif, je n’appartenais à aucune bande, je n’avais pas de grand frère, je me faisais racketter, frapper, on me disait : « Tu parles comme un Français. » Tout me prédisposait à une attitude de recul vis-à-vis du communautarisme. » Le prof de français a repéré la graine d’affranchi, il l’encourage à lire.

          Chapitre II. Tandis que le textile s’effondre, met au chômage technique le père et au chômage tout court oncles et cousins, Messaoud passe brillamment son bac au lycée Maxence-Van-der-Meer, et participe à la marche des beurs. Il s’éveille politiquement, lance une association de jeunes issus de l’immigration, fait de l’animation de quartier, affronte son père pour protéger les frangines, suit les cours d’économie à la fac d’éco de Lille. En 1988, Messaoud est responsable du suivi scolaire du quartier de l’Alma. Muni d’une licence, il se lance dans la vie professionnelle, au coeur de l’action sociale, chargé auprès de mairies ou d’offices HLM, de la jeunesse, de logement, de développement social de quartier. En 1995, alors que la violence grimpe les escaliers des cités, il est chargé de mission de sécurité par l’Opac du Pas-de-Calais. « J’ai fait plus de 200 procédures, concernant les agressions, le vandalisme, commis dans une immense majorité par des jeunes issus de l’immigration. Au tribunal, je demandais une sanction exemplaire, la fin de la loi du silence. Mais ça me valait d’être poursuivi, insulté, traité de « sale Blanc », de « pauvre harki ». Il retombait sur les costauds et les caïds des cours de récré. Il était alors sympathisant des Verts. Pensait et pense encore : « Une grande partie de la gauche a sombré dans l’idéologie victimaire, c’est une vision postcoloniale. »

          Chapitre III. Il raconte un mariage qui très vite tourne mal, deux enfants naissent, Syriane puis Gybril. La mésentente s’installe, la religion s’en empare, à moins que ce ne soit l’inverse. L’épouse a fait du droit, ne porte pas le voile, mais invoque la loi divine, appelle frères et imam à la rescousse, pour contrer son mari si peu pratiquant, même les jours de ramadan. Tous l’appellent « le mécréant ». Les insultes ont changé, celles de l’enfance étaient empreintes de guerre coloniale, celle d’aujourd’hui emprunte à la religion revenue en force avec les années 90. En 2002, après onze années de vie conjugale, Messaoud Bouras ramasse quelques affaires, s’enfuit et engage une procédure de divorce. Le juge aux affaires familiales ne lui accorde qu’un droit de visite à l’amiable. Mais l’accord est introuvable. Il raconte la brutalité des frères, des mains courantes après ses plaintes à la police. Elle se plaint du harcèlement par SMS. Il n’a plus revu ses enfants, aujourd’hui 11 et 8 ans. Un troisième est né, d’une mère « française ». Ils l’ont appelé Benjamin, il a 2 ans : « C’est un prénom juif, j’ai beaucoup combattu la judéophobie de ma communauté, c’est aussi une référence à un film que j’ai vu à 14 ans, l’Oncle Benjamin, avec Jacques Brel, histoire d’un médecin libre-penseur et épicurien. »

          Chapitre IV. Il part en guerre. Et tout s’imbrique, déchirure familiale et combat politique. L’année où il fuit sa femme, il quitte aussi les Verts, devenu selon lui l’instrument du lobbying politique des islamistes. Il y a effectivement parmi les responsables écologistes des représentants de mouvances musulmanes, aux interfaces religieuses proches de Tariq Ramadan. Bouras dénonce publiquement, via la presse locale, un cercle de réflexion subventionné par la mairie, parfois tribune antisémite. L’association porte plainte en diffamation, défendue par Me Jean-Louis Brochen (M. Martine Aubry). Messaoud gagne le procès. Mais il est définitivement persona non grata, « mort politiquement et socialement à Roubaix », dit-il. Il ne donne à personne sa nouvelle adresse. Il est menacé par une avalanche de mails. Il les garde tous. Il inonde à son tour élus et journalistes.

          Il a relu tout le Coran. « Je n’y ai pas trouvé une seule fois le mot « amour ». Jésus dit à la foule qui veut lapider la femme infidèle qu’il faut pardonner, le Coran ordonne de la tuer. » Il est intarissable, explique que la tolérance a généré l’intolérable, assure que s’il existe des musulmans modérés, il n’y aura jamais d’islam des Lumières. « Les versets sont incompatibles avec les droits de l’homme. En fait, l’islamisme n’est pas né de la misère, mais de la frustration de la puissance perdue et du besoin de pouvoir. L’islam a raté la modernité. Il n’a rien créé : ni la démocratie, ni la croissance économique. »

          Il prend des risques à parler ainsi. On le traitera de dingue tendance parano, mais bien des connaisseurs du bocal de Roubaix confirment ce qu’il raconte de la construction politique locale. D’autres le diront lepénisé par la rancoeur. Il a rejoint le discret mouvement des musulmans laïques de France, il craint Sarkozy : « C’est un libéral qui veut remplacer les mécanismes de solidarité par la charité communautaire. » Et en veut à la gauche. « Par choix électoraliste, Lille et Roubaix sont devenus les capitales françaises de l’islamogauchisme. » Villes qui tentent écoles islamiques et piscines municipales avec jour des hommes et jour des femmes.

          Il est trop tôt pour dire la fin de l’histoire. Messaoud Bouras promène sa silhouette de soldat amoché du côté de Lille, avec dans son cartable un livre, la Schizophrénie de l’islam (1), et des coupures de presse où il est question de lui. Il connaît le frisson de la liberté conquise. « La culture musulmane prédispose à l’immaturité sexuelle, affective et psychologique. Moi, j’ai fait beaucoup de progrès. » Il peut aussi sombrer. Il a des douleurs violentes à la tête, autour des yeux, dans la mâchoire. Il était un enfant chétif. Mais cette fois, c’est lié à la pression et au bruit des sirènes identitaires.

          photo EDOUARD CAUPEIL

          (1) D’Anne-Marie Delcambre. Editions Desclée de Brouwer.


        • MILA7 (---.---.72.246) 25 mars 2006 15:39

          JE N’AIS QU’UN MOT A VOUS DIRE DEMIAN WEST : MERCI DE VOTRE ANALYSE HAUTEMENT PERTINENTE, BRILLANTE D’INTELLIGENCE DE CLARTE, ET DE COURAGE DANS LA CONFUSION ACTUELLE DANS LAQUELLE AIMENT SE FOURVOYER, DE MANIERE QUELQUE PEU OPPORTUNISTE, DES POLITIQUES ET PSEUDOS INTELLECTUELS PAS VRAIMENT COURAGEUX...pronant UNE TOLERANCE DEMAGOGIQUE DEFENDANT L’INTOLERABLE !!! ET NE S’OFFUSQUANT PAS CONTRE LA SEULE CHOSE INTOLERABLE : LES FACHISMES D’OU QU’ILS VIENNENT, LES INJUSTICES QUELLES QU’ELLES SOIENT LA DESTRUCTION SOUS TOUTE SES FORMES LES CENSURES A LA LIBERTE DE CRITIQUER, LES INJURES AUX DROITS DE L’HOMME ET VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, ETC...JE VOUS LAISSE COMPLETER LA LISTE...L’ISLAM MODERE EST EFFECTIVEMENT UN LEURRE, QUI N’APPARAIT NULLE PART QUAND ON LIT LE CORAN !!! LA TRISTE VERITE : TOUTE CRITIQUE OFFICIELLE -MEME CONSTRUCTIVE, (COMME CELLES DES INTELLECTUELS THEOLOGIENS MUSULMANS)- ENVERS L’ISLAM MET EN DANGER LA SECURITE DE SON AUTEUR, EN FRANCE, ET AU 20 IEME SIECLE !!!...CE DRAMATIQUE CONSTAT, PERMET DU JUGER DU DEGRE DES MENACES QUI PESENT SUR LA DEMOCRATIE.

          BIENTOT DESSINER UN MOUTON SERA CONSIDERE COMME UN ACTE POLITIQUE DE PROVOCATION !CAR PASSIBLE D’ACCUSATION D’INSULTE A LA FETE MUSULMANE « AID EL KEBIR !!! »

          ET POURQUOI NE PARLE-T-ON PLUS CES JOURS-CI DANS LES MEDIAS, DE CET ALLEMAND CONDAMNE A MORT PAR LA CHARIAH DE SON PAYS D’ORIGINE POUR S’ETRE CONVERTI AU CHRISTIANISME ???? POURQUOI AUCUN DEBAT SUR CET EVENEMENT HAUTEMENT SYMBOLIQUE DU FASCISME ISLAMIQUE N’A-T-IL COMMENCE ? CE JOUR, LE SAMEDI 25 MARS 06 ?? L’ASPECT POSITIF DE TOUS CES EVENEMENTS : L’EGREGORE DU PLUS PUISSANT DES FASCISME, MONTRE ENFIN SON VRAI VISAGE : CELUI DE LA HAINE... L’ASPECT NEGATIF EST QU’IL DETOURNE L’ATTENTION DU MONDE D’AUTRES MENACES PLANETAIRES PEUT-ETRE ENCORE PLUS GRAVES SINON PLUS URGENTES...


        • dom (---.---.200.125) 16 avril 2006 00:15

          qu’est-ce que c’est que cette tirade hystérique Mila ? Je ne suis pas sûr que l’West vous suive sur sur ce terrain plus que glissant... un peu d’aspirine ?


        • sam (---.---.140.35) 20 avril 2006 15:12

          Euh... un Allemand, tu es sûre ? Il me semblait pourtant que la chariah n’était pas la loi suprême en Allemagne, pays d’Angela Merkel... Par contre, un Afghan m’eût semblé plus à sa place... Cordialement,

          Sam

          PS. Evite les majuscules cependant, ça fatigue de t’entendre hurler dans le virtuel.


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 1er mars 2006 16:52

          L’interdit de la représentation suscite nécessairement sa trangression, comme tout interdit ; c’est même la fonction de l’art d’érotiser les représentation religieuses en vue de contourner l’interdit. En Europe nous avons un portrait aussi suggestif de Saint Jean Baptiste par Léonard de Vinci au Louvre, pour ne pas parler du cul de Dieu par Michel-Ange. Cette représentation du reste n’est pas un insulte au prophète mais une déclaration d’amour (homo) non autorisée par les autorités religieuses. Il n’ y pas plus de raisons de penser que les musulmans de base (surtout les chiites qui admettent des représentations) en soient choqués que les chrétiens l’étaient pas celles des plus grands peintres de la rennaissance et/ou de la contre-réforme. Elles ne faisaient pas du Christ et de la vierge des criminels sanguinaires mais des objets d’amour, charnels il est vrai, mais l’amour charnel (implicite) n’est pas en tant que tel condamné par le Coran..

          Tout cela est complexe mais ne justifie en rien des représentations en forme de caricatures haineuses contre les croyants à travers celle de leur prophète et/ou de leurs symboles fondamentaux ; entre l’amour et la haine, même à travers des représentatons interdites, tout homme sait faire la différence. Si ce n’est pas votre cas en l’occurence, c’est que vous manquez de considération pour les musulmans, (considération et respect qui n’impliquent aucune allégeance à leur religion) et tout simplement de culture. CQFD

          Le rasoir philosophique


          • Marsupilami (---.---.176.188) 1er mars 2006 17:22

            Ah bon, c’est un « manque de culture » que de n’avoir aucun respect et aucune considération pour l’Islam ?

            Et en plus il faut vous voir en photo à chacune de vos interventions, et vous êtes moins sexy que Muhammad à l’épaule découverte.

            Je dois manquer de culture...


          • (---.---.73.20) 1er mars 2006 17:25

            L’interdit de représenter le prophéte s’applique uniquement au non musulmans.

            CQFD


          • Eric88 (---.---.168.130) 1er mars 2006 17:28

            Heureusement,monsieur Reboul,que tout le monde ne pense pas comme vous !!!

            Eric88


          • zoï (---.---.58.60) 1er mars 2006 18:15

            Mais les musulmans ont-ils de la considération pour les athées,les agnostiques,les septiques,les libertins,et autres esprits libres ? Savez-vous que certains prêches d’imams appellent ouvertement à la mise à mort des « mécréants » ? Votre angélisme est consternant.Sans compter qu’à suivre votre raisonnement jusqu’au bout,nombre de philosophes(et pas des moindres !)se verraient interdits de publication...Mais peut être est- ce là le sens et le but de votre « Rasoir philosophique » : en finir avec tout ce qui dépasse ?


          • BB (---.---.15.87) 1er mars 2006 18:24

            Apparament vous êtes touché par la grace de ce que vous apelez une déclaration d’amour homo (je dirais plutôt pédo. non ?) de la représentation de cet enfant à l’épaule dénudée. Cet representation, la, de mahomet vous convient tout à fait, et représente celon vous un exemple de la transgression des interdits puisque c’est « la fonction de l’art d’érotiser les représentation religieuses en vue de contourner l’interdit » (de quel interdit parlez-vous dans ce cas ?). Ces carte postales sont de l’art pour vous ? vous les mettez sur le même plan que le travail d’un Léonard de Vinci ou Michel-Ange ?

            On a de plus en plus de mal à suivre vos raisonnements tortueux...


          • Vincent (---.---.224.192) 1er mars 2006 22:25

            Sylvain Reboul pointe une dimension interessante : haine vs. amour. Je comprends mieux les reactions charnelles et violentes des musulmans quand leur objet d’amour charnel, Mohammed, est critique ! Merci Sylvain Reboul :)


          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 2 mars 2006 08:52

            Ce n’est certainement pas en utilisant les mêmes procédés haineux de nos adversaires, voire de nos ennemis, que l’on pourra défendre les principes de la démocratie. Bush est en train d’en faire l’expérience. Le double langage ou plutôt le divorce entre le langage et la pratique nous décrédibilise largement auprès de ceux dont nous avons le plus grand besoin pour lutter contre le terrorisme islamiste (et non pas islamique) : l’immense majorité des musulmans non-terroristes.

            Ne pas comprendre cela, c’est vouloir la « guerre des civilisations » dont le progrès de la démocratie dans le monde sera la premiere victime. C’est refuser la politique au profit de la violence « a » ou « infra » politique indifférenciée

            Le rasoir philosophique


          • BB (---.---.48.185) 2 mars 2006 22:00

            M. Reboul

            Lorsque vous parlez « clair » cela sonne « vrai » dans ce débat qui est au moins autant celui du « coeur » que celui de « l’esprit ».

            BB


          • BB (---.---.180.3) 3 mars 2006 14:09

            Reste à déteriner le périmétre ne « nos advérsaires » et de leurs sympatisants actifs ou passifs...


          • Platon (---.---.219.1) 4 mars 2006 15:22

            Si vous ouvrez bien vos yeux et vos oreilles, vous allez voir et entendre, peut etre meme comprendre, que les mécréants ne sont pas connus par la couleur de leur peaux, leurs yeux ou cheveux, ou leur religion. Pour simplifier les choses,(pardon de l’expression)dans la religion chrétienne, on dit, que tout ce qui vient aprés la religion de Jésus(fils de Marie)n’est pas « reconnu »... Je parle votre language pour qu’on puisse se faire comprendre. Have a nice day !


          • Michel (---.---.72.110) 5 mars 2006 15:17

            Ces cartes postales ne sont pas plus de l’art que les posters. C’est dans la production Lehnert & Landrock qui a produit cette image, le médium le plus démocratique ou poulaire quia véhiculé cette iaage. Le moins cher aussi ! Mais l’image a été aussi diffusée en tirage photographique de grand luxe et son auteur, Rudolf Lehnert, est considéré comme le plus grand photographe orientaliste de tous les temps, et sera célébré cette année à Tunis par une grande exposition en plein coeur de la médina. Que des marchands iraniens aient utilisé la version carte postale et sa légende Mohamed relève au mieux de l’ignorance ou de la naiveté, et au pire de la plus pure des manipulations. Mais ils ont ouvert un espace de liberté dont certains niaient l’existence et qui risque de se refermer avec la radicalisstion islamique post-caricatures. Et il n’en reste pas moins vrai que dans la photographie de Lehnert se retrouve l’influence indéniable du Caravage, avec, déjà, toutes ses ambiguités.


          • Michel (---.---.72.110) 5 mars 2006 15:20

            Etes-vous sûr que les auteurs des miniatures que l’on trouve dans plusieurs musées d’art musulman et qui représentent Le Prophète n’étaient pas des musulmans ? En tous cas, il est exact que sur les posters iraniens fugurait bien l’origine occidentale de l’image.


          • Patrick Adam Patrick Adam 6 mars 2006 15:23

            C’est pas un peu raciste, ça ?... Patrick Adam


          • Patrick Adam Patrick Adam 6 mars 2006 16:02

            C’est pas un peu raciste ça.... Patrick Adam


          • dom (---.---.200.125) 16 avril 2006 00:26

            Votre amalgame constant et consternant des musulmans avec les islamistes ne vous fait vraiment pas dépasser au-dessus de quoi que ce soit, c’est les sous-sols, l’abîme, Guantanamo et Abou Graïb en direct. Les vrais démocrates que vous vous donnez de défendre aussi efficacement que Bush... n’ont aucun besoin de votre racisme primaire, c’est le seul danger contre la démocratie.

            Il y a trop d’abus. Agoravox peut-elle interdire les tirades de la haine ? Il y en a un peu beaucoup et celà muselle le dialogue.


          • anane (---.---.195.33) 1er mars 2006 18:48

            Quand on dit que « l’interdit de représenter le prophète s’applique uniquement aux non-musulmans », il faut expliquer. Or vous ne le pouvez pas et vous dites une énormité, et beaucoup de personnes comme vous critiquent sans rien savoir.

            En effet tout musulman respecte la volonté de Dieu qui interdit de représenter et de détenir des images, donc nous ne représentons pas notre prophète -paix et bénédiction d’Allah sur lui -

            Vous parlez de personnes arabes ou autres qui ne sont pas musulmanes, qui vendent des reproductons imaginées.

            Il n’y a que 15% d’arabes qui sont musulmans, et vous n’en trouverez pas un dans ce genre de boutiques, et s’ils se proclament musulmans, vérifiez bien s’ils font ce qui est prescrit par notre religion, déjà rien que la vente de ces torchons prouvent qu’il n’en sont pas.

            Et Allah sait mieux


            • Marsupilami (---.---.39.105) 1er mars 2006 20:01

              Erreur comique : en réalité, il ne faut pas lire « il n’y a que 15 % d’arabes qui sont musulmans », mais « il n’y a que 15 % de musulmans qui sont arabes ».


            • Vincent (---.---.224.192) 1er mars 2006 23:02

              « En effet tout musulman respecte la volonté de Dieu qui interdit de représenter et de détenir des images »

              Le cerveau detient des images, la retine aussi, que fait t’on des musulmans qui ont des reves ? Lobotomie ? Grace a ses adeptes, tel anane, le Qur’an nous revele jour apres jour sa profondeur et verite.


            • dom (---.---.200.125) 16 avril 2006 01:18

              Vincent vous avez tout faux. L’Islam a décrété que représenter Dieu portait atteinte à l’impossibilité d’en faire une représentation, un peu comme les protestants plus tard l’ont introduit dans la chrétienté quand les catholiques se perdaient en adoration aux mille et uns saints et anges. Ce qui en découla fut l’application de la géométrie par les mathématiques, possibilités infinies de représenter l’indicible, énorme travail sur des siècles d’assemblages en stuck et de céramiques aux colorations tellement rafinées qu’on peut largement dire que depuis lors aucune architecture n’a égalée cette harmonisation de la dureté de la construction et de la douceur féminine, un art de bâtisseurs fantastiques eux-mêmes héritiers des mille et une nuits de Shéhérazade, un colossal travail de la floraison sacrée, extrapolation des mandalas infinis que reprirent les moines cisterciens plus tard sous l’égide de St.Bernard de Cluny qui fonda les premiers chantiers de cathédrales munies de vitraux emplies de géométries transparentes héritées des celtes et des musulmans, tandis que les templiers prirent Jerusalem. Les images fluorescentes et numériques de films psychédéliques aussi puisaient dans ce travail de géométrie, même les scientifiques du XXe retrouvèrent ces motifs dans les structures moléculaires. D’ailleurs qui n’en profita pas et dans tant de domaines ? On se le demande. Les racistes probablement puisque leur maladie les empêche de récolter les fruits de l’esprit ni les fleurs du coeur.


            • (---.---.163.195) 1er mars 2006 18:57

              Bonjour,

              Je voudrais commencer par faire remarquer à Eric88 (aka IP:xxx.x9.168.130), dont on espère qu’il est né en 1918 ou qu’il habite les Vosges, qu’il ne risque pas de penser comme Monsieur Reboul, puisque ce dernier pense. Il ne se contente pas d’inonder l’espace du débat avec des copier-collers à profusion. La prochaine fois, un lien suffira. Merci.

              Pour en venir à ce que je pense de l’article de Monsieur Ponthieu, je n’irai pas par quatre chemins. Ce texte n’est qu’un résumé, appelons-le ainsi, de l’article du journal Le Temps, dont la référence est bien entendue fournie. Le seul ajout, selon moi, est le dernier paragraphe, dont je retient en particulier la phrase suivante :

              « Une bombe à retardement, certes, mais dont l’effet de souffle n’avait tout de même rien à voir avec l’interdit prétendu par d’aucuns de ladite représentation selon la loi islamique. »

              Bien entendu, s’il y avait une autre information apportée par Monsieur Ponthieu ne se trouvant pas dans l’article qu’il rapporte, je serais ravi qu’on me la signale.

              Cette phrase nous dit que les vagues de protestation suivant la publication des « caricatures » ne sont pas liées à l’interdiction de ces représentations dans la religion musulmane. Elle sous entend également que cette interdiction n’est pas unanime dans le monde musulman. Concernant l’unanimité de cette interdiction, je renvoie Monsieur Ponthieu à ses sources dont une lecture moins partielle de sa part nous aurait évité ce sous-entendu :

              « L’islam chiite est en effet beaucoup plus souple sur la question de la représentation du Prophète et de sa famille que le sunnisme. »

              D’autre part, pour ce qui est de l’absence de lien entre les protestations et l’interdiction, je dirais à Monsieur Ponthieu : « Sabah al kheir ». Expression arabe qui n’a pas d’équivalent dans notre langue, mais qu’un anglophone pourra traduire par « Good morning ». En d’autre termes, je suis ravi de voir que certains sortent de leur sommeil pour constater de l’absence de ce lien.

              Mais voyez-vous, comprendre que ce qui a blessé les musulmans, c’est l’insulte faite à celui qui est leur modèle, l’amalgame entre islam et terrorisme, et la haine ressentie à leur égard, ce n’est pas à la portée de tout le monde. C’est un concept tellement difficile à comprendre !

              Il est en effet plus facile d’imaginer en une phrase, regroupant deux affirmations fausses, une théorie plus adaptée au discour majoritaire. Oui Monsieur Ponthieu, on sait désormais à qui a profité le crime de lèse-prophète.

              Cordialement


              • Eric88 (---.---.31.57) 1er mars 2006 19:33

                Cher inconnu j’ai parfaitement le droit de penser autrement que monsieur Reboul et a l’occurrence de vous meme avec mes capacités intellectuelles qui sont peut etre limitées mais apparemment je ne suis pas le seul.Cherchez l’erreur

                A bon entendeur bonne nuit

                Eric88


              • zoï (---.---.58.60) 2 mars 2006 13:32

                Evidemment,le dogmatisme érudit se plaît à nous intimider du haut de ses formidables murailles.Mais qu’Il se rassure,nous n’avons nulle envie de mettre à sac cette forteresse-là !


              • Cordialement (---.---.104.194) 2 mars 2006 15:01

                A Eric88,

                Je ne remet aucunement en cause vos capacités intellectuelles mais plutôt le fait que vous soyiez avare à partager le fruit de vos réflexions. Je suis persuadé que vous êtes à même de mener une réflexion plus complexe que l’effort nécessaire à copier et coller du texte. Par conséquent, s’il y a dans mon commentaire quelque bêtise que mon entêtement m’empêcherait de voir, je vous serais reconnaissant de m’en faire part, en argumentant vos propos.

                Le but de chacun est d’avoir raison, mais la différence entre vous et moi, c’est que vous désirez avoir raison coûte que coûte. Quant à moi, je sais que le prix à payer pour avoir raison est parfois de changer d’avis, tout simplement. C’est bien pour cela que je présente un raisonnement, une réflexion, des arguments, qui peuvent être débattus... Et je vous invite au débat !

                A zoï,

                Je vous invite également au débat ! Vous contenterez-vous de vos quelques diatribes ? Avez-vous peur d’avoir tort ? Etes-vous enfermé dans vos dogmes ? Ne prendrez-vous pas le risque d’argumenter ?

                Cordialement


              • (---.---.88.128) 2 mars 2006 16:54

                A Cordialement

                Merci pour votre commentaire qui change agréablement des mêmes commentaires archi-rabattus ad nauseum.


              • Eric88 (---.---.154.66) 2 mars 2006 20:26

                Pour commencer cher « inconnu »ou« cordialement »je ne sais plus,je suis perdu !!!!Donc,bref,si je fais profiter aux plus grands nombres des articles qui me semblent pertinents,pas bétes,qui meritent d’etre lus,c’est jutement pour faire réagir positivement ou dans votre cas negativement le plus grand nombre de personnes.Et apparemment ca marche vue que vous avez mordu a l’hamecon.Ca prouve que j’ai raison.Disons que je fais intelligemment(j’essaye)du lobbying anti-islam avec mon clavier comme d’autres se font exposer dans des foules d’innocents ou ecraser des avions dans des tours,et bien sur,tout cela au nom d’Allah !!!!!Je n’ai pas tué personne jusqu’a present,moi.J’ai pris conscience du probleme que depuis quelques mois.A vrai dire depuis les émeutes et puis est arrivée l’affaire des caricatures,la goutte qui a fait déborder le vase.Donc,je me gargarise d’infos de tout genre sur le net(liberty vox,ring etc..),livres (Onfray traité d’athéologie,Anne marie Delcamre la schizophrenie de l’islam etc..).Il m’arrive d’argumenter,n’ayez crainte.Certes,je ne suis pas un philosophe je n’ai pas fait d’etudes:niveau 3eme mais je pars du principe que l’intelligence n’est pas une affaire d’etudes ou presque !!!Oui,j’ai mes propres convictions,je fais mon propre opinion moi-meme avec mes cinq sens et un cerveau calé entre mes deux yeux.Tous ceux-la semblent fonctionné un peu pres jusqu’a present !

                Pour terminer,pour vous donner une idée de ma personne en toute modestie:Je suis un athée convaincu,donc je ne préche pour aucune religion en particulier mais comme disait Houellebecq « L’islam est quand meme la religion la plus conne au monde ».J’adhére a 100%.Il a dit aussi « Quand je lis le Coran,je suis atterré ».J’ai la meme opinion,mon opinion a moi et a moi seule.C’est pour cela que des gens comme M Reboul avec leur prosélytisme de curé de campagne me mettent hors de moi.A part ca,a chaque election,je vote blanc,choix personnel meme si je regrette que le vote blanc ne soit pas comptabilisé.Quand je vois ces tranches de pet a la télé ou ailleurs,ils me font bien rire(gauche et droite).Ok,ils ont plus de connaissance et ont une meilleure répartie que moi.Soit !Mais j’ai assez de neurones pour qu’ils ne me ménent pas en bateau.Oui j’ai de l’aigreur quand je vois une partie de la populace se contenter de leur petit confort le cul assis dans un canapé en train de regarder leurs jeux et émissions complétement débiles.Ok c’est leurs choix.Le pire danger dans ce pays,c’est l’ignorance imbécile !!Bon ,je vais arreter la,car je pourrais continer une partie de la nuit et je ne pense pas que cela va intéresser tout le monde.Comme je suis tétu voici un autre petit article glané sur la toile tres interresant.A bon entendeur bonne nuit.

                Eric88

                Le 7 février, la Cour suprême à Jakarta a rejeté la deuxième et dernière procédure d’appel des trois enseignantes chrétiennes. Rebekka Zakaria (47 ans), Ratna Bangun (40 ans) et Eti Pangesti (43 ans) avaient démarré un club biblique dans une école primaire locale à la demande du directeur. Les activités étaient prévues pour les enfants de la minorité chrétienne mais rapidement des enfants musulmans se sont aussi joints à la classe avec le consentement de leurs parents. Des islamistes agacés par le succès du club biblique ont alors accusé les trois enseignantes d’« essayer de convertir des enfants musulmans au christianisme ». Le tribunal d’Idramayu a finalement condamné les trois chrétiennes à trois ans de prison le 1er septembre 2005. La salle d’audience était, à chaque séance, pleine de militants islamistes. Devant ces intimidations, les parents des enfants musulmans concernés n’ont pas osé témoigner en faveur des enseignantes chrétiennes. Rebekka, Ratna et Eti ont encore vingt-sept mois à passer derrière les barreaux. " Bien qu’elles soient des femmes courageuses, c’est tout de même difficile pour elles d’accepter ce rejet de la Cour Suprême.


              • Cordialement (---.---.162.151) 2 mars 2006 21:45

                Mon cher Eric88,

                Votre intervention, bien qu’elle ne cadre pas encore tout à fait avec le sujet apparent de l’article que nous sommes sensés commenter, est à mon goût très intéressante. Vous n’avez pas à rougir, selon moi, de vos études. Tout le monde n’a pas la chance, aujourd’hui encore, de pouvoir réunir les conditions nécessaires à leur poursuite. Je partage également votre avis selon lequel l’intelligence n’est pas une affaire d’études. Et confidence pour confidence, je n’ai jamais tué personne non plus. Que de points communs ! Nous pourrions presque ouvrir le club des gens qui n’ont jamais tué personne, avec l’immense majorité du milliard et demi de musulmans que vous ne portez pas dans votre coeur.

                Vos convictions sont ce qu’elles sont, je ne doûte pas qu’elles sont le fruit d’un travail intellectuel tout comme vous ne doûtez pas, j’en suis sûr, que les miennes le sont aussi. Ainsi, votre cerveau bien calé entre vos oreilles, et le mien entre les miennes n’arrivent pas aux mêmes conclusions. Alors pourquoi ne pas en discuter intelligemment ? Vous dites faire du lobbying anti-islam, j’ai envie de vous répondre « Oui, on avait vu... » ! Et c’est bien de cela dont je parle dans ma précédente intervention. Celui de pousser, par cette forme de terrorisme intellectuel (analogie que vous avez vous-même faite), pour faire accepter de force vos idées au plus grand nombre en inondant l’espace de débat. Pourquoi inhiber ainsi le débat démocratique ? Pourquoi utilisez-vous ces méthodes totalitaristes ? Pourquoi essayez-vous de convaincre le subconscient plutôt que le conscient ? Est-ce que vous manquez d’arguments raisonnables ? Comment pouvez-vous reprocher à Monsieur Reboul un prétendu prosélytisme alors que vous proclamez le votre haut et fort ?

                Vous dîtes avoir « pris conscience du problème » qu’est pour vous l’islam « depuis le début des émeutes » de banlieue. Je serais intéressé de connaître le lien entre l’islam et ces émeutes. Un lien concret biensûr, pas fantasmé. Pas encore un de ces sophismes grossiers qui veut que banlieue = arabe = islam. Je pourrais toujours vous faire des copier-collés, à votre manière, d’explications sur les droits des voisins en islam, sur le mois sacré de Ramadan, ou les vertues de l’endurance, etc, mais je préfère attendre vos arguments. J’espère au moins qu’ils ne seront pas aussi ridicules que ceux avancés par les médias russes et américains.

                A vrai dire, je suis content que vous m’ayez ouvert votre coeur dans ce deuxième paragraphe. Je ressens beaucoup de rage et de haine en vous. J’imagine que vous devez avoir d’autres problèmes dont vous voudriez parler. Mais il est dommage que les musulmans, de France et d’Europe en particulier, fassent les frais de votre état. J’espère que tout cela ne nous empêchera pas d’avoir un échange serein.

                Cordialement.


              • Cordialement (---.---.161.62) 3 mars 2006 00:17

                Ca risque de devenir lassant à la fin. Faîtes l’effort de lire mes propos et d’y répondre en fonction de ce que j’écris, pas de vos fantasmes. Je fais l’effort pour cette fois, mais je prend à témoin tous ceux qui liront cette contribution : je ne compte plus perdre mon temps avec ces terroristes intellectuels dont la seule préoccupation est d’imposer leurs idées par un « lobbying anti-islam » (pour reprendre le terme qu’Eric88 utilise pour qualifier sa participation).

                Je prend tout de même le temps de vous signaler que la photos que vous nous présentez vient du site abolition.fr qui milite pour l’abolition de la peine de mort partout dans le monde. Mais puisqu’il vous semble opportun d’instrumentaliser cette photo, sachez que l’abolition de la peine de mort en France est plus récente que la naissance de beaucoup d’intervenants de ce site (dont la mienne) et qu’il y a encore de gens aujourd’hui en France qui militent pour son rétablissement.

                Aussi, peut-être devrions-nous commencer par balayer devant notre porte et quand le ménage sera fait, donner un coup de main à la première puissance mondiale pour terminer son nettoyage. A moins biensûr qu’il ne soit plus pratique de feindre l’amnésie de notre histoire et de trouver un bouc-émissaire pour faire oublier les graves crises que nous connaissons dans notre système judiciaire. Quand des complices de crimes contre l’humanité sont libérés et que des innocents se voient souillés à jamais par une condamnation pour pédophilie, on peut penser qu’il y a déjà du travail à faire chez nous.

                Cordialement


              • (---.---.5.13) 3 mars 2006 13:40

                Vous avec raison, cette femme adultère ou ces deux jeunes hommes (18 et 16 ans) pendus, en application du coran, rien de chopant cela ne mérite même pas un débat, il faut commencer à faire respecter les droits de l’homme en France où ils sont en permanence violés...

                Dans les pays musulmans, pas de liberté d’expression, domination complète des femmes, tortures des opposants, soumission obligatoire aux règles religieuses, pas de liberté de penser, pratiquement plus de liberté de culte et pour les cinq pays en tète une application intégrale du coran avec son cortège de mutilations, lapidations, pendaisons publiques ... Ajoutons les groupes de lute armée, les martyrs, les organisation terroristes internationales, l’anti-américanisme et l’anti-judaisme presque unanimement partagé.

                Bref, un détail pour vous.

                Se battre contre cet islam, n’est pas se battre contre tous les musulmans (la nuance vous échappe), et me semble un signe de bonne santé mentale.

                Si vous souffrez nous pourrions en parler je sens une grande paranoïa en vous.

                 smiley)


              • Cordialement (---.---.104.194) 3 mars 2006 15:44

                Je vous remercie d’avoir un effort de rédaction, même si nous sommes encore loin du sujet de l’article. Vous devriez commencer par ne pas m’attribuer ce que je n’ai pas dit. Vous ne faites que prouver que vous argumentez a partir de vos fantasmes, de ce que vous aimeriez voir en moi, plutôt que de mes propos. Vous désirez mener un débat sur un pays étranger ? Libre à vous ! En tant que Français résident en Belgique, j’estime qu’il est important commencer par mener une réflexion sur les problèmes européens. Pour moi, celà devient une priorité absolue quand on cherche à dissimuler ces mêmes problèmes en agitant un épouventail dont on ignore beaucoup de choses.

                En effet, si vous désirez parler de la liberté d’expression, nous pouvons aborder le cas Dieudonné, le cas Fogiel, le cas Cécilia Sarkozy, le cas El Kabach, et d’autres cas bien franco-français. Sommes-nous devenus trop occupés à donner la leçon aux autre pour nous occuper de nous ? Si vous désirez parler de la domination complète des femmes, parlons de nos femmes battues, de nos femmes violées, de nos femmes moins payés pour un travail équivalent, de nos femmes harcelées, de nos femmes brûlées vives, de nos femmes fusillées, de nos femmes devenues argument publicitaires, de nos femmes devenues jouets sexuels. Sommes-nous devenus trop occupés à donner la leçon aux autre pour nous occuper de nous ? Si vous désirez parler de la torture des opposants, parlons des tortures dont nos cellules anti-terroristes se seraient rendues coupables, des tortures de Guantanamo, de celles d’Abou Ghraib. Sommes-nous devenus trop occupés à donner la leçon aux autre pour nous occuper de nous ? Si vous voulez parler de la soumission obligatoire aux règles religieuse et de la liberté de culte, parlons de la loi anti-voile, de la convention européenne des droits de l’homme, dela restriction du religieux à la sphère privée. Sommes-nous devenus trop occupés à donner la leçon aux autre pour nous occuper de nous ? Vous voulez parler des peines corporelles et de la peine de mort, parlons de la multi-récidive dans des domaines comme le meurtre, du viol, la pédophilie, parlons de nos prisons engorgées et insalubres. Sommes-nous devenus trop occupés à donner la leçon aux autre pour nous occuper de nous ?

                Vous désirez ajouter les groupes de lutte armée ? J’imagine que vous parlez des groupes de lutte armée clandestins, qui n’ont rien a envier aux groupes de lutte armée officiels. Les martyrs ? Ceux qui ont tué moins de monde en irak que l’armée américaine ? Ceux qui ont tué moins de monde dans le conflit israelo palestinien que l’armée israëlienne ? Excusez-moi, j’ai déjà évoqué les groupes de lutte armée officiels, je ne vais pas le faire encore une fois au sujet des organisations terroristes internationales.

                « Bref, un détail pour vous ».

                Quant à l’anti-impérialisme américain et l’anti-sionisme, ce ne sont pas des spécifités musulmanes, bien qu’il faille reconnaître que ces sentiments sont hâtisés au point de devenir anti-américains et antisémites en raison des politiques toute récentes (à l’échelle de l’histoire musulmane en tout cas) des Etat-Unis et d’Israël. Je vous vois venir : non je ne justifie pas l’injustifiable, l’anti-américanisme et l’antisémitisme ne sont pas acceptables, mais mon propos ne se situe pas à ce niveau, je me contente d’expliquer.

                « Cet islam » est votre épouvantail. A partir de lui, vous cherchez des poux ailleurs que dans votre « propre » tête. Je revendique une démarche inverse, celle de débattre des problèmes et en premier lieu de NOS problèmes. Car en emballant tout cela dans « cet islam » que vous pensez voir et en débattant ad vitam eternam dessus, vous allez inévitablement le rendre responsable de tout et ne régler aucun problème. Pour ne citer que cet exemple et à moins que je ne sois, comme vous le prétendez, paranoïaque, « Cet islam » est déjà responsable des émeutes de banlieue d’après Eric88 et d’après d’autres compatriotes. L’ascenceur social ? L’école ? Les discriminations ? La ghettoïsation ? Le harcèlement et l’humiliation policière ? Le manque de moyens des policiers ? La démission des pouvoirs publics ? La délinquance ? Allons-nous réfléchir à ces problèmes ? Non, puisque nous les avons écartés et les avons remplacés par votre épouvantail.

                L’expérience des premiers château de sable nous apprend très jeune qu’il est plus facile de détruire que de construire. Vous vous battez *contre* quelque chose. Je me bat *pour* autre chose. Vous avez donc la tâche plus simple.

                Cordialement

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