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Des religieux, dont le Dalaï-Lama, veulent que l’interdiction du blasphème soit inscrite parmi les droits de l’Homme

La deuxième conférence mondiale sur les religions après le 11 septembre s'est tenue à Montréal dans une grande discrétion. Dommage. Elle aurait mérité plus d'attention, car il y a été très sérieusement question de s'adresser à l'ONU pour faire inscrire l'interdiction du blasphème au nombre des droits de l'homme. 

Et toutes les religions étaient là, y compris le bouddhisme, représenté par le Dalaï Lama.

L'événement s'est tenu le 7 septembre 2011 au Palais des Congrès de Montréal.

Y participaient des représentants de toutes les religions, dont le Dalaï Lama et Tariq Ramadan, celui qui demande un simple moratoire sur la lapidation.

Il en est résulté principalement une Déclaration universelle des droits de la personne par les religions du monde un peu spéciale, puisqu'on peut y lire ceci (article 12 alinéas 4 et 5) :

"(4) Chacun a le droit que sa religion ne soit pas dénigrée dans les médias ou dans les maisons d'enseignement

(5) Il est du devoir de l'adepte de chaque religion de s'assurer qu'aucune religion n'est dénigrée dans les médias ou dans les maisons d'enseignement."

Oui, vous avez bien lu : il est demandé que l'interdiction du blasphème, et même la simple interdiction de critiquer les religions, soit inscrite au rang des Droits de l'Homme.

Tout en ayant approuvé, comme les autres participants, cet appel à la censure, le Dalaï-Lama critiqua cependant la censure en Chine. Allez comprendre ... Ou plutôt, on comprend très bien : les religions veulent pouvoir censurer les autres sans être censurées par le pouvoir politique. En fait, elles veulent la théocratie.

Et ce n'est pas tout : cette "Déclaration des droits de l'homme" à la sauce religieuse a l'ambition de remplacer la vraie, celle qui a été adoptée à l'ONU. On peut y lire en effet  :

"Ce document vise à reformuler la Déclaration universelle des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations-Unies le 10 décembre 1948 (...) C'est un fait connu, la Déclaration des Nations-Unis a été largement critiquée, d'« occidentale », critique qui tire son origine de l'impression que, lorsque de tels efforts viennent de l'Occident, ils sont une prolongation de l'impérialisme, c'est-à-dire, un effort continu de la part de l'hémisphère occidental d'imposer ses propres valeurs au reste du monde en vue de déguiser l'universalisme."

Le document de travail originel a été proposé par le Département des affaires religieuses de l'Université Mc Gill de Montréal.

En réalité, les religions réclament le droit d'opprimer les individus. Le théologien Grégory Baum, de l'Université Mc Gill, déclara en conférence de presse que l'Occident ne doit pas imposer ses valeurs de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Il ajouta ;

 « Dans certains pays, la religion fait partie de la culture. Se convertir, c'est renier la culture, se couper du reste de la société.L'ONU reconnaît le droit des peuples de défendre leur culture. On peut considérer que ça peut amener à interdire les conversions. Il existe aussi des droits collectifs, un peu comme le Québec qui réglemente la langue. »

Patrice Brodeur, professeur de théologie à l'université de Montréal, expliqua que « La Déclaration fait abstraction de l'importance de la religion ... Après la fin de la guerre froide, on a redécouvert son importance. »

Ces changements rendraient-ils inacceptables les caricatures danoises sur l'islam et la violence ? « Seulement celle où on voit Mahomet avec un turban en forme de bombe, estime M. Brodeur. Le monde musulman vivra éventuellement une modernisation comme celle de la chrétienté, qui a appris à tolérer ce genre de critique. »

Cette revendication d'interdiction du blasphème rejoint une revencation de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) réitérée depuis de nombreuses années dans toutes les enceintes possibles (1, 2, 3)

Elle met en grave danger de nombreuses personnes, dont des chrétiens persécutés au Pakistan sous de fausses accusations de blasphème, ce qui explique le refus du Saint-Siège de soutenir à l'ONU les résolutions anti-blasphème qui y sont votées de façon continue (1, 2, 3).

par Catherine Segurane vendredi 16 septembre 2011 - 267 réactions
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  • Par Aldous (xxx.xxx.xxx.209) 16 septembre 2011 14:35
    Aldous

    @ lecorrecteur

    Si l’Islam est purement intellectuel comment expliquer le retard monstrueux dans ce domaine qu’accusent les pays islamiques sur ceux qui ont choisi un enseignement exempts de bigoterie ?

    Et comment expliquer l’éclipse intellectuelle des grecs, si prolifiques avant l’invasion turque ?

    Et par comparaison comment expliquer la renaissance italienne après l’afflux des érudits grecs chassés de Constantinople ?

  • Par Le Yeti (xxx.xxx.xxx.240) 16 septembre 2011 12:45
    Le Yeti

    Le respect est quelque chose de réciproque. Les croyant n’ont pas à imposer leur foi aux athée ni aux agnostiques de même que nul ne doit dénigrer ou se moquer d’une croyance quelque qu’elle soit. En revanche se moquer du côté extrémiste et absurde de certains fervents est une autre histoire (bien que délicate) !

    Ceci étant dit ...

    Le blasphème peut être deux choses bien distinctes : soit un manque de déférence envers une religion, soit un manque de déférence envers Dieu, quelque soit le nom qu’on lui donne. Il conviendrait déjà de se mettre unanimement d’accord sur UNE définition.

    Punir constitutionnellement le blasphème revient donc à imposer aux peuples la reconnaissance de Dieu et des religions : ce serait la plus grande guerre religieuse de tous les temps !
    C’est une atteinte à la liberté, au libre arbitre et à la notion même de foi (par nature, personnelle et assumée) donc ... blasphématoire !
    De plus c’est concrètement impraticable car comment voulez-vous que quelqu’un qui est convaincu de la non-existence de Dieu en respecte le nom !!? Qu’il respecte la foi des croyant est une chose, qu’il respecte l’objet de leur croyance non partagée en est une autre.
     

    MA façon de prier et d’honorer mon Dieu ne consiste pas en une pratique olympique de rituels formels et intransigeants mais à écouter et mettre en pratique son enseignement et ce en permanence ; de façon volontaire et délibérément admise !
    Le jour du "jugement dernier" (pour reprendre une image qui nous est familière) ma façon de dire à mon Dieu que j’ai été un bon "disciple" ne sera "Je t’ai construit une belle Église" ni "J’ai bien pensé à me mettre à genoux tous les jours." mais "Regarde Seigneur, JE suis devenu un être meilleur grâce à TON enseignement" et ce par mon choix et ma démarche et non en raison d’une constitution arbitraire.

    Question ouverte aux "intégristes" de tous poil : Et si Dieu existait vraiment ? Vous-y avez pensé à celle là !!?
    Portez sa parole si vous le souhaitez mais ne parlez donc pas EN son nom (il es assez grand pour le faire lui-même ...) car cela constitue le plus grand des blasphème. Écoutez donc plutôt sa parole au lieu de vous en servir pour courir avec véhémence après un monopole qui n’existe pas : celui de la foi.

  • Par sabine (xxx.xxx.xxx.73) 16 septembre 2011 18:38
    Sabine

    @lecorrecteur

    "des gamines de 13 ans qui s’habillent comme des putes."

    Les "putes" existent parce que des hommes vont les voir. C’est l’homme qui fait la pute.

    Par ailleurs, tous vos propos sont tellement ahurissants de bêtise et d’intolérance que ça sent le troll, ou alors c’est un cas grave et irrécupérable de connerie humaine qui se déplace souvent avec son corollaire, le néant de la pensée.

  • Par Daniel D. (xxx.xxx.xxx.63) 16 septembre 2011 12:35
    "Des religieux, Dalaï-Lama compris, veulent inscrire l’interdiction du blasphème parmi les droits de l’Homme"Vous n’aimez visiblement pas l’homme que vous citez dans le titre et il vous sert de fil directeur. Cela rend votre article bien moins pertinent car est minoré le vrai danger qui apparais, celui de la négation de la différence de pensée dans les droits de l’homme.

    Le vrai problème c’est celui ci : on veut faire d’une interdiction un droit ! Tout est là !

    C’est un vrai danger, mais les premiers, a l’avoir demandé tout azimut c’est l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) pour pouvoir avoir des droits de l’homme qui lui permettent de tranquillement imposé la Charia partout ou l’islam est inscrit dans la constitution. Et cela en conformité avec les "nouveaux droits de l’homme"

    Le danger est réel, la liberté de penser est la base des droits de l’homme, CROIRE OU NON EST UN DROIT, s’exprimer aussi.

    Cette nouvelle charte cautionnerais une saint Barthélemy ou un massacre de cathare sous prétexte "d’unifier les coutumes", c’est la porte ouverte a des holocaustes et des génocides cette connerie de proposition !

    Y en as ras le bol d’autant d’aveuglement chez nos "sages" !

    Daniel.

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