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Accueil du site > Actualités > Religions > Des religions et des hommes...

Des religions et des hommes...

Des religions à la carte, ça vous tente ? La religion évolue au cours de l’histoire et avec les sociétés. Elle doit faire peau neuve pour faire face à la demande. On peut alors parler de transformation, plutôt que de disparition.

En effet, on constate, depuis quelques années, un refus des religions traditionnelles et un regain d’intérêt pour la spiritualité. Nous "piochons" dans diverses religions pour en créer une qui nous soit propre, qui nous ressemble, puis nous la consommons. La religion est définie comme un ensemble de croyances ou de dogmes et de pratiques culturelles qui constituent les rapports de l’homme avec la puissance divine. Une véritable discipline à suivre pour ceux qui ont fait le choix de s’en tenir à cette première définition. Or, la "religion à la carte", qui a fait son apparition dans les années 1980, est devenue un phénomène courant. Rebutés par le matérialisme à la mode en ces années, beaucoup ont décidé de se préoccuper du salut de leur âme.

Les enseignements et les exercices de l’hindouisme sont parmi les rites à la mode. Mais les pays d’Europe occidentale voient proliférer les organisations sectaires qui se disent religieuses. Certaines se définissent par le caractère bouffon de leurs cérémonies, d’autres véhiculent une véritable religion de haine. "La religion n’est que le soleil illusoire qui gravite autour de l’Homme tant que l’Homme ne gravite pas autour de lui-même" (Marx). C’est bien de prise de conscience dont on parle ici. Par exemple, Jean-Paul II, défenseur d’une certaine tradition, semblait estimer que l’Église risquait de perdre sa crédibilité en s’adaptant trop vite à la révolution des moeurs et aux modes du monde moderne... Or cette lenteur lui a porté préjudice, comme lors d’un séjour à San Francisco, où près de 2000 manifestants sont descendus dans la rue pour protester contre la condamnation de l’homosexualité par l’Église. Jean-Paul II s’était efforcé de calmer les esprits en déclarant notamment : "Dieu vous aime tous sans distinction et sans exception." Mais les faits sont là, et l’Église choisit de les ignorer. Et on ne peut bien sûr pas oublier les guerres dites de religion, qui ont débouché sur l’horreur. Par exemple, dans les années 1980 encore, Khomeiny, chef de la révolution iranienne, gouverne son pays avec une poigne de fer et fait de l’Iran un État religieux fondé sur le terreur. Une véritable chasse aux opposants, vrais ou supposés, est alors organisée. Par milliers, libéraux, communistes, intellectuels et membres des minorités religieuses seront arrêtés, torturés et exécutés sans autre forme de procès.

Alors, où sont les véritables repères, pourquoi la religion devrait-elle engendrer l’agressivité, la haine ? Il devient compréhensible, dans ces cas-là, que la religion ait dû évoluer. On recherche un certain bien-être, motivé par ce besoin de croire en quelque chose de plus beau, de plus prometteur, dans des religions-produits dérivés. L’actualité nous rattrappe et nous conforte dans cette idée, puisqu’on le constate tous les jours, le passé se répète inlassablement...


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12 réactions à cet article    


  • Xavier (---.---.254.20) 18 novembre 2005 11:19

    Il faut se rendre à l’évidence : les religions, sans exception, sont une création de l’homme pour prendre le pouvoir sur ses semblables. Quant aux religions à la carte, il me semblerait plus juste de parler de foi. La religion sous-entends une organisation autour de dogmes cohérents. La foi me semble plus personnelle quitte à être parfois incohérente mais bon... il n’existe pas de personnes incohérentes, il n’y a que des personnes incomprises


    • caprif (---.---.97.63) 18 novembre 2005 14:46

      Xavier, je ne pense pas qu’un échange soit possible entre nous, mais essayons tout de même, pour sortir de l’affirmation catégorique.

      Deux questions :

      - pour vous y’a t’il une nuance entre mystique - spiritualité - foi - religion - croyance - rites -superstition ?

      - Quelles sont les valeurs invisibles auxquelles vous attachez de l’importance ?


      • Dominik F.Vöchting (---.---.37.165) 9 mars 2006 02:10

        puisque vous posez ainsi la question permettez-moi de vous répondre aussi. Les forces invisibles ? Il y en a tant. C’est passionant vous verrez. Alors d’abord il y a la lumière... qu’en fait vous ne voyez pas puisque vous voyez les reflets des formes quand lumière il y a. Ensuite... les sons et les bruits... que vous ne voyez pas nomplus, vous les entendez grâce au déplacement de l’air qu’elles provoquent. Des sons et bruits de toute natures nous passons bien sûr aux ondes... déjà plus abstrait, mais pour nous des évidences qui n’en sont pas car à partir du moment où nous considérons les ondes en les utilisant à outrance nous devons considérer les ondes plus raffinées encore. Par exemple le rythme cardiaque est lui aussi une « force » invisible et le mouvement des globules rouges qui font tout le tour de l’être humain et de tous ses organes en UNE minute... c’est de la haute vitesse vous voyez... et nous sommes toujours dans le champ des « forces » invisibles et cette vitesse-là n’est rien en comparaison à la vitesse hormonale, celle-ci n’est rien face à la vitesse de la transmission neuronale ou la vitesse pensée... là nous sommes dans une vitesse qui dépasse probablement la vitesse lumière ou alors ont-elles exactement la même ? Répondre à cette question équivaudrait à la quadrature du cercle et nous n’avons toujours rien inventé.

        Des forces invisibles il y en a tellement... n’oublions pas la gravité ! Mais nous retombons-là dans des forces dites lourdes alors cherchons ailleurs. Qu’est-ce qui anime un corps ? Je veux dire par exemple qu’est-ce qui faiit que vous allez vers votre frigo et que vous avaliez un verre d’eau claire ? Il y a évidemment un bon nombre de possibilités quasi infinies pour répondre à cette question, mais en termes de « forces » c’est votre intention de boire qui vous a poussé à effectuer ces mouvements.

        Vous allez dire que c’est prise de tête et je vous donne absolument raison, mais c’est très important quand même parceque nous sommes là dans un registre de forces tout à fait assimilables, d’autres nous dépassent tellement que nous ne pouvons même pas les apréhender, prenez les mouvements de la lune sur nos émotions ou le fait-même que nous soyons « scotchés » à la terre par la gravité de la terre (déjà entrons-nous dans un domaine philosophique, mais c’est toujours encore très physique).

        Bon, quelles autres forces dites-vous impatiemment...

        Nous avons constaté que le simple fait de vous déplacer demandait une intention de votre part, c’est déjà une force en soi qui est le moteur de votre mouvement, on ne peut, en vous observant renier le fait qu’une « force » vous anime, même si vous vous pouvez être à l’autre bout du monde en pensée avec votre petite amie qui est partie pour un reportage sur une secte étrange de l’arrière-pays mongole c’est toujours votre intention de boire qui vous a fait boire. Bon on va pas s’étaler là-dessus parceque tout de suite nous sommes submergés de toutes ces « forces » justement parcequ’elles entrent en résonance avec nous, il faut donc prendre du recul pour reprendre quelque paix.

        Résumons la force d’intention. Qui fut à l’origine du big bang ? Puisqu’il a eu lieu, pensé en-dehors de tout jugement, qui en a eu l’intention ? Vous ? Peut-être bien si c’est votre part inconsciente parceque disons que la part consciente est... très préoccupée disons au point de vérifier son équilibre et la profondeur de sa respiration. Tout va bien jusqu’ici. Un verre d’eau ? Car il vous semble peut-être évident et ridicule de vous reposer un instant dedans, mais ce verre d’eau est un miracle. Grâce à l’hydrogène vous pouvez « combiner » votre vie... disons qu’il est impossible d’énumérer toutes les « forces invisibles » qui existent, elles sont innombrables, certaines très proches, certaines plus lointaines, mais toutes présentes dans le même instant. De tout celà nous pouvons être sûr et puisque nous avons constaté que sans intention il n’y a pas de mouvement, nous pouvons conclure sur le fait que l’existence de l’univers et nous compris résulte d’une intention. C’est ce que les taoistes appelèrent le chi, lui donnant et la qualité de la force globale qui permet le vivant et son intention, le fait de travailler sur l’équilibre de son chi dépend l’état d’équilibre d’une personne ou de son déséquilibre, très clairement nous sommes toujours dans les « forces » invisibles. On vous le dit souvent, mais il n’y a pas de problème on peut bien reformuler, c’est toujours un bon exercice, les apparences sont très trompeuses ! N’oubliez pas que vous voyez une image qui a été retournée deux fois pour que vous l’apréhendiez. Non monsieur ce n’est pas une insulte, une fois dans la rétine et une fois dans votre cerveau pour la remettre à l’endroit, sans blagues. Enfin, vous savez tout celà. Mais l’apparence de l’os par exemple, la partie la plus dure du corps... pourquoi l’est-elle ? Pourquoi l’os est-il dur ? Parcequ’il est l’organe qui produit les globules sanguins et qu’il passe son temps à se défaire pour se refaire sans cesse. Vous ne me croyez pas ? C’est pas grave personne ne vous demande d’y croire, mais d’observer. Reprenons, si l’os est dur ok, la table aussi. Pourquoi la table est-elle dure ? Parceque les atômes du bois tournent tellement plus vite (sont tellement plus condensés) que ceux de ma main que je « ricoche » dessus, donc elle est dure au point que je peux m’appuyer. Mais si j’y réfléchis bien elle a pas mal de bonne volonté pour garder sa forme, quelle est donc la « force » qui maintient la table ? L’intention du menuisier ? Probablement ou la bonne volonté du bois... peut-on les séparer une fois la table accomplie ? Bon, nous pouvons en tous les cas dire, dans le registre des énergies fines ou dites « forces invisibles » qu’à l’échelle de l’atôme tout nous est parfaitement invisible même si Platon s’était déjà émerveillé de leur existence scientifiquement probable... d’autres avant lui en avaient une conscience bien plus étendue, mais c’est une autre polémique. Prenez l’homéopathie par exemple... comment ça quel rapport avec les « forces » atomiques ? Mais nous parlons-là justement de la structure des corps et des matières ! Reprenons, l’homéopathie, encore si décriée comme inexplicable donc impossible qu’elle soit efficace par rapport à la médication dite « lourde » (ça nous ramène à l’histoire de la gravité...) vous observez pourtant la structure de l’eau crystalisée soumise à des variations de sons dessinant des mandalas à l’infini de toutes formes et structures et l’on rechignerait donc à considérer que la structure atomique de tout un verre d’eau ne changerait pas en y ajoutant ne serait-cfe qu’une goutte de composition différente sans que ça change toute la structure ? Allons donc. C’est immédiat, au contact d’une goutte disons... de « star of betlehem » (c’est une fleur... bon pour les chocs émotionels) toute la chaîne atomique commence à échanger des électrons nouveaux et donc la structure de l’eau a bien changé et c’est cette structure qui vient s’ajouter au « verre » que vous êtes et changer aussi votre structure, tout ce que vous ingurgitez ainsi vous transforme selon sa nature. Là nous nageons en pleine quête du st.Graal n’est-ce pas ? Très exactement.

        Vous voyez que la nature des forces qui nous pétrissent, toutes apparentes qu’elles soient sont de même invisibles. Nous constatons également que pour chaque perception de « force » il y a un niveau auquel il faut se placer pour les appréhender, des échelons graduels qui les relient. C’est par exemple cette vision je pense qui est décrite chez les hébreux par l’échelle de Jacob ou par l’échelonage des divinités hindoues ou boudhistes qui comme chez les chrétiens vont des démons aux archanges jusque devant le trône du chi (je sais que vous préférez que je l’appelle ainsi parceque comme ça il ne vous rappelle pas une horrible guerre...) sauf que chez les chrétiens on joue au tennis entre l’enfer et le paradis et le pauvre arbitre est assis au purgatoire sur une petite chaise... alors qu’en Asie ils ont eu une aproche plus...scientifique de cette échelle et ont pris le temps de répertorier toutes les créatures coexistantes dans l’instant par l’observation assidue.

        Il convient de remettre les écrits dans leur temps et d’essayer de comprendre ce qu’ils tentent de décrire ou de faire comprendre, apparemment avec grandes menaces pour ce qui est des anciens testaments... on observe par ailleurs que les dogmes et les observances des religions des livres sont traitées plus en termes de médecine en Asie que ce soit le Bouddha ou Lau-tseu c’est le bien-être des êtres qui est recherché alors qu’en occident l’accent a été mis sur les injonctions et les menaces type « attention vous allez dégringoler de l’échelle ! » On peut toujours remonter et c’est ce que les chrétiens appellent la possibilité du pardon et c’est intéressant que le monde dit athée et matérialiste utilise les mêmes termes par rapport à la graduation sociale. Graduation tout à fait fictive celle-là (puisque nous sommes sur un même niveau de perception) et que seul son poids en argent définit sa « hauteur »... en termes de gravité on serait plutôt tiré vers le bas et puis voyager léger porte plus loin hein. Enfin, tout celà fait partie des « forces invisibles » et nous n’avons toujours rien inventé.

        Ce texte par exemple, soulevé par mon intention de répondre à vôtre question qui je crois vous semblait aussi anodine qu’exaspérante et aussi essentielle qu’incontournable pour moi, se retrouve devant les yeux d’un autre encore et provient d’une chaîne infinie de causalités et d’effets. Jêspère que l’intention qui le porte est lisible puisqu’il s’agissait de démontrer qu’en termes de spiritualité on a affaire avec des enseignements qui résultent de l’observation et de la déduction logique du monde qui nous entoure et de tentatives maintes fois répétées de nous mettre le nez dans l’amour, c’est une prise de tête tout à fait délicieuse vous savez et qui n’a somme toute pas grand-chose à voir avec les croyances, même si en général toutes les croyances ont été formulées à partir d’enseignements donnés par des instructeurs qui n’ont pas « construit » des temples, ceux qui voulaient honorer leur souvenir ont bâti des édifices et puis d’autres encore sont venus y dire ces enseignements et parfois d’autres encore les remplacèrent et dirent d’autres choses dans ces temples et voyant qu’ils ne pouvaient transporter leurs temples vers d’autres continents ils placèrent les enseignements dans des livres, question pratique, plutôt qu’un mausolée de trois cent mètres de long et de large plein de hiéroglyphes et de lions ailés et de colonnes en marbre un livre de poche... il n’y a pas photo, bien plus pratique et on ne parlait pas encore de cartes à puces. Bien sûr que les livres une fois déposés sur un autre continent... le problème du déchiffrage des enseignements restait entièrement le même, restaient toujours ces fichus problèmes de langues et les traductions difficiles et laborieuses.

        Toutefois, entre l’intention et la foi il devrait y avoir un lien évident, mais cette foi de quelle nature est-elle ? Est-ce qu’elle résulte d’une croyance ou d’une intention ? L’intention vient-elle de la foi ou de la croyance ? De la haine ? De quelle intention découle-t-elle ? De la nôtre ? Est-ce une « force » supérieure qui nous guide ? Demandez à Bertrand Piccard par exemple, il a un beau point de vue là-dessus. Chaque cas est un « électron libre » (spécialement ceux de l’hydrogène) pour revenir une dernière fois à ce fascinant sujet que sont les « forces invisibles ».


      • Martine Schwarts (---.---.65.91) 18 novembre 2005 18:02

        « depuis quelques années, un refus des religions traditionnelles et un regain d’intérêt pour la spiritualité ». J’ajouterais : un regain d’intérêt également pour les sectes en tout genre...

        «  Depuis que les hommes ne croient plus en Dieu, ce n’est pas qu’ils ne croient plus en rien, c’est qu’ils sont prêts à croire à en tout. ». Gilbert Keith Chesterton.

        Amusante cette déclaration pour un homme qui finira par se convertir au catholicisme...


        • dominique (---.---.120.198) 18 novembre 2005 18:49

          L’incohérence des religions est le reflet de l’incohérence de la conscience humaine . Peut ètre que le sens profond des mots « spiritualité » , « mystique » ont encore quelquechose à nous dire ..C ’est à chacun ,de creuser en sa conscience . Je souhaite qu’il y ait encore un sens à ces mots, mème si collectivement ils n’ont pas changé grand_chose aux folies et aux égarements des consciences individuelles et collectives . " ils ont gardé les mots, mais ils en ont perdu l’esprit, l’essence profonde. Les paroles :oui , mais c’est à leurs actes que vous les reconnaitrez ."

          dominique


          • Dominik F.Vöchting (---.---.37.165) 9 mars 2006 02:53

            ... à leurs fruits ! ...c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.


          • Xavier (---.---.254.20) 24 novembre 2005 18:05

            Il y a effectivement une différence entre tous ces termes que l’on peut classer de la manière suivante les uns par rapport aux autres. Les rites sont des actes répétitifs chargés de signification (action « symbolique »). Ils sont la traduction de certaines croyances. Les croyances sont le contenu de la foi. Les superstitions ne sont que des formes de croyances. La foi se définit comme la fidélité à sa promesse. Elle est donc bien personnelle. La/le mystique n’est qu’une forme de la foi. Nous pourrions mettre la religion et la spiritualité sur un même niveau. Ceci dit la religion revêt un caractère « organisé » que la spiritualité n’a pas. Quoiqu’il en soit il s’agit d’un ensemble de croyances et de rites qui définissent les rapports de l’être humain avec le sacré. Cette définition a le mérite d’être clair : la religion est donc bien le produit de l’homme et non d’un être divin. Enfin l’église est l’ultime élément de mon classement qui est le système créé par l’honmme pour s’occuper d’une religion.

            En synthèse nous avons (du plus personnel au plus organisé) : 1° les rites 2° les croyances 3° la foi 4° la spiritualité 5° la religion 6° l’église

            Dès lors que l’on atteint le n°5 on tombe dans les créations de l’homme. Le reste est personnel et donc estimable.

            Y a-t-il d’autres valeurs invisibles auxquelles s’attacher que celle d’un hypothétique divin nous offrant un hypothétique au-delà ? Oui, biensûr, il y a l’humanité non comme transcendance comme le suggère Luc Ferry, mais simplement comme le respect de nos contemporains. Il me semble que pour cela nous n’avons pas particulièrement besoin du divin proposé par ces religions créées par les hommes.


            • caprif (---.---.26.137) 26 novembre 2005 17:15

              « Dieu écrit droit avec nos lignes courbes »

              http://prolib.net/histoire/204.016.as.mission.bs.htm

              Une donnée : la dimension religieuse de l’Homme ; qu’elle soit constamment et de toutes les manières, instrumentalisée est un fait. Y’a t’il quelques exemples de religion dominante qui ne se soit pas confondue avec un pouvoir ? Qui n’ait pas lancé d’anathème ? Qui n’ait pas entrainé des peuples dans la guerre ?

              Ce n’est pourtant pas ce que nous enseigne Christ, et la bible, si lue avec la Foi. Jésus-Christ est l’Absolu qui s’est fait serviteur jusqu’à la mort par amour de la créature.

              L’Absolu : « Il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus ». Est-ce qu’il n’y aurait que trois voies qui apparaitraient exclusives pour atteindre le salut, car c’est cela en fin de compte qui est en jeu, ce qui donne sens à l’existence, qui fait qu’elle n’est ni dérisoire, ni tragique : le disciple par éducation - celui par illumination, révélation - et celui qui ne le sait pas et qui au jour du jugement dira émerveillé : Matthieu 25.38 Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli ; ou nu, et t’avons-nous vêtu ?

              Jésus nous montre l’engagement personnel total, nous prend un par un comme individu mais dit : Matt. 16.18 et 18.17 . L’église, (ekklesia : qui se réunit à part) est nécessaire, comme lieu où s’édifient les membres par l’enseignement, la louange de Dieu, le partage du pain, (symbole de la parole de salut de Dieu) où se manifeste l’amour exemplaire des uns pour les autres. Où sont les bénisseurs de canons là ?

              En réalité, la difficulté n’est pas là mais dans la propension de l’Homme a vouloir parler, juger de tout, dans l’absolu, péché d’orgueil absolument universel, peut-être l’illustration de la consommation de l’arbre de la connaissance en Eden. Ce qui révèlerait un autre critère d’humanité, comme le sont déjà la parole, le sens du sacré : l’aveuglement

              Pour ceux que cela questionne et qui en auraient la possibilité, un conférence très vivifiante sur les rapports de la philosophie et de la Foi, par un professeur de la Sorbonne, se tiendra à Boussy-St-Antoine (91) le 16 Décembre 2005 Foi et savoir : la question du statut de la vérité ? sujet brûlant s’il en est qui pourrait réveiller ceux qui dorment leur vie.

              http://www.utl-essonne.org/activites_2005/05c/05c_boussy.htm


              • (---.---.106.175) 4 décembre 2005 15:42

                Les grandes religions monothéistes sont aujourd’hui, dans une grande part, discréditées. Que ce soit à cause de leurs déviances intégristes, où à cause de leur incroyable entêtement à s’opposer aux théories scientifiques.

                Il me semble que le mysticisme est, dans une certaine mesure, plus adaptée que la religion. La mystique en effet ne propose pas de dogme, elle n’incite pas à la croyance. C’est une des raisons pour lequelles elle a été systématiquement dénigré, sauf en Inde, civilisation mystique par excellence. Le mysticisme est une chemin transcendental, qui ne demande pas à être cru, mais a être éprouvé à travers un certain nombre d’expériences personnelles indémontrables, expériences qui échappent pour une grande part à la rationnalité, et donc à la quantification scientifique.

                Cependant depuis quelques années nos chercheurs étudient l’influence des expériences mystiques sur la psyché humaine, et sur le corps humain. Il paraît très clairement que la méditation par exemple, modifie les ondes cérébrales. On dit même qu’un individu a vit sa transfiguration mystique est capable de recombiner son adn. Le mysticisme, en tant que révolution personnelle, spirituelle, est donc compatible avec les sociétés postmodernes.


              • caprif (---.---.232.137) 8 décembre 2005 21:46

                Quand j’ai lancé cette interrogation :

                « par caprif le 18 novembre 2005 Xavier, je ne pense pas qu’un échange soit possible entre nous, mais essayons tout de même, pour sortir de l’affirmation catégorique.

                Deux questions :

                - pour vous y’a t’il une nuance entre mystique - spiritualité - foi - religion - croyance - rites -superstition ? »

                    

                Avec la belle image de Inuits, possèdant des dizaines de mots pour décrire la neige, indiquant dans l’essentialité de leur vie, leur dépendance à cet environnement :

                http://www.well.com/ gilesgal/Snowwords.html

                par ma courte liste en rapport avec le sentiment religieux, j’attendais une réaction, clarifiante de son attitude

                Vous, bornant l’expérience de l’inscription extraordinaire de Dieu au coeur d’un être à part dans l’univers, l’homme, seul témoin de la munificence de la création, qui lui fait transcender la vie en lui apportant du sens - bornant donc cette sagesse pragmatique de l’homme au mysticisme dans un réductionnisme vaguement physiologique, montrez sa navrante pauvreté. Quel désséchement : Demandez la recette du bonheur ! Demandez la recette !


                • el gringo (---.---.208.212) 9 décembre 2005 23:36

                  La spiritualité est bien différente des religions. La religion est un domaine délimité : on attend quelque chose, on croit en un être. La vie spirituelle c’est autre chose : on élargit au-dela d’une croyance en une religion.


                  • Superpno (---.---.85.194) 12 décembre 2005 13:00

                    La religion est un fait d’autres temps !

                    « Grace à dieu » aujourd’hui de plus en plus de gens ont le pouvoir de s’élever au dessus de cette gigantesque supercherie !

                    De plus, responsable de plus de mort que n’importe quelle autre catastrophe humaine.

                    Ainsi soit il !!

                    Pour des siècles et des siècles ...

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