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Du choc des civilisations aux changements climatiques

A la manière des soubresauts climatiques admirablement décrits par Edward N. Lorenz[1] dans le cadre de sa théorie sur l’essence du chaos, on assiste aujourd’hui, par une sorte d’effet papillon, à un glissement, qui semble inexorable, vers un choc des cultures, et qui conforterait la très controversée hypothèse de Bernard Lewis[2], reprise et argumentée par Samuel Huntington[3], à propos d’un possible clash des civilisations.

Il est vrai qu’après les épisodes des caricatures contre caricatures, des transes incendiaires contre un exposé académique du pape et de l’appel au meurtre contre un point de vue de « philosophe » pour ne citer que la face visible de l’iceberg, et maintenant l’immixtion des extrêmes des deux bords dans un processus de surenchère multi-médiatique, il est permis d’envisager l’éventualité d’un choc durable entre l’Occident et l’islam.

Il est extraordinaire qu’aujourd’hui les musulmans s’étonnent des attaques contre Mahomet (Mohamed pour les Arabes), alors que ce fut toujours le cas au Moyen Age et plus récemment, aux XVIIIe et XIXe siècles. Ces attaques revêtaient diverses formes, des analyses philosophiques ou politiques, aux qualificatifs dégradants.

Ces attitudes occidentales ont eu leur pendant islamique, comme les diatribes enflammées contre l’Occident, le fait de qualifier d’apostat quiconque considère que Jésus est fils de Dieu, ou d’user du mot nasrani (chrétien) comme une insulte.

Il est également extraordinaire que les monologues en cours se focalisent sur la personne du prophète Mahomet, alors qu’il y a matière à discussion à propos de la doctrine islamique et de son rapport à la politique, de la place du musulman et de la musulmane dans la société et dans le monde, ou comment conjurer le choc frontal que souhaitent les extrêmes et instaurer une véritable culture, non pas du dialogue, mais du débat entre l’Occident et l’islam. Car le débat est différent du dialogue, parce qu’il permet à chacun de dire ce qu’il pense réellement, de crever l’abcès de manière pacifique et civilisée, et de découvrir enfin la solution à laquelle personne n’a jamais pensé.

Cette focalisation sur le Prophète laisse pantois, parce que la presque totalité des conquêtes musulmanes extérieures à la péninsule arabique et les violences commises au cours des dernières décennies se sont faites sans Mahomet. C’est comme si on s’évertuait à imputer, tout aussi injustement, à Jésus le massacre des Indiens d’Amérique du Sud et de millions d’Algériens, ou à Moïse le travail méthodique de dépossession et d’asservissement des Palestiniens.

Abou Bakr, premier calife de l’islam, successeur de Mahomet non désigné par lui, ne déclara-t-il pas à des fidèles désemparés face à la mort du Prophète, que si Mahomet est mort, Dieu est vivant et ne mourra pas[4] ?

Les échanges actuels sont interminables, du fait que le passé et le présent de toutes les civilisations sont jonchés de guerres et de violences, dont souvent sont victimes des innocents. Le résultat est un dialogue de sourds, argument contre argument, fait historique contre fait historique, c’est-à-dire une spirale sans fin, d’autant plus que les injustices et les violences, de part et d’autre, continuent de sévir.

D’après certains discours, l’Occident est défini à la fois géographiquement et par référence aux valeurs chrétiennes. Il est aussi le monde libre, creuset de la démocratie, de la liberté d’expression et des droits de l’homme.

L’islam est associé à l’Orient, à une civilisation figée, à des régimes dictatoriaux, au refus obstiné de se défaire de coutumes et pratiques ancestrales, et actuellement à la violence.

En réalité, les valeurs chrétiennes sont plutôt orientales, puisque leurs sources se trouvent en Méditerranée orientale, en témoigne la tolérance légendaire des chrétiens arabes orthodoxes, et le monde libre est aujourd’hui de moins en moins libre. Un monde sur le qui-vive, qui n’hésite pas à altérer les valeurs qu’il ne cesse de brandir à la face des autres cultures.

Il fut un temps où les valeurs chrétiennes et les valeurs islamiques coexistaient et convergeaient vers un substrat commun tenant lieu de conscience d’une destinée commune, en dépit des différences au plan des pratiques et des coutumes, comme au Liban, en Egypte ou en Irak. Mais les interventions extérieures et les stratégies de conquête du pouvoir politique et économique ébranlent par moments cet édifice que des siècles de coexistence pacifique ont patiemment bâti.

Alors que faire pour que ce glissement vers un choc des cultures ne devienne une réalité historique ?

Certains préconisent une démocratisation forcée ou provoquée des pays musulmans, pour les rapprocher des idéaux de l’Occident. D’autres suggèrent de favoriser l’émergence d’un islam européen respectueux de ces idéaux. Mais ces deux optiques, comme d’autres, montrent tous les jours leurs limites.

Il y a quatre ou cinq décennies, dans certains pays musulmans, il était d’usage de fêter le Nouvel An tout en pratiquant sa foi. Les vitrines étaient décorées et les religieux ou le simple croyant n’y voyaient pas matière à problème. C’était le temps où les gens vivaient leur islam de façon paisible, alors qu’au même moment la guerre faisait rage au Vietnam.

Aujourd’hui, tous ceux qui décorent un arbre de Noel dans la rue ou chez eux ou qui ont une pratique religieuse non conforme aux croyances dominantes, par exemple ne pas aller à la mosquée, boire de l’alcool ou ne pas porter le voile pour les femmes, sont stigmatisés et parfois violentés.

Mais des voix s’élèvent dans nombre de sociétés musulmanes, en particulier au Maghreb, pour réclamer la liberté de croyance et de conscience et l’appropriation de la religion par la sphère privée, en d’autres termes la séparation du divin et du séculier, des doctrines et des institutions, ou plus prosaïquement, la séparation de la religion et des règles et lois qui régissent l’Etat, une entité temporelle en continuelle transformation.

Derrière ces voix qui s’expriment sous différentes formes, existe un mouvement de fond, qui refuse de se laisser enfermer dans un moule et de se mettre en uniforme, mais il demeurera invisible tant que les hommes politiques et les intellectuels de ces pays n’auront vaincu leur peur des représailles et engagé au grand jour ce débat de fond. Rappelons-nous que l’histoire de la civilisation musulmane est émaillée de changements sociaux et politiques dont l’un des moteurs est une interprétation nouvelle des textes coraniques ou de la tradition.

En attendant, la Terre meurt à petit feu du réchauffement climatique, tout en fonçant à une vitesse relative de plus 100 000 km/heure autour du Soleil. Sa destinée est peut être d’imploser ou d’être projetée aux confins de la Voie lactée. Voilà une perspective qui devrait faire réfléchir ceux qui poussent à la confrontation entre des civilisations, qui objectivement ont un destin commun.

Peut être que des gens comme Al Gore, et bien d’autres, connus ou anonymes, qui travaillent à cet idéal déterminant tous les autres idéaux, offrent une opportunité de dépassement des clivages culturels pour que les hommes et les femmes, dans leur grande diversité, se consacrent à la préservation de ce bien commun.

Après tout, face aux périls climatiques ou géophysiques à venir, aux ingrédients d’une grande crise biologique qui se mettent lentement en place, et à l’avenir sombre qui est prédit aux générations futures par nombre de scientifiques, la perspective d’un clash entre l’islam et l’Occident paraît bien dérisoire.



[1] Edward N. Lorenz. The essence of chaos. UCL Press, London, 1993.

[2] Bernard Lewis. The roots of muslim rage. Why so many muslims deeply resent the West, and why their bitterness will not easily be mollified. The Atlantic Monthly, Boston, septembre1990.

[3] Samuel Huntington. The Clash of Civilizations ? Foreign Affairs, Summer 1993.

[4] Ibn Hishâm, As-Sîra an-Nabawyya (Biographie du Prophète). Ed. Maktabat Al-Kuliyyât Al-Azhariyyah, Le Caire, 1971. La traduction littérale du propos d’Abou Bakr est : « Que ceux qui adoraient Mohamed sachent que Mohamed est mort et que ceux qui adoraient Dieu sachent que Dieu est vivant et ne mourra pas. »


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67 réactions à cet article    


  • Bill (---.---.76.11) 19 octobre 2006 12:40

    @ l’auteur

    Pas d’accord avec certains paragraphes de votre article mais entièrement d’accord sur le fond. Il faut privilégier le dialogue et les musulmans qui veulent changer les choses sont plutot admirables, mais pensez vous qu’ils pourront y parvenir ? C’est en tous les cas ce que je leur souhaite.


    • José w (---.---.25.142) 19 octobre 2006 13:16

      Oui, un bon article dans le fond : Nous sommes tous sur le même bateau, et jusqu’à plus ample informé il y a de la place pour tout le Monde.

      Il est temps de remttre l’ONU en avant, par une réforme efficace et démocratique.


    • Antoine Diederick (---.---.205.6) 19 octobre 2006 19:51

      Wouarffff mais le bateau coule et ya pas de bouées de sauvetage pour tous....faudra choisir smiley smiley

      A la courte paille, ensuite pour savoir qui va manger le mousse sur le radeau dérivant....faudra aussi tirer à la courte paille....enfin s’il yen a encore des pailles....

      Oui, oui, des pailles ds l’oeil du voisin smiley et les poutres...touches pas aux poutres sont celles du radeau et si tu y touches on coule smiley


    • Antoine Diederick (---.---.105.86) 20 octobre 2006 01:46

      Le bateau, c’est la « Nef des fous »...

      Au moyen age on confiait les fous au fil de l’eau sur des barques....mais c’est aussi ici


    • Marsupilami (---.---.47.194) 19 octobre 2006 13:07

      Le choc des civilisations, on est déjà en plein dedans, désastre écologique ou pas. C’est évident qu’il faut dialoguer avec les musulmans modérés, mais ceux-ci sont quasiment inaudibles et submergés par le tsunami de l’intégrisme islamiste.

      Un intéressant texte prophétique, écrit en 1956, à lire et méditer :

      Où va l’Islam ?

      Un texte de Marcel de Corte publié en décembre 1956 dans La Libre Belgique et qu’il vaut la peine de lire et de relire :

      Où va l’Islam ? Il est vraisemblable que l’Islam lui-même l’ignore à peu près totalement. Ce grand corps informe s’éveille d’une longue léthargie, paupières closes, cerveau engourdi, membres épars et secoués çà et là d’aveugles sursauts. Toute l’histoire de l’Islam manifeste d’un bout à l’autre ces étranges alternances de torpeur et de frénésie.

      Il semble que l’atavisme nomadique de cet immense agrégat de peuples en soit la cause : l’Islam bouge et s’ébranle dans la seule mesure où il trouve un conducteur, un entraîneur, un führer, un émule de Mahomet. Sans cet élan que lui communiquent le berger et ses chiens, le troupeau retourne à l’anarchie et, de degré en degré, à la somnolence. L’Islam ressemble à une limaille de fer dont l’aimant seul peut assurer la cohésion.

      C’est dire que l’islam présente, au regard de l’historien et du sociologue, l’aspect d’une force magnétique toujours exposée à la chute dans l’inertie, si le dynamisme d’une oligarchie dirigeante : vient à lui manquer, ou si une résistance ne s’oppose pas à son passage et à son expansion. Depuis le VIIIe siècle jusqu’aujourd’hui, les rapports de l’Occident et de l’Islam sont jalonnés de ces suites d’impulsions irrationnelles et de stagnations tout aussi inintelligibles.

      Comme on l’a souvent remarqué, le comportement du disciple de Mahomet ignore, sauf exception, cette mesure entre l’excès et le manque dont l’intelligence grecque, enracinée dans l’ordre de la nature, a si longtemps imprégné l’Occident. L’Islam est instable et démesuré. Il est remarquable que la civilisation islamique, à Bagdad ou en Espagne, ait connu ses moments de vive splendeur lorsque le don que la Grèce a fait pour toujours au monde l’eut atteint. Peu de cultures sont parvenues à ce sommet d’efflorescence vitale et de subtile spiritualité conjointes.

      Cette union fut de courte durée ; l’Islam retomba rapidement dans ce mouvement oscillatoire qui le projette d’un extrême à l’autre et qui se retrouve, avec son contraste majeur, en presque tous ses adeptes, sous la forme d’une brutalité explosive relayée par une exquise délicatesse inattendue, ou réciproquement. Tout se passe comme si l’Islam balançait toujours entre les qualités et les défauts de la Barbarie, et les qualités et les défauts de la Décadence.

      Peut-être faut-il trouver l’origine de ce roulement dans la structure strictement religieuse de la mentalité Islamique et dans la violente antithèse qu’elle établit entre Dieu et les hommes.

      Sans Dieu, je serais vil plus que la bête immonde, fait dire Hugo à Mahomet. L’Islam ignore le Christ en tant que Dieu incarné, régénérateur de la nature humaine qu’Il assume en sa personne. Le Christ n’est pour lui qu’un prophète. La notion de nature réformée par le Nouvel Adam lui est étrangère. Entre Dieu et l’homme, il n’y a rien, pour lui. A nouveau, Hugo a merveilleusement exprimé cette dualité de l’âme religieuse islamique écartelée entre le Ciel et la Terre :

      Fils ; je suis le champ vil des sublimes combats Tantôt l’homme d’en haut, tantôt l’homme d’en bas, Et le mal en ma bouche avec le bien alterne Comme dans le désert le sable et la citerne.

      La religion islamique est dépourvue de centre de gravité. Elle ne possède ici-bas aucun point fixe. Elle ne dispose d’aucun critère immuable, faute de ce Moyen-Terme qu’est le Christ entre l’homme et Dieu, faute d’une Eglise conçue comme corps mystique et comme Jésus-Christ répandu et communiqué. Aussi oscille-t-elle entre le fanatisme sans nuances, massif, coagulé en quelque sorte, et une poussière de croyances disparates qui vont de la mystique à la plus basse superstition. La foi en Allah, dominatrice et exclusive, se mêle à une multitude indéfinie de sectes dont l’Encyclopédie Britannique énumère la série en trois colonnes de petit texte bien tassé.Les conséquences politiques de cette attitude religieuse toujours trébuchante et déséquilibrée sont immenses.

      C’est un lieu commun que la politique est ici un simple prolongement de la religion. Le Temporel et le Spirituel ne sont pas deux domaines distincts. Le premier n’est pas subordonné au second. Ils se confondent. Même dans la phase de laïcisation que traversent actuellement les élites de l’Islam, il en est ainsi incroyantes ou pharisaïquement ritualistes, ces élites considèrent l’Islam comme un monde à part, sans frontières, sans détermination qui proviendraient de la situation terrestre de l’homme et de la diversité corrélative des groupements humains. Méconnaissant l’existence de la nature humaine et de ses implications, l’Islam méconnaît totalement l’idée de patrie et à l’intérieur des patries, l’idée d’une différenciation hiérarchisée entre les hommes due à leurs fonctions différentes. Il n’y a pas de « caste », ni « d’ordre », au sens de l’Ancien régime : dans l’islam c’est l’égalité absolue des fidèles. Le musulman se sent chez lui dans tout l’Islam : son seul passeport est sa foi, vive ou dévaluée. Le Marocain ou le Tunisien n’est pas un étranger en Égypte.

      L’Islam présente ainsi l’aspect d’une société sans classes, internationale ou plus exactement « anationale » dont les membres sont rassemblés dans une même conception des rapports entre Dieu et l’homme, à la manière de la société dont rêvait Marx et que ses successeurs ont tenté d’instaurer en Russie. Il suffirait d’une chute du niveau religieux dans les élites dirigeantes - et elle est en train de s’accomplir depuis le XIXe siècle - pour que l’Islam, braquant son regard sur la possession de la terre et sur les rapports entre l’homme et la seule matière, se trouve dans la même position que la Russie. Ce n’est point par hasard qu’un des plus sagaces observateurs du communisme, M. Jules Monnerot, a nommé celui-ci « un nouvel Islam ». C’est par un sens très sur des analogies entre les deux conceptions du monde.

      L’Islam a du reste montré dans le passé, où il puise son exaltation présente, le même esprit totalitaire que le marxisme. Pour lui, comme pour le marxisme, l’humanité se divise en deux parts radicalement hétérogènes : les fidèles et les infidèles, les musulmans et les Occidentaux. La philosophie matérialiste du marxisme est sans doute encore inconcevable à l’Islam. Les communistes musulmans sont peu nombreux. Mais cette prétendue imperméabilité de l’esprit islamique au marxisme ne vaut guère plus que l’imaginaire discordance que certains découvrent entre l’esprit anglais ou scandinave et la même doctrine. L’histoire récente prouve que la Grande-Bretagne et les pays nordiques, tout en gardant leur vernis idéalistes et en n’élisant que quelques rares députés communistes, ont absorbé à larges doses un marxisme édulcoré.

      L’alliance entre la Russie et l’Islam qui s’accomplit sous nos yeux n’a donc rien de contre-nature. Elle procède de mentalités qui se correspondent et qui peuvent parfaitement s’identifier dans la confusion actuelle de l’histoire. Les Américains n’extirperont jamais, par leur anticolonialisme puéril, cette affinité hors de l’esprit musulman. La Russie les surclassera aisément en jouant sur la ressemblance qui existe entre l’attitude antieuropéenne du musulman et l’attitude anticapitaliste : il lui sera facile de faire virer au moment opportun la première, qui existe et s’exaspère, vers la seconde, qui est encore informe, et d’englober de la sorte les États-Unis dans la réprobation qui frappe l’Occident. La diplomatie américaine, toujours plus sensible aux éléments économiques d’un problème qu’à ses facteurs psychologiques, ferait bien de s’apercevoir de ce détournement astucieux.

      La politique étrangère soviétique n’a du reste jamais varié en la matière depuis les fameux entretiens - trop oubliés par les démocraties, sans mémoire ! -, que Zinoviev eut, au Congrès de Bakou, le 1er septembre 1920, avec Enver Pacha. Elle remporte aujourd’hui les fruits d’un effort poursuivi sans la moindre défaillance et qui contraste avec les piteuses pirouettes que les événements imposent à la diplomatie des peuples dits libres. Les deux « guerres saintes » que mènent la Russie contre le Capital et l’Islam contre l’Occident finiront par s’amalgamer si l’Amérique n’ouvre pas les yeux.

      La perspective est d’autant plus probable que la morale islamique ouvre un champ plus vaste que la morale chrétienne aux passions de l’esprit et au ressentiment. C’est là sans doute la raison pour laquelle l’Islam s’insinue peu à peu dans les populations primitives de l’Afrique : son éthique, moins exigeante, y est plus aisément adoptée. Personne ne niera, d’autre part, que le marxisme fleurit partout où la morale se relâche. Le mot de Rivarol reste vrai : « en déliant les hommes, on les déchaîne. »

      Il est vraisemblable que les historiens de l’avenir verront dans la dissolution de l’empire ottoman consacrée par les traités de 1918 une des hypothèques qui auront pesé sur le XXe siècle aussi lourdement que la stupide destruction de l’empire austro-hongrois. Assagie par ses conquêtes, par ailleurs très écornées, l’ancienne Turquie stabilisait l’Islam au même titre que l’Autriche-Hongrie calmait l’effervescence balkanique.

      Ces deux systèmes formaient au surplus un tampon contre l’impérialisme russe. Nous payons aujourd’hui les conséquences de cette politique aveugle où « l’idéalisme » laïque et les sordides préoccupations économiques se rejoignaient. Puissions-nous ne pas les payer très cher, car, pour citer à nouveau Rivarol, il n’est pas de pire malheur que de mériter ses malheurs !

      Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que les nationalismes arabes sont sans racines dans les traditions de l’Islam et qu’ils évolueront fatalement vers un seul « internationalisme » et vers le panislamisme. La Russie, toujours vigilante, y mettra d’autant plus de soins que les errements de la diplomatie dite atlantique l’y aideront. L’Occident n’a d’autre atout en main que la terrible faiblesse du sens de l’État en terre islamique. Mais on fabrique aujourd’hui par la contrainte des Etats artificiels. Et d’autre part, l’État en Occident est dégénéré en État-Providence qui vampirise son énergie et ses réactions vitales de défense.

      Marcel DE CORTE, Professeur à l’Université de Liège - La libre Belgique - 28 décembre 1956.


      • Antoine Diederick (---.---.17.58) 19 octobre 2006 15:10

        @Marsupilami (IP:xxx.x94.47.194) le 19 octobre 2006 à 13H07

        Bonjour Monsieur le Marsupial,

        Texte intéressant. Pendant la guerre froide, en effet, la Russie soviétique a tenté de jouer le « carte » du monde arabe pour coincer l’Occident entre le marteau et l’enclume (ou si on préfère le marteau et la faucille).

        Cette possible collusion des totalitarismes nazis ou communistes ont trouvés jadis des relais complaisants ds le monde arabe. Le texte de 1956 reproduit ici par vos soins le montre.

        Pour les autres aspects de la réflexion de Monsieur de Corte songeons simplement que l’Occident a un rapport au sacré que nous pourrions nommer de vertical tandis que le monde arabe ou, disont, plutôt oriental semble avoir une vision horizontale. Et surement, ces deux façons de voir différentes ne se cantonnent pas uniquement à la sphère de la religion mais aussi aux modes de la pensée courante.

        De quoi réfléchir en tout cas pour ceux qui voudraient tenter de concilier ces deux visions du monde qui semblent bien incompatibles ?


      • Marsupilami (---.---.47.194) 19 octobre 2006 15:49

        @ Antoine

        Un axe horizontal et un axe vertical... tu me donne une idée géniale : avec ça on peut faire une croix ! Tous unis sous le signe de la croix (mdr) !


      • ZEN zen 19 octobre 2006 18:32

        @Marsu

        Ce texte est un tissu de conneries , de mélange des genres , de confusions historiques tout à fait réactionnaires pour certaines, ce qui n’étonne pas de la part de la trés catho et conservatrice « Libre Belgique » Par ex :

        "la morale islamique ouvre un champ plus vaste que la morale chrétienne aux passions de l’esprit et au ressentiment. C’est là sans doute la raison pour laquelle l’Islam s’insinue peu à peu dans les populations primitives de l’Afrique : son éthique, moins exigeante, y est plus aisément adoptée. Personne ne niera, d’autre part, que le marxisme fleurit partout où la morale se relâche. Le mot de Rivarol reste vrai : « en déliant les hommes, on les déchaîne. »

        On se croirait à l’époque du bon roi Léopold : les « primitifs africains » ...


      • Antoine Diederick (---.---.205.6) 19 octobre 2006 18:55

        @Monsieur Zen

        Bien sûr le texte DATE de 1956 !!! Un bail et une autre époque, un autre contexte.....et il y a cette faiblesse de la pensée de l’époque.

        Mais, il y a des idées pertinentes ds ce texte qui restent d’actualité.

        Cependant, je vous l’accorde, il devrait susciter un autre débat, plus conteporain....


      • Antoine Diederick (---.---.205.6) 19 octobre 2006 18:59

        @Marsu...

        Il se fait que pour la croix....euhhhh ben...finalement, je vais lancer une horreur !!!!

        "Musulmans de tous les pays, CON-VER-TIS-SEZ vous !!!! smiley

        Oui mais à quoi ....soyez chrétiens !!! smiley

        Ben la croix est un symbole de quaternité....

        Préfère le Christ en Gloire comme principe de l’Illumination smiley smiley smiley


      • Marsupilami (---.---.47.194) 19 octobre 2006 19:06

        @ Zen

        C’est évident qu’il y a plein de conneries réac-catho dans ce texte. Mais il ne dit pas que des conneries. Et si je l’ai posté, c’est surtout en tant que document historique intéressant à connaître.


      • Antoine Diederick (---.---.205.6) 19 octobre 2006 19:37

        @Marsupilami

        Ce texte a été écrit par un homme qui donne l’impression d’être un bourgeois belge assuré des valeurs dominantes de son temps mais ce texte n’est pas sot, il est simplement en effet réac. mais en 56 pouvait-il en être autrement face à la montée du péril rouge (comme on le disait à l’époque).

        Ainsi, aujourd’hui face au péril vert bien des textes écrits seront peut-être vu comme réac. ds 40 ans.


      • Marsupilami (---.---.47.194) 19 octobre 2006 19:48

        @ Antoine

        Ben oui, c’est Zen qui est sot en disant que ce texte n’est qu’un tissu de conneries. L’auteur analyse très bien le mouvement de balancier historique de l’Islam et sa nature. Et puis c’est toujours rigolo de ressusciter le bon vieux Péril Rouge, ça change du Péril Vert...


      • Verite (---.---.127.224) 19 octobre 2006 23:09

        @Marsupilami,

        Bravo, votre commentaire sur l’histoire d’Islam and de la psychologie d’Islam pendant les siecles nous donne une perspectif tres importante.

        Peut etre les etres humains, -avec une geographie isole,tellement ignorantes, -sont tous vulnerable d’un tyrant, meme si ils ne sont pas musulmans ?

        C’est le point d’un education aux lycees europeen que les etudiants developent une respect pour tous les — du Chine, du Europe de l« est,d’Afrique ,(du Nord et du Central),qui observant une foi »different"...Aux meme temps, si il y a un chemin pour les jeunes musulmans en Europe d’avoir des amies europeen, visite les familles des etudiantes europeen, mixte dans l’ete dans le camps pour la jeunesse avec les enfants europeens, peu a peu, ils acceptent leur differences....

        Il me semble les jeunes musulmans sont trop separe, est qui peut etre il faut commence avec leurs meres et peres pour un dialogue entre les ’civilizations’, pour construir un ’pont’ entre les deux societes, si differentes, mais avec les memes espoirs pour leur enfants.

        Est ce que que cela est possible ?

        Chaque famille francais peut ’adopte’ une famille musulman, visite leur maison,exchanger les visites, forme la fondation pour amitie.

        Pourquoi pas ?

        C’est un commencement.

        Cordialment,

        Verite


      • ZEN zen 19 octobre 2006 23:22

        @Marsu

        Et le péril jaune, tu y penses ?... smiley


      • Antoine Diederick (---.---.210.129) 28 octobre 2006 22:48

        je viens de relire le texte de De Corte....

        Il y a de très bons éléments de reflexion ds ce texte...

        @Monsieur Zen...

        Université de Liège...je crois me souvenir qu’elle a été fondée par des libéraux. Et peut-être mme des ultras libéraux...en leur temps ,faudrait se renseigner —je veux dire— avoir un complément d’info.


      • Antoine Diederick (---.---.210.129) 28 octobre 2006 22:59

        @ Monsieur demian west (IP:xxx.x49.157.250) le 20 octobre 2006 à 08H47

        Le texte de Manuel de Corte, cité par Marsu, est simplement la manifestation de l’esprit des années soixante, raciste et dominateur du tiers-monde, insultant tout du long.

        ummmhhhh, je crois que vous ne savez pas lire....ce texte n’a rien avoir avec ce que vous prétendez (le texte de DE CORTE).

        La Belgique n’a jamais eu de colonies ds le monde arabe et la Belgique n’a jamais eu vraiment de politique arabe, en revanche la France, oui.

        Voyez que le texte a été écrit en 1956...c’est la crise de Suez et il est fort a parier que ce texte suivait l’actualité de l’époque.

        Est-ce dire que ce texte contient des éléments racistes. Non, je ne crois pas....la politique internationale a toujours été conflictuelle et est la parfaite illustration des rapports de force.

        Je dois dire, qu’à mon sens, vos partis pris son un frein pour affiner votre critique et vos réflexions et puis ainsi penser que les subtilités vous échappent.


      • Grrrrrrrrrr !!! (---.---.18.96) 19 octobre 2006 14:01

        Les merdias parlent souvent d’orient, de moyen-orient et d’extrême-orient ! Qu’en est-il pour l’occident ? Ma question n’est ni naive, ni innocente, vous vous en doutez bien ! smiley


        • kelvin (---.---.64.135) 19 octobre 2006 14:18

          « Après tout, face aux périls climatiques ou géophysiques à venir, »

          je pense qu’un tsunami est moins dangereux que la connerie humaine !


          • Noe (---.---.102.235) 19 octobre 2006 14:27

            Belle utopie mais utopie quand même (l’histoire de l’humanité et les lois physiques ne laisse aucune équivoque quant à l’avenir et l’évolution du problème : à la fin, il ne peut en rester qu’un - sinon retour à la case départ et c’est reparti pour un cycle -).

            La question est de savoir qui et comment seront sélectionnés les (bienheureux) partants pour l’arche ou le radeau de la survie (puisque la technologie permet ou permettra ce sursis).

            Lors du pic d’alerte de la grippe aviaire il y a un an, il était impossible de trouver le moindre Tamiflu dans les pharmacies. Version officielle : l’armée a tout réquisitionné. Officieusement, ministres, députés, sénateurs et leurs familles, ont été prioritairement servis (discours popupaterlitiste de façade : « ne paniquez pas, tout va très bien, nous contrôlons la situation, regardez comme je suis calme et serein... ».

            De fait, que serait la France sans nos vertueuses élites politiques pour décider et veiller sur notre bien-être ?


            • aebc (---.---.214.10) 19 octobre 2006 15:05

              bel article, on doit effectivement se tendre la main car sinon on va droit au mur....


              • CAMBRONNE (---.---.60.141) 19 octobre 2006 15:38

                @L’AUTEUR

                Voila un article qui parle des relations entre chrétiens et musulmans de façon appaisée . Rien que pour cela il est bon et je vous en remercie parceque j’en ai ras le bol des horreurs qui se déversent sur ce site depuis quelque temps .

                Pour l’Occident je dirais qu’il est chrétien mais qu’il est aussi hélléno Latin ce qui le ramène un peu plus à l’Ouest .Nos valeurs sont largement imprégnée de ce monde et de l’Egypte ce qui le ramène un peu plus à l’est ... Amusant non ?

                En fait ce sont plutot les positions nord et sud qui comptent plus que l’Est et l’Ouest .

                Un souhait : que vous et ceux qui vous,ressemblent arrivent à appaiser l’islam comme le catholicisme s’est appaisé . Je dis bien le catholicisme et non le Christianisme car du coté de chez BUSH on pratique quelquechose qui ne me plait guère et qui est du christianisme abatardi .

                Bonne continuation .


                • 19 octobre 2006 16:24

                  C’est certainement une des grandes leçons à tirer de l’état du monde actuel : que nous soyons dans le même bateau !, et qui devra être le moteur de pensée de demain. Chaque particularisme peut avoir raison pour soi, mais ne peut s’ériger en raison absolue pour l’ensemble. Et même, ces particularismes risquent aussi d’avoir à évoluer afin de préserver l’équilibre synthétique de l’ensemble, que ça aille de l’islam radical au capitalisme radical aussi, pour ne citer que ceux là parmis les multitudes de sources de conflits. Nous serons alors peut-être dans la véritable mondialisation, celle du bien commun, qui pourrait entr’autre décridibiliser totalement le recours à la force pour imposer des vues particulières et faire du débat, à tous les niveaux, avec la participation de chacun, la langue mondiale de la paix. Il est encore permis de rêver (pour combien de temps ??). Espèrons que nous soyons à un tournant décisif de l’évolution, incroyable, de l’histoire de la vie dans l’univers, et que nos petites arrogances ne viennent pas tout mettre en l’air. Dans ce tournant engagé par la prise de conscience justement du phénomène de globalité, les passés historiques deviennent des « héritages » et non plus des bases pour réfléchir et créer l’avenir. Internet, par exemple, premier grand outil de globalité permettant la mise en contact de toutes les individualités, certes il y a encore beaucoup de chemin à faire et rien n’est gagné d’avance mais il n’est pas interdit d’espérer, qui vivra verra....


                  • 19 octobre 2006 16:25

                    je sais pas pourquoi c’est en gras, c’est pas volontaire ??


                  • slaf (---.---.41.15) 19 octobre 2006 16:56

                    Très belle analyse je trouve aussi. Elle recadre le débat

                    La conclusion j’aimerai la qualifier de « prophétique » car elle véhicule le message donné par de nombreux scientifiques amoureux de la vie ou encore de shammans amoureux de la nature ou encore de visions de ci dela du monde religieux annonçant un bouleversement des mentalités vers un monde dans une logique plus d’Amour.

                    Synthèse des posts plus haut : La main dans la main et avec moins de connerie nous eviterons le mur.

                    bien à vous tous


                    • Tristan Valmour 19 octobre 2006 17:44

                      Bravo pour votre article qui sonne juste. N’hésitez pas à intervenir de nouveau pour faire entendre votre voix, et peut-être la raison vaincra-t-elle les divisions et la folie des hommes.


                    • maçon avec un ç ! (---.---.64.135) 19 octobre 2006 18:05

                      de la grande muraille à la frontiere mexicaine en passant par le temple de salamon ,l’humanité passe son temps à construire ses chaines .

                      break the wall,don’t kill the whales !


                    • Dupons et Durons (---.---.13.2) 19 octobre 2006 18:19

                      Il est particulièrement naïf et manipulateur de croire et laisser croire que l’Amour, avec un grand A comme arnaque, va régir, le sauve qui peut général et ma peau en premier de préférence...

                      C’est grâce à ce genre de berceuse que la vermine, grosso modo 50% de l’humanité quel que soit le barreau de l’échelle, accède au pouvoir et consolide sa mainmise.

                      Une bon épisode de grippe espagnole transgénique et nous assisterons en direct (via des chaînes non officielles) à des scènes qui font assurément la beauté et la grandeur du genre humain.

                      Tous les moteurs du pouvoir reposent sur l’exploitation d’une masse jetable et renouvelable au profit de la perpétuation des intérêts d’une minorité.

                      On appelle cela la chaîne alimentaire mon cher Watson.

                      A Sup de Com, on a coutume de remplacer le terme alimentaire par solidaire, et ça marche, analphabétisation du bétail aidant !


                    • t-h (---.---.131.131) 19 octobre 2006 20:52

                      @Dupons : si tu considère que 50% de l’humanité est de la vermine, peut-être devrais tu penser à te remettre en cause... Qui te dit que tu n’en fait pas partie ? smiley


                    • jipé (---.---.221.74) 19 octobre 2006 18:07

                      enfin sur ce thème des arguments raisonnables des deux cotés, heureusement que les extrémistes des deux bords -refoulés confondant arabes et musulmans / auto-culpabilisation de complexés...ne sont pas encore là !

                      Sur le fond ce choc culturel est peut être moins fondamental que l’enjeu environnemental. La modernisation des sociétés estompera le fossé religieux, avec sans doute des soubressauts douloureux. L’impasse du dévéloppement est déja en train d’atteindre les limites de notre monde (sauf quelques réserves naturelles alibi...). Les écolos -dont moi en 67-72- ont été incapables de mobiliser, à moins qu’il fût déja trop tard. Ironie que la seule opposition réelle au modèle occidental du Progrés vienne d’une idéologie si peu socialement écolo...


                      • (---.---.162.15) 19 octobre 2006 18:11

                        Il y aurait une focalisation sur Mahomet ? Je ne l’avais pas remarquée, je n’ai vu qu’une focalisation sur les islamistes extrémistes et plus généralement une dénonciation de l’attitude trouble de la multitude des musulmans modérés.

                        Mahomet n’est qu’un ectoplasme que certains agitent pour asservir. Il est alibi plutôt que cause. Et, en tant qu’alibi, sa religion mérite notre condamnation (au moins des agnostiques, les catholiques, utilisateurs d’un autre alibi, savent être solidaires).

                        Am.


                        • Grouik (---.---.167.65) 19 octobre 2006 18:55

                          Effectivement, la vrai scission est elle entre les cultures chrétiennes et musulmanes ou entre les rationalistes et les croyants ?

                          Les 2 peut-être... la première étant une différence de forme, la seconde une différence de fond.


                        • totoche (---.---.142.220) 19 octobre 2006 22:11

                          >>C’est comme si on s’évertuait à imputer, tout aussi >>injustement, à Jésus le massacre des Indiens d’Amérique >> du Sud ....... C’est sur que laisser croire cela au nom de Jésus relève d’une haute manipulation des pouvoirs tant le message de ce guide lui est en tout éloigné. « Seul l’ignorance et/ou la desinformation berne le peuple »

                          Donc ce n’est pas comparable. Essayer de comparer Jésus et Mahomet sur ce point la est une erreur.

                          Le pire a quand même été fait « au nom » du christianisme. Mais uniquement en son nom. Le pire dans le sens évidemment ou la manipulation du message de Jésus est la plus grande puisque son message est dénué de toute violence et qu’il prone le désintéret des biens matériels.

                          Plus grande est la desinformation d’aujourd’hui qui laisse croire que ces guides sont responsables de quoi que ce soit du fanatisme religieux. Ces deux personnes pronent l’Amour mais pas du fanatisme en leur nom. Ces dirigeants du moyen orient ne font que manipuler, une fois de plus, une infime partie du monde musulman en les jettant en pature aux médias occidentaux avides et en les bombardant de ci dela. Un jour il faudra leur demander pourquoi ce ne sont pas eux ces pseudos religieux, menteurs et inventeurs de sourates, qui pilotent les avions ou qui s’attachent une bombe dans le dos si le paradis leur est donné en récompense. L’histoire une fois de plus se répète mais pas avec les mêmes moyens.


                        • Ariel Sharon (---.---.129.229) 19 octobre 2006 22:23

                          Le probleme est bien que le message d’Amour de Mahomet est somme tout assez brouille dans un message bien plus belliquex !!!

                          Le but de Mahomet etait de creer une religion qui puisse rassembles tous les nomades et les conduise aux conquetes !!! Par exemple le Coran decrit en detailles comment doit etre partage le butain humain et finacier d’une guerre. Cela releve quand meme assez peu de l’amour !!! En meme temps Mahomet va dire : Rends le Mal par le Bien !!!

                          Le message de Mahomet a cela de desorientant qu’on peut y trouver somme tout ce qu’on veux... En fonction de la periode (Mecque ou Medine) ou de ses humeurs il est different...

                          Cela se voir aussi dans l’Ancien Testament et la Torah... Dieu va tentot punir pour un mini-forfait tantot proclamer l’amour universel...

                          En ce sens la le Message de Jesus est le plus limpide ! C’est l’amour a tout prix ! Rien de guerrier ni de belliqueux. Les scholastiques moyennageux quand ils voulaint justifier leurs fanatisme et les massacres passaient donc par un message d’amour aussi absurde que cela puisse paraitre !!!!!!!!!!

                          Bruler un heretique etait une action de compassion pour ces fanatiques puisque cela le sauvait de la damnation eternelle !

                          Le massacre des indiens du point de vue religieux (apres il y a eu des massacres qui avaient rien de religieux) s’est arrete quand BArtolomeo de Las Cassas a demontre que les indiens ont une ame et donc doivent etre copnsideres proteges par les lois de Jesus... En contre-partie pour les interets economiques des espagnols il a decrete que les Noirs n’en ont pas !!!


                        • Yann (---.---.137.42) 19 octobre 2006 19:57

                          Le mur mes amis !!! Voilà la formule gagnant/gagnant. Construisons des murs pour séparer les peuples inamicaux. Des Frontières et des Forteresses, une méthode éprouvée qui a fait ses preuves depuis l’aube des temps. Bientôt le déferlement de loqueteux du tiers-monde sur la Divine Europe verra naitre les plus grandes exterminations du futur, sachont préméditer les holocaustes à venir et tentont de les éviter par un bon sens certes manquant de cet humanisme sirupeux et tiède mais plein de promesses de paix.


                          • Ariel Sharon (---.---.129.229) 19 octobre 2006 22:03

                            Effectivement les murs ont quelques avantages bien connu dans la vie de tous les jours... Les voisins qui s’aiment pas se construisent des haies bien hautes... Pourtant on rechigne a le faire dans la politique... !!!!!!!

                            Et on traite le mur Israelien de tous les noms d’oiseaux alors qu’il a comme objectif de faire la meme chose que vous faites avec le voisin avec lequel vous vous detestez coordialement !


                          • slaf (---.---.130.203) 19 octobre 2006 20:19

                            L’humilité ne doit pas être un monde de pensée envisageable à sup de com je pense.

                            >>C’est grâce à ce genre de berceuse que la vermine, grosso modo 50% de l’humanité quel que soit le barreau de l’échelle, accède au pouvoir et consolide sa mainmise.

                            A booooooooooooon ? Par ce que l’Amour est une affaire de communication et que c’est donc à cause de sup de com ! Ho les grands vilains d’experts !

                            Je pense plutôt que la ou il y a de l’Amour il n’y a plus de com. CQFD Elliot !  smiley))))))))))


                            • j’aime ta femme (---.---.207.2) 19 octobre 2006 22:24

                              le fascisme post-moderne s’appelle la publicité.

                              les salauds se sont adaptés - car pour être un salaud florissant, faut avoir un temps d’avance sur le pigeon à plumer - : ils sont devenus sub-liminaux, insaisissables tels les transferts électroniques de Clearstream.

                              regarde les spots et les images par le petit bout de la lorgnette, demande-toi sur quels ressorts ils se basent pour déclencher et entretenir le jack pot, analyse, relie, balaye, effeuille : tu y découvriras le tableau de Mendelev de ces quelques pulsions primaires qui encadrent et gouvernent ta perception du monde et celle des misérables piles énergétiques qui t’entourent (gourmandise, bébé roi, suprématie, sexe, beauté, bien-être, opulence, surprise, rire... amour, espoir, harmonie) et qui s’ignorent, mieux, se satisfont de leur condition de volaille élevée en batterie (en vertu du magistral tour de passe-passe des corporations d’aigrefins qui contrôlent les chaînes et les mentalités productives).

                              supprime la pub, le monde (et surtout le système dans lequel il s’est fourvoyé) s’écroule : une chance pour un nouveau modèle.

                              conserve-la, et c’est le système qui gagne car in fine tout le monde devient une pile jetable.

                              l’homme mange l’homme puis sera mangé.


                            • Rantanplan (---.---.237.238) 19 octobre 2006 22:35

                              Homo Homine Lupus.


                            • sebastien (---.---.142.220) 19 octobre 2006 22:42

                              >>supprime la pub, le monde s’écroule : une chance pour un nouveau modèle.

                              CQFD smiley

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