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Accueil du site > Actualités > Religions > En l’an 70, les Juifs attendaient un sauveur

En l’an 70, les Juifs attendaient un sauveur

Le 19 septembre 2006, devant la 61e assemblée générale des Nations unies, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a terminé son allocution en ces termes : « Je déclare avec force que le monde d’aujourd’hui, aujourd’hui plus que jamais, demande à être dirigé par des personnes justes et vertueuses ayant de l’amour pour toute l’humanité ; mais surtout, par l’être humain vertueux, parfait et réel sauveur qui a été promis à tous les peuples. Il instaurera la justice, la paix et la fraternité sur la planète. »

Disons pour faire simple qu’il existe en Iran, dans la mouvance chiite, un important courant de pensée qui vit dans l’attente du retour du douzième imân, le fameux Mahdi, descendant du Prophète, lequel a disparu en 874, ou quelques années après, dans des conditions mal élucidées. Une situation mondiale de chaos, provoquée ou non, pourrait inciter cet imân caché - nouveau sauveur - à réapparaître à la fin des temps pour rétablir la justice et la paix - autrement dit pour construire la société idéale - et selon certains adeptes, en compagnie d’un Jésus qui reviendra sur terre pour l’aider dans cette tâche.

Dans son discours, le président de la République iranienne cherche manifestement une audience dans la partie du peuple américain qui vit encore sous la bannière du Dieu de la Bible ainsi que dans cette idée fondatrice que les Etats-Unis sont un autre peuple élu chargé de la lourde responsabilité de veiller à la bonne marche du monde. En envoyant sa lettre ouverte au peuple américain fin novembre 2006, Mahmoud Ahmadinejad n’ignore pas la puissance des églises évangéliques. Il n’ignore pas non plus que le mouvement évangélique est aujourd’hui en pleine croissance, tout particulièrement en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Or, un nombre non négligeable de ces Eglises se préparent au retour de Jésus en s’inspirant de l’apocalypse de saint Jean.

Dans ce retour plus ou moins affirmé du messianisme et du prophétisme, Jérusalem redevient une des villes saintes où le processus pourrait se réenclencher, avec tous les risques eschatologiques que cela comporte du fait des groupes extrémistes qui s’y trouvent.

Pour calmer le feu qui couve, les Européens, qui sont les héritiers directs de la pensée philosophique du siècle des Lumières, se doivent de faire entendre d’urgence la voix de la raison et de rappeler la mémoire de l’histoire. Car l’histoire est une très bonne conseillère, et ses leçons sont parfois rudes.

Il y a, dans le passé, de surprenants recommencements, comme si les mêmes causes produisaient les mêmes effets. En l’an 70, la nation juive, qui s’était mis dans la tête que son messie allait venir, a failli s’autodétruire dans une effroyable guerre qu’elle a inconsidérément déclenchée contre les Romains. Dans la ville assiégée de Jérusalem, les différentes factions se battaient entre elles, se brûlant mutuellement leurs réserves de blé jusqu’au moment où la famine survint. Pendant ce temps-là, Vespasien et ses légions attendaient, l’arme au pied, que la ville se détruise elle-même. Aujourd’hui, c’est l’Irak qui s’autodétruit. Demain, ce sera un autre pays, et ainsi de suite, sur la foi de questions religieuses qui trouvent leur lointaine origine dans un judaïsme ancien qu’on n’a pas toujours bien compris. Pour retrouver le fil logique de l’histoire, il nous faut remonter à son début.

Par-delà le style merveilleux du récit, Abraham n’est, en réalité, qu’un "soumis" à une idée d’un Dieu juste qu’il s’est faite dans son esprit. La mission qu’il s’est donnée consiste à faire paître en paix les populations du pays de Canaan sous l’autorité du représentant de Dieu sur Terre qu’était à cette époque le pharaon d’Egypte (cf. mon Histoire de Bibracte, Dieu caché, chap. 6). Et il en est de même pour ses successeurs de la Genèse.

Continuant dans cette alliance mystique qu’Abraham a conclue avec son idée de Dieu, les rois d’Israël se font oindre la tête au moment de leur intronisation, renouvelant ainsi le geste de Jacob quand il a versé de l’huile sur la tête de son menhir sacré (Genèse, 28, 18). Ce sont des "oints" (jusqu’aux rois de France) - vous suivez la progression - mais ces oints restent, heureusement, des êtres faillibles qui se situent toujours dans une certaine normalité.

Plus audacieuse, une promesse de salut apparaît dans la prophétie de Daniel, dans la partie rédigée après l’exil de Babylone. Dans ce temps-là où la détresse a atteint un sommet jamais atteint, surgit Mikaël, le grand chef (des armées du ciel). En ce temps-là, le peuple de tous ceux qui sont inscrits dans le Livre est sauvé. Ceux qui dorment dans la poussière se réveillent, les uns pour la vie éternelle, les autres pour l’horreur éternelle. Les intelligents (les adeptes de la nouvelle Alliance) et les justes qui les ont suivis resplendissent dans le ciel comme des étoiles (Daniel 12, 1 à 4). Puis, Daniel voit la forme d’homme qu’Ezéchiel a vu dans le ciel quelques siècles plus tôt, mais en la revêtant de lin, il laisse entendre qu’il s’agit du prochain retour sur terre - depuis le ciel où il avait été enlevé - du très populaire prophète Elie (Daniel 12, 5 à 7), d’où deux interprétations possibles : une interprétation allégorique et une interprétation littérale (dans l’Evangile de Mathieu, c’est le Christ lui-même qui confirmera qu’Elie est bien revenu sur terre mais... dans la personne de Jean-Baptiste, cf. Mathieu, 16 - 11 à 13).

Dans l’écrit de Damas des textes esséniens, l’intervention de Dieu se manifeste d’une façon encore plus précise en suscitant un Maître de justice pour le salut d’Israël, et dans le deuxième livre des Maccabées apparaît cet axiome prophétique fondamental mais bien risqué : Dieu corrige son peuple élu mais ne l’abandonne jamais (2 Maccabées 6, 14 à 16). Nous sommes toujours dans le fil de l’histoire. Vous avez remarqué comment cette idée d’alliance avec Dieu est née, et comment elle s’est enrichie et renforcée au fil du temps ; mais voyons maintenant la suite. Nous arrivons dans les années d’avant 70.

Dans ses années-là, Flavius Josèphe nous décrit, en prémisses de la guerre de Jérusalem, un monde juif en pleine transe messianique et prophétique, et une société complètement déstabilisée. Les brigands sont devenus innombrables. Ils tuent la nuit comme en plein jour, à la campagne comme à la ville, de même qu’aujourd’hui en Irak. Des hommes sont poignardés sans raison les jours de fête et les assassins s’éclipsent dans la foule, comme aujourd’hui en Irak. Des charlatans, qui se disent inspirés par Dieu, prêchent dans le désert et des foules les suivent. Bref, partout, des brigands, des charlatans agitent les populations dans le plus grand désordre. La Judée est remplie de leur folie, comme aujourd’hui l’Irak. Les maisons brûlent. On enlève aux riches leurs biens et on les met à mort. Le pillage est de règle (cf. mon Histoire du Christ, tome 2, page 19).

L’apocalypse de saint Jean, qui n’a qu’un rapport de cousinage avec les textes évangéliques, est, selon ma thèse, le texte prophétique qui a fait se soulever toutes les communautés juives de la Palestine et de la diaspora contre la Rome prétendument décadente de Néron. Et cela, en faisant croire aux combattants juifs de Jérusalem que c’est dans le chaos de la guerre, où la détresse aurait atteint un sommet jamais atteint, que le Jésus du ciel allait descendre ou redescendre en gloire pour rétablir dans leurs prérogatives les douze tribus d’Israël dispersées dans le monde (cf. mon Histoire du Christ, tome 1 et tome 2).

Relisons l’épître dont on dit que saint Pierre est l’auteur mais que j’attribue pour ma part à saint Paul :...hâtez la venue du jour de Dieu où les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se liquéfieront ! Mais selon sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une terre nouvelle où doit habiter la justice (Bible d’Osty, 2Pi, 3, 12-13).

Nous arrivons maintenant à l’an 70, en plein conflit. Comme les pierres lancées par les balistes romaines étaient blanches, les guetteurs juifs de Jérusalem les voyaient arriver du haut des tours et donnaient l’alerte en criant, non sans humour : « Attention, le Fils arrive ! » (sous-entendu : le Fils de Dieu). Telle est la phrase la plus significative écrite par l’historien Flavius Josèphe dans son ouvrage qui traite de la guerre de Jérusalem (Guerre des Juifs, V, 270 à 272). Mais le messie qui devait venir dans cette ambiance apocalyptique de fin du monde n’est pas apparu dans les nuées du ciel et Jérusalem a été détruite jusque dans ses fondations.

J’ai relu le discours que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a prononcé devant l’assemblée des Nations unies. Je ne veux pas débattre sur certains de ses arguments, même s’ils sont à sens unique. Je ne veux pas mettre en doute sa sincérité. Mais les auteurs de l’apocalypse de saint Jean, eux aussi, étaient sincères quand ils accusaient le pouvoir romain de tous les maux. Eux aussi étaient sincères quand ils s’imaginaient qu’il suffisait de détruire la ville de Rome pour que naisse ensuite une terre nouvelle.

En se proclamant le dernier prophète et en faisant mettre à mort ceux qui voulaient l’être encore, Mahomet a voulu mettre un terme au délire prophétique et messianique. Confirmant cette volonté du Prophète après sa mort, Abou Becker se tourna vers la foule qui demandait qu’il ressuscite. « Musulmans, leur dit-il, le Prophète est mort. Que tous ceux qui l’aimaient le sachent et qu’ils le disent : Mahomet a quitté ce monde ; il est mort et ne reviendra plus. Musulmans, Dieu est vivant. Que tous ceux qui aiment le Seigneur le sachent et qu’ils le disent : Dieu est vivant dans ce monde et il ne mourra jamais. »

Voilà ! La sentence est tombée. Le temps des prophètes et des messies est terminé. Désormais, c’est dans le monde, mieux, dans l’exploration de l’univers, qu’il faut réfléchir quant à l’existence ou à la non-existence de Dieu tout en essayant de comprendre ce qu’est l’homme et ce que peut être son avenir dans une société toujours à construire mais qui ne sera, malheureusement, jamais idéale.

Il s’agit bien là, pour les modernes que nous sommes, de la question préalable à toute autre : "Quitter l’enfance de l’humanité" (La sagesse des Modernes, éditions Robert Laffont, Luc Ferry, page 529).

E. Mourey

Site internet : http://www.bibracte.com


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114 réactions à cet article    


  • Briseur d’idoles (---.---.168.59) 22 décembre 2006 11:44

    Ils auraient bien besoin de se sauver de leur esprit de prison avec lequel ils voudraient enfermer le monde !


    • Marsupilami Marsupilami 22 décembre 2006 12:23

      @ Daniel Milan

      Pour une fois tu n’as pas tort dans ton délire antisémite. Lire à ce sujet l’excellent bouquin La prison juive de Jean Daniel, qui est juif et est donc très légitime dans la critique de ces corréligionnaires.

      J’ajouterai quand même que la prison mentale juive ne vaut pas mieux que la prison mentale musulmane, même si la première est un tout petit peu moins carcérale que la seconde.


    • Bill Bill 22 décembre 2006 12:46

      Toujours des termes bidons pour qualifier les choses, des erreurs sur les textes, de la confusion... !

      On est plus étonné quand on a lu un seul article d’Emile Mourey de constater un peu plus chaque jour, le manque de connaissance total de nos concitoyens sur l’histoire, et pas plus que personne ne s’étonne de lire des choses pareilles !

      je me considère comme un tout petit amateur en Histoire mais mes chevilles enflent quand je lis tout ça ! L’huile sur la pierre ! Mais c’est à pleurer ! Le passage de Matthieu qui est faux, Abraham « le soumis », là vous lisez trop le coran... !

      Je préfère ne pas commenter plus loin !

      Bill


      • Marsupilami Marsupilami 22 décembre 2006 13:45

        @ Bill

        Tu ne peux pas ignorer qu’en cette matière, toute interprétation de l’Histoire est théologique et toute théologie une interprétation de l’Histoire. Vu que nous ne sommes sûrs que de très peu de faits, toutes les hypothèses sont possibles.


      • Bill Bill 22 décembre 2006 14:12

        Je suis entièrement d’accord Marsupilami, mais je crois qu’en Histoire on ne se lance pas sur une théorie hasardeuse comme ça ! C’est le même auteur qui nous annonçait qu’en fait Mahomet était très chaste et qu’ Aïcha n’était en faît que sa garde rapprochée depuis 9 ans !!!

        Ce qui me choque toujours c’est la partialité absolue de ces écrits. Tu as lu le coran je crois ? Certains termes ne trompent pas, tu t’en seras rendu compte.

        Va sur son site, c’est super intéressant, Jesus est né en Bourgogne, c’est là qu’il faut passer les fêtes...

        Je te salue bien.

        Bill


      • Marsupilami Marsupilami 22 décembre 2006 18:06

        @ Bill

        Je sais bien Bill. Mais j’aime bien les reconstructions de fables sur de l’histoire invérifiable et j’ai depuis longtemps saisi les tropismes de l’auteur. N’empêche, j’aime bien les fables... Elles stimulent mon imagination et mon esprit critique, c’est tout.

        Quant à Yeschouah de Nazareth, c’est évident qu’il n’est pas né en Bourgogne : depuis le temps que j’y vis et que je ne l’ai pas rencontré...


      • Emile Mourey Emile Mourey 23 décembre 2006 18:51

        @ Bill

        Exact, il faut lire : Mathieu, 11, 14.


      • rik (---.---.91.7) 26 décembre 2006 15:17

        Vous savez, il est relativement « facile » de rencontrer Jésus de Nazareth : la Bible est claire à ce sujet. Comme vous ne deviez pas le savoir, Dieu agit mais les yeux de la foi sont les seuls à Le voir. Les voulez-vous ces yeux là ? Saviez qu’il faut un coeur en accord avec les yeux pour bien voir ? Ou bien preferez-vous restez là ou vous êtes ? A vous de voir, chacun est libre, mais responsable de ses choix. Nul n’est innocent. Jésus le dit : « demandez, et vous recevrez. » Voulez-vous Le voir et donc Le suivre ? Car quoi faire d’autre aprés l’avoir vu ? sinon de témoigner qu’Il est vraiment ressuscité ? Bon courage.


      • Adama (---.---.187.196) 22 décembre 2006 12:48

        Mr Mouley, le mot Palestine revient sans cesse dans vos articles or il se trouve que pas une seule fois il est mentionné dans les évangiles, parlez plutôt de l’ancien royaume de Judée samarie yéhoudah et shomron. En effet, les impérialistes romains imposèrent cette dénomination pour mieux contrer le nationalisme juif de cette époque. Comment aurait réagit Yéhoshoua ben Yosef, si de nos jours il entendait certains prêtres parlant de Palestine au temps de Jésus, lui le juif galiléen mort sur la croix en Judée ?

        Les mots ne sont pas innocents.

        Extrait d’un article de David Belhassen sur resilience tv :

        L’usage du terme « Palestine » représentait pour les disciples de Jésus une insulte au peuple hébreu dans son intégralité, en rappelant aux yeux de tous la barbarie de l’empire Romain. Ce qui n’empêche pas aujourd’hui certains curés et prêtres chrétiens de parler de « Jésus le palestinien » (sic). Il semble d’ailleurs que ces chrétiens ne se sont jamais posés la question pourquoi les Evangiles s’interdisaient l’usage du terme « Palestine », ou alors, ils n’ont pas voulu comprendre que, plus que tout autre terme, « Palestine » symbolisait l’oppression romaine. Alors que « Terre d’Israël » était fièrement arboré par les hébreux, le terme Palestine était considéré comme un affront. Son apparition exprimait une volonté délibérée d’effacer l’identité originelle du pays, peine réservée par les romains contre toute région qui osait se rebeller contre l’autorité de l’empire. C’est aussi pourquoi « Palestine » ne fut jamais, au grand jamais, utilisé parmi les juifs avant l’émergence du mouvement sioniste, qui paradoxalement fut le premier à l’employer (nous en verrons par la suite les raisons profondes).

        Article passionant, voici le Lien :

        Palestine supercherie politique


        • Bill Bill 22 décembre 2006 13:07

          Voila un commentaire plus sérieux ! En effet le terme de palestine n’apparait pas... Israël et Judas en revanche sont des noms historiques qui avaient des racines plus profondes. L’auteur est fasciné par l’Islam et y rapporte tout.

          Merci à vous

          Bill


        • Emile Mourey Emile Mourey 22 décembre 2006 13:40

          @ Adama

          Au sujet du mot « Palestine » que j’ai utilisé dans ma phrase « ...texte prophétique qui a fait se soulever toutes les communautés juives de la Palestine et de la diaspora contre la Rome prétendument décadente de Néron, je me refére à la définition de Wikipédia  »Le terme « Palestine » a une longue histoire et a le plus souvent désigné une division administrative et/ou politique d’un empire, depuis l’époque romaine jusqu’à l’époque ottomane puis sous le mandat britannique] Mais je suis tout à fait d’accord aux précision que vous accordez quand au fait que le mot ne figure ni dans les évangiles ni dans les textes juifs.


        • (---.---.222.34) 22 décembre 2006 21:33

          Il faut vraiment etre tres peu judicieux pour se referer a wikipedia qui est maintenu par tout un chacun qui desire y ecrire quelquechose. Monsieur, referez vous aux encyclopedies, aux livres de references historiques mais pas a wikipedia dont les auteurs peuvent ne pas avoir les moindres competences et connaissance pour y ecrire quelquechose. Bref, wikipedia n’est pas une reference de confiance.


        • Emile Mourey Emile Mourey 22 décembre 2006 22:40

          @(IP:xxx.x48.222.34)

          Je ne dis pas le contraire. Dans les ouvrages que j’ai écrits, non seulement je ne me réfère pas à Wikipedia, mais même pas aux encyclopédies que vous me conseillez. J’essaie de travailler au maximum sur les textes d’époque.

          Si je donne la définition que donne Wikipédia de la Palestine en tant que région, c’est tout simplement parce que c’est ainsi que les Romains la désignaient et que je ne fais que suivre l’usage des autres historiens. Imaginez que je l’ai appelée pays du joyau comme la désignent les Maccabées, c’est pour le coup que les lecteurs n’auraient plus rien compris. Veuillez noter que je l’appelle cependant pays de Canaan au temps d’Abraham.


        • bb (---.---.134.117) 22 décembre 2006 18:47

          On reconnait bien là le cybernéticien, mais dans la logique de ce que vous dites on ne peut qu’adhérer à votre analyse. Bien sur l’humanité n’est pas encore adulte mais tous juste adolescente avec en plus quelques crises d’enfance. bb


        • debase (---.---.215.199) 23 décembre 2006 16:14

          @Talleyrand

          Permettez moi quelques remarques sur votre point de vue qui est celui, somme toute classique, d’un ’rationaliste’. On peut parfaitement le trouver simpliste et n’y voir qu’une forme de croyance naïve.

          Vous comparez l’humanité à l’être humain n’ayant pas atteint cet âge ’adulte’ où il lui serait enfin possible d’être en position de ’prendre son destin en mains’ (de le maîtriser).

          Si on veut bien persister dans cette comparaison il serait bon de se souvenir de cette chanson de Jean Gabin ’Je sais, je sais’ où il nous dit bien qu’après avoir longtemps cru (à l’âge adulte) ’avoir tout compris’ il finit, au soir de sa vie, par admettre qu’en fait il n’avait pas compris grand chose et (sous-entendu) que son destin, il ne l’avait certainement pas construit, il est tout simplement du au hasard et à la bonne ou mauvaise fortune.

          Je pense que même les centenaires en apprennent tous les jours...

          Le monde est beaucoup trop compliqué pour l’homme, qui cherche depuis toujours une ’grille de lecture’. Tant mieux ! la vie est ainsi bien plus extraordinaire par toutes les surprises qu’elle nous réserve ! mais en même temps il faut avouer que c’est aussi horriblement angoissant !

          Le rationalisme, au même titre que la religion, a été inventé - tout récemment - pour calmer cette angoisse...

          Ainsi, est-ce bien définitivement une avancée ? Les méfaits du rationalisme mal compris (j’insiste) sont immenses ! Voyez par ex., et sans doute à cause de l’usage généralisé de cet outil chéri des rationalistes s’il en est, à savoir l’ordinateur, ce mode de pensée binaire qui s’installe inexorablement dans nos esprits soit-disant ’évolués’, y compris chez les plus puissants détenteurs du pouvoir politique mondial...

          A mon avis, il n’est pas du tout exclu que cette philosophie ne se trouve pas de plus en plus contestée et même balayée dans les décennies à venir... même en occident. Qu’elle n’ait été qu’un courant de pensée passager dans l’histoire de l’humanité.

          Il y a beaucoup de signes, comme le retour en force du religieux. N’oubliez pas que nous ne sommes qu’à peine quelques centaines de millions d’humains, la plupart situés à l’ouest, à en être les adeptes...

          Pascal lui-même nous a bien suggéré que l’esprit de géométrie à lui seul ne permettait certainement pas d’appréhender le monde.


        • debase (---.---.215.199) 26 décembre 2006 12:28

          @Talleyrand

          Vous ne m’avez pas compris, je n’ai absolument pas prôné la croyance en Dieu ou son retour.

          Je dis seulement que tout cela me dépasse, qu’il faut faire preuve d’humilité et surtout que la croyance en l’avènement d’un monde qui serait ’enfin rationnel’ est à prendre tout autant sinon plus que les autres croyances ’avec des pincettes’.

          Le risque de voir des crimes se commettre au nom du rationalisme est très présent (d’ailleurs il y en a déjà eu beaucoup).

          Un des grands risques du rationalisme est aussi le simplisme.

          Ses adeptes peuvent être des individus en définitive extrèmement dangereux pour l’humanité

          Je pourrais développer...


        • DEALBATA (---.---.166.140) 22 décembre 2006 15:16

          @Talleyrand

          çà commençait bien, mais le hic se situe à la fin. Le passage à l’adulte est beaucoup plus rapide qu’on ne le croit avec la fin qu’elle implique et si vous développez jusqu’au bout, l’accélération du temps doit être pris en compte pour parfaire votre analogie. L’age adulte basculera beaucoup plus vite qu’on ne le croit vers une forme de sénilité dont les attributs ne seront pas sans rappeler ceux de l’enfance (perte des cheveux, perte des dents, état de conscience moins claire, ...) donc un retour aux symboles de l’enfance mais en sens inverse (que l’on peut voir d’ailleurs autour de nous actuellement si on y prête attention). Quand à votre « Happy end », il est révélateur d’une certaine confusion puisqu’il ne peut s’agir que d’une étape, certes monstrueuse et naïve à bien des égards, mais certainement pas la fin.


          • Forest Ent Forest Ent 22 décembre 2006 15:31

            Cet article, pas inintéressant, mélange néanmoins beaucoup de choses : l’histoire de l’idée messianique, son lien avec les religions, la politique, l’actualité, ... Ca rend son but confus.

            Au plan historique, il est réducteur. L’idée juive du messianisme ne cristallise pas à l’époque de Jésus. Elle n’a pas manqué d’autres occasions antérieures. Quand au messianisme chrétien, il a beaucoup évolué entre l’époque des apôtres, qui voyaient la parousie imminente, et l’époque actuelle.

            Quelques points de détail :

            « Dans ses années-là, Flavius Josèphe nous décrit, en prémisses de la guerre de Jérusalem, un monde juif en pleine transe messianique et prophétique, et une société complètement déstabilisée. »

            Joseph, citoyen romanisé, est tout sauf un témoin fiable. C’est un hagiographe, qu’il faut lire entre les lignes. Lire à ce sujet l’intéressante biographie de Feuchtwangler.

            « Attention, le Fils arrive ! (sous-entendu : le Fils de Dieu). »

            Une assimilation rapide souvent faite par les chrétiens. Le terme « fils de l’homme » dérive de l’hébreu « fils d’adam » (« ben adam ») qui signifie tout bonnement « être humain ».


            • Marsupilami Marsupilami 22 décembre 2006 15:37

              @ Forest ent

              Why not mais je répète ma réponse à Bill ci-dessus :

              Tu ne peux pas ignorer qu’en cette matière, toute interprétation de l’Histoire est théologique et toute théologie une interprétation de l’Histoire. Vu que nous ne sommes sûrs que de très peu de faits, toutes les hypothèses sont possibles.


            • DEALBATA (---.---.166.140) 22 décembre 2006 15:49

              @Marsu

              Si tu veux dire qu’il est très difficile d’interpréter les « faits historiques » avec nos mentalités actuelles, je te rejoins, et il va être de plus en plus difficile de revêtir les mentalités d’antan à travers les nombreux messages de l’histoire.


            • Emile Mourey Emile Mourey 22 décembre 2006 16:52

              @ Forest Ent

              Vous dites : (Flavius) Joseph, citoyen romanisé, est tout sauf un témoin fiable. Ma réponse : oui, mais c’est le seul et il faut faire avec, même s’il faut lire entre les lignes, ce que je fais.

              « Attention, le Fils arrive ! (sous-entendu : le Fils de Dieu). » « Le Fils arrive » est la traduction en français du texte. Je l’ai conservée parce que je la crois juste dans son sens essénien. Dans son sens évangélique, le Fils de Dieu est Jésus de Nazareth. Ce n’est pas le sens que j’ai voulu donner, car je n’ignore pas que la communauté chrétienne a quitté Jérusalem avant le déclenchement de la guerre.

              Mon étude des manuscrits de la mer Morte m’a amené à penser que la communauté essénienne se considérait à la fois comme Fils de l’homme et Fils de Dieu (cf. correspondance terre-ciel). D’autre part, sachant que la vision d’Enoch a influencé la pensée essénienne, il faut se poser la question sur le fils d’homme que le prophète a vu dans le ciel, à la droite de Dieu. Etait-ce pour les Esséniens un idéal d’homme qu’ils ont voulu faire descendre dans leur communauté ? donc un idéal humain.

              Mais si je me refère à cette idée eschatologique d’une apparition divine dans le ciel, dans les éclairs et le tonnerre, il faut se poser la question sur celui qui doit apparaître, celui à la barbe blanche, le Fils de l’homme, le Fils de Dieu ?

              Le problème, c’est la comparaison avec la pierre blanche de la catapulte. Vue de loin, cela ne peut être que l’image d’un essénien à la robe blanche qui arrive en boule sur les assiégants.

              La solution serait de voir dans cette image, à la fois le physique (un essénien type) et le spirituel (un idéal humain).


            • miteny (---.---.165.158) 22 décembre 2006 16:01

              Cet article tombe très bien, parce qu’en tant que descendant de Jésus Christ par les mérovingiens (da vinci code), je revendique le titre de messie. Nostradamus n’a-t-il pas dit que vers les années 2000 apparaîtrait un personnage francophone qu’il appelle « le grand monarque Henri » ? Justement, lorsqu’on traduit mon nom en français, ça donne « le grand monarque Henri ».

              Je sens que vous ne me croyez pas. Alors pour me rabattre le caquet, je vous propose de trouver l’erreur qui se trouve dans ma démonstration très simple de l’existence de Dieu (sur dieuexiste.com ou en écrivant au messie@dieuexiste.com)

              Sinon, je voulais dire que je crois qu’il y a une petite erreur : le livre de l’Apocalypse n’a-t-il pas été écrit bien après 70 ??


              • Emile Mourey Emile Mourey 22 décembre 2006 17:05

                @ Miteny

                Vous dites : Sinon, je voulais dire que je crois qu’il y a une petite erreur : le livre de l’Apocalypse n’a-t-il pas été écrit bien après 70.

                Merci de votre remarque. Pour moi, le texte de l’apocalypse ne s’explique que s’il a été écrit avant la guerre de Jérusalem. Textes cités et démonstrations à l’appui, j’ai développé mon argumentation dans plusieurs ouvrages, et parmi mes lecteurs, aucun ne m’a contredit. L’auteur du texte de l’apocalypse est Jean de Gischala qui fut un acteur déterminant dans le conflit et non le doux apôtre qu’était Jean l’évangéliste.


              • Emile Mourey Emile Mourey 22 décembre 2006 19:13

                @ Talleyrand

                Remarque intéressante. Je pense que Jean de Gischala, le véritable auteur du texte, et ses collaborateurs, ont écrit le texte de l’apocalypse avec beaucoup de soin, ce qui a fait d’ailleurs son succès puisqu’il a réussi à soulever le monde judaïque contre Néron. On sait que les Juifs étaient obnubilés par leurs Ecritures au point d’y chercher à tout prix un message divin caché. Le fait que le texte de l’apocalypse soit bourré de symboles, de codes, de chiffres mystérieux, etc...était pour eux aussi passionnant et peut-être bien plus que notre bien piètre Da Vinci code. En outre, il suffisait aux instigateurs du soulèvement d’annoncer qu’on venait de retrouver cette prophétie dans l’armoire des Ecritures pour qu’elle se répande dans le monde comme une trainée de poudre, comme aujourd’hui l’évangile de Judas.


              • Forest Ent Forest Ent 22 décembre 2006 20:45

                L’apocalypse de Jean n’est pas un texte écrit sous acide. C’est un texte ésotérique, volontairement et au sens propre. Il se rattache à un courant de l’époque, variante d’un genre plus large appelé « kabale » (« ce qui est reçu »). Il n’a aucun sens premier, comme tout message crypté. Cela avait aussi l’avantage d’être indéchiffrable par les non-initiés, en particulier les romains.

                « On sait que les Juifs étaient obnubilés par leurs Ecritures au point d’y chercher à tout prix un message divin caché. »

                Vous généralisez. La kabale était un genre peu pratiqué, même à l’époque. Vous avez souvent des expressions sur le judaisme excessivement chrétiennes.

                La kabale est en bonne partie d’origine grecque. Par exemple, la gematria est directement inspiré des pythagoriciens.


              • Emile Mourey Emile Mourey 22 décembre 2006 22:08

                @ Forest Ent

                Chacun son point de vue.

                Pour moi, l’apocalypse de saint Jean est un pamphlet essentiellement politique et les Romains n’étaient pas ignares au point de ne pas savoir le déchiffrer. En revanche, les Juifs qui le répandaient avaient beau jeu de feindre l’ignorance quand le texte était saisi sur eux. Comment un tribunal pouvait-il les condamner alors que le pamphlet était dirigé contre une Babylone d’un autre âge et contre une bête mythique. Prononcer une condamnation, c’était reconnaitre que Babylone désignait Rome et la bête Néron et cela aurait encore donné plus de publicité au texte. Sous le manteau des opposants, on devine les rires complices.

                Quant aux évangiles, je pense que c’est un fait reconnu que les rédacteurs sont allé chercher dans les textes antérieurs tout ce qui pouvait aller dans leur sens, en messages cachés ou non.


              • Radnor (---.---.216.139) 22 décembre 2006 17:11

                Bonjour monsieur Mourey !!

                Je suis content de vous relire : je me plaignais qu’il n’y avait pas assez d’articles traitant de l’Orient hier sur Agoravox ...

                Aujourd’hui je suis comblé tant en quantité qu’en qualité...

                J’ai beaucoup repensé à votre théorie des Hyksos dont descendraient les Hébreux.

                En fait, suite à mes recherches consécutives à votre article, je suis tombé sur un article qui disait que les Hyksos vénéraient principalement la divinité Seth !!!

                C’est du moins ce que les Egyptiens de l’époque conclurent en voyant les cultes qu’ils rendaient.

                On serait donc plus proches d’au moins un dieu de la guerre que du dieu El.

                J’ai aussi relu une partie du livre de Bernard Sergent sur les Indo Européens ( Payot 1995 ). Il y fait référence à des Indiens qui auraient envahi le proche orient au troisième millénaire : ne serait ce pas eux qui seraient les ancètres de Hyksos avec leurs chevaux et leurs chars de guerre ?

                Dans ces conditions comment serait il possible que des locuteurs d’une langue Indo Iranienne se transforment en locuteurs d’une langue sémitique originale ( l’Hébreux ) dans un pays de langue Hamitique ( l’ancienne Egypte ) .

                Les personnes qui quittèrent l’Egypte avec Moïse sont donc issues d’un autre peuple que les Hyksos.

                D’ailleurs j’ai entendu dire par ailleurs que les Egyptiens les nommaient Habribim dans leurs textes, ce qui, avec les déformations phonétiques qui peuvent exister, les rendraient fort proches des Arabes.

                Et donc la question qui en découle est la suivante : les Hébreux étaient ils finalement des Arabes ?

                Si on répond par l’affirmative, le conflit actuel serait donc fratricide...


                • Emile Mourey Emile Mourey 22 décembre 2006 20:36

                  @ Radnor

                  Q:les Hyksos vénéraient principalement la divinité Seth ?

                  R : c’est tout à fait plausible, vu le rapport qui existe entre ce dieu et Osiris, la barque d’Osiris, et la barque que Dieu a dit à Moïse de construire. Ce n’est pas contradictoire avec le fait que les Hyksos soient des Sémites, donc fils de Sem.

                  Q : Habribim R : je ne sais pas.

                  Q:les Hébreux étaient ils finalement des Arabes ? R : plutôt des Sémites au départ. De toutes façons, toute guerre est fratricide.

                  Q : des Indiens qui auraient envahi le proche orient au troisième millénaire ?

                  R : je ne le pense pas. Selon moi, tout sort du chaudron qu’était le Croissant fertile. Nous sommes dans le deuxième millénaire avant J.C.. Trois siècles où la pensée sémite domine tout le Moyen-Orient, jusqu’à l’Egypte avec les Hyksos/Hébreux, le pays d’Amouroux au nord et Hammourabi à Babylone, jusqu’au Golfe persique.

                  Q : Les personnes qui quittèrent l’Egypte avec Moïse sont donc issues d’un autre peuple que les Hyksos.

                  R : Je pense que le peuple qui a suivi Moïse dans son exode était composé de descendants d’Hyksos + des Egyptiens considérés comme impurs car malades ou infirmes, et toute cette troupe hétéroclite encadrée par des prêtres du clergé d’Héliopolis opposé au clergé d’Amon. Ces prêtres étaient lépreux donc impurs, eux aussi.


                • docdory docdory 22 décembre 2006 18:16

                  @ l’auteur

                  Les délires mysticoïdes d’Ahmadinedjab démontrent , s’il en était encore besoin , que c’est le clone intellectuel de Georges W Bush !

                  Ils croient tous les deux dur comme fer à ce genre de fariboles messianico-apocalyptiques , quoique dans une version différente . Je pense que dans un cas comme dans l’autre , c’est au delà de toutes ressources thérapeutiques . Il ne leur faut pas un tribunal international pour leurs méfaits , mais un asile de fous international !


                  • bb (---.---.134.117) 22 décembre 2006 18:50

                    Il est vrai que le cas de ces deux hommes est desespéré. bb


                  • Emile Mourey Emile Mourey 22 décembre 2006 19:45

                    @ Docdory

                    Il y a certainement dans nos sociétés un problème d’obscurantisme - sans cela je n’aurais pas autant de difficultés pour faire connaitre mes petits travaux d’historien - mais je ne sais pas si ce problème se situe au niveau des dirigeants, des technostructures, des médias ou au niveau des masses populaires.


                  • Emile Mourey Emile Mourey 23 décembre 2006 10:33

                    @ Docdory et Talleyrand

                    Des exemples typiques d’obscurantisme :

                    C’est celui des auteurs, archéologues, philosophes, intellectuels, religieux, experts, spécialistes en ceci ou cela, médiatiques ou médiatisés, qui ont fait de leur discipline une chasse gardée et qui se défendent contre toute incursion venant de l’extérieur comme s’ils craignaient de se voir retirer la nourriture de la bouche.

                    Pourquoi le Progrès de Lyon n’est-il pas arrivé à ouvrir le débat que je demandais sur la localisation de nos anciennes capitales gauloises ? Grand journaliste à ce journal, Jean-Philippe Mestre, pourtant bien convaincu de mes travaux, m’a expliqué pourquoi. C’est très simple mais trop long à expliquer.

                    Pourquoi l’Institut européen en sciences des religions ne m’a jamais accusé réception de mes ouvrages que je leur ai envoyés par trois fois et avec accusé de réception, sur le Christ, ni son président Régis Debray ? Tout simplement parce que ce que je dis est trop simple et qu’à ces gens-là, il faut des sujets qu’ils compliquent à loisir pour pouvoir faire ensuite l’étalage de leur science, de leur perspicacité et de leur savoir-faire.

                    L’obscurantisme a encore de beaux jours devant lui.


                  • herbe herbe 24 décembre 2006 12:25

                    Oh comme je vous comprends !

                    J’utiliserais en plus d’obscurantisme, le terme de « blocage idéologique » utilisé par exemple par Bernard Dugué dans ses deux derniers articles (

                    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16966

                    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16964 )

                    Je cite un ouvrage que j’ai déjà cité :

                    « Vous vous heurtez en fait au grand inconnu, au vide qui est au coeur même de la pensée occidentale. Vous avez besoins d’idées et d’hypothèses. Malheureusement la méthode scientifique traditionnelle n’est jamais parvenue à déterminer où vont se nicher ces hypothèses. Elle est parfaite quand il s’agit d’analyser et de critiquer les hypothèses déjà formulées. Mais ce n’est pas elle qui vous dira où il faut aller. La créativité, l’originalité, l’esprit d’invention, l’intuition, l’imagination échappent à son domaine. En d’autres termes ce n’est pas elle qui débloquera vos blocages »

                    Bonne Fêtes !


                  • Antoine Diederick « the Contrarian » from Brussels. (---.---.220.229) 22 décembre 2006 20:19

                    hummm, je me doutais que je lirais ici Marsu..

                    Personnellement, j’ai été influencé ds ma pensée spiritulle par Jung, le psychothérapeute et un des pères de la psychanlayse et donc d’une certaine manière, j’ai un regard bien éloigné de ces discours que je juge très relatifs.

                    Jung a écrit qu’il était un homme qui était revenu à pied de Jérusalem (pour ne pas dire les mains vides) tandis qu’il se réclamait plutôt de Goethe. smiley

                    Mais bon...Jung a aussi écrit que le tourisme spirituel en bien comme en mal était une déviance comportementale, et je crois qu’il avait raison ! smiley


                    • (---.---.4.82) 24 décembre 2006 17:54

                      Psychanalyse, autre secte.


                    • (---.---.56.98) 22 décembre 2006 21:43

                      le petit barbu comme vous l’appelez est contrairement à ce que vous dites, un « imbécile » et un imbécile borné opportuniste et sectaire qui instrumentalise plus les superstitions et les croyances populaires que la religion proprement dite ? c’est au fond un « imbécile laique »(et il y en a). Tant que nous attendrons ce « sauveurs » nous serons dans « l’erreur »(le sens de l’appocalypse), c’est là il me semble le message essentiel et toujours refoulé du christianisme et c’est la vérité de ce message qui nous sauve en nous donnant a voir le fonctionnement meme du « mythe »


                      • moebius (---.---.56.98) 22 décembre 2006 21:49

                        j’ajoute ; quand à Jung c’est un « crétin appocalyptique » , Freud l’est mais un peu moins. Voyez les liens de Lacan Avec le surréalisme, trés interréssant.


                      • Antoine Diederick (---.---.230.99) 23 décembre 2006 10:38

                        je ne sais pas si vous avez raison...je suis d’accord en tout cas qu’en général les « gurus » sont des « crétins apocalyptiques » et des gurus , il y a en bcp...ds le passé, ds le présent, et ds l’avenir....ouhhh la la ...y en encore plus ds l’avenir à venir smiley


                      • (---.---.138.115) 25 décembre 2006 18:10

                        Le barbus n’est pas un imbécile, c’est un fou furieux. Je vous propose de mettre en relation 2 de ses dernières déclarations :

                        Celle destinée aux occidentaux : « « Je déclare avec force que le monde d’aujourd’hui, aujourd’hui plus que jamais, demande à être dirigé par des personnes justes et vertueuses ayant de l’amour pour toute l’humanité ; mais surtout, par l’être humain vertueux, parfait et réel sauveur qui a été promis à tous les peuples. Il instaurera la justice, la paix et la fraternité sur la planète. » »

                        Et celle destinée « une foule d’étudiants en religion, venus de divers pays musulmans » : « Ahmadinejad a longuement expliqué cette idée, à laquelle il tient beaucoup. “Les musulmans doivent se préparer à l’accueillir” [le Messie, ndlr], leur a-t-il asséné tout en expliquant que “l’islam est une idéologie universelle qui doit conduire le monde à dépasser les frontières géographiques, les divisions nationales et les clivages ethniques”. Ce qui le conduit à conclure en ces termes : “Nous disons sans hésitation qu’il faut se préparer à diriger le monde. L’islam est prêt !” Selon certains de ses proches, ce retour annoncé du Messie se produira dans les deux années à venir, délai si bref qu’il faut rapidement lancer la construction d’hôtels afin de pouvoir accueillir le flot prévisible de pèlerins. », (Ahmadinejad n’attendra pas le Messie pour attaquer, Courrier International)

                        Dormez tranquilles « mécréants », Ahmadinejad s’occupe de tout et se charge de vous renvoyer au moyen-âge !


                      • chantecler (---.---.146.254) 22 décembre 2006 22:17

                        J’ai terminé il y a peu un livre trés intéressant dont le titre est « Calligula ».Cet empereur romain dont la mère était un peu folle, Agrippine, avait tenté de coucher avec lui,à l’adolescence. Calligula était donc quelque peu perturbé...Il a voulu,à un moment, être reconnu comme un merveilleux chanteur.Le meilleur « artiste » de Rome:pour ce faire il a fait appel à des professeurs de chant pour réussir le concours public,la Star Académie de l’époque.Il avait en face de lui un chanteur trés réputé,imbattable.Et il s’y est mis:du matin au soir il s’est entrainé pour gagner l’admiration de son peuple,à se casser la voix... Arrive une période de sécheresse intense sur Rome.La ville surchauffée pendant des semaines était devenue aussi inflammable que de la paille. Incidément,un soir,avec une torche, un habitant a déclenché un incendie.Le feu s’est propagé à une vitesse inimaginable...Toute la rive gauche du Tibre était un brasier...Calligulla a cru bon de s’installer à la terrrase de son palais et pour exprimer « sa douleur »,de se mettre à chanter....Des habitants l’ont entendu et en ont déduit qu’il se réjouissait de cet incendie.Une immense rumeur a parcouru Rome.Calligula était l’incendiaire.....Et le peuple révolté a réclamé sa destitution et sa mort.L’entourage de Calligula,voyant la situation sans issue,a pensé qu’il fallait désigner d’autres responsables.Il y avait un groupe de Chrétiens,inoffensifs,qui pouvait faire l’affaire. 300 de ces Chrétiens ont donc été arrétés et condamnés à mort. Les Chrétiens romains ont été condamnés à avoir la tête tranchée. Pour les autres, le supplice : certains dans l’arène aux lions, et aux chiens...Un second groupe brûlé vif avec des vêtements trés inflammables,le troisième crucifié.Pierre,l’apôtre était de ceux-la.Mais par respect pour son maître, il a exigé d’être crucifié la tête en bas.En mémoire,les catholiques ont érigé la basilique Saint Pierre de Rome au Vatican....Tout cela pour un dictateur neuneu et une maladresse caniculaire ...

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