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Accueil du site > Actualités > Religions > EXCLUSIVITÉ AGORAVOX : j’ai parlé avec DIEU

EXCLUSIVITÉ AGORAVOX : j’ai parlé avec DIEU

DRING….DRING….DRING…. (sonnerie du téléphone)

Moi : chérie peux-tu répondre s’il te plaît, si c’est pour moi j’arrive de suite…

(elle décroche le combiné)

Elle : allô, qui est à l’appareil ?

… !!!???

Elle : c’est pour qui ?

…. !!!???

Elle (s’adressant à moi) : c’est pour toi !

Moi (m’adressant à elle) : mais qui me demande à cette heure-ci ?

Elle : Dieu !

Moi : diable !

(je prends l’appareil, pas vraiment tranquille)

Moi : euh aaallô ? Vous êtes bien …

Lui : Dieu.

JPEG - 722.1 ko
La création d’Adam

Moi : mais comment cela est-il possible ? Est-ce déjà l’heure du Jugement Dernier ?

Lui : pas encore, je te rassure, mais j’avais envie de parler à quelqu’un.

Moi : mais pourquoi moi ?

Lui : j’ai vu ton numéro dans l’annuaire, et je sais que tu écris parfois dans AgoraVox, alors je me suis dit que si tu n’étais pas meilleur que les autres tu n’étais pas pire non plus, bien que tu sois un peu mécréant. En tous cas cela valait le coup d’essayer...

Moi : d’essayer quoi ?

Lui : de faire passer un message en exclusivité.

Moi : mais je ne suis pas l’Archange Gabriel !

Lui : oh je sais bien que tu n’es pas un ange et que la chair est faible, surtout dans ton cas…

Moi : et pour l’Annonciation, il me semble que cela a déjà été fait depuis longtemps …

Lui : bien entendu mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit.

Moi : mais alors de quoi ou de qui s’agit-il ?

Lui : il s’agit de tous ces religieux fanatiques, tous ces foutraques tristidolâtres emplumés du cervelaid qui en se croyant plus près de Dieu que Dieu lui-même me font une publicité déplorable avec leur violence et leur intolérance.

Moi : je ne veux pas prendre leur défense et me faire l’avocat du dia… oh excusez-moi ! mais ils prétendent sincèrement vous connaître.

Lui : c’est bien cela qui m’ennuie : ils croient tout savoir mais ne savent pas pourquoi ils croient. Ils sont fous de moi alors qu’ils ne me connaissent que par des humains dont le témoignage est pourtant si peu fiable. Ils affirment que je suis l’instigateur des livres sacrés, des dogmes, des rituels et le toutim alors que ce sont seulement des hommes qui ont bricolé tout ce fatras sans mon autorisation. D’ailleurs je mets au défi quiconque de prouver le contraire.

Moi : cela signifie-t-il que vous ne leur avez jamais rien demandé directement ?

Lui : mais pourquoi donc leur aurais-je imposé quoi que ce soit puisque de toute manière ils s’imaginent infaillibles et n’en font qu’à leur tête : si on leur dit quelque chose ils s’arrangent toujours pour ne pas le faire ou pour faire le contraire !

Moi : je reconnais que ce n’est pas faux et que moi-même je ne suis guère obéissant…

Lui : comme je n’attends rien d’eux cela limite un peu les dégâts commis en mon nom, mais je les trouve quand même considérables : conversions forcées, querelles incessantes, bûchers, condamnations, schismes, guerres de religion, croisades, oppression sexuelle, crimes, persécutions … la liste est longue, et ce n’est pas étonnant si les gens se détournent de moi !

Moi : si je puis me permettre, je veux bien me faire à nouveau l’avocat du dia…..oh excusez-moi, c’est un tic ! Vous ne tenez pas compte de beaucoup d’aspects positifs. Tous ces gens qui ont cru ou qui croient en vous ne sont pas forcément mauvais : ils ont organisé la charité et les dispensaires pour les plus pauvres, contribué à l’éducation, diffusé des idées généreuses qui ont permis l’avènement de grandes civilisations, produit des œuvres magnifiques en littérature, en philosophie, et aussi en architecture, ils ont structuré la vie sociale dans son ensemble et j’en passe car la liste est également longue de ce côté….

Lui : soit, admettons, mais je me demande pourquoi tous ces extrémistes sont si bêtes…

Moi : il me semble que vous êtes mieux placé que moi pour le savoir, et je ne voudrais pas vous paraître grossier, mais il est écrit qu’ils ont été créés à votre image…

Lui : encore une ânerie de plus, car c’est eux qui ont inventé la mienne au contraire.

Moi : comment cela ?

Lui : je ne suis pas du tout ce que les gens croient. Ils pensent que je suis infiniment bon, que je suis omniscient, que j’ai tout créé, que je suis immortel etc. etc… mais c’est justement parce que les plus intelligents des humains ont compris très tôt leurs propres insuffisances qu’ils m’ont attribué toutes ces vertus opposées à leur manques, ce n’est pas difficile à comprendre. Dans leur imagination je suis l’envers idéal de l’humanité, une sorte de bon parent désirable. De plus, en donnant cette fausse image de moi leurs chefs se sont aperçus qu’ils disposaient d’un pouvoir énorme sur les plus faibles d’entre eux en leur faisant miroiter des choses impossibles, qui comme toutes les choses impossibles, font cependant rêver et croire encore davantage, comme le père Noël pour les enfants.

Moi : soit, mais vous ne m’avez toujours pas dit qui vous êtes vraiment.

Lui : je suis ce qui ne peut être ni connu ni compris, je suis le point aveugle du monde.

Moi : cela est troublant, mais je me demande si cela suffit à soutenir la quête spirituelle d’un honnête homme, à supposer qu’il en existe.

Lui  : et pourquoi pas ? Ce qui ne peut être ni connu ni compris devrait au moins inspirer le respect qui peut conduire au sacré, peut-être même au divin, voire à la beauté de l’amour qui est une image de la beauté du monde créé.

Moi : certes l’inconnaissable peut alimenter la spiritualité, mais ce qui m’ennuie, c’est que cela concerne presque tout ce qui existe dans l’univers or je ne connais aucun domaine où l’on puisse se vanter de tout savoir en dépit des progrès de la science.

Lui : en effet, mais qui t’a dit qu’il fallait me chercher ici plutôt que là ? Je suis comme cette pulsation de la nature qui existe en tous lieux partout depuis toujours dans ce que vous appelez le vivant comme l’inerte, qui en réalité ne l’est pas, car toutes les choses interagissent entre elles, même quand elles paraissent séparées.

Moi : mais si tout est dans tout ou si une partie est liée aux autres et en même temps à l’ensemble on ne peut plus distinguer les objets entre eux et la place de l’observateur, ni la cause de l’effet, ni s’orienter dans le temps ou l’espace, et cela devient incompréhensible.

Lui : exactement, et c’est pour cela qu’on appelle ce Tout Dieu.

Moi : mais alors qu’est-ce cela impose aux humains ?

Lui : d’abord de respecter autant ceux qui me cherchent et doutent sincèrement, que ceux qui ne croient pas, ainsi que leurs attributions respectives définies par la loi. Ensuite chacun fait son chemin. Mais je note qu’aujourd’hui beaucoup préfèrent compenser leurs manques par des choses matérielles plutôt que par une spiritualité librement ouverte aux autres.

 Moi : mais devrait-on pour autant refuser toute modernité ?

Lui : la vraie modernité n’est pas de posséder des objets mais de comprendre le monde car cela rapproche de Dieu et des hommes, du moins de ceux qui ne sont pas plus déistes que Dieu lui-même, car justement ceux-là se moquent de la connaissance et de la spiritualité.

Moi : mais alors que doit-on faire de tous ces extrémistes ?

Lui : il faut bien reconnaître que les choses étaient plus simples autrefois quand les gens pensaient trouver la divinité dans les phénomènes naturels inexplicables à l’époque comme la foudre, puis dans le soleil, les sources ou les arbres, et que cet animisme tentait de pallier les angoisses de la mort qui sont à l’origine de la plupart des croyances depuis homo sapiens, et des religions depuis le néolithique.

Moi : je n’ai pas connu ces temps anciens mais je me suis laissé dire que cela faisait moins de victimes dans les populations et que chacun pouvait y trouver son compte en ayant un dieu à sa mesure qui pouvait s’adapter de manière souple aux différentes circonstances de la vie. D’ailleurs du temps des grecs ces dieux querelleurs et paillards ressemblaient beaucoup aux humains ce qui les rendaient finalement sympathiques et proches de nous.

Lui : il est exact que tout s’est gâté avec l’invention du monothéisme parce que c’est le premier totalitarisme de l’histoire qui a probablement préparé tous les autres. Car si le salut repose sur des livres et des dogmes présentés comme des vérités absolues, quoique conçues par des humains, cela signifie que tous les non croyants sont dans l’erreur, et c’est le début de cette idiote pensée binaire qui est à la source de conflits que je réprouve vivement.

Moi : d’autant plus que ces religions ont toutes été accaparées exclusivement par des hommes étroitement liés aux pouvoirs politiques et financiers de leur temps.

Lui : c’est un fait que les choses iraient mieux si les représentants des deux sexes pouvaient s’occuper de la religion en toute équité et se dégager des pouvoirs en place pour s’occuper uniquement de leur croyance. J’ajoute que contrairement au sexe des anges personne ne s’est beaucoup préoccupé de savoir si Dieu était masculin, féminin, ou androgyne.

Moi : mais pensez-vous vraiment que des femmes puissent être aussi des chefs religieux, des guides spirituels, ou de grands théologiens à côté des hommes, et se marier avec eux ?

Lui : bien sûr, mais le problème est que les croyants les plus rigides jugent que cela pourrait exacerber une sexualité qui est souvent vécue par eux comme source d’impuretés et non d’épanouissement. En outre beaucoup d’hommes ont peur des femmes parce qu’elles détiennent le pouvoir de la naissance de la vie, ce qui les condamne à mourir, c’est pourquoi ils préfèrent souvent rester entre eux pour se rassurer, ou les cacher du regard par jalousie ou concupiscence. La religion la plus traditionnaliste est l’un des moyens que les hommes utilisent pour opprimer les femmes et cela durera tant qu’elles se laisseront faire.

Moi : le poète a dit que « la femme est l’avenir de l’homme », et vous le pensez aussi ?

Lui : si la représentation des deux sexes était plus équitable cela permettrait de calmer un peu tous ces frénétiques agités du bocal, et d’améliorer beaucoup le fonctionnement de la société civile, surtout en ces temps de crise, mais il serait cependant bien naïf de croire que les femmes sont parfaites, et qu’elles font les choses sans raison ni intérêt. Elles sont même souvent bien plus malignes que les hommes pour arriver là où elles veulent. Il est donc aussi abusif d’en faire des saintes-nitouches que des sorcières.

Moi : en somme vous êtes plutôt en faveur d’un échange constructif entre les sexes et d’une représentation équitable. Je souscris volontiers à cette idée qui pourrait aussi s’appliquer en politique, mais vous ne m’avez pas répondu au sujet de ces fanatiques.

Lui : on ne peut pas contraindre les gens à modifier leur croyance car celle-ci est pour chacun d’eux une illusion de savoir intime qui leur sert d’armure identitaire sans laquelle ils sont au désespoir. Si vous enlevez cette carapace imaginaire qui les protège des vérités du monde, et surtout d’eux-mêmes, ils deviennent encore plus vulnérables et donc violents.

Moi : peut-être sommes-nous tous obligés de croire pour simplement vivre. Nous croyons en la vie comme en notre mère à la naissance. D’ailleurs les hommes ont toujours eu besoin de créer des milliers de dieux dans leur histoire, chacun d’eux se présentant comme plus vrai que le précédent. Pour autant je ne puis me résoudre à laisser faire tous ces gens qui croient savoir ce qu’il convient d’imposer à ceux qui ne croient pas comme eux.

Lui : il est certes légitime d’essayer de limiter autant que possible leurs excès les plus nocifs, mais cela ne peut advenir sans l’aide puissante d’intermédiaires crédibles et déterminés qui viennent séparer et contenir les partis en présence pour leur proposer des compromis acceptables. J’ajoute que ce processus prend beaucoup de temps et d’énergie, et que généralement les hommes préfèrent se cogner dessus pour montrer qu’ils sont de vrais hommes au lieu de poser les justes limites d’objectifs réalisables.

Moi : rares sont les personnes disposées à faire ce travail d’autant que les opinions des plus fanatiques sont davantage diffusées que celles des plus pondérés d’entre eux qui pourraient légitimement servir d’intermédiaires. Cela dit je suis heureux d’avoir pu parler avec vous de tout cela car il y a longtemps que je me posais ces questions, et vous m’avez aidé à y voir plus clair.

Lui : soit, et c’est tant mieux, mais la réponse importe parfois moins que la question.

Moi : en tous cas je vous remercie beaucoup pour cet échange que je n’attendais pas. Pouvons-nous à présent nous dire adieu ? Et peut-être à une prochaine fois ?

Lui : et bien d’accord, à Dieu, à une prochaine foi.

 

TUTUTUT….TUTUTUT….TUTUTUT…. (sonnerie du réveil matin)

 

Elle  : il est déjà 7 heures !

Moi : bonjour chérie, as-tu bien dormi ?

Elle : moyen, car cette nuit je t’ai trouvé agité comme un diable…

Moi : ce n’est pas étonnant car j’ai fait un rêve bizarre. Il faut que je le note vite pour mon psy, qui sera sûrement content, et aussi parce que c’est un scoop exclusif pour AgoraVox…

 

 astus le 26 03 2013


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37 réactions à cet article    


  • Lieutenant X 26 mars 2013 14:31

     smiley Plein d’arrogance, très limité intellectuellement et philosophiquement, surtout quand vous ne savez même pas de quoi vous parler. Postulez chez Libé au lieu de polluer. 


    • astus astus 26 mars 2013 16:46

      Vous avez raison mon capitaine tout le monde n’a pas la lumière à tous les étages. La lumière divine s’entend.


    • Rounga Roungalashinga 26 mars 2013 14:50

      Vous avez parlé avec Dieu et vous n’avez même pas pensé à lui demander les numéros du prochain Loto ? Y a vraiment des claques qui se perdent.


      • Pierre Régnier Pierre Régnier 27 mars 2013 11:38

        à propos Rounga, vous connaissez la chanson de Rémo Gary « Même pas foutus d’être heureux » ? Je la trouve superbe... même si le langage de Gary est moins châtié que le vôtre. 


      • Uncommon Uncommon 26 mars 2013 15:08

        Bravo pour le jeu d’écriture qui permet de donner une tournure humoristique à des sujets de fond pas faciles à aborder autrement.
        La contrepartie est malheureusement dans le fond qui peut-être handicapé par la forme choisie, et qui peut nous laisser sur notre faim.
        Je vous souhaite de nombreux commentaires bienveillants et d’être la source de débats d’idées qui suivront.


        • astus astus 26 mars 2013 15:24

          A Uncommon : hélas l’humour ne peut malheureusement pas se partager avec tout le monde...Quant au débat d’idées, chacun peut donner son avis : c’est même fait pour cela.


        • L'enfoiré L’enfoiré 26 mars 2013 16:33

          Chez nous quand on veut jurer on dit « nom de dieu ». pour lancer un défi à l’Église et marquer son indépendance.

          Wiki en donne la raison :
          Beaucoup de jurons anciens sont blasphématoires. Lorsque l’Église exerçait son autorité au moins morale sur toute la société, il était interdit aux fidèles d’invoquer Dieu, donc de jurer, et d’utiliser à tort et à travers des mots du vocabulaire religieux. Jurer était donc un moyen de s’opposer à l’autorité de l’Église
          Une émission porte même ce titre « Noms de Dieux » qui prend tout à coup le pluriel et des majuscules .

          @L’auteur, dialogue qui vous a fait changé d’avis ?

        • astus astus 26 mars 2013 16:57

          @ l’Enfoiré : aujourd’hui encore au Québec traiter quelqu’un de « tabernacle » est une grosse injure... 


        • L'enfoiré L’enfoiré 26 mars 2013 17:06

          « tabernacle ».

          J’ai recherché le mot car ce n’est pas un mot que j’utiliserais naturellement.
          En allant plus loin, je n’ai toujours pas trouvé l’origine.
          Associé à un con, à une défaite...
          Sacré québécois smiley 


        • Aldous Aldous 26 mars 2013 16:05

          Mettez vous sur liste rouge... smiley




          • astus astus 26 mars 2013 16:40

            Il serait bien capable de me retrouver quand même ...


          • La râleuse La râleuse 26 mars 2013 16:08

            Bonjour astucieux astus

            S’il y a un constat que j’ai fait, c’est que la plupart des lecteurs d’Agoravox sont imperméables à l’humour et à la dérision.
            Normal, ce sont les lecteurs de rédacteurs qui manquent eux-même cruellement d’humour et du sens de la dérision. À l’exception de quelques uns qui n’ont pas encore été exclus par le clan des pisse-froid.
            Attendez-vous donc à être conspué, cher astus.

            Personnellement, j’apprécie énormément votre article, lequel, écrit avec un style faussement désinvolte, sous une apparence faussement superficielle, traite de vrais problèmes d’intolérance et de sectarisme.
            Je ne suis en désaccord avec vous que sur un seul point ; je ne crois pas que Dieu (s’il existe smiley ) soit aussi clairvoyant que vous le présentez.

            Cordialement,


            • astus astus 26 mars 2013 16:27

              Merci La râleuse pour votre commentaire : je ne sais pas si Dieu est aussi clairvoyant que je le suggère mais l’essentiel est pour moi que les humains puissent l’être...Mais naturellement je m’attends à des réactions contrastées en espérant qu’elles n’entraveront pas la liberté de réflexion de chacun. D’ailleurs il ne s’agit pas de convaincre quiconque. Les croyants comme les non croyants, où ceux qui croient autrement, ont toute leur place dans notre pays. C’est d’ailleurs pour cela que la laïcité existe et qu’elle doit être protégée des extrémistes de tout poil.

              Bien à vous.

            • Cassandre Cassandre 26 mars 2013 16:35

              Bonjour l’auteur,


              Qu’est ce que c’est agréable de lire des vérités sur un ton qui n’est pas pleurnichard.
              J’aime beaucoup votre style d’écriture et trouve qu’on apprend beaucoup et beaucoup mieux quand un texte est distrayant. 
              Monsieur de La Fontaine l’avait bien compris.

              • astus astus 26 mars 2013 16:53

                Bonjour Cassandre,


                ...et aussi Molière qui rappelle dans son Tartuffe la devise de la comédie empruntée au poète Jean Baptiste Santeuil : « castigat ridendo mores » : elle corrige les mœurs en riant.
                Cordialement

              • chems eddine Chitour 26 mars 2013 17:13

                Merci à l"auteur 


                Je me reconnais dans ce questionnaire qui sous le style de la dérision assène les vérités du Monde depuis qu’il est monde. L’anathème semble être l’arme privilégiée de ceux qui veulent à tout prix avoir raison même quand il s’agit de parcours spirituel personnel. Il y a une suite à ce dialogue ésotérique . A nous de faire preuve d’imagination

                Cordialement

                Pr.C.E. Chitour

                • astus astus 26 mars 2013 17:37

                  @ chems eddine Chitour : l’anathème pouvait avoir chez les grecs et les romains deux sens opposés : l’offrande religieuse ou ce qui est voué aux gémonies. Il est intéressant de constater qu’avec le monothéisme, c’est le deuxième sens qui a prévalu, celui de l’exclusion, alors même que la religion aspire plutôt à relier. Pour moi ce mot ne peut évidemment pas avoir de place dans un parcours spirituel qui est nécessairement ouvert, et bien sûr créatif.

                  Cordialement. 

                • Amoribonde Amoribonde 26 mars 2013 17:21

                  Bonjour Astus,

                  Merci pour votre article !
                  Ce sont vraiment les artistes qui parlent le mieux de Dieu, car ils partagent avec lui la liberté totale de forme, de fond, de ton !

                  En espérant vous lire à nouveau,

                  Bonne journée à vous !


                  • joelim joelim 26 mars 2013 18:13

                    Vous avez pensé à lui demander son numéro de téléphone ? J’ai deux mots à lui dire.


                    Sinon ça me rappelle la trilogie « conversations avec Dieu » dont les pdfs sont téléchargeables ou mieux encore écoutables sur Radio Ici et Maintenant, en ce moment les dimanches vers 17h30.

                    Il se plaint également qu’on ne l’a pas compris, du moins les religions, que chacun peut faire ce qu’il veut, qu’il n’y a pas de punition céleste (et puis quoi encore ?), qu’on n’est pas là pour apprendre mais pour se souvenir, etc., bref c’est vraiment pas mal.

                    • astus astus 26 mars 2013 18:46

                      Merci joelim pour ce lien : je ne suis pas sûr d’être en phase avec l’auteur, mais je vais quand même regarder cela de plus près.


                    • shiatsulandes40 shiatsulandes40 26 mars 2013 21:43
                      bonjour à tous 

                      Conversation avec dieu .... 

                      Un bouquin que je recommande souvent autour de moi ...pas si facile d’accès , malgré la simplicité qui s’en dégage ...mais une vison des choses et de notre vie tellement .. ;sage ...que , après 50 pages , je me suis vraiment posé la question :qui a vraiment écris ce bouquin telle ment c’est étonnant ..à conseiller sans réserve ...quelques euros qui font plaisir à dépenser ..j’en suis a mon 25 em achat . ;et offre autour de moi ...

                      Mais comme tout bouquin qui traite de spiritualité ,notre propre compréhension des écrits est en relation étroite avec notre ouverture d’esprit ....

                    • OMAR 26 mars 2013 19:06

                      Omar 33

                      Salut Astus « Mais comment cela est-il possible ?.. ».

                      Parler à Dieu est considéré comme un blasphème....
                      Car pour les extrémistes, nous sommes juste autorisés à Le prier....

                      Ainsi, les catholiques disposent d’un intermédiaire, le confesseur pour leurs pénitences, les musulmans se rendent à La Mecque pour purifier leur âme, et les juifs adoptent la forme épistolaire en glissant un billet dans les fentes des Murs des Lamentations...

                      Mais pas de communication directe avec le Créateur..

                      Alors merci pour votre témoignage, cela prouve qu’Il existe, qu’Il converse et qu’Il explique..

                      Sympa, non ?


                      • astus astus 27 mars 2013 11:22

                        @ Omar 33 : mes excuses pour ma réaction tardive. La communication directe avec le Créateur est un blasphème quand c’est la créature, si elle est croyante, qui s’adresse à Lui. Mais dans l’autre sens il n’y a pas de problème. C’est seulement assez rare, et j’ai conscience d’être un privilégié car je ne l’ai pas vraiment mérité...

                        Cordialement.

                      • ZEN ZEN 26 mars 2013 19:46

                        Bonsoir astus

                        Une belle fiction
                        C’est un genre qui a ma faveur, car on peut dire bien des choses avec jubilation sans lasser son lecteur
                        Pas facile, le contact avec Dieu. J’ai essayé dans ma jeunesse, mais je fus toujours frustré. Trop occupé. Une voix angélique énervante sur fond de musique céleste  : Nous allons vous mettre en communication....Pour le Père, faites le 1, pour le fils, le 2..
                        .
                        Las d’attendre !
                        Alors, j’ai rayé définitivement son n° de mon carnet d’adresse
                        Depuis, il m’ignore...


                        • astus astus 26 mars 2013 20:53

                          C’est vrai ZEN que toutes ces messageries vocales sont profondément décourageantes et que l’on ne parvient presque jamais à trouver la bonne personne dans le bon service, mais moi j’ai eu de la chance de recevoir l’appel directement chez moi, et finalement, j’ai trouvé ce Dieu plutôt sympa comme le dit aussi OMAR. Toi qui t’y connais en pape tu devrais peut-être essayer de nouveau un contact, car à mon avis cela peut faciliter les relations... 


                        • philouie 26 mars 2013 20:03

                          Article d’une banalité consternante.

                          Dieu responsable de tous les crimes humains.

                          comme d’hab.

                          mais en 14-18 où était DIeu ?

                          mais en 39-45 où était Dieu ?

                          et à Hiroshima ou Nagazaki ?

                          et dans les guerres de libération de l’Algérie ou de l’indochine ?

                          et en afghanistan et en Irak et en libye ?

                          au nom de quel DIeu tous ces crimes sont-ils commis ?

                          qu’on m’explique.

                          mais comme d’hab, l’auteur ne voit que la religion comme ennemi.

                          beau travail de conditionnement de l’éducation nationale.


                          • astus astus 26 mars 2013 20:57

                            Hélas philouie, vous ne savez pas lire, et je crains que Dieu lui-même ne puisse rien pour vous. D’ailleurs il est fâché, et vous donne la pénitence de relire trois fois le texte, EN ENTIER.


                          • shiatsulandes40 shiatsulandes40 26 mars 2013 21:49

                            ben dis donc , ouvre un peu les yeux ...il me semble que ce sont les hommes qui font les guerres et qui se tuent entre eux ...

                            que viens faire dieu là dedans ????

                            que penseriez vous d’un dieu qui vous interdise d’être celui que vous voulez être ..« bon » ou «  » mauvais«  »

                            Surement que ce serais le pire des dictateurs ...et vous auriez raison ....donc ??? 

                          • Feilusha Feilusha 26 mars 2013 23:39

                            Je conseille la lecture des Trois Imposteurs (Moïse, Jésus-Christ, Mahomet) du Baron d’Holbach. Dès le XVIII° siècle certains avaient compris que la religion est d’abord une politique. Et pas la plus pacifique !


                            • OMAR 27 mars 2013 10:25

                              Omar 33

                              @Deilusha, c’est le même raisonnement que tient le Diable...


                            • astus astus 27 mars 2013 12:10

                              A Feilusha : lecture édifiante, en effet, dont le lien est ici : 


                            • Pierre Régnier Pierre Régnier 27 mars 2013 11:27

                              Mais non astus, ce n’était pas un rêve bizarre, et c’est inutile d’en parler à votre psy, il ne pourrait qu’abîmer votre bel échange en y introduisant des complications de son cru.

                               

                              J’ai besoin, moi, de croire à la réalité de SES interventions pour pouvoir en commenter une au moins, qui me préoccupe particulièrement. IL vous dit :

                               

                               »On ne peut pas contraindre les gens à modifier leur croyance car celle-ci est pour chacun d’eux une illusion de savoir intime qui leur sert d’armure identitaire sans laquelle ils sont au désespoir. Si vous enlevez cette carapace imaginaire qui les protège des vérités du monde, et surtout d’eux-mêmes, ils deviennent encore plus vulnérables et donc violents".

                               

                              Le tout début de cette réplique me servira de leçon, à moi qui ai demandé récemment sur Agoravox que le nouveau pape « supprime » la croyance criminogène. C’était une erreur, hélas constatée après publication de l’article : le verbe employé n’était pas le bon, et ce que doit faire l’église catholique c’est rejeter la croyance en une bonne violence de Dieu, cesser de la conforter et de la transmettre aux croyants du futur.

                               

                              Mais, pour le reste, ne serait-ce que pour donner à mes adversaires une occasion de plus de souligner mon énorme culot, je me permets de dire sans retenue qu’IL se trompe gravement  : c’est cette croyance, et l’entêtement des religions à la justifier et à la pérenniser qui fait les croyants plus vulnérables et donc plus violents. Il faut donc la détruire et, en ce qui me concerne, c’est seulement celle-ci que je veux faire disparaître des religions. Mais je veux que ce soit ceux qui la subissent qui décident librement de s’en débarrasser une fois pour toutes.

                               

                              Il y va pour nos enfants, petits-enfants et ceux qui les suivront, de la simple possibilité de vivre en paix, dans la diversité des choix spirituels, incluant ou non la croyance en Dieu et l’adhésion à une communauté religieuse. Ma demande est ici :

                               

                              http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-nouveau-pape-devra-supprimer-la-130677 


                              • astus astus 27 mars 2013 11:56
                                A Pierre Régnier : quand vous écrivez que « La croyance dans une »bonne criminalité voulue par Dieu« reste ce qu’il y a de pire dans l’enseignement des religions. C’est elle qui, depuis trois millénaires, conduit des croyants du monothéisme à la pratique effective de la criminalité religieuse. » je suis plutôt d’accord. Augustin, qui a combattu toute sa vie les autres croyances pour conforter la sienne pour aboutir au concept de « guerre juste », porte une certaine responsabilité dans l’avènement de cette violence, même s’il n’est pas le seul. Mais je pense qu’il ne faut pas s’empêcher de voir non plus que les religions, qui sont des faits humains parmi d’autres, ont aussi des visées politiques. Et l’on pourrait comparer la puissance actuelle des médias avec la force des croyances pour entretenir le contrôle des masses. C’est la raison pour laquelle je préfère de beaucoup une quête spirituelle personnelle qui préserve ma liberté contre l’asservissement généré par les doxas contemporaines. 


                              • Pierre Régnier Pierre Régnier 27 mars 2013 13:05

                                Bien d’accord sur tout ça, astus. Avec tout de même une petite réserve (précision) : la religion catholique a progressivement accepté d’abandonner son rôle politique  (qu’elle exerçait en contradiction avec le précepte de Jésus « laissez à César ce qui appartient à César… ») alors que l’islam maintient intégralement le sien (sans lequel, probablement, cette religion disparaîtrait purement et simplement puisque sa volonté politique est originelle et même fondatrice).

                                 

                                Plus exactement, on progresse vers un abandon des prétentions politiques du christianisme et vers son acceptation de la laïcité, mais pas du tout  dans l’islam. C’est ce qui me fait dire que la Droite sarkozienne, puis la fausse Gauche hollandienne favorisant l’islamisation de la France portent une très grande responsabilité dans la destruction de la République et de ses valeurs. 


                              • Pierre Régnier Pierre Régnier 27 mars 2013 12:44

                                Vous pouvez deviner, parkway, que j’ai déjà entendu ça 1000 fois... mais y a pas d’mal !

                              • Ruut Ruut 10 juin 2013 14:10

                                Dieu = ignorance.



                                • gogoRat gogoRat 28 janvier 2015 11:38

                                  rêve lucide :
                                  ’ Plusieurs chercheurs ont en outre insisté sur son intérêt pratique dans le domaine de la philosophie et des sciences de la conscience’
                                   ( retrouver cette phrase dans wikipédia )

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