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Faut-il encore croire aux concepts chrétiens ?

Un prélat brésilien qui affirme que la loi chrétienne est supérieure à celle de l’Etat qui a autorisé l’IVG d’une enfant de 9 ans violée par son beau-père. Un évêque anglais qui nie le génocide des Juifs. De nouveaux meurtres fratricides entre catholiques et protestants en Irlande du nord. Une église qui reconnaît explicitement, en honorant Galilée d’une statue dans ses jardins, que le savant avait raison contre les écrits de la Sainte Bible. Une église évangélique américaine qui avance au son de miracles payants en Amérique du sud. Et, comble de tout, le 7 mars 2009, la chaîne ARTE diffusait un documentaire relatant la troublante similitude entre les concepts de la croyance des pharaons et ceux des chrétiens. Légitimement le doute s’installe !

Nous savions effectivement que le livre saint des Juifs, la Torah, avait été pris tel quel, sans aucune autorisation, et rebaptisé Ancien testament par l’église catholique romaine, fondatrice du christianisme actuel, au concile de Nicée en 325 de notre ère. Nous savions aussi qu’à la même époque, l’église avait choisi quatre récits, parmi une centaine d’écrits relatant l’histoire d’un Juif, Jésus-Christ. Elle les nomma évangiles et, avec ses propres commentaires, en a fait le Nouveau testament. Mais, nous ne savions pas, comme nous le montre le documentaire d’ARTE, que tous les concepts qui fondent le cœur de la croyance chrétienne, sont les plagiats purs et simples des concepts de l’Egypte des pharaons !

 
L’émission documentaire d’ARTE sur le livre des morts, nous apprend des choses surprenantes sur la résurrection, le paradis, l’image d’une mère tenante l’enfant dieu dans ses bras, le jugement dernier, les 10 commandements, etc.
 
Le livre des morts est un livre en papyrus composé de prières qui, selon les croyances égyptiennes, devait permettre au défunt de réussir son passage vers "le champ de roseaux" lors du questionnement final devant dieu le père, le dieu des dieux égyptiens : Osiris. Vingt-cinq mille livres des morts ont été retrouvés. Les plus anciens datent de 2 300 ans avant l’ère chrétienne. Le plus célèbre d’entre eux est celui du scribe nommé Ani (1 800 ans avant J-C). Découvert en 1887 par l’anglais Wallis-Budge, dans la Valée des rois, il est actuellement la propriété, contestée par l’Egypte, du Muséum de Londres. Il est intact et en excellent état. Il mesure 23 mètres de long et 37 cm de large.
 
Dans tous les livres des morts, il y a la figurine de la déesse Isis – fille du dieu qui créa la Terre, Keb et de la déesse qui créa le Ciel, Nut. Elle tient l’enfant dieu Horus dans ses bras (Horus, fils du dieu Osiris et d’Isis elle-même, selon la Ve dynastie). Toute ressemblance avec la vierge Marie, tenant Jésus dans ses bras, est pure coïncidence (Jésus, fils du dieu d’Abraham et de Marie elle-même, selon le Nouveau testament).
 
Avant d’accéder "au champ de roseaux", l’âme du mort devait se présenter, pour le jugement dernier, devant le dieu des dieux, le grand Osiris. Ce dernier décidait si l’âme du défunt était accessible ou non "au champ de roseaux". Le mort y faisait une confession négative : "je n’ai pas tué", "je n’ai pas volé", "je n’ai pas couché avec la femme du voisin", etc. Toute ressemblance avec les dix commandements, est pure coïncidence. Toute ressemblance avec le jugement dernier est aussi pure coïncidence.
 
Le champ de roseaux était pour les Egyptiens l’endroit où ils vivraient heureux et pourraient avoir, sur décision d’Osiris, la vie éternelle après leur mort. Toute ressemblance avec le paradis chrétien est naturellement pure coïncidence.
 
Pour l’Egypte des pharaons, l’âme résidait dans le cœur de l’individu. C’est elle qui lui survivait après sa mort. Là encore, toute ressemblance avec l’âme que les Chrétiens situent aussi dans le cœur, est pure coïncidence.
 
De même, on y apprend que le dieu Osiris est en fait un dieu ressuscité. Et, que beaucoup de pharaons ont eu aussi pour père un dieu et pour mère une vraie humaine. Toute ressemblance avec Jésus-Christ, Marie et le dieu d’Abraham, dieu le père, est aussi pure coïncidence.
 
Le doute nous envahit. Autant de preuves écrites sur des papyrus ou gravées dans la pierre des tombeaux. Les traces sont là, authentiques. Elles datent de plusieurs millénaires avant l’ère chrétienne. Pas de doute, le plagiat existe bel et bien. Ici, on ne plagie plus les textes hébraïques, mais ceux de l’ancienne Egypte. Les dates parlent d’elles-mêmes. Les 25 000 livres des morts en papyrus aussi. Les hiéroglyphes des tombeaux sont autant de témoignages.

Nous aurait-on trompés, à l’insu de notre plein gré, durant presque deux mille ans ?
 
 
 
photo : Osiris, partie du livre des morts (Muséum de Londres).



par j-p. bédol mardi 17 mars 2009 - 82 réactions
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