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Accueil du site > Actualités > Religions > Guerres de religions, guerres économiques

Guerres de religions, guerres économiques

On ne compte pas les guerres menées au nom de la foi. Mais une analyse de ces conflits incite à la prudence. On trouve souvent, sous un prétexte religieux, des raisons très « matérielles » : économiques, politiques, sociétales...

Nous vous proposons un retour sur quelques faits historiques, issus des trois religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’islam. Avoir une vision à long terme est toujours utile pour juger de l’actualité.

Pour la religion juive, son histoire est jalonnée de conflits. Depuis les déportations en Egypte et à Babylone, les guerres contre les Philistins (mot qui est à l’origine du nom Palestinien), les Macchabées, les Romains... jusqu’à l’histoire récente. Cette histoire mouvementée trouve en partie son origine dans l’emplacement géographique même où cette religion s’est développée. La Judée était une terre de passage, zone où transitaient toutes les migrations et toutes les armées en guerre de la région.

L’antagonisme réel entre les juifs et les musulmans, bien que semblant présenter les caractères d’un affrontement héréditaire, est en fait très récent (100 ans sur 3 000 ans d’histoire). Si les premiers disciples de Mahomet ont razzié les tribus juives de la péninsule arabique, ce n’est que la continuation de relations conflictuelles entre tribus bédouines de même culture. Razzier une tribu permettait de s’attribuer sa richesse (guerre économique). Y voir le début d’un antagonisme « religieux » relève d’une interprétation erronée et anachronique de l’Histoire.

Pour le christianisme (religion que nous connaissons le mieux, et sur laquelle nous allons de ce fait développer davantage d’exemples), la situation est plus complexe. Si à ses débuts, cette religion prêchait la non-violence (« si on te frappe sur la joue droite, tend la gauche... »), elle ne fut par la suite pas moins « guerrière » que les autres religions monothéistes. Et pour des raisons ayant largement trait à l’économie. Quelques exemples :

A partir des croisades (1095), les chrétiens, notamment la branche romaine, entrèrent en conflit autour des lieux saints. Si ces croisades avaient pour objectif affiché de sauver Jérusalem des « infidèles », il y avait à côté de cette volonté « toute religieuse » d’autres bien « temporelles ». Il s’agissait - entre autres - de trouver une solution à des modifications sociales et démographiques survenues en Europe et notamment en France. L’incitation à aller en découdre ailleurs avait pour but de vider les campagnes du trop-plein de population (paysans et petite noblesse), en les incitants à aller chercher de nouvelles terres.

Mais l’islam n’a pas été la seule victime des croisades. Des chrétiens en ont aussi souffert : les orthodoxes. En effet, les croisés mirent à sac Constantinople... sur l’instigation de Venise. Pourquoi ? La Sérénissime République était la grande rivale économique de Constantinople, et était le bailleur de fonds de cette 4e croisade. Venise, dont la flotte transportait les croisés, leur a proposé de les transporter « gratuitement » sous l’engagement de détruire sa rivale économique au passage ! Cela a laissé à Venise la maîtrise de la Méditerranée. Notons qu’en portant le coup de grâce à l’empire romain d’Orient, la Sérénissime a aussi facilité l’expansion musulmane vers l’Europe. Ironie de l’histoire, elle devra participer quelques temps plus tard à l’effort de guerre contre l’empire Ottoman, qu’elle a indirectement aidé à construire !

Contre les juifs, s’il n’y a pas eu de « guerre » à proprement parler, il y a eu des poussées récurrentes d’antisémitisme. Mais ceci était plus une réaction économique, même si le prétexte utilisé était d’ordre religieux (« les juifs ont tué le Messie »). Les juifs se voyant interdire la possession de la terre, ils se sont tournés, faute de mieux, vers les métiers du négoce et de l’usure (la banque). Or sous tous les cieux et dans toutes les cultures, dès que l’économie va mal, dès que l’argent manque on incrimine... ceux qui le prêtent ! Les juifs ont-ils été les seuls dans ce cas ? Evidemment non. L’ordre des Templiers, véritable banquier du très endetté roi de France Philippe IV le Bel, a été purement et simplement massacré pour cette raison !

Un peu plus tard, les principaux motifs des « guerres de religion » des XVIe et XVIIe siècles (catholiques contre protestants) et de leur cortège d’horreurs en tous genres furent économiques autant (sinon plus) que religieux. Il faut bien comprendre que, tant du côté catholique que du côté protestant, les fidèles avec leurs flux monétaires (quêtes, dîmes et autres impôts religieux) étaient pour ces religions un élément de survie temporel autant que spirituel. Quand Luther, via sa réforme, a proposé de mettre fin aux « impôts » en tous genres imposés par la papauté (par exemple la suppression du trafic des indulgences, établi par Jean XXII pour tirer l’Eglise d’une grave crise financière), il a tout simplement mis en danger le catholicisme en le privant d’une de ses sources de revenus. On comprend mieux la lutte acharnée de la hiérarchie catholique contre ces dangereux réformateurs. Les exactions des catholiques contre les protestants en France ont été d’une cruauté absolue (Saint-Barthélémy, système des dragonnades). Sans doute à l’échelle du danger qu’ils représentaient.

Plus récemment, le christianisme s’étant trouvé étroitement mêlé à l’expansion coloniale des Etats d’Europe de l’Ouest, il s’est peu ou prou retrouvé en conflit avec le reste du monde. Le cas de la France au Maghreb, où il n’y a pas eu de volonté de pousser à la conversion au catholicisme, n’est pas représentatif. En Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, les populations colonisées ont été converties en masse par les colons notamment espagnols et portugais... Dans un précédent article*, nous rappelions la controverse de Valladolid durant laquelle les représentants catholiques ont été chargés de statuer sur la nature humaine - ou non - des habitants des pays récemment découverts (ils se sont posés très sérieusement la question de savoir si les Africains et les Amérindiens avaient une âme !). Bartholomé de la Casas défendait la thèse que tous les hommes sur Terre en avait une. Il a réussi à imposer son point de vue pour les Amérindiens. Mais quand il a été question des Africains, les arguments religieux ont été écartés très rapidement pour une « realpolitik » très économique. Les colons européens du nouveau monde avaient cruellement besoin de main-d’œuvre. Les Africains ont donc été déclarés « dénués d’âme », donc plus prosaïquement « bons pour l’esclavage ». Début du commerce triangulaire.

Dans tous ces exemples, l’économie a primé sur la théologie. Est-ce différent avec l’islam ? Pas vraiment.

Pour la religion musulmane, dernière religion monothéiste (à ce jour), on retrouve aussi de nombreux conflits. Et là comme dans les autres cas, derrière la foi, se cache souvent... l’argent.

Cela commence avec les polythéistes de la péninsule arabique et, en particulier, de La Mecque. L’hégire n’est autre que la fuite de Mahomet devant les marchands de cette ville, polythéistes et hostiles aux implications de son enseignement. Pourquoi cette hostilité ? Les Mecquois voulaient avant tout défendre le pèlerinage institué dans leur ville autour d’une pierre « miraculeuse » (sans doute une météorite, objet d’un culte païen antéislamique) et qui était le moteur de leur commerce. Le conflit avec le prophète ne se terminera que quand ce dernier acceptera d’intégrer le pèlerinage à La Mecque dans la pratique de l’islam, et d’imposer à ses fidèles de se tourner vers cette ville plutôt que vers Jérusalem (choisie initialement en toute logique, puisque l’islam se veut la continuation du christianisme et du judaïsme).

De même, les guerres de succession du prophète, et la séparation qui s’en est suivie entre sunnites d’Arabie et chiites de Perse, a une origine autant « culturelle » que « cultuelle ». La Perse avait une identité et une culture très forte, héritée d’un long passé impérial et d’une civilisation millénaire. Le clergé zoroastrien était très structuré, à l’opposé du nivellement horizontal prôné par la nouvelle religion ou chaque imam est intercesseur entre le monde profane et le monde spirituel et n’a pas de « hiérarchie ». On peut trouver dans le refus du clergé zoroastrien de disparaître une des raisons des affrontements et de la création du chiisme.

Ces conflits entre musulmans à la mort du Prophète (chiites contre sunnites), se transformeront en guerres de conquête qui ont vu la « vague verte » s’étendre de l’Espagne à l’Indonésie.

La fin du paragraphe précédent a traité de la position du christianisme vis-à-vis de l’esclavage, avec les choix que vous savez. Par souci d’équité, il faut rappeler qu’en pays d’islam, l’esclavage a toujours été pratiqué sans état d’âme, et sans procès, fut-il « pipé » comme celui de Valladolid. Certaines « tribus » limitrophes de pays d’Afrique noir ont sans complexe participé à la traite des noirs pour le commerce triangulaire.

Au vu de ces nombreux exemples, que pouvons-nous en conclure ?

Si on a vu qu’il y a souvent des revendications économiques, politiques ou sociales dans les conflits d’essence religieuse, n’est-ce le cas que pour les religions monothéistes ? Qu’en est-il du bouddhisme, de l’hindouisme et des autres religions polythéistes, sans oublier cette religion moderne qu’a été le marxisme ? Nous y trouverions à coup sûr les mêmes phénomènes, mais les exemples précités paraissent suffisants. De plus, pour les autres religions, nos connaissances sont plus limitées !

Est-ce qu’il faut pour autant rejeter les religions ? Certainement pas. Il nous paraît important de préciser que nous n’avons pas voulu dénigrer, ni la foi que l’on peut avoir pour telle ou telle religion, ni les principes religieux en eux-mêmes. La foi a poussé à de nombreux moments de l’histoire des hommes à se relier (racine étymologique du mot religion) pour promouvoir des idéaux pacifiques et généreux, ainsi que des règles d’hygiène précises et fort utiles à l’époque où elles furent édictées. Rappelons, dans le domaine des idéaux, les tables de la Loi des hébreux (« tu ne tueras point »), le pacifisme affiché par la religion chrétienne (« Dieu est amour ») ou encore l’aumône, un des « cinq piliers de la foi » islamique. Nous avons simplement voulu soulever un coin du voile, sur les motivations bien temporelles de certaines guerres menées pour des prétextes religieux. Les religions ont souvent été le faux-nez de revendications purement politiques, économiques et sociales, quand ce n’était pas de l’ambition personnelle pure et simple.

La vérité, c’est que quand un individu est dévoré par l’appétit du pouvoir ou de l’argent, ou encore par la haine, il trouve toujours une raison très morale pour justifier son combat personnel et y entraîner ainsi quantités de personnes, pour partie cyniques comme lui, pour partie au cœur pur, éprises d’absolu et un peu naïves. Et quel meilleur véhicule à ces intentions dissimulées que la religion, quand on manie le sophisme avec un peu d’habileté ? Toutes les religions ont vu coexister des idéalistes admirables et des fripouilles sanguinaires, François d’Assise et Bernardo Gui, Vincent de Paul et Savonarole, etc.

Et pour finir, cet éclairage peut aider à porter un nouveau regard sur le phénomène Al-Qaida. La religion, l’islam, même si elle semble être le cœur de l’action de cette entité, pourrait bien n’être en réalité qu’un prétexte à des revendications qui sont de nature politiques, économiques et sociales. L’établissement d’un califat à l’ancienne, le port strict du voile, le respect à la lettre des écrits du coran sont-ils vraiment les buts recherchés ? N’y faut-il pas chercher plutôt une réalité politique : à savoir établir un gouvernement dans une zone du Moyen-Orient (Hedjaz, Irak...). Une réalité économique : posséder des richesses pétrolières. Une réalité sociale : surfer sur les mécontentements des populations victimes des régimes autoritaires, souvent déçus du socialisme. Selon certains spécialistes, Al-Qaida ne serait qu’une entité politique. Peut-être serait-il temps de déconnecter cette entité belliqueuse et terroriste d’une religion qui n’a rien demandé ! Ce recadrage ne plairait peut-être pas à tout le monde, contrarierait sans doute certains intérêts, mais un milliard de fidèles modérés nous en sauraient gré. Et, en cette période de nouvel an, cela serait certainement un bon départ.

Alain Bondu et Jérôme Bondu

* Nous avons déjà parlé du procès de Valladolid dans un article sur les maltraitances animales Voir l’article sur le blog :
http://jerome-bondu.over-blog.com/article-7059441.html ou sur NaturaVox http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=1666


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105 réactions à cet article    


  • Marsupilami Marsupilami 3 janvier 2008 10:16

    @ L’auteur

    Article intéressant qui fait bien le lien entres religions et intérêts économiques. Un bémol tout-de-même : « Selon certains spécialistes, Al-Qaida ne serait qu’une entité politique ». Mais l’Islam est une religion éminemment politique, la plus politique de toutes les religions de par la nature même de ses textes fondateurs ! L’Islamisme radical d’Al-Qaïda représente donc une entité politico-religieuse, et ses membres ne sont pas les militants d’un parti politique au sens Occidental de ce terme, mais des croyants en un Dieu.

    Lire sur ce sujet Réformer l’islam ? Autopsie d’une illusion caractérisée ? Livre de Hamid Zanaz.


    • Gazi BORAT 3 janvier 2008 16:36

      à marsupilami

      Merci pour le lien.. Malheureusement pas très bien placé..

      Ce n° de Riposte Laïque n’est pas très regardant sur certains mouvements (MPCT, Djazaïrouna) à qui il offre une tribune et qui, à leur corps défendant, ne font pas vraiment dans l’objectivité ni la neutralité..

      gAZi bORAt


    • Marsupilami Marsupilami 3 janvier 2008 16:46

      @ Gari Borat

      Qui peut se vanter d’être strictement neutre et objectif ? Personne. De plus la neutralité n’est pas nécessairement une qualité. Riposte Laïque est un tout récent site et bouillon de culture féministe, démocrate et laïque qui se cherche et cherche des soutiens là où il se trouvent pour faire face à la résurgence des obscurantismes religieux.


    • chabou (---.---.229.103) 3 janvier 2008 10:35

      tres certainement, mais lorsque l’obscurantisme est eleve, ni les unes, les guerres de religion, ni les autres guerres economiques n’ont lieu d’etre, c’est la regle du ni ni en conjugaison


      • chabou (---.---.229.103) 3 janvier 2008 10:37

        tres surement al quaida est une entite politique avec tout ce que cela comporte en matière de risque majeur


        • Zalka Zalka 3 janvier 2008 11:21

          Parce que selon vous il est impossible de trouver des religieux juifs ou chrétiens arc boutés sur des dogmes poussiéreux et dépassés ?


        • Zalka Zalka 3 janvier 2008 12:03

          Ai je dit le contraire ? votre commentaire sous entend que l’islam est par nature et de manière définitive incompatible avec la démocratie, alors que le judaïsme et le christiannisme se seraient adaptés.

          Il faudrait être idiot pour voir la démocratie dans les régimes musulmans actuels. Il faut être tout aussi idiot pour s’imaginer que toute évolution est impossible. La démocratie a du combattre longtemps les réflexes passéïstes d’une large partie des religieux (surtout chrétiens vu que les juifs n’avaient pas vraiment voie au chapitre).

          Bref, je pense que tout reste à faire, mais que tout peut se faire. Contrairement à vous qui vous imaginez que rien ne pourra se faire.


        • Gazi BORAT 3 janvier 2008 12:11

          @ Zalka

          « Démocratie et religions »

          Il fut une période pas si lointaine (après la crise de 1929) où les états d’Europe (chrétiens) étaient majoritairement sous le joug de régimes pas très démocratiques...

          C’est le tour maintenant du Proche Orient ex-colonial de connaitre le même sort, les « démocraties populaires » (en réalité des régimes nationalistes) n’ayant pas résisté à l’écroulement de leur allié soviétique..

          La cristallisation des antagonismes dans la logique performative des thèses huntingtoniennes ne va pas non plus arranger les choses..

          gAZi bORAt


        • Jerome Bondu Jerome Bondu 3 janvier 2008 12:35

          Bonjour,

          à Thierry JACOB
          - Vous dites « Je constate simplement que le »Judéo-christianisme« a intégré, de gré ou de force, la démocratie... »

          - C’est vrai, en ce qui concerne les pays occidentaux à l’heure actuelle. Soyons prudent. Le « Judéo-christianisme » a aussi engendré les dragonnades et fermé les yeux sur la Shoa. Savez-vous que les dragonnades (système mis en place pour convertir les protestants au catholicisme) a engendré les pires actions qu’il soit (et quand je dis les pires ... certains textes d’époque relatent des exactions que l’on n’ose même pas imaginer à l’heure actuelle dans les pays les plus violents de la planète). L’acquis démocratique est somme toute récent ...

          Cordialement, JB


        • Gilles Gilles 3 janvier 2008 15:26

          jacob

          « e pape reconnait la démocratie et ISRAEL (état juif) est une démocratie...par contre en islamie, la démocratie ...va faire des caricatures de momo, pour voir (liberté d’expression) »

          Le pape, il n’a pas trop le choix.....l’église n’a jamais vraiment soutenu l’effort démocratique qui de fait l’a exclut du pouvoir et permet aux masses de se libérer de leur joug moral

          Israël une démocratie. OK mais aucun état n’est vraiment démocratique. Israël est certainement plus proche de la démocratie que tout pays de culture musulmane mais moins proche de la démocratie que ne l’est la France qui l’est moins que la Norvège etc etc

          N’oubliez pas qu’israël se définissant comme état juif, met à l’écart de fait 20% de sa population non juive, qui je vous rappelle n’ont pas exactement ni les mêmes droits (de représentation, de subventions) ni les mêmes devoirs (service militaire...).

          Ceci dit, et là je suis sûr que je devance vos critiques, même s’il est peut être plus paisible d’être un musulman isarëlien que Syrien ou Palestinien, cela ne pmeut oculter le fait qu’en israël se sont des citoyens de seconde zone dont le statut d’israêlien est remis en cause périodiquement par la tête même de l’Etat (voir déclaration du vice premier ministres, nommé Lieberman je crois bien souhaitant les déporter)


        • slaf 3 janvier 2008 18:36

          Pas d’accord monsieur, la démocratie est le fruit d’une longue maturation et possède diverses composantes. Cette maturation s’est faite dans un pot chrétien. Je ne veux pas dire que seule le christianisme en est la racine en tout cas il est la matrice essentielle.

          Je vous invite à lire « le christ philosophe » de Frédéric Lenoir qui donne un éclairage historique et philosophique très critique du clergé (normal et on connait) mais qui met aussi en évidence que le christianisme possède en son sein les éléments essentiels permettant de se dégager des éléments négatifs des religions et donc un templin vers la modernité.

          Notons aussi que depuis Vatican 2, soit 40 ans environ que les dés sont relancés... à suivre

          Bien à vous tous


        • Nobody knows me Nobody knows me 4 janvier 2008 09:39

          Je ne veux pas dire que seule le christianisme en est la racine en tout cas il est la matrice essentielle.

          Il a fallu leur botter les fesses pour les virer du pouvoir oui ! Le seul hic, on l’a filé à d’autres salauds encore plus doués et vicieux...

          Quant à la modernité, une église qui prone la non-utilisation des préservatifs, ca vous semble moderne ?

          Meilleurs voeux


        • marc 6 janvier 2008 18:22

          @ l’auteur

          Vous avez bien raison. Cependant, vous me semblez avoir un petit penchant pour le protestantisme et le judaisme qui échappent, du moins dans les exemples choisis, à vos critiques. Je voudrais aller dans votre sens en mettant l’accent sur les atrocités commises par les protestants, en Irlande par exemple ; vous trouverez là des atrocités équivalentes aux dragonnades. Même chose en Afrique du sud. quant au judaïsme, pris en otage par le sionisme, les atrocités ne manquent pas en Palestine depuis 60 ans.


        • marc 6 janvier 2008 19:08

          Le problème, c’est qu’on est amené régulièrement à tout mélanger. Les enseignements du Christ ( qu’il ait réellement existé ou non, d’ailleurs ) étaient extraordinairement modernes. L’idée d’aimer son prochain, c’était nouveau et progressiste, mais la transformation de ces enseignements en religion, vite prise en main par les puissances économiques a tout ramené en arrière ; On revit cela en ce moment. Le christianisme présentait depuis queques décennies une vision plus ou moins progressiste ( due en partie à la concurrence du communisme en tant qu’idéologie ) mais la religion, force réactionnaire, opium du peuple est revenue en force ( Pologne !!) et c’est maintenant théorisé avec le cynisme décomplexé que nous lui connaissons par Sarkozy


        • Jerome Bondu Jerome Bondu 6 janvier 2008 22:08

          @ marc

          Vous dites « Vous avez bien raison. Cependant, vous me semblez avoir un petit penchant pour le protestantisme et le judaisme qui échappent, du moins dans les exemples choisis, à vos critiques. »

          Bien vu. C’est vrai que le choix des exemples n’est pas réparti équitablement entre chaque religion. Mais plus qu’un « penchant » pour telle ou telle religion, il faut imputer cela à un manque de culture. Pour tout vous dire, dans une première version de l’article, il y avait même des exemples tirés du bouddhisme ! Mais comme nous étions en terrain moins connus, nous avons retiré les passages correspondants. Vu l’expertise de certains commentateurs, nous ne voulions pas avancer sur des exemples que nous n’aurions pas pu défendre smiley

          Cordialement, Jérôme Bondu


        • Jerome Bondu Jerome Bondu 3 janvier 2008 12:50

          Bonjour

          @Seb59

          Merci de votre appréciation pour notre article.

          Par contre quand vous écrivez « Mais la seule qui cause la mort actuellement est l’islam integriste et c’est ce qu’il faut combattre » vous allez à contre courant de notre conclusion.

          Nous défendons la thèse que l’islam intégriste est une construction politique. Que ceux qui « cause la mort » (pour reprendre votre expression) ne sont religieux qu’en apparence. L’islam étant brandi comme prétexte car il est fédérateur.

          C’est parce que l’islam intégriste fait peur à l’occident, que les terroristes s’en emparent comme d’un blason.

          Une image pour finir : tout le monde sait que les pirates avaient comme drapeau une tête de mort. Pourquoi ? Parce que la vue au loin de ce pavillon provoquait la trouille aux marins. Le but était de provoquer un impact psychologique, et d’amoindrir la force de la résistance (la tête de mort signifiait « perdez courage, de toute façon vous allez mourir). Le fait que des terroristes politiques (al quaida) se drapent du pavillon « intégriste musulman » a -à mes yeux- exactement le même objectif. Si on les voyait comme de simple « terroristes » déconnotés de toutes références religieuses, on mènerait un combat différent et surement plus efficace.

          Cordialement, JB


        • Gazi BORAT 3 janvier 2008 13:15

          @ l’auteur

          Je vous suis parfaitement pour l’islamisme comme construction politique..

          Celui ci était totalement invisible sur la scène mondiale avant la grande « croisade » contre le communisme impie, envahisseur de l’Afghanistan dans les années 80..

          A l’époque, les « Fous de Dieu » avaient bonne presse en nos contrées.. même Rambo (le troisième du nom) est venu à leur secours...

          gAZi bORAt


        • Gazi BORAT 3 janvier 2008 11:26

          @ux auteurs

          prise en compte du contexte socio économique contre « Choc des Civilisations »

          Merci pour cet article salutaire..

          L’idéologie, qu’elle soit religieuse ou politique n’est souvent que l’habillage de contraintes géopolitiques..

          De même, lorsque l’URSS envahit l’Afghanistan, le but n’était pas d’apporter la lumière à une nation plongée dans l’obscurantisme, mais plut^t une poussée russe vers l’accès aux mers chaudes (ici, l’Océan Indien)..

          La théorie du « Choc des Civilisations » en présentant tout conflit sous le manteau d’une « guerre des religions » universelle, permet de masquer les impérialismes en concurrence.. et de radicaliser ici et là les forces en présence.

          Meilleurs voeux à tous..

          gAZi bORAt


          • ZEN ZEN 3 janvier 2008 11:35

            Bonjour Gazi B

            J’abonde dans votre sens . On sait dans quel but et par quelles officines a été élaboré ce pseudo-concept de « choc des civilisations »

            http://pagesperso-orange.fr/ouvertsurlemonde/Choc%20des%20civilisations/R%e9sum%e9%20conf%e9rence%2014%20novembre.htm


          • Gazi BORAT 3 janvier 2008 12:04

            @ ZEN

            Bonjour et merci pour ce lien..

            Outre Huntington, je n’apprécie pas tellement Bernard Lewis et n’ai jamais compris ses prises de positions révisionnistes sur le génocide arménien.. d’autant plus qu’il est reconnu compétent dans le champs de l’histoire ottomane..

            Je le soupçonne plus que fortement d’avoir répondu à des pressions (américaines ?) en faveur du gouvernement turc..

            Il est vrai que, si le gouvernement des Etats Unis a récemment admis la thèse du génocide, il l’a longtemps rejetée pour ne pas indisposer Ankara..

            gAZi bORAt


          • fourminus fourminus 3 janvier 2008 11:42

            Je n’ai toujours pas compris pourquoi les Etats Unis ont attaqué l’Irak ?

            _Pour le pétrole ? Mais la guerre coute si cher... quelle rentabilité ?

            _Pour le dollar ? (pour conserver le monopole de la vente de pétrole en dollar ?) Mais cela vaut il vraiment un guerre ?

            _Contre les armes de destruction massives ? Mais le Pakistan islamique a la bombe et les USA ne lui font pas la guerre. A la Corée non plus...

            _Pour la religion ? Mais pourquoi spécialement en Irak alors que les USA sont alliés des Saoudiens...

            _Pour gagner les élections US ? Mais il semble que les démocrates soient en tête... Comme après la première querre du golfe Bush père avait perdu contre Clinton...

            _Pour se venger d’Al Quaida ? Mais cette organisation était elle implantée en Irak sous Sadam Hussein ? Pas sûr...

            _Pour faire tourner le complexe militaro industriel ? (ca vaut une guerre ca ??)

            _Pour faire monter les prix du pétrole ? (les Bush sont actionnaires de sociétés qui font plus de bénéfice quand le pétrole est cher... et il bat des records, alors qu’il était au plus bas sous Clinton...) Mais tout ca vaut il une guerre ???

            J’ai vraiment du mal à comprendre...  smiley


            • jako jako 3 janvier 2008 12:20

              @fourminus bien dit, vous pouvez aussi essayer de comprendre pourquoi ils se sont aussi embourbés au Viet Nam...


            • stephanemot stephanemot 4 janvier 2008 06:28

              @fourminus

              l’invasion de l’Irak etait avant tout une guerre par des fondamentalistes en faveur du fondamentalisme.

              les theocons ont fixe l’agenda, les neocons l’ont embrasse pour d’autres motifs :


            • Gazi BORAT 4 janvier 2008 07:46

              @ fourminus

              Concernant le « compexe militaro-industriel » et son influence sur la vie américaine, je vous renvoie au célèbre discours de fin de mandat de Dwight D .Eisenhower, Général et président US sortant, à double titre bien placé pour analyser une telle situation..

              http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/discours.eisenhower.html

              gAZi bORAt


            • marc 6 janvier 2008 19:40

              fourminus

              L’Irak n’est qu’un élément parmi d’autres qui caractérisent l’impérialisme.C’est la terre entière qu’il faut piller et mettre à la botte.


            • jerome (---.---.248.20) 3 janvier 2008 13:29

              Deux précisions importantes sur le début de l’article relatif à la religion juive :

              1. Il n’y a absolument aucun lien entre ceux qui se revendiquent aujourd’hui du peuple Palestinien et les Philistins de l’époque. Dire que « Palestinien » vient de « Philistin » est donc non seulement une erreur historique mais en plus un relais inutile à une fausse propagande cherchant à créer des racines antiques à un peuple d’aujourd’hui dont les origines sont plus que controversées.

              2. Comme illustré plus bas dans l’article sur les prétextes pécunières qui ont initié les violences sur les juifs par l’église, les guerres liées au judaïsme sont pour leur écrasante majorité des guerres ayant pour cible les juifs. C’est un trait spécifique à souligner car en cela c’est une différence majeure avec les autres religions qui utilisaient leurs croyances pour prétexter des violences, à la différence des juifs pour qui leur religion n’a jamais été motif de guerre.

              De même, dans le conflit qui oppose Israël a ses voisins Arabes depuis près d’un siècle, on peut constater que toutes les guerres de cette région ont été initiées par les Arabes voisins, à commencer par la première guerre lors de la création de l’état d’Israel. On peut néanmoins clairement retirer de cette liste la récente guerre avec le Liban, pour laquelle les motifs sont discutables, les Israéliens prétextant notamment une réponse à l’enlèvement de ses soldats. Mais une fois de plus, il ne s’agit pas d’une guerre à motif religieux.


              • Gilles Gilles 3 janvier 2008 15:36

                Jerome

                « à la différence des juifs pour qui leur religion n’a jamais été motif de guerre. »

                Ben tient, l’histoire contemporaine semble vous échapper.

                Le rêve du grand Israël de la mer au Jourdain, voir au delà, n’est-il pas avant tout le rêve de ceux qui se servent de la religion comme étendard ? N’est ce pas ce rêve qui a poussé, et pousse encore, à la colonisation de la Cisjordanie ? Moi j’appelle ça une guerre de conquête orchestrée par les juifs israëliens.

                Quant à la guerre de 1948 il me semble qu’en Israël même on commence à admettre que la faute n’en revient pas qu’aux arabes, mais qu’israël avait aussi planifié l’expansion d’un état juif..par la guerre

                Et tient, remontons aux temps bibliques ! N’est-il pas fait mention de guerres et de conquêtes entre juifs et non juifs ? D’esclavage des peuples soumis aussi ?

                ben oui...


              • Gazi BORAT 3 janvier 2008 15:42

                De même que l’islamisme n’est pas l’islam mais sa version politique, l’ultra-sionisme et ses rêves de « Grand Israel » ne représente heureusement pas le judaïsme..

                Mais on trouvera partout des fanatiques interprêtanat selon leurs besoins des textes « sacrés » et souvent polysémiques..

                gAZi bORAt


              • Zalka Zalka 3 janvier 2008 16:48

                « des juifs pour qui leur religion n’a jamais été motif de guerre. »

                Ceci est sans aucun doute vrai pour le judaïsme rabbinique de la diaspora. J’ai de gros doute à ce propos pour le judaïsme tribal contemporain des pharaons. Il est même probable que les guerres au noms du Dieu tutélaire des hébreux face à ses concurrents (comme Baal, dieu tutélaire des phéniciens), aient provoqué le passage de dieu tutélaire au sein d’un panthéon polythéïste à Dieu Unique (avec son peuple élu).


              • Jerome Bondu Jerome Bondu 3 janvier 2008 17:36

                @ Jerome

                Vous dites : « Il n’y a absolument aucun lien entre ceux qui se revendiquent aujourd’hui du peuple Palestinien et les Philistins de l’époque »

                Je n’ai pas dit cela ! J’ai dit que le mot « palestinien » venait du mot « philistin » (étymologie). Je n’ai pas parlé des individus (généalogie). Il n’y avait donc dans mon propos aucune volonté de « propagande ». Je pense que notre article vise plutôt le contraire smiley

                Cordialement, JB


              • Jerome (---.---.248.20) 4 janvier 2008 12:46

                @ Gilles et pour tous

                J’observe que mon commentaire a été considéré comme peu constructif par plusieurs.

                L’idée qui me semblait importante et à mettre en perspective de l’article est que on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac. Il y a des différences flagrantes.

                La religion juive n’a pas de vocation impérialiste ou expansionniste particulière. Par rapport au commentaire de Gilles en particulier, je ne trouve quand même pas normal que l’on puisse parler de guerre pour des israéliens qui s’installent sur des terrains qui font partie d’Israel mais qui sont revendiqués par les Palestiniens. Sinon, et c’est avec une ironie particulière que je dis cela, je souhaite à toutes les guerres de se dérouler de cette façon, ça ferait moins de morts et plus de boulot pour le BTP ! Et quant à la remarque sur le grand Israel, ce grand Israel biblique s’étend notamment jusqu’en Irak. Si une invasion de l’Irak par Israel pour y implanter sont drapeau est prévue, c’est passé assez inaperçu pour le moment dans les médias ? smiley

                Par ailleurs, et sans aller jusqu’au grand Israel, il ne me semble pas non plus qu’un drapeau Israélien ait été placé au Liban lors de la dernière guerre. De même pour tous les pays voisins Arabes d’Israel qui aurait pu être conquis à plusieurs reprises. Mais telle n’est pas la volonté d’Israel qui me semble un pays simplement en phase de défense pour sa survie, il n’y a pas de question expansionniste particulière en dehors de ses frontières actuelles qui sont, certes, en débat avec les Palestiniens, mais la polémique géographique s’arrête là. Donc en conclusion sur le volet judaïsme, il ne me semble pas acceptable de parler de cette religion comme prétexte de guerre.

                Côté christiannisme, l’histoire a malheureusement montré que cette religion a été un prétexte à de nombreuses guerres, violences et tortures. Néanmoins, force est de constater que c’était contraire aux principes fondateurs de cette religion et que même vrai par le passé, aujourd’hui la paix et la non-violence sont promues par le christiannisme et par le Vatican. Il existe toujours quelques fous de Dieu sur la planète, et on voit encore des violence se perpetrer sur le sujet en Irlande mais à cette exception près, il n’y a pas de sujet de guerre actuellement encouragé pour cette religion

                Quant à l’Islam, on ne peut vraiment pas dire la même chose. Non seulement la violence a fait partie de cette religion de par le passé, mais encore aujourd’hui. Que ce soit par les guerres ou par le terrorisme, cette religion s’illustre malheureusement bien trop aujourd’hui. Et le problème de fond est que ce n’est pas lié à quelques fous anecdotiques, mais il s’agit bien de mouvances religieuses, issues des textes coranniques et suivies par des millions de partisans. La vocation expansionniste et religieuse de l’Islam est donc un fait actuel indiscutable. La différence entre l’Islam et l’Islamisme me semble donc bien mince, voire inexistante et ne repose que sur le bon vouloir de certains musulmans pacifistes mais qui ne font malheureusement pas légion.

                L’article présentait donc quelques similitudes entres les 3 religions monothéistes et leur implication dans les guerres. A ce titre, il me semble donc qu’aujourd’hui on ne peut absolument pas les mettre toutes les 3 sur un même pied d’égalité.

                Désolé pour ceux qui pensent que tout le monde a toujours un peu une part de responsabilité et qu’il ne faut pas jeter la première pierre...


              • (---.---.43.224) 4 janvier 2008 13:20

                Jérôme,

                je trouve que sur le fond vous n’auriez pas tout à fait tort. Le judaïsme n’est pas une religion expansionniste, n’étant pas par nature prosélyte.

                Mais feindre d’ignorer qu’une partie du peuple juif ait des visées expansionnistes me parait tout de même un peu idéaliste.

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Fronti%C3%A8res_d%27Isra%C3%ABl http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_fronti%C3%A8res_d’Isra%C3%ABl http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_d%27armistice_isra%C3%A9lo-arabes_de_1949 http://fr.wikipedia.org/wiki/Plans_de_partage_de_la_Palestine

                Le sionisme comporte un certain nombre de courants, dont les plus à droite revendiquent le Grand Israel (pouvant aller jusqu’à inclure la Jordanie). Alors qu’un autre courant (aujourd’hui tombés en désuétude) et dit sionisme territorialiste (et dont a été proche à une époque Théodore Herzl) qui revendiquait un territoire pour le peuple juif sans exigences particulières de territoires ou de frontières, c’est à dire même à l’extérieur de la Palestine.


              • masuyer masuyer 4 janvier 2008 13:26

                Désolé je n’étais pas identifié, je reposte mon commentaire l’erreur réparée

                Jérôme,

                je trouve que sur le fond vous n’auriez pas tout à fait tort. Le judaïsme n’est pas une religion expansionniste, n’étant pas par nature prosélyte.

                Mais feindre d’ignorer qu’une partie du peuple juif ait des visées expansionnistes me parait tout de même un peu idéaliste.

                http://fr.wikipedia.org/wiki/F... http://fr.wikipedia.org/wiki/G... http://fr.wikipedia.org/wiki/A... http://fr.wikipedia.org/wiki/P...

                Le sionisme comporte un certain nombre de courants, dont les plus à droite revendiquent le Grand Israel (pouvant aller jusqu’à inclure la Jordanie). Alors qu’un autre courant (aujourd’hui tombés en désuétude) et dit sionisme territorialiste (et dont a été proche à une époque Théodore Herzl) qui revendiquait un territoire pour le peuple juif sans exigences particulières de territoires ou de frontières, c’est à dire même à l’extérieur de la Palestine.


              • Jerome (---.---.248.20) 4 janvier 2008 17:54

                @ Masuyer

                Je suis tout à fait ok avec votre commentaire.

                Le caractère de non prosélytisme est une particularité du judaïsme et c’est ce qui en limite par nature les éventuelle velléités expansionnistes.

                Quant aux divers extrêmes que l’on peut trouver au sein du sionisme, il est évident qu’on peut trouver de tout, mais n’est il pas pragmatique de prendre en considération les tendances globales qui sont représentatives de la plupart des mouvances plutôt que de pointer des courants extrêmistes ultra-minoritaires et anecdotiques ? La façon dont vous présentez les choses, et ce n’est probablement pas votre intention, pourrait néanmoins laisser croire que l’on trouve de tout, dans des proportions équivalentes.

                Peut être que certains penseront que je joue sur les mots, et pourtant je ne pense pas être dans un discours inutile.

                A ma connaissance, l’ensemble des Israéliens n’attend pas après une expansion du territoire d’Israel pouvant par exemple inclure la Jordanie comme vous le citez.

                A l’inverse, les mouvances guerrières et terroristes au sein de l’Islam ne sont pas des phénomènes isolés et rejetés par le monde musulman dans sa globalité. Ils suscitent une adhésion massive de nombreux musulmans de par le monde, si ce n’est pas des actions directes de violence, c’est au moins par une forme d’acceptation naturelle et de soutien de ce que certains d’entre eux considèrent comme des causes à vocation religieuse non discutable ou une forme de résistance à l’occupant occidental en général et Israélien en particulier pour le cas du conflit au proche-orient.


              • masuyer masuyer 4 janvier 2008 19:20

                Jérôme,

                merci de votre réponse. Je n’ai pas le temps de vous répondre immédiatement, et c’est un sujet un peu trop délicat pour être « torché » en 3 phrases lapidaires. Je ne pense pas non plus que l’on trouve de tout en proportion égale dans le sionisme, mais j’ai quand même quelques bémols a vous opposer, même si mon avis sur la question est loin d’être tranché et est surtout fait d’interrogation.

                Cordialement


              • (---.---.168.147) 5 janvier 2008 12:47

                « Le caractère de non prosélytisme est une particularité du judaïsme et c’est ce qui en limite par nature les éventuelle velléités expansionnistes. »

                mon oeil !

                n’oublions pas que le judaisme est à l’origine de la plus terrible des guerres :

                celle contre les femmes, les filles ...

                des millions de femmes juives à la tête rasée cachée par une perruque, de musulmanes voilées, de chrétiennes asservies peuvent encore en témoigner aujourd’hui !

                "Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. "

                Judaisme, christianisme, islam ne sont que des variations minimes d’une même idéologie !


              • minijack minijack 6 janvier 2008 17:37

                Je vous cite : « dans le conflit qui oppose Israël a ses voisins Arabes depuis près d’un siècle, on peut constater que toutes les guerres de cette région ont été initiées par les Arabes voisins, à commencer par la première guerre lors de la création de l’état d’Israel. »

                Comment pouvez-vous asséner une telle contrevérité ? Ce ne sont pas les arabes qui ont initié la guerre lors de la création de l’Etat d’Israël, ce sont les anglais qui se sont permis de donner un coin de territoire particulièrement stratégique - et ne leur appartenant pas ! - aux gens qui créaient trop de problèmes chez eux et dans le reste de l’Europe. Des gens dont tout le monde avait sans doute un peu honte de les avoir laissés embarquer par Hitler sans lever le petit doigt, mais dont la présence avait toujours été source de problèmes au cours de l’histoire. Je veux parler des membres de la communauté juive qui, du fait même qu’ils vivent et ont toujours vécu en « communauté », ne se sont jamais intégrés ou mal dans leurs divers pays d’adoption.

                Chassés de partout au cours des âges, on peut comprendre évidemment qu’ils se soient refermés sur leur propre communauté, c’est humain, mais la religion judaïque est aussi une « religion de combat » depuis l’origine, et cela n’aide pas vraiment à une intégration qu’ils n’ont jamais véritablement souhaitée...

                Le fait de donner ce qui ne vous appartient pas à quelqu’un dont vous voulez vous débarrasser n’est certainement pas un acte de bienfaisance, et les anglais dans cette affaire de la fondation de l’Etat hébreux ne sont pas très clairs. Les américains non plus, d’ailleurs, qui ont sauté sur l’occasion pour transformer Israël en porte-avion des USA en pleine zone pétrolière (Iran-Irak derrière et Golfe saoudien dessous)... Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’une des premières grosses sociétés à l’y implanter fut « l’Anglo-Américan Pétroleum Cy »... (La situation n’a guère varié aujourd’hui d’ailleurs, même si les noms de compagnies ont changé... )

                Mais, en dehors même de ces considérations de stratégie mercantile, mettez-vous à la place des arabes pour qui, depuis Saladin, la Palestine n’était qu’un immense pays sans frontières depuis le Caire jusqu’à Damas, et qui se retrouvent du jour au lendemain avec un peuple SIONNISTE installant un Etat SIONNISTE au beau milieu de leur pays...

                Si au moins l’Etat d’Israêl n’avait pas été crée sur cette base intégriste (le Sionnisme) il eut été possible de discuter et que tout le monde vive en paix en pratiquant sa propre religion sur un sol commun. Ce n’était pas la place qui manquait et, depuis des générations, les arabes musulmans y vivaient en bon voisinage avec d’autres religions. Mais la manière dont Israël a implanté SON DOGME personnel et repoussé les arabes vivant là depuis des siècles, on ne peut pas parler de Démocratie en Israël !!! Une démocratie « entre Juifs », oui, une démocratie « intra-communautaire »... mais certainement pas une démocratie réelle.


              • marc 6 janvier 2008 19:48

                Jerome

                Ca veut dire quoi ça ? « un peuple d’aujourd’hui dont les origines sont plus que controversées. »

                Comment les origines d’un peuple peuvent-elles être « ontroversées » . Est-ce une bonne raison pour mettre fin à un peuple qui n’aurait jamais existé ? Ridicule

                le reste du commentaire découle du même a priori et fourmile de contre-vérités. C’est Israel qui est à l’origine des guerres ( par son existence même au départ )


              • Jerome 8 janvier 2008 02:10

                @ tous En réponse aux différents post précédents, à l’exception de celui que je trouve assez ridicule sur la guerre aux femmes rasées perruquées ou voilées et les amalgames associés, j’observe que beaucoup d’idées préconçues circulent sur les palestiniens, les juifs et Israel. En lisant les posts, j’observent notamment que l’existence même de l’état d’Israel est remise en cause ou du moins est considérée par certains comme la source de la guerre au proche orient.

                Pour répondre à ces divers posts, je souhaiterai copier/coller un article ici que j’ai gardé depuis quelques années, vous le trouverez dans mon post suivant. Je ne saurai pas retrouver sur quel site je l’avais lu, mais pour remettre les choses dans leur contexte, il était paru il y a environ 5 ans, à l’époque où l’antisémitisme reprenait quelques forces chez nous, en France.

                A l’époque j’avais fait ma petite enquête, et les faits présentés dans cet article et notamment les chiffres me semblaient corrects.

                Evidemment rien ne vous empêche de remettre vous aussi en cause les sources de cet article, mais au moins lisez le bien et vous verrez que considérer l’existence d’Israel comme une nouveauté du 20e siècle, ou la présence palestinienne comme un fait majeur de cette région depuis plusieurs siècles sont vraiment 2 idées reçues. Le conflit n’est certes pas simple, mais cet article vous amènera j’espère une autre vision que celle véhiculée habituellement par nos médias français auxquels nous sommes si réceptifs et perméables.

                Bien cordialement à tous.

                Jérôme


              • Jerome 8 janvier 2008 02:13

                le Mythe du peuple palestinien

                Qui sont ces Palestiniens ? Qui sont ces gens qui prétendent être les propriétaires de la terre sainte ? Quelle est leur histoire ? D’ou viennent-ils ? Comment sont-ils arrivés jusqu’au pays qu’ils appellent Palestine ?

                On affirme sur les ondes de radios officielles que les Palestiniens vivent en Eréts depuis des centaines, si ce n’est des milliers d’années. Pourtant et curieusement, dés qu’on leurs demandes de démontrer historiquement, l’ancienneté de leurs présences ici la plupart des chaînes et des sociétés de presse sont incapables de trouver des traces remontant au delà du début du 20ème siècle.

                Sur le site Internet de la CNN chaîne qui a consacré des heures et des heures à la détresse des Palestiniens, on peut lire un dossier spécial sur le conflit au Moyen-Orient qui s’appelle « Le combat pour la paix ». Une page de ce dossier, « Les terres à travers les différentes époque » nous promet un exposé, une étude détaillée sur la région, avec carte à l’appui. Surprise ou pas, la plus ancienne carte que vous y trouverez date de 1917 ; Le site Internet de la CBS comporte-lui un dossier intitulé « Le combat pour la paix au Moyen-Orient ». L’histoire n’y débute qu’en 1897.Sur le site de la NBC, le dossier qui nous intéresse porte le nom de Recherche de la paix, et la date de départ de l’historique du sujet remonte à 1916.Enfin le site de la BBC n’a pas réussi à remonter plus loin que 1948.

                Mais la preuve inéluctable que nous recherchons se trouve dans le site de l’autorité palestinienne. Le site ne désemplit pas de termes tels que « Occupation israélienne transgression, des droits de l’homme par Israël, les juifs se comportent en vrais nazis ! Le choix des expressions telles que colons, Jérusalem occupée, implantations juives, apartheid ». Etc. Témoigne de la volonté d’attacher aux Fils d’Israël une image d’étrangers sur leur terre ; mais il n’est pas très riche en renseignements sur le peuple palestinien. Le seul article historique s’intitule « le peuple palestinien / grande époque du 20eme siècle » et il prouve bien qu’avant 1900 il n’avait jamais été question de peuple palestinien.

                Alors que la presse électronique n’a aucun détail sur le peuple palestinien, les écrits historiques tels que par exemple, les livres, Sedé Yaacov de Schmouel Katz et De tout temps de John Peters ont depuis longtemps fait le point sur l’histoire de la région. Sur la base de témoignages de gens qui sont venus visiter le pays, la Terre d’Israël était presque vide d’habitants jusqu’au début du siècle (Ce qui est bien loin de la thèse selon laquelle les Palestiniens se trouveraient ici depuis des centaines, si ce n’est des milliers d’années !)

                Alphonse de Lamartine vint en visite dans la région en 1835 Dans son livre Souvenirs d’Orient, il écrivit : « A l’extérieur des portes de Jérusalem, nous n’avons pas rencontré âme qui vive et nous n’avons entendu aucune voix humaine », cette description fut confirmée par l’écrivain américain Mark Twain qui vint en visite en Erets en 1867. Dans son livre Les promeneurs incrédules, il écrivit : « On ne peut trouver de mots pour décrire la désolation qui règne ici Même l’imagination la plus féconde ne pourrait la peupler de vie et d’animation. Nous sommes parvenus à Tabor et nous n’avons rencontré aucune âme qui vive sur notre chemin ». Le consul britannique de Palestine rapportait en 1857 que « Cette terre est en majeure partie vide d’habitants ; Par conséquent, le recours le plus urgent est de la peupler d’habitants. »

                En fait, le recensement officiel réalisé par les pouvoirs ottomans en 1882, affirme qu’il n’y avait alors en Erets Israël que 141 000 musulmans arabes et non arabes : Une hausse de 450 % en 40 ans seulement ; En 1938, il atteint plus d’un million (hausse de 800 % en 56 ans seulement) La population augmenta particulièrement dans les régions qui étaient peuplées par les Juifs.

                D’ou sont donc venus tous ces Arabes ?

                L’explication donnée par les Arabes est la forte natalité. Ils prétendent qu’en 1944 par exemple, la croissance naturelle de la population (le nombre des naissances moins le nombre des défunts) chez les Arabes en Erets Israël atteignait le chiffre extraordinaire de 334 pour 1000 Ce chiffre est trois fois plus grand qu’en Syrie ou au Liban à la même époque, presque quatre fois plus grand qu’en Egypte qui est un des pays ou l’évolution de la croissance naturelle est considérée comme l’une des plus importantes au monde

                Toutes les données pointent vers les pays arabes voisins : le Liban, la Syrie, l’Egypte et la Jordanie ; En 1922, le gouvernement britannique du Sinaï précisait que « l’émigration clandestine ne se faisait pas qu’à partir du Sinaï, mais également à partir de la Jordanie et de la Syrie » Un rapport effectué avec le soutien du mandat britannique en 1930 précisait que « les listes de chômeurs ne comptaient que des réfugiés venant de Jordanie » et que « l’immigration Alya clandestine à partir de la Syrie et de la frontière nord de la Palestine était conséquente » Les arabes eux-mêmes témoignaient de ce phénomène. Par exemple, le gouverneur de la région syrienne, annonçait en 1934 que plus de 30 000 réfugiés syriens s’apprêtaient à s’installer en Erets Israël Churchill lui même avait prêté attention à ce phénomène, à l’époque ou il fut mêlé au mandat britannique, dans ses premières années. En 1939, il déclarait : « Non seulement ces réfugiés ne sont pas poursuivis, mais ils parviennent à pénétrer à l’intérieur du pays. » Les Juifs ne les repoussèrent pas et, de plus, ils furent dés le départ la cause de l’affluence des arabes en Erets. La nouvelle entreprise sioniste et le développement agricole avaient créé de l’emploi, tout comme la construction, L’industrie israélienne alimente la majeure partie des revenus des arabes d’Israël de nos jours.

                Malcolm Macdonald, une des personnes qui participèrent à l’écriture du livre blanc britannique en 1939 et qui oeuvra pour limiter le nombre des réfugiés Juifs de l’époque a reconnu avec réticence que s’il n’y avait pas eu de présence Juive, la population arabe n’aurait même pas atteint la moitié de ce qu’elle représente.

                Aujourd’hui à la suite de la dernière Intifada, alors que les Arabes des « territoires » âgés de moins de 35 ans ne sont plus autorisés à pénétrer à l’intérieur du territoire d’avant 1967, le chômage chez les Arabes a augmenté de 40 % et la plupart des habitants sont donc forcés d’avoir recours à l’aide européenne pour survivre.

                Mais les Arabes d’avant la création de l’Etat ne sont pas les seuls à avoir menti en prétendant être nés en Erets.

                Il est prouvé qu’un grand nombre de personnalités importantes chez ceux qui se font appeler « Palestiniens » ne sont absolument pas originaires du pays. Le professeur Edouard Sayd, professeur en littérature dans une université réputée et important propagandiste palestinien a toujours prétendu être né à Jérusalem. Or, un article paru dans le Commentary Magazine en 1999 divulgua que Sayd était originaire du Caire, ce que Sayd s’est trouvé forcé de confirmer par la suite. Mais pourquoi nous attarder sur Sayd ?

                Le chef de l’autorité palestinienne lui même, qui s’est proclamé « Chef du peuple palestinien » Yasser Arafat a toujours affirmé qu’il était né en « Palestine » alors que selon son biographe attitré, Yasser Arafat est né au Caire le 24 août 1929 et y a grandi. Afin de maintenir, l’effet de ce coefficient essentiel qu’est, leur soi-disant origine sur cette terre les responsables de la propagande arabe durent réécrire l’histoire et pour cela ils durent également avoir recours à une nouvelle géographie.

                Durant 2000 ans, la région aride du centre du pays fut appelée judée-samarie, ce qui est prouvé par toutes les cartes du pays depuis le Moyen-Âge. Mais Depuis que ce territoire a été occupé par la Jordanie en 1948, il a reçu la nouvelle appellation de« Cisjordanie » ou « Bande ouest » (Textuellement de l’hébreu.) A-t-on une seule fois demandé, à la Jordanie depuis 1948 de restituer ces territoires aux Palestiniens. La vérité est que la Palestine est un mythe. Les journalistes qui commentent les événements de la région ne sont nullement gênés d’employer ce terme alors que ce territoire ne peut être appelé « ouest » que par rapport a la Jordanie, étant situé à l’est d’Israël. Tout le monde continue donc de se servir du terme jordanien pour parler de ce territoire. Le terme « Palestinien » témoigne de la désinformation malhonnête de l’histoire afin de prouver que les racines de leur soi-disant peuple proviennent de cette terre. Des arabes ont même adopté des noms de la tribu cananéenne antique, Plichtim disparus depuis presque 3000 ans.

                Il n’existe aucun lien entre ce « chéveth » (tribu) antique et les Arabes de l’époque moderne. Mais qui donc fait la différence ? Ne se rattachant à aucun relevé historique, Arafat raconter que « Jésus, ébéniste Juif de Galilée était en fait palestinien ». C’est pourquoi, Arafat se rendait chaque année à Bethléem à l’occasion de la « Fête de la Nativité » et répéter chaque fois que « Jésus fut le premier palestinien ». Malgré le témoignage apporté par l’histoire, la presse a réussi à ancrer l’idée qu’il existe un peuple palestinien.

                Un sondage effectué dernièrement auprès de citoyens français démontra que la plupart des français sont convaincus à tort bien sur qu’avant la création de l’Etat d’Israël, il y avait à sa place un Etat palestinien indépendant.

                Au cours de toute l’histoire, il n’y a jamais eu d’Etat palestinien indépendant dans la région géographique que les « Palestiniens » « appellent Palestine ». Le dernier Etat indépendant qui exista dans la région avant la création de l’Etat d’Israël fut l’Etat antique de Judée, il y a 2000 ans.

                Les « palestiniens » sont un mythe, la question essentielle reste pourquoi ? Pour quelles raisons ont-ils décidé d’inventer un peuple ?

                La réponse est que le mythe du peuple palestinien sert à justifier l’occupation arabe d’Erets Israël. Ce sont des spoliateurs, et falsificateurs de l’histoire.

                Doit-on parler de réfugiés ou d’échange de population ?

                C’est chiffres (qui n’incluent pas, bien évidemment, les descendants des réfugiés) 800.000 juifs vivant dans les pays arabes ont été contraints à l’exil !

                Mais les réfugiés ne restèrent pas longtemps des réfugiés. Il furent intégrés pour la plus grande majorité en Israël qu’attendent les autres pays arabes ils disposent de 21 Etats souverains (plus que n’importe quelle nation dans le monde) en particulier la Jordanie terre déjà donnée aux palestiniens. Ils règnent sur un territoire 800 fois plus grand que la terre d’Israël ! Mais il semblerait que cela ne suffise pas et c’est pourquoi ils éprouvent le besoin de voler aux Juifs le seul et unique Etat dont ils disposent, un des plus petits Etats du monde.

                Malheureusement, trop de gens qui ne connaissent pas l’histoire de cette région, entre autre une grande partie de la presse internationale, sont trop heureux de se proposer de les aider.

                Même les enfants israéliens ne sont pas à l’abri de ce mythe. Dans les livres d’histoire, pour exemple le livre d’Eyal Navé, « l’histoire du 20ème siècle », qui est utilisé dans les lycées, y compris des lycées religieux et y compris des lycées Juifs de judée-samarie, l’idée mythologique du « peuple palestinien » est inculquée dans l’esprit des élèves comme une réalité. Il est regrettable de constater que même la presse pro- israélienne, fortement influencée par ses collègues gauchistes, se sert du nom imaginaire de « palestinien » dans ses reportages. Cela revient à dire « ces gens, qui n’ont pas droit à un Etat, on droit à un Etat ».

                Nous devons trouver le terme adéquat pour définir de façon exacte la véritable nature de ces arabes qui habitent en Erets Israël. Les termes appropriés sont « Arabes de Judée -Samarie ». Il est intéressant de remarquer que la Torah elle-même fait allusion à un conflit entre Israël et un peuple imaginaire : « Eux, M’ont irrité et contrarié par des dieux inexistants et par leurs vaines idoles. Moi Je les irriterai par un peuple inexistant et par une nation indigne » Devarim /Deutéronome 32,21.

                Ne faut-il pas être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas reconnaître que les rêves d’un nouveau Moyen -Orient se sont totalement effondrés lorsque les troupes d’assassins, des hordes sauvages d’arabes de Palestine tirent tuent se font exploser, au milieu de bébés, d’enfants, et d’habitants juifs d’Erets Israël. Israël est pour la paix, mais refuse le sacrifice de ses citoyens. Notre méfiance à l’égard du chef de l’autorité palestinienne est légitime et justifiée. Le temps du mépris est révolu Israël retrouve sa terre, après deux mille ans d’exil et de souffrances. Aucun conquérant de notre terre qu’il soit croisé, islamique ou issu d’autres peuples, ne peut se prévaloir d’une quelconque antériorité ou du moindre titre de propriété sur la terre d’Israël.

                Les pierres et le sol du Golan, de la Judée de la Samarie et de Jérusalem regorgent de vestiges hébreux. Chaque arpent de terre porte les traces de destructions précédentes qui, pendant des siècles ont interdit l’accès aux Lieux saints juifs et parfois ceux des chrétiens Pourtant ceux-là même qui sont revenus après deux mille ans sur cette terre ravagée et qui l’on construite, ont inscrit dans leur déclaration d’indépendance le droit à la liberté d’accès aux lieux saints de toutes les religions.

                Qui d’entre nous n’a pas était un jour frappé par l’outrance des commentaires suscités par les médias et du détournement des mots pour qualifier Israël ? Clouant au pilori d’une part l’Etat d’Israël, et d’autre part les Juifs. Les accusations formulées par les médias à l’égard d’Israël ne sont ils pas injustes et excessives, ainsi les opérations menée par Tsahal après les attentas commis par les terroristes palestiniens sont toujours montée en épingle et condamnée de façon tonitruante, les nécessités sécuritaires d’Israël sont rarement comprises et le terrorisme palestinien légitimé, des lors Israël est perçu comme un occupant et les palestiniens comme des résistants, (n’est ce pas une façon de se décharger du poids de la Shoah en faisant d’Israël le nouvel Etat nazi ?, L’Etat d’Israël serait en quelque sorte le juif des nations banni est persécuté, rejeté par le reste du monde), ceci démontre naturellement une incapacité intellectuelle à saisir l’histoire juive et de vouloir délégitimé l’idée nationale du peuple juif et de sa fidélité au cadastre de la Bible.

                Par conséquent on assiste, a une recrudescence brutale et virulente en France de l’anti-judaïsme, dont l’occident chrétien fut le berceau et l’idéologie vichyste, un exemple auquel l’islamisme conquérant vient aujourd’hui se calquer Une France antisémite cela ne signifierait pas pour autant une politique d’Etat antisémite mais un passé qui ne passe pas Cette vision alimentée par des faits incontestable d’agressions dont la violence et la fréquence constituent une véritable mutation dans l’histoire des juifs de France depuis 1945 rend La situation des juifs en France difficile des lors on ne peut reprocher aux juifs qui se réfugient dans la solidarité communautaire de rompre avec l’universalisme et d’avoir pour solution le retour a Sion.

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